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Ar re a soñj dezho ne vo kaoz ken eus distro Liger-Atlantel e Breizh, ur vro a rank tapout galloudoù ledanoc’h, a zo o faziañ.
 
Breizhiz ha Breizhadezed o deus ar gwir da zibab petra a vo dazont o bro, he ment hag he barregezhioù.
Ne ra ket ken ar stad-greiz war-dro he c’hefridi da gas a-benn politikerezhioù publik p’az a war-gresk an dizingalderioù sokial ha pa rank ar strollegezhioù kemer e kont ar rusterioù. Erru eo poent adlavarout ez eus ezhomm ur galloud politikel Breizhad, eus Brest betek Klison, gant barregezhioù evit :
• Un dasparzh reizh deus ar pinvidigezhioù hag an aveadurioù etre ar meurgêrioù ha peurrest Breizh.
• Ma vo tu d’an holl daremprediñ servijoù publik ar yec’hed, an treuzdougen hag evit ma vo ul lojeiz a-hed ar bloaz evit an dud zo o chom hag o labourat amañ.
Ar vuhez politikel gall zo saotreet gant tabutoù flaerius diwar-benn an identelezh estrengas : pouezus eo deomp lavarout ez eo Breizh un egor keodedel a-feson a-benn seveniñ politikerezhioù publik talvoudus d’ar muiañ niver, dreist-holl d’ar re vunud.
An dud zo oberiant e Liger-Atlantel evit sevenadur ar vro e-mesk ar bobl, koulz hag evit lakaat da vevañ ar brezhoneg er skolioù ha tro-dro zo o taliñ ouzh un enebiezh ensavadurel splann. Kuzul Rannvro Broioù al Liger a nac’h yalc’hadiñ ar c’hevredigezhioù oberiant tro-dro da Naoned war dachenn yezh ha sevenadur Breizh.
E Liger-Atlantel ne c’hell ket ar vrezhonegerien en em harpañ war un emglev etre ar stad hag ur strollegezh lec’hel, evel ma vez graet e Rannvro Breizh, evit aesaat implij ha treuzkas ar yezh. Ezhomm hon eus da gaout peadra da rannañ diazezoù hor sevenadur hag hor yezh en un doare embarzhus gant an dud a ra an dibab d’ober annez amañ.
 
• Pobl Breizh zo ar gwir ganti da zibab he dazont eus Brest betek Klison !
• Evit ma c’hello yezh ha sevenadur Breizh bezañ harpet e Liger-Atlantel evel e Rannvro Breizh.
 
Diskennomp er straedoù ! Emgav d’an 28 a viz Gwengolo dirak ar Melezour Dour e Naoned da 3 e GM !
 

Nous publions ici l’appel écrit par des élus de la Gauche Indépendantiste issus des listes et expériences municipalistes. Cette liste va s’élargir dans les jours qui viennent.

Le tract est déja diffusé en breton et en français dans de nombreux lieux associatifs, en masse lors de l’arrivée de la Redadeg. de très nombreux militants sont ravis de l’initiative qui sera la première à remettre la Bretagne comme sujet politique suite à la langue séquence électorale d’où elle a été absente. Un rendez-vous à ne pas louper !

 

La Bretagne en commun ! La Bretagne c’est politique !

Le Département de la Loire-Atlantique a refusé d’inscrire à l’ordre du jour des débats la question de la réunification de la Bretagne, en dépit d’une pétition ayant recueilli 105.000 signatures et récemment la justice lui a donné raison. Cela renforce un sentiment de frustration démocratique. Ceux qui pensent que cela fera taire les revendications pour le retour de la Loire-Atlantique au sein de la Bretagne se trompent. Il est temps de réoccuper la rue. Les bretons et les bretonnes ont le droit de décider de l’avenir de leur pays, de sa taille, et ses compétences. La Région Bretagne a elle voté ( sans les voix des fascistes du RN qui est pour la suppression des Conseils Régionaux ) un vœu à une très large majorité pour l’autonomie, et donc pour construire un pouvoir politique breton. Mais comme sur le terrain de la réunification de la Bretagne les forces politiques présentes au Conseil Régional peinent à aller plus loin que des déclarations d’intentions et à donner un contenu sociale et populaire à cette démarche. A l’heure où l’état central se désengage de nombreuses missions pour conduire des politiques publiques bénéficiant à la majorité sociale alors que les inégalités sociales vont croissantes et obligent les collectivités à des mesures d’austérité, il est temps de réaffirmer la nécessité d’un pouvoir politique breton de Brest à Clisson, doté de compétences permettant :

-Une juste répartition des richesses et des équipements entre les métropoles et le reste de la Bretagne.

-L’accès équitable aux service publics de santé ou de transports

-Le logement à l’année pour ceux qui habitent et travaillent ici.

Les débats politiques français sont saturés par une surenchère identitaire excluante il nous paraît vitale de dire que la Bretagne est un espace civique et politique cohérent pour construire des politiques publiques favorables au plus grand nombre , et singulièrement aux plus modestes. C’est dans cet espace cohérent que chacun doit pouvoir s’exprimer pour que le peuple et les travailleurs de Bretagne puissent librement se déterminer en faveur d’un autre modèle démocratique,économique ,social et environnemental qui soit une réponse de proximité à la crise sociale et climatique.

