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Communiqué de presse

Le 28 septembre, près de 1500 personnes défilaient à notre initiative, sans aucun incident, dans Nantes, en défendant une vision de la Bretagne arrimée à des principes de pluralisme démocratique, de diversité culturelle et d’humanisme face aux tenants d’un nationalisme français xénophobe, autoritaire et ultra-jacobin. Il s’agissait aussi de réaffirmer que la Bretagne, de Brest à Clisson, est un espace civique cohérent pour construire des politiques publiques volontaristes au bénéfice du plus grand nombre, à commencer par les plus modestes. Dans une ambiance chaleureuse, complice, une petite foule très jeune, joyeuse, de divers horizons avait donc convergé pour affirmer le droit du peuple breton à décider d’un autre modèle social, institutionnel, environnemental.


C’est cette manifestation que Bretagne Réunie et ses alliés avaient choisi de concurrencer par une initiative le 12 octobre dernier.

Nous avons été surpris que certains acteurs de la vie démocratique Nantaise que nous estimons ne sachent pas saisir l’opportunité du 28 septembre pour une Bretagne démocratique.
L’initiative du 12 octobre — qui a fini dans la confusion et des échanges de coups — est la conséquence de la présence d’un groupe nostalgique du 3ᵉ Reich, puisque que Bretagne Réunie n’a pas su les tenir à distance en ayant un message clairement antiraciste.
Plutôt que de se livrer à une autocritique, Bretagne Réunie préfère aujourd’hui mettre sur le même plan les néofascistes et ceux qui les combattent et refusent leur présence. C’est pour nous inacceptable. Cela oblitère de manière définitive et irrémédiable la possibilité pour Bretagne Réunie d’incarner un quelconque combat démocratique breton et de défiler dans les rues de Nantes.
Nous donnons d’ors et déjà rendez-vous à celles et ceux qui défendent l’idée d’un pouvoir politique breton sur les cinq départements et le refus du fascisme, à manifester le samedi 27 septembre 2025 dans les rues de Nantes.

D’ici là, nous proposerons d’autres rendez-vous de mobilisations communes sur lesquels nous communiquerons.

Réseau Asambles : Coordination pour Un Front Révolutionnaire Breton, Dispac’h, Ensemble Sur Nos Territoires, Ingalañ, UDB Yaouank, War-Sav-Gauche Indépendantiste, …

 

Bonus Bretagne Info sur les dérives anciennes de Bretagne Réunie
et sa capacité à tolérer l’intolérable :

2010 : Alan Coraud, actuel président de Bretagne Réunie, œuvrait déjà pour faire entrer des fascistes dans nos actions
https://44breizh.com/2010/03/02/fresque-humaine-reactions-de-44breizh/

2016 : Communiqué de la Gauche Indépendantiste sur les compromis de Bretagne Réunie avec le fascisme
https://www.bretagne-info.bzh/2016/09/26/pour-une-bretagne-reunie-de-brest-a-clisson-pour-le-droit-de-decider-et-contre-le-fascisme/

2017 : Lettre ouverte de Jean-Do Robin aux dirigeants de Bretagne Réunie
https://www.bretagne-info.bzh/2017/09/27/lettre-ouverte-aux-co-presidents-de-bretagne-reunie/

 

 
 

 

Unité territoriale de la Bretagne, construction d’un pouvoir politique breton, co-officialité de la langue bretonne, antifascisme et solidarité internationaliste étaient les moteurs de la manif du Nantes du 28 septembre.

Prés de 1500 personnes se sont donc retrouvées dans une ambiance chaleureuse, complice. Une petite foule trés jeune, joyeuse, d’horizons divers a convergé dans un moment d’unité populaire pour affirmer que la Bretagne est un sujet politique et pas romantique, et que nous avons besoin d’un pouvoir politique breton de Brest à Clisson.

Bien sûr, actualité oblige, beaucoup souhaitaient aussi marquer leurs solidarité avec les peuples Kanaks, Palestiniens et Libanais.

On a pu y croiser quelques élus locaux, Primael Petit et Eric Bainvel, militants de la Gauche Indépendantiste élus à Saint-Herblain, Aziliz Gouez, élue à la mairie de Nantes et au Conseil Régional de Bretagne, Lionel Henry, maire de Montreuil le Gast, Anton Burel, élu à Cintré, Gael Roblin élu à Guingamp , Maxime Picard adjoint à Questembert, mais aussi Ségolène Amiot Députée, NFP-LFI à Nantes Ouest.

Les collectifs de la Gauche extraparlementaires qui avaient tissé des alliances en perspective de cet événement ont su élargir à d’autres sensibilités, et pour beaucoup de participant·e·s c’était sans doute une première de s’inscrire dans une manifestation pour la réunification de la Bretagne. Une mobilisation qui a affirmé sans complexe la pertinence d’un projet politique dotant notre pays, la Bretagne, d’un autogouvernement de Brest à Clisson.

L’intuition politique des militants de la gauche indépendantiste diffusée dès le mois de mai était la bonne.

Des dizaines de militants associatifs, d’animateurs de collectifs revendicatifs divers , des membres d’autres organisations politique ont répondu à l’appel, et souhaitent cheminer ensemble pour affirmer le droit du peuple breton à décider d ‘un autre modèle social, institutionnel, environnemental.

Les mobilisations internationalistes en cours pour la Palestine, et le Liban y ont trouvé une large place.

Un espace politique novateur se dessine en Bretagne. C’est encourageant.

Nous reproduisons ci dessous l’intégralité de la prise de parole du collectif organisateur, lue par deux jeunes brittophones avant que ce défilé, sans aucun incident, ne se termine au son de la musique bretonne au pied de la tour Bretagne.

Les propositions de mobilisations communes pour construire la Bretagne en commun sont nombreuses. Le 12 octobre une importante convergence à Carhaix se dessine pour défendre l’hopital public et l’accès aux soins partout en Bretagne.

 

Prise de parole Bretagne en Commun– 28 septembre 2024, Nantes.

Nous sommes venus redire que le pays nantais, c’est la Bretagne, et que nous voulons être consultés par voie référendaire sur le périmètre et les compétences de notre pays, de Brest à Clisson.

Nous sommes venus redire notre colère à l’endroit des stratégies d’austérité déployées par la droite réactionnaire qui préside aux destinées de l’invraisemblable Région des Pays de la Loire, et qui ciblent en particulier les associations œuvrant en Loire Atlantique pour la langue bretonne et le gallo et pour la culture populaire bretonnes.

