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Communiqué de presse.

Le député LREM Yannick Kerlogot de Guingamp est fier de prendre part à une commission. sur l’enseignement des langues dites régionales et déclare vouloir oeuvrer à l’apaisement suite à la manif massive de Guingamp (plus de 10 000 personnes ) en soutien à l’enseignement immersif en langue bretonne. En tant qu’acteur du mouvement de réappropriation linguistique, élu local et parent d’élève en école immersive je tiens à dire combien cette nomination pour cette mission n’est en rien apaisante et au contraire inquietante.

Yannick Kerlogot déclare au Télégramme : « L’un des objectifs est donc de trouver une solution rapide pour que la rentrée de septembre prochain puisse se faire de façon apaisée, avec un article 4 de la loi renforcé par une consolidation juridiqu»

Les écoles Diwan feront une rentrée apaisée quand tous ceux qui prétendent les soutenir agiront en mettant leurs actes en conformité avec leurs déclarations.

Yannick Kerlogot vient de déclarer son soutien à Thierry Buhé et Guilda Guillaumin candidats dans le canton à Guingamp , qui sont donc estampillés LREM.

Parmi les autres soutiens on peut noter les noms de :

– Laurence Corson La maire du Merzer ,conseillère départementale sortante qui ne VERSE PAS LE FORFAIT SCOLAIRE A DIWAN GWENGAMP ( candidate aux régionales sur la liste de Thierry Burlot ) .

– Bernard Hamon ex maire de Ploumagoar qui tant qu’une filière bilingue n’ouvre dans sa commune a refusé de verser LE FORFAIT SCOLAIRE A DIWAN GWENGAMP.

-Lucien Mercier l’ancien Maire de St Agathon QUI REFUSAIT DE VERSER LE FORFAIT SCOLAIRE A DIWAN GWENGAMP.

-Alain Castrec son ancien adjoint qui refusait lui aussi LE FORFAIT SCOLAIRE A DIWAN GWENGAMP.

-Xavier Le Moal adjoint au maire de Laurence Corson La maire du Merzer ,conseillere departemental sortante qui ne VERSE PAS LE FORFAIT SCOLAIRE A DIWAN GWENGAMP.

-Laurent Le Faucheur maire de Goudelin qui ne VERSE PAS LE FORFAIT SCOLAIRE A DIWAN GWENGAMP .

-Alain Sehan adjoint au maire de Goudelin qui ne VERSE PAS LE FORFAIT SCOLAIRE A DIWAN GWENGAMP.

-Remy Guillou maire de Plouisy qui ne VERSE PAS LE FORFAIT SCOLAIRE A DIWAN GWENGAMP.

-Mickael Tessier son adjoint à Plouisy qui ne VERSE PAS LE FORFAIT SCOLAIRE A DIWAN GWENGAMP.

Une des remplaçante de la candidature de Mr Buhé est Brigitte Le Moal adjointe aux affaires scolaires de Goudelin qui ne VERSE PAS LE FORFAIT SCOLAIRE A DIWAN GWENGAMP.

Voilà comment les amis politiques guingampais de Yannick Kerlogot travaillent à passer la corde au cou de Diwan Gwengamp depuis des années. alors que la loi leur permet verser ce forfait scolaire.  

Comment Yannick Kerlogot et ses acolytes peuvent ils nous faire croire qu’ils préparent une rentrée sereine pour les écoles Diwan ?

Alors que Yannick Kerlogot a renoncé à faire plier ses propres amis politiques locaux pour aider Diwan comme la loi les y autorise, comment pourra t il à l’issue de sa mission convaincre Mr Blanquer de prendre des mesures apaisantes ? De qui se moque-t-on ?

C’est ce dernier qui est à l ‘origine du recours au Conseil Constitutionel contre la Loi Molac qui a déclaré les écoles Diwan anticonstitutionnelles.

L’ecole Diwan de Guingamp comme beaucoup d’autres écoles Diwan en Bretagne après une année COVID sans capacité à générer de l’autofinancement se retrouve avec des comptes dans le rouge , et les amis de Mr Kerlogot ont clairement contribué à cette situation inadmissible qui n’a rien d’apaisante.

Gael Roblin

Conseiller Municipal à Guingamp

Locuteur de breton et parent d’éleve en école Immersive .

