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Le 28 mars dernier , 2500 personnes répondaient à l’appel de l’AFPS et défilaient dans Rennes en solidarité avec le peuple palestinien. Cette initiative se déclinait  le même jour dans plusieurs villes de l’Hexagone , dans l’indifférence des médias. Le public présent était très militant, et il faut bien le dire, la moyenne d’age n’était pas très basse, et peu d’habitants des quartiers populaires étaient présents. C’est tout de même un chiffre non négligeable, dénotant une combativité dans la durée des organisations solidaires de la lutte du peuple palestinien, malgré le boycott médiatique et la répression qui s’abat sur la solidarité organisée avec le peuple palestinien.

Notre courant, indépendantiste de gauche, était présent aux cotés d’autres sensibilités de la gauche bretonne ( UDB, Dispac’h, CFRB ). Nous reproduisons in extenso la prise de parole des organisateurs et organisatrices. Nous y notons avec satisfaction la demande d’arrêt des subventions du Conseil Régional de Bretagne aux industriels de la mort qui pullule sur notre territoire, que nous portons depuis plusieurs mois. 

Intervention pour le 28 mars à Rennes

Il y a cinquante ans, le 30 mars 1976, Israël réprimait dans le sang une manifestation de Palestiniens qui protestaient contre le vol de leurs terres. L’armée tira sur la foule et 6 Palestiniens furent assassinés. Depuis, le 30 mars, Journée de la terre, est une journée de lutte et de manifestation pour les Palestinien·nes en Israël, en territoire palestinien occupé depuis 1967 (Gaza, Cisjordanie, Jérusalem), dans les camps de réfugiés et partout dans le monde pour refuser la colonisation, le vol des terres, dénoncer la Nakba (la catastrophe : l’expulsion de 800 000 Palestinien·nes entre 1947 et 1949 – un processus de dépossession qui ne s’est jamais arrêté depuis) et l’apartheid israélien.

À l’occasion de ce 50e anniversaire, le mouvement de solidarité se devait d’exprimer la solidarité du peuple de France avec le peuple de Palestine. Comme ici à Rennes, des manifestations se tiennent en ce moment même dans 17 régions de France avec le même message, repris par plus de 90 associations, partis, syndicats et collectifs pour rappeler dans un même mouvement unitaire notre attachement internationaliste à une paix juste et durable.

 

Si la guerre menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran depuis le 28 février, sert d’abord à maintenir leur contrôle sur le Moyen-Orient en faisant tomber le régime de Téhéran,  elle est aussi utilisée par le gouvernement de Netanyahou pour aggraver et renforcer les crimes des forces d’occupation et des milices fascistes en Palestine occupée, à Gaza, comme en Cisjordanie y compris Jérusalem-Est.

 

Aujourd’hui, cette nouvelle escalade militaire israélo-Étatsunienne contre l’Iran est à dénoncer pour ce qu’elle est : une nouvelle offensive impérialiste contre les peuples de la région. Les populations palestinienne, libanaise, yéménite et bien sûr, iranienne sont les victimes de l’agenda politique de ces deux seigneurs de guerre.

 

Netanyahou et Trump ont tous les deux des élections cette année. L’un et l’autre espère tirer profit de cette stratégie guerrière quitte à violer une fois de plus les lois du droit international. Un « droit » que Trump affirme une fois pour toute soumis à son seul bon vouloir, et à celui de la force brute. Pour Israël, faire la guerre a toujours permis que le pouvoir colonial se renforce. Comme on peut le constater, même la soi-disant opposition libérale soutient totalement Netanyahou et s’aligne sur lui. Tout comme les États occidentaux qui en répétant comme un mantra le prétendu droit d’Israël à se défendre lui offrent en fait une totale impunité pour envahir les pays voisins et annexer de nouvelles terres en Palestine.

Netanyahou a donc intérêt à mener une guerre contre l’Iran, pour cela les prétextes les plus trompeurs sont bons : la lutte contre le terrorisme, la menace de l’arme nucléaire iranienne ou pire encore l’hypocrite intention d’aider le peuple iranien à lutter contre la tyrannie. Mais derrière ces slogans et ces prétextes, dans l’immédiat l’objectif de Netanyahu est de gagner en popularité avant les élections pour se maintenir au pouvoir quel qu’en soit le prix..

