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Les récents vœux en mairie de Nantes et Rennes mettent en relief la persistance de la revendication du retour de la Loire-Atlantique dans une collectivité “Bretagne”. Ces initiatives ont le mérite d’animer cette pré-campagne des élections Régionales et Départementales, et ce n’est pas rien. Tant pour l’instant les listes prétendant faire candidature en Juin (sauf changement de calendrier) se gardent bien de s’avancer sur l’évolution institutionnelle de la Bretagne. De ce point de vue, ce sont des initiatives à valoriser car elles placent ce débat dans un cadre civique et pas romantique et historique. Mais elles sont aussi à critiquer pour enrichir ce débat citoyen spécifiquement breton. 

L’initiative revient à l’association “À la Bretonne” et au “Breizh Civic Lab”, et avait été annoncée le 11 octobre dernier suite à un colloque rassemblant beaucoup d’élus de tous bords. Un nombre conséquent d’entre eux s’étaient engagés à œuvrer pour demander à l’état central et à son président la mise en place d’un référendum sur le rattachement de la “Loire-Atlantique” à la Bretagne.

J’avais pour ma part refusé de signer cette supplique au président de république Française car cela représente un danger tactique. Si je me réjouis de voir l’idée du droit de décider en Bretagne progresser, je me refuse à le saucissonner entre “Région Bretagne” et habitants du département de “Loire-Atlantique” : c’est tous ensemble que nous devons être consultés, en tant que sujet politique collectif, dans un seul agrégat.

  1. Je pense que faire croire qu’une telle démarche auprès de cette présidence si hautaine, méprisante et si honnie peut aboutir relève d’un certain irréalisme. Cela légitime dans une prétendue posture d’écoute un président qui a violemment réprimé les Gilets Jaunes, magnifiquement méprisé les manifestations contre la réforme des retraites et qui s’entoure d’un aréopage de personnages dont la proximité avec la fange de l’extreme-droite n’est plus à démontrer (Benalla, Darmanin…). Est-ce bien sérieux que de parler de démocratie, au nom du peuple, et de réclamer un référendum décisionnel à un pouvoir autoritaire lointain et brutal, depuis le confort de conseils municipaux réunis à huis-clos — crise sanitaire oblige — où l’on a été élus avec à peine 40 % de participation ? Est cela le débat populaire dont nous avons besoin ?

  2. Cela va à l’encontre de la tradition d’auto-organisation qui prévaut en Bretagne. Laisser le soin au pouvoir central de délimiter le périmètre et la question d’un tel référendum, que ses promoteurs veulent décisionnel, est du pur suicide politique pour les partisans d’une Bretagne unie dotée de compétences nouvelles. 

  3. Cela déresponsabilise ceux et celles qui  dirigeront la Région Bretagne, car toute l’initiative politique est laissée à Paris. Loig Chesnais-Girard peut continuer à poser des plaques Breizh 5/5 dans le hall du Conseil Régional de Bretagne en arguant qu’il ne peut faire plus tant que le président de la République n’a pas daigné répondre aux voeux… Cela l’exonère de toute initiative politique visant à auto-organiser une consultation sur l’ensemble de la Bretagne et sur son évolution globale vers plus de pouvoir politique breton. Christophe Prugne, le président d’ À la Bretonne peut faire un bon jeu de mots en disant que Loig Chesnais-Girard est à coté de la plaque, mais la pression qui est mise sur lui est bien négligeable… Et en annonçant que la perspective est 2026 pour le référendum, on comprend tout de suite que l’on parle du futur quinquennat et pas du futur mandat Régional.

  4. Les vœux en marie de Nantes et Rennes ont ceci de positifs qu’ils montrent que la question de la consultation sur le retour de la Loire-Atlantique en Bretagne bouscule tous les camps politiques. Le PS vote pour à Nantes mais s’abstient à Rennes, la droite s’abstient à Nantes et vote pour à Rennes. Le plus cocasse est la posture d’EELV avec qui Florian Le Teuff (initiateur d’A la Bretonne) est associé, puisqu’il a été élu sur la liste “Verte” au conseil municipal de Nantes. Ces derniers votent positivement pour une consultation aux Conseils Municipaux de Rennes et Nantes mais leurs tête de liste en Région “Pays de la Loire”, habitant en Loire-Atlantique, pond aussitôt un hallucinant communiqué pour réclamer plus de coopération entre la Région Bretagne et les Pays de la Loire et s’opposer ainsi à toute idée de réunification de la Bretagne. Un caillou (et pas un petit) dans les chaussures de la liste EELV-UDB en Région Bretagne… qui vont devoir nous expliquer comment ils vont faire pour faire pression sur le PS avec qui ils piaffent d’impatience de gérer la Région Bretagne, alors qu’ils n’ont pas réussi à convaincre dans leur propre camp…

     

Pour conclure provisoirement, je me permet de publier ici la question que j’avais posé à Nantes le 11 octobre, certes un peu longue, mais qui redéfinie la différence entre consultation et référendum, et sur la nécessité de remettre la conquête de nouvelles compétences pour la Région Bretagne ” (sanitaires… par exemple…) au calendrier politique… pour donner envie à d’autres d’y venir…

C’est ce que le sondage DIBAB et Breizh Civic Lab avait démontré.

On peut espérer que ces modestes réflexions permettront d’alimenter les projets de ceux et celles qui auraient des velléités à construire une alternative démocratique pour les futures élections régionales, assumant sans complexe aucun la perspective d’une Bretagne, unie, co-construite, solidaire, et dotée de compétences législatives et fiscales.

Gael Roblin (militant Indépendantiste de Gauche et accessoirement conseiller municipal à Guingamp) 

 

Merci infiniment aux initiateurs de cette journée qui contribue à dépoussiérer cette revendication de l’unité territoriale de la Bretagne, et à repolitiser, au sens noble du terme, cette problématique trop souvent limitée à des aspects culturels et pseudo-identitaires. Votre initiative qui soutient l’idée d’une participation citoyenne, d’une implication du peuple dans la délimitation du territoire breton et des compétences de la Bretagne est enthousiasmante.

Vous souhaitez fixer une feuille de route pour la réunification. Puisque l’on parle de « Transformer nos institutions et mieux coopérer pour répondre aux grands défis », je pense qu’il faut lister toutes les étapes, et pas seulement se concentrer sur 2026 et adresser des suppliques au pouvoir central pour qu’il organise un hypothétique référendum.

Certes la Région n’a pas compétence à organiser un référendum, mais rien n’empeche légalement une association de consulter les citoyens des 5 départements. Car le décret FILLON permet aux partis politiques d’organiser des primaires pour désigner leurs candidats en mettant à disposition urnes, lieux de vote, et listes électorales. C’est par ce biais que l’association DIBAB a organisé des votations sur le thème de l’unité de la Bretagne et de son l’évolution institutionelle.

La présidente ou le président de la Région Bretagne aura bien plus de légitimité — une fois consultée la population par ce biais — pour négocier avec le pouvoir central l’organisation d’un référendum en bonne et due forme.

L’organisation d’une consultation citoyenne par le riche tissu associatif breton, financée de façon participative par son biais permettra de surcroit de réunifier la Bretagne dans les faits.

