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La journée d’action contre la réforme de l’assurance chômage émanant des lieux culturels occupés par notamment des intermittents et précaires en lutte a rassemblé ce 23 avril des manifestants dans des proportions honorables à Lannion , Guingamp , Saint-Brieuc, Rennes ,Nantes ,Quimper, Brest, Vannes…

Les organisateurs majoritairement issus des milieux artistiques syndiqués et politisés un peu à la manière du mouvement « Nuit Debout » ont réussis à maintenir un cycle de mobilisation visible dans la durée puisque ces occupations durent depuis plus d’un mois pour certaines.

Bien sur le mouvement est traversé de contradictions et les limites de son volontarisme à être le mouvement de tous les précaires sont évidentes. Mais il est clair que les artistes et techniciens habitués à s’organiser ces dernières années contre les attaques du système de l’intermittence ont fait preuve d’une capacité certaine d’auto-organisation et ils disent avec raison être la partie émergée de l’iceberg de la misère et de la précarité qui s’abat sur tous sur fond de crise économique liée au Covid, prétexte pour attaquer les droits sociaux.

En Bretagne on croise parmi les animateurs de ce mouvement beaucoup de musiciens et chanteurs des scènes de musiques populaires bretonnes ( Fest-Noz), d’acteurs et actrices bilingues…On a vu fleurir ici et là des banderoles en breton , des affichettes dans cette langue…

Fin mars une initiative est passé un peu inaperçue, celle portée par le Collectif des Théâtres en Langues Autochtones. Cette structure regroupe des troupes de théâtres pro ou amateurs de Bretagne, Pays Basque, Corse , Occitanie, Alsace, Catalogne Nord depuis 2019.

Investis dans le mouvement d’occupations des lieux de spectacles ses animateurs et animatrices ont des revendications spécifiques aux langues dites « régionales » avec lesquelles ils et elles créent et travaillent.

Ces revendications qui leurs sont propres méritent d’être connues et popularisées car elles contribuent à la transmission de la langue bretonne.

Nous avons publié la version bretonne de ce texte ici.

 

 

 

Communiqué du C.T.L.AUTOCHTONES

Le Collectif des Théâtres en Langues Autochtones, solidaire de l’ensemble des luttes en cours, rappelle ses vœux généraux pour l’ensemble de la filière des théâtres en langues autochtones dites aussi « régionales », « minoritaires » ou « minorisées » du territoire national :

  • Avoir l’accès aux réseaux institutionnels de diffusion (Centres Dramatiques Nationaux, Scènes Nationales, Scènes Conventionnées…) et être programmés régulièrement et de façon officielle dans le cadre de leurs saisons culturelles.

  • Avoir les moyens humains et financiers pour développer des formations artistiques professionnelles spécifiques à nos langues et nos cultures.

  • Être soutenus dans nos moyens de production, de création, de diffusion et d’édition.

Quant aux effets délétères de la crise sanitaire, aggravant de fait :

  • L’état de « survivance » de la filière professionnelle des théâtres en langues autochtones,

  • Le maintien des personnels salariés et l’emploi des intermittents des secteurs artistique, culturel et associatif, dont nous nous portons solidaires,

  • La précarité des structures sans véritable reconnaissance officielle, dont nous nous portons solidaires,

Nous, C.T.L.Autochtones, souhaitons :

  • Une attention particulière envers la filière des Théâtres en Langues Autochtones de la part de l’ensemble des pouvoirs publics ayant la maîtrise de la chaîne artistique, culturelle et associative.

  • La création d’un statut officiel « Structure Empêchée » et la mise en place de moyens financiers qui permettront de garantir les loyers, les charges… les salaires à taux plein de l’ensemble des personnels intermittents (le paiement des répétitions etc…) et le maintien du personnel salarié.

  • Dès lors que la reprise du spectacle vivant sera possible : la garantie de programmations régulières de spectacles professionnels en langues autochtones en l’inscrivant au cahier des charges de l’ensemble des circuits de diffusion bénéficiant des fonds publics conséquents de l’Etat, des collectivités territoriales et locales.

  • Concernant toujours l’ensemble des lieux de diffusion subventionnés (scènes conventionnées, théâtres municipaux, nationaux…) : l’accueil en résidence de création et une aide financière de coproduction pour les compagnies de théâtre en langues autochtones.

  • Par région, la mise en place d’une aide spécifique pour la création de spectacles jeune public en langues autochtones, accompagné d’un circuit de diffusion destiné à l’ensemble des établissements scolaires associatifs, privés et publics de la maternelle au secondaire qui dispensent une langue régionale (en immersion et bilingues).

