Tag

loire-atlantique

Browsing

Le samedi 27 septembre prochain à 15h00 aura lieu la Manifestation « Divizomp e Breizh / Construisons un pouvoir politique breton » à Naoned / Nantes, place de Bretagne, à l’initiative de la Coordination Démocratique de Bretagne.

Le texte ci-dessous a été diffusé pour appeler à participer à cette initiative pour l’unité de la Bretagne, le droit de décider au pays, la justice sociale et environnementale, la langue bretonne. Diffusez cet appel et le visuel sur les réseaux sociaux, et venez en famille manifester le samedi 27 septembre prochain à Nantes ! Stourmomp betek an trec’h !

—————

Ceux qui pensent que la revendication pour le retour de la Loire-Atlantique au sein d’une Bretagne dont la population disposerait enfin d’un droit de décision sur son avenir n’est plus d’actualité se trompent lourdement.

Face au désengagement de l’État central, qui abandonne de nombreuses missions et conduit des politiques publiques dont les effets sont l’accroissement des inégalités sociales, l’accélération de la destruction écologique et du dérèglement climatique, les bretonnes et les bretons ont le droit de décider de l’avenir de leur pays, de la réunification et des compétences qui y sont liées.

Nous étions des milliers dans les rues de Rennes, le 17 mai, pour refuser l’austérité imposée par Paris aux collectivités locales bretonnes, une austérité qui frappe durement le tissu associatif œuvrant pour la langue et la culture bretonne.

Des collectivités se revendiquant « de gauche », au lieu de résister, appliquent elles-mêmes des mesures d’austérité, au détriment des plus vulnérables, de l’écologie et de la culture. La langue bretonne, déjà en danger, et la culture bretonne paient un prix très lourd en raison de ces coupes budgétaires, tandis qu’en Loire-Atlantique s’exprime une hostilité institutionnelle manifeste de la présidente du Conseil régional dit des « Pays de la Loire », la trumpiste sarthoise Christelle Morançais.

La Bretagne, pays nantais compris, doit devenir un lieu de résistance face au projet politique de M. Retailleau et du Rassemblement national : raciste, réactionnaire, autoritaire, antisocial, anti-écologique, anti-féministe et ultra-centralisateur.

Face à la crise globale du capitalisme, la seule réponse des dirigeant·es pour conserver prérogatives et privilèges passe par l’autoritarisme et la remise en cause des libertés individuelles et collectives conquises par les luttes, tout en détournant la réalité de leurs responsabilités sur des populations dites « étrangères ».
D’où leur soutien, à l’image de Bolloré, aux mouvements fascistes et néo-nazis, dernière ressource de leur projet. La Bretagne est pour eux une terre de mission.

Où sont passées les promesses de ceux qui dirigent aujourd’hui le Conseil régional de Bretagne, qui affirmaient dans leurs programmes vouloir « plus de Bretagne » et agir pour la réunification ?

Un projet que la gauche parisienne et ses relais en Bretagne sont incapables de combattre efficacement, parce qu’ils refusent d’admettre ce constat : en Bretagne, nous avons besoin d’un véritable cadre d’autogouvernement fiscal et législatif, pour porter des politiques publiques ambitieuses en matière de logement, de santé, d’aménagement du territoire, de partage des ressources, de politique linguistique et culturelle au service du peuple.

Construisons la Bretagne en commun, en forgeant des liens complices, des solidarités assumées, des alliances inédites, pour décider, agir et vivre ici, en toute dignité, quelles que soient nos origines ! Stourmomp betek an trec’h !

Nous publions ici l’appel écrit par des élus de la Gauche Indépendantiste issus des listes et expériences municipalistes. Cette liste va s’élargir dans les jours qui viennent.

Le tract est déja diffusé en breton et en français dans de nombreux lieux associatifs, en masse lors de l’arrivée de la Redadeg. de très nombreux militants sont ravis de l’initiative qui sera la première à remettre la Bretagne comme sujet politique suite à la langue séquence électorale d’où elle a été absente. Un rendez-vous à ne pas louper !

