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Le samedi 27 septembre prochain à 15h00 aura lieu la Manifestation « Divizomp e Breizh / Construisons un pouvoir politique breton » à Naoned / Nantes, place de Bretagne, à l’initiative de la Coordination Démocratique de Bretagne.

Le texte ci-dessous a été diffusé pour appeler à participer à cette initiative pour l’unité de la Bretagne, le droit de décider au pays, la justice sociale et environnementale, la langue bretonne. Diffusez cet appel et le visuel sur les réseaux sociaux, et venez en famille manifester le samedi 27 septembre prochain à Nantes ! Stourmomp betek an trec’h !

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Ceux qui pensent que la revendication pour le retour de la Loire-Atlantique au sein d’une Bretagne dont la population disposerait enfin d’un droit de décision sur son avenir n’est plus d’actualité se trompent lourdement.

Face au désengagement de l’État central, qui abandonne de nombreuses missions et conduit des politiques publiques dont les effets sont l’accroissement des inégalités sociales, l’accélération de la destruction écologique et du dérèglement climatique, les bretonnes et les bretons ont le droit de décider de l’avenir de leur pays, de la réunification et des compétences qui y sont liées.

Nous étions des milliers dans les rues de Rennes, le 17 mai, pour refuser l’austérité imposée par Paris aux collectivités locales bretonnes, une austérité qui frappe durement le tissu associatif œuvrant pour la langue et la culture bretonne.

Des collectivités se revendiquant « de gauche », au lieu de résister, appliquent elles-mêmes des mesures d’austérité, au détriment des plus vulnérables, de l’écologie et de la culture. La langue bretonne, déjà en danger, et la culture bretonne paient un prix très lourd en raison de ces coupes budgétaires, tandis qu’en Loire-Atlantique s’exprime une hostilité institutionnelle manifeste de la présidente du Conseil régional dit des « Pays de la Loire », la trumpiste sarthoise Christelle Morançais.

La Bretagne, pays nantais compris, doit devenir un lieu de résistance face au projet politique de M. Retailleau et du Rassemblement national : raciste, réactionnaire, autoritaire, antisocial, anti-écologique, anti-féministe et ultra-centralisateur.

Face à la crise globale du capitalisme, la seule réponse des dirigeant·es pour conserver prérogatives et privilèges passe par l’autoritarisme et la remise en cause des libertés individuelles et collectives conquises par les luttes, tout en détournant la réalité de leurs responsabilités sur des populations dites « étrangères ».
D’où leur soutien, à l’image de Bolloré, aux mouvements fascistes et néo-nazis, dernière ressource de leur projet. La Bretagne est pour eux une terre de mission.

Où sont passées les promesses de ceux qui dirigent aujourd’hui le Conseil régional de Bretagne, qui affirmaient dans leurs programmes vouloir « plus de Bretagne » et agir pour la réunification ?

Un projet que la gauche parisienne et ses relais en Bretagne sont incapables de combattre efficacement, parce qu’ils refusent d’admettre ce constat : en Bretagne, nous avons besoin d’un véritable cadre d’autogouvernement fiscal et législatif, pour porter des politiques publiques ambitieuses en matière de logement, de santé, d’aménagement du territoire, de partage des ressources, de politique linguistique et culturelle au service du peuple.

Construisons la Bretagne en commun, en forgeant des liens complices, des solidarités assumées, des alliances inédites, pour décider, agir et vivre ici, en toute dignité, quelles que soient nos origines ! Stourmomp betek an trec’h !

Malgré un ultime recours en cassation, non suspensif, le militant communiste libanais Georges Ibrahim Abdallah, incarcéré en France depuis 1984 en raison de sa participation à des actions contre l’occupation de la Palestine et du Liban par Israel et contre l’impérialisme devrait rentrer au Liban le 25 juillet.

 

Comme toutes les composantes impliquées dans la campagne pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah les militants de la Gauche Indépendantiste se réjouissent de sa prochaine libération. Une libération obtenue comme le rappelle le principale intéressé grâce à la solidarité tant au Liban, en Palestine que dans l’état français , en Bretagne et ailleurs..
Nous avons depuis 2005 contribué à ces campagnes pour Georges Abdallah aux cotés d’autres forces et sensibilités en Bretagne et dans l’Hexagone. A Rennes, Saint-Herblain, Guingamp, Nantes, Brest, Carhaix nous avons souvent fait campagne pour lui sous différentes formes d’actions. Nous nous sommes attachés à faire connaitre sa situation dans la population mais aussi chez nos camarades en Kanaky, Galice, Irlande, Martinique qui ont eux aussi répondu présents pour Georges. Nous n’avons pas hésité à nous servir de la tribune électorale pour le soutenir en faisant fi de toute quête de respectabilité.

Si Georges aurait bien sur du rentrer chez lui bien plus tôt , obtenir sa libération sans contrepartie de reniement dans le contexte actuel de profonde offensive contre le mouvement de solidarité avec le Peuple Palestinien tant dans le périmètre de la République Française que dans le reste de l’UE et du monde occidental est bel et bien une victoire politique.

 

BREIZH PALESTINA 2014 Rennes-Roazhon !

En 1999 Georges Abdallah , incarcéré lui depuis 1984, et d’autres prisonniers politiques écrivaient dans le cadre de la Plate-forme du 19 juin 1999 signée par des prisonnier(e)s révolutionnaires, communistes, anarchistes, antifascistes et anti-impérialistes : «Au-delà de leurs divergences politiques et idéologiques, ils/elles entendent constituer une communauté de lutte dans et contre la prison impérialiste et ils/elles espèrent que cette initiative rencontrera un écho dans les luttes extérieures à la prison. La solidarité est une arme ! Les signataires constatent que les raisons qui les ont amené(e)s à lutter contre la bourgeoisie impérialiste, ses États, ses alliances, ses fractions nationales, ses compradores, ses forces armées et policières, etc., loin d’avoir disparu, sont plus impératives que jamais. Jamais l’injustice, la misère et l’oppression n’ont régné à ce point en maîtres de l’humanité. Les lois de l’économie de marché plongent chaque jour plus profondément les peuples du monde dans la misère. La négation des droits nationaux de nombreux peuples, le racisme, le sexisme et la dévastation de l’écosystème participent de cet écrasement général de l’humanité au profit d’une poignée de nanti(e)s. On a raison de se révolter ! » Si le contexte a changé, si beaucoup ont été libérés , ces constats restent pertinents.
Ce texte initié par les militants de la Guérilla Anti-impérialiste des années 80 en Europe de l’Ouest avait été cosigné par Georges bien sur, mais aussi des militants anarchistes, communistes, des républicains irlandais et indépendantistes bretons incarcérés.