 

Et puis dans cette guerre, il y a aussi l’intérêt impérialiste des États-Unis, exacerbé cette fois-ci par l’administration Trump, fortement lié à la crise du dollar et à la concurrence avec la Chine qui importe la majeure partie de son pétrole du Venezuela et d’Iran. Ce n’est pas un hasard si ces deux pays ont été pris pour cible par les États-Unis. Et il y a aussi les élections de mi-mandat.

 

Comme cela a déjà été le cas en Irak, en Libye, en Syrie, en Afghanistan, au Liban et ailleurs, les États-Unis et Israël visent à déstabiliser les pouvoirs en place pour imposer leur contrôle sur des États soumis au chaos de la guerre, divisés entre différents groupes ethniques et religieux, car cela sert leurs intérêts. Ce sont là les véritables motivations de cette guerre inutile et criminelle contre l’Iran.

 

Et puis, il y a la Palestine, qui reste une épine plantée dans le pied de ces criminels. Car le peuple palestinien qui malgré l’occupation, la colonisation, l’apartheid et le génocide qui lui sont imposés depuis bientôt 80 ans continue de résister.

 

En dépit des 80 000 victimes officiellement recensées à Gaza, un territoire encore occupé à 60 % de sa superficie et détruit à 80 % ou l’aide humanitaire ne passe pratiquement plus depuis la guerre contre l’Iran, la population survit et même résiste à des conditions de vie insupportables.

 

En dépit de la colonisation qui progresse en Cisjordanie et plus d’un millier de victimes palestiniennes de l’armée ou des colons depuis le 8 octobre 2023, malgré les villes et les villages bouclés par des centaines de checkpoints, les multiples incursions violentes contre les camps de réfugiés et les communautés agricoles,  la résistance palestinienne ne baisse pas les bras.

 

La résistance populaire fait face à la répression, les arrestations et la détention de presque 10 000 prisonnier-es palestinien-nes soumis à la torture dont des leaders comme Marwan Barghouti ou Ahmed Saadat, le peuple palestinien reste debout pour défendre sa terre et ses droits. C’est elle qui a motivé le soutien international, les manifestations innombrables et puissantes, les gréves comme en Italie, le refus des dockers de charger du matériel de guerre comme à Marseille, les flottilles pour Gaza etc…

 

 

C’est bien cette incroyable résistance qui finit par aboutir aux résolutions de l’ONU condamnant comme illégale et contraire au droit, la colonisation de la Palestine, aux avis de la CIJ ou de  la CPI qui rappellent les règles du droit et de la justice internationales contre la loi du plus fort. C’est de cette résistance populaire que témoignent aussi les nombreux rapports internationaux, ceux de Francesca Albanese ou de toutes les plus grandes ONG internationales.

 

La guerre contre l’Iran est ainsi instrumentalisée par le gouvernement israélien pour détourner l’attention du génocide en cours à Gaza et du nettoyage ethnique en Cisjordanie, qui s’est intensifié ces derniers mois. Tant que les regards sont portés vers l’Iran plutôt que vers le Territoire occupé de Palestine, les forces d’occupation et les milices fascistes en profitent pour accentuer et renforcer leurs crimes. De nouvelles communautés sont chassées de leur terre, des villages et des quartiers de Qalqilya, Naplouse, Hébron, Jéricho, Ramallah, Tulkarem, Beit Jala ou Jérusalem-Est sont attaqués presque chaque jour, faisant de nouvelles victimes et de nombreux dégâts matériels.    

 

Pour la défense des droits du peuple palestinien, nous exigeons aujourd’hui, une fois encore, de notre propre gouvernement qu’il agisse enfin pour défendre :

 

  • L’auto-détermination du peuple palestinien qui doit être l’acteur de son propre destin
  • Le droit au retour des réfugiés palestiniens
  • La fin de l’occupation, de la colonisation, de l’apartheid
  • Des sanctions contre Israël, l’arrêt immédiat des livraisons de matériel militaire.
  • La suspension des accords commerciaux entre Israël et la Communauté Européenne.
  • Un cessez-le-feu définitif et la fin du génocide à Gaza.
  • L’arrêt de toute criminalisation et des procédures judiciaires contre  les soutiens au peuple palestinien en France.

 

Et puisque nous sommes à Rennes, nous exigeons du Conseil Régional de Bretagne qu’il coupe toutes les subventions aux industries de l’armement complice du génocide et de la colonisation dans les territoires occupés.

 

Tant qu’il le faudra, nous continuerons de réclamer la justice pour la Palestine, l’arrêt définitif du génocide et de la guerre contre les peuples de la région !

AFPS.