Le 29 mai la Redadeg arrivera à Guingamp lors d’un événement habituellement festif. Mais la Redadeg est aussi une forme de lutte pour la langue bretonne. C’est pourquoi nous appelons à une manifestation pour la défense de notre langue ce même jour à partir de 14h00 à la gare de Guingamp.

La loi Paul Molac sur les langues dites régionales a été votée par l’ ensemble des députés bretons toutes tendances confondues et majoritairement bien accueillie par les élus locaux. Cela montre que les bretons sont capables de s’unir pour défendre la langue bretonne.

Cette nouvelle loi, si elle n’est pas invalidée par le Conseil Constitutionnel, permettra de renforcer la place de la langue sur les panneaux routiers, à l’état civil et bien sûr de financer de manière plus juste les écoles Diwan et de pratiquer l’éducation immersive dans les écoles publiques comme privées.

 

Pour que la langue vive et qu’elle soit langue de vie quotidienne il faut mettre en place une politique linguistique ambitieuse avec les moyens financiers adéquats, dans chaque collectivité dans toute la Bretagne et dans tous les champs d’action :

– la petite enfance, l’éducation de la maternelle à l’université,

– les médias et l’édition, l’audiovisuel et le numérique,

– la formation des adultes,

– les loisirs pour les plus petits et les adultes,

– les pratiques culturelles amateures et professionnelles,

– l’économie et les services publics.

Tout ceci doit être clairement spécifié dans les objectifs qui seront inscrits dans la convention Etat/Région sur la langue bretonne et son utilisation dans la vie publique et le transfert de compétences à la Bretagne.

Pour une convention Etat/Région ambitieuse, pour refuser les attaques injustes de la part du gouvernement nous vous invitons à venir manifester à Guingamp le 29 mai à l’occasion de l’arrivée de la Redadeg.

Quelques jours avant les élections départementales et régionales, nous défilerons pour montrer notre volonté de voir notre langue bien vivante se développer dans le cadre d’un statut officiel.

Appel signé par les associations: Stumdi, Mervent, Sked, KLT, DAO, Emglev Bro Gwened, Arvorig FM, Bannoù Heol, Ar Redadeg, KBP-APLB, Emglev Bro An Oriant, Ti Douar Alre, KEAV, Ti ar Vro Landerne-Daoulaz, Mignoned ar brezhoneg, Daoulagad Breizh, Ti ar Vro Gwengamp, Telenn – Ti ar Vro Sant-Brieg, Ai’ta!, C’hoariva, Keit Vimp Bev, Roudour….

 

La journée d’action contre la réforme de l’assurance chômage émanant des lieux culturels occupés par notamment des intermittents et précaires en lutte a rassemblé ce 23 avril des manifestants dans des proportions honorables à Lannion , Guingamp , Saint-Brieuc, Rennes ,Nantes ,Quimper, Brest, Vannes…

Les organisateurs majoritairement issus des milieux artistiques syndiqués et politisés un peu à la manière du mouvement « Nuit Debout » ont réussis à maintenir un cycle de mobilisation visible dans la durée puisque ces occupations durent depuis plus d’un mois pour certaines.

Bien sur le mouvement est traversé de contradictions et les limites de son volontarisme à être le mouvement de tous les précaires sont évidentes. Mais il est clair que les artistes et techniciens habitués à s’organiser ces dernières années contre les attaques du système de l’intermittence ont fait preuve d’une capacité certaine d’auto-organisation et ils disent avec raison être la partie émergée de l’iceberg de la misère et de la précarité qui s’abat sur tous sur fond de crise économique liée au Covid, prétexte pour attaquer les droits sociaux.

En Bretagne on croise parmi les animateurs de ce mouvement beaucoup de musiciens et chanteurs des scènes de musiques populaires bretonnes ( Fest-Noz), d’acteurs et actrices bilingues…On a vu fleurir ici et là des banderoles en breton , des affichettes dans cette langue…

Fin mars une initiative est passé un peu inaperçue, celle portée par le Collectif des Théâtres en Langues Autochtones. Cette structure regroupe des troupes de théâtres pro ou amateurs de Bretagne, Pays Basque, Corse , Occitanie, Alsace, Catalogne Nord depuis 2019.

Investis dans le mouvement d’occupations des lieux de spectacles ses animateurs et animatrices ont des revendications spécifiques aux langues dites « régionales » avec lesquelles ils et elles créent et travaillent.

Ces revendications qui leurs sont propres méritent d’être connues et popularisées car elles contribuent à la transmission de la langue bretonne.

