Tag

loi molac

Browsing

Communiqué de presse.

Le député LREM Yannick Kerlogot de Guingamp est fier de prendre part à une commission. sur l’enseignement des langues dites régionales et déclare vouloir oeuvrer à l’apaisement suite à la manif massive de Guingamp (plus de 10 000 personnes ) en soutien à l’enseignement immersif en langue bretonne. En tant qu’acteur du mouvement de réappropriation linguistique, élu local et parent d’élève en école immersive je tiens à dire combien cette nomination pour cette mission n’est en rien apaisante et au contraire inquietante.

Yannick Kerlogot déclare au Télégramme : « L’un des objectifs est donc de trouver une solution rapide pour que la rentrée de septembre prochain puisse se faire de façon apaisée, avec un article 4 de la loi renforcé par une consolidation juridiqu»

Les écoles Diwan feront une rentrée apaisée quand tous ceux qui prétendent les soutenir agiront en mettant leurs actes en conformité avec leurs déclarations.

Yannick Kerlogot vient de déclarer son soutien à Thierry Buhé et Guilda Guillaumin candidats dans le canton à Guingamp , qui sont donc estampillés LREM.

Parmi les autres soutiens on peut noter les noms de :

– Laurence Corson La maire du Merzer ,conseillère départementale sortante qui ne VERSE PAS LE FORFAIT SCOLAIRE A DIWAN GWENGAMP ( candidate aux régionales sur la liste de Thierry Burlot ) .

– Bernard Hamon ex maire de Ploumagoar qui tant qu’une filière bilingue n’ouvre dans sa commune a refusé de verser LE FORFAIT SCOLAIRE A DIWAN GWENGAMP.

-Lucien Mercier l’ancien Maire de St Agathon QUI REFUSAIT DE VERSER LE FORFAIT SCOLAIRE A DIWAN GWENGAMP.

-Alain Castrec son ancien adjoint qui refusait lui aussi LE FORFAIT SCOLAIRE A DIWAN GWENGAMP.

-Xavier Le Moal adjoint au maire de Laurence Corson La maire du Merzer ,conseillere departemental sortante qui ne VERSE PAS LE FORFAIT SCOLAIRE A DIWAN GWENGAMP.

-Laurent Le Faucheur maire de Goudelin qui ne VERSE PAS LE FORFAIT SCOLAIRE A DIWAN GWENGAMP .

-Alain Sehan adjoint au maire de Goudelin qui ne VERSE PAS LE FORFAIT SCOLAIRE A DIWAN GWENGAMP.

-Remy Guillou maire de Plouisy qui ne VERSE PAS LE FORFAIT SCOLAIRE A DIWAN GWENGAMP.

-Mickael Tessier son adjoint à Plouisy qui ne VERSE PAS LE FORFAIT SCOLAIRE A DIWAN GWENGAMP.

Une des remplaçante de la candidature de Mr Buhé est Brigitte Le Moal adjointe aux affaires scolaires de Goudelin qui ne VERSE PAS LE FORFAIT SCOLAIRE A DIWAN GWENGAMP.

Voilà comment les amis politiques guingampais de Yannick Kerlogot travaillent à passer la corde au cou de Diwan Gwengamp depuis des années. alors que la loi leur permet verser ce forfait scolaire.  

Comment Yannick Kerlogot et ses acolytes peuvent ils nous faire croire qu’ils préparent une rentrée sereine pour les écoles Diwan ?

Alors que Yannick Kerlogot a renoncé à faire plier ses propres amis politiques locaux pour aider Diwan comme la loi les y autorise, comment pourra t il à l’issue de sa mission convaincre Mr Blanquer de prendre des mesures apaisantes ? De qui se moque-t-on ?

C’est ce dernier qui est à l ‘origine du recours au Conseil Constitutionel contre la Loi Molac qui a déclaré les écoles Diwan anticonstitutionnelles.

L’ecole Diwan de Guingamp comme beaucoup d’autres écoles Diwan en Bretagne après une année COVID sans capacité à générer de l’autofinancement se retrouve avec des comptes dans le rouge , et les amis de Mr Kerlogot ont clairement contribué à cette situation inadmissible qui n’a rien d’apaisante.

Gael Roblin

Conseiller Municipal à Guingamp

Locuteur de breton et parent d’éleve en école Immersive .