 

 

Sur le terrain culturel et linguistique ceux qui œuvrent en Loire-Atlantique pour une culture bretonne populaire et pour faire vivre la langue bretonne dans et hors des écoles sont confrontés à une hostilité institutionnelle manifeste. Le Conseil Régional des Pays de la Loire a décidé de ne plus subventionner des associations œuvrant autour de Nantes pour la langue et la culture bretonne.

Contrairement au reste de la Bretagne les locuteurs de breton dans le département de Loire-Atlantique ne bénéficient pas d’une convention entre une collectivité locale et l ‘état favorisant l’usage des ces langues. Cela nous est dommageable alors que nous avons besoin de moyens pour développer des fondamentaux culturels et linguistiques permettant de décliner une vision intégratrice de la Bretagne que l’on puisse partager avec ceux et celles qui viennent vivre en Bretagne, sans distinction de couleurs, religions ou de genres. Pour affirmer le droit de décider du peuple breton à travers un processus référendaire de Brest à Clisson il faut reprendre la rue ! Pour que la culture et la langue bretonne puissent bénéficier des mêmes soutiens en Loire-Atlantique qu’en Région Bretagne il faut reprendre la rue !

Venez manifester avec nous le samedi 28 septembre 2024 à 15h au miroir d’eau à Nantes. Nous invitons toutes les forces politiques et culturelles bretonnes partageant les constats de ce texte à travailler avec nous à la mobilisation avant et après pour affirmer que la Bretagne c’est politique et que cela nous regarde !  Si vous vous voulez signer au nom de votre parti, association, collectif faites le nous savoir via l’adresse électronique de la Coordination Democratique de Bretagne

Erig Bainvel Conseiller Municipal St Herblain en Commun, Primael Petit Conseiller Municipal et conseiller Communautaire St Herblain en Commun, Anton Burel Conseiller Municipal Cintré en Commun, Gael Roblin Conseiller Municipal Guingamp en Commun-Kumun Gwengamp…

La Gauche Indépendantiste Bretonne (War-Sav) a pris connaissance des procédures en cours contre des habitant.e.s de Carhaix investi.e.s dans la défense de l’hôpital public. Ces mises en causes pour une prétendue séquestration d’une responsable du CHUR sont ridicules, elles doivent être abandonnées et ces habitant.e.s du Poher laissé.e.s en paix.

Nous exigeons l’abandon des poursuites. Ceux qui devraient être jugés au tribunal sont ceux et celles qui cassent le service public hospitalier méthodiquement et privent ainsi les habitants du Kreiz-Breizh de l’accès aux soins prés de chez eux. Les habitants de Redon, Pontivy, Guingamp, Lannion connaissent bien eux aussi cette situation inadmissible.

Aucune alternative ne leurs ai proposé par ceux qui détruisent l’hôpital public. Lorsque des protocoles issus du rapport de forces que construisent les habitants délaissés comme à Carhaix sont signés , le gouvernement et les services de l’État sont incapables de les mettre en oeuvre. Cette manoeuvre délétère contre les défenseurs de l’hôpital de Carhaix renforcera la combativité de tous ceux et celles qui dans les zones d’exclusions sanitaires qui grandissent en Bretagne luttent pour l’égalité d’accès aux soins et la défense du service public.

La Gauche Indépendantiste Bretonne (War-Sav)

PS : Seront entendues à partir du 14 mai sous le régime de la garde à vue 9 personnes présentes dans les locaux de l’ARS à Quimper, le 14 septembre 2023  pour avoir séquestration et prétendues faits de violences en réunion lors d’une manifestation de défense de l’hôpital public de Carhaix.

Aotrou Prezidant  , Aotrounez, Itronezed kuzulierien ha kuzulierezed Rannvro Breizh

E miz Even 2023 en doa distanket Rannvro Breizh 24 miliard a eurioù evit an diorren ekonomikel, an neveziñ hag an implij.

Er budjed se dilennidi Breizh o doa votet un donezon par da 150 000 euro d’ar strollad gall Thalès, un embregerezh arbennik war teknologiezhioù an armañ, a rann e genwerzh a varo gant Israel. E-mesk produioù Thalès e kaver un dron savet evit evezhiañ ha stourm, kensavet gant teknologiezh ar brasañ embregerezh a ra war dro an teknologiezh milourel  a gaver e Israel «  Elbit Systems ».

Implijet eo bet an dron e Afghanistan, en Irak hag e Gaza.E Gouere 2023 e adprene Thalès an embregerezh Israelad « Imperva » arbennik war ar surentez ar roadennoù evit 3,6 miliard dollards. Perc’henn eo Thales neuze war iskevredadoù staliet war-eeun en Israel. Goude argad a r 7 a viz Here pa groge Israel gant ar gorventenn tan war Gaza e embanne Thales ar c’hresk uhelañ er c’hCAC 40 hervez ar gelaouenn Capital. An embregerezh Thales zo e sell da grouiñ 220 post-labour e Stredell e departamant Il-ha-Gwilen evit sevel kirri-nij brezel. Evit an abeg se e oa bet divizet da reiñ 150 000 euro gant Rannvro Breizh.

