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200 personnes ont pris part au rassemblement briochin dans le cadre de la journée internationale des migrants. Voici la prise de parole du collectif Kengred.

 

Demat deoc’h-holl ha trugarez deoc’h da vezañ deuet

Kengred, strollad-tud skoaz ouzh ar repuidi ha degemerus gant ar vretoned nevez-degouezet a sav a-du gant an devezh etrebroadel evit ar re dibaper. E kornog an departamant omp lec’hiet ha sikour ha reiñ bod a reomp d’un dek den bennaket, minor pe gour yaouank peurliesañ., hag a oa bet skarzhet eus an departamant. Evit lod dioute ez a o buhez war deñvalaat kar ‘boe enkadenn ar c’hovid ne deuont ket a-benn da gaout un emgav gant ar prefeti da dizhout ar baperaj a roio dezhe ar gwir da labourat ha da heuliañ un deskarderezh er CFA daoust ma oant enskrivet enni abaoe miz Gwengolo.Gwir tud an hini eo ha n’eo ket niverennoù e-barzh un teuliad e-giz ma vezont kaset amañ gant ar c’huzul departamant.

Salut à tous et merci d’être venu

Kengred, collectif de soutien et d’accueil pour les nouveaux arrivants bretons( ex migrants ) a tenu à s’associer a cette journée internationale pour les sans-papiers . Nous sommes basés à l’ouest de Guingamp et aidons ou accueillons une dizaine de personnes, mineurs ou jeunes majeurs pour la plupart d’entre eux, qui ont été expulsés du dispositif de protection pour les mineurs par le conseil départemental. Pour plusieurs d’entre eux, la situation se complique depuis le mois de mars et le début de la crise sanitaire car ils ne peuvent obtenir de rendez-vous en préfecture pour leur demande d’autorisation de séjour, et se voient dans l’obligation d’abandonner leurs projets d’apprentissage car n’ayant pas leur récépissé, ils ne peuvent pas travailler. Ils perdent aussi leur place en CFA où ils étaient inscrits depuis la rentrée. C’est donc bien de problèmes réels et concrets concernant des personnes en danger que nous parlons, et pas de numéros, de chiffres ou de statistiques comme le fait la préfecture et le département des côtes d’Armor. Ce département est d’ailleurs le pire des 5 départements bretons en ce qui concerne le sort de ces jeunes. Pour comparer, le département du Finistère vient de voter pour la deuxième année consécutive une subvention de 50000 euros à SOS Méditerranée, ceux-là même qui arrachent les migrants d’une mort certaine par noyade ou bien dans les geôles libyennes lorsqu’ils sont renvoyés là-bas au nom d’un accord odieux entre l’UE et la Libye alors même que tout le monde connait le sort qui leur est réservé. Nous tenons d’ailleurs à remercier le CD 29 pour cet acte de générosité. La Bretagne en sort grandie. Ici en Côtes d’Armor nous sommes dans la situation inverse et lamentable

 

Cette journée est d’autant plus importante que le pouvoir se durcit face aux demandeurs de titre de séjour, la dernière illustration étant l’évacuation très violente par la police de plusieurs centaines de migrants à Paris, devant les caméras des journalistes.

Ici, en Bretagne, et en Côtes d’Armor particulièrement, c’est le refus de donner un rendez-vous aux demandeurs de titre de séjour depuis le mois de Mars 2020 et la crise sanitaire qui plonge des dizaines de personnes dans des situations très compliquées, voire désespérées. Une tribune regroupant plus de cinquante élus municipaux du département, deux groupes d’élus au conseil départemental, une conseillère régionale et une sénatrice à d’ailleurs été publiée et déposée en main propre à la préfecture, sans aucune réponse pour le moment. Depuis, de nouveaux élus ont fait savoir leur souhait de signer cette tribune. Un regroupement d’associations solidaires du pays de Saint-Brieuc a fait de même, ainsi qu’un autre sénateur sur son initiative personnelle. Et toujours pas de réponse. Que faut-il de plus pour se faire entendre ? La préfecture qui reçoit ses ordres de Paris ne veut pas écouter les différents acteurs bretons, élus ou simples citoyens , et se fige dans un mutisme hautain qui ne peut être compris que par un déni de démocratie envers la volonté des bretons de perpétuer une tradition d’accueil et d’humanisme envers les plus en danger. Nous en profitons aussi pour demander des comptes aux élus du conseil régional. Que font-ils? Rien. Ils répondent qu’ils n’ont pas cette compétence. Mais des compétences ça se demande! La Bretagne aurait tout à gagner en assurant un vrai accueil pour ces jeunes, qui veulent travailler, faire leur vie ici, plutôt que de tout mettre en place pour intensifier la gentrification en attirant des retraités aisés et des classes moyennes supérieures comme le montre les différentes déclarations des deux derniers présidents de région, Monsieur Le Drian et Monsieur Chesnais-Girard.

 

 

C’est pour toutes ces raisons que nous rejoignons aujourd’hui ce rassemblement, ainsi que celui de Lannion, afin qu’enfin la préfecture réponde favorablement aux demandes démocratiques de justice envers ces personnes complètement démunies.

Ce ne sont pas des numéros sur un dossier mais des personnes en danger qui sans rendez-vous ne peuvent se projeter, ne peuvent pas travailler, accéder à un logement, commencer une vie normale.

C’est aussi des employeurs qui attendent l’autorisation de les embaucher depuis des mois, qui ne peuvent assurer leurs engagements envers leurs clients dans des métiers, rappelons-le, qui manquent de main-d’œuvre.

C’est aussi des familles solidaires et des associations bénévoles qui doivent se démener dans les méandres d’un fonctionnement administratif obscur pour faire avancer les dossiers, sans aucune aide des services concernés.

