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Gauche Indépendantiste Bretonne

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Les militants du Trégor-Goelo et Haute Cornouaille de la Gauche Independantiste Bretonne tiennent à faire part de leurs point de vue suite au rachat d’un parc Eolien à Gurunhuel par la principauté de Monaco.

Ces engins ont été construits au bénéfice d’une société privée (Abo Wind)  qui exploite ainsi des ressources naturelles communes pour en faire du profit en le revendant à un état fantoche, connu pour être un paradis pour riches et un paradis fiscal.

L’exploitation des ressources éoliennes bretonnes ne rapportent rien aux habitants, et contribuent à l’enrichissement d’une entreprise privée qui revend de façon bénéficiaire de l’énergie produite dans notre pays la Bretagne, qui bien plus peuplée et étendue que Monaco ne dispose d’aucune forme de souveraineté décisionnelle. Ce sont là des pratiques de pillages révélant le caractère colonial et prédateur de la “Startup Nation” de Macron.

Quelques soient l’avis des uns et des autres sur la production d’électricité par voie éolienne il nous semble évident que si cela doit être fait c’est par une entreprise 100 % publique sous contrôle du peuple breton via ses collectivités locales ( Communes, Agglomérations…) , pour que les richesses produites soient redistribuées ici au bénéfice du plus grand nombre.

Nous souhaitons que le peuple breton puisse maitriser son destin énergétique en toute indépendance et contribuer ainsi à la transition écologique mondiale.

Nous aimerions connaître l’avis des élus locaux, de l’exécutif régional et départemental sur cette opération spéculative tirée de nos ressources naturelles.

Pour la Gauche Indépendantiste : Maiwenn Salomon 

 

Comme partout l’arrivée de la deuxième vague de pandémie de la Covid-19 en Bretagne provoque bien des tensions sociales , car jusque là relativement préservée elle semble y surprendre par son ampleur et ses conséquences.

Tour d’horizon.

En quelques jours le nombre d’hospitalisations à atteint celui du mois d’avril mettant les services hospitaliers de réanimation en tension.

 

L’hôpital de Saint-Brieuc lance des appels pour recruter du personnel de santé :  “médecins et infirmiers qui n’exercent pas en activité « essentielle », professionnels de santé qui souhaitent aider le soir, personnes à la retraite“…Ces appels de dernière minute relayés par la presse montrent bien que le gouvernement a bien peu œuvré dans le domaine de la santé  entre les deux vagues .

 

Pire, le magazine Bastamag a compilé les fermetures de lits dans l’Hexagone , outre la fermeture de la maternité de Dinan on notera la suppression de 100 lits à Nantes. Le 26 octobre dernier les élus du groupe St Herblain en Commun ( parmi lesquels on compte Eric Bainvel et Primael Petit de la Gauche Indépendantiste) réclamaient une suspension du projet du nouveau CHU à Nantes qui accentuera ce mouvement de suppression et plaident pour un pôle d’urgence sur la commune. 

 

On notera que ces mêmes élus en mars dernier, aux cotés d’autres élus indépendantistes et anticapitalistes anticipaient le manque de personnels et invitaient l’ARS à solliciter l’aide Cubaine, unanimement saluée de par le monde pour son professionnalisme et son dévouement. Ils décrivaient : 

  • La fragilité de notre système de santé avec un nombre de lits de réanimation globalement faible et plus particulièrement dans certaines zones (Morbihan et Côtes d’Armor)
  • Notre sous-dotation en lits de réanimation équipés d’appareils respiratoires qui ne nous permettra pas de faire face au moment du pic pandémique local.

et continuaient ” Face à cela , nous souhaitons saluer le travail internationaliste des services de santé cubains et particulièrement des brigades sanitaires cubaines qui viennent en aide aux populations victimes du virus dans le monde entier. Comme en Andorre, en Lombardie et chez les peuples sous dominations françaises dans les Caraibes, la Bretagne a besoin des brigades sanitaires pour faire face à la pandémie. Nous avons besoin de leur professionnalisme, de leur savoir faire dans le traitement des pandémies, et de l’aide précieuse qu’ils peuvent apporter au peuple et aux travailleurs de Bretagne.” 

 

La presse, hormis le Poher Hebdo, avait superbement ignoré cette suggestion. Des syndicalistes allant même jusqu’à ironiser sur le sérieux et la pertinence de cette remarque constructive, tellement leurs convictions chauvines et jacobines leurs interdisaient de douter de la résilience du système de santé “français”….Qu’en pensent ils aujourd’hui ? 

Les élus et militants indépendantistes de gauche n’ont pas manqué en amont de participer aux mobilisations pour l’hôpital public.

 

Qui pour s’opposer au pouvoir central et à ses incompétences ?

Les tensions sociales montent mais comme le souligne avec justesse beaucoup de militants les élus locaux ou régionaux font plutôt preuve d’obséquiosité à l’endroit du pouvoir de Paris.

Ainsi le président de la Région Bretagne ne semble pas pressé d’exiger plus de compétences locales pour la gestion de la crise ni de prendre des initiatives intégrant les élus de Loire-Atlantique dans les pratiques communes. On en reparlera sans doute quand les élections régionales et départementales reviendront comme une perspective qui aujourd’hui semble s’éloigner.

 

Là encore, seuls les élus indépendantistes de gauche ont questionné le périmètre et le droit de circulation entre “Régions”…Et une fois encore pas de réponse…Les préfets peuvent gouverner tranquilles…

 

Et les petits commerces ?

Beaucoup de maires en responsabilité prêchent pour une réouverture des petites enseignes , même si c’est souvent les mêmes qui ont favorisé l’implantation de grandes surfaces et zones commerciales. Le bras de fer n’est pas fini. C’est la conséquence d’une gestion calamiteuse de la crise sanitaire au seul bénéfice des groupes capitalistes de la grande distribution et des mastodontes du net organisée par un pouvoir lointain coupé des réalités locales qui ne prend pas en compte l’urgence écologique

Ce constat devrait s’imposer comme une évidence. Mais il faudra dans la mesure de nos moyens le marteler dans les mobilisations à venir.