 

La Bretagne en commun ! La Bretagne c’est politique !

Le Département de la Loire-Atlantique a refusé d’inscrire à l’ordre du jour des débats la question de la réunification de la Bretagne, en dépit d’une pétition ayant recueilli 105.000 signatures et récemment la justice lui a donné raison. Cela renforce un sentiment de frustration démocratique. Ceux qui pensent que cela fera taire les revendications pour le retour de la Loire-Atlantique au sein de la Bretagne se trompent. Il est temps de réoccuper la rue. Les bretons et les bretonnes ont le droit de décider de l’avenir de leur pays, de sa taille, et ses compétences. La Région Bretagne a elle voté ( sans les voix des fascistes du RN qui est pour la suppression des Conseils Régionaux ) un vœu à une très large majorité pour l’autonomie, et donc pour construire un pouvoir politique breton. Mais comme sur le terrain de la réunification de la Bretagne les forces politiques présentes au Conseil Régional peinent à aller plus loin que des déclarations d’intentions et à donner un contenu sociale et populaire à cette démarche. A l’heure où l’état central se désengage de nombreuses missions pour conduire des politiques publiques bénéficiant à la majorité sociale alors que les inégalités sociales vont croissantes et obligent les collectivités à des mesures d’austérité, il est temps de réaffirmer la nécessité d’un pouvoir politique breton de Brest à Clisson, doté de compétences permettant :

-Une juste répartition des richesses et des équipements entre les métropoles et le reste de la Bretagne.

-L’accès équitable aux service publics de santé ou de transports

-Le logement à l’année pour ceux qui habitent et travaillent ici.

Les débats politiques français sont saturés par une surenchère identitaire excluante il nous paraît vitale de dire que la Bretagne est un espace civique et politique cohérent pour construire des politiques publiques favorables au plus grand nombre , et singulièrement aux plus modestes. C’est dans cet espace cohérent que chacun doit pouvoir s’exprimer pour que le peuple et les travailleurs de Bretagne puissent librement se déterminer en faveur d’un autre modèle démocratique,économique ,social et environnemental qui soit une réponse de proximité à la crise sociale et climatique.

 

 

Sur le terrain culturel et linguistique ceux qui œuvrent en Loire-Atlantique pour une culture bretonne populaire et pour faire vivre la langue bretonne dans et hors des écoles sont confrontés à une hostilité institutionnelle manifeste. Le Conseil Régional des Pays de la Loire a décidé de ne plus subventionner des associations œuvrant autour de Nantes pour la langue et la culture bretonne.

Contrairement au reste de la Bretagne les locuteurs de breton dans le département de Loire-Atlantique ne bénéficient pas d’une convention entre une collectivité locale et l ‘état favorisant l’usage des ces langues. Cela nous est dommageable alors que nous avons besoin de moyens pour développer des fondamentaux culturels et linguistiques permettant de décliner une vision intégratrice de la Bretagne que l’on puisse partager avec ceux et celles qui viennent vivre en Bretagne, sans distinction de couleurs, religions ou de genres. Pour affirmer le droit de décider du peuple breton à travers un processus référendaire de Brest à Clisson il faut reprendre la rue ! Pour que la culture et la langue bretonne puissent bénéficier des mêmes soutiens en Loire-Atlantique qu’en Région Bretagne il faut reprendre la rue !