Holl asambles, diskouezomp dezhe penaos n’eo ket didalvez ar c’hengred e Breizh.

A viskoazh ha da viken, bezomp skoaz-ouzh-skoaz gant ar repuidi.

Evit breizh brokus ha denel, dalc’homp penn ouzh ar re drenk ha enk o spered, ouzh melestradutrezh gall a wallgas ar re en arvar, ha bezomp son en on helloù evit ur vro kengred ha faro.

Montrons que la solidarité bretonne n’est pas un vain mot.

Pour une Bretagne fraternelle, solidarité avec les sans-papiers

Voici quelques questions qui ont suscité un échange fort riche au conseil municipal de Guingamp. Comme elles concernent largement l’Agglomération GPA ( Guingamp Paimpol Agglomération, soit 57 communes, 73 557 habitants)  j’ai décidé de les poser au président de l’Agglo. Je remercie vivement Madame Le Hueroù, Madame Brissoneau et Mr Le Goff pour la qualité des échanges lors du conseil municipal lundi 14 décembre à Guingamp. Je crois qu’il y a là la preuve de l’intérêt que ces questions de fiscalité peuvent susciter chez tous ceux et celles que l’accès au logement mobilise.
Plus largement, au delà de cette petite partie de la Bretagne elles intéresseront tous ceux que la souveraineté fiscale de la Bretagne interpelle pour construire des politiques publiques améliorant nos conditions de vie.
 
Gael Roblin
G. Roblin au Conseil Municipal de Guingamp
A l’intention de Vincent Le Meaux
President de GPA
Gael Roblin
Conseiller municipal à Guingamp/Kuzulier-kêr Gwengamp
 
Mr le Président,
Je m’adresse à vous car vous indiquez sur le site internet de l’Agglomération que « Tout au long de son élaboration, le PLUi (Plan Local d’Urbanisme intercommunal) fait l’objet d’une concertation avec la population « (temps d’information et de discussion, mise en place de moyens d’expression…) et qu’il est possible d’adresser des remarques ou demandes. Ce PLUI doit être adopté en 2021.
Le Conseil Municipal de Guingamp du 14 décembre dernier a été l’occasion d’échanger sur l’actualité de l’Agglomération notamment de son document d’orientation budgétaire pour 2021 marquée par un contexte de pertes de recettes.
Voici donc mes remarques, questions et suggestions :
1) Dans le document d’orientation budgétaire de GPA pour 2021 il est indiqué que le volume de la taxe sur les résidences secondaires n’augmentera pas.
Je souhaitais savoir si l’exécutif de GPA envisageait suite à la mise en place de son PLH (Plan Local de l’Habitat ) de prélever la THLV (Taxe d’Habitation sur les logements Vacants) à l’échelle de l’Agglomération comme la loi le lui permet ?
Cela représenterait sans doute une piste de financement pour compenser la baisse des recettes dues à la crise sanitaire.
Je considère que les propriétaires de logements inoccupés, en grande partie responsables des déséquilibres sociaux, doivent fiscalement contribuer à corriger ces derniers, la collecte communautaire de la THLV pourrait être consacrée à financer la préemption foncière ou l’équilibre économique fragile des programmes de logements sociaux dont nous avons tant besoin ou à la rénovation de l’habitat ancien.
Guingamp fait partie des quelques communes qui prélèvent cette taxe que l’immense majorité des autres communes de l’Agglomération négligent. On peut supposer que si elle était collectée à l’échelle de l’agglomération on contribuerait ainsi à l’élargissement de nos ressources fiscales communes.
J’ai conscience qu’il est assez facile de contourner la loi pour ne pas qu’un logement soit considéré comme vacant mais la menace incitative d’une telle taxe permet aussi de remettre sur le marché locatif des biens que les ménages recherchent.
Je vous demande donc de mener une étude d’impact à l’échelle de l’Agglomération avant l’adoption du PLUI pour savoir combien rapporterait à notre EPCI la collecte de cette taxe THLV.
2) Lors de l’échange au Conseil Municipal de Guingamp sur ces points Mr Le Maire Ph. LEGOFF (Par ailleurs VP de votre exécutif ) a déclaré être favorable à la mise en place d’un permis de louer. Il répondait ainsi à mes interrogations sur ce que pourraient être es grandes lignes d’action de GPA pour la lutte contre le logement indigne en 2021.
C’est une perspective d’action publique qui me semble pertinente. Elle peut comme la loi le permet être menée à l’échelle de l’Agglomération. Il faut avant d’attribuer un permis de location que des services d’hygiène puissent visiter les logements. Il semble donc opportun de mutualiser un tel cout à l’échelle de l’Agglomération. Votre assemblée a t elle budgétisé la mise en place d’un tel service d’hygiène ?
3) Dans son diagnostic rendu public pour le PLUI, l’Agglomération indique qu’il existe « Un parc de résidences secondaires important sur les territoires ruraux et littoraux, avec notamment 5 communes au-dessus de 35% de résidences secondaires ».
J’ai conscience que les communes de GPA ne peuvent collecter la TLV (la Taxe sur les Logements Vacants) ni la taxe d’habitation sur les résidences secondaires majorable jusqu’à 60 % ( !!) car cela est réservé aux communes figurant dans ces « Zones dite Tendues ».
En effet les communes où s’applique la taxe sur les logements vacants, peuvent voter une majoration de la part de la cotisation de la taxe d’habitation qui leur revient pour les résidences secondaires. Cette majoration peut être comprise entre 5% et 60%. Rejoindre la « Zone Tendue » offre donc des perspectives de recettes nouvelles.
La liste des communes en Zone Tendue est établie à Paris à travers un décret et aucune commune de la Région Bretagne n’y figure.
J’y vois pour ma part le preuve flagrante que la lutte des classes ne se traduit pas seulement en termes d’inégalités salariales mais aussi d’inégalités territoriales et fiscales éclatantes .Maitriser ces dispositifs permettrait de mieux repartir les richesses ici en Bretagne.
Bien sur ni GPA , ni les Cotes d’Armor ne connaissent la situation immobilière des territoires pour l’instant classés en «Zone Tendue».
En mars dernier chacun a pu observer l’arrivée massive de membres des classes sociales supérieures ayant quittés les lieux de pouvoir parisiens qui bravaient le confinement au mépris des recommandations sanitaires pour se payer un logement vacant en temps de pandémie.
Chacun sait que la crise sanitaire est plus difficile à supporter pour ceux et celles qui vivent dans des collectifs ou pire encore dans des logements que l’on qualifie d’indignes malheureusement encore trop nombreux autour de nous.
L’attrait soudain des citadins qui n’ont pas le même pouvoir d’achat, les mêmes salaires que nous pour le Tregor-Goelo et la Haute Cornouaille, la promotion du Tourisme, le marketing territorial, la promotion de la ligne LGV vont nous entrainer dans la spirale de la gentryfication.
N’attendons pas que la situation se tende en terme spéculatif pour agir ensemble pour une meilleure répartition des richesses et une plus grande souveraineté fiscale en Bretagne.
Je souhaiterais donc également savoir si l’exécutif de l’agglomération pensait interpeller, le département et la Région largement représentés dans l’Etablissement Public Foncier de Bretagne, Mr le député et Madame la sénatrice, où le gouvernement sur cet état de fait qui est injuste et pour que des critères locaux nous permettent de bénéficier de cette option de taxation dont nous sommes privés, en mettant au point un mécanisme de réactualisation des communes intégrant les « Zones Tendues ».
Je porte de manière publique à votre attention ces réflexions qui se veulent aussi incisives que constructives par goût du débat citoyen , que je n’en doute pas, vous affectionnez aussi, tous comme évidement les autres élus et habitants des 57 communes de GPA.
Je vous prie d’agréer l’expression de mes salutations les plus cordiales.
 
