Le rendez-vous se ritualise et les activités se déploient en amont. Dans le Finistère et les Côtes d’Armor les listes “Décider en Bretagne-Divizout e Breizh” pour les sénatoriales ont appelés à soutenir le rassemblement de Nantes. Elles sont soutenues par l’UDB, la Gauche Indépendantiste, et le mouvement de Christian Troadec “Pour la Bretagne”. Les militants du collectif indépendantiste Dispac’h sont de la partie aussi.
Paul Molac ( Député du Morbihan et élu de la Région Bretagne) , Aziliz Gouez Vice-Présidente de la Métropole de Nantes et Conseillère Régionale de Bretagne)
Une réunion publique avec une cinquantaine de participants à eu lieu le 7 septembre dans l’amphithéatre Jacques Demy à Nantes. A la tribune des élus locaux comme Aziliz Gouez adjointe au maire de Nantes et conseillère régionale de Bretagne, Tifenn Siret Porte-Parole de l’UDB élue à Hennebont, Primael Petit élu indépendantiste de gauche à St Herblain mais aussi deux députés Paul Molac du Morbihan et Jean-Claude Raud de la 6eme circonscription de Loire-Atlantique. Mais aussi Margot Medkour figure de la gauche radicale nantaise affiliée aux Verts Populaires et bien sur des adhérents de A la Bretonne et dans la salle des figures de Bretagne Réunie.
Margot Medkour (Verts Populaires) et Tifenn Siret (UDB)
Tous et toutes ont rappelés la légitimité de consulter les bretons sur l’évolution institutionnelle de la Bretagne et singulièrement les habitants de Loire-Atlantique. Et l’on sent bien qu’entre la volonté du RN de supprimer les conseils régionaux et les maladresses et bourdes répétées de LFI sur les écorégions il y a une fenêtre pour rappeler les bretons doivent avoir leur mot à dire sur les questions territoriales. Une autre réunion est prévue à Guingamp le 19 septembre pour faire vivre le débat partout en Bretagne.
Primael Petit élu à Saint-Herblain et à la Métropole de Nantes, militant de la Gauche Indépendantiste
Voici le texte d’appel à la manifestation. Faites le circuler et faites signer votre structure.
La Coordination démocratique de Bretagne organise, pour la quatrième année, la manifestation pour la réunification et le droit de décider en Bretagne, le samedi 26 septembre 2026 à Nantes.
À quelques mois de l’élection présidentielle, cette manifestation revêt une importance toute particulière. Nous subissons depuis trop longtemps la politique néolibérale d’Emmanuel Macron, qui détruit nos services publics et livre notre territoire aux logiques spéculatives d’un capitalisme toujours plus dérégulé. En tant qu’habitantes et habitants de Loire-Atlantique, nous en subissons même une double peine : aux politiques gouvernementales s’ajoutent celles de la Région Pays de la Loire, qui ne correspondent en rien à nos choix démocratiques et qui est devenue, au fil des mandats, un véritable incubateur de l’extrême droite parlementaire.
Pourtant, à ce jour, aucun des candidat·es déclaré·es à l’élection présidentielle ne s’est exprimé en faveur de la réunification de la Bretagne. La favorite des instituts de sondage, Marine Le Pen, est tout simplement favorable à la suppression de l’échelon régional en tant qu’institution démocratique. Malgré une atomisation des candidatures, aucun représentant du bloc central ne se saisit de la question. Quant à Jean-Luc Mélenchon, s’il est pour l’instant le seul à proposer un redécoupage des régions, son projet ne prend en compte ni le caractère démocratique de notre revendication ni les réalités hydro-écologiques sur lesquelles il est pourtant censé se fonder.
Ces dernières années, tant le Conseil départemental de Loire-Atlantique que le Conseil régional de Bretagne ont adopté des vœux en faveur de la réunification ou de l’organisation, par l’État, d’une consultation citoyenne. Le Conseil régional de Bretagne n’a pas non plus attendu Jean-Luc Mélenchon pour réclamer une autonomie renforcée, notamment en demandant un renforcement de ses compétences en matière de gestion de l’eau et en s’engageant vers un partage de la compétence santé. L’État central fait la sourde oreille.