Dans l’éducation 

Car c’est bien la nouvelle de cette rentrée de la Toussaint en temps de Pandémie, l’idée de la mobilisation va s’imposer face à l’incompétence du gouvernement qui n’a d’égale que son arrogance. Comme dans le service public de santé comment appliquer des protocoles sanitaires efficaces dans l’éducation alors que l’on ferme des classes, que l’on supprime des postes , que l’on coupe dans les budgets , que l’on travaille à l’étroit ?

 

A l’instar de certains de leurs homologues parisiens les enseignant.es du collège Rosa Parks à Rennes ont fait valoir leur droit de retrait devant l’impossibilité d’appliquer un protocole sanitaire de qualité.

A Nantes, à St-Nazaire d’autres mobilisations ont eu lieu dans les lycées pour protester contre l’inconséquence du protocole sanitaire. Plusieurs débrayages sont à signaler notamment dans le lycée Camus de Nantes.

L’idée d’une grève dans l’éducation fait son chemin dans bien des esprits…

Il faudra être présent, et faire preuve d’imagination pour soutenir toute tentative de lutte collective pour des services publics de proximité efficients tout en prenant en compte les nécessaires précautions sanitaires.

Chronique réalisée à travers des échanges entre militant.es et sympahtisant.es de la Gauche Indépendantiste.

 

 

 

Dans son allocution sur les mesures relatives à la situation sanitaire Emmanuel Macron a indiqué que les déplacements entre régions ne seraient pas possibles.

Voila qui nous interpelle en tant qu’élus de Bretagne. Les déplacements entre la Loire-Atlantique et le reste de la Bretagne seront-ils possibles ? Si ce n’était pas le cas cela serait pour le moins surprenant. Non seulement en raison du fait que la Bretagne correspondant au cinq départements est d’abord un espace de vie sociale et économique cohérent façonné par des échanges humains et culturels non pris en compte par le gouvernement français qui a découpé notre pays sans nous consulter. Mais aussi par que ce les autres Régions auxquelles semble se référer Emmanuel Macron sont celles issues de la réforme territoriale ayant aboutie à la mise en place de macro-Régions irrespectueuses des réalités locales bien plus vastes que la Bretagne mais dans lesquelles chacun pourraient circuler sur des distances plus longues.

Nous souhaitons des éclaircissements et nous souhaitons que le président de la Région Bretagne , Mr Chesnais-Girard interpelle le gouvernement de Paris pour que les bretons puissent circuler munis des autorisations de sorties adéquates dans l’ensemble de la Bretagne, de Brest à Clisson.

Eric Bainvel , Conseil municipal Saint Herblain en Commun

Primael Petit, Conseil municipal Saint Herblain en Commun, élu Nantes Métropole

Anton Burel, Conseil municipal Cintré en Commun

Gael Roblin Conseil municipal Guingamp en Commun-Kumun Gwengamp 

Primael Petit conseiller municipal de Saint-Herblain, lors de la votation pour la Réunification du samedi 6 Avril 2013 à Nantes

La Gauche Indépendantiste Bretonne s’oppose vivement à la venue de Marine Le Pen et de ses proches collaborateurs sur l’île de Sein le jeudi 18 juin. C’est une véritable provocation que de vouloir se rendre sur l’île qui a fourni massivement les premiers résistants au fascisme et au nazisme en 1940. Déclarer rendre hommage à la Résistance quand son propre parti le Rassemblement National pseudo-successeur du sinistre Front National a été co-fondé par Léon Gaultier ancien SS en 1972, est abject. Faut-il rappeler qu’en plus de voler la mémoire des résistant-e-s sénan-e-s, le parti de Le Pen a été condamné à maintes reprises pour propos antisémites, racistes et négationnistes ? Cette grossière tentative de réécriture de l’Histoire impose de rappeler l’idéologie raciste et xénophobe sur laquelle est basée le Rassemblement National.

Si les rassemblements officiels pour célébrer l’appel du 18 juin à Sein sont annulés du fait de la volonté de Le Pen d’y prendre part, sa venue est quant à elle toujours d’actualité selon les dires du maire sénan affirmant que « le Rassemblement National a réservé son bateau ».

La Gauche Indépendantiste Bretonne se joint à l’appel lancé pour bloquer l’embarcadère d’Audierne (Place de l’embarcadère Sainte-Evette) le 18 juin à partir de 8h. Départs de bateau possibles à 9h et 11h35.

Pas de fascistes en Bretagne, ni ailleurs. No pasaran !

Comme le révélait le communiqué de soutien à la militante indépendantiste de Dispac’h poursuivie pour des graffitis s’opposant au tout tourisme et à la spéculation immobilière en février dernier un certain nombre de militants indépendantistes de gauche avaient fait le choix de participer aux élections municipales.

Le second tour étant reporté en juin, tout comme la mise en place des conseils municipaux issus du premier tour, il est difficile d’en tirer un bilan complet. Voici pourtant quelques résultats. A méditer pendant le confinement.

Tous les camarades présents n’évoluaient pas dans le même cadre, certains dans des communes de moins de 1000 habitants, d’autres dans des communes moyennes (Guingamp) et d’autres encore dans la ceinture d’une métropole (Cintré et Saint-Herblain).

Les regroupements, tactiques et périmètres d’alliances sont spécifiques à chaque territoire, même s’ils ont eu lieu sur la “gauche du PS” et excluent toute alliance avec cette force. Le reconnaitre, en faire le constat, n’empêche pas les débats et des questionnements sur les limites de ces expériences. 

https://twitter.com/Cintreencommun/status/1218089820372852736?s=20%20

A Cintré (2278 habitants) : dans l’agglomération rennaise notre camarade Anton Burel, membre de la Gauche Indépendantiste, avait impulsé depuis plusieurs mois une dynamique locale. Les axes centraux étaient : consultation des habitants sur les projets les concernants, meilleur accès aux informations communales, développement des transports collectifs, défense de l’environnement, enrichissement de la vie culturelle locale. Les références à la Bretagne comme espace politique, à la langue bretonne et au gallo étaient aussi des éléments de campagne.

