Nous reproduisons ici l’appel bilingue des organisateurs de la manif de samedi 22 mars à Morlaix contre l’extrême-droite et la racisme.
Skarzhomp an tu dehou pellañ hag e vennozhioù!
E pep lec’h er bed e vez difennet ur raktres gouennelour ha dreistfrankizour gant an tu dehou pellañ. En emvodoù etrebroadel a gemer perzh enno ar Rassemblement National evel e prezegennoù Elon Musk, eo distroet ar saludoù nazi pa soñjer e oant aet da get da viken. E Frañs, Le Pen ha Bardella a ra o brud gant ar gouennelouriezh evit stourm ouzh diaesterioù an armerzh, stourm a-enep ar vreskted ha solutaat galloud ar re c’halloudus ha pinvidik. E Breizh ez eo kreñvoc’h-kreñvañ ha nec’husoc’h-nec’husañ o fouezh en disoc’hoù
dilennadegoù koulz har er vuhez foran. O mennozhioù a zo anezhe skarzhañ tud pe strolladoù tud a vez adkavaet gant gouarnamant Bayrou gant tezennoù Retailleau pe Darmanin. En em harpañ a reont war un argad er mediaoù kaset war-raok gant mediaoù strollad Bollore hag eztaolet e vezont muioc’h-mui gant an holl vediaoù selaout kalz oute. Feulster an tu dehou pellañ a chom didamallet re alies. Retailleau pe Darmanin a embann ingal komzoù gouennelour pe estrangas me ne rannont grik pa vez kontellet un den e Pariz gant nazied, ne lavaront netra pa vez taget un dilennad gant faskourien e Kentreg eus an tu kleiz-dizalc’hour e-kichen Roazhon, ne lavaront netra pa oa vez taget yaouankizoù e kreiz-kêr Roazhon gant milisoù an tu dehou pellañ eus ar c’hlub e 1988.
Trawalc’h! C’hoant hon eus da vevañ en ur gevredigezh denelour, kengred ha kevatal, a-enep ar gouennelouriezh, an ezlakaat hag ar gorvoiñ kapitalour !
Stoppons l’extrême droite et ses idées !
Partout dans le monde, l’extrême droite défend un projet raciste et ultralibéral. Dans les sommets internationaux auxquels participe le Rassemblement National, comme dans les discours d’Elon Musk, les saluts nazis sont de retour alors qu’on les croyait disparus à jamais.
En France, Le Pen et Bardella surfent sur le racisme pour combattre les difficultés économiques, lutter contre la précarité et assurer la domination des puissants. En Bretagne, leur présence dans les urnes et la sphère publique est de plus en plus forte et inquiétante. Leurs idées excluantes contaminent le gouvernement Bayrou, au sein duquel Retailleau ou Darmanin sont coutumiers des thèses frontistes. Ils s’appuient sur une offensive médiatique impulsée par les médias du groupe Bolloré et bénéficient d’une expression toujours plus grande dans la totalité des médias de grande écoute. La violence de l’extrême droite est impunie. Retailleau comme Darmanin multiplient les sorties racistes et xénophobes mais ne disent rien quand des néonazis poignardent un homme en plein Paris, ne disent rien quand un élu est agressé par des fascistes à Cintré près de Rennes, ne disent rien quand les milices d’extrême droite du club le 1988 tabassent des jeunes en plein centre de Rennes. Ça suffit !
Nous voulons vivre dans une société humaniste, solidaire et égalitaire, contre le racisme, l’exclusion et l’exploitation.
Le 18 décembre 2024 lors d’un meeting pour la journée Internationale des Migrants, nos organisations et collectifs ont déclaré : “Nous ne voulons pas d’une société raciste. Ensemble, construisons la société dans laquelle nous voulons vivre, une société de tous les droits pour toutes et tous, une société de solidarité, de fraternité, de justice, et de respect des libertés”. Cette déclaration commune est plus que jamais d’actualité face aux attaques renouvelées contre les personnes étrangères avec ou sans papier, d’origine étrangère
ou présentées comme telles. Nous voulons, pour nous comme pour nos voisin-e-s, collègues de bureau, d’atelier, nos camarades d’amphi, pour notre médecin, notre boulangère, pour la copine ou le copain
de classe de nos enfants… une réelle égalité des droits. Nous ne concevons pas la société autrement que dans la fraternité qui est marquée sur le fronton des édifices publics, aux côtés de la liberté et de l’égalité. Nous ne concevons pas la société autrement que rassemblée par l’accès effectif à tous les droits, pour
toutes et tous.
Les comportements racistes et xénophobes sont le quotidien pour tant de personnes aujourd’hui, du fait de leur origine, de leur couleur de peau, de leur religion. Les actes violents se multiplient, faisant vivre dans la peur, la souffrance, l’injustice d’un quotidien de discriminations. Le quotidien, ce sont aussi les discours de haine désinhibés, les propos mensongers de responsables politiques et de médias contrôlés par des acteurs économiques disposantde moyens considérables, les comportements trop souvent racistes de la police, qui
stigmatisent des populations et des quartiers et manipulent les chiffres.
La circulaire Retailleau s’inscrit pleinement dans cette approche : Repoussant les personnes sans-papiers dans la clandestinité et la surexploitation dans l’emploi, imposant un durcissement des conditions de la régularisation de leur droit au séjour, et ouvrant des possibilités supplémentaires d’expulsions. Le même ministre ainsi que des médias d’extrême droite contrôlés par l’empire Bolloré s’en prennent aux associations et syndicats qui soutiennent les personnes étrangères, mettant en péril leur rôle crucial pour la démocratie, l’état de droit et l’inclusion sociale. Le premier ministre Bayrou lui-même reprend les formulations stigmatisantes de l’extrême droite, faisant des personnes d’origine étrangère les boucs émissaires de tous
les maux la société. Ces discours publics, allant jusqu’à remettre en cause le droit du sol, cherchent à nous opposer les un.es aux autres alors que nous partageons les mêmes aspirations au bien- être, à la justice économique et sociale, et à l’égalité des droits. L’absence d’accès aux droits des uns n’a jamais donné plus de droits à d’autres ! C’est pourquoi, toutes et tous ensemble, nous agissons uni.e.s et nous nous rassemblons ce samedi 22 mars 2025, pour la journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, pour un autre projet de société, humaniste, solidaire et égalitaire.
Les organisations signataires : Le Comité local NFP du Léon-Trégor, la Gauche indépendantiste, Génération s, les Ecologistes, la France Insoumise, PCF, le mouvement des jeunes communistes, le PS, l’UDB, la CGT, Solidaires, Force Ouvrière 29, la FSU, laLigue des droits de l’homme, Morlaix Libertés, Le mouvement national des chômeurs et précaires, le collectif des Inemployables, l’Association France Palestine Solidarité du Pays de Morlaix, Morlaix Antifasciste, L’Amarrée, la Batouk en feu, la Ral’Ko à l’Ouest…


















