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écologie en Bretagne

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La présence de plus de 200 personnes hier 15 avril à Landaul, commune du pays vannetais, pour soutenir Eugène Riguidel est un succès. La gauche indépendantiste était présente aux côtés d’Eugène, de son comité de soutien, de militants politiques de gauche (NPA,UDB, EELV, CNT, Extinction Rebellion…), de militants associatifs oeuvrant pour l’environnement ou le commerce équitable (comme Ingalañ) et d’élus du pays d’Auray.

Eugène, 80 ans, est en grève de la faim depuis le lundi 12 avril contre le projet d’installation d’une antenne 5G par l’opérateur Orange sur la commune de Landaul, où il réside. Eugène se bat depuis des décennies pour les générations à venir et pour un monde juste dans lequel chaque peuple a le droit de s’épanouir librement. C’est à ce titre qu’il a participé aux manifestations en faveur des prisonniers politiques bretons dans les années 2000. La lutte contre l’installation d’une antenne 5G comme chaque combat écologiste rejoint ces principes de liberté. Si l’impact écologique d’un tel déploiement doit être dénoncé fermement en raison de son coût énergétique et au nom du principe de précaution, sur les potentiels risques sanitaires liés au niveau d’émission d’ondes, cette affaire révèle un profond problème démocratique. Les élus locaux, comme l’a rappellé la maire de Landaul aux côtés d’Eugène, ne peuvent en effet pas interdire le déploiement de la 5G. Seules les autorités de l’Etat désignées par la loi – ministre chargé des communications électroniques, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et l’ANFR – peuvent réglementer l’implantation des antennes relais de téléphonie mobile.

C’est au peuple et non à Paris que doit revenir le droit à décider, ici en Bretagne, des mesures impactant notre quotidien !

War-Sav pour l’organisation de la Gauche Indépendantiste

Le projet de Parc Eolien offshore n’est pas seulement contesté par la droite locale qui par pur électoralisme en fait procès à l’actuel majorité régionale qui se mobilise pour son installation. un lecteur nous à envoyé ce texte et nous le remercions. Dans un souci d’information nous le publions bien volontiers. Les critiques induites recoupent celles des militants indépendantistes qui ont pris position contre le Parc Eolien terrestre de Gurunuhel

La construction d’un parc d’une soixantaine d’éolien se met en place baie de Saint-Brieuc, où a quelques kilomètres de la côte forage, bétonnage et pollutions sonore risquent de déloger la faune sous marine de la baie, abritant cétacés, de nombreuses espèces de poissons et de mollusques, métant également en danger la pêche locale .

Projet de parc éolien en baie de St-Brieuc

Plusieurs travaux et installations sont déjà en cours à terre, 16 kilomètres de câbles électriques sont enfouis sous terre et 33 km sous la mer. La base arrière de l’entreprise « Ailes Marines » est en cours d’installation 16 000m2 de terrain avec 1000m2 de bureaux à Kerantour.

Installation et travaux à terre

À KerantourAiles Marines s’installe sur 16 000 m² de terrain : 1 000 m² de bureaux (constructions modulaires), un entrepôt de 500 à 1 000 m², un espace de livraison et de manutention de 600 m², une zone de stockage extérieure de 600 m² et un parking de 70 places. Des navettes emmèneront le personnel quotidiennement sur le port.

À Lézardrieux, les travaux ont également commencé, le 15 septembre, sur le quai précédemment occupé par le sablier et la société Copermer. Bâtiment logistique, zone de stockage, zone de chargement, grue d’une capacité d’une tonne, cuve de stockage de carburant pour les bateaux… Les aménagements prévus sont importants. Les éléments les plus imposants du parc éolien (fondations, éoliennes) seront acheminés par la mer, directement depuis l’Espagne et Le Havre (Seine-Maritime), entre 2021 et 2023.

