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Goude ur sizhunvezh dispell e kred tud zo keñveriañ o buhez pemdeziek gant hini an doullbac’hidi.

Ne ouzer ket c’hoazh pegeit e pado ar c’henfinañ. Peogwir ez eus amzer vak gant kalz ac’hanomp e c’heller kemer amzer da skrivañ, da c’houzout peseurt mod e tremen ar c’henfinañ er prizonioù. Muioc’h eget biskoazh e rankomp chom war evezh da c’houzout penaos emañ kont en tu-all d’ar mogerioù.

Ne vo ket aotreet ar gweladennoù e-pad pell evit familhoù ar re zo er prizon. Pep lizher a vo ur barrad aer fresk.


E Breizh ez eus peder maouez bac’het evit abegou politikel e Roazhon. Euskarezed anezhe, bet kondaonet evit o stourm e ETA. Pell emaint diouzh o bro.

Areitio Azpiri, Alaitz

Aramendi Jaunarena, Alaitz

Moreno Martinez, Itziar 

Saioa Sanchez Iturregi

18 bis Rue de Châtillon BP 3107 35.031 Roazhon-Cedex

E Lannemezan emañ Georges Ibrahim Abdallah, “kenfinet” abaoe 1984 evit bezañ bet o kas a-benn oberennoù stourm a-enep da arme Israel ha da hini ar Stadoù-Unanet ha kement se er Stad-C’hall.

A-orin deus Liban eo, evel e familh hag e strollad politikel komunour en deus gouestlet e vuhez d’ar genskoazell gant Palestin. Da c’houzout hiroc’h diwar-benn e donkad e c’heller tremen dre aze.

Georges Ibrahim ABDALLAH
2388/A221 CP de Lannemezan
204 rue des Saligues
BP 70166
65307 LANNEMEZAN

 

Comme le révélait le communiqué de soutien à la militante indépendantiste de Dispac’h poursuivie pour des graffitis s’opposant au tout tourisme et à la spéculation immobilière en février dernier un certain nombre de militants indépendantistes de gauche avaient fait le choix de participer aux élections municipales.

Le second tour étant reporté en juin, tout comme la mise en place des conseils municipaux issus du premier tour, il est difficile d’en tirer un bilan complet. Voici pourtant quelques résultats. A méditer pendant le confinement.

Tous les camarades présents n’évoluaient pas dans le même cadre, certains dans des communes de moins de 1000 habitants, d’autres dans des communes moyennes (Guingamp) et d’autres encore dans la ceinture d’une métropole (Cintré et Saint-Herblain).

Les regroupements, tactiques et périmètres d’alliances sont spécifiques à chaque territoire, même s’ils ont eu lieu sur la “gauche du PS” et excluent toute alliance avec cette force. Le reconnaitre, en faire le constat, n’empêche pas les débats et des questionnements sur les limites de ces expériences. 

https://twitter.com/Cintreencommun/status/1218089820372852736?s=20%20

A Cintré (2278 habitants) : dans l’agglomération rennaise notre camarade Anton Burel, membre de la Gauche Indépendantiste, avait impulsé depuis plusieurs mois une dynamique locale. Les axes centraux étaient : consultation des habitants sur les projets les concernants, meilleur accès aux informations communales, développement des transports collectifs, défense de l’environnement, enrichissement de la vie culturelle locale. Les références à la Bretagne comme espace politique, à la langue bretonne et au gallo étaient aussi des éléments de campagne.

C’est finalement 28.27% des voix et 2 élus pour “Cintré en commun” dès le premier tour qui clôture cette campagne. Anton Burel et Christine Georges seront donc pour 6 ans au conseil municipal.

A Saint Herblain (46 268 habitants) : les militant-e-s indépendantistes de gauche présents sur la commune ont depuis longtemps prit part aux joutes électorales. En 2008 et 2014 beaucoup d’entre eux/elles avaient joué un rôle clé dans la constitution de l’alternative “Saint Herblain à Gauche Toute-Sant Ervlan a-Gleiz Penn da benn”. Cette coalition locale, pratiquant le tourniquet des élu-e-s, avait permis à certain-e-s de nos camarades de prendre part aux débats municipaux dans la minorité d’opposition. Forts de cette expérience, ils et elles ont fait le choix d’élargir l’alliance locale en partant en 2020 dans le cadre d’un front plus large avec les militant-e-s d’Europe Ecologie les Verts, d’Ensemble Saint Herblain Autrement et de “Saint Herblain ville Bretonne” sous le nom “Saint Herblain en Commun“. Parmi les 15 premiers de la liste on peut noter les noms d’Eric Bainvel (militant de la Gauche Indépendantiste), de Primael Petit (indépendantiste de gauche bien connu), de Céline Bruneau (de Saint Herblain Ville Bretonne), de Anne Latouche-Thébaud (de “Saint-Herblain A Gauche Toute”). La présence de militant-e-s de la “ France Insoumise” n’a pas empêché que la liste assume pleinement des revendications en faveur de la défense de l’unité de la Bretagne, de l’identité bretonne, de la langue bretonne. Là encore la défense de l’environnement, la critique de la métropolisation, la démocratie participative, la gratuité des transports, ont largement été défendus par liste. La liste “Saint-Herblain en Commun” fait un bon score, soit 30,28% des suffrages exprimés. Il y aura dans cette ville un deuxième tour en juin qui les opposera au maire PS sortant.