Screenshot

D’ar 6 a viz Kerzu : e Breizh hag e lec’h all, ra vo muioc’h a oberou evit dieubidigezh Georges Abdallah !

Ar stourm evit dieubidigezh Georges Abdallah na c’hell ket bezañ distag diouzh ar stourm evit frankiz ar pobloù !    

Ul lodenn eus ar stourm evit dieubiñ ar brizonidi politikel ha dispac’hel an hini eo !

 

Georges Abdallah , ur c’homunour Libanad anezhañ, zo engouestlet e dieubidigezh Palestin.

Gallout a rafe bezañ dieub abaoe 1999, nac’hañ a ra Stad-C’hall e vefe laosket da vont, peogwir e talc’h da zougen mouezh ar stourm er brezel a zieubidigezh enep d’an impalaeriezh hag e eztaol sionour. Georges Abdallah zo ar prizoniad politikel koshañ en Europa- goude 40 vloaz en toull-bac’h. Sevel a ra ar bloaz mañ evit an 10vet gwezh ur goulenn dieubiñ amplegadek.

D’ar 15 a viz Du, lez-varn-dalc’h ar c’hastizoù e Pariz he doa klevet ar 4000 den deuet da sikour anezhañ e Lanamesa e-lec’h m’emañ bac’het Georges Abdallah. Heklev o c’hoant dibleg ha pennek da zerc’hel gant ar stourm betek ma vo dieub ar prizoniad dibar-se zo bet klevet ganto.

D’ar 15 a viz Du, lez-varn-dalc’h ar c’hastizoù e Pariz he doa klevet trouz ar c’houlzad evit dieubidigezh Georges Abdallah o vont war greñvaat hag al lañs poblek a c’heller klevet e pep lec’h er C’hwec’hkorn koulz ha war an dachenn etrevroadel o huchal a unvouez  «  Frankiz evit Georges Abdallah !» evel ma oa bet graet d’ar 14 a viz Du e 35 kêr kenurzhiet er stourm.

 

D’ar 15 a viz Du, lez-varn-dalc’h ar c’hastizoù e Pariz he doa klevet ne ra al lañs a genskoazell bet kroget ouzhpenn 20 vloaz zo nemet mont war gresk , en em silhañ a ra e pep lec’h, er miziou diwezhañ dreist-holl, evit dont da vezañ ur wagennad greñv evit ma teufe dieubidigezh Georges Abdallah- hag asambles gantañ, ar stourm reizh evit Palestin- da vezañ e deiziataer politikel hon holl stourmoù a wel d’an holl war an dachenn bolitikel.

 

D’ar 15 a viz Du, lez-varn-dalc’h ar c’hastizoù e Pariz he doa komprenet ne  « tougfe morse Gaza banniel gwenn ar c’hodianañ. Nag ar sionourien, na nerzh torfedel ebet na vo trec’h war youl taliñ ar rezistañs e Gaza » evel ma oa splann e vije graet kement all gant Georges Abdallah hag ar re a harp anezhañ, kar Georges Abdallah zo perzh deus hon stourmoù hag e dieubidigezh da vat zo perzh deus hon emgann betek an trec’h pe an trec’h !

 

Ya ‘vat,  ar 15 a viz Du zo bet un trec’h politikel ha lezennel , met dalc’homp da stourm ! Evit enebiñ ouzh ar galv kaset a-benn gant ar prokulor a lakaa astal war diviz ar-l lezvarn a roe e frankiz da Georges Abdallah e kemeromp perzh e galv nevez ar c’hKoulzad Unvan evit Dieubidigezh Georges Abdallah (KUeDGA) evit ma vo « mil oberenn o vleuñviñ evit e dieubidigezh war an dachenn lec’hel, broadel pe etrebroadel »

.

E pep lec’h e Breizh, e-lec’h ma vez roet kalz arc’hant gant ar strollegezhioù lec’hel da Thalès ha d’al lobi milourel-industriel a denn gounidoù deus an dagadenn impalaerour e Liban-Palestin, bezomp niverus o kemer perzh d’ar 6 a viz Kerzu 2024 , en devezh stourm etrevroadel kenurzhiet evit dieubidigezh Georges Abdallah, Ra vo stank an tolpadegoù, prezegennoù, skritellaouegoù, gitonioù dispaket pe oberennoù arzel.

 

Ar stourm evit Georges Abdallah zo stag da vat ouzh an emgann evit dieubigezh pobloù Liban ha Palestin. Perzh eo deus an emgann evit dieubidigezh ar brizonidi politikel pe dispac’hel bac’het gant Stad-C’hall, hag en o mesk :  re hor c’hamaladed deus Kanaky, Korsika pe Euskal Herria.