Nous avons publié la version bretonne de ce texte ici.

 

 

 

Communiqué du C.T.L.AUTOCHTONES

Le Collectif des Théâtres en Langues Autochtones, solidaire de l’ensemble des luttes en cours, rappelle ses vœux généraux pour l’ensemble de la filière des théâtres en langues autochtones dites aussi « régionales », « minoritaires » ou « minorisées » du territoire national :

  • Avoir l’accès aux réseaux institutionnels de diffusion (Centres Dramatiques Nationaux, Scènes Nationales, Scènes Conventionnées…) et être programmés régulièrement et de façon officielle dans le cadre de leurs saisons culturelles.

  • Avoir les moyens humains et financiers pour développer des formations artistiques professionnelles spécifiques à nos langues et nos cultures.

  • Être soutenus dans nos moyens de production, de création, de diffusion et d’édition.

Quant aux effets délétères de la crise sanitaire, aggravant de fait :

  • L’état de « survivance » de la filière professionnelle des théâtres en langues autochtones,

  • Le maintien des personnels salariés et l’emploi des intermittents des secteurs artistique, culturel et associatif, dont nous nous portons solidaires,

  • La précarité des structures sans véritable reconnaissance officielle, dont nous nous portons solidaires,

Nous, C.T.L.Autochtones, souhaitons :

  • Une attention particulière envers la filière des Théâtres en Langues Autochtones de la part de l’ensemble des pouvoirs publics ayant la maîtrise de la chaîne artistique, culturelle et associative.

  • La création d’un statut officiel « Structure Empêchée » et la mise en place de moyens financiers qui permettront de garantir les loyers, les charges… les salaires à taux plein de l’ensemble des personnels intermittents (le paiement des répétitions etc…) et le maintien du personnel salarié.

  • Dès lors que la reprise du spectacle vivant sera possible : la garantie de programmations régulières de spectacles professionnels en langues autochtones en l’inscrivant au cahier des charges de l’ensemble des circuits de diffusion bénéficiant des fonds publics conséquents de l’Etat, des collectivités territoriales et locales.

  • Concernant toujours l’ensemble des lieux de diffusion subventionnés (scènes conventionnées, théâtres municipaux, nationaux…) : l’accueil en résidence de création et une aide financière de coproduction pour les compagnies de théâtre en langues autochtones.

  • Par région, la mise en place d’une aide spécifique pour la création de spectacles jeune public en langues autochtones, accompagné d’un circuit de diffusion destiné à l’ensemble des établissements scolaires associatifs, privés et publics de la maternelle au secondaire qui dispensent une langue régionale (en immersion et bilingues).

  • Pour les organisateurs occasionnels de spectacle : le développement, l’extension et la pérennisation d’un dispositif dédié à la diffusion de spectacles professionnels en langues autochtones à l’exemple de la Bretagne avec le GIP Cafés Cultures (qui prendra fin au 31/06/2021)

Le C.T.L.Autochtones, le 22 mars 2021

Le recours devant le conseil constitutionnel d’une soixantaine de députés LREM contre l’adoption de la loi sur les langues dites régionales vient rappeler l’hostilité profonde de cette formation et singulièrement de JM Blanquer à la diversité linguistique. C’est aussi la non promulgation de la loi dans les 15 jours par le président de la République française qui aura permis cette saisine du conseil constitutionnel, comme si la stratégie était réglée à l’avance.

En 2021 il n’est pas normal que l’avenir de la langue bretonne et des autres langues ayant résisté au rouleau compresseur français dépende de l’avis d’un Conseil non élu sur une constitution datant de 1958.

En Bretagne la transmission de notre langue fait consensus ce qui nous fait défaut ce sont des institutions bretonnes spécifiques pour pouvoir prendre prendre nos décisions en toute indépendance notamment pour impulser une politique de réappropriation linguistique ambitieuse.

Nous restons disponibles pour réoccuper la rue et entamer un bras de fer avec Paris pour être respecté en tant que peuple breton.

Pour l’Organisation de la Gauche Indépendantiste (War-Sav)

D’ar gwener 23 a viz Ebrel e vo manifestet un tamm e pep lec’h er vro da reiñ da glevet mouezh ac’huberien hag ac’huberezed al lec’hioù sevenadurel.