A Guingamp (6 895 habitants) : c’est un petit collectif impulsé par des militant-e-s et sympathisant-e-s de la Gauche Indépendantiste qui a lancé l’idée d’une candidature à gauche du PS. L’idée arrivée tardivement a porté ses fruits puisque 30 personnes ont rejoints cette plateforme électorale locale. Le soutien et l’implication de l’ALCHI (Association de lutte contre le Logement Indigne) a permis de mettre au coeur de la campagne la question de l’habitat et de l’absence de service sanitaire dans la communauté d’agglomération. Si en plus de l’ALCHI la liste a reçu le soutien de la Gauche Indépendantiste, du NPA, et du Parti pour une Ecologie Populaire et Sociale, c’est bien d’abord des Guingampais-es issus du syndicalisme, impliqués dans le mouvement des retraites, ou dans la défense du climat, connus dans les milieux culturels bretons qui ont mené cette campagne qui leur a permis d’atteindre 11,3 % des suffrages.

La droite locale alliée à LREM prend une véritable déculottée (18,7 %). Et si le PS l’emporte haut la main (70 %) il faudra compter sur la voix indépendante de Gael Roblin, désormais élu de “Guingamp en Commun-Kumun Gwengamp”, qui est bien décidé à se faire entendre au conseil municipal et à y être le cheval de Troie des mouvements sociaux. Vous pouvez lire ici leur programme d’urgence sociale, démocratique, évoquant la Bretagne comme espace politique de Brest à Clisson, affirmant le droit de décider, la revendication de l’officialisation de la langue bretonne, assumant des revendications féministes et anti-homophobie. 

Il faut ajouter à ce tableau le réélection de Guillaume Bricaud, militant historique de la Gauche Indépendantiste, à Plounevez-Moedeg (1 458 habitants) sur une liste d’intérêt communal. 

Bien sûr l’abstention a été forte, les premiers conseils municipaux n’ont pas pu avoir lieu, la mauvaise gestion de la crise du Coronavirus ne permet pas d’apprécier comme il se doit la portée réelle de cet exercice électoral. Mais il est évident au regard des premiers retours que nous pouvons avoir,  que ces prestations honorables permettent d’envisager la mise en réseau d’élus issus de notre courant politique assumant dans les conseils municipaux des revendications en faveur du droit à l’autodétermination et du partage des richesses.

Cela sera bénéfique à la visibilisation des idées et propositions indépendantistes de gauche et alimentera les débats pour l’élaboration d’une campagne aux élections régionales reprenant ces préoccupations.

Pourquoi en effet ne pas imaginer décliner à l’échelle de toute la Bretagne une offre politique mettant comme élément central la question du droit de décider, alors même que les thèmes de démocratie participative, référendums et dépassement des limites institutionnelles, et défense de la diversité linguistique étaient portées par bien des listes comme à Fougères, Douarnenez, Rostrenen… ?

Il faudra pour cela faire évoluer la réflexion collective vers le fait que la démocratie participative, l’exercice référendaire doivent trouver une déclinaison à l’échelle de la Bretagne, de Brest à Clisson, et ne saurait se limiter aux politiques municipales ou communautaires.  A l’heure ou 61 % des breton-ne-s se déclarent favorables à une consultation sur les limites et les compétences que nous devrions nous mêmes exercer en Bretagne, il serait dommage de passer à coté de cette opportunité. 

Des militant-e-s de la Gauche Indépendantiste impliqué-e-s dans la campagne.

D’ar merc’her 12 a viz C’hwevrer e vo barnet ur stourmerez dizalc’hourez e lezvarn An Oriant evit livadennoù dister war mogerioù ajañsoù-tiez, notered, pe tiez-kêr. An holl anezho zo lec’hiet en ur vro a zo pouezus tre enni nerzh ekonomikel an touristelezh, cheñchet gantañ en un doare negativel barregezh Breizhiz ha Breizhadezed d’ober annez  hag engouestlet enni an holl ekonomiezh ha terkadurioù evit mad an obererezh-se hepken.