  • Pour les organisateurs occasionnels de spectacle : le développement, l’extension et la pérennisation d’un dispositif dédié à la diffusion de spectacles professionnels en langues autochtones à l’exemple de la Bretagne avec le GIP Cafés Cultures (qui prendra fin au 31/06/2021)

Le C.T.L.Autochtones, le 22 mars 2021

Le recours devant le conseil constitutionnel d’une soixantaine de députés LREM contre l’adoption de la loi sur les langues dites régionales vient rappeler l’hostilité profonde de cette formation et singulièrement de JM Blanquer à la diversité linguistique. C’est aussi la non promulgation de la loi dans les 15 jours par le président de la République française qui aura permis cette saisine du conseil constitutionnel, comme si la stratégie était réglée à l’avance.

En 2021 il n’est pas normal que l’avenir de la langue bretonne et des autres langues ayant résisté au rouleau compresseur français dépende de l’avis d’un Conseil non élu sur une constitution datant de 1958.

En Bretagne la transmission de notre langue fait consensus ce qui nous fait défaut ce sont des institutions bretonnes spécifiques pour pouvoir prendre prendre nos décisions en toute indépendance notamment pour impulser une politique de réappropriation linguistique ambitieuse.

Nous restons disponibles pour réoccuper la rue et entamer un bras de fer avec Paris pour être respecté en tant que peuple breton.

Pour l’Organisation de la Gauche Indépendantiste (War-Sav)

La présence de plus de 200 personnes hier 15 avril à Landaul, commune du pays vannetais, pour soutenir Eugène Riguidel est un succès. La gauche indépendantiste était présente aux côtés d’Eugène, de son comité de soutien, de militants politiques de gauche (NPA,UDB, EELV, CNT, Extinction Rebellion…), de militants associatifs oeuvrant pour l’environnement ou le commerce équitable (comme Ingalañ) et d’élus du pays d’Auray.

Eugène, 80 ans, est en grève de la faim depuis le lundi 12 avril contre le projet d’installation d’une antenne 5G par l’opérateur Orange sur la commune de Landaul, où il réside. Eugène se bat depuis des décennies pour les générations à venir et pour un monde juste dans lequel chaque peuple a le droit de s’épanouir librement. C’est à ce titre qu’il a participé aux manifestations en faveur des prisonniers politiques bretons dans les années 2000. La lutte contre l’installation d’une antenne 5G comme chaque combat écologiste rejoint ces principes de liberté. Si l’impact écologique d’un tel déploiement doit être dénoncé fermement en raison de son coût énergétique et au nom du principe de précaution, sur les potentiels risques sanitaires liés au niveau d’émission d’ondes, cette affaire révèle un profond problème démocratique. Les élus locaux, comme l’a rappellé la maire de Landaul aux côtés d’Eugène, ne peuvent en effet pas interdire le déploiement de la 5G. Seules les autorités de l’Etat désignées par la loi – ministre chargé des communications électroniques, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et l’ANFR – peuvent réglementer l’implantation des antennes relais de téléphonie mobile.

C’est au peuple et non à Paris que doit revenir le droit à décider, ici en Bretagne, des mesures impactant notre quotidien !

War-Sav pour l’organisation de la Gauche Indépendantiste

De nombreuses mobilisations contre la remise en cause des libertés académiques ont dénoncé ces derniers mois la volonté de mise au pas du corps enseignant et des chercheurs-chercheuses .[Lien]

La dernière attaque vient directement du ministre de l’éducation nationale Monsieur Blanquer, et de la ministre de la recherche Madame Vidal, qui stigmatisent les enseignantEs, chercheurs et chercheuses avec des termes complotistes d’extrême droite (le très fantasmé islamo-gauchisme, resucée à peine déguisée du tristement célèbre, et tout autant fantasmagorique judéo-bolchévisme). Les milieux syndicaux de la recherche nous ont transmis ces jours-ci plusieurs informations inquiétantes sur cette progression de l’emprise du politique sur la recherche en général, et sur les chercheurs et chercheuses qui la font. Petit résumé de ce qui se passe concrètement.

La direction du CNRS, nommée directement par le gouvernement, vient de décider qu’elle voulait pouvoir passer outre les classements scientifiques pour les embauches. Comment cela se passe-t-il ? Pour un poste de recherche au CNRS, un jury de section (un tiers nommé par le gouvernement, un tiers élu par leurs pairs) dresse une liste des candidats admissibles, par ordre de mérite scientifique. Un.e seul.e candidat.e de cette liste obtient réellement ce poste unique et, sauf exception, c’est la personne admissible classée le plus haut par le jury. Ces dernières années, la direction intervenait de plus en plus sur les classements, ce qui soulevait de très âpres discussions, voire des procès. [lien]

 

La direction du CNRS a décidé de mettre fin aux finasseries : dorénavant, les listes des candidats classés admissibles par ordre de mérite après leur audition au concours ne seront plus publiées et le Service des concours transformera ces listes en listes de candidats classés par ordre alphabétique. La direction fera ensuite son marché dans la liste devenue opaque. C’est donc directement le pouvoir politique qui choisit qui mènera des recherches pour le restant de sa carrière, ramenant les jurys de scientifiques à une sorte de droit de veto préventif. C’est un pas de plus dans la perte des libertés académiques. Les candidat.e.s politiquement lisses ou carrément LREM gagnent la possibilité d’influencer les recherches françaises pour les quarante années suivantes.