C’est finalement 28.27% des voix et 2 élus pour “Cintré en commun” dès le premier tour qui clôture cette campagne. Anton Burel et Christine Georges seront donc pour 6 ans au conseil municipal.

A Saint Herblain (46 268 habitants) : les militant-e-s indépendantistes de gauche présents sur la commune ont depuis longtemps prit part aux joutes électorales. En 2008 et 2014 beaucoup d’entre eux/elles avaient joué un rôle clé dans la constitution de l’alternative “Saint Herblain à Gauche Toute-Sant Ervlan a-Gleiz Penn da benn”. Cette coalition locale, pratiquant le tourniquet des élu-e-s, avait permis à certain-e-s de nos camarades de prendre part aux débats municipaux dans la minorité d’opposition. Forts de cette expérience, ils et elles ont fait le choix d’élargir l’alliance locale en partant en 2020 dans le cadre d’un front plus large avec les militant-e-s d’Europe Ecologie les Verts, d’Ensemble Saint Herblain Autrement et de “Saint Herblain ville Bretonne” sous le nom “Saint Herblain en Commun“. Parmi les 15 premiers de la liste on peut noter les noms d’Eric Bainvel (militant de la Gauche Indépendantiste), de Primael Petit (indépendantiste de gauche bien connu), de Céline Bruneau (de Saint Herblain Ville Bretonne), de Anne Latouche-Thébaud (de “Saint-Herblain A Gauche Toute”). La présence de militant-e-s de la “ France Insoumise” n’a pas empêché que la liste assume pleinement des revendications en faveur de la défense de l’unité de la Bretagne, de l’identité bretonne, de la langue bretonne. Là encore la défense de l’environnement, la critique de la métropolisation, la démocratie participative, la gratuité des transports, ont largement été défendus par liste. La liste “Saint-Herblain en Commun” fait un bon score, soit 30,28% des suffrages exprimés. Il y aura dans cette ville un deuxième tour en juin qui les opposera au maire PS sortant.

A Guingamp (6 895 habitants) : c’est un petit collectif impulsé par des militant-e-s et sympathisant-e-s de la Gauche Indépendantiste qui a lancé l’idée d’une candidature à gauche du PS. L’idée arrivée tardivement a porté ses fruits puisque 30 personnes ont rejoints cette plateforme électorale locale. Le soutien et l’implication de l’ALCHI (Association de lutte contre le Logement Indigne) a permis de mettre au coeur de la campagne la question de l’habitat et de l’absence de service sanitaire dans la communauté d’agglomération. Si en plus de l’ALCHI la liste a reçu le soutien de la Gauche Indépendantiste, du NPA, et du Parti pour une Ecologie Populaire et Sociale, c’est bien d’abord des Guingampais-es issus du syndicalisme, impliqués dans le mouvement des retraites, ou dans la défense du climat, connus dans les milieux culturels bretons qui ont mené cette campagne qui leur a permis d’atteindre 11,3 % des suffrages.

La droite locale alliée à LREM prend une véritable déculottée (18,7 %). Et si le PS l’emporte haut la main (70 %) il faudra compter sur la voix indépendante de Gael Roblin, désormais élu de “Guingamp en Commun-Kumun Gwengamp”, qui est bien décidé à se faire entendre au conseil municipal et à y être le cheval de Troie des mouvements sociaux. Vous pouvez lire ici leur programme d’urgence sociale, démocratique, évoquant la Bretagne comme espace politique de Brest à Clisson, affirmant le droit de décider, la revendication de l’officialisation de la langue bretonne, assumant des revendications féministes et anti-homophobie. 

Il faut ajouter à ce tableau le réélection de Guillaume Bricaud, militant historique de la Gauche Indépendantiste, à Plounevez-Moedeg (1 458 habitants) sur une liste d’intérêt communal. 

Bien sûr l’abstention a été forte, les premiers conseils municipaux n’ont pas pu avoir lieu, la mauvaise gestion de la crise du Coronavirus ne permet pas d’apprécier comme il se doit la portée réelle de cet exercice électoral. Mais il est évident au regard des premiers retours que nous pouvons avoir,  que ces prestations honorables permettent d’envisager la mise en réseau d’élus issus de notre courant politique assumant dans les conseils municipaux des revendications en faveur du droit à l’autodétermination et du partage des richesses.

Cela sera bénéfique à la visibilisation des idées et propositions indépendantistes de gauche et alimentera les débats pour l’élaboration d’une campagne aux élections régionales reprenant ces préoccupations.

Pourquoi en effet ne pas imaginer décliner à l’échelle de toute la Bretagne une offre politique mettant comme élément central la question du droit de décider, alors même que les thèmes de démocratie participative, référendums et dépassement des limites institutionnelles, et défense de la diversité linguistique étaient portées par bien des listes comme à Fougères, Douarnenez, Rostrenen… ?

Il faudra pour cela faire évoluer la réflexion collective vers le fait que la démocratie participative, l’exercice référendaire doivent trouver une déclinaison à l’échelle de la Bretagne, de Brest à Clisson, et ne saurait se limiter aux politiques municipales ou communautaires.  A l’heure ou 61 % des breton-ne-s se déclarent favorables à une consultation sur les limites et les compétences que nous devrions nous mêmes exercer en Bretagne, il serait dommage de passer à coté de cette opportunité. 

Des militant-e-s de la Gauche Indépendantiste impliqué-e-s dans la campagne.

Mercredi 12 février une militante indépendantiste sera jugée par le tribunal de Lorient pour de légères dégradations graphiques commises aux préjudices d’agences immobilières et de notaires et de mairies. Toutes se situent dans un secteur où le tout tourisme a bouleversé négativement l’accès au logement pour les bretons et les bretonnes et dirigé l’économie et les aménagements vers cette seule activité. Cette militante nie les faits et les preuves semblent bien minces pour démontrer sa culpabilité. Nous saluons son choix de revendiquer le droit de s’exprimer en breton tout au long de sa garde à vue. Ce procès politique s’inscrit dans un cycle répressif contre les mouvements sociaux en cours. Il vise à intimider ceux et celles qui par voie de collage ou de graffitis ou d’autres actions très symboliques luttent contre la spéculation immobilière en Bretagne.