Car limiter l’exercice du droit de décider à la seule Loire-Atlantique, le saucisonner en votant les uns après les autres, est pour le moins étrange… Étant donné que nous supposons, en tant que partisans de l’unité de la Bretagne, que la préférence de l’agrégat (de l’électorat breton dans son ensemble) se porte vers l’unité bretonne, il est pour le moins suprenant de considérer comme un acte démocratique répondant aux attentes du peuple breton de mettre un place une consultation qui exclut précisément cette option, celle de voter tous ensemble en tant que bretons.

C’est étrange intellectuellement de présuposser que la Bretagne est un espace civique cohérent pour impulser des politiques publiques aux bénéfices du plus nombre et de rediviser la Bretagne en consultant ses habitants les uns aprés les autres et pas tous en même temps.

C’est également étrange de présupposer que les bretons, de Brest à Clisson, ont un désir de Bretagne visant à maitriser de nouvelles compétences, en excluant de les interroger ensemble sur ces nouvelles compétences en même temps que l’on les interroge sur les limites de la Bretagne.

Pour mémoire, le sondage commanditée par DIBAB et Breizh Civic Lab l’an dernier indiquait que c’étaient les habitants de Loire-Atlantique qui étaient le plus favorables à la prise de compétences d’état par la Région Bretagne, et ce à la hauteur de 68 %.

L’ensemble des bretonnes et bretons répondaient favorablement à la hauteur de 61 % à la question : “Êtes-vous favorables à la mise en place d’un référendum sur les compéntences que devraient maitriser la Région Bretagne ?”

C’est bien une montée des compétences de la Région Bretagne qui favorisera le retour de la Loire-Atlantique dans la même collectivité territoriale. Ces questions ne sont pas disscociables.

II y a beaucoup d’élus ici, mais attention à l’entre-soi : il faut nous interroger en permanence sur notre représentativité, notre légitimité en tant qu’élu à parler aux noms des citoyens. À quelle taux de participation avons nous été élus ? A quel taux de participation seront élus les conseillers régionaux et départementaux ? Sans doute pas à 86 % comme lors du référendum de dimanche dernier en Kanaky ? Sommes-nous vraiment représentatifs de la population bretonne ? Combien d’élus de petites communes ? Combien d’ouvriers ? De paysans ? Combien de femmes ? Combien de moins de 50 ans ? Combien de bretons issus de l’immigration ? Des quartiers populaires ?

C’est la Bretagne dans toute sa diversité qui doit s’approprier le débat sur les limites et compétences de notre pays. Pour conférer à notre exécutif régional un vrai légitimité avant de discuter avec le pouvoir parisien de la mise en place d’un référendum en bonne et due forme.

Je crois que les organisateurs de la journée veulent mettre à l’agenda politique ces thèmes à la veille de régionales et départementales.

Qui parmi les participants à cette table ronde — et qui a des vélléités pour présider la Région Bretagne ou du département de Loire-Atlantique — s’engage à impulser et soutenir, accompagner cette consultation citoyenne précédent un éventuel référendum ?

Car le droit de grève s’acquiert en faisant grève, le droit de manifester en manifestant, le droit de vote en votant. C’est un catalan qui l’a rappelé à la barre d’un tribunal récemment pour avoir pris part à la mise en place d’une consultation pour le droit de décider.

Kalz deus an dud zo kustum mont da zañsal pe da ganañ e Festoù-Noz Treger zo bet mantret o klevet ar c’heloù. Jean-Do Robin zo aet kuit. Brudet ha karet-tre e oa evit e ampartiz da ganañ gant e gomperien Louis Jacques ha Claude Lintañf a lakae an dud da zañsal hardizh war planchodoù ar vro d’ur c’houlz ma oa posubl kanañ war al leurenn.

Moarvat e vo puilh an testennioù evit derc’hel soñj deus ar skolaer brezhoneg ha deus ar c’huzulier pedagogel, kement en doa graet evit ar brezhoneg en deskadurezh publik.

Ouzhpenn ur c’haner hag ur c’helenner eo bet Jean Dominique Robin, ur stourmer politikel ivez. Ganet e oa e Rostren e 1956. E dad-kozh a oa bet oberiant gant partizaned FTP Kreiz-Breizh koulz hag un eontr dezhañ lazhet e-doug un emgann. Kement se moarvat a vroudas anezhañ evel kalz deus yaouankizoù Breizh d’ar c’houlz-se da vont gant ar vaoisted, oberiant-tre ur poent zo bet. Perzh e oa bet deus ar Yaouankizoù Marksour-Leninour (JCMLF) ur strollad liammet gant ar PCMLF.

Ganet en ur familh uvel en doa klasket a-hed e vuhez ober al liamm etre e garantez evit yezh ar bobl, ar brezhoneg a glevas tro-dro dezhañ en e vugaleaj, hag ar c’hest evit muioc’h a justis sokial hag a zemokratelezh.

Gant e genseurted d’ar c’houlz-se e c’hwezhas war glaou ruz fulor ar yaouankiz pa ne daole ket keuneud en tan gant ar soñj da welet an dispac’h o tostaat buan.

E 1973 e savas al liseidi enep da lezenn Debré a redie ar baotred da vont d’ober o c’hoñje abretoc’h. E Breizh an holl strolladoù mui pe vui “kleizour” a oa e penn ar stourm, setu m’en em gavas Jean-Do e penn an tropellad liseidi ha skolajidi a dagas kazarn Gwengamp gwarezet gant jañdarmed e-kerzh unan deus ar manifestadegoù niverus a oa bet.

Setu perak moarvat e oa bet fiziet ennañ gant Dastum bro Dreger rakskrid al levrig az ae gant ar CD/Kasedig « Bro Dreger VI-Kanaouennoù Koñskried ».

Gant ar JCMLF ivez e kemeras perzh er c’houlzadoù skoazell da harpañ “stourmoù ar bobl” : Joint-Français Sant-Brieg, Doux Pederneg…

N’eus ket kalz tud a oar eo Jañ-Do en doa graet an dresadenn zo war ar skritell amañ dindan embannet e 1974 da harpañ micherourien Korle.

Pa gomze deus an amzer-se e vousc’hoarzhe hag e konte gant plijadur e eñvorennoù en ur gregiñ e frazenn gant « Pa oan Stalinour… » da ziskouez d’an dud e ouie e oa un tammig diamzeriet doareoù zo da soñjal ha da zielfennañ mont en dro ar bed.