Filtrer politiquement à l’entrée en poste n’est manifestement pas assez, l’emprise du politique guette aussi les chercheuses et chercheurs en postes. Les ministres de l’éducation et de la recherche ont demandé à grand renfort de médias l’installation d’un polissage politique des productions scientifiques. Voici comment ils s’y prennent. L’organisme d’évaluation des chercheuses et chercheurs en France est le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES pour les intimes – attention ce n’est pas la même instance que pour les enseignants chercheurs des universités). Des réseaux de chercheurs y alertent sur l’apparition de cadres de LREM dans l’organigramme. Et comme en écho aux sirènes d’extrême-droite de Darmanin, cela ne va pas sans courbettes à l’extrême droite. Le directeur de l’évaluation de la recherche pour l’HCERES est Pierre Glaudes.

 

Le même qui a donné une conférence en 2019 pour l’Action Française.

 

 

Un chercheur de Bretagne témoigne : « Ce n’est pas abstrait. Comme des centaines de chercheurs ce mois de mars, je suis astreint à rendre à l’HCERES un compte rendu et projet de recherche sur 10 ans. Je viens de le poster. La description de l’objet de mes recherches va être jugée par des “pairs” dont personne de mes collègues connu.e.s ne fait partie. In fine, c’est Pierre Glaudes qui est responsable de l’évaluation scientifique de mon travail, et les ministres viennent de le sommer tout à fait officiellement d’inclure une dimension politique dans son jugement. »

 

Ces signes de noyautage politique, de flicage décomplexé et de porosité avec l’extrême-droite montrent que nous devons nous attendre à des attaques profondes du système de recherche dans la période pré-électorale à venir. Tenons-nous prêt.e.s. Les conséquences de privations des libertés académiques ont un impact social dramatique sur un temps très long.

 

Photo de Une : La ministre Vidal a eu droit à un message en langue Bretonne sur la Quatre Voies entre Guingamp et Lannion.

 

Les militant.es indépendantistes de gauche du collectif War-Sav qui propose d’intervenir en tant qu’organisation stratégique a diffusé le texte suivant ainsi que du matériel graphique pour défendre l’idée d’un service public de santé géré par les bretons et défendre l’accès au vaccin.

Voici des explications sur leur démarche. 

War-Sav (Pour l’Organisation de la Gauche Indépendantiste) est un collectif qui se propose de contribuer à la construction du courant indépendantiste de Gauche en Bretagne. Nous estimons nous que la Bretagne de Brest à Clisson est un espace cohérent pour construire des politiques publiques en faveur des classes sociales les plus défavorisées. Nous sommes impliqués à titres personnels dans des pratiques militantes syndicales, culturelles, de réappropriation linguistique , féministes, écologistes, internationalistes ou des dynamiques municipalistes anticapitalistes. Ensemble nous affirmons le droit du peuple breton à construire en toute indépendance un autre modèle économique, sociale et environnementale au bénéfices des plus modestes.

 

 

La gestion centralisée de la crise sanitaire est de plus en plus incomprise du peuple, l’absence de compétence sanitaire publique des collectivités locales met en évidence les mesures inadaptées d’une Région à une autre, d’un département à un autre, d’une commune à une autre. Puisque nous vivons et travaillons en Bretagne où le débat pour plus de souveraineté décisionnelle prend une certaine ampleur nous faisons part des propositions suivantes pour orienter les mobilisations populaires en faveur du système de santé de proximité.

Cela nous semble légitime pour restaurer la confiance dans la science, elle-même mise à mal par les choix et le mode de gestion du gouvernement qui gère la crise et décide en comité de défense secret. Rien de pire pour créer de la défiance sur la sphère institutionnelle et alimenter les thèses conspirationnistes. Prenons nos affaires en mains ici en Bretagne.

De par la faiblesse du système de santé publique passablement dégradé par le gouvernement en place (fermeture de milliers de lits d’hôpitaux, fermeture d’hôpitaux de proximité, faibles salaires, Ségur de la Santé bien en-deçà des exigences des syndicats majoritaires) nous d’avons pas d’autre alternative.

L’absence d’un Plan de vaccination cohérent démontre un manque cruel d’anticipation, comme la gestion de la crise sanitaire depuis un an (pénurie de masques, annonces à l’emporte-pièce des mesures et des protocoles sanitaires dans l’éducation, incompatibilités des couvre-feu à 18h avec les transports et horaires de travail…). Le plan de vaccination doit être planifié de façon drastique ce que ne peuvent permettre les politiques libérales ultra centralisées.

L’histoire a prouvé que le vaccin est la seule et unique solution pour enrayer une épidémie. Dire le contraire c’est faire le lit du complotisme et de l’individualisme. C’est se positionner aux antipodes de la construction d’une société basée sur la solidarité et la collectivité.