Ces attaques contre notre culture populaire sous toute ses formes et le patrimoine immatériel sont inadmissibles !

Et elles sont singulièrement préjudiciables au moment où nous avons besoin de moyens renforcés pour développer des fondamentaux culturels et linguistiques qui nous permettent de décliner une vision intégratrice de la Bretagne.

Une vision ouverte à toutes celles et ceux qui viennent vivre et travailler en Bretagne, sans distinction de couleur, de religion ou de genre.

Une vision arrimée à des principes de pluralisme démocratique, de diversité culturelle et d’humanisme que nous saurons défendre face aux tenants d’un nationalisme français xénophobe, autoritaire et ultra-jacobin.

Alors ici à Nantes, dans la ville qui abrite la plus grande école Diwan de Bretagne, nous sommes venus redire que doit cesser l’hostilité institutionnelle vis-à-vis de ceux qui œuvrent pour faire vivre la langue bretonne dans nos écoles et hors leurs murs. L’avenir de notre langue se joue aussi dans les métropoles et l’Est de la Bretagne. Afin de cadrer la politique linguistique en Loire Atlantique, nous avons besoin d’une convention équivalente à celle accordée à la Région Bretagne. Et à 18 mois des élections municipales, nous attendons des engagements en ce sens des élus nantais.

Nous allons devoir nous appuyer sur nos collectivités locales car le pouvoir central est entre des mains hostiles.

Faut-il l’illustrer ? Au sein du gouvernement de droite radicale aujourd’hui en place à Paris, le Ministère de l’intérieur est aux mains de Bruno Retailleau, ancien Président des Pays de la Loire –un homme qui s’est distingué – parmi d’autres combats d’arrière-garde – par son hostilité à la ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires. La nouvelle Ministre de l’Education, Anne Genetet, figure quant à elle parmi les 60 députés signataires du recours constitutionnel contre la loi Molac sur les langues dites « régionales », ayant conduit à une censure partielle de cette loi et donc à une précarisation de l’enseignement immersif en langue bretonne.

Nous pourrions continuer la liste mais nous préférons nous arrêter là et proclamer haut et fort que les lugubres desseins de ces hérauts d’une conception monolithique, verticale et asséchante de la République ne passeront pas en Bretagne !

Et c’est pourquoi aujourd’hui, à Nantes, nous sommes venus – aussi et surtout – parler de démocratie. Car la réunification, la construction d’un pouvoir politique breton sur les cinq départements, sont fondamentalement des enjeux de réappropriation du droit de débattre, de délibérer et de décider de notre avenir collectif.

En ces jours où la frustration démocratique est à son comble suite à la nomination à Paris d’un gouvernement ne reflétant pas le résultat des urnes, nous clamons notre défiance à l’endroit de ce gouvernement et notre volonté de voir les collectivités locales bretonnes – depuis la commune jusqu’à la Région – devenir autant de lieux de résistance à un projet politique qui, sous la bannière du « retour à l’Ordre », s’annonce d’ores et déjà dangereusement réactionnaire, autoritaire, antisocial, anti-écologique, anti-féministe et ultra-centralisateur.

Un projet politique en phase avec l’agenda du Rassemblement National.

Lequel Rassemblement National, rappelons-le, propose (entre autres infamies) la suppression des conseils régionaux. Et lequel Rassemblement National a été le seul parti à voter, en session plénière de la Région Bretagne, CONTRE la demande d’autonomie qui y fait formellement consensus.

Nous avons pourtant urgemment besoin d’un cadre d’autogouvernement fiscal et législatif en Bretagne pour porter des politiques publiques transformatrices et équitables en matière de logement et de santé, d’aménagement du territoire et de partage des ressources.

Et parce que nous sommes fiers de notre identité bretonne ; parce que nous sommes forts de notre cohésion sociale et de notre vivacité culturelle, nous rejetons fermement la politique du bouc émissaire et l’exploitation des colères sociales qui constituent le fonds de commerce des nationalo- populistes en France comme ailleurs en Europe :

Ce ne sont ni les réfugiés ni les migrants, quelle que soit leur religion, qui contribuent au dérèglement climatique. Ils en sont souvent les premières victimes.

Ce ne sont ni les réfugiés ni les migrants, quelle que soit leur religion, qui sont la cause de la diminution dramatique de la population agricole et du nombre de fermes à travers la Bretagne. Ils sont nombreux à trimer dans nos serres et dans nos usines agro-alimentaires.

Ce ne sont pas eux non plus qui ont cassé les outils de financement du logement social, qui contribuent à l’envolée des prix des maisons sur le littoral breton, ou qui décident de la fermeture des services publics – hôpitaux, collèges, écoles – essentiels à la prospérité de nos territoires.

Et puisque l’on parle beaucoup de Front Populaire et d’unité ces temps-ci, rappelons que le terme fut utilisé pour la première fois en janvier 1936 à l’occasion d’un scrutin dans l’état espagnol. Ce fut un accord entre toutes les forces de gauche, mais aussi avec toutes les forces des périphéries, les nationalités — catalane, basque, galicienne, andalouse – un accord qui intégrait le respect du droit à l’autodétermination des peuples et une large amnistie pour les prisonniers politiques. On peut espérer que de telles exigences en matière de démocratie et de justice puissent inspirer les animateurs contemporains du Nouveau Front Populaire en France.

Aucune refondation démocratique ne pourra avoir lieu sans rupture avec la mystique du centralisme national-républicain.

Pour notre part, nous tenons à clôturer cette prise de parole par un salut à nos amis ukrainiens et palestiniens, dont les drapeaux flottent ici aux côtés du Gwenn-ha-Du. Et nous adressons un salut chaleureux, par-delà les mers et les murs des pénitenciers, aux insurgés Kanaks emprisonnés et à leurs familles, ainsi qu’à ceux qui — en Martinique et en Guadeloupe — manifestent contre la vie chère ; ils nous montrent l’exemple.

La mobilisation de la société bretonne pour une reconstruction démocratique est en cours. Elle doit se poursuivre et s’amplifier :

Le 1er octobre, les organisations syndicales mobiliseront contre l’austérité ; soyons partout à leurs côtés, dans les villes et dans les bourgs, dans les entreprises et dans les quartiers de Bretagne !