Ar stourmerez a nac’h bezañ kemeret perzh er pezh zo rebechet dezhi ha seblantout a ra bezañ skañv tre ar prouennoù evit diskouez ez eo kablus.

Saludiñ a reomp he dibab da azgoulenn d’ober gant ar brezhoneg a-hed he dalc’h dindan evezh.

Perzh eo ar prosez politikel-se deus ur c’helchiad a waskerezh a-enep ar stourmoù sokial a zo er mare-mañ.

E bal a zo da spontañ ar re a gred enebiñ ouzh brokadur war ar madoù nevez e Breizh dre obererezhioù stourm arouezius-tre en ur begañ skritelloù pe en ur livañ luganioù.

Trugarekaat a reomp ar strollad Dispac’h evit e labour hag en deus servijet da lakaat war wel pegen diaes eo d’an dud kavout lojeiz war aodoù Breizh.

Dre zegouezh hag un degouezh mat e vo dalc’het ar prosez un nebeud sizhunvezhioù a-raok an dilennadegoù kêr. Evel stourmerien deus an tu-kleiz dizalc’hour engouestlet e meur a zoare e koulzadoù lec’hel evit ar mouezhiadegoù e fell deomp embann e chom ar gwir da gaout ul lojeiz dereat ur c’hoant pennañ hag ur gwir diazez d’an holl.

Framm ensavadurel Breizh a rank anduriñ Breizhiz , deus Brest da gKlison, hep bezañ gellet dibab anezhañ, a vir ouzhomp da lakaat e pleustr politikerezhioù foran a-ratozh a-benn lakaat un termen d’ar brokadur, d’an aergerzh a skarzh ar re baourañ deus kreizkerioù ar meurgerioù gwashaet gant al LTB, d’an touristelezh hollc’halloudus war an aodoù, ha dre vras da gudenn al lojañ-fall.

Pediñ a reomp an dilennidi hag an dud war ar renk a soñjfe eveldomp da embann o c’henskoazell d’hor gamaradez ha da reiñ arc’hant da Skoazell Vreizh a baeaio koust ar breutaer evit difenn ar stourmerez.

Embann a reomp fraezh ha sklaer e fell deomp gwelet anezhi o vont didamall hag e c’halvomp da gemer perzh en tolpadeg a gengred a vo d’an 12 a viz C’hwevrer da harpañ anezhi dirak lezvarn An Oriant.

Anton Burel, pennlistennad  « Kentreg Boutin », Eric Bainvel Kuzulier-kêr evit “Sant-Ervlan a-gleiz penn-da-benn” ha danvez dilennad evit « Saint-Herblain en Commun », Guillaume Bricaud kuzulier-kêr e Plonevez-Moedeg, Gael Roblin war ar renk evit « Kumun Gwengamp », Timotée Rogues war ar renk er C’hloastr-Plourin.

Mercredi 12 février une militante indépendantiste sera jugée par le tribunal de Lorient pour de légères dégradations graphiques commises aux préjudices d’agences immobilières et de notaires et de mairies. Toutes se situent dans un secteur où le tout tourisme a bouleversé négativement l’accès au logement pour les bretons et les bretonnes et dirigé l’économie et les aménagements vers cette seule activité. Cette militante nie les faits et les preuves semblent bien minces pour démontrer sa culpabilité. Nous saluons son choix de revendiquer le droit de s’exprimer en breton tout au long de sa garde à vue. Ce procès politique s’inscrit dans un cycle répressif contre les mouvements sociaux en cours. Il vise à intimider ceux et celles qui par voie de collage ou de graffitis ou d’autres actions très symboliques luttent contre la spéculation immobilière en Bretagne.

Nous remercions le collectif Dispac’h pour leur travail ayant permis de mettre le doigt sur les problèmes d’accès au logements sur les côtes de Bretagne. Par un heureux hasard ce procès intervient à quelques semaines des municipales. En tant que militants de la Gauche Indépendantiste investis dans des dynamiques locales diverses dans ce cadre électoral nous souhaitons affirmer que l’accès à un logement digne reste une préoccupation majeure et un droit fondamental pour toutes et tous. Que le cadre institutionnel que nous subissons en Bretagne, de Brest à Clisson , sans l’avoir choisi, ne nous permet pas de mettre en place des politiques publiques spécifiques à notre pays pour mettre fin à la spéculation immobilière, à la gentrification des centres des métropoles accentué par la LGV, et au tout tourisme sur les côtes, ni plus largement au mal logement. Nous invitons élus et candidats partageant ce constat à se solidariser avec la militante, en participant notamment à la solidarité financière pour la défense de notre camarade par Skoazell Vreizh.

Nous exigeons la relaxe pour notre camarade et invitons à se rendre le mercredi 12 février 2020 à un rassemblement à partir de 12h30 devant le TGI de Lorient pour la soutenir.