G. Roblin, le 16 décembre 2020.
Conseiller municipal à Guingamp/Kuzulier-kêr Gwengamp
 
 

Les militants du Trégor-Goelo et Haute Cornouaille de la Gauche Independantiste Bretonne tiennent à faire part de leurs point de vue suite au rachat d’un parc Eolien à Gurunhuel par la principauté de Monaco.

Ces engins ont été construits au bénéfice d’une société privée (Abo Wind)  qui exploite ainsi des ressources naturelles communes pour en faire du profit en le revendant à un état fantoche, connu pour être un paradis pour riches et un paradis fiscal.

L’exploitation des ressources éoliennes bretonnes ne rapportent rien aux habitants, et contribuent à l’enrichissement d’une entreprise privée qui revend de façon bénéficiaire de l’énergie produite dans notre pays la Bretagne, qui bien plus peuplée et étendue que Monaco ne dispose d’aucune forme de souveraineté décisionnelle. Ce sont là des pratiques de pillages révélant le caractère colonial et prédateur de la “Startup Nation” de Macron.

Quelques soient l’avis des uns et des autres sur la production d’électricité par voie éolienne il nous semble évident que si cela doit être fait c’est par une entreprise 100 % publique sous contrôle du peuple breton via ses collectivités locales ( Communes, Agglomérations…) , pour que les richesses produites soient redistribuées ici au bénéfice du plus grand nombre.

Nous souhaitons que le peuple breton puisse maitriser son destin énergétique en toute indépendance et contribuer ainsi à la transition écologique mondiale.

Nous aimerions connaître l’avis des élus locaux, de l’exécutif régional et départemental sur cette opération spéculative tirée de nos ressources naturelles.

Pour la Gauche Indépendantiste : Maiwenn Salomon 

 

Comme partout l’arrivée de la deuxième vague de pandémie de la Covid-19 en Bretagne provoque bien des tensions sociales , car jusque là relativement préservée elle semble y surprendre par son ampleur et ses conséquences.

Tour d’horizon.

En quelques jours le nombre d’hospitalisations à atteint celui du mois d’avril mettant les services hospitaliers de réanimation en tension.

 

L’hôpital de Saint-Brieuc lance des appels pour recruter du personnel de santé :  “médecins et infirmiers qui n’exercent pas en activité « essentielle », professionnels de santé qui souhaitent aider le soir, personnes à la retraite“…Ces appels de dernière minute relayés par la presse montrent bien que le gouvernement a bien peu œuvré dans le domaine de la santé  entre les deux vagues .

 

Pire, le magazine Bastamag a compilé les fermetures de lits dans l’Hexagone , outre la fermeture de la maternité de Dinan on notera la suppression de 100 lits à Nantes. Le 26 octobre dernier les élus du groupe St Herblain en Commun ( parmi lesquels on compte Eric Bainvel et Primael Petit de la Gauche Indépendantiste) réclamaient une suspension du projet du nouveau CHU à Nantes qui accentuera ce mouvement de suppression et plaident pour un pôle d’urgence sur la commune. 