Le 5 octobre, une flottille antifasciste tentera de libérer l’archipel des Glénan de l’emprise de M.Bolloré ; faisons tout pour que cette action soit couronnée de succès et appelons les vents de la Bretagne à gonfler leurs voiles !

Le 12 octobre, à Carhaix, les défenseurs des hôpitaux publics se rassembleront pour défendre l’accès aux soins dans tous les territoires bretons, urbains comme ruraux ; saisissons cette occasion pour réaffirmer que la Bretagne est un espace civique cohérent pour construire des politiques publiques volontaristes au bénéfice du plus grand nombre, à commencer par les plus modestes.

Oui, commençons dès à présent à construire la Bretagne en commun, en forgeant des liens complices, des solidarités assumées, des alliances inédites, pour décider, agir et vivre ici en toute dignité ! Betek an trec’h !

 

Dans son allocution sur les mesures relatives à la situation sanitaire Emmanuel Macron a indiqué que les déplacements entre régions ne seraient pas possibles.

Voila qui nous interpelle en tant qu’élus de Bretagne. Les déplacements entre la Loire-Atlantique et le reste de la Bretagne seront-ils possibles ? Si ce n’était pas le cas cela serait pour le moins surprenant. Non seulement en raison du fait que la Bretagne correspondant au cinq départements est d’abord un espace de vie sociale et économique cohérent façonné par des échanges humains et culturels non pris en compte par le gouvernement français qui a découpé notre pays sans nous consulter. Mais aussi par que ce les autres Régions auxquelles semble se référer Emmanuel Macron sont celles issues de la réforme territoriale ayant aboutie à la mise en place de macro-Régions irrespectueuses des réalités locales bien plus vastes que la Bretagne mais dans lesquelles chacun pourraient circuler sur des distances plus longues.

Nous souhaitons des éclaircissements et nous souhaitons que le président de la Région Bretagne , Mr Chesnais-Girard interpelle le gouvernement de Paris pour que les bretons puissent circuler munis des autorisations de sorties adéquates dans l’ensemble de la Bretagne, de Brest à Clisson.

Eric Bainvel , Conseil municipal Saint Herblain en Commun

Primael Petit, Conseil municipal Saint Herblain en Commun, élu Nantes Métropole

Anton Burel, Conseil municipal Cintré en Commun

Gael Roblin Conseil municipal Guingamp en Commun-Kumun Gwengamp 

Primael Petit conseiller municipal de Saint-Herblain, lors de la votation pour la Réunification du samedi 6 Avril 2013 à Nantes

Suite à la publication du “Sondage pour la Bretagne” et des dernières mobilisations en faveur de l’unité de la Bretagne et du droit de décider, les éditions Stourmomp ont eu la riche idée de revenir sur le contenu intégral du sondage souvent uniquement présenté sous l’angle du rapport de Nantes au reste de la Bretagne, et de proposer des pistes de réflexion.

A l’heure ou les idées de référendum ou d’assemblée de Bretagne sont évoquées de façon récurrente dans la presse et dans le débat, à l’approche des élections municipales et régionales pour lesquelles même les plus fervents défenseurs d’un pouvoir politique breton peinent à nous dire comment ils et elles comptent faire pour progresser vers “+ de Bretagne“, voila de quoi souffler sur la Breizh.

Ce livre compile le travail d’enquête de DIBAB – Décidez la Bretagne, réalisé en partenariat avec Breizh Civic Lab et Radio Naoned. Il contribue par ses résultats et analyses à souligner l’existence d’un débat citoyen spécifiquement breton. Ce débat va au-delà de la question de l’unité territoriale de la Bretagne, car la quête de pouvoir décisionnel politique ne pourra se faire sans une réappropriation du concept d’autodétermination.

En plus des analyses sur le désir de Bretagne des sondé·e·s faites par Jeanne Toutous (doctorante en science politique à l’université de Rennes 1) et le commentaire de Carlo Pala (politiste de l’université de Sassari en Sardaigne), l’association DIBAB – Décidez la Bretagne nous propose ici un scénario pour plus de Bretagne, basé sur le droit de décider. Une contribution nécessaire au débat démocratique.

 

Le livre sera en vente lors du Festival du Livre de Carhaix, le samedi 26 et dimanche 27 octobre 2019.

 

Auteur(s) / Oberour(ien) DIBAB / Jeanne Toutous / Carlo Pala
Numéro / Niverenn ISBN 978-2-9566934-1-3
Nombre de pages / Niver a bajennoù 88
Format / Stumm 21*29,7 cm
Date de publication / Deiziad embann octobre 2019 / Here 2019
Prix / Priz 15,00 €
Éditeur / Embanner Stourmomp
Langue / Yezh Français / Galleg

 

Ce 28 septembre la Coordination Démocratique de Bretagne  avait convoqué dans les rues de Nantes une manifestation pour l’unité et l’évolution institutionnelle de la Bretagne en revendiquant le droit de décider. Ce dernier aspect de la mobilisation a été quasi escamoté par l’ensemble des comptes-rendus médiatiques.

En tant que militantEs indépendantistes ayant pris part au défilé et à la campagne en amont nous avons plusieurs observations à formuler.

Sur la participation et

le traitement médiatique de la manif

Tout d’abord la Coordination Démocratique de Bretagne n’avait pas mobilisé depuis le 8 décembre dernier à Rennes. Sur les mêmes bases c’était plus ou moins 1000 personnes qui avaient défilé ce jour-là. C’est la seule base de comparaison possible pour évaluer quantitativement la manifestation de Nantes.

La manifestation de Rennes le 8 décembre dernier.

De ce point de vue les comparaisons journalistiques évoquant une “baisse de la mobilisation” sont à relativiser. Surtout quand cette même presse avait déjà annoncé dès le vendredi 27 que la mobilisation allait être à la baisse au regard de la non participation de “Bretagne Réunie”. Pas un journaliste n’a relevé que cette association n’a pas occupé la rue Nantaise depuis septembre 2016… Et pour cause, cette année-là des fascistes de la pire espèce avaient pu défiler impunément en décrédibilisant notre combat à cause de la complicité des dirigeants de Bretagne Réunie. Un de ces dirigeants, Paul Loret, a annulé la manifestation de 2017 en obéissant à la préfecture de Région des Pays de la Loire, arraché les affiches de la mobilisation de 2018 lors de la grande tablée Nantaise et organisé la démobilisation en 2019… A chacun son bilan. Les déserteurs et les saboteurs complaisant avec l’extrême-droite de la direction de Bretagne Réunie — qui n’a aucune perspective — en sont même réduit à ne pas diffuser les infos du comité Nantais de Bretagne Réunie. Ce comité local a pourtant mobilisé, en organisant une réunion publique avant la manif et en participant à la manif de samedi dernier, tout comme le comité Nazairien.