Fellout a ra deomp gouzout hag e vo ur skoazell a-seurt se e raktresoù Kuzul Rannvro Breizh e 2024 en desped d’an 30 000 den marvet e Gaza, lazhet evit lod gant teknologiezh Thales bet arc’hantaouet gant ar vretoned ?

Karout a rafemp gouzout hag ez eus bet labouret da reiñ ur yalc’had bennak d’an embregerezh se , ha kement se daoust da ali Lez-varn etrebroadel ar justis a ra anv deus « ur riskl a ouennlazh » e Gaza ?

Emskiant oc’h e c’hellfec’h bezañ kaset dirak al lezvarn evel kendorfedour ?

Fellout a ra deomp gouzout hag e vez graet war-dro goulennoù yalc’had all evit embregerezhioù a ra kenwerzh gant Israel war dachenn ar surentez hag an difenn ? 

E broioù zo e vez arc’hantaouet ar skoazell denel hag ar peoc’h, n’omp ket evit asantiñ e vefe roet gant Breizh peadra da vagañ mekanikoù lazhañ gant arc’hant publik. 

Aliañ a reomp deoc’h reiñ dre un donezon ar sammad se par da 150 000 euro d’an URNWA , ur framm a ra war-dro repuidi Palestin skarzhet deus o douar abaoe 1948.

Un ober enorus e vefe evitoc’h hag evit Breizh.

Da c’hortoz ho respont , degemerit ni ho ped hor gwellañ soñjoù evit ar peoc’h ha nanndrevandennour.

 

War-Sav, dizalc’hourien ha dizalc’hourezed an tu-kleiz.

 

M. le Président de la Région Bretagne, Messieurs, Mesdames les conseillers régionaux

Au mois de juin 2023, la Région Bretagne débloquait 24 millions d’euros pour le « développement économique, l’innovation et l’emploi » de la région. Dans ce budget, les élus bretons ont voté un don de 150.000 euros au groupe français Thalès, une firme spécialisée dans les technologies de l’armement, qui partage son commerce de mort avec Israël. Parmi les productions de Thalès, un drone destiné à la surveillance et au combat, élaboré conjointement avec la plus grande société de technologie militaire d’Israël « Elbit Systems ». L’engin volant a été utilisé en Afganistan, en Irak et… à Gaza. En juillet 2023, Thalès rachetait l’entreprise israélienne « Imperva » spécialisée dans la sécurité des données pour 3,6 milliards de dollars. Thalès possède donc des succursales directement en Israël. Après l’attaque du 7 octobre et alors qu’Israël déclenchait un déluge de feu sur Gaza, Thalès affichait la plus forte hausse du CAC 40 selon le magazine Capital. La firme va créer 220 emplois à Etrelles en Ille-et-Vilaine pour produire des avions de guerre. C’est à ce titre que la Région Bretagne a décidé d’une aide de 150.000 euros.

Nous souhaiterions savoir si un telle aide est dans les projets 2024 du Conseil Régional de Bretagne, malgré les 30.000 morts de Gaza, dont certains tués par la technologie de Thales financée par l’argent des bretons ?

Nous voulons savoir si en catimini une aide à cette entreprise a été instruite par vos services malgré l’avis de la Cour internationale de justice évoque un «risque de génocide » à Gaza ?

Avez-vous conscience que vous pourriez être poursuivis pour complicité ? Nous voulons savoir si vos services instruisent des demandes de subventions auprès d’autres entreprises commerçant avec Israël, notamment dans le domaine de la sécurité et de la défense ?

Il existe des endroits où les autorités débloquent des fonds pour l’aide humanitaire et la paix, nous n’acceptons pas qu’en Bretagne on finance des machines à tuer avec l’argent public. Nous vous suggérons de verser ces 150.000 euros à l’URNWA, l’agence d’aide aux réfugiés Palestiniens, chassés de leur terre depuis 1948. Ce geste vous honorerait et honorerait la Bretagne.

Dans l’attente d’une réponse, veuillez agréer l’expression de nos salutations anticolonialistes et pacifistes.

La Gauche Indépendantiste Bretonne War-Sav.

Sur le modèle d’autres œuvres connues et détournées, Anne de Bretagne et son Keffieh…

Ouzphenn 500 den a oa deuet da bPleiber-Krist d’an 30 a viz Meurzh da arc’hantaouiñ koust ar prosezioù a oa bet da heul an devezhioù manif hag harz-labour a oa bet warlene da zifenn ar gwir da vont war e leve da 60 vloaz. E Bro Montroulez e oa bet stank mat an niver a dud bet o kemer perzh er stourm e doare pe zoare. Bloaz goude , daoust da wask ar justis hag ar polis an dud oberiant er stourm sokial zo deuet a-benn da zerc’hel gant liammoù padus da dalañ ouzh an direizhded.