Le Parti Travailliste Kanak, les militants de l’IRSP et Eric Bainvel élu de la Gauche indépendantiste en 2018  en solidarité avec Georges Ibrahim Abadallah à St Herblain en Bretagne

Plus loin, anticipant le chantage au reniement , au repentir que la justice Française n’a cessé de réclamer (en vain ) de Georges Abdallah , les signataires précisaient : « Au-delà de toutes les divergences possibles de stratégie et de tactique, au-delà de toutes les discussions sur l’opportunité de telle ou telle forme de lutte à tel ou tel moment, les signataires affirment que le recours à la violence est légitime contre l’exploitation et l’oppression, pour la libération sociale et populaire, pour la conquête d’une société juste et fraternelle.
Pas de justice, pas de paix ! Par conséquent, les signataires refusent et dénoncent tout chantage du type « libération contre repentir », « libération contre dissociation », « libération contre collaboration », etc. Les signataires peuvent avoir un regard critique sur leur expérience militante, mais ce regard critique ne concerne et ne doit servir que le mouvement de libération sociale et populaire. Ils refusent donc de faire de cet éventuel regard critique l’objet d’une transaction avec l’appareil bourgeois, dans la mesure où celui-ci ne pourra que s’en servir contre le mouvement de libération sociale et populaire. Ni repentir, ni capitulation ! Les signataires ont tous et toutes bénéficié d’un soutien extérieur, d’une solidarité active avec leurs pays respectifs et parfois au-delà. Ils/elles appellent toutes les forces et toutes les personnes solidaires à prendre acte de la communauté de lutte qu’ils/ elles constituent, à refléter cette communauté de lutte dans leur propre activité de soutien, à développer la coopération et l’unité entre elles. »

Manif en 2014 à Rennes Libérez Georges Ibrahim Abdallah !
@Crédit Bretagne-Info

Dans une période de dépolitisation extrême , de criminalisation de l’expression la plus basique de la solidarité avec le peuple palestinien , relire cet appel , un quart de siècle après , replace les enjeux  fondamentalement politiques de la solidarité avec Georges Abdallah, mais aussi avec les forces qui au Liban et en Palestine, combattent l’impérialisme occidental , notamment français.
Nous saluons ceux et celles avec qui nous avons partagé ces campagnes et initiatives et qui parfois , tel le collectif “Palestine Vaincra” de Toulouse ou d’autres qui ont subit la répression pour leur solidarité avec le mouvement de libération nationale en Palestine.
Nous remercions Georges Abdallah qui a tenu tête à la justice française depuis tant de décennies et qui prouve ainsi que l’on peut résister à l’ordre impérialiste qui ordonne dans la métropole la soumission et la dépolitisation.

Nous affirmons notre solidarité avec les milliers de prisonniers politiques palestiniens, avec tous les détenus de la guérilla communiste et anti-impérialiste encore emprisonnés dans l’État Espagnol, en Italie et plus particulièrement avec Daniela Klette actuellement en procès en Allemagne pour sa participation aux actions de la Fraction Armée Rouge. Cette solidarité politique s’étend aussi aux militants indépendantistes Corses et Basques qui ont été longtemps les camarades de détention de Georges.

Nous émettons le souhait que les convergences nées en Bretagne dans les campagnes de solidarité avec la Palestine depuis quelques mois qui ont permis d’affirmer haut et fort l’exigence de la libération de Georges Abdallah perdurent. La dénonciation du versement d’argent public à l’industrie de mort à Brest, Etrelles, Nantes, Indret, Saint-Nazaire, Lorient, Lannion, au profit de Thalès, Naval Group, et tous leurs sous-traitants doit être à l’agenda politique du mouvement de la solidarité avec la Palestine en  Bretagne. C’est avec cet argent de différentes collectivités locales , dont le Conseil Régional de Bretagne, que sont fabriqués les engins de mort qui participent au génocide à Gaza perpétré aux yeux de tous par les sionistes.

C’est un objectif important pour la solidarité concrète avec le peuple palestinien et avec tous ceux qui vivent sous les bombes de l’impérialisme notamment au Liban et qui résistent. C’est aussi un objectif important pour démilitariser la Bretagne et la libérer de l’influence néfaste du lobby militaro-industriel qui gangrène notre économie et pollue notre pays, trompe notre jeunesse.

War-Sav, Pour la Gauche Indépendantiste Bretonne.

 

Suite à la dynamique grève des lycéen·nes de Diwan et à l’heure où de nombreuses collectivités locales de Bretagne votent ou s’apprêtent à voter des budgets marqués par l’austérité, les actrices et les acteurs du monde associatif impliqué·es dans l’action linguistique et culturelle bretonne, les artistes et les musicien·nes s’inquiètent des conséquences en termes d’emploi et de capacité de développement pour continuer à faire vivre et partager ce qui rend la Bretagne si originale.

Cette inquiétude pour les emplois, mais aussi l’éducation populaire, la transmission des fondamentaux d’une culture et d’une identité plurielle que nous voulons partager avec tous ceux qui viennent vivre dans notre pays, la Bretagne, est accentuée par la disparition de structures de diffusion éditoriales, de lieux de pratiques musicales et sportives, par les difficultés à faire appliquer les textes pour garantir une transmission de la langue bretonne.

Nous n’avons que faire des justifications pour expliquer les mesures d’austérité décidées à Paris pour couper dans les budgets locaux, notamment dans les domaines linguistiques, culturels, sportifs et éducatifs. Nous savons très bien que ces mêmes collectivités locales soutiennent bien souvent massivement l’industrie de l’armement, secteur qui, lui, ne connait que rarement l’austérité… Nous exigeons :

• Que la Région Bretagne assume les frais d’internat des lycées Diwan, au même titre que dans les lycées publics, Diwan remplissant une mission de service public à travers la gratuité, l’ouverture à toutes et tous et son aspect laïc. De fait, les salaires des animatrices et des animateurs doivent être pris en charge par cette collectivité, et ce, afin d’accompagner le seul réseau d’enseignement capable d’éduquer de jeunes brittophones actifs, donc de contrecarrer la chute des locutrices et des locuteurs mis en évidence par le dernier sondage commandité par la région Bretagne.

• L’officialisation de la langue bretonne et son droit non négociable à trouver sa place partout dans la péninsule, y compris dans les aires métropolitaines de l’Est, où se joue aussi l’avenir du breton.