On pourrait consacrer un chapitre entier à la nullité crasse de la couverture médiatique de la mobilisation. Même le Télégramme ne s’est pas embêté à dépêcher un journaliste : le journal a repris l’article d’une agence de presse et a publié une photo de 2018 prise à Rennes pour illustrer son propos.

Mais c’est Ouest-France qui s’est surpassé dans le parti pris et les clichés, notamment grâce à la plume de Christophe Jaunet. Un chroniqueur zélé des campagnes électorales de la République en Marche, qui s’acharne tel un plumitif d’extrême-droite a décerner des certificats de bretonnité aux manifestants. Son tweet précédent la manif — qui sentait bon l’apéro et les brèves de comptoir dans la rédaction de OF Nantes — en dit long sur les clichés coloniaux qui peuplent son imaginaire et ceux de ses collègues. On devine le pleurnichard à carte de presse qui geint sur les réseaux sociaux lorsqu’il est accueilli froidement dans les mobilisations suite à ses “papiers”…

Les médias en langue bretonne tel “Radio Naoned” et l’automedia “Dispak” ont eux chroniqué sous un tout autre angle, au sein de la manif, du début à la fin. D’autres médias comme Hitwest et L’Éclaireur de Châteaubriant ont pris la peine de rester jusqu’au bout de la manifestation et ont rendu compte des faits de manière plus objective et moins militante que leurs collègues de Ouest France.

Réunir entre 1500 et 2000 personnes dans ces conditions n’est donc pas si mal, et la mobilisation sur le “droit de décider” est donc un peu en progrès par rapport à la manifestation de Rennes.

Sur la composition de la manif

La principale caractéristique de la manifestation a été la présence d’une foule importante de jeunes (voir très jeunes) qui ont pris la tête du cortège. Un nombre très important de femmes, impliquées dans les luttes féministes, étaient bien visibles et ce sont deux porte-paroles féminines qui ont lu le communiqué final de la mobilisation. Les drapeaux féministes et les tracts pour se mobiliser contre les violences faites aux femmes ont trouvé toute leur place. Les drapeaux de la communauté LGBT étaient eux aussi de la partie. Evidemment, cela fait grincer les dents des nostalgiques coincés dans les couloirs du temps, qui arborent des oriflammes d’Anne de Bretagne, et dont une certaine presse raffole…

Beaucoup de militants de Bretagne Réunie, de l’UDB, quelques centristes du PB et du PFE, beaucoup de parents et lycéens de Diwan et public bilingue, quelques éluEs, dont Lena Louarn (Vice-Présidente de la Région Bretagne), Paul Molac (député régionaliste également élu au CR), Eric Bainvel (militant de la Gauche Indépendantiste et élu “Saint-Herblain à Gauche Toute”), Glenn Jegou (majorité municipale Rennaise), …

Drapeau breton “Melen ha Gwer” (=jaune et vert) aux couleurs du FC Nantes.

Beaucoup de supporters du FCN encore dans l’euphorie de leur victoire contre Rennes dans le “Derby Breton”, quelques gilets jaunes et des syndicalistes des chantiers de Saint-Nazaire venaient compléter cette petite foule familiale, sympathique et déterminée. Seule la Gauche Indépendantiste dans toutes ses sensibilités s’était donné les moyens de vraiment mobiliser. Un petit cortège bien visible des maoistes des “Jeunes Révolutionnaires” était également de la partie.

Au final, si des critiques sont légitimes (notamment sur la pertinence de certains slogans ou de l’accoutrement simili “Black Bloc version carnavalesque), tout le monde s’accorde à dire que la manif s’est déroulée dans le calme, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps à Nantes, tant cette ville subit les violences policières ces derniers mois. Nous proposons à ceux et celles qui ont pu s’offusquer de quelques slogans de défiance vis-à-vis de la police et de son action à Nantes d’aller discuter avec les amis et proches de Steve Maia Caniço, mort après une charge policière à Nantes, noyé dans la Loire le soir de la Fête de la musique… ou bien avec les amis et la famille d’Aboubakar Fofana, tué il y a maintenant plus d’un an dans le quartier du Breil à Nantes par un tir policier.

Panneau “Castaner el Liger / Justis evit Aboubakar” en breton pour demander justice pour Steve et Aboubakar.

Sur le contenu revendicatif

On reste sidéré par le fait qu’aucun média ou presque n’ai relevé que la revendication centrale est la tenue d’un référendum sur l’ensemble de la Bretagne historique, pour discuter à la fois de la taille et des compétences de la Bretagne, et ce avec ou sans l’autorisation de Paris ! Ce scénario possible est validé comme crédible par plus de 60 % des sondés dans le dernier sondage TMO pour Dibab et BCL. La banderole de tête “Décider, Voter, S’autogouverner : un référendum pour la Bretagne !“, les slogans ” De Nantes à Quimper, de Brest à Fougères, nous voulons voter et nous allons le faire ! étaient pourtant clairs.

Aucun journaliste n’a pris le temps de rester jusqu’à la prise de parole finale. Elle annonce pourtant des événements importants, notamment la structuration de la Coordination Démocratique de Bretagne comme la maison commune pour construire les mobilisations transpartisanes en faveur de l’unité et l’évolution institutionnelle de toute la Bretagne. La mise en place d’un calendrier de mobilisation pour influer dans le débat des municipales était également annoncé.

Dans cette prise de parole qui revenait longuement sur le sondage commandé par Dibab et Breizh Civic Lab (qui a été  débattu et expliqué à Nantes, Rennes, Morlaix les jours précédents la manif), était rappelé que la mobilisation à venir était importante car “il nous faut alimenter ce débat en maintenant la mobilisation sous toutes ses formes, afin que ces enjeux ne soient pas évacués par les chantres d’une France qui ne peut se concevoir que dans une homogénéité aussi lisse qu’artificielle“.

https://www.facebook.com/Coordination.Democratique.BZH/videos/486557878855463/

Il était aussi posé une question, que ceux et celles qui veulent réduire le combat pour l’unité bretonne à une quête identitaire et non l’élargir à un combat civique et démocratique, devraient méditer : “Finalement, à quoi nous servirait une cinquième assemblée départementale, et un conseil régional ayant un budget plus faible que celui des métropoles rennaise et nantaise cumulées ?“.