Goulenn groñs a reont ma vefe roet un astenn d’ar bloavezh gwenn d’al labourerien a reer astalerien/astalerezed anezho. Arabat eo ankouaat ez eus azgoulennoù all gante hag a denn d’an holl c’hopridi evel o c’hoant da stankañ adreizh gwirioù an dilabour a lakao diaes an holl.

Abaoe 2019 ez eus bet savet ur c’henstroll etre ar c’hompagnunezhioù c’hoariva a ra gant yezhoù bro e Breizh, Elzas,  Katalonia an Hanternoz, Okitania, Korsika hag Euskadi evit difenn plas o yezhoù war al leurennoù.

Darn deuzouto zo evel-just o kemer perzh e ac’hubadegoù al lec’hioù arvest. Setu ar pezh o doa embannet miz zo bremañ hag a vo adlaret moarvat e manifestadegoù zo.

Kemennadenn a-berzh KENSTROLLAD AN ARZOÙ LEURENN E YEZHOÙ-BRO

A-gengred eo Kenstollad an Arzoù Leurenn e Yezhoù Bro gant an holl stourmoù o vezañ.

Unanet e vezimp kreñvoc’h

Sed amañ hetoù ar C’HALYB evit ar c’hoariva e yezhoù hor broioù (pe vefe amatour pe vefe a vicher), ne vern pe anv ‘vefe roet dezho, pe « rannvroel », « bihan niverel », « minorel » pe « minorelaet » er Frañs :

  • Gellout bezañ degemeret er rouedadoù hag en ensavadurioù ofisiel (C’Hoarivaoù Broadel, Leurennoù Broadel, Leurennoù dindan kendiviz…), ha bezañ lakaet ingal hag en un doare ofisiel bep bloaz war roll o abadennoù.

  • Kaout an dud, an dafar hag an arc’hant evit diorren stummadurioù arzel micherel stag ouzh hon sevenadur hag en hor yezh.

  • Bezañ skoazellet evit kaout peadra da broduiñ, da grouiñ, da skignañ ha da embann.

O c’houzout eo diaesoc’h c’hoazh pep tra gant an enkadenn yec’hedel :

  • E stad a dreuzvevañs emañ ar c’hoariva en hor yezhoù.

  • En arvar emañ an implijidi, ha Spanaerien an Arvestoù dreist-holl, er gennadoù arzel, sevenadurel ha kevredigezhel.

  • Bresk ha diasur eo an aozadurioù hep anaoudegezh ofisiel.

Ni, Kenstollad an Arzoù Leurenn e Yezhoù Bro, a c’houlenn :

  • E vefe doujet d’ar c’hoariva e yezhoù bro gant ar galloudoù publik e karg eus an arzoù, ar sevenadur hag ar c’hevredigezhioù.

  • Pa vo posupl da gaout arvestoù bev en-dro : bezañ sur e vo lakaet ingal war roll an abadennoù arvestoù a-vicher e yezhoù hor bro, da heul ur c’haier kargoù evit an holl rouedadoù skignañ o vont en-dro gant arc’hant publik, pe e vefe a-berzh stad, rannvroioù pe ar c’herioù.

  • E-keñver al lec’hioù-skignañ skoaziadennet c’hoazh (Leurennoù broadel, dindan kendiviz, c’hoarivaoù kêr…) : Degemer chomadennoù krouiñ ha reiñ yalc’hadoù kenbroduiñ d’ar strolladoù en hor yezhoù.

  • Da bep rannvro lakaat e plas ur skoaziad ispisial evit krouiñ abadennoù evit an arvesterien yaouank en hor yezhoù, gant un droiad skignañ evit tizhout an holl skolioù, kevredigezhel, publik pe brevez, eus ar skol-vamm betek ar skolaj, o kaout un hentenn e yezhoù ar vro (divyezhek pe dre soubidigezh).

  • E vefe krouet ur statud ofisiel a « Frammad Harzet » da c’hellout kavout peadra da baeañ ar feurmoù, ar c’hargoù… ar goproù e feur leun evit an holl re zo gant ar sistem labour/dilabour (paeañ ar pleustradegoù ha kement zo…), ha derc’hel ar c’hopridi war o labour.

  • E vefe gopret tout an dud penn da benn evit o labour ha d’ar re a zo yalc’hadet goprañ an dud en ur mod reizh.

  • Kas pelloc’h gwirioù ar re a zo krog-diskrog goude an 31 a viz Eost 2021.