Nous remercions le collectif Dispac’h pour leur travail ayant permis de mettre le doigt sur les problèmes d’accès au logements sur les côtes de Bretagne. Par un heureux hasard ce procès intervient à quelques semaines des municipales. En tant que militants de la Gauche Indépendantiste investis dans des dynamiques locales diverses dans ce cadre électoral nous souhaitons affirmer que l’accès à un logement digne reste une préoccupation majeure et un droit fondamental pour toutes et tous. Que le cadre institutionnel que nous subissons en Bretagne, de Brest à Clisson , sans l’avoir choisi, ne nous permet pas de mettre en place des politiques publiques spécifiques à notre pays pour mettre fin à la spéculation immobilière, à la gentrification des centres des métropoles accentué par la LGV, et au tout tourisme sur les côtes, ni plus largement au mal logement. Nous invitons élus et candidats partageant ce constat à se solidariser avec la militante, en participant notamment à la solidarité financière pour la défense de notre camarade par Skoazell Vreizh.

Nous exigeons la relaxe pour notre camarade et invitons à se rendre le mercredi 12 février 2020 à un rassemblement à partir de 12h30 devant le TGI de Lorient pour la soutenir.

Anton Burel, candidat « Cintré en Commun », Eric Bainvel conseiller municipal Saint Herblain à Gauche Toute, candidat « Saint-Herblain en Commun », Guillaume Bricaud conseiller municipal de Plonevez-Moedeg, Gael Roblin candidat de « Guingamp en Commun/Kumun Gwengamp », Timotée Rogues candidat au Cloître-Saint-Thégonnec

Un peu moins de 80 personnes ont pris part à un rassemblement à Guingamp ce 13 juillet. Il s’agissait de se mobiliser contre la criminalisation des exilé·e·s et de leurs soutiens suite aux poursuites contre Pia Klemp et Carola Rackete capitaines de bateaux affrétés par l’association Sea Watch en méditerranée pour secourir les migrantEs.

Cette mobilisation s’inscrivait aussi dans un contexte local marqué par l’activité importante déployée par au moins trois collectifs locaux de soutien aux migrantEs, qui regroupent des familles hébergeant des réfugié-e-s. Le 15 juin dernier c’est par exemple 300 personnes qui s’étaient déplacées à Plouared pour une journée de solidarité et d’info avec les migrants et un Fest-Noz qui a connu une belle affluence. Les motivations des uns et des autres sont diverses mais comme l’explique l’un des collectifs de la zone Bourbriac/Belles-Isle/Plouaret :

” Pourquoi ce collectif ? Par ce que nous sommes un peuple qui de par son histoire sociale et politique a vécu l’émigration forcée et a du participer à l’aventure coloniale française, nous nous sentons concernés-es et complètement solidaires avec tous.tes les réfugiéEs d’autant plus qye leur détresse est toujours le fruit de choix politiques et économiques de nos dirigeants”.

Le 13 juillet dernier ce sont la Gauche Indépendantiste locale, l’UL CGT et Solidaires , le NPA , le PCF et des adhérents de LO  et de simples trégorois solidaires qui ont répondus à notre appel pour visibiliser une démarche antiraciste et faire vivre et résonner une voix solidaire, résolument internationaliste, une voix unitaire conte le racisme et la xénophobie ! Ce fut pour nous une façon concrète de décliner notre campagne ” Breizh Digor” en tant que militantEs de la Gauche Indépendantiste.

Une mobilisation faite en quelques jours et qui a permis de porter ce message à contre-courant du discours xénophobe ambiant dans une petite ville et affirmer notre soutien à Carola Rackete et Pia Klemp et à ceux et qui ici aussi se mobilisent pour les migrantEs.

Voici la prise de parole qui a été lue lors de ce rassemblement.

La nuit du samedi 29 juin, Carola Rackete a été arrêtée par la police italienne après avoir accosté avec son navire dans le port de Lampedusa. A son bord, 42 personnes secourues dans les eaux internationales au large de la Libye. Après 17 jours d’errance en Méditerranée, la capitaine du Sea Watch 3 a pris la décision d’entrer sans autorisation dans le port, bravant ainsi les interdits du gouvernement italien et le silence de l’Union Européenne. Elle l’a fait parce qu’il y a quelque chose au-dessus des lois immorales promulguées par le ministère de l’intérieur italien et de la lâcheté meurtrière de l’Union Européenne. Au-dessus, il y a l’humanité et le respect des droits fondamentaux. Carola Rackete a fait le choix de l’humanité. Elle et son équipage ont choisi de sauver 42 femmes et hommes exilé·e·s, condamné·e·s à se noyer au milieu de la méditerranée, ou à être torturé·e·s, violé·e·s, enfermé·e·s.

Avant elle la capitaine Pia Klemp a participé au sauvetage de réfugiés dans la méditerranée avec l’association Sea-Watch. Elle est elle aussi maintenant accusée par la justice italienne d’aide à l’immigration illégale. Le parquet exige une peine de prison de 20 ans. Pour ses investigations, le parquet a eu recourt à des écoutes téléphoniques et à des agents infiltrés. Dans le cadre de ses six missions en tant que capitaine des bateaux de sauvetage Sea-Watch 3 et Iuventa, Pia Klemp dit avoir pu sauver les vies de 5000 personnes.