Prise de parole bilingue à la fin de la manifestation

Répondre à cette dernière question pour dépasser le cadre des mots d’ordre surannés d’un autre siècle permettra sans doute que tous ceux et celles qui n’étaient pas à Nantes le 28 septembre 2019 trouvent leur places dans les prochaines mobilisation pour “décider, voter et s’autogouverner en Bretagne.”

Merci à tous ceux et celles qui ont permis cette mobilisation.

L’intégralité de la prise de parole est à lire ici en PDF.

Des militants de la Gauche Indépendantiste.

La Gauche Indépendantiste Bretonne (Breizhistance) remercie le collectif « Dibab — Décidez la Bretagne » initiateur du sondage qui met en exergue l’appétence des bretons pour les revendications en faveur d’un pouvoir politique breton de Brest à Clisson.

Ce sondage va bien au-delà de la simple question relative à l’unité de la Bretagne, et souligne par l’intérêt qu’il suscite le déficit démocratique que la France fait subir au peuple breton.

C’est une gifle pour ceux qui, autour de Nantes, tentent de nier et d’effacer le sentiment d’appartenance à la Bretagne.

 

Les concepts d’auto-gouvernement, d’autodétermination, de souveraineté, de transferts de compétences (y compris législatives) sont désormais des sujets de débats politiques et citoyens bretons. Ces idées ont progressé au sein des masses bretonnes.

En tant qu’indépendantistes, nous nous réjouissons de constater que près de 40 % des sondés pensent que le peuple breton devrait voter ses propres lois, prélever lui-même l’impôt et être représenté dans les instances internationales et dans les compétitions sportives.

 

Enfin, le fait que plus de 60 % des sondés répondent positivement à la question relative à l’organisation d’un référendum sur les compétences d’une Bretagne réunifiée montre la pertinence de la revendication du droit à décider, du droit à l’autodétermination nationale du peuple breton à choisir son destin.

Le nombre d’indécis à chaque question posée souligne combien notre marge pour faire progresser l’idée d’une république bretonne est importante.
C’est bien la perspective d’exercer dans le cadre d’une autogouvernance bretonne des compétences pour un mieux-disant démocratique, social et environnemental qui déterminera la rapidité de cette progression au sein des larges masses.

C’est une invitation claire faites aux partisans de l’unité de la Bretagne et à ceux et celles qui œuvrent pour faire progresser le degré de souveraineté décisionnelle bretonne à changer de paradigme, en délaissant les seules justifications historiques, culturelles et linguistiques. C’est la perspective d’une Bretagne civique, d’une Bretagne qui serait un espace citoyen de transformation sociale, et où la démocratie participative et décisionnelle serait une réalité qui fera basculer de larges secteurs de l’opinion vers le souverainisme breton.

Le droit à l’autodétermination de Brest à Clisson sera le thème central de la manifestation de Nantes du 28 septembre prochain, à l’initiative de la Coordination Démocratique Bretonne. Nous exhortons notre militance et nos sympathisants à se consacrer en priorité au succès de cette initiative pour finir d’inscrire à l’agenda politique breton cette revendication démocratique.

Nous sommes disponibles, comme nous y invite DIBAB, pour construire un large front devant amener la classe politique bretonne sous la pression et la mobilisation populaire multiforme — dans le cadre d’un calendrier déconnecté de l’agenda électoral parisien — pour organiser la rupture démocratique avec Paris.
Cette rupture démocratique se concrétisera par la construction d’un rapport de force devant nous amener à nous passer de l’autorisation du pouvoir français pour organiser un référendum d’autodétermination sur le périmètre et les compétences de la Bretagne nouvelle dont nous avons tous et toutes besoin pour améliorer nos conditions de vie.

La Gauche Independantiste. Le 29 août 2019.

PS : Excellente analyse de DIBAB ici, les résultats complets .

 

La Bretagne est la grande absente des pauvres et poussifs débats de la campagne électorale des élections européennes 2019. Sa disparition dans la circonscription unique, après avoir été noyée dans une circo “Grand Ouest” lors des scrutins précédents, n’aide évidemment pas à en faire un objet de débat politique.

Tous les débats sur son évolution institutionnelle sont sous le tapis. Pourtant en 2018 le droit de décider avait fait irruption dans le débat politique breton grâce à de nombreuses initiatives politiques et citoyennes. Parmi elle la pétition des 100.000 de Bretagne Réunie, qui demandait au président du département de Loire-Atlantique de permettre aux citoyens de ce département de pouvoir se prononcer sur le retour du pays nantais dans la région Bretagne. Mais aussi les mobilisations de la mouvance de la Coordination Démocratique de Bretagne de Nantes en septembre et Rennes en décembre dernier, rassemblant des milliers de personnes pour “réaffirmer sa volonté de continuer à lutter pour l’unité territoriale de la Bretagne et le droit du peuple breton à décider de son avenir“.

Cela avait permis de commencer à ancrer dans le débat politique local le droit à décider, en affirmant notre souhait de pouvoir décider via un référendum de l’avenir de toute la Bretagne de Brest à Clisson, de son périmètre et de ses compétences. Un manifestant de la Gauche Indépendantiste le constatait : “Pour de très nombreux bretons et bretonnes, la revendication pour la réunification est connue et vivante… Maintenant c’est la revendication pour le référendum qui commence à s’installer et à être de plus en plus connue.”

Ainsi on avait pu commencer à entendre des représentants des partis institutionnels parler de consultation en Bretagne, ou seulement en Loire-atlantique, la presse évoquer à de nombreuses reprises la revendication de l’exercice du droit à l’autodétermination.

Faute d’avoir su mettre en place un agenda politique qui nous soit propre et spécifique en tant que peuple breton, c’est à dire non réglé sur la calendrier électoral ou les réformes imaginées à Paris, la mobilisation semblait marquer le pas.

