Tag

Bretagne en Commun

Browsing

Le samedi 27 septembre prochain à 15h00 aura lieu la Manifestation « Divizomp e Breizh / Construisons un pouvoir politique breton » à Naoned / Nantes, place de Bretagne, à l’initiative de la Coordination Démocratique de Bretagne.

Le texte ci-dessous a été diffusé pour appeler à participer à cette initiative pour l’unité de la Bretagne, le droit de décider au pays, la justice sociale et environnementale, la langue bretonne. Diffusez cet appel et le visuel sur les réseaux sociaux, et venez en famille manifester le samedi 27 septembre prochain à Nantes ! Stourmomp betek an trec’h !

—————

Ceux qui pensent que la revendication pour le retour de la Loire-Atlantique au sein d’une Bretagne dont la population disposerait enfin d’un droit de décision sur son avenir n’est plus d’actualité se trompent lourdement.

Face au désengagement de l’État central, qui abandonne de nombreuses missions et conduit des politiques publiques dont les effets sont l’accroissement des inégalités sociales, l’accélération de la destruction écologique et du dérèglement climatique, les bretonnes et les bretons ont le droit de décider de l’avenir de leur pays, de la réunification et des compétences qui y sont liées.

Nous étions des milliers dans les rues de Rennes, le 17 mai, pour refuser l’austérité imposée par Paris aux collectivités locales bretonnes, une austérité qui frappe durement le tissu associatif œuvrant pour la langue et la culture bretonne.

Des collectivités se revendiquant « de gauche », au lieu de résister, appliquent elles-mêmes des mesures d’austérité, au détriment des plus vulnérables, de l’écologie et de la culture. La langue bretonne, déjà en danger, et la culture bretonne paient un prix très lourd en raison de ces coupes budgétaires, tandis qu’en Loire-Atlantique s’exprime une hostilité institutionnelle manifeste de la présidente du Conseil régional dit des « Pays de la Loire », la trumpiste sarthoise Christelle Morançais.

La Bretagne, pays nantais compris, doit devenir un lieu de résistance face au projet politique de M. Retailleau et du Rassemblement national : raciste, réactionnaire, autoritaire, antisocial, anti-écologique, anti-féministe et ultra-centralisateur.

Face à la crise globale du capitalisme, la seule réponse des dirigeant·es pour conserver prérogatives et privilèges passe par l’autoritarisme et la remise en cause des libertés individuelles et collectives conquises par les luttes, tout en détournant la réalité de leurs responsabilités sur des populations dites « étrangères ».
D’où leur soutien, à l’image de Bolloré, aux mouvements fascistes et néo-nazis, dernière ressource de leur projet. La Bretagne est pour eux une terre de mission.

Où sont passées les promesses de ceux qui dirigent aujourd’hui le Conseil régional de Bretagne, qui affirmaient dans leurs programmes vouloir « plus de Bretagne » et agir pour la réunification ?

Un projet que la gauche parisienne et ses relais en Bretagne sont incapables de combattre efficacement, parce qu’ils refusent d’admettre ce constat : en Bretagne, nous avons besoin d’un véritable cadre d’autogouvernement fiscal et législatif, pour porter des politiques publiques ambitieuses en matière de logement, de santé, d’aménagement du territoire, de partage des ressources, de politique linguistique et culturelle au service du peuple.

Construisons la Bretagne en commun, en forgeant des liens complices, des solidarités assumées, des alliances inédites, pour décider, agir et vivre ici, en toute dignité, quelles que soient nos origines ! Stourmomp betek an trec’h !

Saviez vous que le 4 décembre, jour du drapeau andalou est une journée officiellement célébrée par le gouvernement local et les organisations de gauche et souverainistes pour commémorer les manifestations du 4 décembre 1977 pour l’autonomie, et que  le 23 février  les Andalous  ne travaillent pas pour célébrer leurs accession à l’autonomie ? Malgré le fait que l’Andalousie bénéficie d’un faible statut d’autonomie comparé à la Catalogne ou au Pays Basque , il n’en demeure pas moins que les andalous bénéficient d’un jour férié pour leur fête nationale, et d’un autre pour célébrer officielement leur drapeau blanc et vert. Tout comme les basques, les catalans…Sans parler  des Ecossais avec qui Loig Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne, aime s’afficher….Tout au moins avec leurs dirigeants…En Ecosse la Saint Andrew est un jour férié.