• Que la langue et la culture bretonne ne subissent aucune mesure d’austérité économique par une baisse de subventions à celles et ceux qui la font vivre et soutiennent, encore plus les scènes locales, les lieux et structures associatives de transmissions des pratiques musicales bretonnes (chantées, sonnées ou dansées), mais aussi les structures liées à l’édition.

• Que les collectivités (métropoles et intercommunalités) bretonnes de Brest à Clisson s’engagent à verser au moins un Euro par habitant dans le mandat 2026-2032 en faveur d’actions d’usage et de transmission de la langue bretonne : elles le peuvent dans le cadre des possibilités offertes par la Loi Molac, qui les obligent à participer à l’enseignement, la promotion et à la diffusion de la langue bretonne.

• Que la Saint-Yves soit déclarée jour férié par les collectivités territoriales et locales bretonnes.

• Le droit de décider en Bretagne dans tous les domaines à travers un pouvoir politique breton législatif local doté d’une large autonomie.

Nous annonçons de ce fait une manifestation le 17 mai prochain à Rennes, pour porter ces revendications et une mobilisation subversive, pacifique, populaire autour de la Fête de la Bretagne, pour une Saint-Yves revendicative !

Faisons-en une journée inoubliable qui marque dans la joie et le partage, l’ouverture et le rejet de la xénophobie, notre volonté d’exister en tant que communauté, en tant que peuple qui comme tous les peuples doit pouvoir avoir les moyens de faire vivre, partager et transmettre ce qui fait son originalité.

Lycéens et Lycéennes de l’enseignement immersif et bilingue, étudiant·es et apprenants en langue bretonne, intermittent·es, sonneuses et sonneurs, parents d’élèves, danseuses et danseurs, lutteuses et lutteurs, travailleuses et travailleurs de la culture et de l’enseignement breton : faites signer cet appel et venez en famille manifester le samedi 17 mai prochain à 14h à Rennes sur le Mail Mitterrand !

 

Da-heul harz-labour liseadezed ha liseidi Diwan ha d’ar c’houlz ma voto kalz strollegezhioù e Breizh budjedoù reut a-walc’h a-benn dispign nebeutoc’h, e fell d’an dud oberiant engouestlet er stourm evit ar yezh hag an obererezhioù sevenadurel, d’an arzourien, sonerien hag all… reiñ da c’houzout int chalet gant an efed negativel war ar postoù-labour hag hor barregezh da ziorren evit ma kendalc’himp da lakaat da vevañ ha da dreuzkas ar pezh a laka Breizh da vezañ dibar.

An anken evit ar postoù-labour, an deskadurezh pobl, evit ar pezh a denn d’an treuzkas e-keñver diazezoù sevenadur hag un identelezh liesseurt a fell deomp profañ d’an holl dud zo o tont da vevañ en hor bro, az a war gresk c’hoazh abalamour d’an diaesterioù zo gant frammoù liammet ouzh an embann, al lec’hioù gouestlet d’ar sonerezh ha d’ar sport, d’an diaezamantoù evit lakaat da dalvezout ar skridoù lezennel a denn da dreuzkas ar brezhoneg.

Ne reomp ket forzh gant an abegoù roet deomp evit displegañ e rankomp arboellañ arc’hant er budjedoù lec’hel, dreist-holl evit ar yezh, ar sevenadur, ar sport, an deskadurezh abalamour da zibaboù graet e Pariz. Gouzout a reomp a-walc’h e vez arc’hantaouet gant ar memes strollegezhioù lec’hel industriezh an armoù, hag aze ne vez ket kaoz alies eus ruster war ar budjedoù… Setu ma c’houlennomp groñs :

  • Ma vo ur statud ofisiel gant ar brezhoneg ha gwir evit hor yezh da gavout he flas e kement korn ar vro, ha kement-se e meurgêrioù ar Reter e-lec’h m’emañ dazont ar brezhoneg ivez.
  • Ne vo ket gouzañvet gant yezh ha sevenadur Breizh un digresk eus ar yalc’hadoù d’ar re a laka anezho da vevañ hag e vefe sikouret muioc’h al leurennoù lec’hel, al lec’hioù hag ar frammoù kevredigezhel oberiant war dachenn sonerezh Breizh (kanet, sonet, dañset) pe war dachenn an embann ivez.
  • Ar strollegezhioù e Breizh (meurgêrioù hag etrekumuniezhioù) eus Brest betek Klison a ranko dispign un euro dre annezad e resped 2026-2032 evit obererezhioù a denn da implij ha treuzkas ar brezhoneg. Ret eo dezho en ober diouzh al lezenn Molac, ma lavarer e rankont kemer perzh evit kelenn, brudañ, skignañ ar brezhoneg.
  • Rannvro Breizh a rank paeañ mizoù lojañ liseoù Diwan evel ma ra gant al liseoù publik, dre m’eo Diwan ur servij publik digoust, digor d’an holl ha lik. Dre-se, goproù ar vuhezourien ha buhezourezed a rank bezañ kemeret e kont gant ar strollegezh-se, a-benn ambrougañ ar rouedad deskadurezh nemeti gouest da stummañ brezhonegerien oberiant ha da dalañ evel-se ouzh digresk an niver a vrezhonegerien lakaet war wel nevez zo gant ur sontadeg.
  • Devezh Sant-Erwan a rank bezañ lakaet da zevezh vak gant ar strollegezhioù lec’hel e Breizh.
  • Breizh a rank bezañ gouest da zibab war gement tachenn zo dre ur galloud politikel breton, gouest da lezenniñ gant un emrenerezh ledan.

Manifestomp d’ar 17 a viz Mae e Roazhon da zougen an azgoulennoù-se dre ur stourmadeg disuj, peoc’hek, poblek tro-dro da ouel Breizh evit ma teufe Sant-Erwan da vezañ un devezh stourm. Greomp pep tra evit ma vo un devezh hor bo soñj dioutañ, merket gant al levenez hag ar vrokusted, an digoradur koulz hag hor c’hoant splann da nac’hañ ar prezegennoù estrengas, hor c’hoant da vevañ evel kumuniezh dibar, evel ur bobl hag a rank evel an holl bobloù bezañ gouest da gaout peadra da lakaat da vevañ, lodennañ ha treuzkas ar pezh zo dibar enni.

Liseadezed ha liseidi an deskadurezh dre soubidigezh ha divyezhek, studierezed ha studierien ar brezhoneg, sonerezed ha sonerien, gourenerezed ha gourenerien, skrivagnerezed ha skrivagnerien, labourerezed ha labourerien ar sevenadur hag an deskadurezh vrezhonek, sinit ha lakait da sinañ ar galv ha deuit gant ho familh d’ar 17 a viz Mae da 2e GM e Roazhon war ar mailh Mitterrand !