Pour relancer le débat, l’association DIBAB — connue pour avoir organisé des votations interrogeant sur l’unité de la Bretagne et la mise en place d’une assemblée territoriale bretonne dotée de compétences large — a décidé de construire une campagne autour d’un sondage.

DIBAB s’est associée au Breizh Civic Lab et aux médias comme le Journal de la Bretagne et Radio Naoned pour commenter et publier le sondage.

Le but est de confier le travail de sondage a des professionnels (TMO Régions) pour chiffrer le désir de Bretagne des Breton·ne·s d’un point de vue politique et non sentimental.

Une quinzaine de questions seront posées à un échantillon représentatif de Bretons de toute la Bretagne historique pour rendre visible et restituer courant juin le degré de souveraineté que souhaitent les Bretons et les Bretonnes pour leur pays et le périmètre sur lequel elle devrait s’exercer.

L’intuition des initiateurs de la campagne est que le pourcentage de Bretonnes et de Bretons trouvant normal d’être consultés sur l’évolution institutionnelle de la Bretagne est élevé, tout comme progresse l’idée d’un pouvoir politique breton. Si cela ce confirme, il ne restera plus qu’à travailler à la mise en place d’une campagne unitaire pour ancrer dans notre calendrier local cette revendication. À un an des municipales et des régionales cela peut avoir une influence salutaire pour enfin obliger tout le monde à se positionner à ce que nous considérons comme la base de notre combat indépendantiste : le respect du droit du peuple breton à librement se déterminer en tant que communauté politique distincte et spécifique.

La campagne est participative, car près de 150 personnes ont déjà donné pour financer via un crowdfunding le sondage, très unitaire mais aussi clairement à contre-courant des discours passéistes, surannés et romantiques du mouvement breton justifiant tout par un passé mythifié, une démarche identitaire fantasque qui braquent tout ceux et celles qui sont à la recherche d’un projet national breton novateur, moderne, civique, citoyen synonyme de progrès social, environnemental et démocratique.

C’est une campagne moderne, popularisée par les réseaux sociaux : près de 70 % de la somme recherchée (sur les 10.000 € manquants) est déjà collectée !

Il y a quelques semaines, 3000 personnes manifestaient à Cardiff pour l’indépendance du Pays de Galles. Cette initiative a fait grand bruit et focalise les débats sur cette revendication et perspective que seulement 12 % des gallois soutiennent si l’on en croit le sondage mentionné ici par le Guardian.

  • Vous n’avez pas envie de savoir combien de Bretonnes et de Bretons pensent comme vous que nous devrions avoir notre mot à dire sur l’avenir de notre pays ?
  • Vous ne voyez pas le bénéfice politique que nous pouvons tirer d’une démarche transpartisane et participative qui ne se préoccupe pas de Paris ?
  • Vous ne voulez pas que la Bretagne deviennent un sujet de débat politique et non romantique ?

Si ?

Sortez votre carte bleue et laissez vous guider ! Pour commencer…

https://www.kengo.bzh/projet/1827/soutenez-un-sondage-exclusif-en-bretagne

Des militant·e·s indépendantistes de gauche investis dans la campagne.

 

Le prétendu pacte girondin d’Emmanuel Macron et cher à Jean-Michel Le Boulanger et aux régionalistes n’est finalement qu’une petite opération de communication qui ne coûte pas cher à l’État et ne présente aucune avancée majeure. Le contrat pour l’action publique pour la Bretagne n’est en vérité qu’un marché entre la majorité régionale PS / PC qui s’arrange très bien avec La République En Marche (avec lesquels ils cogèrent le Conseil régional de Bretagne) et le gouvernement de Macron pour faire croire qu’ils ouvrent à l’amélioration des conditions et du cadre de vie des bretons.

Concernant la langue bretonne : alors que la Région Bretagne a vu son budget 2018 en baisse de 5 % à cause de la baisse des crédits de l’état estimée à 25 millions — ce qui n’a pas été sans impact sur les politiques culturelles et linguistiques régionales — redonner 300.000 euros au réseau Diwan en 2019 est vraiment le strict minimum.

Alors que l’on ne sait pas combien de postes aux concours d’enseignants seront réservés à la filière DIWAN, cette somme parait bien ridicule si DIWAN doit une fois de plus salarier ses propres enseignants recrutés hors concours.
Le Conseil Régional de Bretagne vient de participer à la hauteur 5 millions d’euros d’argent public à la naissance d’Eureden avec l’entreprise DAUCY et donc le groupe TRISKALIA. Ce petit rappel pour dire que, lorsqu’il faut se retrousser les manches pour donner des millions aux capitalistes de l’agro-alimentaire qui saccagent la planète, on peut compter sur Loig Chesnais-Girard et sa majorité.

Concernant le versement du forfait scolaire aux écoles Diwan scolarisant des enfants issus de communes percevant cette dotation, mais ne la reversant pas aux écoles immersives, il est bon de rappeler que les écoles Diwan sont de facto des écoles remplissant un rôle de service public associatif immersif. Il serait donc juste normal qu’elles perçoivent le forfait scolaire.

Les élus du PS, du PC, de La République En Marche dans les municipalités en Bretagne ne le reversent bien souvent pas, alors que la loi le leur permet déjà.

Consulter la conférence territoriale des élus sur ce sujet, et promettre d’éventuellement légiférer plus tard permet aux élus du Conseil Régional de ne pas se froisser avec les élus municipaux qui malgré les appels à l’aide du réseau DIWAN se gardent bien de verser ces dotations alors qu’ils le peuvent déjà.

Quelles garanties avons-nous que ces mesures s’appliqueront de Brest à Clisson, à l’heure où le Pays Nantais reste séparé du reste de la Bretagne, malgré une forte volonté populaire ? Les inquiétudes sont fortes dans les écoles DIWAN du Pays Nantais.

On ricane enfin devant la position d’un État qui s’engage à réfléchir avant de donner l’autorisation officielle d’utiliser des tildes et des apostrophes pour écrire des prénoms bretons selon l’usage local.

Ces quelques miettes pour la langue bretonne ne peuvent occulter que les postes au concours d’enseignants bilingues dans l’éducation nationale (filière promue par l’association DIV YEZH dans le public) risquent de passer de 35 à 13 (!) pour 2019 dans l’académie de Rennes, la réforme du lycée (conséquence de Parcours Sup) met à mal la place de la langue bretonne dans les établissements du secondaire en poussant les élèves à ne pas la choisir en LV2  pour avoir un dossier plus attractif — d’un point de vue libéral — pour leurs parcours post-bac. À ce propos nous attendons toujours une réponse claire relative ou concernant la possibilité de passer certaine épreuves du baccalauréat en langue bretonne (par exemple les mathématiques) comme c’est déjà possible au Pays Basque.