En niant le droit de ces personnes d’être secourues, l’Italie se rend complice de l’enfer qu’est devenue la Lybie aujourd’hui pour les personnes exilées. En fermant les yeux et en se déresponsabilisant, en n’ouvrant pas ses ports la France se rend tout autant complice. En militarisant ses frontières et en déléguant l’accueil des personnes à des pays tiers, l’Union Européenne est responsable du délitement de leurs droits. En refusant d’intervenir, la Cour Européenne des Droits de l’Homme devient complice de cette atteinte aux principes les plus fondamentaux de notre humanité. Exigeons que les personnes sauvées et que tou·te·s les exilé·e·s soient protégé·e·s et que leurs droits soient respectés. Exigeons que tous bateaux avec à leur bord des enfants, des femmes et des hommes en danger soient accueillis dans tous les ports de l’Union Européenne. Exigeons la libération immédiate et la levée des sanctions contre Carola Rackete, Pia Klemp et tout l’équipage du Sea Watch 3, symboles d’une humanité qui nous donne à toutes et tous, chaque jour, l’espoir et la détermination.

Plus localement face à cette situation inacceptable des femmes et des hommes s’organisent pour faire face aux carences de l’état français et de l’indifférence de l’UE pour assurer l’accueil des migrantEs qui ont traversés l’enfer et qui sont passé au travers des dispositifs légaux ultra répressifs européens. C’est eux et elles qui sont notre dignité que nous sommes venus également soutenir .

Nous faisons notre les préoccupations des associations qui accompagnent les migrants dans le Finistère voisin qui nous dénonçaient il y a peu avec la plus extrême fermeté la multiplication des situations de femmes enceintes, de très jeunes enfants, d’enfants souffrant de handicap, ou de personnes gravement malades, même parfois en fin de vie, à qui une demande d’hébergement a été prescrite par les services médicaux, qui sont laissées délibérément à la rue. Voilà ce qui nous autorise à parler d’ignominie dans la politique d’accueil des migrants.

Face à ces situations qui auparavant trouvaient des solutions et n’en trouvent plus aujourd’hui, une formidable solidarité silencieuse s’organise. Il vous appartient de connaître, tout le travail associatif fait par des milliers de nos concitoyens en termes d’accompagnement, d’orientation, de soutien, d’hébergement, d’éducation, … qui pallie les carences de l’État. Face aux démissions de l’état central faisons de la Bretagne une terre d’accueil pour les migrantEs qui fuient les guerres impérialistes, la misère, l’esclavage, les violences faites aux femmes. C’est le sens du slogan Breizh Digor qui veut dire Bretagne ouverte.

Le conseil départemental de Loire-Atlantique a annoncé le 3 juillet un soutien exceptionnel d’un million d’euros que se partageront deux associations de sauvetage en mer : la société nationale de sauvetage en mer (SNSM) qui opère le long du littoral national, et SOS Méditerranée, qui s’apprête à affréter un navire au large des côtes lybiennes. Exigeons du conseil départemental des Cotes d’Armor qui se réunira la semaine prochaine et de la Région Bretagne qu’ils fassent de même et réunifient la Bretagne dans les faits et les actes d’une politique d’accueil et de secours aux personnes migrantEs dont le sort ne nous laissent pas nous indifférents.

De l’air ouvrez les frontières ! était l’autre slogan mis en avant ce matin . De l’ai oui nous avons besoin pour refuser les politiques xénophobes qui sont des politiques criminelles . Car on vient d’apprendre que la France n’avait pas répondu à l’appel de la Capitaine du Sea Watch 3 pour accoster à Marseille, disons le haut et fort le gouvernement de Macron se rend ainsi complice du fasciste Salvini . Nous espérons que ses soutiens locaux crèvent de honte devant cette ignominie. De l’air ouvrez les frontières ! Stoppons la normalisation des propos racistes et xénophobes , des politiques racistes antimigrants ! “

Voici le texte cosigné par deux des composantes de l’indépendantisme de Gauche en Bretagne à propos du scrutin Européen du 26 mai prochain. Elles avaient également signé avec d’autres organisations indépendantistes et anticapitalistes Européennes un texte internationaliste sur ce sujet : “Pour la souveraineté des peuples, non à l’Union Européenne”. 

Elections Européennes en Bretagne: non à la participation.

Le scrutin européen approche et entant que militantEs Indépendantistes de Gauche pour une Bretagne libre, réunifiée , brittophone, socialiste, féministe, antipatriarcale nous tenons a faire connaitre notre position.

 

En tant que BretonNEs, nous constatons que la Bretagne qui était au dernier scrutin noyée dans une circonscription Grand Ouest sans âme est définitivement absente de cette élection par la mise en place de la liste unique qui est un dispositif de plus pour nier le caractère plurinational de cet état. Nous ne pouvons donc nous exprimer en tant que peuple distinct dans cette élection.

L’UE ne nous à pas garantie l’égalité linguistique car en ne reconnaissant de façon officielle que les langues et cultures des états dominants l’UE nie la diversité linguistique et culturelle. Elle ne garantit en rien les droits linguistiques et culturels de millions de citoyens européens et singulièrement des Bretons.

En tant que militantEs investiEs dans de nombreuses luttes sociales nous ne pouvons que constater que depuis la loi travail la répression policière et judiciaire des mouvements de contestations sociaux sont la norme dans cet état. A l’heure où la justice et la police déchainées cognent durement sur les révoltés des ronds-points, les émeutiers de toutes sortes , où les Gilets Jaunes et assimilés sont éborgnés par les armes de guerre de la police en toute impunité il nous parait impossible de prendre part à cette élection en faisant croire ainsi à l’existence d’une quelconque culture démocratique française.

La limitation des libertés est chaque jour confirmée par les interdictions de manifester, les arrestations de journalistes, le fichage de masse…Voter dans ce contexte comme si de rien n’était revient à être complice.

L’Union Européenne comme le FMI et la banque mondiale ont depuis le début des années 2000 dans l’état français et ailleurs en Europe, par des demandes d’ajustements budgétaires dégradés nos conditions de vie de travailleurs, de membres des classes les plus populaires en comprimant les dépenses de santé, d’éducation, en dérégulant le droit du travail. Ce sont ces mesures d’austérité que les plus pauvres, les femmes, les jeunes, les migrants sont les premiers à subir de plein fouet particulièrement hors des métropoles.