La Bretagne réunifiée est soutenue depuis de nombreuses années par de larges secteurs de la population. Cette aspiration s’est notamment exprimée à travers une pétition ayant recueilli plus de 10 % du corps électoral, mais aussi par des consultations citoyennes auto-organisées. La Bretagne réunifiée constitue un espace civique, démocratique et politique cohérent, capable de reconstruire la démocratie sur des bases locales, en permettant l’élaboration de politiques publiques adaptées à notre territoire et de mener des politiques publiques favorables à la majorité sociale.
Les Bretonnes et les Bretons, de Brest à Clisson, ont le droit de librement se déterminer pour un autre modèle territorial, social, culturel, linguistique et environnemental, comme tous les peuples qui subissent le centralisme français, facteur d’inégalités flagrantes.
Nous avons le droit de décider en Bretagne. Nous avons besoin d’une Bretagne réunifiée pour faire gagner un projet de société fondé sur la justice sociale, la transformation écologique et les solidarités. Si de nombreux parlementaires de Bretagne (Loire-Atlantique incluse) se prononcent pour l’autonomie de la Corse, leurs formations respectives considèrent-elles que les Bretonnes et les Bretons n’ont pas de légitimité à demander l’unité de la Bretagne et davantage de souveraineté décisionnelle ?
Rejoignez-nous dans cette lutte.
Rejoignez-nous le 26 septembre à 15 h, place Bretagne à Nantes !
La Coordination Démocratique de Bretagne soutenue par Dispac’h, UDB, War-Sav Gauche Indépendantiste, Pour la Bretagne….
Le texte qui suit est une contribution écrite par Eric Bainvel, militant de longue date de la Gauche Indépendantiste, ex élu municipal à St Herblain , syndicaliste impliqué dans l’enseignement bilingue en pays Nantais. L’annonce faite par LFI sur les Eco-Régions , quand bien même nous la critiquons, permet de mettre le sujet de l’unité de la Bretagne sur la table dans le cadre des débats politiques liés à la présidentielle.
TABLE RONDE — RÉUNIFICATION DE LA BRETAGNE : COMMENT SORTIR DU STATU QUO ?
Pourquoi la réunification de la Bretagne reste-t-elle au point mort ? Quels sont les blocages politiques et institutionnels ? Et comment sortir du statu quo ?
— Coordination.Democratique.BZH (@CoordinationBZH) September 5, 2026
Cette position sur les Eco-Regions de LFI a suscité en Bretagne d’autres réactions critiques. Citons entre autres , en plus de celle de Jonathan Guillaume de la Coordination Démocratique de Bretagne , celle de Yves Le Bahy des Géographes de Bretagne sur le site Geobreizh et celle du collectif indépendantiste Dispac’h . Sans oublier celle Mickael Bodlore Penlae su site GeoBreizh. A l’intérieur même des rangs de LFI en Bretagne elle jette aussi un certain trouble. Ainsi les élus LFI de Loire-Atlantique ont renoncés à participer au débat de la Coordination Démocratique de Bretagne du lundi 7 septembre à Nantes alors qu’ils y étaient conviés.
Bretagne info.
Les contradictions de la France Insoumise sur les “Ecorégions”
Par Eric Bainvel militant de la Gauche Indépendantiste
Le 2 juillet dernier, Jean-Luc Mélenchon présentait la proposition de la France Insoumise, les écorégions.
Ces écorégions remplaceraient les régions actuelles et seraient organisées autour des bassins versants, avec des compétences fortes quant à la transition écologique et d’adaptation au changement climatique dans le cadre d’une « République écologique ».
On doit reconnaître que au sein des grandes formations politique françaises classées à gauche, la FI et le parti les Ecologistes, sont les seuls à s’emparer réellement des questions écologiques et climatiques en les mettant en avant et à faire des propositions qui ne soient pas des mesures cosmétiques.