  • Evit ar re a aoz abadennoù ur wech dre vare, diorren ha lakaat e plas da vat ur stignad evit kinnig arvestoù a-vicher e yezhoù bro diwar skouer ar GIP Cafés Cultures e Breizh (hag a echuo d’an 31/06/2021).

A-berzh ar C’HALYB, d’an 22 a viz Meurzh

La présence de plus de 200 personnes hier 15 avril à Landaul, commune du pays vannetais, pour soutenir Eugène Riguidel est un succès. La gauche indépendantiste était présente aux côtés d’Eugène, de son comité de soutien, de militants politiques de gauche (NPA,UDB, EELV, CNT, Extinction Rebellion…), de militants associatifs oeuvrant pour l’environnement ou le commerce équitable (comme Ingalañ) et d’élus du pays d’Auray.

Eugène, 80 ans, est en grève de la faim depuis le lundi 12 avril contre le projet d’installation d’une antenne 5G par l’opérateur Orange sur la commune de Landaul, où il réside. Eugène se bat depuis des décennies pour les générations à venir et pour un monde juste dans lequel chaque peuple a le droit de s’épanouir librement. C’est à ce titre qu’il a participé aux manifestations en faveur des prisonniers politiques bretons dans les années 2000. La lutte contre l’installation d’une antenne 5G comme chaque combat écologiste rejoint ces principes de liberté. Si l’impact écologique d’un tel déploiement doit être dénoncé fermement en raison de son coût énergétique et au nom du principe de précaution, sur les potentiels risques sanitaires liés au niveau d’émission d’ondes, cette affaire révèle un profond problème démocratique. Les élus locaux, comme l’a rappellé la maire de Landaul aux côtés d’Eugène, ne peuvent en effet pas interdire le déploiement de la 5G. Seules les autorités de l’Etat désignées par la loi – ministre chargé des communications électroniques, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et l’ANFR – peuvent réglementer l’implantation des antennes relais de téléphonie mobile.

C’est au peuple et non à Paris que doit revenir le droit à décider, ici en Bretagne, des mesures impactant notre quotidien !

War-Sav pour l’organisation de la Gauche Indépendantiste

La Gauche Indépendantiste s’avoue agréablement surprise par le vote au parlement sur les langues régionales. Nonobstant les éventuels recours d’associations ultra-laïcardes devant le conseil constitutionnel nous faisons les constats suivants.

  • Ce vote vient sécuriser des pratiques d’enseignement immersif et ouvrir de nouvelles perspectives dans l’enseignement public.
  • C’est d’abord une victoire des acteurs du mouvement de réappropriation linguistique bretons et de leurs alter-égos qui n’ont pas attendus cette loi pour s’engager dans des pratiques assurant la transmission linguistique.
  • Nous souhaitons que les maires bretons ne versant pas le forfait scolaire à Diwan n’attendent pas les décrets d’application de cette loi et payent immédiatement les sommes et les arriérés dues aux établissements concernés.
  • Nous invitons à la plus grande vigilance pour que cette loi s’applique de manière effective y compris en Loire-Atlantique, partie de la Bretagne où les services de l’Education nationale traînent toujours des pieds pour appliquer les politiques publiques en faveur de la langue bretonne.
  • Hormis l’enseignement ce dispositif légifère sur les signes diacritiques, la signalétique dans les collectivités territoriales et la signalétique routière. La responsabilité de la mise en oeuvre de la loi en matière d’enseignement dans le service public est dorénavant du ressort de l’Etat. Afin de donner sens aux avancées permises dans l’enseignement public, il faudra que la formation des enseignants et le  nombre de postes ouverts aux concours suive. Si ce n’est pas le cas nous aurons l’entière légitimité de mettre l’Etat face à ses responsabilités au regard de la loi votée par ses propres représentants.

Néanmoins, si nous n’avons pas ici en Bretagne les outils institutionnels pour transformer l’essai, la partie s’annonce compliquée. Sans compétences locales nouvelles comme le transfert de compétence à la Région Bretagne en matière d’enseignement et une volonté politique forte des communes, départements, EPCI et Région nous n’irons sans doute pas bien loin dans l’application de cette loi.