 

En tant qu’alliés des luttes LGBTQI nous constatons que  les forces  racistes et xénophobes en Europe mettent en avant un projet de société rétrograde ultra patriarcal, s’attaquant aux droits des femmes et des personnes LGBTQI. Les institutions européennes ne sont pas garantes de ces droits, la lutte collective et une meilleure visibilité des pratiques et revendications antipatriarcales et féministes dans nos luttes si.

En tant qu’anticolonialistes nous affirmons notre solidarité avec les peuples sous domination coloniale française en Kanaky, Polynésie, Gaudeloupe, Martinique, Guyane, Réunion dont ce droit fondamental à se déterminer librement est nié et à qui l’ont ose présenter la participation aux élections du parlement Européen comme un exercice démocratique

En tant qu’internationalistes nous constatons que l’Union Européenne a soutenu le dictateur Erdogan contre les peuples de Turquie dont les Kurdes et légitimé les agressions impérialistes au Moyen Orient. Le Parti des Travailleurs du Kurdistan, le PKK figure toujours sur la liste des organisations terroristes de l’UE alors que c’est la résistance Kurde qui s’est battue contre DAESH.

Elle reste un soutien de poids à la politique Israélienne de soumission et de spoliation du peuple Palestinien et de sa résistance.

La faillite de l’Union Européenne est totale tant elle est restée silencieusement complice de la monarchie espagnole qui a violemment réprimé le peuple Catalan et ses dirigeants qui a osé voter son indépendance.

De même cette UE a prouvé son inefficience pour garantir aux Gallois, Ecossais, Irlandais une alternative qui leur soient spécifiques au chaos du Brexit en respectant leur droit à l’autodétermination.

Toute institution n’incorporant pas le droit à l’autodétermination des peuples, condamne les nations sans état à la disparition ou à l’assimilation. Ainsi l’UE nie la diversité des peuples qui la constituent et transforme l’Europe en une prison pour les peuples qui ne disposent pas d’état propre.

De plus L’UE et la France sont déjà en train d’appliquer des politiques migratoires inspirés par l’extrême-droite comme le prouve le grand cimetière méditerranéen. Face au repli sur soi bleu blanc rouge et suprémaciste blanc nous réaffirmons notre attachement à une Bretagne terre d’asile pour les réfugiéEs.

Sur le plan de la Défense de l’environnement les luttes victorieuses récentes en Bretagne contre le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes, les projets d’extraction minières prouvent que les mobilisations populaires multiformes bousculant la légalité des capitalistes et non des institutions sur lesquelles nous n’avons aucune prise permettent de gagner grâce aux luttes collectives et à la défense des communs.

iI n’est pas possible de réformer l’Union européenne afin qu’elle réponde aux intérêts des peuples et des classes populaires. La Troïka, la Commission européenne, l’OTAN, EUROPOL… sont des structures totalement antidémocratiques et le Parlement européen est un organisme inopérant et parasitaire au service des élites et des multinationales.

 

Pour toutes ces raisons nous invitons nos militantEs et sympathisantEs à boycotter le scrutin du 26 mai, à le perturber en ne participant pas de façon normalisée à cette mascarade partout en Bretagne.

Toute alternative à la démocratisation passera par la déconstruction de l’Union Européenne et la construction d’un modèle d’intégration, qui, au-delà de l’espace géographique actuel, sera basé sur la solidarité et la souveraineté des peuples et singulièrement du droit à l’autodétermination du peuple breton dans le cadre d’un agenda politique qui lui soit propre.

Signataires :

La Gauche Indépendantiste ( Breizhistance)

Collectif Dispac’h

 

Le prétendu pacte girondin d’Emmanuel Macron et cher à Jean-Michel Le Boulanger et aux régionalistes n’est finalement qu’une petite opération de communication qui ne coûte pas cher à l’État et ne présente aucune avancée majeure. Le contrat pour l’action publique pour la Bretagne n’est en vérité qu’un marché entre la majorité régionale PS / PC qui s’arrange très bien avec La République En Marche (avec lesquels ils cogèrent le Conseil régional de Bretagne) et le gouvernement de Macron pour faire croire qu’ils ouvrent à l’amélioration des conditions et du cadre de vie des bretons.

Concernant la langue bretonne : alors que la Région Bretagne a vu son budget 2018 en baisse de 5 % à cause de la baisse des crédits de l’état estimée à 25 millions — ce qui n’a pas été sans impact sur les politiques culturelles et linguistiques régionales — redonner 300.000 euros au réseau Diwan en 2019 est vraiment le strict minimum.

Alors que l’on ne sait pas combien de postes aux concours d’enseignants seront réservés à la filière DIWAN, cette somme parait bien ridicule si DIWAN doit une fois de plus salarier ses propres enseignants recrutés hors concours.
Le Conseil Régional de Bretagne vient de participer à la hauteur 5 millions d’euros d’argent public à la naissance d’Eureden avec l’entreprise DAUCY et donc le groupe TRISKALIA. Ce petit rappel pour dire que, lorsqu’il faut se retrousser les manches pour donner des millions aux capitalistes de l’agro-alimentaire qui saccagent la planète, on peut compter sur Loig Chesnais-Girard et sa majorité.

Concernant le versement du forfait scolaire aux écoles Diwan scolarisant des enfants issus de communes percevant cette dotation, mais ne la reversant pas aux écoles immersives, il est bon de rappeler que les écoles Diwan sont de facto des écoles remplissant un rôle de service public associatif immersif. Il serait donc juste normal qu’elles perçoivent le forfait scolaire.

Les élus du PS, du PC, de La République En Marche dans les municipalités en Bretagne ne le reversent bien souvent pas, alors que la loi le leur permet déjà.

Consulter la conférence territoriale des élus sur ce sujet, et promettre d’éventuellement légiférer plus tard permet aux élus du Conseil Régional de ne pas se froisser avec les élus municipaux qui malgré les appels à l’aide du réseau DIWAN se gardent bien de verser ces dotations alors qu’ils le peuvent déjà.