 

Nos militantEs s’associent à cet appel et y prendrons la parole pour rappeler le cas de Georges Ibrahim Abdallah incarcéré en France depuis 1984 en raison de son combat en tant que communiste Libanais pour la Palestine. Un autre rendez vous est prévu à Morlaix

Stop à l’agression israélienne contre les Palestinien-ne-s de Jérusalem !
Stop au nettoyage ethnique et à la dépossession!
Solidaires de la résistance du peuple palestinien !

Depuis plusieurs semaines l’armée israélienne, les colons, les bandes fascistes et racistes des suprémacistes israéliens, multiplient les agressions à l’encontre des Palestinien.ne.s de Jérusalem : interdiction d’accès à la vieille ville de Jérusalem et aux lieux saints en ce mois de ramadan, provocations et agressions permanentes de la part des colons, appels au meurtre… 

Dans le même temps, des dizaines d’habitant.e.s palestinien.ne.s du quartier de Sheikh Jarrah sont menacé.e.s d’une expulsion imminente de leurs maisons, plusieurs familles du quartier de Silwan ont vu leurs maisons détruites, alors que des centaines d’autres menaces de destruction de maisons pèsent sur les familles palestiniennes de Jérusalem.

Vendredi 7 mai/ lundi 10 Mai, l’armée israélienne a (encore) pénétré sur l’Esplanade de mosquées alors que 70 000 fidèles étaient rassemblé.e.s, provoquant des mouvements de panique. Le Croissant rouge a annoncé que 178 personnes ont été blessées, dont 88 ont dû être hospitalisées, la plupart blessées à la tête par les balles métalliques enrobées de caoutchouc. L’armée d’occupation n’a pas hésité à pénétrer dans une clinique du Croissant rouge et à tirer des gaz lacrymogènes dans les salles de soins.
Ces derniers jours, la police israélienne a violemment attaqué les Palestinien.ne.s de Jérusalem jusque dans la mosquée Al-Aqsa : plus de 500 blessé.e.s ce lundi 10 mai selon le Croissant-Rouge palestinien. 

Lundi 10 Mai, l’horreur: plus de vingt palestinien.ne.s ont été assassiné.e.s par l’armée israélienne dans la bande de Gaza dont neuf enfants tandis que l’armée israélienne noyait l’esplanade des mosquées dans les gaz, lançait des grenade explosives dans les salles de prières et tirait tout azimut. Alors que le feu faisait rage sur l’esplanade des mosquées, des dizaines de manifestant-e-s d’extrême-droite israélien-ne-s criaient leur joie et leur haine. 

Ces chiffres atroces ne sont malheureusement pas définitifs et sont ceux que nous connaissons à cette heure.

Dans le même temps l’armée continuait à occuper la porte de Damas, interdisant son accès à la population palestinienne, et le quartier de Sheikh Jarrah était envahi, bouclé par l’armée et livré aux bandes de colons, faisant là aussi plusieurs blessés. De nombreux Palestiniens ont été arrêtés dont certains expulsés de la ville pour deux ou trois semaines sans aucune forme de procès.

Jérusalem est sous occupation militaire depuis 73 ans. Son annexion par Israël est condamnée par toutes les instances internationales, et c’est un plan de colonisation, de dépossession et de nettoyage ethnique qui est à l’œuvre.

– 73 ans d’occupation et de colonisation par l’Etat colonial Israël,
– 73 ans de résistance du peuple palestinien contre les politiques d’apartheid israéliennes, contre le nettoyage ethnique de la Palestine historique de la mer méditerranée au fleuve Jourdain,
– 73 ans de résistance pour le droit au retour sur leurs terres et dans leurs foyers de toutes les personnes réfugiées et expulsées depuis 1948,
– 73 ans de résistance pour le droit à l’autodétermination 
– 73 ans de résistance contre le partage de la Palestine par l’ONU établissant un système colonial et d’apartheid qu’est Israël. 

En ce 15 Mai, jour de commémoration de la Nakba ( processus continu en Palestine), rejoignons nous pour manifester notre solidarité au peuple palestinien!

 
SAMEDI 15 MAI à 11h00 devant la sous préfecture de GUINGAMP.

Des prises de paroles sont prévues. 

Boycott de l’état colonial
Soutien aux résistances populaires palestiniennes 

Signataires: UL CGT, FSU, SOLIDAIRES,APFS, NPA, PCF, GAUCHE INDEPENDANTISTE.