E garantez evit ar brezhoneg a lakaas anezhañ da vont da skolaer, unan deus ar re gentañ e Breizh er bloavezhioù 80 en hentenn bublik. Ne ziloskas ket ar stourm avat hag en em lakaas, asambles gant re all, da stourm en un doare pennek betek tapout digant ministrerezh an deskadurezh an DEUG brezhoneg e 1989. Gant e gamaladed stourm n’o devoa ket bet aon ac’hubiñ aerborzh Sant-Brieg, stankañ ha livañ trenioù, aloubiñ sez ar PS e Roazhon…

Goude e kendalc’has ouzhpenn d’e vicher da vuheziñ Unvaniezh ar Gelennerien Brezhoneg (UGB) ha reiñ kentelioù brezhoneg a-youl vat e staj KEAV, e lec’h ma plije dezhañ rannañ e ouiziegezh diwar-benn brezhoneg pobl Treger ha Kerne-Uhel pe c’hoazh ar mod da implij kanaouennoù da zeskiñ pe kelenn gwelloc’h hor yezh. Ha ne oa ket an hini kentañ o vont da gousket…

Kalz a vefe da lâret diwar-benn e varregezhioù pedagodel, an dafar en doa fardet evit ar skolaerien hag ar vugale. Graet e vo gwelloc’h gant tud a vicher, kalz a envorennoù plijus o do da rannañ da reiñ ur mennozh deus al labour ramzel kaset a-benn gantañ. Bez e c’hellit bepred lenn al levr diwar-benn Mandela, en doa troet hag embannet gant TES evit priziañ pegen pouezus e oa dezhañ ar stourm enep ar ouennelouriezh.

E 2003 e oa unan deus aozerien ar vanif veur a stankas straedoù Roazhon e-doug ur vanif istorel evit ar brezhoneg a vodas tro da 15 000 den. Boaz e oa da vont bep bloaz ivez da Naoned da zibuniñ evit unaniezh Breizh hag an demokratelezh.

 

Etre 1992 ha 1995 kalz a vretoned a oa bet heskinet gant polis ha justis ar Frañs evit bezañ roet bod da stourmerien ha stourmerezed Bro-Euskal ETA ( Euskadi Ta Askatasuna ). E Bro-Dreger e veze alies Jañ-Do e penn ar c’homiteoù skoazell, eñ e unan a oa bet lakaet dindan evezh gant ar polis ha laosket da vont didamall goude un nebeud deizioù.

Kar ma oa Jañ-Do ur stourmer gant e dreid stanket mat ha gant lorc’hentez ouzhpenn e douaroù Kerne-Uhel ha Treger e oa ivez un etrebroadelour feal. Kalz deus e amzer a roe d’an AFPS e Bro-Dreger hag e plije dezhañ goude bezañ bet e Palestin mont da destenniañ evit e bobl, kriz he zonkad dindan ar beli sionour.

Abaoe ma oa aet war e leve e talc’he gant e stourmoù. Lemm e oa e deod, ken lemm hag e bluenn, koulz en galleg hag e brezhoneg. Plijout a rae dezhañ reiñ e soñj diwar-benn direizhdedoù ar bed : ar chase, ar brezhoneg, ar skolioù, feulster ar polis, labourerien skarzhet gant Nokia Lannuon… ha da nep a gare e plije dezhañ  adlâret « N’on ket Charlie » pe displegañ an diforc’h etre keodedelezh ha broadelezh.

 E 2020 ha 2021 c’hoazh e oa bet gwelet o vanifestiñ evit enebiñ ouzh adreizh al leveoù pe an dañvez lezenn evit ar surentez hollek. Deuet e oa diwar goulenn muzisianed ar CGT da ganañ gant Claude Lintanff ha Louis Jacques Suignard en ur Fest-Noz da rastellat arc’hant evit an dud a rae harz-labour e miz Du 2019 e Louergad, ur gumun en doa graet annez enni.

Ur stourmer sonn, na blije ket dezhañ ar c’honsensus nag ar c’homzoù « politically correct » a oa Jañ-Do Robin.

En tu all d’ar marksour kalet a oa rust a-wezhoù e oa un den tener, un den  brokus ha sokial-tre, ha memes ma oa un tammig gouez evel ur bleiz, sur ha n’eo ket marteze e oa ur bleiz (ruz) a oa tener e galon, evel titl unan deus al levrioù troet gantañ ha legadet deomp.

Kenavo Jañ-Do.

G.R

Trugarez da gKSDK evit ar poltredoù tennet deus dielloù ar gelaouenn “Bremañ” ha “Kazetenn Emgann”.

 

 

Goude ar vanif lañsus diwar intrudu UL CGT Montroulez sed aze un emgav pouezus all. Un toullad kevredigezhioù a ro harp d’an enbroidi dindan 18 vloaz harpet gant tud, sindikadoù ha strolladoù politikel a ro emgav d’ar Sadorn 6 a viz C’hwevrer e Gwengamp da 2E30 plasenn Maez ar Roue.Sed aze ar galv a zispleg ar perak deus an dibunadeg. 

Doujañs evit gwirioù an embroidi

Dre an destenn-mañ e fell deomp ni, kevredigezhioù kengret ouzh an embroidi (KENGRED, MESKAJ, ASTI, CIMADE 22, CAJMA 22, CENT POUR UN TOIT, ENTRAIDE PROTESTANTE, UTOPIA 56, SECOURS CATHOLIQUE), tamalliñ ouzh an doareoù direizh ma vez kaset anezhe pa vez studiet o zeuliadoù gant prefeti Aodoù-an-Arvor, ha ma vefent yaouank pe get .

Daoust ma oa diaesoc’h-diaesañ ar mont-en-dro da gaout an teul-chom abaoe bloavezhioù ’zo dija, goude ma oa ret tremen eurioù difin ouzh ur skramm noz-ha-deiz da gaout un emgav gant ar prefeti ( evit kaout un emgav ne oa tu d’henn ober nemet d’ar Sul noz da hanternoz !), kalz gwasoc’h eo c’hoazhoe bremañ abaoe an enkadenn yec’hed ha dre girriegezh mont-en-dro ar prefeti an hini eo nemetken.

Pelloc’h-pellañ e c’hortozer e vefe graet war-dro an teuliadoù (mizioù ha mizioù pa ‘vez ket bloavezhioù!) , ha muioc’h-muiañ a drabasoù evit an dud.

 

Ar gwashañ da c’houzañv eo chom direspont ( war-bouez ma vez o zeuliad da c’hortoz ) pa vez savet goulennoù gant an dud. Ha dre ar politikerezh skouarn-vouzard-se e kouezh an dud e-barzh ar baourentez-vras (dibosubl da labourat, da gaout sikourioù arc’hant peotramant skoaziadoù ensavadurel , estreget re ar c’hevredigezhioù denelour …)

Padet en deus re bell an dra-se! Ne c’haller ket dilezel an dud-se o-unan-penn en ur stad ken mantrus, ken ankenius ha diasur.

Setu-ni, kenemglev kevredigezhioù skoaz ouzh an harluidi ac’hanomp, e azgoulennomp groñs e-giz ma oa bet graet gant an dilennidi bet skrivet ul lizher-foran gante, hag e vefe graet war-dro an teuliadoù hep stranniñ ( hervez al lezenn ne c’hall ket gortoz ouzhpenn pevar miz) o toujañ ouzh an embroidi hag o gwirioù.

Ha pa vez tremenet al lajad studiañ ofisiel (4 miz !), azgoulenn a reomp ar gwir da resev an teul-chom evit ur bloaz gant ar gwir da labourat.

Evit Breizh digor ha degemerus

Kenskoazell gant an holl re dibaper

Tost da 300 den a oa deuet da harpañ al labourerien dibaber d’an 19 a viz Genver diwar galv ar CGT lec’hel. 