Sur la côte de Penthièvre, depuis le 8 septembre, c’est RTE, le gestionnaire du réseau électrique de très haute tension, qui s’’est implanté. Deux câbles de 220 000 Volt, protégés dans des fourreaux, doivent traverser trois communes, entre la plage de Caroual et le poste électrique de la Doberie : Erquy, Saint-Alban et Hénansal.
RTE a annoncé avoir commencé à creuser des tranchées dans des champs à Saint-Alban et Erquy. L’entreprise publique a signé des conventions avec les agriculteurs

Ne laissons pas les industriels de l’énergie ‘’verte’’ s’emparer de la mer et continuer sous prétexte d’écologie leur système marchand qui exploite l’humain et décime le vivant. Le capitalisme vert avance au rythme de leurs intérêts économique

En l’attente d’actions, manifs, n’hésitez pas à faire tourner.

D’autre infos ici . 

Comme le révélait le communiqué de soutien à la militante indépendantiste de Dispac’h poursuivie pour des graffitis s’opposant au tout tourisme et à la spéculation immobilière en février dernier un certain nombre de militants indépendantistes de gauche avaient fait le choix de participer aux élections municipales.

Le second tour étant reporté en juin, tout comme la mise en place des conseils municipaux issus du premier tour, il est difficile d’en tirer un bilan complet. Voici pourtant quelques résultats. A méditer pendant le confinement.

Tous les camarades présents n’évoluaient pas dans le même cadre, certains dans des communes de moins de 1000 habitants, d’autres dans des communes moyennes (Guingamp) et d’autres encore dans la ceinture d’une métropole (Cintré et Saint-Herblain).

Les regroupements, tactiques et périmètres d’alliances sont spécifiques à chaque territoire, même s’ils ont eu lieu sur la “gauche du PS” et excluent toute alliance avec cette force. Le reconnaitre, en faire le constat, n’empêche pas les débats et des questionnements sur les limites de ces expériences. 

https://twitter.com/Cintreencommun/status/1218089820372852736?s=20%20

A Cintré (2278 habitants) : dans l’agglomération rennaise notre camarade Anton Burel, membre de la Gauche Indépendantiste, avait impulsé depuis plusieurs mois une dynamique locale. Les axes centraux étaient : consultation des habitants sur les projets les concernants, meilleur accès aux informations communales, développement des transports collectifs, défense de l’environnement, enrichissement de la vie culturelle locale. Les références à la Bretagne comme espace politique, à la langue bretonne et au gallo étaient aussi des éléments de campagne.

C’est finalement 28.27% des voix et 2 élus pour “Cintré en commun” dès le premier tour qui clôture cette campagne. Anton Burel et Christine Georges seront donc pour 6 ans au conseil municipal.

A Saint Herblain (46 268 habitants) : les militant-e-s indépendantistes de gauche présents sur la commune ont depuis longtemps prit part aux joutes électorales. En 2008 et 2014 beaucoup d’entre eux/elles avaient joué un rôle clé dans la constitution de l’alternative “Saint Herblain à Gauche Toute-Sant Ervlan a-Gleiz Penn da benn”. Cette coalition locale, pratiquant le tourniquet des élu-e-s, avait permis à certain-e-s de nos camarades de prendre part aux débats municipaux dans la minorité d’opposition. Forts de cette expérience, ils et elles ont fait le choix d’élargir l’alliance locale en partant en 2020 dans le cadre d’un front plus large avec les militant-e-s d’Europe Ecologie les Verts, d’Ensemble Saint Herblain Autrement et de “Saint Herblain ville Bretonne” sous le nom “Saint Herblain en Commun“. Parmi les 15 premiers de la liste on peut noter les noms d’Eric Bainvel (militant de la Gauche Indépendantiste), de Primael Petit (indépendantiste de gauche bien connu), de Céline Bruneau (de Saint Herblain Ville Bretonne), de Anne Latouche-Thébaud (de “Saint-Herblain A Gauche Toute”). La présence de militant-e-s de la “ France Insoumise” n’a pas empêché que la liste assume pleinement des revendications en faveur de la défense de l’unité de la Bretagne, de l’identité bretonne, de la langue bretonne. Là encore la défense de l’environnement, la critique de la métropolisation, la démocratie participative, la gratuité des transports, ont largement été défendus par liste. La liste “Saint-Herblain en Commun” fait un bon score, soit 30,28% des suffrages exprimés. Il y aura dans cette ville un deuxième tour en juin qui les opposera au maire PS sortant.

