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B.G.V (Bretagne à Grande Vitesse) :

Une demi-heure gagnée au coût de 3,4 Milliards d’Euros, pour le profit de qui ?


Réunion-débat  publique le vendredi 23 mars à Ploumagoar

Le projet de la B.G.V/ LGV a fait, pour ainsi dire, l’unanimité au sein des partis politiques français qu’il soit de gauche ou de droite. Personne, à priori, ne s’est posé la question d’une ré-orientation des financements publics vers le TER et le Fret en Bretagne. Pourtant seule une très petite minorité de la population utilise régulièrement le TGV (généralement dans les classes moyennes/supérieures) alors que la fréquentation des TER a largement augmenté. Les 3,4 milliards d’euros de la BGV ne seraient-ils pas plus utiles en étant investis dès maintenant dans le transport quotidien des Bretons ?

La Bretagne se caractérise par un réseau dense de villes moyennes  qui assurent l’attractivité et le maintien de la vitalité de ses territoires. Ne serait-il pas plus pertinent de développer un véritable service public breton de transport, gratuit pour les précaires, qui permettrait de réels échanges internes ?

Breizhistance IS invite Régis Delagree, syndicaliste à Sud Rail, pour animer une réunion débat sur ce sujet le vendredi 23 mars à 20h30 à Ploumagoar (salle de réunion, derrière la mairie). Cela sera l’occasion d’entendre une autre vision, celle d’une partie des travailleurs de la SNCF. Texte de Sud Rail Bretagne sur la LGV.

Breizhistance IS-bro dreger.

Mercredi matin a été voté un amendement à l’article L. 4122-1-1 facilitant le processus de réunification de la Bretagne. Il serait désormais possible au département de Loire-Atlantique de «demander, sur proposition d’un cinquième des membres de son assemblée délibérante, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales dans ce département, de rejoindre une région administrative limitrophe», autrement dit la région Bretagne.

Le 15 décembre dernier à Rennes davant le Conseil Régional, les militants de BREIZHISTANCE, jeunes UDB , jeunes Ecologistes et 44=BREIZH réclamant un Parlement pour une Bretagne unie.
Le 15 décembre dernier à Rennes davant le Conseil Régional, les militants de BREIZHISTANCE, jeunes UDB , jeunes Ecologistes et 44=BREIZH réclamant un Parlement pour une Bretagne unie.

Contrairement à ce que disent messieurs Auxiette et Ayrault, respectivement président de la région Pays de la Loire et député-maire de Nantes, cet amendement va plutôt dans le sens de la démocratie, puisqu’il permettrait enfin au peuple breton et aux collectivités sensées le réprésenter de se déterminer sur la question de l’unité territoriale bretonne sans que la région Pays de la Loire ne puisse s’y opposer. A l’inverse de ce qu’ils se sont toujours refusés à faire, même en prenant en compte les popualtions des autres départements des Pays de la Loire.

Cet amendement va donc plutôt dans le bon sens, et nous remarquons qu’il correspond à ce que demande les militants de la réunification depuis quelques années, défaire le “droit de veto” de la région Pays de la Loire. Le sens de cet amendement est bien celui du travail des militants de le Réunification auquel ont participés les militantes et militants de la gauche indépendantiste.

Néanmoins, nous souhaitons rappeler que cet amendement est passé en première lecture avec moins de 30 députés présents dans l’hémicycle. Il doit maintenant passer en deuxième lecture, devant le Sénat, puis devant le conseil constitutionnel…. Enfin nous rappelons, contrairement à l’erreur qu’on pu faire certaines associations en disant «qu’il revenait maintenant aux seuls électeurs de Bretagne administrative et de Loire-Atlantique de décider de la réunification», que ce choix sera toujours soumis à la volonté du gouvernement français. Et, malgré les décalrations du chef de l’Etat sur «Nantes en Bretagne», nous observons que les membres et représentants du gouvernement présents ont voté contre cet amendement.

La vraie question reste donc celle du droit à l’autodétermination du peuple breton, celle du droit de décider de ses propres choix politiques sans la barrière que représente le gouvernement central. Si les représentants de la région Bretagne, mais aussi ceux de la Loire-Atlantique et des autres collectivités bretonnes, veulent l’unité de la Bretagne, s’ils veulent pouvoir mettre en place une politique économique, sociale, énergétique, etc … à l’opposé de la politique de l’Elysée, ils doivent se faire entendre et revendiquer un parlement pour toutes les habitantes et tous les habitants de la Bretagne. C’est ce que Breizhistance a fait avec les Jeunes ecologistes 35 et 44, 44=BREIZH et les jeunes UDB, le 15 décembre dernier devant le Conseil Régional de Bretagne, en réclamant un parlement pour une Bretagne réunifiée.