Venez manifester avec nous le samedi 28 septembre 2024 à 15h au miroir d’eau à Nantes. Nous invitons toutes les forces politiques et culturelles bretonnes partageant les constats de ce texte à travailler avec nous à la mobilisation avant et après pour affirmer que la Bretagne c’est politique et que cela nous regarde !  Si vous vous voulez signer au nom de votre parti, association, collectif faites le nous savoir via l’adresse électronique de la Coordination Democratique de Bretagne

Erig Bainvel Conseiller Municipal St Herblain en Commun, Primael Petit Conseiller Municipal et conseiller Communautaire St Herblain en Commun, Anton Burel Conseiller Municipal Cintré en Commun, Gael Roblin Conseiller Municipal Guingamp en Commun-Kumun Gwengamp…

Nous apprenons par la presse l’arrestation à Nantes d’un homme de 27 ans suspecté d’être l’auteur d’un graffiti sur le logement du nantis François De Rugy, revendiqué par le Parti Communiste Maoïste. Il y aura donc eu plus de réactivité pour un malheureux tag sur la façade d’une habitation que pour rechercher le corps de Steve Caniço après la charge policière du 22 juin à Nantes, ou pour avoir une réponse au sujet de la mort d’Aboubakar Fofana, tué il y a maintenant plus d’un an dans le quartier du Breil : le CRS cité dans l’affaire n’ayant toujours pas été entendu.

La police et la justice démontrent ainsi où sont leurs véritables préoccupations. C’est-à-dire protéger les puissants, les riches qui dégradent nos conditions de vie tout en se baignant dans une opulence indécente.

Cette arrestation, qui intervient dans un contexte local marqué par les violences des forces de l’ordre dont les accointances avec l’extrême-droite ne sont plus à démontrer, contribue à noircir encore l’image d’une justice et d’une police à deux vitesses, qui depuis quelques années ont fait de cette partie de la Bretagne une zone expérimentale de répression insupportable contre la jeunesse, les révolté·e·s de toutes sortes, les militant·e·s et tous ceux et celles qui luttent pour un monde plus juste.

Nous exigeons donc la remise en liberté et l’abandon des poursuites contre ce jeune militant communiste qui à toute notre solidarité.

La Gauche Indépendantiste (Breizhistance)

Dispac’h (Collectif indépendantiste)

Collectif LGBTI révolutionnaire breton

Union des étudiant·e·s breton·ne·s / Unvaniezh Studierien Breizh

 

 

Une centaine de manifestant.e.s se sont rassemblé.e.s samedi 31 mars à Châteaubriant pour réclamer la création d’une filière bilingue breton-français à l’école.

Une demande d’ouverture avait été refusée par l’inspecteur académique alors que toutes les conditions étaient réunies (et notamment avec la pré inscription d’une quinzaine d’enfants).

La partition de la Bretagne impact le développement de l’enseignement bilingue en Loire-Atlantique où à chaque fois qu’il y a des tentatives de mettre en place des projets bilingues cela s’apparente à un véritable parcours du combattant. À 30km de Châteaubriant, à la la Guerche de Bretagne en Ille-et-Vilaine, une filière a pu voir le jour dans les mêmes conditions l’année dernière, comment expliquer ce refus ?

Les parents d’élèves ont appelé à la mobilisation, seul moyen de faire pression sur l’inspection académique. Dans une ambiance familiale, la manifestation s’est rendue de la mairie aux locaux de l’académie où des représentants des parents d’élèves, Divyezh, Diwan et du syndicat de l’éducation Snuipp ont pris la parole pour défendre le projet d’école bilingue.

Une lettre et des dessins d’enfants ont été déposé dans la boîte aux lettres du rectorat d’académie afin d’obtenir un rendez-vous.

La mobilisation va continuer afin d’obtenir l’ouverture de la filière, on l’espère, en septembre prochain.

Le collectif indépendantiste Dispac’h lance une campagne contre la spéculation immobilière. Durant le week-end du 17 et 18 mars, des militant.e.s ont collés des affiches sur des résidences secondaires aux 4 coins de la Bretagne :

- A Saint-Malo sur le site du projet d’un Hôtel 5 étoiles privé en bordure de mer (et sur un terrain public !!).

- Dans le pays de Guérande où la spéculation empêche particulièrement les jeunes paludiers de s’installer dans de bonnes conditions, et à Mesquer où près de 70% des logements sont des habitats secondaires.

- Dans le pays de Carantec, en nord Bretagne, où les résidences secondaires représentent presque 40% des habitations comme partout sur le littoral breton.