 

 

Le vaccin est essentiel pour protéger les travailleurs, le peuple, ceux et celles qui subissent le plus la pandémie, Et pour protéger les personnes qui, pour des raisons médicales, ne peuvent pas être vaccinées.

La vaccination est une conquête de la science , que des multinationales en tirent profit n’invalide pas son utilité.

Les vaccins ont été financés par des fonds publics. Par conséquent, ils ne doivent pas servir à spéculer et leurs distributions doit se faire dans le cadre du service public.

Cela signifie que la Région Bretagne doit avec les autres collectivités locales faire face à la faillite de l’état français et réclamer la compétence sanitaire publique. 

Les syndicalistes, féministes, révolutionnaires et démocrates doivent faire cause commune et défendre politiquement l’accès au vaccin via le service public de santé. Nous sommes conscients que le choix du type de vaccin est une question légitime et pertinente, seule la construction d’un mouvement de défense de la santé publique permettra de poser ces revendications.

Alors que l’état central sous-traite au privé la mise en place du plan de vaccination nous pensons que la Bretagne, de Brest à Clisson, est un espace de proximité cohérent pour construire des politiques publiques afin d’améliorer les conditions de vie des plus modestes.

Pour amplifier et accélérer l’accès à la vaccination,

Pour la construction d’un service public sous contrôle local impliquant les usagers dans des politiques de santé depuis les communes, quartiers, villes et villages.

Pour restaurer la confiance dans la science mis à mal par les choix d’un pouvoir lointain qui nous fait subir des politiques d’austérité et des choix illogiques.

Nous sommes internationalistes et aussi solidaires de ceux et celles qui luttent pour que l’ensemble des anciennes colonies occidentales ou des pays subissant l’impérialisme aient accès aux vaccins et ce gratuitement. 

 

Le 15 décembre prochain Anton Burel et Christine Georges, conseillers municipaux à Cintré présenteront la motion suivante :

Le conseil municipal de Cintré tient à remercier le personnel soignant pour son engagement dans la lutte contre la pandémie de COVID-19. Conscient de la fragilité de l’hôpital public et de notre responsabilité de garantir la sécurité de nos concitoyens, nous demandons à l’Agence Régionale de Santé Bretagne : 
 
– l’embauche de personnel
– l’augmentation significative du nombre de lit de réanimation
– la revalorisation des salaires
– l’amélioration des conditions de travail
 
Ils souhaitent ainsi comme promis dans le cadre de la campagne de Cintré en Commun faire rentrer dans les conseils municipaux la défense des services publics et le débat sur la nécessaire maitrise de nouvelles compétences pour la Bretagne.
Vous pouvez lire ici le communiqué de presse qui explique leurs motivation.
 
 

Le premier confinement a été marqué par le rôle déterminant des communes, des métropoles et de la région dans la gestion de la crise sanitaire. Pour faire face à la deuxième vague qui frappe de plein fouet notre pays, la première urgence est de donner des moyens à l’hôpital public : plus de lits de réanimation, et une embauche significative de personnels soignants. Il leur faut également une revalorisation des salaires et une amélioration des conditions de travail. Le salaire des infirmiers est parmi les plus bas en Europe, c’est inacceptable. C’est dans ce sens que nous proposerons, au prochain conseil municipal, le vote d’un vœu pour que le conseil municipal demande à l’Agence Régionale de Santé plus de moyens pour l’hôpital public et nos soignants. L’heure n’est plus aux coupes budgétaires qui mettent nos vies en danger, l’heure est grave, nous nous devons de répondre aux besoins des personnels soignants et de l’hôpital public qui combat chaque jour pour sauver les vies de nos concitoyens, pour sauver nos proches, pour sauver nos vies. 

Lors du dernier confinement, les collectivités locales et régionales ont été des acteurs majeurs dans la lutte contre le coronavirus et ont comblé les incuries de l’État malgré leur peu de moyens et de compétences. La fourniture de masques par la Métropole de Rennes en est une illustration frappante. L’opération va être réitérée pour les écoliers, nous devrions porter demain à la Métropole et à la Région la fourniture de masques pour les collégiens et lycéens en vue de fournir des masques à tous nos jeunes cintréens. L’heure est à la mobilisation. 

Alors que partout des municipalités se lèvent pour que les petits commerces restent ouverts dans le plus strict respect des règles sanitaires nous devons, nous aussi, porter la voix de nos commerçants pour limiter l’impact économique et social qu’a et qu’aura cette crise sanitaire majeure. La pandémie va durer, nous devons malgré tout continuer à vivre. Plutôt qu’être imposé par l’État, nous devons construire ces nouveaux modes de vie collectivement, avec la région, la Métropole et les communes, avec les citoyens, pour adapter les mesures sanitaires à la réalité concrète du terrain. Ce mode d’organisation plus souple permet à d’autres pays d’Europe de mieux appréhender la pandémie. 