 

Les militant.es indépendantistes de gauche du collectif War-Sav qui propose d’intervenir en tant qu’organisation stratégique a diffusé le texte suivant ainsi que du matériel graphique pour défendre l’idée d’un service public de santé géré par les bretons et défendre l’accès au vaccin.

Voici des explications sur leur démarche. 

War-Sav (Pour l’Organisation de la Gauche Indépendantiste) est un collectif qui se propose de contribuer à la construction du courant indépendantiste de Gauche en Bretagne. Nous estimons nous que la Bretagne de Brest à Clisson est un espace cohérent pour construire des politiques publiques en faveur des classes sociales les plus défavorisées. Nous sommes impliqués à titres personnels dans des pratiques militantes syndicales, culturelles, de réappropriation linguistique , féministes, écologistes, internationalistes ou des dynamiques municipalistes anticapitalistes. Ensemble nous affirmons le droit du peuple breton à construire en toute indépendance un autre modèle économique, sociale et environnementale au bénéfices des plus modestes.

 

 

La gestion centralisée de la crise sanitaire est de plus en plus incomprise du peuple, l’absence de compétence sanitaire publique des collectivités locales met en évidence les mesures inadaptées d’une Région à une autre, d’un département à un autre, d’une commune à une autre. Puisque nous vivons et travaillons en Bretagne où le débat pour plus de souveraineté décisionnelle prend une certaine ampleur nous faisons part des propositions suivantes pour orienter les mobilisations populaires en faveur du système de santé de proximité.

Cela nous semble légitime pour restaurer la confiance dans la science, elle-même mise à mal par les choix et le mode de gestion du gouvernement qui gère la crise et décide en comité de défense secret. Rien de pire pour créer de la défiance sur la sphère institutionnelle et alimenter les thèses conspirationnistes. Prenons nos affaires en mains ici en Bretagne.

De par la faiblesse du système de santé publique passablement dégradé par le gouvernement en place (fermeture de milliers de lits d’hôpitaux, fermeture d’hôpitaux de proximité, faibles salaires, Ségur de la Santé bien en-deçà des exigences des syndicats majoritaires) nous d’avons pas d’autre alternative.

L’absence d’un Plan de vaccination cohérent démontre un manque cruel d’anticipation, comme la gestion de la crise sanitaire depuis un an (pénurie de masques, annonces à l’emporte-pièce des mesures et des protocoles sanitaires dans l’éducation, incompatibilités des couvre-feu à 18h avec les transports et horaires de travail…). Le plan de vaccination doit être planifié de façon drastique ce que ne peuvent permettre les politiques libérales ultra centralisées.

L’histoire a prouvé que le vaccin est la seule et unique solution pour enrayer une épidémie. Dire le contraire c’est faire le lit du complotisme et de l’individualisme. C’est se positionner aux antipodes de la construction d’une société basée sur la solidarité et la collectivité.

 

 

Le vaccin est essentiel pour protéger les travailleurs, le peuple, ceux et celles qui subissent le plus la pandémie, Et pour protéger les personnes qui, pour des raisons médicales, ne peuvent pas être vaccinées.

La vaccination est une conquête de la science , que des multinationales en tirent profit n’invalide pas son utilité.

Les vaccins ont été financés par des fonds publics. Par conséquent, ils ne doivent pas servir à spéculer et leurs distributions doit se faire dans le cadre du service public.

Cela signifie que la Région Bretagne doit avec les autres collectivités locales faire face à la faillite de l’état français et réclamer la compétence sanitaire publique. 

Les syndicalistes, féministes, révolutionnaires et démocrates doivent faire cause commune et défendre politiquement l’accès au vaccin via le service public de santé. Nous sommes conscients que le choix du type de vaccin est une question légitime et pertinente, seule la construction d’un mouvement de défense de la santé publique permettra de poser ces revendications.

Alors que l’état central sous-traite au privé la mise en place du plan de vaccination nous pensons que la Bretagne, de Brest à Clisson, est un espace de proximité cohérent pour construire des politiques publiques afin d’améliorer les conditions de vie des plus modestes.

Pour amplifier et accélérer l’accès à la vaccination,

Pour la construction d’un service public sous contrôle local impliquant les usagers dans des politiques de santé depuis les communes, quartiers, villes et villages.

Pour restaurer la confiance dans la science mis à mal par les choix d’un pouvoir lointain qui nous fait subir des politiques d’austérité et des choix illogiques.

Nous sommes internationalistes et aussi solidaires de ceux et celles qui luttent pour que l’ensemble des anciennes colonies occidentales ou des pays subissant l’impérialisme aient accès aux vaccins et ce gratuitement. 

 

200 personnes ont pris part au rassemblement briochin dans le cadre de la journée internationale des migrants. Voici la prise de parole du collectif Kengred.

 

Demat deoc’h-holl ha trugarez deoc’h da vezañ deuet

Kengred, strollad-tud skoaz ouzh ar repuidi ha degemerus gant ar vretoned nevez-degouezet a sav a-du gant an devezh etrebroadel evit ar re dibaper. E kornog an departamant omp lec’hiet ha sikour ha reiñ bod a reomp d’un dek den bennaket, minor pe gour yaouank peurliesañ., hag a oa bet skarzhet eus an departamant. Evit lod dioute ez a o buhez war deñvalaat kar ‘boe enkadenn ar c’hovid ne deuont ket a-benn da gaout un emgav gant ar prefeti da dizhout ar baperaj a roio dezhe ar gwir da labourat ha da heuliañ un deskarderezh er CFA daoust ma oant enskrivet enni abaoe miz Gwengolo.Gwir tud an hini eo ha n’eo ket niverennoù e-barzh un teuliad e-giz ma vezont kaset amañ gant ar c’huzul departamant.

Salut à tous et merci d’être venu

Kengred, collectif de soutien et d’accueil pour les nouveaux arrivants bretons( ex migrants ) a tenu à s’associer a cette journée internationale pour les sans-papiers . Nous sommes basés à l’ouest de Guingamp et aidons ou accueillons une dizaine de personnes, mineurs ou jeunes majeurs pour la plupart d’entre eux, qui ont été expulsés du dispositif de protection pour les mineurs par le conseil départemental. Pour plusieurs d’entre eux, la situation se complique depuis le mois de mars et le début de la crise sanitaire car ils ne peuvent obtenir de rendez-vous en préfecture pour leur demande d’autorisation de séjour, et se voient dans l’obligation d’abandonner leurs projets d’apprentissage car n’ayant pas leur récépissé, ils ne peuvent pas travailler. Ils perdent aussi leur place en CFA où ils étaient inscrits depuis la rentrée. C’est donc bien de problèmes réels et concrets concernant des personnes en danger que nous parlons, et pas de numéros, de chiffres ou de statistiques comme le fait la préfecture et le département des côtes d’Armor. Ce département est d’ailleurs le pire des 5 départements bretons en ce qui concerne le sort de ces jeunes. Pour comparer, le département du Finistère vient de voter pour la deuxième année consécutive une subvention de 50000 euros à SOS Méditerranée, ceux-là même qui arrachent les migrants d’une mort certaine par noyade ou bien dans les geôles libyennes lorsqu’ils sont renvoyés là-bas au nom d’un accord odieux entre l’UE et la Libye alors même que tout le monde connait le sort qui leur est réservé. Nous tenons d’ailleurs à remercier le CD 29 pour cet acte de générosité. La Bretagne en sort grandie. Ici en Côtes d’Armor nous sommes dans la situation inverse et lamentable

 

Cette journée est d’autant plus importante que le pouvoir se durcit face aux demandeurs de titre de séjour, la dernière illustration étant l’évacuation très violente par la police de plusieurs centaines de migrants à Paris, devant les caméras des journalistes.