A Guingamp (6 895 habitants) : c’est un petit collectif impulsé par des militant-e-s et sympathisant-e-s de la Gauche Indépendantiste qui a lancé l’idée d’une candidature à gauche du PS. L’idée arrivée tardivement a porté ses fruits puisque 30 personnes ont rejoints cette plateforme électorale locale. Le soutien et l’implication de l’ALCHI (Association de lutte contre le Logement Indigne) a permis de mettre au coeur de la campagne la question de l’habitat et de l’absence de service sanitaire dans la communauté d’agglomération. Si en plus de l’ALCHI la liste a reçu le soutien de la Gauche Indépendantiste, du NPA, et du Parti pour une Ecologie Populaire et Sociale, c’est bien d’abord des Guingampais-es issus du syndicalisme, impliqués dans le mouvement des retraites, ou dans la défense du climat, connus dans les milieux culturels bretons qui ont mené cette campagne qui leur a permis d’atteindre 11,3 % des suffrages.

La droite locale alliée à LREM prend une véritable déculottée (18,7 %). Et si le PS l’emporte haut la main (70 %) il faudra compter sur la voix indépendante de Gael Roblin, désormais élu de “Guingamp en Commun-Kumun Gwengamp”, qui est bien décidé à se faire entendre au conseil municipal et à y être le cheval de Troie des mouvements sociaux. Vous pouvez lire ici leur programme d’urgence sociale, démocratique, évoquant la Bretagne comme espace politique de Brest à Clisson, affirmant le droit de décider, la revendication de l’officialisation de la langue bretonne, assumant des revendications féministes et anti-homophobie. 

Il faut ajouter à ce tableau le réélection de Guillaume Bricaud, militant historique de la Gauche Indépendantiste, à Plounevez-Moedeg (1 458 habitants) sur une liste d’intérêt communal. 

Bien sûr l’abstention a été forte, les premiers conseils municipaux n’ont pas pu avoir lieu, la mauvaise gestion de la crise du Coronavirus ne permet pas d’apprécier comme il se doit la portée réelle de cet exercice électoral. Mais il est évident au regard des premiers retours que nous pouvons avoir,  que ces prestations honorables permettent d’envisager la mise en réseau d’élus issus de notre courant politique assumant dans les conseils municipaux des revendications en faveur du droit à l’autodétermination et du partage des richesses.

Cela sera bénéfique à la visibilisation des idées et propositions indépendantistes de gauche et alimentera les débats pour l’élaboration d’une campagne aux élections régionales reprenant ces préoccupations.

Pourquoi en effet ne pas imaginer décliner à l’échelle de toute la Bretagne une offre politique mettant comme élément central la question du droit de décider, alors même que les thèmes de démocratie participative, référendums et dépassement des limites institutionnelles, et défense de la diversité linguistique étaient portées par bien des listes comme à Fougères, Douarnenez, Rostrenen… ?

Il faudra pour cela faire évoluer la réflexion collective vers le fait que la démocratie participative, l’exercice référendaire doivent trouver une déclinaison à l’échelle de la Bretagne, de Brest à Clisson, et ne saurait se limiter aux politiques municipales ou communautaires.  A l’heure ou 61 % des breton-ne-s se déclarent favorables à une consultation sur les limites et les compétences que nous devrions nous mêmes exercer en Bretagne, il serait dommage de passer à coté de cette opportunité. 

Des militant-e-s de la Gauche Indépendantiste impliqué-e-s dans la campagne.

Nous avons reçu ce communiqué des faucheurs volontaires qui depuis 6H, ce matin (27/08)  bloquent l’entrée de l’usine Triskalia de Glomel (22). Nous le publions tel quel.
Bretagne-info.
 