Anton Burel, candidat « Cintré en Commun », Eric Bainvel conseiller municipal Saint Herblain à Gauche Toute, candidat « Saint-Herblain en Commun », Guillaume Bricaud conseiller municipal de Plonevez-Moedeg, Gael Roblin candidat de « Guingamp en Commun/Kumun Gwengamp », Timotée Rogues candidat au Cloître-Saint-Thégonnec

La boulette du rectorat de Rennes concernant l’accès des mineurs sans papiers aux ateliers et stages pro avait fait couler beaucoup d’encre et suscitée beaucoup d’émotions ces derniers jours. Finalement cette circulaire honteuse a été retirée. 

Toutefois dans la Tregor de nombreuses familles impliquées dans la solidarité quotidienne avec les réfugiés ont souhaité occuper la rue et interpeller à leur tour le  conseil départemental des Cotes d’Armor en se rassemblant vendredi 7 février devant la maison du département. Voici les raisons de cette mobilisation qui a mobilisé une cinquantaine de personnes. 

Nous sommes ici aujourd’hui, devant la maison du département des côtes d’Armor, pour dénoncer les pratiques du département concernant l’accueil et la solidarité envers les réfugiés, notamment les mineurs, et réaffirmer une fois de plus notre total soutien envers nos frères et sœurs arrivés en Bretagne pour un avenir meilleur, pour fuir les guerres, le réchauffement climatique, l’extrême pauvreté, les pays corrompus et ruinés par les politiques impérialistes des anciens états coloniaux…

Le département 22 qui a pour compétence tout ce qui touche à l’accueil et la solidarité envers les mineurs non accompagnés, est certainement le plus mauvais élève des 5 départements bretons. Pas une semaine sans qu’un jeune jusque là pris en charge au titre de la protection des mineurs ne se fasse mettre à la porte des structures d’aides, contester sa minorité sur décision on ne peut plus arbitraire (discours incohérent, apparence physique, absence de papiers…). Sans la solidarité de citoyens bretons, ce serait des dizaines de jeunes qui passeraient l’hiver dans les halls de gares, sous une tente, sous les ponts...”

Des collectifs d’accueil solidaires se sont montés un peu partout pour assurer l’hébergement en familles sans aucune aide de l’état. Nous continuerons cet engagement tant que l’état français et ses relais locaux s’acharneront sur les plus démunis et nous ne cèderont pas aux sirènes de la division entre les plus pauvres. A ceux qui nous disent que l’on ne peut pas accueillir toute la misère du monde, nous leur répondons que par contre, la France continue à piller toutes les richesses de ces pays en se lavant les mains des conséquences pour les populations. Nous leur répondons aussi que un ressortissant européen peut s’installer partout dans le monde, obtenir un visa de travail, de vacances mais que dans l’autre sens ce n’est jamais possible, trop bronzé, trop musulman, trop pauvre !!!

Nous n’oublions pas non-plus que des élus censés représenter tous les bretons ( et les réfugiés sont des bretons comme les autres !) siègent à Rennes, au conseil régional. Ces mêmes élus qui se réjouissent de faire venir une population de classe moyenne ou supérieure, qui votent des budgets hallucinants pour la LGV pour les attirer, ce qui accentuera la gentrification des villes bretonnes, ne prennent aucune décision envers ces nouveaux habitants (les réfugiés) sous prétexte qu’ils n’en ont pas la compétence ! Mais des compétences ça se demande et quand c’est refusé, le courage politique est de les prendre. Ils laissent le gouvernement français appliquer ses lois de plus en plus restrictives par ses préfets sans bouger le petit doigt.

Le département des Côtes d’Armor a clairement choisi la voie de la collaboration avec les politiques racistes et isolationnistes du gouvernement français. Nous, citoyens bretons, anonymes, militants, affirmons que la Bretagne est et restera une terre d’accueil pour tous les réfugiés qui souhaiteront y venir et qu’ils trouveront toujours ici une solidarité sans faille.

Hier comme aujourd’hui et demain, Solidarité avec les réfugiés. Bretagne terre d’asile. Collectif Kengred

Un hanter-kant den bennak a oa deuet d’ar gwener 7 a viz C’hwevrer da embann o nec’hamant dirak emzalc’h kuzul departamant Aodoù-an-Arvor da geñver ar repuidi yaouank dindan 18 vloaz.

Kalz deus an dud strollet dirak ti an departamant e Gwengamp zo engouestlet er c’henskoazell war ar pemdez gant ar repuidi e bro-dreger. Sed aze ar pezh o deus da lâret :

Kengred gant ar repuidi !