Premier·es signataires — Sinerezed/Sinerien gentañ :

Loeiza Beauvir (arzour / artiste), Klet Beyer (arzour / artiste), Perynn Bleunvenn (arzour / artiste), Typhaine Corre (komedianez ha kanerez / comédienne et chanteuse), Anna Duval-Guennoc (arzour / artiste), Yann-Ildut Galiou (kelenner e Diwan / professeur à Diwan), Brieg Guerveno (arzour / artiste), Gwennyn (kanerez / chanteuse), Kadvael Jolived-Leforestier (kaner / chanteur), Fabris Kadou (kelenner en hentad divyezhek / professeur en filière bilingue), Riwal Kermarrec (komedian / comédien), Fanny Le Bigot (skolaerez e Diwan / professeure des écoles à Diwan), Gilles Le Bigot (soner / musicien), Tangi Le Gall Carré (soner  / musicien), Mélaine Looten (rener / directeur Radio Kerne-Naoned), Lena Louarn (bez-prezidantez a enor eus Kuzul Rannvro Breizh / vice-présidente honoraire du Conseil Régional de Bretagne), Manu Mehu (kazetenner / journaliste), Thelo Mell (animatour skinwel ha soner / animateur TV et sonneur), Ronan Menardeau (kelenner e Diwan / professeur à Diwan), Tifenn Merien (skolaerez e Diwan / professeure des écoles à Diwan), Kevin Merien (penngasour e Diwan / conseiller principal d’éducation à Diwan), Tangi Merien (komedian / comédien), Yann-Fañch Millet (rener lise Diwan Karaez / directeur du lycée Diwan de Carhaix), Erwan Moal (arzour / artiste), Anna Morvan (aktourez, kenurzhierez hag animatourez / actrice, coordinatrice et animatrice), Jil Penneg (aktour / acteur), Ronan Quintin (kelenner en hentad divyezhek / professeur en filière bilingue), Kevin Ruellan (soner kelenner / musicien enseignant), Maiwenn Salomon (gourdonerez Gouren / entraineuse de Gouren)…

 

Saviez vous que le 4 décembre, jour du drapeau andalou est une journée officiellement célébrée par le gouvernement local et les organisations de gauche et souverainistes pour commémorer les manifestations du 4 décembre 1977 pour l’autonomie, et que  le 23 février  les Andalous  ne travaillent pas pour célébrer leurs accession à l’autonomie ? Malgré le fait que l’Andalousie bénéficie d’un faible statut d’autonomie comparé à la Catalogne ou au Pays Basque , il n’en demeure pas moins que les andalous bénéficient d’un jour férié pour leur fête nationale, et d’un autre pour célébrer officielement leur drapeau blanc et vert. Tout comme les basques, les catalans…Sans parler  des Ecossais avec qui Loig Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne, aime s’afficher….Tout au moins avec leurs dirigeants…En Ecosse la Saint Andrew est un jour férié.

Dans l’état espagnol les jours fériés des nationalités historiques ou autonomies donnent lieu à des manifestations revendicatives. En Bretagne la Saint-Yves n’est qu’une suite d’animations culturelles dépolitisées…plus ou moins folkloriques.

Dans la suite des débats et bilan ayant eu lieu avec d’autres forces suite à la manif de Nantes pour une Bretagne en Commun du 28 septembre dernier, les militants de la gauche Indépendantiste ont suggéré de continuer à ritualiser la vie politique bretonne avec un calendrier ayant pour objet d‘inscrire la Bretagne comme sujet politique dans le débat public. Voici leur première contribution publique pour une Saint-Yves revendicative. Le débat est ouvert.

 

Pour une Saint-Yves revendicative !

Rendez-vous le 17 mai dans la rue à Rennes pour un pouvoir politique breton !

La nomination à Paris d’un gouvernement ne reflétant pas le résultat des urnes a abouti à un motion de censure soulignant le caractère obsolète de la 5eme république. Le nouveau gouvernement nommé fin décembre ne va pas résoudre ce sentiment de hold-up démocratique.

Nous avions affirmé notre défiance à l’endroit du précédent gouvernement et notre volonté de voir les collectivités locales bretonnes – depuis la commune jusqu’à la Région – devenir autant de lieux de résistance à un projet politique qui, sous la bannière du « retour à l’Ordre » cher à Mr Retailleau et ses amis, était déjà dangereusement réactionnaire, autoritaire, antisocial, anti-écologique, anti-féministe et ultra-centralisateur.
Un projet politique en phase en grande partie avec l’agenda néo-fasciste du Rassemblement National, qui se pose en alternative à la crise des institutions et fait de la surenchère.L’arrivée de Manuel Valls , avec l’accord du RN, dans le casting renforce le caractère profondément hostile de cette équipe à la tête de l’état envers toutes les revendications des peuples sous domination française. 

 Lequel Rassemblement National, rappelons-le, propose (entre autres infamies) la suppression des conseils régionaux. Et lequel Rassemblement National a été le seul parti à voter, en session plénière de la Région Bretagne, CONTRE la demande d’autonomie qui y fait formellement consensus.
Demande d’autonomie que la majorité de gestion à la Région Bretagne se garde bien de promouvoir sérieusement.
 Le gouvernement qui a chuté en décembre voulait faire porter aux collectivités locales le coût d’une politique d’austérité que nous n’avons pas choisit. Celui qui prendra sa place ira forcément dans le même sens.
Cela affaiblira les services publics sous responsabilités locales dans l’enseignement, le transport, le logement…Cela dégradera nos conditions de vie.

En Bretagne nous avons pourtant urgemment besoin d’un cadre d’autogouvernement fiscal et législatif pour porter des politiques publiques transformatrices et équitables en matière de logement et de santé, d’aménagement du territoire et de partage des ressources. C’est notre pays c’est à nous de décider.

Aucune refondation démocratique ne pourra avoir lieu sans rupture avec la mystique du centralisme national-républicain.  Nous n’avons pas à subir l’échec de ce centralisme qui nous prive de toute vie démocratique locale, qui rabote nos faibles marges de manœuvres pour construire une société plus juste socialement.