 
Carton rouge des Faucheurs Volontaires à Triskalia sur le site de Glomel
 
Pourquoi les Faucheurs Volontaires, depuis 6h ce matin, bloquent-ils l’entrée du site Triskalia à Glomel et pourquoi y effectuent-ils une inspection citoyenne ?
– Parce que la coopérative bretonne Triskalia participe activement dans le grand ouest à la commercialisation de produits chimiques exigés par l’agriculture industrielle, produits nuisibles à l’environnement, à la santé des travailleurs, des paysans et des consommateurs.
 
– Parce que Triskalia, par le biais de différentes filiales, commercialise du soja OGM en provenance d’Amérique. La culture de ce soja OGM, rendu tolérant aux herbicides, est une catastrophe sanitaire et environnementale dans les pays où il est cultivé ; elle constitue une des premières causes de déforestation en Amérique du Sud ; de plus, cet aliment pour bétail contient des résidus d’herbicides pour des animaux destinés à notre consommation.
 
– Parce-que nous voulons vérifier quelles semences sont commercialisées par la coopérative Triskalia sachant que les semences VRTH (Variétés de Semences Rendues Tolérantes aux Herbicides) ont été reconnues comme OGM par la cour de justice européenne le 25 juillet dernier; de plus, leur culture conditionne et entretient l’utilisation de pesticides .Alors, y a t-il des VRTH en vente dans ses entrepôts ?
 
– Parce-que les garanties offertes par les conditions de travail ne sont pas suffisantes pour préserver la santé des travailleurs : on recense 10 salariés victimes des produits sanitaires stockés par la coopérative ; 5 sont décédés.
 
Nous, Faucheurs Volontaires, exigeons :
  • Que le gouvernement mette en place un moratoire sur ces cultures et interdise les semis à venir de colza et de tournesol.
  • Que les municipalités arrêtent de fermer les yeux et d’accepter ces sources de pollution de l’environnement et d’intoxication des populations.
  • Que la direction de Triskalia prenne immédiatement des mesures afin d’arrêter la commercialisation de ces produits.
 

Communiqué de presse (19/12/2017) du collectif DOUAR DIDOULL

715 000 € : joyeux Noël Variscan Mines !

Variscan Mines, société détenant les permis miniers de Loc-Envel, Merleac et Silfiac, vient d’annoncer à ses actionnaires qu’elle a perçue une somme de 715 00 euros de la part de l’Etat français (dont 260 000 € pour les années 2014 et 2015). Elle se félicite même de profiter d’un régime fiscal avantageux en France : en effet, un crédit d’impôt et de recherche (CIR) lui a été octroyé pour ses activités depuis 2011. Et, une demande est en cours pour l’année 2016.

Variscan Mines a déjà utilisé gratuitement les recherches faites antérieurement par le BRGM (organisme public) dans le sous-sol breton et comme l’Etat français lui reverse des sommes, en fait les contribuables français paieraient donc deux fois les recherches de Variscan ? Les projets miniers portent aussi atteinte à la quantité et la qualité de l’eau potable disponible sur le territoire, dont le traitement est également répercuté sur la facture du consommateur.

Pour le moment, aucun forage d’exploration n’a été effectué en Bretagne grâce au travail d’explication et de mobilisation des collectifs opposés aux projets ; les permis miniers sont contestés en justice ; de nombreux élus, la région Bretagne, le département des Côtes d’Armor et dernièrement la commission locale de l’eau de la baie de Lannion s’opposent à ces projets néfastes.

Le collectif Douar Didoull, « pour la préservation de notre terre et contre les projets miniers », s’indigne que l’argent des contribuables va dans ce cas servir à rémunérer les actionnaires de Variscan Mines et exige que la somme de 715 000 € soit remboursée ! Plus que jamais, en 2018, exigeons l’abrogation de tous les permis miniers : non aux
mines, ni ici ni ailleurs !