Ici, en Bretagne, et en Côtes d’Armor particulièrement, c’est le refus de donner un rendez-vous aux demandeurs de titre de séjour depuis le mois de Mars 2020 et la crise sanitaire qui plonge des dizaines de personnes dans des situations très compliquées, voire désespérées. Une tribune regroupant plus de cinquante élus municipaux du département, deux groupes d’élus au conseil départemental, une conseillère régionale et une sénatrice à d’ailleurs été publiée et déposée en main propre à la préfecture, sans aucune réponse pour le moment. Depuis, de nouveaux élus ont fait savoir leur souhait de signer cette tribune. Un regroupement d’associations solidaires du pays de Saint-Brieuc a fait de même, ainsi qu’un autre sénateur sur son initiative personnelle. Et toujours pas de réponse. Que faut-il de plus pour se faire entendre ? La préfecture qui reçoit ses ordres de Paris ne veut pas écouter les différents acteurs bretons, élus ou simples citoyens , et se fige dans un mutisme hautain qui ne peut être compris que par un déni de démocratie envers la volonté des bretons de perpétuer une tradition d’accueil et d’humanisme envers les plus en danger. Nous en profitons aussi pour demander des comptes aux élus du conseil régional. Que font-ils? Rien. Ils répondent qu’ils n’ont pas cette compétence. Mais des compétences ça se demande! La Bretagne aurait tout à gagner en assurant un vrai accueil pour ces jeunes, qui veulent travailler, faire leur vie ici, plutôt que de tout mettre en place pour intensifier la gentrification en attirant des retraités aisés et des classes moyennes supérieures comme le montre les différentes déclarations des deux derniers présidents de région, Monsieur Le Drian et Monsieur Chesnais-Girard.

 

 

C’est pour toutes ces raisons que nous rejoignons aujourd’hui ce rassemblement, ainsi que celui de Lannion, afin qu’enfin la préfecture réponde favorablement aux demandes démocratiques de justice envers ces personnes complètement démunies.

Ce ne sont pas des numéros sur un dossier mais des personnes en danger qui sans rendez-vous ne peuvent se projeter, ne peuvent pas travailler, accéder à un logement, commencer une vie normale.

C’est aussi des employeurs qui attendent l’autorisation de les embaucher depuis des mois, qui ne peuvent assurer leurs engagements envers leurs clients dans des métiers, rappelons-le, qui manquent de main-d’œuvre.

C’est aussi des familles solidaires et des associations bénévoles qui doivent se démener dans les méandres d’un fonctionnement administratif obscur pour faire avancer les dossiers, sans aucune aide des services concernés.

Holl asambles, diskouezomp dezhe penaos n’eo ket didalvez ar c’hengred e Breizh.

A viskoazh ha da viken, bezomp skoaz-ouzh-skoaz gant ar repuidi.

Evit breizh brokus ha denel, dalc’homp penn ouzh ar re drenk ha enk o spered, ouzh melestradutrezh gall a wallgas ar re en arvar, ha bezomp son en on helloù evit ur vro kengred ha faro.

Montrons que la solidarité bretonne n’est pas un vain mot.

Pour une Bretagne fraternelle, solidarité avec les sans-papiers

Appel au rassemblement en soutien aux sans-papiers

 

Kengred, collectif de soutien et d’accueil pour les nouveaux arrivants ( ex migrants ) appelle au rassemblement de Saint-Brieuc le Vendredi 18 Décembre à 18h, place de la préfecture ainsi qu’au rassemblement de Lannion ce même jour à 17h30, place de la mairie, dans le cadre de la journée internationale de solidarité pour les sans-papiers.

Ailleurs en Bretagne sur le même theme : Rennes/Roazhon 18h le 18/12 à République, Saint-Nazaire/Sant-Nazer 19/12 15h, Naoned/nates 18/12 18h Bouffay.

Cette journée est d’autant plus importante que le pouvoir se durcit face aux demandeurs de titre de séjour, la dernière illustration étant l’évacuation très violente par la police de plusieurs centaines de migrants à Paris, devant les caméras des journalistes.

Ici, en Bretagne, et en Côtes d’Armor particulièrement, c’est le refus de donner un rendez-vous aux demandeurs de titre de séjour depuis le mois de Mars 2020 et la crise sanitaire qui plonge des dizaines de personnes dans des situations très compliquées, voire désespérées. Une tribune regroupant plus de cinquante élus municipaux du département, deux groupes d’élus au conseil départemental, une conseillère régionale et une sénatrice à d’ailleurs été publiée et déposée en main propre à la préfecture, sans aucune réponse pour le moment. Un regroupement d’associations solidaires du pays de Saint-Brieuc a fait de même, ainsi qu’un autre sénateur sur son initiative personnelle. Et toujours pas de réponse. Que faut-il de plus pour se faire entendre ?

C’est pourquoi nous appelons tous les humanistes à se mobiliser le 18 Décembre afin qu’enfin la préfecture réponde favorablement aux demandes démocratiques de justice envers ces personnes complètement démunies.

Ce ne sont pas des numéros sur un dossier mais des personnes en danger qui, sans rendez-vous, ne peuvent se projeter, ne peuvent pas travailler, accéder à un logement, commencer une vie normale.

C’est aussi des employeurs qui attendent l’autorisation de les embaucher depuis des mois, qui ne peuvent assurer leurs engagements envers leurs clients dans des métiers, rappelons-le, qui manquent de main-d’oeuvre.

C’est aussi des familles solidaires et des associations bénévoles qui doivent se démener dans les méandres d’un fonctionnement administratif obscur pour faire avancer les dossiers, sans aucune aide des services concernés.

Montrons que la solidarité bretonne n’est pas un vain mot.

Pour une Bretagne fraternelle, solidarité avec les sans-papiers

 

Voici quelques questions qui ont suscité un échange fort riche au conseil municipal de Guingamp. Comme elles concernent largement l’Agglomération GPA ( Guingamp Paimpol Agglomération, soit 57 communes, 73 557 habitants)  j’ai décidé de les poser au président de l’Agglo. Je remercie vivement Madame Le Hueroù, Madame Brissoneau et Mr Le Goff pour la qualité des échanges lors du conseil municipal lundi 14 décembre à Guingamp. Je crois qu’il y a là la preuve de l’intérêt que ces questions de fiscalité peuvent susciter chez tous ceux et celles que l’accès au logement mobilise.
Plus largement, au delà de cette petite partie de la Bretagne elles intéresseront tous ceux que la souveraineté fiscale de la Bretagne interpelle pour construire des politiques publiques améliorant nos conditions de vie.
 