Aussi cette proposition de la création d’écorégions apparaît en premier lieu comme une rupture avec la pensée d’aménagement fondée uniquement sur la course à la croissance, puisqu’elle se veut « faire face à la crise écologique globale ». Mais qu’en est-il réellement ?
Eric Bainvel en 2023 dans une manif à Nantes pour l’unité de la Bretagne
Ce concept d’écologie politique a commencé à être théorisé à la fin des années 1960 / début 1970 aux Etats-Unis, dans le bouillonnement politique de la contre-culture californienne. Ses principaux penseurs états-uniens sont Peter Berg, Raymond Dasmann et Kirckpatrick Sale.
L’affirmation de réorganisation par bassin versant et la carte qui l’accompagne sont complètement en contradiction avec ce qui est écrit dans le programme de la FI pour les élections de 2027, puisqu’il y est écrit qu’il sera « Organiser le débat démocratique et le processus de planification à l’échelle du pays à travers la participation de tou·tes les citoyen·nes dès l’élaboration du plan par l’organisation de débats publics pouvant déboucher sur des Référendums d’initiative citoyenne (RIC), afin d’aboutir à un projet considéré comme réaliste et légitime par la population. » Quel débat démocratique pourrait avoir lieu si tout est déjà décidé par l’État central ?
Contradiction aussi au sujet des RIC, lorsque J-L Mélenchon le 14 juillet en meeting à Paimpont affirme qu’il ne veut pas de réunification, alors que plus de 105 000 électrices et électeurs de Loire-Atlantique, soit plus de 10 % du corps électoral départemental, ont signé une pétition, normalement prévue par la loi, pour demander une consultation sur la réunification. Et que les déput.é.e.s Insoumis.e.s de Loire-Atlantique, Ségolène Amiot et Andy Kerbrat, ont iels-mêmes cosigné en 2023 la proposition de loi de Paul Molac relative à la consultation des habitants d’un département sur le choix de leur région d’appartenance. Mais qu’en est-il aujourd’hui de leur part depuis les déclaration de leur leader ?
Comment s’étonner alors des déclarations totalement confuses et truffées d’inexactitudes géographiques, pour ne pas dire d’une nullité crasse, de Cécile Beaudouin, tête de liste de la FI aux élections municipales de Brest en 2027 et élue au Conseil Municipal, au micro de radio Breizh le 19 août dernier, tentant de justifier l’injustifiable pour une citoyenne élue en Bretagne.
Celle-ci affirme que « le pays nantais est lié à la Loire, ce qui n’est pas le cas pour le pays rennais et le pays vannetais. Ceux-ci sont liés à la Vilaine, la Rance, l’Elorn, l’Aulne… Pour l’eau et les rivière, la Bretagne est un pays un peu différent (sic) ». La réalité géographique et hydrographique qu’elle décrit est profondément fausse et uniquement motivée pour essayer de justifier leur projet.