Payé avec l'argent des bretons !
Payé avec l’argent des bretons !

Une opération de promotion d’un quotidien on ne peut plus parisien sous couvert d’un colloque ne profitant qu’aux seuls Rennais et  coutant 350 00 euros , c’est possible grace au PSF et à ses alliés.

Ce week-end on pouvait entendre Jean-François Coppé, le PDG de Danone, Manuel Valls, José Bové, au forum Libération sur le thème “le bonheur une idée neuve”…Moins de 20 000 personnes (on peut s’interroger sur le comptage)  ont assistés à ce raout jet-set people faisant la part belle à la crème de l’intelligenstia parisienne. Vous serez content d’apprendre que les conseillers régionaux de gauche et ceux de Rennes métropole et de la mairie de Rennes ont subventionné cet évènement majeur (dont Coca-cola était partenaire !)  qui accentue la fracture culturelle territoriale en Bretagne. Personne à part Breizhistance.PSB n’a osé dénoncé ce scandale.

Pour comparaison le budget d’une radio associative en langue bretonne émettant 365 jours par an, écoutable sur le net et salariant quelque personnes se situe en dessous de 150 000 euros. On pourrait multiplié les exemples d’équipements culturels qui en Bretagne pourraient avoir besoin d’une somme bien plus modeste  et dont l’activité bénéficie à un nombre très important de bretons

La section Rennaise de notre parti a adressé une lettre ouverte aux élus Rennais ayant collaboré au financement de cette petite sauterie entre amis.

Malgré une forte présence policière (dont la présence pas discrète des RG locaux) un dizaine de nos militants ont diffusés prés de 1000 tracts reprenant la lettre ouverte devant l’entrée du colloque  boulevard Saint Hélier et sur le marché des Lices.

Pour l’instant aucune réponses de nos élus….Par contre de nombreux encouragements de syndicalistes et de tout type de Rennais  excédés par les fermetures d’écoles et d’équipements culturels sur la ville.

Voici le texte de la lettre ouverte. Il est évident que le débat doit aussi être porter au conseil régional. Nous en reparlerons.

Lettre ouverte aux élus de gauche de la ville de Rennes, mais en restent ils ?

La politique de la ville de Rennes en matière d’accès aux équipements collectifs a des conséquences dans les domaines sociaux et culturels depuis de longs mois. Il est temps que les mécontentements débouchent sur l’action politique collective et unitaire de ceux et celles qui pensent que Rennes doit rester une ville populaire. C’est le seul objet de cette contribution écrite, en aucun cas nous ne revendiquons le leadership de la contestation de cette politique, nous nous permettons simplement d’y faire figurer, outre un cours rappel historique, quelques propositions alternatives pour construire l’unité populaire.

1) Depuis de longs mois le collectif de soutien aux personnes sans papiers de la ville de Rennes et le comité rennais “Droit au Logement” organisent des actions de solidarité concrètes avec les sans papiers et les demandeurs d’asile. Cela les amène fréquemment à occuper des lieux soit pour entamer un rapport de force politique, soit simplement pour assurer l’hébergement en plein hiver de ceux qui se trouvent les plus démunis. Nous pensons que la mairie de Rennes peut faire mieux que de céder de temps à autre à des nuits d’hôtels pour les demandeurs d’asile et de critiquer la politique répressive de l’état. L’action du DAL et du comité de solidarité des personnes sans-papiers de Rennes s’inscrit en droite ligne dans l’action des bourses du travail unitaire du début du 20ème siècle. C’est dans ces endroits que s’organisait la solidarité avec les travailleurs les plus démunis sur le plan social (repas, hébergement. travail…) et culturel (alphabétisation, auto éducation, hygiène, activités artistiques, galas et meeting de soutien…) au début du siècle précédent en Bretagne.

La nécessite d’une bourse du travail unitaire se fait ressentir pour l’activité de ceux et celles qui se battent pour et avec les travailleurs sans-papiers mais aussi parmi ceux qui œuvrent à la construction d’un syndicalisme de combat et de proximité. Qui peut dire qu’à Rennes on peut continuer à faire fi de l’évolution du mode d’auto organisation des travailleurs et des précaires ? Des orgas syndicales comme SOLIDAIRES 35 rassemblant plus de 1000 salariés sur le département et actifs dans de nombreux mouvements sociaux doivent se contenter de 30 m2 !