 

On notera que ces mêmes élus en mars dernier, aux cotés d’autres élus indépendantistes et anticapitalistes anticipaient le manque de personnels et invitaient l’ARS à solliciter l’aide Cubaine, unanimement saluée de par le monde pour son professionnalisme et son dévouement. Ils décrivaient : 

  • La fragilité de notre système de santé avec un nombre de lits de réanimation globalement faible et plus particulièrement dans certaines zones (Morbihan et Côtes d’Armor)
  • Notre sous-dotation en lits de réanimation équipés d’appareils respiratoires qui ne nous permettra pas de faire face au moment du pic pandémique local.

et continuaient ” Face à cela , nous souhaitons saluer le travail internationaliste des services de santé cubains et particulièrement des brigades sanitaires cubaines qui viennent en aide aux populations victimes du virus dans le monde entier. Comme en Andorre, en Lombardie et chez les peuples sous dominations françaises dans les Caraibes, la Bretagne a besoin des brigades sanitaires pour faire face à la pandémie. Nous avons besoin de leur professionnalisme, de leur savoir faire dans le traitement des pandémies, et de l’aide précieuse qu’ils peuvent apporter au peuple et aux travailleurs de Bretagne.” 

 

La presse, hormis le Poher Hebdo, avait superbement ignoré cette suggestion. Des syndicalistes allant même jusqu’à ironiser sur le sérieux et la pertinence de cette remarque constructive, tellement leurs convictions chauvines et jacobines leurs interdisaient de douter de la résilience du système de santé “français”….Qu’en pensent ils aujourd’hui ? 

Les élus et militants indépendantistes de gauche n’ont pas manqué en amont de participer aux mobilisations pour l’hôpital public.

 

Qui pour s’opposer au pouvoir central et à ses incompétences ?

Les tensions sociales montent mais comme le souligne avec justesse beaucoup de militants les élus locaux ou régionaux font plutôt preuve d’obséquiosité à l’endroit du pouvoir de Paris.

Ainsi le président de la Région Bretagne ne semble pas pressé d’exiger plus de compétences locales pour la gestion de la crise ni de prendre des initiatives intégrant les élus de Loire-Atlantique dans les pratiques communes. On en reparlera sans doute quand les élections régionales et départementales reviendront comme une perspective qui aujourd’hui semble s’éloigner.

 

Là encore, seuls les élus indépendantistes de gauche ont questionné le périmètre et le droit de circulation entre “Régions”…Et une fois encore pas de réponse…Les préfets peuvent gouverner tranquilles…

 

Et les petits commerces ?

Beaucoup de maires en responsabilité prêchent pour une réouverture des petites enseignes , même si c’est souvent les mêmes qui ont favorisé l’implantation de grandes surfaces et zones commerciales. Le bras de fer n’est pas fini. C’est la conséquence d’une gestion calamiteuse de la crise sanitaire au seul bénéfice des groupes capitalistes de la grande distribution et des mastodontes du net organisée par un pouvoir lointain coupé des réalités locales qui ne prend pas en compte l’urgence écologique

Ce constat devrait s’imposer comme une évidence. Mais il faudra dans la mesure de nos moyens le marteler dans les mobilisations à venir.

Dans l’éducation 

Car c’est bien la nouvelle de cette rentrée de la Toussaint en temps de Pandémie, l’idée de la mobilisation va s’imposer face à l’incompétence du gouvernement qui n’a d’égale que son arrogance. Comme dans le service public de santé comment appliquer des protocoles sanitaires efficaces dans l’éducation alors que l’on ferme des classes, que l’on supprime des postes , que l’on coupe dans les budgets , que l’on travaille à l’étroit ?

 

A l’instar de certains de leurs homologues parisiens les enseignant.es du collège Rosa Parks à Rennes ont fait valoir leur droit de retrait devant l’impossibilité d’appliquer un protocole sanitaire de qualité.

A Nantes, à St-Nazaire d’autres mobilisations ont eu lieu dans les lycées pour protester contre l’inconséquence du protocole sanitaire. Plusieurs débrayages sont à signaler notamment dans le lycée Camus de Nantes.

L’idée d’une grève dans l’éducation fait son chemin dans bien des esprits…

Il faudra être présent, et faire preuve d’imagination pour soutenir toute tentative de lutte collective pour des services publics de proximité efficients tout en prenant en compte les nécessaires précautions sanitaires.

Chronique réalisée à travers des échanges entre militant.es et sympahtisant.es de la Gauche Indépendantiste.

 

 

 

Ur galv ledan zo bet savet gant stourmerien ha stourmerezed a-bep seurt… Ma fell deoc’h sinañ a-gevred gante evit ma vo ul listennad unvan, ekologour, engouestlet er stourm evit ur galloud politikel e Breizh, unvaniezh hor bro, n’ho peus ken tremen dre aze.

Savomp Breizh asambles !

Da vare an dilennadegoù Rannvro a vo e miz Meurzh 2021 e ranker embann war ar groaz hor c’hoant da sevel Breizh asambles.

Pandemiezh ar C’HOVID-19 he deus lakaet war wel gwanderioù ar galloud publik kreiz, ha dreist-holl, an ezhomm da greñvaat an ampartiz da gemer divizoù evit ar c’humunioù hag ar rannvroioù. Diwar se e teu da vezañ anat e c’hellfemp ober gwelloc’h ha mont buanoc’h evit talan ouzh un enkadenn yec’hed e giz-se e Breizh ma vije mestroniet er vro ar politikerezhioù publik yec’hed. Ar galloud-se da vezañ mestr gant ar strollegezhioù lec’hel evit sterniañ ar jeu a vo ivez a-bouez ruz evit talañ ouzh an enkadenn ekonomikel ha sokial a vo.