Dirak Ti Departamant Aodoù an Arvor emaomp hiziv da damalliñ ouzh doareoù ar framm-se e-keñver ar bod hag ar c’hengred da geñver ar repuidi, ar re vinor en o souez kenkoulz ha lavarout ur wech ouzhpenn hor souten da viken evit hor c’hoarezed ha breudeur deuet nevez’zo e Breizh da gavout un dazont gwelloc’h o tec’hout kuit deus o bro abalamour d’ar brezelioù, d’an hin, d’ar baourentez , d’ar broioù direizh ha graet freuztal gante goude bezañ bet trevadennet gant broioù an Hanternoz.

Barregezh ar bod hag ar c’hengred a zo bet gouestlet d’an departamantoù da geñver ar vugale hag hon hini a zo an hini gwasañ e Breizh a-bezh evit-se. Bep sizhun e vez lakaet ur minor maez deus ar frammoù-sikour pa oa dindan karg an departamant koulskoude. Enebet e vez ouzh e vinorelezh diabeg ( e brezegen amsklaer, e neuz, diouer a baperioù…). Panevet kengred ar vretoned e vije dekadoù a dud yaouank a dremenje ar goañvezh en tiez-gar, e-barzh un delten peotramant dindan ar pontoù.

Strolladoù-tud bod-kengret a zo bet savet a-gleiz-hag a-zehoù da asuriñ ar bod e familhoù’zo hep tamm sikour ebet eus perzh ar Stad. Gant ma kendalc’ho ar Stad-c’hall da wallgas ar re vreskañ e kendalc’himp an engouestl-se he ne asantimp biken da zispartiañ ar c’hengred. Ha pa vez lâret deomp ha ne c’hallfemp ket degemer an holl re baour deus ar bed e respontomp-ni hag e c’hall Bro-C’hall kenderc’hell da breizhañ an holl binvidigezhioù deus ar broioù-se hep derc’hel kont eus an efedoù war o foblañs. Respont a reomp ivez hag e c’hall forzh peseurt europeanad en em staliañ el lec’h en devez c’hoant er bed, kaout ur viza labour pe vakañsiñ pa vez dibosubl evit  ar re a zo o tont deus ar broioù-paour, re rouzet int, re vuzulman, re baour!!!

Dilennidi a zo e Roazhon koulskoude ha sañset int da vezañ mouez ar vretoned ( ha bretoned eo ar repuidi keit m’emaint o vevañ e Breizh ). Ha ken laouen eo an dilennidi-se da zegemer bourc’hizien war o leve ma votont evite budjedoù digredabl da lakaat an LGV, pezh a washao an traoù e-keñver ar re vunut e kêrioù Breizh. Hag evit  ar repuidi ¿  Mann-ebet! Ne vefe ket ar varregezh gante! N’ho deus nemet da c’houlenn ar varregezh-se koulskoude ha ma vez nac’het e vez tapet memestra met evit-se o devez ezhomm eus intrudu politikel kalonek, ar pezh a ra diouer dezho !!! Lezel a reont ar c’houarnamant-gall da lakaat he lezennoù e pleustr gant sikour ar prefed hep rannañ grik !

Hent ar c’henlabour gant ar politikerezhioù gall gouennelour ha serret en deus dibabet Departamant Aodoù an Arvor, splannoc’h-splannañ ez eo ! Ha setu-ni, keodeded breizhad dianv, divrud, ha ma vefemp stourmerien pe get, a lâromp groñs adarre hag ez eo hag e chomo Breizh un douar degemerus ha brokus evit ar repuidi an holl gwitibunan a fell dezhe dont d’en em staliañ amañ. Da viken e kavint ur c’hengred gwirion ha padus.

Dec’h, hiziv evel warc’hoazh, Kengred gant ar repuidi. Breizh bro ar bod.

Strollad-tud Kengred

kengredbhb@gmail.com

Tél : 06 38 34 99 98

La Juge Laurence Levert décorée de diverses breloques de la monarchie franquiste espagnole pour services rendus contre la résistance basque et la procureur Irene Stoller membre d’un syndicat de magistrats d’extrême-droite sont les responsables judiciaires de l’affaire évoquée ci-dessous.

Il y a 29 ans Jean Groix militant de l’UDB mettait fin à ses jours dans un cellule de Fresnes, le jour de son 41 eme anniversaire. Il avait été incarcéré pour avoir hébergé des militants d’ETA chez lui à Rezé dans le sud de la Bretagne. La presse locale s’était livrée à un véritable exercice de propagande la plus crasse en sous entendant que son arrestation avait un rapport avec une affaire de crime de sang dont la victime était une mineure. Il n’en était bien sur rien.

Comme le rappel sa fiche wikipedia ” À l’occasion du procès de Michel Fourniret et de sa compagne, le quotidien français Ouest-France voit en lui « aussi une victime de Michel Fourniret ». Dans le quotidien belge Le Soir, Marc Metdepenningen affirme : « Jean Groix aurait mérité d’être publiquement réhabilité en audience », en déplorant que sa mémoire n’ait pas « été réhabilitée par la cour d’assises des Ardennes. Son nom a été brièvement évoqué.