Dans l’état espagnol les jours fériés des nationalités historiques ou autonomies donnent lieu à des manifestations revendicatives. En Bretagne la Saint-Yves n’est qu’une suite d’animations culturelles dépolitisées…plus ou moins folkloriques.

Dans la suite des débats et bilan ayant eu lieu avec d’autres forces suite à la manif de Nantes pour une Bretagne en Commun du 28 septembre dernier, les militants de la gauche Indépendantiste ont suggéré de continuer à ritualiser la vie politique bretonne avec un calendrier ayant pour objet d‘inscrire la Bretagne comme sujet politique dans le débat public. Voici leur première contribution publique pour une Saint-Yves revendicative. Le débat est ouvert.

 

Pour une Saint-Yves revendicative !

Rendez-vous le 17 mai dans la rue à Rennes pour un pouvoir politique breton !

La nomination à Paris d’un gouvernement ne reflétant pas le résultat des urnes a abouti à un motion de censure soulignant le caractère obsolète de la 5eme république. Le nouveau gouvernement nommé fin décembre ne va pas résoudre ce sentiment de hold-up démocratique.

Nous avions affirmé notre défiance à l’endroit du précédent gouvernement et notre volonté de voir les collectivités locales bretonnes – depuis la commune jusqu’à la Région – devenir autant de lieux de résistance à un projet politique qui, sous la bannière du « retour à l’Ordre » cher à Mr Retailleau et ses amis, était déjà dangereusement réactionnaire, autoritaire, antisocial, anti-écologique, anti-féministe et ultra-centralisateur.
Un projet politique en phase en grande partie avec l’agenda néo-fasciste du Rassemblement National, qui se pose en alternative à la crise des institutions et fait de la surenchère.L’arrivée de Manuel Valls , avec l’accord du RN, dans le casting renforce le caractère profondément hostile de cette équipe à la tête de l’état envers toutes les revendications des peuples sous domination française. 

 Lequel Rassemblement National, rappelons-le, propose (entre autres infamies) la suppression des conseils régionaux. Et lequel Rassemblement National a été le seul parti à voter, en session plénière de la Région Bretagne, CONTRE la demande d’autonomie qui y fait formellement consensus.
Demande d’autonomie que la majorité de gestion à la Région Bretagne se garde bien de promouvoir sérieusement.
 Le gouvernement qui a chuté en décembre voulait faire porter aux collectivités locales le coût d’une politique d’austérité que nous n’avons pas choisit. Celui qui prendra sa place ira forcément dans le même sens.
Cela affaiblira les services publics sous responsabilités locales dans l’enseignement, le transport, le logement…Cela dégradera nos conditions de vie.

En Bretagne nous avons pourtant urgemment besoin d’un cadre d’autogouvernement fiscal et législatif pour porter des politiques publiques transformatrices et équitables en matière de logement et de santé, d’aménagement du territoire et de partage des ressources. C’est notre pays c’est à nous de décider.

Aucune refondation démocratique ne pourra avoir lieu sans rupture avec la mystique du centralisme national-républicain.  Nous n’avons pas à subir l’échec de ce centralisme qui nous prive de toute vie démocratique locale, qui rabote nos faibles marges de manœuvres pour construire une société plus juste socialement.

Saisissons l’opportunité de la Fête de la Bretagne pour revendiquer un pouvoir politique breton de Brest à Clisson.
Subvertissons le symbole désuet de la Saint-Yves en la transformant en journée de lutte pour un pouvoir politique breton. De nombreux peuples sans état d’Europe occidentale manifestent le jour de leur fête nationale (souvent fériée!) : en Catalogne, en Andalousie, au Pays de Galles, au Pays Basque…
 
  A l’heure où le patronat français et breton veut nous supprimer un jour de congés après avoir soutenu la très impopulaire  réforme des retraites pour nous faire bosser toujours plus, exigeons de la Région Bretagne que la Saint-Yves soit fériée pour ses agents et que les autres collectivités de Brest à Clisson lui emboîtent le pas,  que les patrons bretons prétendument attachés à notre pays accordent un jour chômé et payé à leur salariés.
 