Comme le signalait Jonathan Guillaume dans un texte publié le 16 juillet dernier sur ce même site, « en Bretagne, Jean-Luc Mélenchon refuse de discuter de la réunification alors même que près de 45 % du réseau hydrographique de la Loire-Atlantique ne relève pas du bassin versant de la Loire, tandis que les enjeux environnementaux de l’estuaire dépendent directement des politiques maritimes de la péninsule bretonne. » De même les géographes de Bretagne rappellent ce qu’est la réalité de la géographique physique en Bretagne en terme hydrographique : « Car en Bretagne, péninsule s’avançant dans l’océan, ce qui prime d’abord en matière hydrologique, c’est d’abord l’état de la mer, directement dépendant de nos actions à terre, impacté par de nombreuses pollutions et impliquant de gérer la ressource en eau , de la mer en remontant vers la source. Et retenir cette option proposée, ne résoudrait pas tout le problème. Car la Bretagne est un territoire complexe sur le plan hydrographique, n’offrant guère de réserves hydriques dans ses sols granitiques. Ici, 80% de pluies tombées rejoignent en moins de 3 jours la mer. Ici, peu de grands fleuves, hormis la Loire qui l’effleure mais impacte profondément son littoral sud. Le réseau hydrographique breton se distingue par l’existence de 4 autres systèmes bien distincts avec leurs caractéristiques propres selon les secteurs géographiques. L’essentiel de la ressource en eau provient de la zone centrale plus élevée (Monts d’Arrée et Montagne Noire) pour ensuite s’écouler à la mer dans des bassins bien différents de nature. La côte Nord-Ouest se caractérise par de petits fleuves côtiers rapides aux bassins limités qui coïncident à peu de chose près aux Pays, aux Communautés d’agglomération et aux nombreux Schémas de cohérence (SCoTs) des villes ports s’égrenant sur la côte. Ici la notion d’éco région peut prendre tout son sens, localement, mais son origine est tout autant historique que physique. Mais pour le reste du territoire, c’est moins le cas. Au Nord-Est, cette belle cohérence s’estompe, les fleuves côtiers en provenance des rebords nord du synclinorium médian s’avèrent moins nombreux, plus courts et plus lents, irriguant des bassins plus disparates et moins en adéquation avec l’organisation humaine sauf dans le cas de la Rance. Sur la côte Sud, le problème est plus complexe encore car les fleuves côtiers (Aulne, Elorn, Scorff et Ellé, Blavet) ont un parcours plus long, couvrant des bassins étendus n’offrant pas la même cohérence d’organisation humaine et surtout alimentant la plaine côtière littorale très densément peuplée (1/3 de la population bretonne y réside). Celle-ci devient alors plus complexe, couvrant plusieurs Pays. Quant au grand bassin de la Vilaine, le seul sédimentaire, il dépend pour son approvisionnement des reliefs du Mené et de ceux situés aux confins de la Mayenne. »
Le 1/4 Nord de la Loire-Atlantique en fait parti. Ainsi qu’une petite partie du Maine et Loire. « C’est le seul à posséder des réserves aquifères mais il doit supporter actuellement le poids de la métropole rennaise qui les pompe. Quant à la portion de la Loire irriguant de sud de la Bretagne, elle n’est en fait que l’estuaire d’un fleuve qui, après un long cours à travers le centre du pays s’englue dans ses sables et un lit majeur très large, s’évanouit en grand partie en arrivant en Bretagne, Son cours en aval de St Florent le Vieil n’est en fait qu’un estuaire soumis à la marée mais qui rejette les pollutions du grand bassin de la Loire. Aussi cette agence de gestion hydrographique Loire-Bretagne n’a guère de pertinence dans la gestion des eaux bretonnes, hormis sur la question des eaux maritimes bordières du littoral sud, fortement impactées par les rejets de ce fleuve. »
Si Mélenchon veut donc aller au bout de son raisonnement et suivre les bassins versants, il faudrait donc modifier aussi les frontières départementales, voir les supprimer pour être en cohérence avec son projet. Mais peu de chance car le département, création technocratique de la révolution française, est un totem « républicain » pour lui. Il pourrait aller plus loin aussi pour être totalement logique, en rattachant l’Alsace au Bade-Wurtemberg puisqu’iels dépendent du bassin versant du Rhin. Mais aussi de réunifier le Pays Basque Nord avec le sud en raison du bassin versant de la Bidassoa.
Mais la réalité a peu d’importance dans la proposition des écorégions faite par la FI. Le but n’est pas la réalité et la vérité mais l’imposition d’une réalité alternative répondant aux fantasmes idéologiques nationalistes non ethnicistes et impérialistes français de gauche, dont J-L Mélenchon en bon disciple lambertiste inscrit sa pensée.