- Mais aussi en Cornouaille à Fouesnant et Bénodet, ou dans les Côtes d’Armor à Plouha, villes qui voient aussi leur jeunesse s’exiler vers les campagnes !

En Bretagne, le territoire côtier est dépendant à l’économie touristique. Cette quasi mono-activité, saisonnière, est lourde de conséquences pour nos villages : commerces qui tournent au ralenti et travail saisonnier durant la moitié de l’année. Cette situation entraîne également une exploitation des travailleuse.r.s en précarisant les emplois et en multipliant les abus aux droits du travail.

Le tourisme est consommateur d’espace et donc de logements. La non régulation de l’immobilier et le développement des résidences secondaires depuis des dizaines d’années entraînent une hausse des prix et des loyers constante. Les logements sont ainsi devenus inaccessibles à celles et ceux ayant de faibles revenus au moment où nous en manquons cruellement ! Travailleuse.r.s précarisé.e.s, familles, jeunes, migrants… etc. Les villages ainsi vidés de leur vie plus de la moitié de l’année voient fuir les services publiques et disparaître les dynamiques et initiatives locales. C’est la ruine de nos villages et la jeunesse qui s’exile !

L’industrie touristique est aussi destructrice de l’environnement. La concentration de visiteurs durant une période courte de l’année sur le littoral nécessite la construction d’équipements toujours plus importants qui participent au bétonnage de nos côtes. Cela entraîne également une surproduction de déchets qu’il faut gérer (stations d’épuration saturées, coûts de collecte des déchets…). Le tourisme que nous subissons aujourd’hui n’est pas un tourisme durable qui crée une harmonie en termes d’aménagement du territoire.

En Bretagne, les modèles de mono-économie comme le tout tourisme sur nos côtes, ou l’agriculture productiviste dans nos campagnes ne sont plus acceptable. Pour d’autres choix de société et de vie, nous revendiquons le droit de décider pour les territoires sur lesquels nous vivons.

Des pouvoirs communaux jusqu’à l’indépendance, autodétermination pour le peuple breton !

Dispac’h (la Révolte en français) est un nouveau collectif indépendantiste en Bretagne et dont les militant.e.s se retrouvent autours des valeurs ayant trait à l’écologie, le féminisme, la lutte contre le capitalisme, l’internationalisme, l’antifascisme et la promotion de la langue bretonne.

Site internet : www.dispach.bzh

La Gauche indépendantiste bretonne organise vendredi 29 septembre un meeting de solidarité avec le peuple catalan.

Il est fondamental après les déclarations de Jean-Yves Le Drian en faveur d’une Espagne forte et unie que le bretons se mobilisent pour faire respecter le droit à l’autodétermination du peuple catalan.

On y parlera aussi de l’appel international de soutien au peuple catalan que nous avons initié et signer par de nombreuses organisations de nations sans état sous domination française et de la manifestation pour l’unité de la Bretagne qui se déroulera le lendemain à Nantes.

Nous recevrons Gautier Sabrià, membre de la CUP (Gauche indépendantiste catalane), pour nous expliquer la situation actuelle en Catalogne, où sera organisé dimanche 1er octobre un référendum d’autodétermination, malgré l’interdiction du pouvoir central de l’état espagnol. Gautier Sabrià nous expliquera le processus qui a amené à l’organisation de ce référendum, et il nous éclairera également sur la situation du Nord de la Catalogne situé dans l’état français.

Rendez-vous vendredi 29/09 à 20h00 au Centre culturel breton “Yezhoù ha Sevenadur” à Saint-Herblain / Sant-Ervlan (44).

Infos pratiques :


Tram ligne 3, Bus 50 & 54 — Arrêts “Sillon de Bretagne”, “Angevinière”.

Aujourd’hui, dimanche 26 juin, une consultation organisée par le gouvernement français se déroule en Bretagne méridionale pour savoir si les habitant-e-s de Loire-Atlantique souhaitent ou non du projet d’Aéroport du Grand Ouest à Notre-Dame-des-Landes.