  Rendez-vous le samedi 17 mai 2025 à Rennes pour une manifestation affirmant :

  -Les bretons ont le droit de s’autogouverner de Brest à Clisson ! En avant vers le pouvoir politique breton !

  -Non aux mesures d’austérité imposés par le gouvernement de Paris  ! Un jour de congé supplémentaire pour les travailleurs bretons !
 
 War-Sav !- Pour L’Organisation de la Gauche Indépendantiste

Unité territoriale de la Bretagne, construction d’un pouvoir politique breton, co-officialité de la langue bretonne, antifascisme et solidarité internationaliste étaient les moteurs de la manif du Nantes du 28 septembre.

Prés de 1500 personnes se sont donc retrouvées dans une ambiance chaleureuse, complice. Une petite foule trés jeune, joyeuse, d’horizons divers a convergé dans un moment d’unité populaire pour affirmer que la Bretagne est un sujet politique et pas romantique, et que nous avons besoin d’un pouvoir politique breton de Brest à Clisson.

Bien sûr, actualité oblige, beaucoup souhaitaient aussi marquer leurs solidarité avec les peuples Kanaks, Palestiniens et Libanais.

On a pu y croiser quelques élus locaux, Primael Petit et Eric Bainvel, militants de la Gauche Indépendantiste élus à Saint-Herblain, Aziliz Gouez, élue à la mairie de Nantes et au Conseil Régional de Bretagne, Lionel Henry, maire de Montreuil le Gast, Anton Burel, élu à Cintré, Gael Roblin élu à Guingamp , Maxime Picard adjoint à Questembert, mais aussi Ségolène Amiot Députée, NFP-LFI à Nantes Ouest.

Les collectifs de la Gauche extraparlementaires qui avaient tissé des alliances en perspective de cet événement ont su élargir à d’autres sensibilités, et pour beaucoup de participant·e·s c’était sans doute une première de s’inscrire dans une manifestation pour la réunification de la Bretagne. Une mobilisation qui a affirmé sans complexe la pertinence d’un projet politique dotant notre pays, la Bretagne, d’un autogouvernement de Brest à Clisson.

L’intuition politique des militants de la gauche indépendantiste diffusée dès le mois de mai était la bonne.

Des dizaines de militants associatifs, d’animateurs de collectifs revendicatifs divers , des membres d’autres organisations politique ont répondu à l’appel, et souhaitent cheminer ensemble pour affirmer le droit du peuple breton à décider d ‘un autre modèle social, institutionnel, environnemental.

Les mobilisations internationalistes en cours pour la Palestine, et le Liban y ont trouvé une large place.

Un espace politique novateur se dessine en Bretagne. C’est encourageant.

Nous reproduisons ci dessous l’intégralité de la prise de parole du collectif organisateur, lue par deux jeunes brittophones avant que ce défilé, sans aucun incident, ne se termine au son de la musique bretonne au pied de la tour Bretagne.

Les propositions de mobilisations communes pour construire la Bretagne en commun sont nombreuses. Le 12 octobre une importante convergence à Carhaix se dessine pour défendre l’hopital public et l’accès aux soins partout en Bretagne.

 

Prise de parole Bretagne en Commun– 28 septembre 2024, Nantes.

Nous sommes venus redire que le pays nantais, c’est la Bretagne, et que nous voulons être consultés par voie référendaire sur le périmètre et les compétences de notre pays, de Brest à Clisson.

Nous sommes venus redire notre colère à l’endroit des stratégies d’austérité déployées par la droite réactionnaire qui préside aux destinées de l’invraisemblable Région des Pays de la Loire, et qui ciblent en particulier les associations œuvrant en Loire Atlantique pour la langue bretonne et le gallo et pour la culture populaire bretonnes.

Ces attaques contre notre culture populaire sous toute ses formes et le patrimoine immatériel sont inadmissibles !

Et elles sont singulièrement préjudiciables au moment où nous avons besoin de moyens renforcés pour développer des fondamentaux culturels et linguistiques qui nous permettent de décliner une vision intégratrice de la Bretagne.