Dans la suite de l’interview, le journaliste lui fait remarquer l’importance de la culture, de l’histoire etc… pour les régions et pays et d’autant plus en terme écologique, et qu’avec cette carte ces points sont supprimés, elle répond : « je ne pense pas que c’est une bonne chose de lier le pays nantais avec la Bretagne (resic) car le pays nantais va aspirer les gens et les activités économiques. Ce sera fini pour le pays rennais, ce ne sera pas super pour le Finistère car nous sommes plus loin de Nantes que de Rennes. » Faut-il rappeler à Cécile Baudoin que Rennes est beaucoup plus près de Nantes que de Brest et que les distances entre Brest et Rennes et Brest et Nantes sont très proches. Si elles sont compliquées en terme de déplacement ferroviaire c’est uniquement en raison de choix politiques visant à favoriser le transport routier, au système centraliste français tourné vers Paris au détriment des territoires et de leurs populations, et de la volonté de détacher la Loire-Atlantique de la Bretagne afin de poursuivre l’oeuvre lancée par Pétain Darlan Laval à laquelle la FI semble aussi s’atteler. D’ailleurs les limites géographiques de la région proposée par la FI englobant la Loire-Atlantique correspond à celle créée par Vichy en 1941. Serait-ce en souvenir de François Mitterrand, dont J-L Mélenchon est un fervent admirateur, et de son passé collaborationniste vichyste ?
Quand au fait que « le pays nantais va aspirer les gens et les activités économiques » et que « ce sera fini pour le pays rennais », on tombe dans la méconnaissance, voulue ou non, des réalités. D’une part l’influence de l’économie du pays nantais, rattachement ou non, sur le reste de la Bretagne n’est pas récente. Elle date du moyen-âge, époque où le siège du pouvoir était Nantes. D’autre part Rennes n’est pas aspiré par Nantes et ne le sera pas.
La question en Bretagne ne se joue pas là, mais dans la fracture Est-Ouest, que la Délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale (DATAR) définissait en 1992 : « Tout ce qui est à l’ouest de la ligne Rennes/Nantes/-Saint-Nazaire est un finistère, c’est à dire un territoire sans intérêt économique ». Et c’est ce territoire, dans le cadre de la politique de métropolisation et de concurrence territoriale, qui aspire depuis 40 ans les gens et les activités économiques de l’Ouest de la Bretagne, comme le montre leur dynamisme économique et démographique, au détriment du reste de la Bretagne, et en particulier des Côtes d’Armor et du centre Bretagne, de Pontivy à Carhaix. Cette volonté de résistance et de refus à cette politique délétère fut un des motifs de la lutte au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. Enfin cela signifie donc pour Cécile Beaudoin, et on peut l’imaginer pour d’autres élu.e.s breton.ne.s de la FI, qu’elle ne remet pas en cause cet état de fait néolibérale de concurrence des territoires, puisqu’elle ne plaide pas pour une remise en cause de cette politique, mais au contraire l’assume comme inévitable.
Biorégions contre écorégions : Démocratie locale contre centralisme étatique
Le choix du terme écorégions et non biorégions par la direction de la FI et donc Jean-luc Mélenchon n’est pas fortuite. En effet l’écorégion, à l’inverse de la biorégion, n’inclue pas la dimension humaine, culturelle et historique. Exit donc la question des différents peuples et de leurs cultures et langues qui composent le territoire français continental européen que la République française n’a cessé et ne cesse de chercher à détruire. Tout en dénonçant l’impérialisme de la langue anglaise au non de la diversité.
Le concept de biorégion est bien plus large que celui d’écorégion car il prend en compte de nombreux autres critères dont la réalité humaine, culturelle et historique.