Breizh, eus Brest betek Klison, zo un takad poellek a-benn reiñ lañs d’ar politikerezhioù publik evel :

– an treuzkemm ekologel oc’h harpañ patromoù labour-douar a brodu gwelloc’h ha disheñvel, oc’h harpañ patromoù labour-douar a galite uheloc’h en ur grouiñ postoù-labour niverus ha talvoudus e pep lec’h, a zouj muioc’h ouzh an endro en ur cheñch penn d’ar vazh gant ur patrom labour-douar askoridik diamzeriet ha distrujus.
Kaout c’hoant chench ar jeu e giz-se a ya a-gevred gant ar stourm a-enep tommadur an hin hag ar c’hengred gant al labour-douar gant peizanted e skeul ar bed. Ken mallus eo n’haller ket gortoz 2040 evit kavout ha lakaat e pleustr doareoù all d’ober evit emporzhiañ soja OGK ha treuzgenek. Doareoù all a ranker kavout ha lakaat e pleustr ivez evit talañ ouzh ar freuz ha reuz a vo gant klozadur an tiez-feurm uzin liammet ouzh ar steuñv kig-yar.

– Darempredoù troet en un doare all etre kêrioù bras Breizh ha kêrioù ha tiriadoù an dibarzh, war ar maez dreist-holl, a-benn ingalañ monedoù d’ar yec’hed, d’ar sevenadur, d’an treuzdougen, d’an deskadurezh ha d’ar stummadur, d’al lojeiz, d’an implj ha d’ar servijoù publik.

Breizh a rank bezañ ivez un takad skouerius evit brudañ an ingalded etre merc’hed ha paotred, an ekonomiezh gengred diazezet war an ezhomm sokial ha n’eo ket war ar gounidoù a-verr dermen, al liesseurted yezhel, an deskadurezh a-enep an LGBTfobiezhioù, ar gengred etre ar rummadoù, ar vreuderiezh gant an divroidi.

A-benn bremañ e ya war-raok ar soñj da welet Breizh gant barregezhioù nevez, koulskoude e soñj deomp e ranker da gentañ sevel un takad skouerius evit un demokratezh-perzhiañ. Ar bretonezed hag ar vretoned a rank gallout kemer perzh en tabut evit reiñ o soñj dre ur referundom ofisiel war ment Breizh kement ha war ar galloud lezennel ha kemedel a fell dezho renañ o-unan.

Da heul disoc’hoù brav al listennadoù gwer ha sitoian en dilennadegoù kêr tremenet hag a lak war-wel ur c’hoant demokratel nevez e ranker kenderc’hel ganti da vare an dilennadegoù e miz meurzh 2021.
An intrudu-se a rank bezañ gwelet ivez evel un astenn eus ar re o deus c’hoant ar justis sokial o stourm evit sistem al leveoù dre zasparzh, digresk an amzer labour, kresk ar goproù hag ar c’horvoderioù sokial izek, kemer e kont poaniusted labourioùan ouvrierien.

Kement all a c’hellimp ober nemet o kenlabourat hag o sevel a-stroll ul lusk hag ur program a-benn tizhout ar voterezed hag ar voterien ne gavont ket o jeu gant bilañs ha treuzvarc’hadoù ar re zo bet e penn ar Rannvro abaoe 2015.
An emglev liesliv ha Gwenn-ha-Du a rank bodañ dreist d’ar personelezhioù kreñv, d’ar strolladoù politikel ha d’an doareoù politikel stag ouzh an urzhioù parizian.
Alc’hwez an trec’h a vo evit kinnig ha sevel Breizh a-stroll hag hini an dazont, a-benn bezañ un doare demokratel nevez gwirion, a-benn chom hep laoskel ar Rassemblement National mestr war an tabud politikel a lako-eñ war wel an nebeud a ziferañsoù zo etre al listennadoù war ar renk.

Pouezus-meurbet eo an heuliad, entanus eo. Kinnig a reomp deoc’h, evel sinerien an destenn-mañ d’ober kement all ha da bouezañ neuze war an nerzhioù politikel evit ma vo lakaet e pleustr ar c’hinnigoù.

Roll ar sinerien kentañ : Lionel Henry (Maer Mousterel ar Gwast), Florence Lescoffit (Kuzulierez Pleñver), Primael Petit (Kuzulier kêr Sant-Ervlan ha meurgêr Naoned), Laetitia Fitamant (stourmerez evit ar brezhoneg hag al lojeiz – Douarnenez), Eric Bainvel (Kuzulier kêr Sant-Ervlan), Christine Georges (Kuzulierez Kêr Kentreg), Brieg Guerveno (Soner – Ilfentig), René Louail (Peizant Ekologour – Koedmaeg), Nil Caouissin (kelenner brezhoneg – Plouha), Anton Burel (Kuzulier Kêr Kentreg), Montserrat Casacuberta (Kuzulierez-kêr Roazhon ha meurgêr Roazhon), Gael Roblin (Kuzulier Kêr Kumun Gwengamp), Fabrice Cadou (Kelenner brezhoneg Montroulez), Trefina Kerrain (skoazellerez, Kuzulierez Kêr Lannuon ha tolpad kerioù kumuniezh Lannuon), Kristian Le Mener (e-karg deus ur gevredigezh e Montroulez), Jef Monnier (skoazeller, kuzulier Kêr Roazhon ha Meurgêr Roazhon), Herve Le Gal (Kenurzhier Kevredigezhel – Roc’h-an-Argoed), Jerom Bouthier (stourmer galloek – Roazhon), Lus Bimont-Chauveau (Kelenner er servij publik divyezhek – Montroulez), Martial Méaude (Maire adjoint de la commune Déléguée de Château-du-Loir – Sarthe), Gael Briand (Kuzulier Kêr An Oriant), …

Une famille de Guingamp n’a pu déposé à l’état civil de la mairie de Pabu un deuxième prénom « Fañch” pour un petit Awen… c’ est une conséquence de l’absence de pouvoir politique en Bretagne pour légiférer nous même sur nos droits linguistiques. Après des mois de communication triomphaliste de la part des députés LREM et les promesses du gouvernement, de palabres au Sénat … force est de constater qu’aucun dossier relatif à la politique linguistique n’a avancé de façon pérenne et satisfaisante. Et ce tant au niveau des signes diacritiques contenus dans nos prénoms que du versement du forfait scolaire des municipalités aux écoles associatives laïques et gratuites Diwan. J’attends de la majorité régionale de Bretagne et municipale Guingampaise une voix forte pour faire respecter nos droits linguistiques les plus basiques pour que nos familles usent comme elle l’entendent de prénoms ayant court ici conformément aux promesses faites et malgré les interprétations restrictives de la jurisprudence.