Gael Roblin
G. Roblin au Conseil Municipal de Guingamp
A l’intention de Vincent Le Meaux
President de GPA
Gael Roblin
Conseiller municipal à Guingamp/Kuzulier-kêr Gwengamp
 
Mr le Président,
Je m’adresse à vous car vous indiquez sur le site internet de l’Agglomération que « Tout au long de son élaboration, le PLUi (Plan Local d’Urbanisme intercommunal) fait l’objet d’une concertation avec la population « (temps d’information et de discussion, mise en place de moyens d’expression…) et qu’il est possible d’adresser des remarques ou demandes. Ce PLUI doit être adopté en 2021.
Le Conseil Municipal de Guingamp du 14 décembre dernier a été l’occasion d’échanger sur l’actualité de l’Agglomération notamment de son document d’orientation budgétaire pour 2021 marquée par un contexte de pertes de recettes.
Voici donc mes remarques, questions et suggestions :
1) Dans le document d’orientation budgétaire de GPA pour 2021 il est indiqué que le volume de la taxe sur les résidences secondaires n’augmentera pas.
Je souhaitais savoir si l’exécutif de GPA envisageait suite à la mise en place de son PLH (Plan Local de l’Habitat ) de prélever la THLV (Taxe d’Habitation sur les logements Vacants) à l’échelle de l’Agglomération comme la loi le lui permet ?
Cela représenterait sans doute une piste de financement pour compenser la baisse des recettes dues à la crise sanitaire.
Je considère que les propriétaires de logements inoccupés, en grande partie responsables des déséquilibres sociaux, doivent fiscalement contribuer à corriger ces derniers, la collecte communautaire de la THLV pourrait être consacrée à financer la préemption foncière ou l’équilibre économique fragile des programmes de logements sociaux dont nous avons tant besoin ou à la rénovation de l’habitat ancien.
Guingamp fait partie des quelques communes qui prélèvent cette taxe que l’immense majorité des autres communes de l’Agglomération négligent. On peut supposer que si elle était collectée à l’échelle de l’agglomération on contribuerait ainsi à l’élargissement de nos ressources fiscales communes.
J’ai conscience qu’il est assez facile de contourner la loi pour ne pas qu’un logement soit considéré comme vacant mais la menace incitative d’une telle taxe permet aussi de remettre sur le marché locatif des biens que les ménages recherchent.
Je vous demande donc de mener une étude d’impact à l’échelle de l’Agglomération avant l’adoption du PLUI pour savoir combien rapporterait à notre EPCI la collecte de cette taxe THLV.
2) Lors de l’échange au Conseil Municipal de Guingamp sur ces points Mr Le Maire Ph. LEGOFF (Par ailleurs VP de votre exécutif ) a déclaré être favorable à la mise en place d’un permis de louer. Il répondait ainsi à mes interrogations sur ce que pourraient être es grandes lignes d’action de GPA pour la lutte contre le logement indigne en 2021.
C’est une perspective d’action publique qui me semble pertinente. Elle peut comme la loi le permet être menée à l’échelle de l’Agglomération. Il faut avant d’attribuer un permis de location que des services d’hygiène puissent visiter les logements. Il semble donc opportun de mutualiser un tel cout à l’échelle de l’Agglomération. Votre assemblée a t elle budgétisé la mise en place d’un tel service d’hygiène ?
3) Dans son diagnostic rendu public pour le PLUI, l’Agglomération indique qu’il existe « Un parc de résidences secondaires important sur les territoires ruraux et littoraux, avec notamment 5 communes au-dessus de 35% de résidences secondaires ».
J’ai conscience que les communes de GPA ne peuvent collecter la TLV (la Taxe sur les Logements Vacants) ni la taxe d’habitation sur les résidences secondaires majorable jusqu’à 60 % ( !!) car cela est réservé aux communes figurant dans ces « Zones dite Tendues ».
En effet les communes où s’applique la taxe sur les logements vacants, peuvent voter une majoration de la part de la cotisation de la taxe d’habitation qui leur revient pour les résidences secondaires. Cette majoration peut être comprise entre 5% et 60%. Rejoindre la « Zone Tendue » offre donc des perspectives de recettes nouvelles.
La liste des communes en Zone Tendue est établie à Paris à travers un décret et aucune commune de la Région Bretagne n’y figure.
J’y vois pour ma part le preuve flagrante que la lutte des classes ne se traduit pas seulement en termes d’inégalités salariales mais aussi d’inégalités territoriales et fiscales éclatantes .Maitriser ces dispositifs permettrait de mieux repartir les richesses ici en Bretagne.
Bien sur ni GPA , ni les Cotes d’Armor ne connaissent la situation immobilière des territoires pour l’instant classés en «Zone Tendue».
En mars dernier chacun a pu observer l’arrivée massive de membres des classes sociales supérieures ayant quittés les lieux de pouvoir parisiens qui bravaient le confinement au mépris des recommandations sanitaires pour se payer un logement vacant en temps de pandémie.
Chacun sait que la crise sanitaire est plus difficile à supporter pour ceux et celles qui vivent dans des collectifs ou pire encore dans des logements que l’on qualifie d’indignes malheureusement encore trop nombreux autour de nous.
L’attrait soudain des citadins qui n’ont pas le même pouvoir d’achat, les mêmes salaires que nous pour le Tregor-Goelo et la Haute Cornouaille, la promotion du Tourisme, le marketing territorial, la promotion de la ligne LGV vont nous entrainer dans la spirale de la gentryfication.
N’attendons pas que la situation se tende en terme spéculatif pour agir ensemble pour une meilleure répartition des richesses et une plus grande souveraineté fiscale en Bretagne.
Je souhaiterais donc également savoir si l’exécutif de l’agglomération pensait interpeller, le département et la Région largement représentés dans l’Etablissement Public Foncier de Bretagne, Mr le député et Madame la sénatrice, où le gouvernement sur cet état de fait qui est injuste et pour que des critères locaux nous permettent de bénéficier de cette option de taxation dont nous sommes privés, en mettant au point un mécanisme de réactualisation des communes intégrant les « Zones Tendues ».
Je porte de manière publique à votre attention ces réflexions qui se veulent aussi incisives que constructives par goût du débat citoyen , que je n’en doute pas, vous affectionnez aussi, tous comme évidement les autres élus et habitants des 57 communes de GPA.
Je vous prie d’agréer l’expression de mes salutations les plus cordiales.
 
G. Roblin, le 16 décembre 2020.
Conseiller municipal à Guingamp/Kuzulier-kêr Gwengamp
 
 

Saioa Sanchez Iturregi est une militante indépendantiste révolutionnaire basque incarcérée à Nantes. Elle purge depuis 2013 une peine de 28 ans de prison pour l’exécution de deux gardes civil espagnols par ETA, elle doit faire face à d’autres procédures judiciaires dans l’état espagnol pour ses activités dans la clandestinité. 

Elle est incarcérée à la prison pour femmes de Rennes comme d’autres femmes basques car c’est une des deux seules prisons pour femmes qui accueillent les longues peines. Si elle a été transférée à Nantes c’est pour accoucher, cet établissement étant plus adapté.