Comme l’écrivent en 1977 Peter Berg et Raymond Dasmann, le terme de « biorégion » est utilisé pour « faire référence au contexte géographique autant qu’au contexte cognitif – à savoir aussi bien à un lieu qu’aux idées qui ont été développées à propos des manières de vivre en ce lieu». « Au sein d’une biorégion, on trouve une uniformité de conditions d’influence du vivant ; conditions qui à leur tour influencent l’occupation humaine. » Et plus loin : « Une biorégion peut initialement être déterminée par le biais de la climatologie, de la géomorphologie, de la géographieanimale et végétale, de l’histoire naturelle et d’autres sciences naturelles encore. Cependant, ce sont les gens qui y vivent, avec leur capacité à reconnaître les réalités du vivre in situ qui s’y pratique, qui peuvent le mieux définir les limites d’une biorégion. »
Pour l’auteur américain Kirckpatrick Sale, le biorégionalisme implique nécessairement des modes d’organisation décentralisés de la société. Selon lui, la biorégion est «un lieu défini non pas par des diktats humains, mais par des formes de vie, la topographie, son biotope ; une région gouvernée non par la législature, mais par la nature […]. Le biorégionalisme exprime ses idées essentielles que je crois nécessaires à la survie de l’humanité sur la terre : la compréhension écologique, la conscience régionale et communautaire, la possibilité de développer un ensemble de sagesses et de spiritualité basée sur la nature, la sensibilité bio centrée, l’organisation sociale décentralisée, l’entraide, et l’humilité des groupes humains. » A l’inverse donc du projet des fantasmes des technocrates centralisateurs de la France Insoumise ne connaissant pas les réalités locales et niant la réalité humaine, culturelle et historique.
La Bretagne : une bio région
Selon Serge Latouche, professeur émérite d’économie à l’université d’Orsay, surnommé « le pape de la décroissance », une biorégion correspond à « uneentité spatiale cohérente traduisant une réalité géographique, sociale et historique ».
C’est exactement ainsi que l’on peut définir la Bretagne. Ce que l’on appelle l’identité bretonne, ou le peuple breton, correspond à cette entité. Il existe en effet une réalité géographique, sociale et historique, bien antérieure à ce que l’on appelle la France. Cette dernière commence véritablement à exister à partir du 13e siècle avec Louis 9, dit Saint Louis, qui abandonne le titre de roi des Francs au profit de celui de roi de France. La Bretagne, au début nommée Petite Bretagne (pour ne pas la confondre avec la Grande Bretagne) apparaît dans des textes dès le 6e siècle. Puis la noblesse bretonne s’émancipe totalement des carolingiens avec Nominoe en 845 en tant que royaume. Elle se transforme en duché en 945 avec Nantes comme capitale. Ses frontières n’ont quasiment pas bougées pendant 1000 ans jusqu’au découpage administratif de l’Etat Français pétainiste puis de l’Etat Français de la très monarchique et centraliste 5e République en 1972 avec la création de la région administrative dite des Pays De Loire (PDL qui sont aussi les initiales des 3 grands démocrates français qui en 1941 ont signé le 1er décret amputant la Bretagne d’1/5e de son territoire, à savoir Pétain Darlan Laval). Mais ce découpage purement administratif et technocratique fait que le pays nantais (en gros la Loire-Atlantique moins la partie morbihanaise située au sud de La Vilaine) est détaché administrativement de la Bretagne (sauf dans le domaine judiciaire) et rattaché à une région totalement artificielle qui elle est l’inverse même d’une entité spatiale cohérente traduisant une réalité géographique, sociale et historique. Lors de son dernier discours au palais de région (là encore la nostalgie monarchique contre la démocratie) de la région dite des Pays de Loire, un de ses créateurs et 1er président, Olivier Guichard affirma que cette région administrative était obsolète.