Quelles garanties avons-nous que ces mesures s’appliqueront de Brest à Clisson, à l’heure où le Pays Nantais reste séparé du reste de la Bretagne, malgré une forte volonté populaire ? Les inquiétudes sont fortes dans les écoles DIWAN du Pays Nantais.

On ricane enfin devant la position d’un État qui s’engage à réfléchir avant de donner l’autorisation officielle d’utiliser des tildes et des apostrophes pour écrire des prénoms bretons selon l’usage local.

Ces quelques miettes pour la langue bretonne ne peuvent occulter que les postes au concours d’enseignants bilingues dans l’éducation nationale (filière promue par l’association DIV YEZH dans le public) risquent de passer de 35 à 13 (!) pour 2019 dans l’académie de Rennes, la réforme du lycée (conséquence de Parcours Sup) met à mal la place de la langue bretonne dans les établissements du secondaire en poussant les élèves à ne pas la choisir en LV2  pour avoir un dossier plus attractif — d’un point de vue libéral — pour leurs parcours post-bac. À ce propos nous attendons toujours une réponse claire relative ou concernant la possibilité de passer certaine épreuves du baccalauréat en langue bretonne (par exemple les mathématiques) comme c’est déjà possible au Pays Basque.

Nous sommes sidérés du satisfecit des notables du prétendu Conseil Culturel de Bretagne, dont nous nous demandons ce qu’ils ont à gagner pour à ce point lécher les pompes du pouvoir en place à Paris comme à Rennes, en les remerciant avec forces courbettes quelques minutes après l’annonce de ces mesurettes humiliantes. Pierre Karleskind — l’un des vice-présidents de la région Bretagne — remercie ici Bernez Rouz dans un tweet pour sa servilité :

Concernant la loi Pinel et le logement nous remarquons que c’est le préfet — représentant de l’état non élu ! — qui veillera à son extension à d’autres zones que celles existantes, suivant des textes votés à Paris. Son application pour l’instant limitée à Rennes ou Saint-Malo n’a pas permis aux classes populaires et aux jeunes travailleurs d’accéder plus facilement aux logements dans ces zones que les élus PS / LREM veulent réserver aux classes supérieures. La métropolisation, la touristifaction à outrance, la LGV continueront à défavoriser les Bretons les plus modestes en matière de logement et de transport…

Action du collectif Dispac’h contre la spéculation immobilière

Même en y ajoutant les déclarations d’intention sur l’eau et la politique maritime, toutes ces petites oboles ne sauraient constituer de véritables avancées malgré la posture que Loig Chesnais-Girard essaye d’adopter en tentant de nous faire croire qu’il a fait céder Paris. Elles sont le résultat de négociations d’appareils et de professionnels de la politique dans le dos des bretonnes et des bretons. Il est invraisemblable que le peuple breton ne soit pas consulté sur le périmètre de son territoire et les compétences qu’il souhaite lui-même exercer dans tous les domaines, pour décider en toute souveraineté.

Plus que jamais, l’heure doit être à la mobilisation pour que le peuple breton exerce son droit à l’autodétermination dans tous les domaines, ce qui n’est pas compatible avec la défense du droit à la différentiation des capitalistes de LREM et avec la ligne de collaboration servile des régionalistes élus ou nommés à la tête d’un conseil culturel fantoche.

La Gauche Indépendantiste Bretonne (Breizhistance)

 

D’ar c’houlz ma kaozeer kalz deus ur referendom diwar-benn dazont bro Naoned da heul sinadeg “Breizh Unvan” hag emzalc’h negativel prezidant Liger-Atlantel eo fur adlenn prezegenn aozerien manifestadeg Roazhon bet dalc’het d’an 08 aviz Kerzu.

Erru eo poent sklaeraat talvoudegezh gerioù zo evel “demokratelezh”, “referendom”… Deomp ni n’eus nemet ur “referendom” a dalvez ar boan stourm evitañ : unan a vo aozet war Vreizh a-bezh gant ar vretoned o unan.

Trugarez da gKernurzhierezh Demokratel Breizh d’ober gant hor yezh e kement darvoud foran aozet gante.

MANIFESTADEG ROAZHON 08/12/2018

Amañ emaomp evit embann hor gwir da zibab, hor gwir evel pobl hag a rank — eus Brest betek Klison — mestroniañ he zonkad.

Raktreset ha gortozet e oa nac’hadenn Kuzul Departamant Liger-Atlantel da lezel mouezhiañ an dilennerien diwar-benn unvaniezh Breizh, en desped d’ar 100.000 sinadur rastellet ganr Breizh Unvan.

A-benn un nebeud devezhioù e vo un dalc’h gant Kuzul Rannvro Breizh. E miz Eost en Oriant hag e Miz Gwengolo e Naoned hor boa embannet hor c’hoant da glevet sav-poent dilennidi ar bodad-se diwar-benn ar gwir da zivizout.

Adsevel a reomp ar goulenn : ha reizh e kavont ne c’hellfe ket pobl Breizh reiñ he soñj diwar-benn harzoù Breizh ? Ha reizh e kavont ne c’hellfemp ket lavarout dre ur referendom peseurt barregezhioù a fell deomp mestroniañ ?

Evidomp ar bodadegoù departamant ha rannvro — dre o barregezhioù gwann — na c’hellont ket respont d’ar c’haoant a justis er vro, war dachenn an endro ha war an dachenn sokial a glever er gevredigezh a-bezh.

Anat eo. Met fellout a ra d’an dilennidi respont d’ar c’hoant all, ar c’hoant a zemokratelezh perzhiañ a vagfe dre an argerzh bonreizhañ-se ar vreutadeg politikel diwar-benn harzoù hag an derezh a souvereniez he Breizh ?

Ankeniet omp peogwir int didrouz da heul ar flac’had bet roet gant an Aotrou Grosvalet d’an holl dud o doa rastellet 100.000 sinadur.