Saisissons l’opportunité de la Fête de la Bretagne pour revendiquer un pouvoir politique breton de Brest à Clisson.
Subvertissons le symbole désuet de la Saint-Yves en la transformant en journée de lutte pour un pouvoir politique breton. De nombreux peuples sans état d’Europe occidentale manifestent le jour de leur fête nationale (souvent fériée!) : en Catalogne, en Andalousie, au Pays de Galles, au Pays Basque…
 
  A l’heure où le patronat français et breton veut nous supprimer un jour de congés après avoir soutenu la très impopulaire  réforme des retraites pour nous faire bosser toujours plus, exigeons de la Région Bretagne que la Saint-Yves soit fériée pour ses agents et que les autres collectivités de Brest à Clisson lui emboîtent le pas,  que les patrons bretons prétendument attachés à notre pays accordent un jour chômé et payé à leur salariés.
 
  Rendez-vous le samedi 17 mai 2025 à Rennes pour une manifestation affirmant :

  -Les bretons ont le droit de s’autogouverner de Brest à Clisson ! En avant vers le pouvoir politique breton !

  -Non aux mesures d’austérité imposés par le gouvernement de Paris  ! Un jour de congé supplémentaire pour les travailleurs bretons !
 
 War-Sav !- Pour L’Organisation de la Gauche Indépendantiste

Une lectrice nous a fait parvenir cette contribution critique du livre “L’idéologie Bretonne” d’André Rousseau. Nous en partageons les grandes lignes malgré quelques réserves, notamment l’utilisation du terme “gauche de l’Emsav” qui désigne ici l’ensemble du mouvement affirmant les droits nationaux du peuple breton. Un sujet qui mériterait d’autres développements et échanges. Nous remercions notre camarade pour cette initiative salutaire qui contribue au combat breton intellectuel contre une certaine intelligentsia française en Bretagne toujours prête à décrédibiliser la perspective de la construction d’un pouvoir politique breton. C’est souvent sous couvert d’universalisme, de discours prétendument de gauche que ces idéologues de pacotille du statu-quo institutionnel en Bretagne conspuent et insultent les femmes et les hommes qui affirment que le peuple et les travailleurs de Bretagne ont le droit de librement se déterminer pour construire leurs pays sur la base d’un autre projet social , économique et environnemental. En réalité ces auteurs sont de fieffés réactionnaires comme le démontrent avec brio les lignes qui suivent. Bretagne Info.

L’idéologie bretonne : écrire contre toutes les minorités

 

En janvier dernier, André Rousseau publiait un ouvrage intitulé L’idéologie bretonne. Ancien cadre au Crédit Mutuel de Bretagne, il se présente comme sociologue attaché au Centre de recherche bretonne et celtique de l’Université de Brest. Le livre traite essentiellement de la question bretonne, mais à travers cette question l’auteur révèle son aversion contre toutes les formes de revendications minoritaires. Certains passages constituent même des allusions racistes, sexistes à peine voilées.

 

Ainsi, lors d’un chapitre où il traite des revendications multiculturelles de la gauche de l’Emsav, l’universitaire brestois associe cette revendication à la faible présence d’immigré·e·s sur le sol breton : « Le réquisitoire contre le modèle français fait comme si le cosmopolitisme et le multiculturalisme étaient parfaitement simples à pratiquer. Cette simplification est d’autant plus excusable que la Bretagne ne compte que 2 % d’immigrés, contre 8,8 % dans l’ensemble de la France » (p. 164). Comment doit-on comprendre ces propos ? Que ceux qui vivent auprès des immigré·e·s ont quant à eux de bonnes raisons de ne pas vouloir du multiculturalisme ? Que s’il y avait plus d’immigré·e·s en Bretagne, on n’en voudrait pas ?

 

Plus loin, ce sont les féministes qui en prennent pour leur grade. Il explique qu’avec les revendications autonomistes ou indépendantistes, « on est plus proche du féminisme radical et ce n’est pas la “masculinité” qui est toxique mais la francité » (p. 356). Si on s’arrête à la définition du Petit Robert de la masculinité « Ensemble de caractères, de comportements stéréotypés correspondant à une image sociale traditionnelle des hommes », effectivement la masculinité n’est pas des plus appréciables dans une société émancipée. Mais Monsieur Rousseau s’accommode du monde comme il va, pour les relations hommes-femmes comme pour le reste. Quitte à défendre la masculinité, quitte à défendre l’hégémonie culturelle de la France ou plutôt à refuser de la questionner, car en dehors de tout soupçon et de toute interrogation dans sa réflexion qu’il consacre à la revendication bretonne.

 

Quelques lignes plus loin, c’est l’« homosexuel » – la formule est du plus mauvais goût – qui est objet de comparaison : « Tout comme l’homosexuel revendique le droit au mariage, le Breton revendique au nom de la différence celtique son autonomie, voire plus » (p. 365). C’est son rapport très critique au mouvement breton qui nous laisse penser que cette phrase doit être lue comme une charge contre la revendication homosexuelle pour le droit au mariage. On se demande bien ce que cela vient faire dans un ouvrage qui traite de la question bretonne depuis le XIXe siècle si ce n’est permettre à l’auteur d’afficher ces affinités politiques. 

 

Rousseau ne s’arrête pas là. A la même page, il s’en prend à l’organisation en non-mixité : « La distance est courte peut-être entre le point de vue de Paul Molac et le refus que des blancs participent à une discussion sur les problèmes des noirs » (p. 365). On ne voit pas très bien ce que vient faire Paul Molac dans cette affaire, lui qui occupe ses heures à parlementer avec des parlementaires. Comprenons que pour Rousseau la non-mixité des noirs, mais sans doute des femmes est inadmissible. Pourquoi ne pas discuter avec ceux qui vous oppriment ? Et pourquoi pas ouvrir les assemblées générales de grévistes aux patrons, le débat démocratique y gagnerait. Soyons ouverts au dialogue !

 

En fait, l’auteur affiche un dédain marqué pour tous les dominé·e·s qui un tant soit peu osent se soulever. On comprend mieux pourquoi il veut s’en prendre à la cause bretonne. Ainsi, il s’emporte contre les « “mouvances” comme celle des Gilets Jaunes, de #MeToo, ou des antipasse” de 2021, où le ressentiment l’emporte sur la définition d’objectifs possibles » (p. 235). Il est bien connu que les dominés n’ont que des émotions, des sentiments, de la haine, que leurs pensées ne sont pas très rationnelles, que leurs revendications sont confuses. Heureusement, que des universitaires viennent remettre de l’ordre dans tout ça.

 

Bref, un livre à ne pas lire sous aucun prétexte !

 

Anna Ar Rous

Quelques jours après l’annonce par le gouvernement de l’extension de la possibilité de surtaxer les résidences dans 5000 communes ( dont nous ignorons la liste à ce jour ) le comité pour le logement de Morlaix a battu le pavé pour rappeler l’exigence de l’application de l’intégralité du dispositif Zone tendue dans l’ensemble de la Bretagne.