Le Conseil Constitutionnel vient de censurer 2 articles fondamentaux de la loi Molac. Cet organe garant de la Constitution Française ne pouvait en effet remettre en question l’article 2 de la Constitution qu’elle préserve. Un peu de sérieux si on se met dans la peau des Sages. L’article 2 pose la langue française comme langue de la République. Donc l’enseignement en immersion en breton, basque, catalan, corse, alsacien ou occitan dans l’enseignement public est anticonstitutionnel. Une fois encore logique si on se met dans la peau des mêmes Sages. Et puis le français, langue de la République, ne peut reconnaître les signes diacritiques des langues n’étant pas la sienne. La boucle est bouclée. Dans un précédent communiqué, nous faisions part de nos craintes quant aux suites données à la loi Molac. Nous ne nous sommes malheureusement pas trompés. Mais jusqu’à quand le Peuple Breton fera t-il l’aumône envers Paris ? Jusqu’à quand le Peuple Breton croira t-il en l’utilisation des institutions françaises pour qu’enfin ses droits les plus élémentaires soient reconnus et appliqués ? Nous avons, une fois encore, la fois de trop espérons-le, la preuve que cette stratégie ne marche pas et ne marchera jamais. Nous appelons donc à la construction d’un pouvoir propre en Bretagne muni de compétences législatives dans les domaines linguistiques, éducatifs, économiques, sanitaires et environnementaux. Cette construction ne semble pas être à l’agenda des diverses listes voulant toutes « plus de Bretagne » à l’occasion des prochaines élections régionales. Si nous oeuvrerons à la construction cette justice sociale nous seront également dans la rue aux côtés de celles et ceux qui lutterons pour parvenir à cet objectif. A commencer par le samedi 29 mai à Guingamp à 13h30, place de la Gare, pour la grande manifestation pour l’officialisation de la langue bretonne, à l’occasion de l’arrivée de la Redadeg 2021.

Pour l’organisation de la Gauche Indépendantiste, War-Sav.

Le recours devant le conseil constitutionnel d’une soixantaine de députés LREM contre l’adoption de la loi sur les langues dites régionales vient rappeler l’hostilité profonde de cette formation et singulièrement de JM Blanquer à la diversité linguistique. C’est aussi la non promulgation de la loi dans les 15 jours par le président de la République française qui aura permis cette saisine du conseil constitutionnel, comme si la stratégie était réglée à l’avance.

En 2021 il n’est pas normal que l’avenir de la langue bretonne et des autres langues ayant résisté au rouleau compresseur français dépende de l’avis d’un Conseil non élu sur une constitution datant de 1958.

En Bretagne la transmission de notre langue fait consensus ce qui nous fait défaut ce sont des institutions bretonnes spécifiques pour pouvoir prendre prendre nos décisions en toute indépendance notamment pour impulser une politique de réappropriation linguistique ambitieuse.

Nous restons disponibles pour réoccuper la rue et entamer un bras de fer avec Paris pour être respecté en tant que peuple breton.

Pour l’Organisation de la Gauche Indépendantiste (War-Sav)

La Gauche Indépendantiste s’avoue agréablement surprise par le vote au parlement sur les langues régionales. Nonobstant les éventuels recours d’associations ultra-laïcardes devant le conseil constitutionnel nous faisons les constats suivants.

  • Ce vote vient sécuriser des pratiques d’enseignement immersif et ouvrir de nouvelles perspectives dans l’enseignement public.
  • C’est d’abord une victoire des acteurs du mouvement de réappropriation linguistique bretons et de leurs alter-égos qui n’ont pas attendus cette loi pour s’engager dans des pratiques assurant la transmission linguistique.
  • Nous souhaitons que les maires bretons ne versant pas le forfait scolaire à Diwan n’attendent pas les décrets d’application de cette loi et payent immédiatement les sommes et les arriérés dues aux établissements concernés.
  • Nous invitons à la plus grande vigilance pour que cette loi s’applique de manière effective y compris en Loire-Atlantique, partie de la Bretagne où les services de l’Education nationale traînent toujours des pieds pour appliquer les politiques publiques en faveur de la langue bretonne.
  • Hormis l’enseignement ce dispositif légifère sur les signes diacritiques, la signalétique dans les collectivités territoriales et la signalétique routière. La responsabilité de la mise en oeuvre de la loi en matière d’enseignement dans le service public est dorénavant du ressort de l’Etat. Afin de donner sens aux avancées permises dans l’enseignement public, il faudra que la formation des enseignants et le  nombre de postes ouverts aux concours suive. Si ce n’est pas le cas nous aurons l’entière légitimité de mettre l’Etat face à ses responsabilités au regard de la loi votée par ses propres représentants.

Néanmoins, si nous n’avons pas ici en Bretagne les outils institutionnels pour transformer l’essai, la partie s’annonce compliquée. Sans compétences locales nouvelles comme le transfert de compétence à la Région Bretagne en matière d’enseignement et une volonté politique forte des communes, départements, EPCI et Région nous n’irons sans doute pas bien loin dans l’application de cette loi.

Une langue pour se transmettre et vivre à besoin de mesures d’accompagnement dans le champ des loisirs, des pratiques culturelles et sportives, des médias, de la formation, de la vie économique qui sont autant de domaines relevant de compétences locales cadrées par la Convention Etat-Région sur la transmissions des langues de Bretagne et leur usage dans la vie publique. C’est un vaste mouvement populaire qui doit maintenant se manifester dans cette perspective pour que la Région Bretagne exige du gouvernement central une convention ambitieuse dans les domaines précités pour s’engager définitivement dans un processus d’officialisation de notre langue nationale.

War-Sav Pour l’Organisation de la Gauche Indépendantiste.