Si cette crise dure, nous devons adapter les outils institutionnels pour y répondre au plus près des citoyens. C’est pour cela que la Bretagne doit avoir les compétences en matière de santé et les moyens financiers pour mettre en place une politique de santé ambitieuse pour vaincre la Covid-19. Ces nouveaux outils, construisons-les ici à Cintré : La démocratie participative a été un axe majeur de cette dernière campagne des municipales, de la part de Cintré en commun comme de la majorité. Il s’agit désormais de passer aux actes. 

Nous avons surmonté la première vague, surmontons ensemble cette deuxième vague.

Yec’hed mat d’an holl ! 

Anton Burel et Christine Georges

Comme partout l’arrivée de la deuxième vague de pandémie de la Covid-19 en Bretagne provoque bien des tensions sociales , car jusque là relativement préservée elle semble y surprendre par son ampleur et ses conséquences.

Tour d’horizon.

En quelques jours le nombre d’hospitalisations à atteint celui du mois d’avril mettant les services hospitaliers de réanimation en tension.

 

L’hôpital de Saint-Brieuc lance des appels pour recruter du personnel de santé :  “médecins et infirmiers qui n’exercent pas en activité « essentielle », professionnels de santé qui souhaitent aider le soir, personnes à la retraite“…Ces appels de dernière minute relayés par la presse montrent bien que le gouvernement a bien peu œuvré dans le domaine de la santé  entre les deux vagues .

 

Pire, le magazine Bastamag a compilé les fermetures de lits dans l’Hexagone , outre la fermeture de la maternité de Dinan on notera la suppression de 100 lits à Nantes. Le 26 octobre dernier les élus du groupe St Herblain en Commun ( parmi lesquels on compte Eric Bainvel et Primael Petit de la Gauche Indépendantiste) réclamaient une suspension du projet du nouveau CHU à Nantes qui accentuera ce mouvement de suppression et plaident pour un pôle d’urgence sur la commune. 

 

On notera que ces mêmes élus en mars dernier, aux cotés d’autres élus indépendantistes et anticapitalistes anticipaient le manque de personnels et invitaient l’ARS à solliciter l’aide Cubaine, unanimement saluée de par le monde pour son professionnalisme et son dévouement. Ils décrivaient : 

  • La fragilité de notre système de santé avec un nombre de lits de réanimation globalement faible et plus particulièrement dans certaines zones (Morbihan et Côtes d’Armor)
  • Notre sous-dotation en lits de réanimation équipés d’appareils respiratoires qui ne nous permettra pas de faire face au moment du pic pandémique local.

et continuaient ” Face à cela , nous souhaitons saluer le travail internationaliste des services de santé cubains et particulièrement des brigades sanitaires cubaines qui viennent en aide aux populations victimes du virus dans le monde entier. Comme en Andorre, en Lombardie et chez les peuples sous dominations françaises dans les Caraibes, la Bretagne a besoin des brigades sanitaires pour faire face à la pandémie. Nous avons besoin de leur professionnalisme, de leur savoir faire dans le traitement des pandémies, et de l’aide précieuse qu’ils peuvent apporter au peuple et aux travailleurs de Bretagne.” 

 

La presse, hormis le Poher Hebdo, avait superbement ignoré cette suggestion. Des syndicalistes allant même jusqu’à ironiser sur le sérieux et la pertinence de cette remarque constructive, tellement leurs convictions chauvines et jacobines leurs interdisaient de douter de la résilience du système de santé “français”….Qu’en pensent ils aujourd’hui ? 

Les élus et militants indépendantistes de gauche n’ont pas manqué en amont de participer aux mobilisations pour l’hôpital public.

 

Qui pour s’opposer au pouvoir central et à ses incompétences ?

Les tensions sociales montent mais comme le souligne avec justesse beaucoup de militants les élus locaux ou régionaux font plutôt preuve d’obséquiosité à l’endroit du pouvoir de Paris.

Ainsi le président de la Région Bretagne ne semble pas pressé d’exiger plus de compétences locales pour la gestion de la crise ni de prendre des initiatives intégrant les élus de Loire-Atlantique dans les pratiques communes. On en reparlera sans doute quand les élections régionales et départementales reviendront comme une perspective qui aujourd’hui semble s’éloigner.

 

Là encore, seuls les élus indépendantistes de gauche ont questionné le périmètre et le droit de circulation entre “Régions”…Et une fois encore pas de réponse…Les préfets peuvent gouverner tranquilles…

 

Et les petits commerces ?

Beaucoup de maires en responsabilité prêchent pour une réouverture des petites enseignes , même si c’est souvent les mêmes qui ont favorisé l’implantation de grandes surfaces et zones commerciales. Le bras de fer n’est pas fini. C’est la conséquence d’une gestion calamiteuse de la crise sanitaire au seul bénéfice des groupes capitalistes de la grande distribution et des mastodontes du net organisée par un pouvoir lointain coupé des réalités locales qui ne prend pas en compte l’urgence écologique

Ce constat devrait s’imposer comme une évidence. Mais il faudra dans la mesure de nos moyens le marteler dans les mobilisations à venir.