C’est à dire : la surtaxation des résidences secondaires, l’encadrement des loyers, et la limitation de la location de courte durée. Mais les participants ont aussi rappelé leurs exigences d’une relance du logement public et d’une éradication des 63 000 logement indignes recensés en région Bretagne.

“Des logements pour les gens pas pour se faire de l’argent” ! “Vue sur mer pour les précaires” !

Un peu plus de 300 personnes emmenées par une tête de cortège dynamique, jeune, bruyante ont animés les rues de Morlaix un week-end de vacances. En dessous de certains pronostics mais honorable et intéressant pour l’avenir du mouvement pour le logement en Bretagne. Un nombre très important de syndicalistes notamment de la CFDT et de la CGT ( sans oublier les militants de Solidaires et de la CNT ), des élus ( PCF, UDB, EELV, Gauche Indépendantiste…) étaient de la partie , dont une bonne partie étaient resté sur le bord des précédentes initiatives, sans doute grâce à l’énorme travail de mobilisation locale fait par le comité.

 

L’ensemble des initiatives pour le logement en Bretagne semble s’inscrire dans la durée.

En témoigne le rendez vous du 5 novembre à Lorient sur des bases similaires mais avec en toile de fond la critique d’une projet de logement de standing. Le rendez vous est fixé quai des indes à 14h30. Le même jour à Douarnenez seront dans la rue  devant l’abri du Marin à midi contre un projet immobilier de luxe. 

 

Les organisateurs de la manif de Morlaix donnent rendez vous le 19 novembre à Guingamp avec le comité Tregor Argoat Goelo pour construire avec les comités locaux et assos investis sur le logement un nouveau cadre de mobilisation. Des contacts ont été pris avec les orgas de jeunesses qui font face à la raréfaction du logement pour étudiants à Rennes, Brest, Lorient et Nantes pour faire de journée européenne du logement fin mars une date de mobilisation en Bretagne dont la forme reste à définir. Fin juin la loi de finances rectificative nous permettra de ré-interpeller collectivement les parlementaires. Surtout d’ici là c’est les collectivités locales bretonne qui seront interpellées pour être plus incisives et demander de nouvelles compétences.

 

Nous publions ici l’intégralité de la prise de parole des organisateurs . Nous y soulignons ceci :  l’exigence que la Région Bretagne assume la compétence logement et perçoive une part de la surtaxe sur les résidences secondaires. Un débouché politique spécifiquement breton qui nous semble particulièrement pertinent et est assumé très largement maintenant.

Les militants indépendantiste de gauche investis dans la campagne logement.

 

 

Le comité local pour le logement du pays de Morlaix créée il y a seulement 2 mois se félicite de la réussite de la mobilisation de 29 octobre 2022. Elle vient clôturer un formidable travail unitaire et de terrain de près d’un mois. Nous vous remercions chaleureusement toutes et tous de votre présence. Nous remercions l’ensemble des élus présents : de la municipalité de Morlaix, de communes de Morlaix Communauté, de Haut-Leon Communauté, mais aussi des conseillères et conseillers départementaux, régionaux ou députés. Nous remercions l’ensemble des 26 organisations politiques, syndicales et associatives qui ont répondu favorablement à notre appel : PCF, Génération.s, Gauche Indépendantiste, NPA, France Insoumise, UDB, EELV, PS, Ensemble, Parti de Gauche, UCL, CNT, CGT, CFDT, Solidaires, Morlaix Alternative Citoyenne, Droit à la Ville Douarnenez, St-Malo j’y suis j’y reste, Le Utopistes en action, La Lanterne, Comité des chômeurs et solidaires, Ligue des Droits de l’Homme.

 

La réprésentativité de ce jour est à la hauteur des enjeux. Oui nous avons sû créer une dynamique locale alors continuons à construire la mobilisation populaire et transformons l’essai à plus grande échelle.

 

 

Nous réclamons un meilleur accès au logement  dans le pays de Morlaix comme partout en Bretagne, nous avons souligné l’urgence de la situation et mis sur la place publique une proposition : permettre d’utiliser le dispositif de la Zone Tendue – jusqu’ici inappliqué en Région Bretagne – afin d’encadrer les loyers et les locations de courte durée tout en donnant la possibilité aux conseils municipaux de surtaxer les résidences secondaires.

 

A l’occasion de l’adoption de la loi de finances via le 49.3 on apprend que cette exigence d’égalité fiscale pour que comme au Pays Basque et ailleurs nous puissions surtaxer les résidences secondaires  sera peut-être possible dans certaines zones. Sans doute  prise pour calmer les légitimes revendications populaires suite aux manifestations du mois de septembre dernier !

 

Mais faute de débats et d’amendements en séances on ignore où précisément cela sera possible, quels en seront les critères et qui décidera.

 

On sait seulement que cela sera possible en Zone Touristique littorale …Mais nous savons aussi que c’est toute la Bretagne qui devrait être concernée car l’activité économique est tournée vers le tourisme, directement ou indirectement sur tout le territoire.

 

Et malheureusement nous savons que l’encadrement des loyers et de la location type Air BnB ne sera pas à la disposition des communes de Bretagne

 

Nous ne voulons pas qu’une part du gâteau de la Zone Tendue nous voulons tout le gâteau !

 

Parfois les loyers de maisons situées à l’intérieur du territoire bien loin du littoral et des grands centres urbains qui sont des passoires énergétiques chauffés à l’électricité prennent 250 euros entre deux locations ! Ni les salaires, ni les pensions, ni les minimas sociaux n’augmentent hélas à cette vitesse !

L’amendement gardé par le gouvernement ne calme pas notre colère ! Et nous voyons là une forme de mépris de non prise en compte de la colère populaire !

 

Mais qu’attendre de plus d’un gouvernement qui a baissé les aides à la Pierre pour la construction de logements sociaux et baissé les APL ?

 

Nous voulons dire aussi au gouvernement que les 63 000 logements potentiellement indignes et les 145 000 logement vacants en Région Bretagne doivent être rénovés dans le cadre de la relance du logement public ! Car avec l’obligation du Zero Artificialisation Net pour les intercommunalités nous n’auront pas beaucoup d’autres choix !

Pour cela il faut redonner des moyens à la politique de logement public et social !

Mais ceux qui s’intéressent à la question du logement, lequel représente la part de dépenses la plus importante des foyers bretons, savent aussi que les meilleurs dispositifs législatifs sont inopérants faute de service public pour les mettre en pratique sur le terrain.