 

 

Vivian Petit militant Rennais et auteur de “Retours sur une saison à Gaza“, ouvrage solidaire sur la Palestine que nous avions interviewé continue sa tournée de réunions publiques en Bretagne et ailleurs.

Nous vous recommandons vivement de vous rendre à un de ces rendez-vous pour vous procurer l’ouvrage et participer à ces débats sur la solidarité avec le lutte de libération nationale du peuple Palestinien. La page Facebook du livre est là.

Pour commander le livre chez Scribest on passe par là.

  • 14 novembre : Châteaubriant (44), Bar La charrue, 20h.
  • 15 novembre : Rennes (35), Université Rennes 2, 18h. (En compagnie de Julien Salingue).
  • 17 novembre : Plourin les Morlaix (29), Centre social Ti An oll, 18h. (A l’occasion de l’inauguration d’une exposition de l’ACAT, du CCFD et de l’AFPS à propos de Gaza).
  • 18 novembre : Locquirec (29), Maison occupée Poul Rodou, 18h. (Suivi d’une projection du documentaire “The lab”, de Yotam Feldman).
  • 21 novembre : Rennes (35), Institut d’Études politiques, 18h15. (A l’invitation de l’association Ysegoria et de la librairie Planet io).

Nous étions une trentaine cet après-midi ( vendredi 19 juin )  à mener une action contre la boutique Orange de la rue Lebastard (centre de Rennes), en solidarité avec la résistance palestinienne. Le but de ce rassemblement à l’entrée de la boutique était de dénoncer la responsabilité de l’entreprise dans la colonisation en Cisjordanie et dans le massacre commis à Gaza l’été dernier. Nous appellons à intensifier les actions ciblant les locaux et boutiques des entreprises (notamment françaises) qui, comme Orange, participent activement à l’occupation de la Palestine. Voici le tract distribué à 500 exemplaires dans et devant la boutique.

(A noter l’arrivée très rapide – plan vigipirate oblige – de policiers et gendarmes, appellés pour tenter de prévenir toute tentative d’entrave au commerce ; lesquels sont partis après s’être aperçus que leur présence dissuadait particulièremet les potentiels clients d’entrer dans la boutique …)

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L’été dernier, tous les médias parlaient de la Palestine, et du massacre israélien qui faisait 2 147 morts dans la Bande de Gaza. Si un « cessez-le-feu » est aujourd’hui en place dans et autour de la Bande de Gaza, cela ne doit pas nous faire oublier la réalité du terrain. En Israël, les violences racistes perdurent, tout comme les crimes de l’armée et de la police. En Cisjordanie, la colonisation s’intensifie, la répression des manifestations continue et des arrestations ont souvent lieu. Dans la Bande de Gaza, le siège est toujours en place, et les matériaux de (re)construction n’ont pas pu entrer depuis l’été dernier.

Quiconque est déjà allé en Palestine sait qu’il n’y a pas par moments une « escalade de la violence ». Il y a au contraire, de la part d’Israël une colonisation et une répression permanentes, et la volonté d’asphyxier un territoire et un peuple, dont le massacre de l’été dernier fut le prolongement direct.

Pour s’opposer à l’occupation de la Palestine par Israël, depuis dix ans, à travers la campagne Boycott, Désinvestissements, Sanctions, les organisations de la résistance palestinienne appellent à ce que des actions soient mise en place dans le monde entier contre Israël, ses institutions et ses entreprises, ainsi que contre toute entreprise participant à la colonisation de la Palestine. Les actions contre les produits israéliens dans les supermarchés en sont un exemple, comme les sabotages contre une usine d’armement en Angleterre lors de l’ « opération Plomb Durci » (1330 morts dans la Bande de Gaza à l’hiver 2008-2009), ou le blocage de ports en Amérique du nord l’été dernier pour empêcher des cargos israéliens d’accoster.

Et les cibles peuvent parfois être trouvées très proche de nous. Orange a en effet un contrat avec “Partner Communications”, firme israélienne avec laquelle elle a renouvelé en 2011 sa licence d’exploitation. C’est le réseau Orange qui alimente en Cisjordanie les 176 antennes et relais implantées sur des terres confisquées pour les communications de l’armée israélienne et des colons.