Gael Roblin ,  élu Kumun Gwengamp/Guingamp en Commun le 30 /04/2020 

Ur familh deus Gwengamp n’en deus ket gellet reiñ « Fañch » evel eil anv d’un Awen bihan e servij marilh ar boblañs e ti-kêr Pabu. Disoc’h an diouer a c’halloud politikel e Breizh evit ma votfemp hon unan lezennoù a denn d’hor gwirioù yezh an hini eo.

Goude mizvezhioù a gehentiñ a-berzh kannaded LREM ha promesaou ar gouarnamant, hir divizou er Sened ne c’heller nemet stadañ n’eus ket bet tamm a-raokadenn stabilh ebet evet an teuliadoù a denn d’ar politikerezh yezh. Ha kement se koulz evit an anvioù bihan hag an arouezennoù diakritek a gaver enne hag an treziad skol sañset da vezañ roet gant ar c’humunioù d’ar skolioù lik, digoust ha kevredigezhel Diwan. Gortoz a ran a-berzh an dud zo e penn Rannvro Breizh ha ti-kêr Gwengamp ur vouezh unvan ha nerzhus da lakaat hor gwirioù yezh diazez da vezañ doujet evit ma c’hellfe hor tiegezhioù ober evel ma karont gant anvioù bihan a implijer amañ en hor bro evel ma oa bet prometet deomp ha daoust da zoareoù strishaus an devarnadurezh. 

Gael Roblin, dilennad Kumun Gwengamp 

Comme le révélait le communiqué de soutien à la militante indépendantiste de Dispac’h poursuivie pour des graffitis s’opposant au tout tourisme et à la spéculation immobilière en février dernier un certain nombre de militants indépendantistes de gauche avaient fait le choix de participer aux élections municipales.

Le second tour étant reporté en juin, tout comme la mise en place des conseils municipaux issus du premier tour, il est difficile d’en tirer un bilan complet. Voici pourtant quelques résultats. A méditer pendant le confinement.

Tous les camarades présents n’évoluaient pas dans le même cadre, certains dans des communes de moins de 1000 habitants, d’autres dans des communes moyennes (Guingamp) et d’autres encore dans la ceinture d’une métropole (Cintré et Saint-Herblain).

Les regroupements, tactiques et périmètres d’alliances sont spécifiques à chaque territoire, même s’ils ont eu lieu sur la “gauche du PS” et excluent toute alliance avec cette force. Le reconnaitre, en faire le constat, n’empêche pas les débats et des questionnements sur les limites de ces expériences. 

https://twitter.com/Cintreencommun/status/1218089820372852736?s=20%20

A Cintré (2278 habitants) : dans l’agglomération rennaise notre camarade Anton Burel, membre de la Gauche Indépendantiste, avait impulsé depuis plusieurs mois une dynamique locale. Les axes centraux étaient : consultation des habitants sur les projets les concernants, meilleur accès aux informations communales, développement des transports collectifs, défense de l’environnement, enrichissement de la vie culturelle locale. Les références à la Bretagne comme espace politique, à la langue bretonne et au gallo étaient aussi des éléments de campagne.

C’est finalement 28.27% des voix et 2 élus pour “Cintré en commun” dès le premier tour qui clôture cette campagne. Anton Burel et Christine Georges seront donc pour 6 ans au conseil municipal.

A Saint Herblain (46 268 habitants) : les militant-e-s indépendantistes de gauche présents sur la commune ont depuis longtemps prit part aux joutes électorales. En 2008 et 2014 beaucoup d’entre eux/elles avaient joué un rôle clé dans la constitution de l’alternative “Saint Herblain à Gauche Toute-Sant Ervlan a-Gleiz Penn da benn”. Cette coalition locale, pratiquant le tourniquet des élu-e-s, avait permis à certain-e-s de nos camarades de prendre part aux débats municipaux dans la minorité d’opposition. Forts de cette expérience, ils et elles ont fait le choix d’élargir l’alliance locale en partant en 2020 dans le cadre d’un front plus large avec les militant-e-s d’Europe Ecologie les Verts, d’Ensemble Saint Herblain Autrement et de “Saint Herblain ville Bretonne” sous le nom “Saint Herblain en Commun“. Parmi les 15 premiers de la liste on peut noter les noms d’Eric Bainvel (militant de la Gauche Indépendantiste), de Primael Petit (indépendantiste de gauche bien connu), de Céline Bruneau (de Saint Herblain Ville Bretonne), de Anne Latouche-Thébaud (de “Saint-Herblain A Gauche Toute”). La présence de militant-e-s de la “ France Insoumise” n’a pas empêché que la liste assume pleinement des revendications en faveur de la défense de l’unité de la Bretagne, de l’identité bretonne, de la langue bretonne. Là encore la défense de l’environnement, la critique de la métropolisation, la démocratie participative, la gratuité des transports, ont largement été défendus par liste. La liste “Saint-Herblain en Commun” fait un bon score, soit 30,28% des suffrages exprimés. Il y aura dans cette ville un deuxième tour en juin qui les opposera au maire PS sortant.