Une vision ouverte à toutes celles et ceux qui viennent vivre et travailler en Bretagne, sans distinction de couleur, de religion ou de genre.

Une vision arrimée à des principes de pluralisme démocratique, de diversité culturelle et d’humanisme que nous saurons défendre face aux tenants d’un nationalisme français xénophobe, autoritaire et ultra-jacobin.

Alors ici à Nantes, dans la ville qui abrite la plus grande école Diwan de Bretagne, nous sommes venus redire que doit cesser l’hostilité institutionnelle vis-à-vis de ceux qui œuvrent pour faire vivre la langue bretonne dans nos écoles et hors leurs murs. L’avenir de notre langue se joue aussi dans les métropoles et l’Est de la Bretagne. Afin de cadrer la politique linguistique en Loire Atlantique, nous avons besoin d’une convention équivalente à celle accordée à la Région Bretagne. Et à 18 mois des élections municipales, nous attendons des engagements en ce sens des élus nantais.

Nous allons devoir nous appuyer sur nos collectivités locales car le pouvoir central est entre des mains hostiles.

Faut-il l’illustrer ? Au sein du gouvernement de droite radicale aujourd’hui en place à Paris, le Ministère de l’intérieur est aux mains de Bruno Retailleau, ancien Président des Pays de la Loire –un homme qui s’est distingué – parmi d’autres combats d’arrière-garde – par son hostilité à la ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires. La nouvelle Ministre de l’Education, Anne Genetet, figure quant à elle parmi les 60 députés signataires du recours constitutionnel contre la loi Molac sur les langues dites « régionales », ayant conduit à une censure partielle de cette loi et donc à une précarisation de l’enseignement immersif en langue bretonne.

Nous pourrions continuer la liste mais nous préférons nous arrêter là et proclamer haut et fort que les lugubres desseins de ces hérauts d’une conception monolithique, verticale et asséchante de la République ne passeront pas en Bretagne !

Et c’est pourquoi aujourd’hui, à Nantes, nous sommes venus – aussi et surtout – parler de démocratie. Car la réunification, la construction d’un pouvoir politique breton sur les cinq départements, sont fondamentalement des enjeux de réappropriation du droit de débattre, de délibérer et de décider de notre avenir collectif.

En ces jours où la frustration démocratique est à son comble suite à la nomination à Paris d’un gouvernement ne reflétant pas le résultat des urnes, nous clamons notre défiance à l’endroit de ce gouvernement et notre volonté de voir les collectivités locales bretonnes – depuis la commune jusqu’à la Région – devenir autant de lieux de résistance à un projet politique qui, sous la bannière du « retour à l’Ordre », s’annonce d’ores et déjà dangereusement réactionnaire, autoritaire, antisocial, anti-écologique, anti-féministe et ultra-centralisateur.

Un projet politique en phase avec l’agenda du Rassemblement National.

Lequel Rassemblement National, rappelons-le, propose (entre autres infamies) la suppression des conseils régionaux. Et lequel Rassemblement National a été le seul parti à voter, en session plénière de la Région Bretagne, CONTRE la demande d’autonomie qui y fait formellement consensus.

Nous avons pourtant urgemment besoin d’un cadre d’autogouvernement fiscal et législatif en Bretagne pour porter des politiques publiques transformatrices et équitables en matière de logement et de santé, d’aménagement du territoire et de partage des ressources.

Et parce que nous sommes fiers de notre identité bretonne ; parce que nous sommes forts de notre cohésion sociale et de notre vivacité culturelle, nous rejetons fermement la politique du bouc émissaire et l’exploitation des colères sociales qui constituent le fonds de commerce des nationalo- populistes en France comme ailleurs en Europe :

Ce ne sont ni les réfugiés ni les migrants, quelle que soit leur religion, qui contribuent au dérèglement climatique. Ils en sont souvent les premières victimes.

Ce ne sont ni les réfugiés ni les migrants, quelle que soit leur religion, qui sont la cause de la diminution dramatique de la population agricole et du nombre de fermes à travers la Bretagne. Ils sont nombreux à trimer dans nos serres et dans nos usines agro-alimentaires.