Dans l’éducation 

Car c’est bien la nouvelle de cette rentrée de la Toussaint en temps de Pandémie, l’idée de la mobilisation va s’imposer face à l’incompétence du gouvernement qui n’a d’égale que son arrogance. Comme dans le service public de santé comment appliquer des protocoles sanitaires efficaces dans l’éducation alors que l’on ferme des classes, que l’on supprime des postes , que l’on coupe dans les budgets , que l’on travaille à l’étroit ?

 

A l’instar de certains de leurs homologues parisiens les enseignant.es du collège Rosa Parks à Rennes ont fait valoir leur droit de retrait devant l’impossibilité d’appliquer un protocole sanitaire de qualité.

A Nantes, à St-Nazaire d’autres mobilisations ont eu lieu dans les lycées pour protester contre l’inconséquence du protocole sanitaire. Plusieurs débrayages sont à signaler notamment dans le lycée Camus de Nantes.

L’idée d’une grève dans l’éducation fait son chemin dans bien des esprits…

Il faudra être présent, et faire preuve d’imagination pour soutenir toute tentative de lutte collective pour des services publics de proximité efficients tout en prenant en compte les nécessaires précautions sanitaires.

Chronique réalisée à travers des échanges entre militant.es et sympahtisant.es de la Gauche Indépendantiste.

 

 

 

En Bretagne comme ailleurs on a pu lors des dernières municipales observer l’émergence de démarches citoyennes , demandant plus de démocratie à la base.

Nous y avons consacré plusieurs articles et .

En ce début juillet les conseils municipaux devaient désigner leurs représentant.es pour les élections sénatoriales.

Dans les communes de poins de 10 000 habitant.es les conseils doivent délibérer et voter pour désigner les grand.es électeurs, électrices.

Dans au moins trois communes ( Cintré, Chateaulin, Guingamp…) de Bretagne des prises de paroles ont eu lieu pour refuser cette délégation de pouvoir. Nous les reproduisons intégralement ici.

Dans les villes de plus de 10 000 habitant.es tous les conseillers sont d’office « grands électeurs », si il ou elles refusent de voter aux sénatoriales ils/elles peuvent être sanctionné.es par une amende. Dans certaines communes de Bretagne de cette taille une réflexion est en cours pour agir dans ce sens et continuer à objecter au Sénat et défendre un autre modèle démocratique. A l’heure où on parle démocratie participative, référendum et évolution institutionnelle en Bretagne, ces points de vue enrichissent le débat, bien plus que les élu.es qui comme un seul godillot acceptent sans réflexion aucune de participer à cette farce pseudo démocratique que sont les sénatoriales. 

Bretagne Info. 

A Cintré , Christine Georges et Anton Burel élu.es pour « Cintré en Commun » ont lu le texte suivant pour expliquer leur refus de prendre part à ces désignations . Anton Burel est militant de la Gauche Indépendantiste.

« Le premier comme le deuxième tour des élections municipales a montré que le grand vainqueur de ce scrutin est la démocratie participative. Les listes proposant des mesures fortes pour impliquer les citoyens au quotidien dans la vie démocratique ont réalisées des scores jamais vus, c’est le bilan qu’on peut faire au niveau national. Au niveau de notre commune, Cintré en commun et Cintré Bien Vivre ensemble ont travaillées sur cette question se traduisant par un certain nombre d’engagement au pacte de transition, engagements structurants pour l’avenir de la vie démocratique à Cintré. Cette appétence pour plus de participation à la vie politique doit aussi être mis en parallèle avec un chiffre : celui de l’abstention. Bien que peu élevé à Cintré, et nous nous en félicitons, il demeure très important au niveau national : 55% au premier tour, 60% au deuxième tour avec des piques à 75% dans certaines communes, du jamais vu sous la Ve République. En tant qu’élus nous nous devons d’en tirer les conclusions, la pandémie du COVID 19 n’expliquent évidemment pas, la hausse constante de l’abstention aux élections ces dernières années. La première conséquence nous l’avons aujourd’hui lors des élections sénatoriales. Nous sommes appelés à élire des délégués qui eux mêmes voterons pour des candidats au sénat. Un collège dont la représentativité diminue avec l’augmentation de l’abstention, quelle représentativité pour les sénateurs lorsque, à Roubaix par exemple, le conseil municipal élu avec 77% d’abstention élira ses délégués ? Considéré comme l’Assemblée des territoires, les sénateurs brillent pourtant par leur absence dans les débats sur les réformes territoriales. Les conseillers municipaux, conseillers métropolitains, conseillers régionaux et les députés prennent des positions fortes sur l’avenir des collectivités territoriales en Bretagne en se positionnant pour la fusion des cinq conseils départementaux et du conseil régional dans une Assemblée de Bretagne aux compétences élargie.