Nous sommes sidérés du satisfecit des notables du prétendu Conseil Culturel de Bretagne, dont nous nous demandons ce qu’ils ont à gagner pour à ce point lécher les pompes du pouvoir en place à Paris comme à Rennes, en les remerciant avec forces courbettes quelques minutes après l’annonce de ces mesurettes humiliantes. Pierre Karleskind — l’un des vice-présidents de la région Bretagne — remercie ici Bernez Rouz dans un tweet pour sa servilité :

Concernant la loi Pinel et le logement nous remarquons que c’est le préfet — représentant de l’état non élu ! — qui veillera à son extension à d’autres zones que celles existantes, suivant des textes votés à Paris. Son application pour l’instant limitée à Rennes ou Saint-Malo n’a pas permis aux classes populaires et aux jeunes travailleurs d’accéder plus facilement aux logements dans ces zones que les élus PS / LREM veulent réserver aux classes supérieures. La métropolisation, la touristifaction à outrance, la LGV continueront à défavoriser les Bretons les plus modestes en matière de logement et de transport…

Action du collectif Dispac’h contre la spéculation immobilière

Même en y ajoutant les déclarations d’intention sur l’eau et la politique maritime, toutes ces petites oboles ne sauraient constituer de véritables avancées malgré la posture que Loig Chesnais-Girard essaye d’adopter en tentant de nous faire croire qu’il a fait céder Paris. Elles sont le résultat de négociations d’appareils et de professionnels de la politique dans le dos des bretonnes et des bretons. Il est invraisemblable que le peuple breton ne soit pas consulté sur le périmètre de son territoire et les compétences qu’il souhaite lui-même exercer dans tous les domaines, pour décider en toute souveraineté.

Plus que jamais, l’heure doit être à la mobilisation pour que le peuple breton exerce son droit à l’autodétermination dans tous les domaines, ce qui n’est pas compatible avec la défense du droit à la différentiation des capitalistes de LREM et avec la ligne de collaboration servile des régionalistes élus ou nommés à la tête d’un conseil culturel fantoche.

La Gauche Indépendantiste Bretonne (Breizhistance)

 

D’ar c’houlz ma kaozeer kalz deus ur referendom diwar-benn dazont bro Naoned da heul sinadeg “Breizh Unvan” hag emzalc’h negativel prezidant Liger-Atlantel eo fur adlenn prezegenn aozerien manifestadeg Roazhon bet dalc’het d’an 08 aviz Kerzu.

Erru eo poent sklaeraat talvoudegezh gerioù zo evel “demokratelezh”, “referendom”… Deomp ni n’eus nemet ur “referendom” a dalvez ar boan stourm evitañ : unan a vo aozet war Vreizh a-bezh gant ar vretoned o unan.

Trugarez da gKernurzhierezh Demokratel Breizh d’ober gant hor yezh e kement darvoud foran aozet gante.

MANIFESTADEG ROAZHON 08/12/2018

Amañ emaomp evit embann hor gwir da zibab, hor gwir evel pobl hag a rank — eus Brest betek Klison — mestroniañ he zonkad.

Raktreset ha gortozet e oa nac’hadenn Kuzul Departamant Liger-Atlantel da lezel mouezhiañ an dilennerien diwar-benn unvaniezh Breizh, en desped d’ar 100.000 sinadur rastellet ganr Breizh Unvan.

A-benn un nebeud devezhioù e vo un dalc’h gant Kuzul Rannvro Breizh. E miz Eost en Oriant hag e Miz Gwengolo e Naoned hor boa embannet hor c’hoant da glevet sav-poent dilennidi ar bodad-se diwar-benn ar gwir da zivizout.

Adsevel a reomp ar goulenn : ha reizh e kavont ne c’hellfe ket pobl Breizh reiñ he soñj diwar-benn harzoù Breizh ? Ha reizh e kavont ne c’hellfemp ket lavarout dre ur referendom peseurt barregezhioù a fell deomp mestroniañ ?

Evidomp ar bodadegoù departamant ha rannvro — dre o barregezhioù gwann — na c’hellont ket respont d’ar c’haoant a justis er vro, war dachenn an endro ha war an dachenn sokial a glever er gevredigezh a-bezh.

Anat eo. Met fellout a ra d’an dilennidi respont d’ar c’hoant all, ar c’hoant a zemokratelezh perzhiañ a vagfe dre an argerzh bonreizhañ-se ar vreutadeg politikel diwar-benn harzoù hag an derezh a souvereniez he Breizh ?

Ankeniet omp peogwir int didrouz da heul ar flac’had bet roet gant an Aotrou Grosvalet d’an holl dud o doa rastellet 100.000 sinadur.

N’eo ket d’ar bodadegoù dic’halloud ha dic’hoant da dermeniñ ar pezh zo mat evidomp, d’ar bobl an hini eo !

Soñjal a ra dilennidi kuzul-rannvro Breizh 4 departamant evel an Aoutrou Grosvalet ne dle ket ar bobl kaout an tu da reiñ he soñj ? Ha perzh int eus ar c’hast a zispriz mouezh ar bobl ?

Ankeniet omp kar e klevomp kaoz eus an adreizh bonreizhel a groufe un digreizennañ diouzh ar c’hoant. Gellet a rafe bezañ da skouer e-mesk ar c’huzulioù departamant ha rannvro brasaet ha kendeuzet en ur c’hornog bras a nac’homp en a-raok !

Ne fell deomp e vefe dibabet gant dilennidi ar bodadegoù dic’hallus-se peseurt mod rannañ barregezhioù dre un digreizennañ diouzh ar c’hoant gant ar galloud kreiz. Nac’hañ a reomp e vije graet deomp ar pezh zo bet graet d’an Elsass-Mosel, d’ar Broioù Katalan, da vro-Euskal a zo bet beuzet e ensavadadurioù o deus diverket betek o anv !

Nac’hañ a reomp en a-raok un emglev jirondin etre an notabled hag ar galloud kreiz a nac’h hor gwir d’en em dermeniñ. Ar gwir zo ganeomp da zibab war kement tachenn zo.