Encore plus clair, dans le cadre de sa campagne “Adopt a Warrior” (« Adopte un Guerrier »), Orange-Israël a parrainé deux unités de combat israéliennes lors des massacres de l’été dernier à Gaza, et elle envoya quotidiennement trois unités mobiles de téléphonie aux points de rencontre des soldats israéliens autour de Gaza…

Nous voyons donc que contrairement à ce que disent les antisémites, il n’y a pas de « complot sioniste mondial », ni de « France des droits de l’homme effrayée par le lobby juif », mais un ensemble d’entreprises, d’institutions et d’Etat qui tirent profit de la colonisation et des massacres.

Le fait que la police de Ferguson qui a tué Michael Brown a été formée par l’armée israélienne est l’un des signes de la continuité policière des régimes, et les Palestiniens qui conseillaient sur twitter les émeutiers des différentes villes des Etats-Unis quant à la manière de se protéger des gaz lacrymogènes ne s’y sont pas trompés.

En France, les interdictions des manifestations à l’été dernier et les condamnations à de la prison ferme contre certains de leurs participants sont aussi un signe de la solidarité des Etats dans la répression : tout comme le maintien depuis plus de trente ans de la détention par l’Etat français de Georges Ibrahim Abdallah, soumis à une vengeance sans fin pour avoir participé à la lutte armée en riposte à l’agression du Liban par Israël en 1982.

Cette action s’inscrit dans le contexte de la solidarité à la cause palestinienne, et marque une volonté de trouver des cibles pour avoir des prises sur la situation et marquer notre solidarité avec la résistance.

Kalz a vretoned o deus dalc’het soñj eus Bagad Guirab , ur strollad sonerien Palestinian a zo e gwrizioù e kamp repuidi Burj Al Shamali e bro Liban. E 2007 o devoa dibunet e gouel etrekeltiek an Oriant hag an dud o devoa desket evel-se ez eus eus un hengoun seniñ binioù bras e Palestin. Hevez lod ez eo un hengoun a gozh adnevesaet da vare ma oa ac’hubet Siria ha Palestin gant arme « Breizh-veur » , ul lu hag a implij binioù bras ar skosiz.

Fellout a ra da sonerien ha sonerezed Guirab krouiñ ur studio enrollañ e Burj Al Shamali . Evit en ober o deus ezhomm arc’hant setu m’o deus roet lans d’ur choulzad arc’hantaouiñ dre ar genrouedad. Evit kreñvaat al liammoù etre pobl Palestin ha hini Breizh e ranker tremen dre aze.

Harpet int gant gant skourr lec’hel ar gevredigezh «  France Palestine » e departamant ar Morbihan.

AFPS Lorient / – Cité Allende – 12 rue Colbert / 56100 An Oriant

Nous reproduisons ici un appel émanant de camarades de divers horizons souhaitant offrir des perspectives à la solidarité avec le peuple palestinien, qui en Bretagne comme ailleurs s’est maintenue dans la rue tout au long de l’été.

Bretagne Info

Depuis plus d’un mois, nous sommes témoins d’un nouveau massacre en Palestine occupée. Après avoir raflé et emprisonné 1 600 personne en Cisjordanie occupée et réprimé violemment celles et ceux qui manifestaient pour défendre leur doit à l’autodétermination, l’armée sioniste bombarde maintenant nuit et jour toutes les localités de la bande de Gaza. A ce jour, plus de 2 000 Palestiniens y ont été tués, plus de 10 000 blessés et 365 000 ont dû fuir leurs maisons.

Les demandes de toutes les factions de la résistance palestinienne (Hamas, Djihad Islamique, Fatah, Front Populaire de Libération de la Palestine, etc) sont pourtant claires et simples : la fin des attaques sous toutes leurs formes, la levée du siège et la création d’un port à Gaza, ainsi que la libération des prisonniers palestiniens.

Pour l’heure, malgré les tentatives de négociations, la situation reste inchangée et les gazaouïs étouffent toujours sous le blocus. La discussion qui aura lieu le samedi 30 août avec Amir Hassan, auteur gazaoui résidant à Paris depuis un an, sera l’occasion de répondre à la propagande sioniste, et d’avoir une idée des conditions de vie à Gaza pendant les massacres. Mais il s’agira aussi de comprendre les mécaniques d’étouffement du peuple palestinien mise en place par l’occupant sioniste (occupation, siège, pénuries …) dont le massacre en cours est le prolongement directe.

La discussion pourra aussi permettre de revenir sur les différentes mobilisations qui ont eu lieu durant tout l’été en soutien au peuple palestinien, et d’envisager les suites possibles à donner à ces élans de solidarité.

Samedi 30 août à 18:00 au 1675 44 rue Legraverend RENNES/ROAZHON