La légitimité et les modalités de cette consultation ont été très contestées, sans pour autant que les opposant-e-s au projet n’appellent à un boycott de ce scrutin, la coordination des opposant-e-s appelant à voter NON.

Comme la Gauche Indépendantiste l’avait déjà déclaré, ce n’est pas le résultat de la consultation qui pourra déterminer la réalisation de l’aéroport ou non. L’agenda électoral, le déplacement des espèces, la fin de validité des ordonnances d’expulsion, etc. sont autant d’éléments qui rendent peu probable un début de chantier pour 2016 ou 2017, et ce sans parler de l’opposition sur le terrain. Quelque soit le résultat, c’est bien la bataille pour la sauvegarde de la ZAD qui s’engage aujourd’hui. En effet, qu’il soit positif ou négatif, le pouvoir économique et institutionnel va appeler ce soir à l’évacuation de cette zone séditieuse. Si le OUI l’emporte, la ZAD devra être défendue comme principal outil de la lutte légitimée par des années de résistance populaire. Si le NON l’emporte (et que le gouvernement suit cet avis), le droit à l’expérimentation sociale et politique hétérogène que constitue la ZAD devra s’imposer et fédérer le mouvement qui l’a accompagné jusqu’à présent.

Les résultats : à venir

Nous publions ci dessous un texte écrit par un de nos militants impliqué dans le mouvement anti-aéroport  invitant à prendre part à la consultation de dimanche prochain en Loire-Atlantique sur la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Nous n’avons pas réussi à parler d’une même voix pour savoir si nous devions participer au scrutin ou pas. Certains d’entre nous considérant complétement illégitime cette consultation au périmètre imposé, validant la division territoriale de la Bretagne, et intervenant dans un contexte de réductions des libertés , de répression généralisée et de violences d’état , d’utilisation de méthodes comme le 49.3. Pour ceux là d’entre nous la non participation à ce “scrutin” et à la campagne contribue de sa non légitimation et à la contestation de la légitimité du pouvoir français à délimiter le cadre d’expression démocratique dans notre pays : la Bretagne.

Malgré ces points de vue différents nous redisons notre ferme opposition collective à ce projet d’aéroport , notre solidarité avec tous les occupantEs des terres de la ZAD, avec tous les réprimés, détenus et estropiés de ce combat et ce quelque soit  le résultat du vote de dimanche.

La Gauche Indépendantiste Bretonne.