La dernière session du conseil régionale en a d’ailleurs été un exemple frappant. Depuis 1958, aucune réforme impulsée par le Sénat a permis des avancées sensibles sur les compétences et les limites territoriales des collectivités territoriales en Bretagne.

Je pense enfin, que nous conviendrons qu’un coup d’état militaire dans le cadre d’une guerre opposant le Gouvernement de la République Française et le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne n’est pas le cadre serein et dépassionné qui impose à des débats constitutionnelles.

Le besoin d’une participation active de l’ensemble de nos concitoyens à la vie politique de notre pays est, pour nous, contradictoire avec une assemblée qui n’est pas élue au suffrage universelle direct. C’est pour ces raisons que Christine Georges et moi-même nous abstiendrons pour ce vote »

A Châteaulin , Céline Le Huédé, représentante au conseil municipal de « Un Autre Châteaulin est possible” a déclaré :

«  Un autre Chateaulin est possible” dénonce l’éloignement entre les citoyens et les centres décisionnaires. Le système électoral actuel organise cette disparité démocratique puisque 55% des votes, donc 26% des inscrits sur les électorales Chateaulinoises ouvrent droit à 80% des grands électeurs.
Comment mieux expliquer le renoncement des citoyens à participer à la vie de la cité. Quand la règle est inique, quand les élus, acceptent, sans remettre en cause. 
Nous nous sommes engagés à respecter certaines règles du jeu préétablies, pour tenter d’agir localement. Nous ne pouvons aller plus loin dans la dépossession des citoyens de leur capacité à être acteur de leur vie.
Avec ce mode de calcul nous savons déjà que les 206 électeurs Châteaulinois qui ont voté pour qu’un autre Chateaulin soit possible ne seront pas entendus lors des élections sénatoriales. En conséquence, j’ai décidé de ne pas participer aux élections des grands électeurs
»

 

Enfin à Guingamp , Gael Roblin élu pour «Kumun Gwengamp- Guingamp en Commun » et militant de la Gauche Indépendantiste a fait de même et expliqué son geste de la façon suivante :

« Je tiens d’abord à remercier Ph. Le Goff qui m’a proposé de figurer sur la liste des délégués des conseils municipaux et de leurs suppléants en vue de l’élection des sénateurs.

C’est un acte clair en faveur du pluralisme des opinions que je salue comme il se doit.

J’ai toutefois décliné cette offre en mon âme et conscience et je tiens à m’en expliquer.

C’est pour ces mêmes raisons que je ne participerai pas au vote.

Le Sénat est un élément fondamental du cadre dans lequel nous vivons celui de la constitution de 1958. Une constitution rédigée en pleine guerre coloniale, un constitution conséquence des concessions faites par le Générale De Gaulle en coulisse aux milieux d’extrême-droite de l’Algérie française si présent dans l’armée française qui tentent le 13 mai de cette année un coup de force.

Seule ma grand-mère qui est née le 21 octobre 1931 a pu voter lors du référendum de 1958, c’est la seule personne dans ma famille encore en vie, qui a pu prendre part à ce vote.

Le Sénat est aussi obsolète qu’il est peu représentatif de la diversité de la société de l’Hexagone en termes de genres, de moyenne d’âge et de catégorie socio-professionnelle représentées en son sein. C’est une assemblée majoritairement très âgée, blanche et masculine, avec une prédominance de membres issus de la catégories socio-professionnelles supérieures.

La désignation des grands électeurs par le conseil municipal d’aujourd’hui nous rappelle que les sénateurs ne sont pas élus au suffrage universel direct.

Cette anomalie antidémocratique contribue au sentiment d’éloignement vertigineux entre les électeurs et les institutions, n’oublions pas que les exécutifs des intercommunalités sont aussi issus d’une forme de suffrage indirect.

L’abstention des dernières municipales n’est pas la seule conséquence du COVID 19. C’est aussi une conséquence de ce déficit démocratique.

Le désir de démocratie participative, impliquant le plus grand nombre dans les décisions notamment municipales est très perceptible dans la société dans laquelle nous évoluons. En témoigne les performances honorables des listes s’en réclamant aux municipales.

La défense de la démocratie participative à laquelle je crois est incompatible avec la participation aux sénatoriales de quelque manière que ce soit. D’où mon refus d’être grand électeur ou suppléant ou de participer à ce vote.

Le Sénat est prétendument le parlement des territoires et des régions, mais depuis 1958 à aucun moment son action n’a abouti à ce que le peuple breton soit consulté sur les compétences qu’il voudrait lui-même exercer, en matière culturelle, sociale, sanitaire ou environnementale, ou encore de représentation internationale.

Le Sénat est un instrument de plus pour assoir le pouvoir lointain et étouffant de Paris et d’une certaine classe de possédants.

J’observe avec amusement et satisfaction combien la crise du COVID a fait progresser parmi les élus régionaux et départementaux l’idée que nous ferions mieux les choses nous-mêmes. En témoignent les débats en cours ces jours-ci au Conseil Régional.