 

Or un tel service public est bien ce qui fait défaut à de nombreuses collectivités locales. La plupart des communes bretonnes sont dépourvues de service d’hygiène pour lutter contre l’habitat indigne, pas plus qu’elles ne disposent de police de l’habitat pour endiguer le recours frauduleux aux baux mobilités et étudiants, délivrer des permis de louer ou surveiller le respect des règles limitant le recours aux locations touristiques de courte durée (dont on sait combien elles concurrencent les offres de logement à l’année, notamment dans les zones littorales).

Sur les 1 938 500 logements que compte la Région Bretagne, l’INSEE recense aujourd’hui 257 800 résidences secondaires soit 13 % du parc de logements breton. D’après les services fiscaux le montant moyen de taxe d’habitation dans l’hexagone est de 756 euros pour une maison secondaire et de 915 euros pour un appartement secondaire en 2020.

 

Dans un contexte de réduction drastique des marges de manœuvre fiscales des collectivités, le Conseil Régional de Bretagne devrait pouvoir utiliser cette ressource financière substantielle en percevant une part régionale de la taxe sur les résidences secondaires. Et prendre ainsi ses marques pour acquérir la compétence sur le logement, complémentaire de celle sur l’habitat que les intercommunalités exercent déjà.

 

C’est notre proposition !

 

Notre message va en effet aussi en direction des élus de la Région et des collectivités locales de Bretagne ! Soyez plus offensifs , plus exigeant !

 

On ne peut pas se contenter des miettes du dernier amendement ! La loi de finance rectificative sera votée en juillet 2023 nous voulons que vous portiez avec nous cette exigence populaire, cette exigence d’extension de la Zone Tendue à toute la Bretagne ainsi que cette prise de compétences nouvelles !

La loi ouvre désormais la possibilité de développer les expérimentations par les collectivités locales, grâce au principe maintenant reconnu de différenciation territoriale. Communes et agglo doivent étudier les moyens d’expérimenter des dispositifs locaux de plafonnement des loyers le temps que les évolutions législatives nécessaires se produisent et exiger de nouvelles marges de manœuvres !

N’attendez pas pour agir ! Si on additionne les logements vacants et les résidences secondaires de la Bretagne historique on arrive au chiffre vertigineux de 522 800 logements exclus du marché à l’année ! Et encore nous ne sommes pas capables de chiffrer avec nos moyens combien de nuitées Air BNB viennent alourdir ce tableau déjà bien sombre !

 

Il faut répartir les richesses ! il faut agir !

 

Pour notre part nous lançons un appel pour qu’au mois de mars prochain à l’occasion de la journée européenne du droit au logement nous poursuivions notre mobilisation en Bretagne à l’occasion de la fin de la trêve hivernale !

 

 

Nous lançons aussi un appel à créer un outil de mobilisation rénové à l’échelle de la Bretagne donnant toute leur place aux associations et collectifs locaux spécialisés , aux organisations syndicales mais aussi aux structures étudiantes et de la jeunesse. Pour ce fait, nous appelons les comités locaux déjà existant à nous emboîter le pas pour de nouvelles mobilisations et nous proposons une réunion de construction de la lutte pour le logement à Guingamp le 19 novembre.

 

 

Dans la prolongation des mobilisations populaires du 10 septembre dernier, le comité de Morlaix pour le droit au logement pour toutes et tous, a pris ses responsabilités et décidé de contribuer à amplifier la lutte populaire pour l’obtention de la classification en zone tendue de toute la Bretagne. Depuis près d’un mois, les militantes et militants du pays de Morlaix sont à la manoeuvre pour organiser la manifestation du 29 octobre qui se déroulera à partir de 14h place des Otages.

La Gauche Indépendantiste,  WAR-SAV- POGI,  , partie prenante du comité local aux côtés de nombreuses autres organisations syndicales, politiques ou associatives, appelle à se joindre à la manifestation. En effet, l’adoption par 49.3 par le gouvernement d’une surtaxe sur les résidences secondaires est très loin de nous satisfaire. Quels en sont les contours et les critères ? Quid de l’encadrement des loyers ? De la régulation des locations de courte durée type Air BnB ? De l’habitat indigne ? De la relance de la politique du logement public ? Nous voulons le gâteau dispositif Zone Tendue en entier, pas une part ! Nous voulons une politique de logement cohérente au profit de la justice sociale.

[Ci-après la liste des organisations signataires ]

La Bretagne est un espace cohérent pour construire des politiques publiques au bénéfice du plus grand nombre notamment sur la question du logement. C’est pourquoi les indépendantistes de gauche joignent leurs forces à d’autres pour mobiliser dans cette perspective.

 

La hausse des prix du logement, à l’achat et à la location fait la une de la presse locale comme de la presse parisienne lorsque l’Union Démocratique Bretonne se fait force de proposition sur la question du statut de résident ou que le collectif indépendantiste Dispac’h fait de l’agit-prop sur la question des résidences secondaires. Leur travail fait parler ( et c’est tant mieux ) et se positionner de façon parfois trop simpliste sur la question du logement. En effet les bretons n’ont pas les mêmes droits que les habitants d’autres zones de la république pour faire face à la crise du logement : notamment pour taxer les résidences secondaires, contrôler le parc locatif en Air BNB…Ce qui ne gênent nullement ceux qui hurlent au repli sur soi et à la xénophobie dés que l’on suggère que nous rencontrons des problèmes spécifiques en Bretagne sur ces questions, notamment en raison de la l’attractivité touristique où des mouvements de populations aisées accélérées par la crise sanitaire de la COVID vers les “régions” côtières. 

 

Action du collectif Dispac’h contre la spéculation immobilière

De notre coté nous avons dans les conseils municipaux où nous sommes présents fait résonner des exigences de prises en compte de la problématique du mal logement, un aspect bien souvent négligé.

Ces derniers mois on a vu se mobiliser en toute autonomie politique des collectifs d’habitants de villes côtières comme Douarnenez, Saint-Malo confrontées à la montée en puissance de la plateforme Air BNB. A leurs façon ils alertent régulièrement sur l’exclusion des plus modestes du logement en zone maritime.

Alors que les basques du collectif Alda mobiliseront dans les rues de Bayonne sur ces questions le 20 novembre , de nombreux collectifs d’habitants en Bretagne joignent leurs voix à des organisations politiques et quelques forces syndicales pour faire résonner l’exigence de justice sociale en Bretagne pour l’accès au logement digne à cette même date.