Sed aze an destenn bet lennet war al leurenn gant an aozerien , e galleg hag e brezhoneg.

 

An holl stourmerezed ha stourmerien war al leurenn fenoz a fell dezho trugarekaat ac’hanoc’h a-greiz kalon da vezañ deuet niverus fenoz. Ur c’hengred ret ha frealzus eo, pa weler pegen kriz e c’hell bezañ ar waskadur ha pouez divent ha distrujour ar frankizouriezh.

Bloaz zo, e bro Montroulez, evel pep lec’h e Breizh, ez eus bet ul luskad stourm sokial kreñv-mat kaset gant al labourerien, ar retredidi hag ar yaouankiz evit talañ ouzh reform ar retredoù. Un nebeut ac’hanomp o deus bevet gwaskadur ar polis hag ar justis.Kondaonet omp bet da daolioù kastiz uhel-mat peogwir hon eus kredet embann hor c’hounar, hon disemglevioù gant politikerezh gouarnamant Macron pa ‘deus Borne didruez graet he seizh gwellañ evit kas ar reform da benn, sikouret gant Darmanin, flik kentañ bro C’hall.

Diskuilhañ a reomp seurt gwaskadur a vev al luskadoù sokial, ar sindikalourien hag al labourerien pa vez eus ur reform nac’het gant 90 % ac’hanomp ! Diskuilhañ a reomp eo digempouez penn-da-benn respont ar gouarnamant a dag ac’hanomp kriz pa chom direspont e-tal al labourerien-douar ober pezh a garont, pe vije stankañ ha distrujañ. Hag e vije ur c’hounar maez-lezenn hag unan all lezennel ? Trawalc’h ! Poent eo e vije rentet justis, e teufe en-dro ar justis sokial hag e echufe e poubellennoù an Istor seurt renad politikel frankizour koulz ha sekuritourien an RN .

Pa weler e vez distrujet tamm-ha-tamm ar servij publik, gwallgaset al luskadoù sokial, ar gwir d’ober harz-labour hag e kresk feulsterioù ar polis, aze e mil a-bouez stourm ha degas da soñj an holl eo ar c’hengred ur ger hag un ober liammet penn-kil-ha-troad gant hor valeurioù sindikadel, politikel pe kevredigezhel. En em zifenn e-tal ur Stad poliser hag ur justis a renkad sokial zo koustus, tre. Setu perak e rankomp trugarekaat ur wech ouzhpenn an holl re amañ fenoz evit skoazellañ ac’hanomp, ha sammañ ganeomp hon difenn a-stroll gant hon breutaer Erwan Lemoigne.

 

Photo : Pierre Yvon Boisnard

 

Ne vije ket bet posubl an nozvezh gengred-se hep ar 14 strollad, kanerezed pe kanerien deuet fenoz digoust, trugarekaat a reomp ivez evel-just an holl dud a-youl vad, ar broduerien lec’hel hag an holl reoù all a fell dezho, eveldomp-ni, sevel ur gevredigezh reisoc’h, dieuboc’h, doujus ouzh an endro, enep-faskour, doujus ouzh ar gwirioù sokial, ar gumuniezh LGBT, an divroidi hag ar re dibaper !

 

Hep kengred, frankiz ebet !

Enorme succès du fest-deiz/noz organisée par le collectif de soutien aux militant.es contre la réforme des retraites et inquiété.e, auditionné.es, et condamné.e.s par la justice bourgeoise française ! 500 personnes se sont déplacées hier soir à Pleiber-Krist, un public intergénérationnel, militant et solidaire. Une belle réponse populaire à la répression, un message envoyé en soutien à la lutte et à la désobéissance civile, qui montre qu’en Bretagne la solidarité n’est pas un vain mot !
 
Merci aux musicien.nes qui ont partagé ce moment, gratuitement.
Merci à l’ensemble des bénévoles qui ont donné de leur temps.
Merci aux camarades, ami.es, à celles et ceux qui ne pouvant venir, nous ont envoyé des messages de soutien.
 
Photos Pierre Yvon Boisnard
Voici le message lu sur scène :
 
Nous lutterons jusqu’à la victoire !
 

L’ensemble des militantes et militants présents sur cette scène ce soir tiennent à vous remercier chaleureusement de votre nombreuse présence. Une solidarité indispensable et rassurante à l’heure où frappe durement la répression et le rouleau compresseur du libéralisme.

Voici un an, le pays de Morlaix, a comme partout ailleurs en Bretagne et dans l’Hexagone, connu un puissant mouvement social des travailleuses, travailleurs, retraité.e.s et de la jeunesse pour faire face à la réforme des retraites. Certaines et certains d’entre nous ont connu la répression policière et judiciaire. Nous avons été auditionnés, inculpés et condamnés à de lourdes amendes car nous avons crié notre colère, notre profond désaccord face à la politique du gouvernement Macron, face une réforme des retraites orchestrée par l’impitoyable Borne et sécurisée par Darmanin, le premier flic de France.