A Guingamp (6 895 habitants) : c’est un petit collectif impulsé par des militant-e-s et sympathisant-e-s de la Gauche Indépendantiste qui a lancé l’idée d’une candidature à gauche du PS. L’idée arrivée tardivement a porté ses fruits puisque 30 personnes ont rejoints cette plateforme électorale locale. Le soutien et l’implication de l’ALCHI (Association de lutte contre le Logement Indigne) a permis de mettre au coeur de la campagne la question de l’habitat et de l’absence de service sanitaire dans la communauté d’agglomération. Si en plus de l’ALCHI la liste a reçu le soutien de la Gauche Indépendantiste, du NPA, et du Parti pour une Ecologie Populaire et Sociale, c’est bien d’abord des Guingampais-es issus du syndicalisme, impliqués dans le mouvement des retraites, ou dans la défense du climat, connus dans les milieux culturels bretons qui ont mené cette campagne qui leur a permis d’atteindre 11,3 % des suffrages.

La droite locale alliée à LREM prend une véritable déculottée (18,7 %). Et si le PS l’emporte haut la main (70 %) il faudra compter sur la voix indépendante de Gael Roblin, désormais élu de “Guingamp en Commun-Kumun Gwengamp”, qui est bien décidé à se faire entendre au conseil municipal et à y être le cheval de Troie des mouvements sociaux. Vous pouvez lire ici leur programme d’urgence sociale, démocratique, évoquant la Bretagne comme espace politique de Brest à Clisson, affirmant le droit de décider, la revendication de l’officialisation de la langue bretonne, assumant des revendications féministes et anti-homophobie. 

Il faut ajouter à ce tableau le réélection de Guillaume Bricaud, militant historique de la Gauche Indépendantiste, à Plounevez-Moedeg (1 458 habitants) sur une liste d’intérêt communal. 

Bien sûr l’abstention a été forte, les premiers conseils municipaux n’ont pas pu avoir lieu, la mauvaise gestion de la crise du Coronavirus ne permet pas d’apprécier comme il se doit la portée réelle de cet exercice électoral. Mais il est évident au regard des premiers retours que nous pouvons avoir,  que ces prestations honorables permettent d’envisager la mise en réseau d’élus issus de notre courant politique assumant dans les conseils municipaux des revendications en faveur du droit à l’autodétermination et du partage des richesses.

Cela sera bénéfique à la visibilisation des idées et propositions indépendantistes de gauche et alimentera les débats pour l’élaboration d’une campagne aux élections régionales reprenant ces préoccupations.

Pourquoi en effet ne pas imaginer décliner à l’échelle de toute la Bretagne une offre politique mettant comme élément central la question du droit de décider, alors même que les thèmes de démocratie participative, référendums et dépassement des limites institutionnelles, et défense de la diversité linguistique étaient portées par bien des listes comme à Fougères, Douarnenez, Rostrenen… ?

Il faudra pour cela faire évoluer la réflexion collective vers le fait que la démocratie participative, l’exercice référendaire doivent trouver une déclinaison à l’échelle de la Bretagne, de Brest à Clisson, et ne saurait se limiter aux politiques municipales ou communautaires.  A l’heure ou 61 % des breton-ne-s se déclarent favorables à une consultation sur les limites et les compétences que nous devrions nous mêmes exercer en Bretagne, il serait dommage de passer à coté de cette opportunité. 

Des militant-e-s de la Gauche Indépendantiste impliqué-e-s dans la campagne.

La boulette du rectorat de Rennes concernant l’accès des mineurs sans papiers aux ateliers et stages pro avait fait couler beaucoup d’encre et suscitée beaucoup d’émotions ces derniers jours. Finalement cette circulaire honteuse a été retirée. 

Toutefois dans la Tregor de nombreuses familles impliquées dans la solidarité quotidienne avec les réfugiés ont souhaité occuper la rue et interpeller à leur tour le  conseil départemental des Cotes d’Armor en se rassemblant vendredi 7 février devant la maison du département. Voici les raisons de cette mobilisation qui a mobilisé une cinquantaine de personnes. 

Nous sommes ici aujourd’hui, devant la maison du département des côtes d’Armor, pour dénoncer les pratiques du département concernant l’accueil et la solidarité envers les réfugiés, notamment les mineurs, et réaffirmer une fois de plus notre total soutien envers nos frères et sœurs arrivés en Bretagne pour un avenir meilleur, pour fuir les guerres, le réchauffement climatique, l’extrême pauvreté, les pays corrompus et ruinés par les politiques impérialistes des anciens états coloniaux…

Le département 22 qui a pour compétence tout ce qui touche à l’accueil et la solidarité envers les mineurs non accompagnés, est certainement le plus mauvais élève des 5 départements bretons. Pas une semaine sans qu’un jeune jusque là pris en charge au titre de la protection des mineurs ne se fasse mettre à la porte des structures d’aides, contester sa minorité sur décision on ne peut plus arbitraire (discours incohérent, apparence physique, absence de papiers…). Sans la solidarité de citoyens bretons, ce serait des dizaines de jeunes qui passeraient l’hiver dans les halls de gares, sous une tente, sous les ponts...”

Des collectifs d’accueil solidaires se sont montés un peu partout pour assurer l’hébergement en familles sans aucune aide de l’état. Nous continuerons cet engagement tant que l’état français et ses relais locaux s’acharneront sur les plus démunis et nous ne cèderont pas aux sirènes de la division entre les plus pauvres. A ceux qui nous disent que l’on ne peut pas accueillir toute la misère du monde, nous leur répondons que par contre, la France continue à piller toutes les richesses de ces pays en se lavant les mains des conséquences pour les populations. Nous leur répondons aussi que un ressortissant européen peut s’installer partout dans le monde, obtenir un visa de travail, de vacances mais que dans l’autre sens ce n’est jamais possible, trop bronzé, trop musulman, trop pauvre !!!