NDDL : Un referendum de merde

Suite aux fortes mobilisations populaires des mois de janvier et février s’opposant aux risques d’expulsions des habitantes et habitants historiques de la ZAD de Notre-Dame des Landes, dans l’impasse, le gouvernement a décidé d’organiser une consultation sur le projet d’aéroport. UNE CONSULTATION CONTESTÉE DE PART ET D’ AUTRE Celle-ci se déroulera le dimanche 26 juin en Loire-Atlantique, et uniquement dans ce département, malgré le financements public du projet par d’autres collectivités, comme la région Bretagne. Le périmètre choisi est donc très contesté, tant par les promoteurs des deux régions administratives concernées que par les opposants. Celui-ci pas été choisit au hasard, c’est tout simplement le seul périmètre dans lequel les sondages montrent un avis basculant pour le OUI. Rien d’étonnant tant le matraquage médiatique des collectivités locales a été important. Nous rappellerons les dizaines de milliers d’euros dépensés par la région Pays de la Loire pour une pétition demandant l’évacuation de la ZAD. Deuxièmement, la question posée pose problème. En effet, on demande aux électeurs de répondre à la question « d’un transfert » de l’aéroport existant à Notre-Dame-des-Landes. Ceci permet d’évacuer la question de Nantes-Atlantique, pour lequel le département s’est pourtant engagé auprès d’Airbus à maintenir l’existence. La vraie question est donc bien celle d’un nouvel aéroport. Puis la différence de moyens entre les opposants et les promoteurs est criante. Plus de 300 000 euros de budget à la provenance opaque, 6 permanents, une société de communication, pour Des Ailes pour l’Ouest, contre 25 000 euros de dons et des bénévoles pour la coordination des opposants. Tout en sachant que certains élus ne se gênent pour dépenser de l’argent public en faisant campagne pour l’aéroport, comme cela s’est passé avec la région Pays de la Loire. Enfin les conditions démocratiques ne sont pas réunies. Cette consultation intervient extrêmement tard, à un point de non-retour au niveau de la lutte. Les collectivités et l’État devraient être à même d’organiser des consultations lors du débat public, pas après 7 ans d’occupation de la ZAD ! En choisissant de faire cette consultation l’été, le gouvernement a simplement voulu se donner un répit. Décidé dans la précipitation, à la limite de la légalité puisque la loi interdit les consultation locales sur des sujets ne faisant pas partie des compétences des collectivités, le gouvernement espère retarder toute prise de décision avant les élections présidentielles. C’est tout UN REFERENDUM SANS VALEUR Le préfet se tache bien de le répéter aux medias, ce « referendum n’aura valeur que d’avis », autrement dit la réponse finale restera au gourvernement. Se déroulant, durant l’été, le jour des 8e de finales de la coupe d’Europe organisée en France, alors qu’un mouvement social ébranle ses fondations, notamment à Rennes et Nantes, l’État se garde bien de s’avancer sur un scrutin à la participation et au résultat restant malgré tout incertains. La seule chose dont on peut être certain c’est que quoi que soit le résultat, il ne changera rien à la donne. La cause, les élections présidentielles qui sont le principal agenda de nos dirigeants. En effet, le déplacement obligatoire des espèces protégées ne pourra se faire au plus tôt que durant l’hiver 2016/2017, en pleine campagne. Il y a peu de chances qu’Hollande aille risquer une évacuation ultra violente de la ZAD à ce moment. L’objectif est bien de laisser le bébé au prochain gouvernement. Rajoutons à cela que certaines irrégularités sont déjà constatées sur le terrain. En effet, on a pu constater dans certaines communes, comme Chateaubriant  l’utilisation de moyens publics pour faire campagne en faveur du OUI, chose que la préfecture à formellement interdite.

ALORS POURQUOI ALLER VOTER ? Le camp des opposants est divisé. Beaucoup ne souhaitent pas aller voter, parce qu’ils ne votent pas par conviction ou parce que les conditions ne sont pas légitimes. Tout en délégitimant cette consultation, la coordination dont la gauche indépendantiste est membre à choisit de faire campagne pour le NON au referendum. Pourquoi ? – D’abord pour ne pas laisser le champs au camp du OUI, ne pas le laisser faire campagne sans répondre – Ensuite car les militants sur le terrain, constate une véritable envie d’exprimer leur mécontentement en votant NON à ce projet du PS. Et donc la possibilité de mettre à mal le résultat attendu par le gouvernement et les promoteurs Dans tous les cas de figure ce referendum n’enterrera pas la lutte. De par ces conditions illégitimes nous n’accepterons pas le résultat de ce vote, l’arrêt du projet s’obtiendra par la lutte sur le terrain. Le gouvernement nous a habitué à ses coups tordus. Même si le résultat nous était favorable, nous savons qu’il faudra encore lutter au moins jusqu’ à la fin de validité des ordonnances d’expulsions en janvier 2017 et de la DUP le 10 février 2018. Alors continuons la lutte et infligeons encore un échec au gouvernement francais en faisant gagner le NON !

Jonathan Guillaume , militant de la Gauche Indépendantiste Bretonne dans  le pays de la Mée.

Lors de la manifestation de jeudi dernier à Nantes, un jeune de 21 ans a été interpellé suite à quelques dégradations sur les locaux de Ouest-France.