Ce ne sont pas eux non plus qui ont cassé les outils de financement du logement social, qui contribuent à l’envolée des prix des maisons sur le littoral breton, ou qui décident de la fermeture des services publics – hôpitaux, collèges, écoles – essentiels à la prospérité de nos territoires.

Et puisque l’on parle beaucoup de Front Populaire et d’unité ces temps-ci, rappelons que le terme fut utilisé pour la première fois en janvier 1936 à l’occasion d’un scrutin dans l’état espagnol. Ce fut un accord entre toutes les forces de gauche, mais aussi avec toutes les forces des périphéries, les nationalités — catalane, basque, galicienne, andalouse – un accord qui intégrait le respect du droit à l’autodétermination des peuples et une large amnistie pour les prisonniers politiques. On peut espérer que de telles exigences en matière de démocratie et de justice puissent inspirer les animateurs contemporains du Nouveau Front Populaire en France.

Aucune refondation démocratique ne pourra avoir lieu sans rupture avec la mystique du centralisme national-républicain.

Pour notre part, nous tenons à clôturer cette prise de parole par un salut à nos amis ukrainiens et palestiniens, dont les drapeaux flottent ici aux côtés du Gwenn-ha-Du. Et nous adressons un salut chaleureux, par-delà les mers et les murs des pénitenciers, aux insurgés Kanaks emprisonnés et à leurs familles, ainsi qu’à ceux qui — en Martinique et en Guadeloupe — manifestent contre la vie chère ; ils nous montrent l’exemple.

La mobilisation de la société bretonne pour une reconstruction démocratique est en cours. Elle doit se poursuivre et s’amplifier :

Le 1er octobre, les organisations syndicales mobiliseront contre l’austérité ; soyons partout à leurs côtés, dans les villes et dans les bourgs, dans les entreprises et dans les quartiers de Bretagne !

Le 5 octobre, une flottille antifasciste tentera de libérer l’archipel des Glénan de l’emprise de M.Bolloré ; faisons tout pour que cette action soit couronnée de succès et appelons les vents de la Bretagne à gonfler leurs voiles !

Le 12 octobre, à Carhaix, les défenseurs des hôpitaux publics se rassembleront pour défendre l’accès aux soins dans tous les territoires bretons, urbains comme ruraux ; saisissons cette occasion pour réaffirmer que la Bretagne est un espace civique cohérent pour construire des politiques publiques volontaristes au bénéfice du plus grand nombre, à commencer par les plus modestes.

Oui, commençons dès à présent à construire la Bretagne en commun, en forgeant des liens complices, des solidarités assumées, des alliances inédites, pour décider, agir et vivre ici en toute dignité ! Betek an trec’h !

 

Nous publions ici l’appel écrit par des élus de la Gauche Indépendantiste issus des listes et expériences municipalistes. Cette liste va s’élargir dans les jours qui viennent.

Le tract est déja diffusé en breton et en français dans de nombreux lieux associatifs, en masse lors de l’arrivée de la Redadeg. de très nombreux militants sont ravis de l’initiative qui sera la première à remettre la Bretagne comme sujet politique suite à la langue séquence électorale d’où elle a été absente. Un rendez-vous à ne pas louper !

 

La Bretagne en commun ! La Bretagne c’est politique !

Le Département de la Loire-Atlantique a refusé d’inscrire à l’ordre du jour des débats la question de la réunification de la Bretagne, en dépit d’une pétition ayant recueilli 105.000 signatures et récemment la justice lui a donné raison. Cela renforce un sentiment de frustration démocratique. Ceux qui pensent que cela fera taire les revendications pour le retour de la Loire-Atlantique au sein de la Bretagne se trompent. Il est temps de réoccuper la rue. Les bretons et les bretonnes ont le droit de décider de l’avenir de leur pays, de sa taille, et ses compétences. La Région Bretagne a elle voté ( sans les voix des fascistes du RN qui est pour la suppression des Conseils Régionaux ) un vœu à une très large majorité pour l’autonomie, et donc pour construire un pouvoir politique breton. Mais comme sur le terrain de la réunification de la Bretagne les forces politiques présentes au Conseil Régional peinent à aller plus loin que des déclarations d’intentions et à donner un contenu sociale et populaire à cette démarche. A l’heure où l’état central se désengage de nombreuses missions pour conduire des politiques publiques bénéficiant à la majorité sociale alors que les inégalités sociales vont croissantes et obligent les collectivités à des mesures d’austérité, il est temps de réaffirmer la nécessité d’un pouvoir politique breton de Brest à Clisson, doté de compétences permettant :

-Une juste répartition des richesses et des équipements entre les métropoles et le reste de la Bretagne.