Nous dénonçons vivement cette répression qui vise à criminaliser le mouvement social, l’engagement syndical et l’engagement militant contre une réforme que 90% des travailleuses et travailleurs rejettent.  Nous dénonçons le deux poids, deux mesures qui matraque le mouvement social et ferme les yeux face aux blocages et destructions en tous genre des agriculteurs le mois dernier. Il y aurait donc une colère légitime et une autre qui serait illégitime ? Une colère légale et une autre illégale ? Il est temps que justice soit faite, que la justice sociale renaisse, que ces gouvernants, comme tous les pro-libéraux et sécuritaires à l’instar du RN, finissent dans les oubliettes de l’Histoire.

Dans un contexte de casse méthodique du service public, d’atteintes grandissantes au droit de grève, de répression du mouvement social et de violences policières il est fondamental de lutter et de rappeler  le principe élémentaire de solidarité indissociable de nos valeurs militantes qu’elles soient syndicalistes, politiques ou associatives. Se défendre face aux attaques d’un Etat policier et une justice de classe a un coût, élevé. Alors nous nous devons de remercier encore une fois celles et ceux qui contribuent ce soir à nous aider pour assurer cette lourde charge pour assurer une défense collective avec notre avocat Erwan Lemoigne.

Cette soirée placée sous le signe de la solidarité n’aurait pas été possible sans les 14 formations musicales qui viennent ce soir gratuitement, pas possible non plus sans les nombreux bénévoles, sans l’aide des producteurs locaux, qui comme nous aspirent à la construction d’une société plus juste, émancipé, respectueuse de l’environnement, radicalement antifasciste, respectueuse des droits sociaux, des droits des femmes, de la communauté LGBT, des immigrés et des sans-papiers. 

 

Sans solidarité, pas de liberté !

Deuet eo brav gant rouedad ar skolioù Diwan disadorn pa oa deuet tro 1200 den e kêr Sant-Brieg da c’houlenn digant ar c’huzul-departamant arc’hantaouiñ ur gwir politikerezh yezh.

Klevit ‘ta pennoù bras e Sant-Brieg, roit arc’hant d’ar brezhoneg !” a oa unan deus al luganioù niverus bet klevet e genoù ur mor a dud yaouank, pe c’hoazh : “Muioc’h a vrezhoneg war an hentoù, er radio hag er skolioù” !

Ma’z eus bet a gozh ur gumuniezh vrezhonek oberiant e Sant-Brieg evit lakaat hor yezh da vevañ e oa moarvat ar wezh kentañ ma vije bet kement a dud o c’houlenn groñs gwirioù hag arc’hant evit ar brezhoneg e kêrbenn Aodoù-an-Arvor.

Gwall nec’hus eo emzalc’h ar muiañ-niver zo e penn bodadeg an departamant, dipitus e meur a genver. Ha diseblant penn da benn da c’houlennoù ar bed kevredigezhel a lakaa ar yezh da vezañ komzet ha klevet.

Evit poent ez eo dreist-holl war stad fall abominapl savadurioù Skolaj Diwan Plijidi e lakaer ar gaoz, met anv zo ivez deus an diouer a youl war dachenn ar pannelerezh, arc’hantaouiñ an tiez-bro, ar stummadur… War-bouez klemmichal o tisplegañ ez eo goullo kefioù ar c’huzul-departamant ne ra ket kalz strivoù Christian Coail, brezhoneger anezhañ, evit frealziñ ar gumuniezh vrezhonek koulz hag ar rouedad kevredigezhel.

Sed aze ar skrid bet skignet gant Diwan a zispleg petra eo kirriegezhioù lezennel an departamant war dachenn ar yezh. Barregezhioù ret, dianav penn da benn d’ar re a ra ar muiañ niver e bodadeg an departamant 22. Diouzh ar pezh a gomprener eo mennet familhoù ha kelennerien Diwan da genderc’hel betek ma vint klevet gant pennou-bras Sant-Brieg !

D’an 29 a viz Mae 2021 tost da 15000 Breizhiz a deuas holl gwitibunan betek Gwengamp evit degouezh ar Redadeg. Ur wezh c’hoazh e departamant Aodoù-an-Arvor e c’hoarvezas d’ar brezhoneg bezañ douget gant un darvoud poblek. Kaoz a voe da lidañ nerzh ar yezh ha da zifenn ar skolioù Diwan a voe bet diskleriet kontrol d’ar vonreizh abalamour da implij ar soubidigezh.

Abaoe ar skolioù Diwan koulz ar skolioù dre soubidigezh en Euskadi, Katalonia, Okitania, Korsika o deus bet ur c’helc’hlizher gant ar ministrerezh da suraat ar c’helenn dre soubidigezh hag ar stad dre ur emglev gant Rannvro Breizh zo en emouestlet da implij ha treuzkas yezhou Breizh.