Son enfant est né en septembre. Le 30 novembre dernier elle devait être transférée pour un examen gynécologique. L’escorte lui a signifié qu’elle ne pouvait faire ce transfert en compagnie de son enfant, puis lui a dit, après un premier refus de sa part, que ce transfert pouvait se faire en  compagnie de son enfant si elle acceptait d’être entravée aux jambes reliées à la taille par une chaine. Saoia a refusé cette humiliation, l’examen gynécologique n’a pu avoir lieu.

Le statut de DPS, détenue particulièrement surveillée, semble donc être maintenu de façon aléatoire à l’encontre des prisonniers politiques basques.

Pour écrire à Saioa Sanchez Iturregi Maison d’Arrêt des Femmes de Nantes Rue de la Mainguais 44300 Naoned.

Il y aussi deux autres prisonnières politiques basques à Rennes : Moreno Martinez, Itziar 9599 et Aramendi Jaunarena, Alaitz 9544 18 bis, Rue de Châtillon    B.P. 3107 35031  Roazhon Cédex  

Le 15 décembre prochain Anton Burel et Christine Georges, conseillers municipaux à Cintré présenteront la motion suivante :

Le conseil municipal de Cintré tient à remercier le personnel soignant pour son engagement dans la lutte contre la pandémie de COVID-19. Conscient de la fragilité de l’hôpital public et de notre responsabilité de garantir la sécurité de nos concitoyens, nous demandons à l’Agence Régionale de Santé Bretagne : 
 
– l’embauche de personnel
– l’augmentation significative du nombre de lit de réanimation
– la revalorisation des salaires
– l’amélioration des conditions de travail
 
Ils souhaitent ainsi comme promis dans le cadre de la campagne de Cintré en Commun faire rentrer dans les conseils municipaux la défense des services publics et le débat sur la nécessaire maitrise de nouvelles compétences pour la Bretagne.
Vous pouvez lire ici le communiqué de presse qui explique leurs motivation.
 
 

Le premier confinement a été marqué par le rôle déterminant des communes, des métropoles et de la région dans la gestion de la crise sanitaire. Pour faire face à la deuxième vague qui frappe de plein fouet notre pays, la première urgence est de donner des moyens à l’hôpital public : plus de lits de réanimation, et une embauche significative de personnels soignants. Il leur faut également une revalorisation des salaires et une amélioration des conditions de travail. Le salaire des infirmiers est parmi les plus bas en Europe, c’est inacceptable. C’est dans ce sens que nous proposerons, au prochain conseil municipal, le vote d’un vœu pour que le conseil municipal demande à l’Agence Régionale de Santé plus de moyens pour l’hôpital public et nos soignants. L’heure n’est plus aux coupes budgétaires qui mettent nos vies en danger, l’heure est grave, nous nous devons de répondre aux besoins des personnels soignants et de l’hôpital public qui combat chaque jour pour sauver les vies de nos concitoyens, pour sauver nos proches, pour sauver nos vies. 

Lors du dernier confinement, les collectivités locales et régionales ont été des acteurs majeurs dans la lutte contre le coronavirus et ont comblé les incuries de l’État malgré leur peu de moyens et de compétences. La fourniture de masques par la Métropole de Rennes en est une illustration frappante. L’opération va être réitérée pour les écoliers, nous devrions porter demain à la Métropole et à la Région la fourniture de masques pour les collégiens et lycéens en vue de fournir des masques à tous nos jeunes cintréens. L’heure est à la mobilisation. 

Alors que partout des municipalités se lèvent pour que les petits commerces restent ouverts dans le plus strict respect des règles sanitaires nous devons, nous aussi, porter la voix de nos commerçants pour limiter l’impact économique et social qu’a et qu’aura cette crise sanitaire majeure. La pandémie va durer, nous devons malgré tout continuer à vivre. Plutôt qu’être imposé par l’État, nous devons construire ces nouveaux modes de vie collectivement, avec la région, la Métropole et les communes, avec les citoyens, pour adapter les mesures sanitaires à la réalité concrète du terrain. Ce mode d’organisation plus souple permet à d’autres pays d’Europe de mieux appréhender la pandémie. 

Si cette crise dure, nous devons adapter les outils institutionnels pour y répondre au plus près des citoyens. C’est pour cela que la Bretagne doit avoir les compétences en matière de santé et les moyens financiers pour mettre en place une politique de santé ambitieuse pour vaincre la Covid-19. Ces nouveaux outils, construisons-les ici à Cintré : La démocratie participative a été un axe majeur de cette dernière campagne des municipales, de la part de Cintré en commun comme de la majorité. Il s’agit désormais de passer aux actes. 

Nous avons surmonté la première vague, surmontons ensemble cette deuxième vague.

Yec’hed mat d’an holl ! 

Anton Burel et Christine Georges

Touellerezh an dilennadegoù: Ar gwir ’zo gant Trump

Gant Robert Neal Baxter ( Stourmer komunour ha dizalc’hour deus Galiza, kelenner , ezel Unvaniezh Pobl Galiza)

Robert Neal Baxter .

D’an 3 a viz Du e oa bet lakaet fin d’an argerzh hir-kenañ  evit dilenn ar Prezidant a reno war douar ar re dieub ha kêr ar re galonek, hervez pozioù kan broadel $tadoù-Unanet AmeriKKKa. Diaes chom hep her goût.

 

Ha koulskoude, marteze a-walc’h ne oar ket kement all a dud e oa bet disklêriet Luis Arce evel Prezidant Stad Liesvroadel Bolivia nemet pemp devezh war-lerc’h, aet ar maout gant e strollad, Luskad war-du ar Sokialouriezh (MAS-IPSP), tapet gantañ 55% eus ar mouezhioù ha gant ur feur mouezhiañ en tu all da 88%. Koulz e eil kambr an Dael hag eben ec’h eas kalz war ledanaat muiañ-niver ar strollad gant da benn Evo Morales, hag evit ar wezh kentañ ez eus muioc’h a vaouezed er Sened hag a baotred. Ha koulskoude, daoust d’an istorel m’eo ar fedoù-se, n’o deus ket ar araezioù brizhkehentiñ sistemek gouestlet kalz a blas nag a bouez dezhe er c’heleier.

War a seblant, n’eus nemet un dra a rankfemp an holl bezañ chalet ganti: anv an hini a vo lakaet da bennrener nevez ar pezh a ra lod ‘ar bed dieub’ anezhañ, evel ma vefemp o vevañ c’hoazh da vare ar Brezel Yen. Fellout a reer lakaat ac’hanomp da grediñ e cheñcho pep tra en Ti Gwenn, ur wezh staliet un impalaerour nevez a-drek ar Burev Hirgelc’hiek, kalz sichantoc’h ar wezh-mañ avat.

Ken brein eo sistem politikel ar Stadoù-Unanet m’eo diaes goût dre belec’h kregiñ: goubrenerezh, kleptokratelezh hag interestoù kuzh al lobbioù ekonomikel hollc’halloudus, iriennelouriezh damfaskour QAnon, torgammerezh ar mediaoù hag ar c’heleier faos (fake news), poblelouriezh eus an eil tu hag egile, amoedigezh dañjerus ar Prezidant kent ha sionegezh arfoll ar Prezidant nevez pe c’hoazh ar gouennelerezh gwriziennet don er vro, lakaet termen d’an disparti dre lezenn etre ar re wenn hag ar re du 50 vloaz ’zo nemetken ha na vo ket skarzhet da vat diouzh penn an dud a-drugarez d’an pebeiladur enepdemokratel etre ar re ruz hag ar re c’hlas, hag all, hag all.