Hier (lundi 30 mai) avait lieu sa comparution immédiate au Tribunal de Nantes. Comme depuis le début du mouvement contre la Loi Travail lors de comparutions immédiates, la peine a été très lourde : 8 mois de prison ferme en tout (6 mois pour cette affaire et 2 mois pour la révocation d’un sursis suite à une autre affaire) et 12.000 € d’amende ! A cela s’ajoute également… 30 € pour avoir participé à une manifestation interdite par la Préfecture… on nage en plein délire !

Mais ce qui est surtout intéressant dans cette “affaire” c’est le traitement de cette information, par Ouest-France justement, dans le journal d’aujourd’hui (voir ci-dessous). Contrairement à pratiquement tous les articles concernant les comparutions immédiates de ces dernières semaines, l’article est relativement petit et s’excuse presque du traitement de l’information concernant cette “affaire” de bris de vitres et de peinture… Mais surtout, l’article “oublie” de dire que le jeune de 21 ans a été condamné à une amende d’environ 12.000 € pour le “préjudice matériel” et… “l’atteinte à l’image de Ouest-France” * !
Non, vous ne rêvez pas, Ouest-France a trouvé bon d’aller réclamer 12.000 € de dommages et intérêts à un jeune de 21 ans qui se trouve déjà en prison pour 8 mois !

Après cela, comment s’étonner que les façades de Ouest-France soient peinturlurées ? Qu’il y ait une défiance envers certains médias ?

Nous souhaiterions savoir si certain-e-s journalistes ou leurs syndicats à Ouest-France se manifesteront pour demander des explications sur cette “amende” ?

Article_Ouest_France_Manifestation_Loi_Travail_Nantes_2016_05_31

* Information publiée dans le Presse-Océan du jour également.

Reforme territoriale : Maintenant, la seule solution c’est un referendum d’autodétermination

Malgré les espoirs et les attentes qui ont pu se cristalliser autour du gouvernement quant à une réforme territoriale allant dans le sens de l’unité administrative de la Bretagne, il semble, selon certaines sources, qu’il n’en sera rien. Cela nous paraissait claire depuis le départ.

Face à la mobilisation des moyens institutionnels du président de la région pays de la Loire pour s’opposer au processus d’unification de la Bretagne, le président Hollande annoncerait prochainement une fusion des régions Pays de la Loire et Centre et un statu quo pour la Bretagne à 4 départements. Pour s’opposer à cette perspective plusieurs représentants de métropoles bretonnes ont ces derniers jours fait savoir leur préférence pour une fusion Bretagne-Pays de la Loire, à laquelle s’opposerait notamment Jean-Yves Le Drian. Solution inacceptable en région Bretagne, avec un risque de disparition administrative pur et simple de la Bretagne.

A aucun moment les pouvoirs locaux, comme le gouvernement, n ‘auront permis que s’ouvre un réel débat démocratique sur cette question, en dépit des mobilisations populaires comme la manifestation du 19 avril à Nantes et ses 10 000 personnes pour une Assemblée de Bretagne fusionnant la région et les départements bretons (Loire-Atlantique incluse).

Devant cette situation, le constat est clair, on ne peut rien attendre du gouvernement quant à la réunification et à l’évolution institutionnelle de la Bretagne. Les mobilisations sociales de l’automne en Bretagne n’y auront malheureusement rien changer.

Maintenant, c’est aux responsables et élus de Bretagne et des collectivités engagées en faveur de la Réunification de prendre leur responsabilité. La Région Bretagne, le Conseil Général de Loire-Atlantique, les communes de Bretagne, doivent s’engager dans un processus référendaire et citoyen sur la réunification de la Bretagne , comme nous le disons depuis longtemps et comme cela s’est fait en Catalogne , sans attendre une permission du gouvernement qui n’arrivera jamais.

Il n’y aucune confiance à avoir dans ce gouvernement français, la Gauche Indépendantiste se tient à la disposition de toutes celles et ceux qui voudront s’engager dans ce processus de votation qui ne symbolisera que trop bien la capacité d’auto-organisation du peuple breton et sa volonté à prendre part à son évolution institutionnelle

A-K__zeCEAAe27c