A-drugarez d’ar stern se ha d’al lezenn niv. 2021-641 eus an 21 a viz Mae 2021 diwar-benn gwareziñ glad ar yezhoù rannvro hag o brudañ, a reer lezenn « Molac » anezhi, e rank ar Stad hag ar strollegezhioù tiriadel sikour kelenn, skignañ ha brudañ ar yezhoù rannvro. E Kod hollek ar strollegezhioù tiriadel e lavarer, er mellad L1111-4, « Ar barregezhioù a sell ouzh ar sevenadur, ar sport, an touristerezh, brudañ ar yezhoù rannvro hag an deskadurezh poblek zo fiziet er c’humunioù, en departamantoù, er rannvroioù hag er strollegezhioù ur statud ispisial ganto ».

Memes mod dre al lezenn NOTRe e tisklêrier ez eo stag ar politikerezhioù evit harpañ ar yezhoù rannvro ouzh barregezhioù kenlodennet. Ar framm-se a ro an digarez da galz a strollegezhioù da lakaat e pleustr ur politikerezh yezh a-benn reiñ un dazont d’ar brezhoneg, o kemer harp war lusk rouedad ar skolioù Diwan.

Ne c’hellomp ket asantiñ e chomfe Departamant Aodoù-an-Arvor war vord an hent a vez tapet gant muioc’h-mui a zepartamantoù, kêrioù hag etrekumuniezhioù e Breizh.

E 1995 e oa bet digoret skolaj Diwan Plijidi. Kazi 30 vloaz zo ! Skolioù Diwan Pempoull, Gwengamp, Lannuon,Sant-Brieg a oa bet digoret a-raok. Goude digoradur ar skolaj nemetañ e oa bet digoret skolioù Diwan e Dinan, Louaneg, Plounevez-Moedeg ha Boulvriag. Ouzhpenn d’ar c’hresk diabarzh e vez degemeret  gant Skolaj Plijidi kalz krouadurioù bet skoliataet en hentenn divyezhek bublik mennet evit kenderc’hel gant ar soubidigezh en eil derez.

Abaoe 1995 n’omp ket bet sikouret gwezh ebet da ledanaat ar c’helenn en eil derez dre soubidigezh en departamant.

Setu m’az aimp da Sant-Brieg da vanifestiñ  d’ar Sadorn 3 a viz C’hwevrer evit ma labouro asambles strollegezhioù Aodoù-an-Arvor da reneveziñ skolak Plijidi zo erru leun ha dirapar, hag evit ma vo graet deomp kinnigoù pleustrek evit un eil lec’h ma ne zere ket dezhe kinnig Perroz-Gireg. Ret e vo dezhe respont d’ar goulennoù kreñv a zo gant ar c’hevredigezhioù a vez o labourat a-benn reiñ ur plas reizh d’ar brezhoneg er vuhez foran, e dreuzkas hag ec’h implij, koulz hag evit reiñ an dazont dleet d’hor yezh.

Diwan.

La Gauche Indépendantiste Bretonne (War-Sav) manifestera samedi à 14h00 aux cotés des écoles Diwan à Saint-Brieuc.

Il est regrettable que la majorité du Conseil Départemental des Côtes-d’Armor n’ai pas intégré que :

  • Par  la loi du 21 mai 2021 relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion, dite loi « Molac », l’État et les collectivités territoriales (dont le conseil départemental des cotes d’Armor) ont l’obligation de concourir à l’enseignement, la diffusion et la promotion des langues régionales.
  • Le code général des collectivités territoriales précise en son article L1111-4 que « les compétences en matière de culture, de sport, de tourisme, de promotion des langues régionales et d’éducation populaire sont partagées entre les communes, les départements, les régions et les collectivités à statut particulier ».
  • De même, la loi NOTRe stipule que les politiques de soutien aux langues dites régionales relèvent de compétences partagées.

Si ce cadre légal était parfaitement maitrisé par les élus de la majorité départementale, ils se seraient engagés pour un développement serein de Diwan dans l’enseignement secondaire, qui est de la compétence de cette assemblée.

Les bâtiments du collège Diwan de Plésidy sont très abimés. Ce collège seul ne peut absorber tous les élèves Diwan issus du primaire : il faut trouver une solution pour sortir par le haut de cette situation dommageable à tous et donner un avenir à la langue bretonne, en soutenant Diwan et tous son ecosysteme associatif qui oeuvre à la transmission et l’usage de cette langue.

Rendez-vous devant la Gare de Sant-Brieg / Saint-Brieuc à 14h00 !

La Gauche Indépendantiste (War-Sav)

 

La Gauche Indépendantiste Bretonne dont nous sommes une des expressions organisées tient à s’exprimer sur le mouvement qui traverse le monde agricole notamment en Bretagne.

Libre échange et guerre impérialiste

Alors que les industriels et la grande distribution engrangent des profits exorbitants, il est  légitime que les agriculteurs/trices soient justement rémunéré-es.

Les accords de libre échange sont mortifères et il est anormal que, pour soutenir l’effort de guerre d’extension impérialiste que mènent l’Union Européenne et les USA en Ukraine contre l’autre puissance impérialiste en présence dans ce conflit – la Russie -, les poulets Ukrainiens puissent inonder le marché sans aucune restriction ni norme. 