Ce n’est pas d’un poussiéreux Sénat loin de chez nous dont nous avons besoin mais d’un référendum impliquant l’ensemble des bretons, de Brest à Clisson, pour savoir si oui ou non nous voulons d’un parlement breton doté de larges compétences législatives pour construire un autre modèle social, démocratique et environnemental au service du plus grand nombre et non d’une minorité de nantis, un parlement breton premier pas bien sur vers une république bretonne. »

 

 

Nous publions un point de vue qui n’implique que l’auteur, sur la nécessaire réflexion sur les choix économiques dans le Trégor et le modèle de développement. Jean-Do Robin habite et connait bien le Trégor, c’est un acteur de la vie citoyenne locale. Sa tribune a été envoyée à la presse locale.

Le temps est sans doute venu d’admettre que le développement équilibré des territoires, la résistance au chômage programmé et, de manière plus générale le progrès social sont tout simplement antinomiques des intérêts des groupes industrialo-financiers pour lesquels les délocalisations et les plans « sociaux” ne sont ni des éventualités ni des accidents de parcours, mais un mode de fonctionnement, pour ne pas dire une culture : La culture managériale, au seul bénéfice de la concentration du capital et des dividendes reversés aux gros actionnaires. Le départ de Nokia à Lannion n’est qu’un énième épisode de la partie de yoyo que ces boîtes jouent avec les populations, les territoires et ce qui reste des pouvoirs publics supposés leur assurer autre chose qu’un avenir précaire.

Ce qui arrive aujourd’hui était écrit à l’avance. Feindre de l’ignorer, comme le font les barons locaux d’un gouvernement adoubé par les maîtres du CAC40 ne suffit pas à masquer leur propre vassalité à un modèle économique qui conduit inéluctablement à de tels séismes sociaux, moins locaux que cycliques.

Le Trégor et, plus largement la Bretagne intérieure et occidentale, victimes de ces entreprises pirates et d’une déconstruction des équilibres territoriaux, au bénéfice de métropoles régionales imposées par le pouvoir central, ont d’autres atouts. Il est plus que temps de s’en servir.

Plus que temps de cesser d’artificialiser d’excellentes terres agricoles, comme c’est encore le cas sur le plateau littoral trégorois, pour les livrer, goudronnées et “viabilisées” aux pirates de l’électronique, de la téléphonie mobile et de la grande distribution.
Plus que temps de se demander qui a vraiment « besoin » de cette 5G qui va induire un coût énergétique peu compatible avec la “transition” dont se gargarisent les chafouins de la macronie, leurs prédécesseurs comme leurs successeurs, déjà dans les starting blocs de la light-ecology ?

Plus que temps, n’en déplaise à MM. Le Drian-Le Fur et à leurs amis de la FNSEA, de soutenir prioritairement une agriculture paysanne tournée vers le marché intérieur, fondée sur le maintien d’exploitations à taille humaine pratiquant la polyculture-élevage, privilégiant le trèfle et la luzerne sur le maïs, respectueuse de la terre et de ses habitants, productrice d’une alimentation de qualité, créatrice de plus-value par la transformation sur place et la distribution groupée en circuits courts, compatible avec un accueil touristique digne de ce nom… et enfin, génératrice d’emplois directs et induits aussi durables que déconcentrés…. Un nouveau «modèle agricole breton», à même de revitaliser des territoires aujourd’hui exsangues et de permettre leur développement équilibré au niveau européen. Le littoral trégorois, certes, mais le Trégor et la Bretagne intérieure plus encore.

Alors les travailleurs bretons pourront-ils espérer pour leurs enfants un autre avenir que celui d’otages des Nokia, Alcatel et autres Honeywell-Bull.. ou que celui de larbins des “résidents secondaires” qui, fuyant les métropoles invivables et les canicules provoquent ici une inflation du coût de l’immobilier, obérant l’accès au logement de jeunes actifs… et menaçant le fragile fonctionnement des systèmes d’assainissement de nos eaux usées… pour la plus grande joie des algues vertes qui ne dédaignent pas de changer de menu de temps en temps.

L’afflux de nitrates et de coliformes rejetés par les résidents secondaires et les camping- caristes vaut bien celui des cochons industriels après tout !

Jean-Do ROBIN, 10.07.2020

Le 10 juin dernier le mouvement pour l’amnistie et contre la répression au Pays Basque a informé qu’une des prisonnières politiques basques détenues à Rennes a été transférée à la prison de Nantes. 

Saioa Sanchez, originaire de Berango est enceinte, elle devrait regagner la prison pour femmes de Rennes après son accouchement.

Au moins trois autres prisonnières politiques basques sont détenues à Rennes.

Saioa Sanchez se retrouve à 703 km de son pays en étant à Nantes au lieu de 801 pour celles qui sont à Rennes.

Pour lui écrire : Saioa Sanchez Iturregi Maison d’Arrêt des Femmes de Nantes Rue de la Mainguais 44300 Naoned.