-L’accès équitable aux service publics de santé ou de transports

-Le logement à l’année pour ceux qui habitent et travaillent ici.

Les débats politiques français sont saturés par une surenchère identitaire excluante il nous paraît vitale de dire que la Bretagne est un espace civique et politique cohérent pour construire des politiques publiques favorables au plus grand nombre , et singulièrement aux plus modestes. C’est dans cet espace cohérent que chacun doit pouvoir s’exprimer pour que le peuple et les travailleurs de Bretagne puissent librement se déterminer en faveur d’un autre modèle démocratique,économique ,social et environnemental qui soit une réponse de proximité à la crise sociale et climatique.

 

 

Sur le terrain culturel et linguistique ceux qui œuvrent en Loire-Atlantique pour une culture bretonne populaire et pour faire vivre la langue bretonne dans et hors des écoles sont confrontés à une hostilité institutionnelle manifeste. Le Conseil Régional des Pays de la Loire a décidé de ne plus subventionner des associations œuvrant autour de Nantes pour la langue et la culture bretonne.

Contrairement au reste de la Bretagne les locuteurs de breton dans le département de Loire-Atlantique ne bénéficient pas d’une convention entre une collectivité locale et l ‘état favorisant l’usage des ces langues. Cela nous est dommageable alors que nous avons besoin de moyens pour développer des fondamentaux culturels et linguistiques permettant de décliner une vision intégratrice de la Bretagne que l’on puisse partager avec ceux et celles qui viennent vivre en Bretagne, sans distinction de couleurs, religions ou de genres. Pour affirmer le droit de décider du peuple breton à travers un processus référendaire de Brest à Clisson il faut reprendre la rue ! Pour que la culture et la langue bretonne puissent bénéficier des mêmes soutiens en Loire-Atlantique qu’en Région Bretagne il faut reprendre la rue !

Venez manifester avec nous le samedi 28 septembre 2024 à 15h au miroir d’eau à Nantes. Nous invitons toutes les forces politiques et culturelles bretonnes partageant les constats de ce texte à travailler avec nous à la mobilisation avant et après pour affirmer que la Bretagne c’est politique et que cela nous regarde !  Si vous vous voulez signer au nom de votre parti, association, collectif faites le nous savoir via l’adresse électronique de la Coordination Democratique de Bretagne

Erig Bainvel Conseiller Municipal St Herblain en Commun, Primael Petit Conseiller Municipal et conseiller Communautaire St Herblain en Commun, Anton Burel Conseiller Municipal Cintré en Commun, Gael Roblin Conseiller Municipal Guingamp en Commun-Kumun Gwengamp…

Le 15 décembre prochain Anton Burel et Christine Georges, conseillers municipaux à Cintré présenteront la motion suivante :

Le conseil municipal de Cintré tient à remercier le personnel soignant pour son engagement dans la lutte contre la pandémie de COVID-19. Conscient de la fragilité de l’hôpital public et de notre responsabilité de garantir la sécurité de nos concitoyens, nous demandons à l’Agence Régionale de Santé Bretagne : 
 
– l’embauche de personnel
– l’augmentation significative du nombre de lit de réanimation
– la revalorisation des salaires
– l’amélioration des conditions de travail
 
Ils souhaitent ainsi comme promis dans le cadre de la campagne de Cintré en Commun faire rentrer dans les conseils municipaux la défense des services publics et le débat sur la nécessaire maitrise de nouvelles compétences pour la Bretagne.
Vous pouvez lire ici le communiqué de presse qui explique leurs motivation.
 