N’eo ket d’ar bodadegoù dic’halloud ha dic’hoant da dermeniñ ar pezh zo mat evidomp, d’ar bobl an hini eo !

Soñjal a ra dilennidi kuzul-rannvro Breizh 4 departamant evel an Aoutrou Grosvalet ne dle ket ar bobl kaout an tu da reiñ he soñj ? Ha perzh int eus ar c’hast a zispriz mouezh ar bobl ?

Ankeniet omp kar e klevomp kaoz eus an adreizh bonreizhel a groufe un digreizennañ diouzh ar c’hoant. Gellet a rafe bezañ da skouer e-mesk ar c’huzulioù departamant ha rannvro brasaet ha kendeuzet en ur c’hornog bras a nac’homp en a-raok !

Ne fell deomp e vefe dibabet gant dilennidi ar bodadegoù dic’hallus-se peseurt mod rannañ barregezhioù dre un digreizennañ diouzh ar c’hoant gant ar galloud kreiz. Nac’hañ a reomp e vije graet deomp ar pezh zo bet graet d’an Elsass-Mosel, d’ar Broioù Katalan, da vro-Euskal a zo bet beuzet e ensavadadurioù o deus diverket betek o anv !

Nac’hañ a reomp en a-raok un emglev jirondin etre an notabled hag ar galloud kreiz a nac’h hor gwir d’en em dermeniñ. Ar gwir zo ganeomp da zibab war kement tachenn zo.

Emsav ar jiletennou melen, hag hon eus moarvat sav-poentoù disheñvel diwar-e-benn, a ziskouez n’omp ket kevatal dirak ar frailh tiriadel.

Dirak dilez ur stad prederiet gant ar gounid hepken, ur stad na ra nemet kreñvaat ar meurgerioù evit goloién ar maezioù, a zispriz ar re vreskañ, a serr ar servijoù yec’hed lec’hel evel e Douarnenez hag e Gwengamp, a dag hor gwir da gaout un deskadurezh dereat, ha nac’h ouzhomp da lakaat e pleustr ur politikerezh treuzdougen all e soñ deomp eo reizh hor raktres.

Dleet zo deomp kinnig ur skouer ensavadurel, sokial, war dachenn ar yezh hag an endro a rofe an tu d’an holl da gaout yec’hed, deskadurezh, sevenadur ha gouiziegezh. Evit e sevel e rankomp votiñ amañ e Breizh ! Hor breujoù a vo !
Perzh omp eus un emsav ledanoc’h a azgoulenn ar gwir d’en em dermeniñ : e Skos, e Katalonia, e Iwerzhon, e Kastilha e lec’h zo bet votet evit lakaat un termen d’ar monarkiezh ar sizhun-mañ…

N’en em gontantimp ket eus un deus deiziataer mouezhiañ evit ensavadurioù a c’heller krediñ nebeutoc’h nebeutañ enne. En o zouez ensavadurioù Europa a laosk da vreiniañ en toull-bac’h dilennidi Katalonia o doa aozet ur referendom diwar-benn an dizalc’hiezh pe hag a zo en soñj da adkreñvaat disparti Iwerzhon…

N’eus lezenn ebet a vir ouzhomp da aozañ hon unan ar referendom.

Pep keodedad, pe kebredigezh en deus ar gwir da gaout roll ar voterien ha dafar votiñ e gumun, dre al lezenn-se eo e vez aozet dilennadegoù diabarzh ar strolladoù politikel. Dleet zo da seurt stourmadegoù bezañ dizalc’h deus an ensavadurioù war dachenn an arc’hant, met pep hini ac’hanomp dilennet pe get a c’hell reiñ arc’hant.

Evel-se hor boa graet da vare ar votadegoù aozet gant ar gevredigezh DIBAB evit un 20 mouezhiadeg bennak. Asambles ha dre ar vot dre ar genrouedad e c’hellimp mont pelloc’h.

Evit embarzhiñ ar gwir da zibab en deiziataer politikel e roomp deoc’h meur a emgav :

1.    Goulenn a raimp asambles ganeoc’h soñj dilennidi Kuzul Rannvro Breizh e-pad an dalc’h da zont, goulenn a reomp diganeoc’h da vezañ niverus. Evit en ober e c’heller tremen dre o c’henlabourerien, pe drezo war-eeun, pe dre un tweetstorm, ur gorventenn tweetoù war ar rouedadoù sokial betek ma vo respontet deomp en un doare sklaer.

2.    Harpañ a raimp an emgavioù a c’hellfe bezañ roet evit taliñ ouzh dispriz Kuzul Departamant Liger-Atlantel.

3.    Goulenn a raimp ma vo votet melladoù e pep ti-kêr a-benn ma vefe roet ar gaoz da bobl breizh dre ur referendum em dermeniñ eus Brest betek Klison.

4.    Pediñ a reomp ac’hanoc’h da gemer perzh e emvod meur Kenurzhierezh Demokratel Breizh a vo dalc’het d’an 2 a viz C’hwevrer e Gwened, digor eo d’an holl. Aze e vo roet ur framm d’ar genurzhierezh, prientet hor c’houlzadoù evit ar gwir da zibab, studiet a-dost peseurt mod ober evit laket e pleustr da vat ur referendum war vreizh a-bezh.

5.    Fellout a ra deomp paeañ ur sontadeg ofisiel a-benn muzuliañ pegen bras eo c’hoant ar vretoned war dachenn an demokratelezh. Fellout a ra deomp e vefe embannet a-raok mouezhiadegoù Europa evit goulenn digant ar vretoned ha reizh e kavont bezañ goulennataet dre ur referendom war dazont hor bro eus Brest betek Klison. Koustus eo, ezhomm zo 15 000 euro evit sevel goulennoù war Vreizh a-bezh. Ar c’houlzad arc’hantaouiñ a grogo a-benn nebeut met gallout a reer kregiñ hiziv da reiñ arc’hant deomp. Ur bazennad gentañ war -du ar referendum e vo ar sontadeg se, harpit ac’hanomp !

N’eo ket echu ar stourm ha n’eus nemet an hent-se !