Cela peut sembler étonnant de parler ici de la guerre en Ukraine, mais la guerre « entre États » : c’est la « continuation de la politique selon d’autres moyens », comme le disait le stratège Prussien Clausewitz. La guerre en Ukraine, pour condamnable que soit l’occupation d’une partie de l’Ukraine par la Russie, est de facto motivée par un élargissement de l’UE (et donc du marché agricole) et de l’OTAN. On peut souligner ici combien nous sommes soumis à un matraquage idéologique et médiatique féroce pour soutenir l’effort de guerre ukrainien sans broncher ni interroger ce régime. Et comment se fait-il que l’Ukraine, pas encore membre de l’UE, soit dispensée de norme et autorisée à exporter en masse ses produits agricoles (céréales et poulets)  vers l’UE et que nous n’ayons pas notre mot à dire ?

Qui pouvait penser que cette situation ne serait pas source de contradictions ?

À chaque fois que le marché européen s’est élargi, dans un cadre heureusement moins meurtrier que le conflit en Ukraine, cela s’est fait au détriment des paysans/agriculteurs les moins solides en Bretagne. Et cela a renforcé la concentration des terres, des organes de décisions et de redistribution aux mains de quelques-uns.

La guerre impérialiste en Ukraine est un motif d’augmentation des prix de l’énergie. Dans la grande distribution, l’inflation des produits du quotidien est justifiée par la guerre.

Il est évident que les négociations des prix pour la grande distribution à laquelle se livre le gouvernement pour tenter de prétendre lutter contre l’inflation obligeront les agriculteurs à baisser leurs marges sur les matières à transformer en amont.

C’est cette tenaille qui étrangle certains d’entre eux. Ceux qui ont déjà les conditions de vie les plus dures. Mais le corporatisme qui inclut dans les mêmes structures les plus pauvres et les dirigeants syndicaux de la FNSEA qui sont des business men-women dont les intérêts ne peuvent être ceux de la majorité sociale, ne peuvent permettre la mise en place d’un projet émancipateur et égalitaire, prenant en compte les enjeux climatiques urgents.

Il ne peut y avoir de lutte efficace contre le libre-échange si la Bretagne n’a pas son mot à dire à travers un pouvoir politique breton. 

Cette crise souligne aussi le déficit de représentation de la Bretagne à l’international dans les instances pour défendre les intérêts spécifiques du monde agricole breton au nom du droit à l’égalité entre toutes les nations. C’est la seule façon pour que les effets accords de libre-échange qui mettent les agriculteurs en concurrence soient atténués et que la Bretagne ne soit pas secouée régulièrement par les conséquences brutales d’accords sur lequels elle n’a pas à dire un mot, malgré le poids écrasant de l’agriculture dans l’économie bretonne.

Cela questionne bien sûr l’absence de statut spécifique pour la Bretagne et l’absence de concrétisation des prétendues velléités autonomistes des forces siégeant au Conseil Régional de Bretagne.

Nous soulignons que l’extrême-droite qui tente de surfer sur le mécontentement agricole se garde bien sûr de revendiquer le droit pour la Bretagne à avoir un statut spécifique et à s’émanciper de la tutelle de Paris.

Une sympathie naturelle pour des métiers difficiles, et la recherche d’un autre modèle agricole ?

En raison de liens familiaux, d’une proximité géographique évidente, d’une défense de la ruralité contre la métropolisation, du poids fort de l’agriculture dans l’économie bretonne, il y a une forte sympathie spontanée parmi de larges secteurs du peuple breton envers le monde agricole en réelle souffrance.

Cela n’exonère pas de la nécessaire et urgente élaboration d’un modèle agricole breton prenant en compte les désirs de l’ensemble de la population bretonne pour en finir avec un modèle ultra-productiviste et polluant qui a fait son temps. La Bretagne est riche d’alternatives autour de l’agriculture paysanne, valorisons-la, préservons et développons-la, notamment en accentuant les débouchés collectifs locaux pour ses produits. Pour cela, il faut en avoir les moyens, notamment une capacité d’intervention budgétaire locale renforcée qui fait défaut à la Bretagne en raison de la débilité de son statut. 

Malgré la compréhension de la sympathie populaire naturelle pour le monde agricole breton, nous ne pouvons faire l’économie de certaines critiques à l’endroit de quelques contradictions flagrantes qu’il convient de souligner.

Une partie des dirigeants syndicalistes agricoles se posent en champion de la ruralité contre la gabegie des métropoles qui seraient aux mains de bobos écolos. La critique du modèle de sur-attractivité des métropoles est juste et légitime. Mais nous n’avons pas vu ces derniers mois, hormis dans une certaine mesure à Carhaix, les leaders syndicalistes paysans mobiliser contre la liquidation des hôpitaux publics à Guingamp, Landerneau, Lannion, Pontivy… Ce simple constat rappelle la profondeur des réflexes corporatistes du milieu agricole, qui est prompt à critiquer ceux qui questionnent les conséquences environnementales du modèle agricole breton qui existe depuis 50 ans, en les présentant comme exogènes justement aux zones marquées par la ruralité. Mais que font-ils pour maintenir des services publics au bénéfice de toute la population en zone rurale ?