Nous n’oublions pas non-plus que des élus censés représenter tous les bretons ( et les réfugiés sont des bretons comme les autres !) siègent à Rennes, au conseil régional. Ces mêmes élus qui se réjouissent de faire venir une population de classe moyenne ou supérieure, qui votent des budgets hallucinants pour la LGV pour les attirer, ce qui accentuera la gentrification des villes bretonnes, ne prennent aucune décision envers ces nouveaux habitants (les réfugiés) sous prétexte qu’ils n’en ont pas la compétence ! Mais des compétences ça se demande et quand c’est refusé, le courage politique est de les prendre. Ils laissent le gouvernement français appliquer ses lois de plus en plus restrictives par ses préfets sans bouger le petit doigt.

Le département des Côtes d’Armor a clairement choisi la voie de la collaboration avec les politiques racistes et isolationnistes du gouvernement français. Nous, citoyens bretons, anonymes, militants, affirmons que la Bretagne est et restera une terre d’accueil pour tous les réfugiés qui souhaiteront y venir et qu’ils trouveront toujours ici une solidarité sans faille.

Hier comme aujourd’hui et demain, Solidarité avec les réfugiés. Bretagne terre d’asile. Collectif Kengred

Un hanter-kant den bennak a oa deuet d’ar gwener 7 a viz C’hwevrer da embann o nec’hamant dirak emzalc’h kuzul departamant Aodoù-an-Arvor da geñver ar repuidi yaouank dindan 18 vloaz.

Kalz deus an dud strollet dirak ti an departamant e Gwengamp zo engouestlet er c’henskoazell war ar pemdez gant ar repuidi e bro-dreger. Sed aze ar pezh o deus da lâret :

Kengred gant ar repuidi !

Dirak Ti Departamant Aodoù an Arvor emaomp hiziv da damalliñ ouzh doareoù ar framm-se e-keñver ar bod hag ar c’hengred da geñver ar repuidi, ar re vinor en o souez kenkoulz ha lavarout ur wech ouzhpenn hor souten da viken evit hor c’hoarezed ha breudeur deuet nevez’zo e Breizh da gavout un dazont gwelloc’h o tec’hout kuit deus o bro abalamour d’ar brezelioù, d’an hin, d’ar baourentez , d’ar broioù direizh ha graet freuztal gante goude bezañ bet trevadennet gant broioù an Hanternoz.

Barregezh ar bod hag ar c’hengred a zo bet gouestlet d’an departamantoù da geñver ar vugale hag hon hini a zo an hini gwasañ e Breizh a-bezh evit-se. Bep sizhun e vez lakaet ur minor maez deus ar frammoù-sikour pa oa dindan karg an departamant koulskoude. Enebet e vez ouzh e vinorelezh diabeg ( e brezegen amsklaer, e neuz, diouer a baperioù…). Panevet kengred ar vretoned e vije dekadoù a dud yaouank a dremenje ar goañvezh en tiez-gar, e-barzh un delten peotramant dindan ar pontoù.

Strolladoù-tud bod-kengret a zo bet savet a-gleiz-hag a-zehoù da asuriñ ar bod e familhoù’zo hep tamm sikour ebet eus perzh ar Stad. Gant ma kendalc’ho ar Stad-c’hall da wallgas ar re vreskañ e kendalc’himp an engouestl-se he ne asantimp biken da zispartiañ ar c’hengred. Ha pa vez lâret deomp ha ne c’hallfemp ket degemer an holl re baour deus ar bed e respontomp-ni hag e c’hall Bro-C’hall kenderc’hell da breizhañ an holl binvidigezhioù deus ar broioù-se hep derc’hel kont eus an efedoù war o foblañs. Respont a reomp ivez hag e c’hall forzh peseurt europeanad en em staliañ el lec’h en devez c’hoant er bed, kaout ur viza labour pe vakañsiñ pa vez dibosubl evit  ar re a zo o tont deus ar broioù-paour, re rouzet int, re vuzulman, re baour!!!

Dilennidi a zo e Roazhon koulskoude ha sañset int da vezañ mouez ar vretoned ( ha bretoned eo ar repuidi keit m’emaint o vevañ e Breizh ). Ha ken laouen eo an dilennidi-se da zegemer bourc’hizien war o leve ma votont evite budjedoù digredabl da lakaat an LGV, pezh a washao an traoù e-keñver ar re vunut e kêrioù Breizh. Hag evit  ar repuidi ¿  Mann-ebet! Ne vefe ket ar varregezh gante! N’ho deus nemet da c’houlenn ar varregezh-se koulskoude ha ma vez nac’het e vez tapet memestra met evit-se o devez ezhomm eus intrudu politikel kalonek, ar pezh a ra diouer dezho !!! Lezel a reont ar c’houarnamant-gall da lakaat he lezennoù e pleustr gant sikour ar prefed hep rannañ grik !

Hent ar c’henlabour gant ar politikerezhioù gall gouennelour ha serret en deus dibabet Departamant Aodoù an Arvor, splannoc’h-splannañ ez eo ! Ha setu-ni, keodeded breizhad dianv, divrud, ha ma vefemp stourmerien pe get, a lâromp groñs adarre hag ez eo hag e chomo Breizh un douar degemerus ha brokus evit ar repuidi an holl gwitibunan a fell dezhe dont d’en em staliañ amañ. Da viken e kavint ur c’hengred gwirion ha padus.

Dec’h, hiziv evel warc’hoazh, Kengred gant ar repuidi. Breizh bro ar bod.

Strollad-tud Kengred

kengredbhb@gmail.com

Tél : 06 38 34 99 98