Serge Latouche rajoute dans cette définition qu’une biorégion « peut-être plus ou moins rurale ou urbaine. […] Constituée d’un ensemble complexe de systèmes territoriaux locaux, dotée d’une forte capacité d’autosoutenabilité écologique ». Ce qui là aussi correspond au territoire breton historique. Même si celui-ci a été très abîmé par l’agriculture pétro-chimique, à l’image des marées vertes ; Que la pêche artisanale a été très affaiblie et sacrifiée par les dirigeant.e.s de l’Etat français au profit de la pêche industrielles et de celle d’autres Etats européens ; qu’un déséquilibre important a été créé par les politiques d’aménagement en faveur de l’axe Rennes, Nantes, Saint-Nazaire, la Bretagne est encore doté d’un maillage de petites ou moyennes communes, d’une agriculture qui se tourne de plus en plus vers l’avenir en se convertissant au bio (6e rang français pour la région administrative et 5e département de France pour la Loire Atlantique) et qui ne cesse de progresser en nombre, d’une pêche artisanale encore présente. Sa jeunesse est la plus diplômée et formée de l’hexagone. Et enfin et surtout une vitalité culturelle et un attachement important au territoire qui s’exprime régulièrement depuis la fin des années 1960 et en particulier depuis la lutte contre le projet de centrale nucléaire à Plogoff. Suivra la lutte contre le projet de centrale nucléaire au Pellerin puis au Carnet. L’antinucléaire peut être considéré comme un sentiment national breton. Et évidement la lutte contre le projet d’aréroport à Notre Dame des Landes. La Bretagne est donc « dotée d’une forte capacité d’autosoutenabilité écologique » si les choix politiques sont pris en ce sens afin de viser, comme le définit Serge Latouche, « à la réduction des dés économies externes et de la consommation d’énergie »
Conclusion :
Les élection de 2027 et le péril fasciste, qu’il soit des candidat.e.s authentiquement d’extrême droite, comme de ceux ou celles qui en épousent les idées à droite, ne laisseront que peu de choix. Mais il n’y aura pas de chèque en blanc comme en 1981. Fini les lendemains qui déchantent.
Il en va du projet des écorégions présenté par J-L Mélenchon, en contradiction avec ce que son programme présente en terme de démocratie. Et en totale contradiction avec la pensée de l’écologie politique en général qui est basée sur la décentralisation des pouvoirs et l’autonomie démocratique, le respect des peuples, des cultures et des langues, et opposée donc à toute forme de centralisme et d’impérialisme. Il est donc nécessaire que celui-ci soit rediscuté. C’est ça la démocratie, n’en déplaise à Mélenchon et son rapport ambigu hérité du lambertisme à cette idée qu’il ne cesse d’invoquer. A moins qu’il ne veuille perde des voix, alors que le résultat du premier tour sera comme en 2022 très serré pour se qualifier au second tour.
Mais les déclarations de J-L Mélenchon souligne aussi la faiblesse historique du mouvement politique breton démocratique et l’incapacité des responsables du mouvement culturel et linguistique de comprendre que le problème est politique. Beaucoup dénonce ce que les corses ou basques du nord obtiennent. Mais c’est simplement à travers un rapport de force politique qu’iels sont construit.e.s dans leur territoire que les dirigeant.e.s de l’État français leur accorde plus d’autonomie. La FI d’ailleurs le reconnaît implicitement à travers ses déclarations sur l’autonomie de la Corse qu’elle considère comme légitime en raison des scores électoraux des mouvements autonomistes et indépendantistes corses.
Comme le déclarait officieusement, en décembre 1999, un ancien président socialiste du département de Loire-Atlantique : « tant que vous ne ferez pas au moins 5 % on en aura rien à foutre ! Et tant que certains accepteront des miettes, on leur donnera des miettes ! »
On peut se réjouir que les listes unitaires UDB/War-Sav/Pour la Bretagne aux sénatoriales dans les Finistère et dans les Côtes D’Armor assument cette revendication et fasse cette offre politique basée sur le droit de décider en Bretagne.
Le prochain rendez-vous pour rappeler que cette revendication reste vivante en Loire-Atlantique aura lieu le 26 septembre à Nantes à 15h place de Bretagne.
L’Union Démocratique Bretonne, le mouvement Pour la Bretagne et la Gauche Indépendantiste War-Sav apportent leur soutien aux listes “Décider en Bretagne – Dibab e Breizh” aux élections sénatoriales, afin de porter une option basée sur le droit de décider en Bretagne devant les grands électeurs et grandes électrices.
Alors que les parlementaires de Bretagne ont apporté leur soutien à la demande corse d’un statut d’autonomie, il nous parait logique d’affirmer que les Bretons et Bretonnes ont tout autant de légitimité àdéfendre la nécessité d’un cadre démocratique rénové leur permettant d’avoir prise sur leur quotidien en matière d’accès au logement, aux soins, à la justice fiscale et à la réduction des inégalités territoriales, à la
diversité linguistique.