Emsav ar jiletennou melen, hag hon eus moarvat sav-poentoù disheñvel diwar-e-benn, a ziskouez n’omp ket kevatal dirak ar frailh tiriadel.

Dirak dilez ur stad prederiet gant ar gounid hepken, ur stad na ra nemet kreñvaat ar meurgerioù evit goloién ar maezioù, a zispriz ar re vreskañ, a serr ar servijoù yec’hed lec’hel evel e Douarnenez hag e Gwengamp, a dag hor gwir da gaout un deskadurezh dereat, ha nac’h ouzhomp da lakaat e pleustr ur politikerezh treuzdougen all e soñ deomp eo reizh hor raktres.

Dleet zo deomp kinnig ur skouer ensavadurel, sokial, war dachenn ar yezh hag an endro a rofe an tu d’an holl da gaout yec’hed, deskadurezh, sevenadur ha gouiziegezh. Evit e sevel e rankomp votiñ amañ e Breizh ! Hor breujoù a vo !
Perzh omp eus un emsav ledanoc’h a azgoulenn ar gwir d’en em dermeniñ : e Skos, e Katalonia, e Iwerzhon, e Kastilha e lec’h zo bet votet evit lakaat un termen d’ar monarkiezh ar sizhun-mañ…

N’en em gontantimp ket eus un deus deiziataer mouezhiañ evit ensavadurioù a c’heller krediñ nebeutoc’h nebeutañ enne. En o zouez ensavadurioù Europa a laosk da vreiniañ en toull-bac’h dilennidi Katalonia o doa aozet ur referendom diwar-benn an dizalc’hiezh pe hag a zo en soñj da adkreñvaat disparti Iwerzhon…

N’eus lezenn ebet a vir ouzhomp da aozañ hon unan ar referendom.

Pep keodedad, pe kebredigezh en deus ar gwir da gaout roll ar voterien ha dafar votiñ e gumun, dre al lezenn-se eo e vez aozet dilennadegoù diabarzh ar strolladoù politikel. Dleet zo da seurt stourmadegoù bezañ dizalc’h deus an ensavadurioù war dachenn an arc’hant, met pep hini ac’hanomp dilennet pe get a c’hell reiñ arc’hant.

Evel-se hor boa graet da vare ar votadegoù aozet gant ar gevredigezh DIBAB evit un 20 mouezhiadeg bennak. Asambles ha dre ar vot dre ar genrouedad e c’hellimp mont pelloc’h.

Evit embarzhiñ ar gwir da zibab en deiziataer politikel e roomp deoc’h meur a emgav :

1.    Goulenn a raimp asambles ganeoc’h soñj dilennidi Kuzul Rannvro Breizh e-pad an dalc’h da zont, goulenn a reomp diganeoc’h da vezañ niverus. Evit en ober e c’heller tremen dre o c’henlabourerien, pe drezo war-eeun, pe dre un tweetstorm, ur gorventenn tweetoù war ar rouedadoù sokial betek ma vo respontet deomp en un doare sklaer.

2.    Harpañ a raimp an emgavioù a c’hellfe bezañ roet evit taliñ ouzh dispriz Kuzul Departamant Liger-Atlantel.

3.    Goulenn a raimp ma vo votet melladoù e pep ti-kêr a-benn ma vefe roet ar gaoz da bobl breizh dre ur referendum em dermeniñ eus Brest betek Klison.

4.    Pediñ a reomp ac’hanoc’h da gemer perzh e emvod meur Kenurzhierezh Demokratel Breizh a vo dalc’het d’an 2 a viz C’hwevrer e Gwened, digor eo d’an holl. Aze e vo roet ur framm d’ar genurzhierezh, prientet hor c’houlzadoù evit ar gwir da zibab, studiet a-dost peseurt mod ober evit laket e pleustr da vat ur referendum war vreizh a-bezh.

5.    Fellout a ra deomp paeañ ur sontadeg ofisiel a-benn muzuliañ pegen bras eo c’hoant ar vretoned war dachenn an demokratelezh. Fellout a ra deomp e vefe embannet a-raok mouezhiadegoù Europa evit goulenn digant ar vretoned ha reizh e kavont bezañ goulennataet dre ur referendom war dazont hor bro eus Brest betek Klison. Koustus eo, ezhomm zo 15 000 euro evit sevel goulennoù war Vreizh a-bezh. Ar c’houlzad arc’hantaouiñ a grogo a-benn nebeut met gallout a reer kregiñ hiziv da reiñ arc’hant deomp. Ur bazennad gentañ war -du ar referendum e vo ar sontadeg se, harpit ac’hanomp !

N’eo ket echu ar stourm ha n’eus nemet an hent-se !

 

La Gauche Indépendantiste, composante de la Coordination Démocratique de Bretagne, prend bonne note des déclarations de Loig Chesnais-Girard président de la région administrative Bretagne qui a indiqué être favorable à une consultation de la population en Loire-Atlantique à propos de la réintégration du pays Nantais en Bretagne. Dans cette déclaration Loig Chesnais-Girard indique qu’il veut lui aussi consulter le reste des bretons après un éventuel et hypothétique vote des citoyens en Loire-Atlantique que refuse le président de ce département, M. Grosvalet.

Rien n’empêche légalement les bretons d’organiser eux-mêmes dès maintenant une consultation référendaire grâce à la loi sur les primaires des partis politiques (décret Fillon) en passant outre les limites territoriales actuelles. Le peuple breton devrait être consulter de Brest à Clisson sur le périmètre de la Bretagne et sur les compétences que nous devons nous mêmes exercer.

Nous réitérons notre souhait d’entendre M. Loig-Chesnais Girard et l’ensemble des élu-e-s réunis en session au conseil régional de Bretagne se positionner sur ce point.

C’est la seule façon de réunifier dans les faits la Bretagne et les bretons par un acte civique et participatif répondant aux attentes pressantes en matière de démocratie directe portée notamment par les mouvements sociaux actuels.

C’est la seule façon de dépasser les blocages antidémocratiques de la loi NoTRe et du prétendu droit d’option qui comme toutes les lois françaises d’aménagement du territoire se fondent sur le mépris du droit de décider et du droit à l’autodétermination des peuples.

Pour la Gauche Indépendantiste Bretonne : G. Roblin.