Lors de la manifestation régionale des chômeurs et précaires en décembre dernier, les manifestants n’ont pu se réunir comme prévu à la maison des associations du Champ de mars. Les forces de l’ordre ont pu leur tendre un guet-apens qui a eu des conséquences médicales et judiciaires.

Une mairie se prétendant de gauche, où siègent des élus se revendiquant du socialisme et du communisme et qui portent des projets de centre des congrès d’affaires au couvent des jacobins et qui renoncent à trouver une solution durable permettant l’auto organisation des travailleurs (avec ou sans papier) des précaires qu’apporterait la mise en place d’une Bourse du Travail unitaire, est une mairie de droite.

2) En matière d’équipement culturel garantissant l’accès de la jeunesse et des couches populaires aux loisirs et à la musique la ville de Rennes nous semble en retard de plusieurs métros.

Tout le monde s’accorde à le dire l’”étage” salle du liberté ne convient pas au regard des tarifs aux besoins des petites assos (1300 à 2300 euros pour un soirée. !).

La politique visant à la rénovation du vieux-centre s’apparente pour beaucoup à une tentative de gentryfication pour attirer toujours plus de gens aisés à Rennes grâce à la LGV et à des programmes de mises en place de lieux de prestige. Bien que cherchant à englober le tout dans un discours hypocrite sur l’attractivité, la sécurité, cela masque mal le désir de virer petites gens et autres fêtards et marginaux du centre-ville.

Cette attitude est liberticide car elle légitime toutes les répressions comme ce fut le cas en décembre dernier où des dizaines de policiers sur-armés sont venus expulser le squatt de la rue de Paris qui était vide….et ce sur demande de la mairie de Rennes.Nous ne pouvons nous livrer à un historique du mouvement squatteur à Rennes, mais sa persistance du squatt de la rue des Trentes en 1990 jusqu’à nos jours montre bien qu’aucune forme de répression ne viendra à bout de ce phénomène.

C’est par ce qu’il n’existe aucun endroit alternatif pour construire des moments non basées sur la rentabilité que certains font le choix de faire vivre des lieux occupés.

Dans de nombreuses villes d’Europe (Bern, Strasbourg, en Italie, dans les Pays Catalans, au Pays Basque…) il existe des lieux permettant à la jeunesse urbaine de s’auto-organiser sur le plan culturel dans un cadre non marchand. Ces lieux sont autogérés par leurs utilisateurs et non réprimés, voir soutenus par les institutions municipales.

Dans ces lieux l’accès est garanti aux petites associations de par des tarifs bas et la politique des prix d’accès public est volontairement très bon marché.

Cela est il encore possible à Rennes ? C’est en tout cas nécessaire. Il faudra bien le rappeler. Surtout quand une municipalité participe avec d’autres (conseil général “socialiste” et conseil régional “de gauche”, et Rennes Métropole “de gauche”…) à des opérations comme les colloques “LIBERATION”. Dont le premier il y a un an a couté 500 000 euros…Continuer à draguer les laudateurs de la LGV qui se pâment dans ce genre de colloques (interdits à certains militants) où des intellectuels parisiens et autres ministres viennent nous expliquer la vie , semblent être une des priorités de la municipalité “socialiste” rennaise.

Cette année le colloque “LIBERATION” donne lieu une fois de plus à une débauche de dispositifs sécuritaires. Il a couté seulement 350 000 euros… Il est encore une fois financé par la ville de Rennes, Rennes Métropole et la région « Bretagne » !

Avec de telles sommes, n’aurait on pas pu satisfaire la demande sociale en matière d’équipements collectifs tels que nous les avons évoqué plus haut ?

Nous ne sommes sans doute pas les seuls à le penser. Aux dernières élections municipales une liste appelée “Rennes à gauche” avait rassemblé près de 3000 voix sur un programme assumant clairement ces deux revendications. Nous souhaitons simplement par cette lettre souligner que ceux qui gèrent cette ville n’ont pas les priorités qui incombent à une mairie se revendiquant de la gauche.

Nous avons pour seule ambition d’initier un débat populaire. C’est pourquoi pour commencer nous adresserons ces réflexions à tous les conseillers municipaux de Rennes se revendiquant de la gauche. Nous pensons que certaines des questions et idées portées ici méritent réponse.
A moins bien sur qu’il n’y ait aucun élu de gauche à la mairie de Rennes ?

Alors il y a quelqu’un ?

Breizhistance/Parti Socialiste de Bretagne . Section Rennaise