Trop de charges ? Trop de paperasse ?

Quiconque a un tant soit peu fréquenté les permanences d’Union Locale de syndicat de salariés en zone rurale sait que les ouvriers agricoles sont nombreux (malgré un faible taux de syndicalisation) à solliciter les syndicats pour des recours contre des employeurs agricoles qui, au nom du refus de la paperasse, s’exonèrent de leurs obligations d’employeurs les plus basiques.

Cela a parfois des conséquences dramatiques et irrémédiables.

 

De ce point de vue, si tout le monde comprend bien que moins de normes en matière environnementales est néfaste pour la biodiversité et la nature, il faut aussi entendre et lire les témoignages qui sont pléthores évoquant le non-respect délibéré du code du travail, des rappels des conditions de sécurité dans nombre d’exploitations agricoles. C’est bien souvent au nom d’une certaine phobie administrative que ces employeurs mettent leurs salariés en péril, ou ne les salarient pas dans un cadre légal.

On ne peut oublier que cette richesse produite par les agriculteurs et les ouvriers agricoles vient aussi de ceux qui la rendent possible et la transforme : ouvriers d’usines d’aliments pour bétails, ouvriers d’abattoirs et chauffeurs poids lourds font face à des conditions de travail difficiles, des cadences infernales, des horaires dépassant régulièrement les dix à douze heures de travail journalier, et ce, pour des salaires très bas. Augmentations de salaires et primes sont parfois refusées par les agriculteurs adhérents de la coopérative qui se partagent les bénéfices au lieu de les redistribuer aux ouvriers.

Dans cette période où l’extrême-droite impose sans trop de problèmes ses thématiques xénophobes, nous souhaiterions rappeler la présence de très nombreux travailleurs sans papiers dans les entreprises de l’agro-alimentaire (abattoirs) mais aussi dans le maraîchage et l’élevage. C’est le patronat agricole local qui a recours en connaissance de cause à cette main d’œuvre.

Enfin, si nous ne souhaitons évidemment  pas une judiciarisation du mouvement agricole en cours, nous ne pouvons que constater la totale impunité dont jouissent certains pour des faits qui théoriquement sont réprimables d’un point de vue légal. Cela tranche avec la répression qui continue de s’abattre dans les mêmes endroits de Bretagne contre des syndicalistes de la CGT ou d’autres participants au mouvement de défense des retraites de l’année 2023 pour des faits ayant entraînés bien moins de conséquences concrètes en termes d’atteintes aux biens. Si nous soulignons cette évidence, ce n’est pas pour appeler à la répression, mais plutôt pour remettre en évidence que la justice se rend sur la base de rapports de forces politiques et pas du tout par une gestion individuelles des dossiers comme aiment à nous le prétendre juristes, magistrats et politiciens.

 

Que faire ?

La tentation de ne pas passer à côté d’un mouvement social type Gilets Jaunes, après la défaite du mouvement de défense des retraites, taraude toute une partie de la gauche.

Autour de Nantes, la Confédération Paysanne a mené des actions de filtrage le 25 janvier, défendant leurs points de vue sans se mélanger aux autres organisations d’agriculteurs, valorisant ainsi un point de vue alternatif et « anti-libéral ».

Ainsi, la Confédération Paysanne réclame notamment, en entrant dans le mouvement de contestation, l’Instauration de prix garantis pour les produits agricoles et l’accompagnement  économique à la transition agroécologique à la hauteur des enjeux, la  priorité à l’installation face à l’agrandissement, l’arrêt de  l’artificialisation des terres agricoles.

Si l’appel de la CGT à construire de convergences avec le MODEF (Syndicat Paysan proche du PCF) et la Confédération Paysanne se concrétise dans des initiatives garantissant un minimum d’autonomie de classe, c’est-à-dire traçant une limite entre les intérêts divergents de certaines catégories du « monde agricole » et l’intérêt collectif, il faut y apporter une attention. S’y joindre en tant que militants indépendantistes révolutionnaires veut dire, y construire des moments d’unité populaire ne négligeant pas les revendications suivantes :

  • Non au libre-échange et droit à la représentation de la Bretagne dotée d’un statut politique au niveau international
  • Oui à des prix planchers pour les producteurs leur garantissant des revenus
  • Oui à des aides à la transition par le maintien d’un revenu garanti pour les producteurs voulant changer de modèle !
  • Régularisation des travailleurs sans papiers employés dans les exploitations agricoles et les usines d’agro-alimentaire en Bretagne !
  • Non à la casse des services publics hospitaliers dans les territoires ruraux non liés aux métropoles !
  • Non à l’augmentation des tarifs de l’énergie pour tous !
  • Retour de la distribution de l’énergie dans un cadre public !
  • Hausse des salaires, des pensions et des minimas sociaux !
  • Arrêt de l’aide militaire à la Guerre Impérialiste en Ukraine, des ventes d’armes à Israël et la Turquie et baisse des budgets militaires !
  • Amnistie pour les syndicalistes et manifestants du mouvement contre la réforme des retraites !

War-Sav, la Gauche Indépendantiste Bretonne