Il y a bien longtemps un autre détenu rappelait la mémoire de Jean Groix dans une lettre publiée par Skoazell Vreizh. Le mensuel de l’UDB a publié divers articles sur le sujet.

Nous en profitons pour saluer tous et toutes les prisonniers politiques basques encore incarcérées pour les engagement.

Bretagne Info

 

 

 

C’était l’un des nôtres…

Le 29 novembre 1990, Jean Groix était incarcéré, le 29 janvier 1991, il mettait fin à ses jours dans une prison française. Il est donc décédé il y a dix ans. Je ne l’ai pas connu et je sais peu de choses sur lui.
Je sais qu’il habitait Rezé et militait à l’UDB, et qu’à ce titre il avait réalisé des scores électoraux qui feraient encore des envieux. Je sais que ses enfants étaient scolarisés à Diwan. Bref, c’était l’un des nôtres.
Il avait été incarcéré dans le cadre d’une procédure « antiterroriste » pour avoir hébergé des militants basques. L’un d’eux était Peio Mariñelarena, qui décédera, lui aussi, en détention.
Je suis un peu gêné d’avoir à écrire ces lignes, ce triste « anniversaire » aurait dû amener d’autres qui l’ont connu à lui rendre un hommage plus vibrant.
A moins que certaines morts ne soient exploitables politiquement et que d’autres ne nous renvoient à nos échecs et doivent donc être condamnées à sombrer dans un confortable oubli ?
Il y a quelques années, nous nous étions rassemblés autour de sa tombe, par delà nos appartenance partisanes, pour honorer sa mémoire, pour ne pas oublier l’un des nôtres. Peut-être que ma situation actuelle me permet de mieux supputer quel était l’état d’esprit de ce camarade ?
Peut-être que seuls ceux et celles qui ont subi l’humiliation de six « fouilles intimes » en quelques heures peuvent deviner quel désarroi a traversé l’esprit de cet homme ?
Peut-être que seuls ceux et celles qui ont subi une campagne de presse calomnieuse savamment orchestrée par des médias complices de certains services juridico-policiers peuvent partager a posteriori une infime partie de son désespoir ?
Je n’ai qu’une certitude, il faut évoquer aussi cet échec tragique, ce moment de notre histoire collective où notre solidarité a fait défaut. Et ce, pour ne pas oublier que ceux et celles qui ont provoqué sa mort, en requérant et en ordonnant son placement en détention, n’ont pas eu de comptes à rendre, pas plus que ceux qui ont jugé son état de santé compatible avec la détention. Pas plus que ceux, d’ailleurs, qui sont responsable du décès en milieu carcéral de Peio Mariñelarena.
Ceux-là sont toujours en poste.

Peio Mariñelarena militant indépendantiste et socialiste basque mort en détention

Il nous faut nous souvenir des nôtres, car il ne faut attendre ni excuses, ni regrets des « démocrates français » de service, ceux-là, par leurs silences complices cautionnent l’existence d’une juridiction qui protège leur République à grands coups d’isolement carcéral, de maltraitances diverses, de destruction psychique, d’éloignement, de désespoir et de dizaines d’années d’enfermement.
C’était l’un des nôtres. Bien que dans la lutte pour la liberté, il n’y ait ni héros ni martyrs… juste des camarades, moi, je m’en souviens.

Gaël Roblin
Prisonnier politique breton
La Santé, 22.03.01
(texte publié dans le Kannadig du premier trimestre 2001 de Skoazell Vreizh)

La circulaire que le recteur de Rennes Emmanuel Ethis a fait circuler ce jour a fait réagir de nombreux acteurs et actrices du mouvement de solidarité avec les réfugiés.

Source : https://twitter.com/Krolbohanne/status/1220657834230276096

Voici quelques une des réactions sur la toile… en attendant celles dans la rue…

Mais encore comme le signale un compte Facebook :

75ème Anniversaire de la Libération des camps, une circulaire qui fait froid dans le dos :

BRETAGNE : LE RECTEUR PRONONCE L’EXCLUSION SCOLAIRE DES MINEURS SANS PAPIERS.
Georges Hardy devient recteur d’Alger en décembre 1940, sous le régime de Vichy. Pendant qu’il est en fonction, des milliers d’enfants juifs sont exclus des écoles primaires et de l’enseignement secondaire d’Algérie…
En janvier 2020, le recteur de l’académie de Rennes demande aux établissements d’ “interdire” aux mineurs sans-papiers ” l’accès aux ateliers et à ne pas les engager dans les stages et PFMP”(..). Il invite les établissements à “vérifier que les élèves qui y sont affectés sont en situation régulière”
Il contrevient ainsi à la circulaire ministérielle 2002-063.
Il les exclus de fait des examens notamment professionnels
réduisant à néant leurs efforts d’intégration, les livrant ainsi aux Préfets qui pourront les expulser plus aisément.