Amañ avat e fell din komz diwar-benn mont en-dro an dilennadegoù ar vro a gred embann ec’h eo anezhi penndifennourez hollvedel an demokratelezh ha ne chom ket da dortal o lakaat an demokratelezh-se da dalvezout dre ar bed a-bezh gant daolioù misil, jahinerezh, o kenlabourat gant renadoù faskour evit mac’homañ o fobloù, dre sparfañ napalm ha kontammer orañjez pe dre nerzh ar bombezennoù atomek zoken… Pep tra e anv an demokratelezh hag ar frankiz.

 

We the people. Ni, ar bobl. Setu penaos e tigor Bonreizh ar Stadoù-Unanet sinet e 1787. Setu penaos e tigoras ivez e brezegenn gentañ Joe Biden evel Prezidant dilennet, en ur disklêrian e oa un ‘trec’h evidomp-ni, ar bobl”. Ouzhpenn 200 vloaz warlerc’h eo ur gwaz gwenn a renkad etre an hini a gred kaozeal e anv ar bobl-holl adarre, daoust ha m’eo gwir m’en deus dibabet ur vaouez du he c’hroc’hen evit c’hoari ur rol a eil renk. D’an nebeutañ eo aet an traoù un tammig war-raok er Stadoù-Unanet a-hed ar c’hantvedoù memestra, rak n’halle ket ar maouezed votiñ eno betek 1920, en ur c’hoût ne c’helle votiñ nemet ar wazed perc’hentiezh gante betek 1856 ivez. Ha ne oa nemet pa oa bet lakaet e pleustr Lezenn ar gwirioù mouezhiañ e 1965 ma oa bet diskaret da vat an holl skoilhoù a harze ouzh ar re du da votiñ.

 

Reizh ha dereat eo kaozeal eo anv ar bobl pa vez dilennet ar Prezidant ganti en un doare peurdemokratel, dres evel ma c’hoarvezas e Bolivia. Hogen, pa gred kaozeal Prezidant SUA e anv ar bobl, emañ o treuzpiaouañ he mouezh pa seller pizh ouzh an divigadoù a bep seurt a gaver don-don e reizhad an dilennadegoù er vro-se.

 

Meur a skoilh e gaver war an hent pa feller lakaat e pleustr ar gwir da votiñ eno. Da-gentañ-holl e ranker en em enrollañ. Sañset eo digoust, met dre ma n’eus er vro-se kartenn-anv ret ebet ec’h implijer peurliesañ an aotre-bleniañ evit gwiriekaat identelezh an den-mañ’n-den (pe c’hoazh un aotre-armoù a-wezhioù…). Kement-mañ a dalvez da damouez evit lakaat er-maez tud gante ar gwir da vouezhiañ eus gennadoù resis ar boblañs, dreist-holl ar re ouennekaet peogwir eo teir gwezh izeloc’h an niver a dud afro-amerikan gante un aotre-bleniañ evit ar re wenn. Evit gwashaat an traoù, e karterioù resis ’zo eo bet serret ar burevioù karget da reiñ an dielloù ret ivez. An disoc’h: hervez ur studiadenn embannet e 2012, ne oa ket enrollet 24% eus an dud gante ar gwir da votiñ, d.l.e. 51 milion a dud en holl.

 

War-lerc’h e ranker gouzañv lostadoù-tud hir meurbet dirak al lec’hioù-mouezhiañ, dreist-holl evel-just er c’harterioù ma vez kalz a dud ouennekaet. Hag e stadoù evel Texas e oa bet aotreet staliañ ur post nemetañ e pep kontelezh evit ar votoù dre bost, en ur c’hoût e c’hellont tizhout 5,000 kilometr karrez. Gwezh ha gwezh all e vez kemmet ivez bevennoù an takadoù-mouezhiañ evit ma vo gounezet lec’hioù a-bouez gant strollad pe strollad.

 

Meur a sil bras all en deus ar reoliad evit gallout mont e-biou da volontez wirion ar bobl ha da bennaenn diazez ‘un den, un vot’. Souezhus e c’hellfe kavout an nen ar fed ma oa teuas Trump da vezañ Prezidant e 2016 daoust ha ma’c’h eas gant Hillary Clinton al lodenn vrasañ eus ar pezh a reer ar vot poblek anezhañ, tapet ganti kaze 3 milion a vouezhioù muioc’h evitañ. An abeg a gaver e reoliad ar c’holajoù dilenn, ma vez anvet gant pep stad un toullad dilennerezed/ion fiziet ar vot enne, en holl 538 anezhe nemetken. Evel-se n’he deus ket pep mouezh ar hevelep talvoudegezh, rak pouezañ a ra kalz muioc’h ar votoù  a seurt-se evit re hiniennel ar bobl. Da skouer, evit dont da vezañ Prezidant, e  ranke Biden gounez e 270 kolaj, ne vern hag-eñ e tizhfe ar muiañ-niver a votoù poblek pe get.

 

Ma tegouezhfe kemend-all en ur vro bennak eus Afrika, hep mar ebet e tougfe klemm diouzhtu renerion demokratelezhioù frankizour ar C’hornôg en ur damall ar vro da vezañ gwallet ar reolennoù demokratel diazez. Ha koulskoude e kendalc’h U$A d’en em lakaat da skouer penndifenner an demokratelezh hollvedel hep an disterañ mezh.

 

Da heul ar votadegoù, ne baouezas ket Trump da glemmichal, en ur asuriñ e oa bet skoet gant un taol touellerezh. Ha ret eo anzav emañ ar gwir gantañ en ur mod, rak un taol touellerezh eo ar sistem penn-kil-ha-troad.

 

Met arabat faziañ. Gwir eo ec’h eo ur vezh enepdemokratel ramzel mont en-dro an dilennadegoù er Stadoù-Unanet. Met ret eo anzav ivez o deus an holl reoladoù demokratel bourc’hiz ur bern gwikefreoù savet a-ratozh-kaer evit lakaat harz ouzh bolontez wirion ar bobl. Er Rouantelezh-Unanet, da skouer, ec’h implijer ar sistem mouezhiañ unanv muianiverel gant un dro nemeti (first-past-the-post) gantañ da bal lakaat an daoustrolladegezh da beurbadout da viken hag a-drugarez dezhañ e c’hallas Thatcher ren war ar vro gant ur melldorn houarn daoust da vezañ tapet nemet 42,4% eus ar votoù ganti e 1983 en ur stad ma c’hell izili nann-dilennet ar Gambr Uhel, da lâret eo eskibion ha pared hêrezhel (noblañsoù) ha nann-hêrezhel, kas d’an traoñ mennadoù bet votet gant izili dilennet (mod pe vod) Ti ar C’humunioù.

 

Touellerezh ’zo bet, sur ha n’eo ket marteze. N’eo ket Trump an hini ’zo bet touellet avat, met ar bobl gant an demokratelezh bourc’hiz.