Une langue pour se transmettre et vivre à besoin de mesures d’accompagnement dans le champ des loisirs, des pratiques culturelles et sportives, des médias, de la formation, de la vie économique qui sont autant de domaines relevant de compétences locales cadrées par la Convention Etat-Région sur la transmissions des langues de Bretagne et leur usage dans la vie publique. C’est un vaste mouvement populaire qui doit maintenant se manifester dans cette perspective pour que la Région Bretagne exige du gouvernement central une convention ambitieuse dans les domaines précités pour s’engager définitivement dans un processus d’officialisation de notre langue nationale.

War-Sav Pour l’Organisation de la Gauche Indépendantiste.

Communiqué de solidarité avec Morgan Large, RKB et la journaliste allemande agressée.

Pour imaginer ensemble un autre avenir à l’agriculture en Bretagne, qui respecte les paysans leur santé, leur somme de travail,et l’environnement les bretons doivent être informés sur les bienfaits et les méfaits des différents modes de productions.

Pour qu’ils le soient et qu’ils puissent se faire une opinion les journalistes comme Morgane Large et sa consœur Allemande agressées cette semaine doivent pouvoir travailler dans la sérénité sans que leurs vies ne soient mises en danger.

Nous serions curieux d’entendre le point de vue de tous les acteurs de la vie économique locale sur ce qui aurait pu finir tragiquement. Nous souhaitons que les majorités de gestion de Région et du Département manifestent un soutien politique et financier à RKB qui manifestement dérange.

Nous saluons la combativité des salarié.es des radios en langue bretonne qui ont choisis de faire grève ce mardi 6 avril, comme eux nous serons présents à Rostrenen à midi pour montrer notre solidarité avec Morgan Large.

Pour l’Organisation de la Gauche Indépendantiste/War-Sav

La version bretonne de ce texte est ici. 

La Gauche Indépendantiste Bretonne se joint à l’appel à manifester à Kemper le 13 mars prochain en faveur de la langue bretonne et pour s’opposer au blocage gouvernemental de la signature de la convention Etat-Région pour la transmission des langues de Bretagne et son usage dans la vie quotidienne.

Nos militant.es et sympathisant.es impliqué.es dans l’enseignement immersif et bilingue, dans les fédérations culturelles œuvrant en faveur d’une normalisation de la pratique du breton dans la vie publique seront au rendez-vous.

Nous nous réjouissons de la combativité retrouvée des associations de parents d’élèves, des syndicats de salariés qui appellent à occuper la rue pour défendre notre langue.

Nous sommes bien sûr d’accord pour dénoncer les attaques néolibérales de JM Blanquer contre l’enseignement en langue bretonne à travers notamment la réforme du bac et la duplicité des militants et députés de la « République En Marche » (dont nous ne souhaitons pas l’éventuelle présence à Kemper qui serait vécue comme la provocation de trop). Mais nous trouverions cohérent que Loig Chesnais-Girard œuvre à faire appliquer le versement du forfait scolaire aux écoles Diwan par les mairies dirigées par son parti et ses alliés qui étranglent eux aussi en agissant ainsi le réseau Diwan en n’appliquant pas les dispositions légales prévues.

La normalisation de la langue bretonne dans tous les aspects de la vie publique passe par la mise en place d’un processus d’officialisation juridique de cette langue en Bretagne (prenant en compte la diversité linguistique locale en y intégrant le gallo et la langue des signes), cette évolution ne pourra se faire que par la conquête de plus de souveraineté décisionnelle de toute la Bretagne de Brest à Clisson notamment par le transfert des compétences en matière scolaire à la collectivité territoriale bretonne.

Nous donnons donc rendez-vous pour un cortège Gwenn-Ha-Du, rouge et mauve derrière la banderole « Difennomp hor Bro hag Hor Yezh /défendons notre langue et notre pays ».

 

Pour L’organisation de la Gauche Indépendantiste ( War-Sav )

La Gauche indépendantiste Bretonne sera présente à Brest aux côtés du réseau des écoles Diwan contre la réduction des dotations d’heures de langue bretonne enseignées en collège et lycée immersif.

C’est la même logique comptable basée sur l’austérité qui met à mal l’enseignement bilingue public dans le primaire et le secondaire.

Une fois de plus la logique ultra-libérale du gouvernement central attaque de front nos droits linguistiques, le droit à scolariser nos enfants dans la langue de notre pays. Il nous faut réagir en tant que peuple uni : par un cycle de lutte déterminée et inventif pour faire reculer Blanquer, Macron et leurs soutien locaux.

Ar galv e brezhoneg zo dre aze.

RdV 13h30 place de la Liberté, Brest.

La Gauche Indépendantiste.