RAPPEL DE LA LOI :

MODALITÉS D’INSCRIPTION ET DE SCOLARISATION DES ÉLEVES DE NATIONALITÉ ÉTRANGÈRE DES PREMIER ET SECOND DEGRÉS
C. n° 2002-063 du 20-3-2002
NOR : MENEO200681C
RLR : 515-0
MEN – DESCO B6 – DAJ A1

(…) il n’appartient pas au ministère de l’éducation nationale de contrôler la régularité de la situation des élèves étrangers et de leurs parents au regard des règles régissant leur entrée et leur séjour en France (…)

Lorsqu’ils sont sous statut scolaire, les élèves mineurs de nationalité étrangère, quelle que soit leur situation administrative au regard du séjour, doivent effectuer les stages et les périodes de formation prévus dans les programmes d’enseignement. L’entreprise n’a pas à contrôler la régularité de leur situation.

MAJ 16:00 le 24 janvier 2020.

Devant le tollé et se rendant compte de la bourde juridique le recteur semble faire marche arrière pour l’instant.

 

 

Le mouvement de refus de la réforme des retraites rentre en ce début janvier dans une phase décisive. C’est un mouvement incroyablement populaire. En témoigne les sondages, les réseaux sociaux et malgré le matraquage anti-grévistes des médias mainstream et le discours antisyndical. Et ce malgré l’arsenal ultraviolent du corps policier et les brutales décisions de justice qui ont été la norme ces dernières années dans le cadre du mouvement contre la loi-travail et contre les Gilets Jaunes. Politique répressive assumée par le gouvernement pour blesser et dissuader toute tentative de révolte.

Une grève populaire se mesure bien sur au nombre de manifestants les jours de grève dans les métropoles. De ce point de vue les grandes villes Bretonne , Brest, Rennes, Nantes ont en décembre connues des manifestations massives se comptant en dizaine de milliers de personnes mobilisées.

Mais elle se mesure aussi à la multitude d’initiatives dans les plus petites cités peu habituées aux bruyant cortèges et à une certaine radicalité militante. Lannion bien sur comme St Brieuc ou Morlaix mais aussi  Guingamp, Pontivy, Carhaix, Chateaubriant, Paimpol, Landerneau, Combourg, Fougères, Redon, Rostrenen, Belle Isle en Mer, ont ainsi connu plusieurs manifs depuis décembre, des interpellations d’élus LREM dans les conseils municipaux, des blocages, rassemblements…Avec parfois de fortes participations.

La grève ce n’est pas que à la TV, ce n’est pas que la RATP ou la lointaine métropole parisienne.

 

 

Une grève qui est populaire , ce n’est pas une grève que l’on mène par procuration en laissant une catégorie de travailleurs assumer seuls le poids de la grève. Et contrairement à ce que raconte certains, beaucoup de salariés du privé y prennent part, même si pour gagner il faut élargir la mobilisation et aller vers le blocage de l’économie.

 

La particularité de ce mouvement de grève est bien sur la mise en place de très nombreuses initiatives de solidarité avec les grévistes à travers des caisses de grèves.

Ainsi à Rennes pour le personnel de Rennes 2 :

 

A Nantes dans l’éducation

 

Prés de Guingamp à Louargat c’est un Fest-Noz qui a rassemblé 300 personnes qui a grandement contribué à rassembler prés de 5000 euro localement pour faire vivre la grève .

 

 

Convergences avec les paysans : Comme le rappelle le site l’Expansive “À Lorient et dans le Morbihan, une équipe de maraicher·e·s et d’autres personnes investies dans la grève ont décidé de lancer un réseau de ravitaillement des luttes sur le Morbihan. Après le pays nantais et rennais, c’est donc le troisième territoire breton à voir les luttes se doter d’un outil d’approvisionnement bien efficace !”

La plupart des Union Locales de la CGT ont mis en place des caisses de grèves pour ceux et celles qui préfèrent envoyer des chèques.

 

 

 

Voici donc quelques outils et idées pour faire vivre la grève chez vous. Pour que la lutte continue après le 09 janvier ces outils de solidarité et d’auto-organisation au plus prés du peuple sont fondamentaux. A nous de les construire, renforcer et faire vivre partout en Bretagne.

 

 

Des militant.es de la Gauche Indépendantiste investi.es dans la grève.