 

Le premier confinement a été marqué par le rôle déterminant des communes, des métropoles et de la région dans la gestion de la crise sanitaire. Pour faire face à la deuxième vague qui frappe de plein fouet notre pays, la première urgence est de donner des moyens à l’hôpital public : plus de lits de réanimation, et une embauche significative de personnels soignants. Il leur faut également une revalorisation des salaires et une amélioration des conditions de travail. Le salaire des infirmiers est parmi les plus bas en Europe, c’est inacceptable. C’est dans ce sens que nous proposerons, au prochain conseil municipal, le vote d’un vœu pour que le conseil municipal demande à l’Agence Régionale de Santé plus de moyens pour l’hôpital public et nos soignants. L’heure n’est plus aux coupes budgétaires qui mettent nos vies en danger, l’heure est grave, nous nous devons de répondre aux besoins des personnels soignants et de l’hôpital public qui combat chaque jour pour sauver les vies de nos concitoyens, pour sauver nos proches, pour sauver nos vies. 

Lors du dernier confinement, les collectivités locales et régionales ont été des acteurs majeurs dans la lutte contre le coronavirus et ont comblé les incuries de l’État malgré leur peu de moyens et de compétences. La fourniture de masques par la Métropole de Rennes en est une illustration frappante. L’opération va être réitérée pour les écoliers, nous devrions porter demain à la Métropole et à la Région la fourniture de masques pour les collégiens et lycéens en vue de fournir des masques à tous nos jeunes cintréens. L’heure est à la mobilisation. 

Alors que partout des municipalités se lèvent pour que les petits commerces restent ouverts dans le plus strict respect des règles sanitaires nous devons, nous aussi, porter la voix de nos commerçants pour limiter l’impact économique et social qu’a et qu’aura cette crise sanitaire majeure. La pandémie va durer, nous devons malgré tout continuer à vivre. Plutôt qu’être imposé par l’État, nous devons construire ces nouveaux modes de vie collectivement, avec la région, la Métropole et les communes, avec les citoyens, pour adapter les mesures sanitaires à la réalité concrète du terrain. Ce mode d’organisation plus souple permet à d’autres pays d’Europe de mieux appréhender la pandémie. 

Si cette crise dure, nous devons adapter les outils institutionnels pour y répondre au plus près des citoyens. C’est pour cela que la Bretagne doit avoir les compétences en matière de santé et les moyens financiers pour mettre en place une politique de santé ambitieuse pour vaincre la Covid-19. Ces nouveaux outils, construisons-les ici à Cintré : La démocratie participative a été un axe majeur de cette dernière campagne des municipales, de la part de Cintré en commun comme de la majorité. Il s’agit désormais de passer aux actes. 

Nous avons surmonté la première vague, surmontons ensemble cette deuxième vague.

Yec’hed mat d’an holl ! 

Anton Burel et Christine Georges

Les militants du Trégor-Goelo et Haute Cornouaille de la Gauche Independantiste Bretonne tiennent à faire part de leurs point de vue suite au rachat d’un parc Eolien à Gurunhuel par la principauté de Monaco.

Ces engins ont été construits au bénéfice d’une société privée (Abo Wind)  qui exploite ainsi des ressources naturelles communes pour en faire du profit en le revendant à un état fantoche, connu pour être un paradis pour riches et un paradis fiscal.

L’exploitation des ressources éoliennes bretonnes ne rapportent rien aux habitants, et contribuent à l’enrichissement d’une entreprise privée qui revend de façon bénéficiaire de l’énergie produite dans notre pays la Bretagne, qui bien plus peuplée et étendue que Monaco ne dispose d’aucune forme de souveraineté décisionnelle. Ce sont là des pratiques de pillages révélant le caractère colonial et prédateur de la “Startup Nation” de Macron.

Quelques soient l’avis des uns et des autres sur la production d’électricité par voie éolienne il nous semble évident que si cela doit être fait c’est par une entreprise 100 % publique sous contrôle du peuple breton via ses collectivités locales ( Communes, Agglomérations…) , pour que les richesses produites soient redistribuées ici au bénéfice du plus grand nombre.

Nous souhaitons que le peuple breton puisse maitriser son destin énergétique en toute indépendance et contribuer ainsi à la transition écologique mondiale.

Nous aimerions connaître l’avis des élus locaux, de l’exécutif régional et départemental sur cette opération spéculative tirée de nos ressources naturelles.

Pour la Gauche Indépendantiste : Maiwenn Salomon