Outre des rassemblements dont la liste va s’allonger et que nous mettrons à jour, les bretons et bretonnes seront invités à s’approprier la campagne en diffusant leurs photos avec un slogan simple et des hashtags allant de paire : Un logement pour tous en Bretagne ( en breton ou en gallo !).

 

Une initiative salutaire et une première qui pourrait bien faire entrer cette question à l’agenda politique local…ce qui serait une bouffée d’oxygene démocratique en cette période anxiogène marquée par les discours sécuritaires, racistes et de contrôles des pauvres que le centre impose à la périphérie de façon ultra dominante dans le cadre du cirque électorale présidentiel.

 

Les militants de War-Sav (P) OGI  impliqués dans la campagne

 

La journée d’action contre la réforme de l’assurance chômage émanant des lieux culturels occupés par notamment des intermittents et précaires en lutte a rassemblé ce 23 avril des manifestants dans des proportions honorables à Lannion , Guingamp , Saint-Brieuc, Rennes ,Nantes ,Quimper, Brest, Vannes…

Les organisateurs majoritairement issus des milieux artistiques syndiqués et politisés un peu à la manière du mouvement « Nuit Debout » ont réussis à maintenir un cycle de mobilisation visible dans la durée puisque ces occupations durent depuis plus d’un mois pour certaines.

Bien sur le mouvement est traversé de contradictions et les limites de son volontarisme à être le mouvement de tous les précaires sont évidentes. Mais il est clair que les artistes et techniciens habitués à s’organiser ces dernières années contre les attaques du système de l’intermittence ont fait preuve d’une capacité certaine d’auto-organisation et ils disent avec raison être la partie émergée de l’iceberg de la misère et de la précarité qui s’abat sur tous sur fond de crise économique liée au Covid, prétexte pour attaquer les droits sociaux.

En Bretagne on croise parmi les animateurs de ce mouvement beaucoup de musiciens et chanteurs des scènes de musiques populaires bretonnes ( Fest-Noz), d’acteurs et actrices bilingues…On a vu fleurir ici et là des banderoles en breton , des affichettes dans cette langue…

Fin mars une initiative est passé un peu inaperçue, celle portée par le Collectif des Théâtres en Langues Autochtones. Cette structure regroupe des troupes de théâtres pro ou amateurs de Bretagne, Pays Basque, Corse , Occitanie, Alsace, Catalogne Nord depuis 2019.

Investis dans le mouvement d’occupations des lieux de spectacles ses animateurs et animatrices ont des revendications spécifiques aux langues dites « régionales » avec lesquelles ils et elles créent et travaillent.

Ces revendications qui leurs sont propres méritent d’être connues et popularisées car elles contribuent à la transmission de la langue bretonne.

Nous avons publié la version bretonne de ce texte ici.

 

 

 

Communiqué du C.T.L.AUTOCHTONES

Le Collectif des Théâtres en Langues Autochtones, solidaire de l’ensemble des luttes en cours, rappelle ses vœux généraux pour l’ensemble de la filière des théâtres en langues autochtones dites aussi « régionales », « minoritaires » ou « minorisées » du territoire national :

  • Avoir l’accès aux réseaux institutionnels de diffusion (Centres Dramatiques Nationaux, Scènes Nationales, Scènes Conventionnées…) et être programmés régulièrement et de façon officielle dans le cadre de leurs saisons culturelles.

  • Avoir les moyens humains et financiers pour développer des formations artistiques professionnelles spécifiques à nos langues et nos cultures.

  • Être soutenus dans nos moyens de production, de création, de diffusion et d’édition.

Quant aux effets délétères de la crise sanitaire, aggravant de fait :

  • L’état de « survivance » de la filière professionnelle des théâtres en langues autochtones,

  • Le maintien des personnels salariés et l’emploi des intermittents des secteurs artistique, culturel et associatif, dont nous nous portons solidaires,

  • La précarité des structures sans véritable reconnaissance officielle, dont nous nous portons solidaires,

Nous, C.T.L.Autochtones, souhaitons :

  • Une attention particulière envers la filière des Théâtres en Langues Autochtones de la part de l’ensemble des pouvoirs publics ayant la maîtrise de la chaîne artistique, culturelle et associative.

  • La création d’un statut officiel « Structure Empêchée » et la mise en place de moyens financiers qui permettront de garantir les loyers, les charges… les salaires à taux plein de l’ensemble des personnels intermittents (le paiement des répétitions etc…) et le maintien du personnel salarié.

  • Dès lors que la reprise du spectacle vivant sera possible : la garantie de programmations régulières de spectacles professionnels en langues autochtones en l’inscrivant au cahier des charges de l’ensemble des circuits de diffusion bénéficiant des fonds publics conséquents de l’Etat, des collectivités territoriales et locales.

  • Concernant toujours l’ensemble des lieux de diffusion subventionnés (scènes conventionnées, théâtres municipaux, nationaux…) : l’accueil en résidence de création et une aide financière de coproduction pour les compagnies de théâtre en langues autochtones.

  • Par région, la mise en place d’une aide spécifique pour la création de spectacles jeune public en langues autochtones, accompagné d’un circuit de diffusion destiné à l’ensemble des établissements scolaires associatifs, privés et publics de la maternelle au secondaire qui dispensent une langue régionale (en immersion et bilingues).

  • Pour les organisateurs occasionnels de spectacle : le développement, l’extension et la pérennisation d’un dispositif dédié à la diffusion de spectacles professionnels en langues autochtones à l’exemple de la Bretagne avec le GIP Cafés Cultures (qui prendra fin au 31/06/2021)

Le C.T.L.Autochtones, le 22 mars 2021

Le recours devant le conseil constitutionnel d’une soixantaine de députés LREM contre l’adoption de la loi sur les langues dites régionales vient rappeler l’hostilité profonde de cette formation et singulièrement de JM Blanquer à la diversité linguistique. C’est aussi la non promulgation de la loi dans les 15 jours par le président de la République française qui aura permis cette saisine du conseil constitutionnel, comme si la stratégie était réglée à l’avance.

En 2021 il n’est pas normal que l’avenir de la langue bretonne et des autres langues ayant résisté au rouleau compresseur français dépende de l’avis d’un Conseil non élu sur une constitution datant de 1958.

En Bretagne la transmission de notre langue fait consensus ce qui nous fait défaut ce sont des institutions bretonnes spécifiques pour pouvoir prendre prendre nos décisions en toute indépendance notamment pour impulser une politique de réappropriation linguistique ambitieuse.

Nous restons disponibles pour réoccuper la rue et entamer un bras de fer avec Paris pour être respecté en tant que peuple breton.

Pour l’Organisation de la Gauche Indépendantiste (War-Sav)