Setu amañ un destenn c’halv bet skrivet gant labourerien ha labourerezed Diwan Bro-Naoned evit harz-labour ar 5 a viz Kerzu. A-enep adreizh al leveoù eo evel just, met ivez evit ar brezhoneg gant ar pal kas ul lusk nevez, gant ur sav-poent lec’hel koulz ha war Vreizh a-bezh :

Ar fulor a sav !

Frankizouriezh.

Goude ur bloavezh stourm e jiletennoù melen e-keñver priz ar vuhez eo deuet a-benn ar gouarnamant da adlañsañ an emsav sokial gant e adreizh sistem al leveoù. A-dreñv ar c’heriaoueg digomprenus, « âge pivot », « système universel », « retraites à point », eo sklaer pal ar gouarnamant : digreskiñ al leveoù, dre m’eo bet embannet sklaer ne vo ket lakaet muioc’h a arc’hant enno ken (14% eus ar PDK) pa gresk niver ar retreidi, met ivez lakaat ac’hanomp da labourat pelloc’h evit tizhout ul leve leun, ha neuze kas al labourerezed/ien a c’hell da espern arc’hant a-hed o buhez. Dizingalderioù brasoc’h c’hoazh ! Ur giladenn sokial ouzhpenn ! Ha gevier adarre pa vez lavaret deomp ne chom ket arc’hant ken goude bezañ tennet an ISF pe pa vez lakaet arc’hant forzh pegement er polis pe en arme.

Taget omp a bep tu !

Hag ar fulor a sav ivez en hor skolioù brezhonek a-enep d’an aotrou Blanquer hag e dagadennoù a-enep hor yezhoù. Gevier a vez livet gantañ ingal. Arnodenn ebet ken e brezhoneg pa c’houlenne liseidi diwan kaout muioc’h, emglevioù Stad-rannvro n’int ket doujet dreist-holl amañ e Liger-Atlantel e-keñver kevratiñ ar c’hlasadoù pe digeriñ skolioù divyezhek, diskleriadennoù a-enep d’an deskadurezh dre soubidigezh, nac’het d’hor bugale kaout anvioù brezhonek abalamour d’un Ñ… Ar memes sell frankizour zo a-dreñv o c’homzoù hag o adreizhoù : ar brezhoneg ne glot ket gant ar « startup nation », bec’h d’ar brezhoneg ha bevet ar saozneg. Ne glot ket kennebeut ar brezhoneg gant sell broadelour ar gouarnamant hag e vinistr an deskadurezh : triliv e pep lec’h, ar marseillaise, kartenn bro frañs er salioù klas, ha bec’h d’ar brezhoneg. En em vodet eo bet difennerien yezhoù ar Stad c’hall er c’henstroll en deus manifestet d’an 30 a viz Du dirak ministrerezh an deskadurezh. N’eo ket trawalc’h ha dav vo deomp stourm amañ ivez evit lakat ar Stad da blegañ :

– Ur statud publik lec’hel evit Diwan

– An holl arnodennoù (bacho, breved) e brezhoneg

– Hentennoù divyezhek digoret diouzhtu pa vez savet ar goulenn

– 3 eurvezh brezhoneg kinniget d’an holl skolidi

– Ur steuñv stummañ evit dont a-benn da dizhout ar pal-mañ

– Muioc’h a bostoù er genstrivadeg, ur C’HAPES e brezhoneg nemetken

Kenliammañ ar stourmoù.

Un harz-labour hollek evel ne oa ket bet abaoe pell zo bet galvet neuze d’ar 5 a viz Kerzu, gant sindikadoù Pariz. Ma ne gredomp ket en o strategiezh un devezh harz labour bep daou viz a-benn cheñch penn d’ar vazh e seblant pouezus deomp lakaat hon azgoulennoù da vezañ klevet ha gwelet. O liammañ ar fulor a sav en ospitalioù, e-touez ar cheminaou.ez.ed, er skolioù, gant ur jiletenn melenn pe glas, pe evit ar brezhoneg e vimp kreñvoc’h, ma teuomp a benn d’en em aozañ etrezomp. Dav eo deomp kas ur preder war-raok diouzhtu war an doareoù hon eus c’hoant lakaat e pleustr evit ma vefe padus ha kas ar stourm da benn.

A-enep adreizh al leveoù e rankomp mont da vanifestiñ d’ar Yaou 5 a viz Kerzu da 10e30 er melezour dour en Naoned, met ivez e rankomp kemer perzh e emvod-meur an deskadurezh hag en emvod-meur etremicherel a vo dalc’het goude ar vanifestadeg. Evit ar brezhoneg eo ret deomp en em aozañ gant hor c’henlabourerezed.ien en hor skolioù evit en em aozañ ha sevel strolladoù stourm lec’hel evit ar brezhoneg.

En harz-labour d’ar 5/12 ha da heul.

Betek an trec’h !