Face à la grave crise démocratique en cours, nos trois organisations affirment que l’autonomie est urgente et indispensable, et que cette proposition doit être au coeur du débat politique des élections sénatoriales. Nous appelons les organisations et individus favorable à la dévolution d’un pouvoir politique en Bretagne à apporter leur soutien à ces listes.
Les quatre titulaires de la liste dans le Finistère sont : Fulup Plouzané, maire de Commana et conseiller communautaire du Pays de Landivisiau, Izold Guégan, conseillère municipale de Carhaix, déléguée à
la langue bretonne et aux relations internationales, Yann Uguen, conseiller municipal de Plabennec, et Louise Le Coz, conseillère municipale de Pont-Aven.
Une démarche similaire est en cours Côtes D’Armor avec Nil Caouissin , conseiller régional, Christèle Daisey-Mogère, ancienne élue de Plouha, et Fabris Tréhorel, maire du Haut-Corlay.
Les deux suppléants sont Nolwenn Morvan, élue à Coatréven et Gael Roblin, élu à Guingamp.
Par ailleurs les organisations impliquées invitent à manifester le 26 septembre à Nantes pour le retour de la Loire-Atlantique en Bretagne et le droit de décider pour le peuple breton de Brest à Clisson, la veilledu scrutin des sénatoriales.
WAR-SAV ( Gauche Indépendantiste ) – UNION DÉMOCRATIQUE BRETONNE – POUR LA BRETAGNE
Un engroezig nerzhus ha yaouank a oa en em gavet e Naoned d’ar Sadorn 28 a viz Gwengolo. Tro-dro mil den o doa treuzet straedoù kêrbenn Breizh da zegas da soñj emañ Bro-Naoned e Breizh hag e fell dezho e vefe savet ur galloud politikel Breizhat eus Brest betek Klison. Brezhoneg ha galleg zo bet klevet mesk-ha-mesk el luganoù.
Un emgav pouezus evit adlavaret e rank ar stourm-se bezañ kaset er straedoù ivez ha pas hepken en un nebeud kendivizoù “keodedel” gant un dornad “Happy Few” pe pennoù-bras dilennet pe get.
Un tropelladig Kanakiz a oa deuet da zibuniñ ganeomp, un degemer c’hwek zo bet graet dezho.
“Divizomp e Breizh eus Brest betek Klison” a oa ger-stur ar vanifestadeg. Setu amañ dindan komzoù talvoudus an aozerien a zispleg-mat ster al lugan. Ur ger-stur a c’hellfe bezañ diazez ur c’houlzad padus evit adluskañ deiziataer politikel hor bro war diazezoù brogarour, evel ma vez kinniget ar framm “Kenurzhierezh Demokratel Breizh” en doa kaset a-benn ar vanifestadeg.
Diskleriadur manifestadeg Naoned
27/09/2025
Ar c’hendivizoù sioul-meurbet dalc’het e saloñsoù koulz hag ar mennadoù na vezont ket kemeret e kont, n’int ket evit kontantiñ ac’hanomp. Evit brudañ an ezhomm zo da sellet ouzh Breizh, ha Breizh en he fezh, evel un egorenn bolitikel, e ranker bezañ er straedoù, da zeiziadoù reoliek, evit ingalañ en deiziataer politikel breizhad lidoù a zo deomp-ni.
Hag evit displegañ perak ur galloud politikel breton eus Brest da gKlison zo ur gwir raktres da wellaat hon doareoù bevañ a vo lakaet diaes c’hoazh gant budjedoù strizh.
En e raktres e soñje an Aotrou Bayrou goulenn ur striv par da 5,3 miliard a euroioù digant ar strollegezhioù lec’hel evit ar bloavezh 2026 : en gwirionez, gouez da gevredigezh ar vaered, e tlefe bezañ par da 9 miliard a euroioù ! Ma vez adkaset seurt budjed gant an Aotrou Lecornu e vo lakaet diaes abominapl barregezh ar c’humunioù pe an etrekumuniezhioù da greñvaat ar servijoù publik lec’hel zo dindan o atebegezh. Mirout a raio ouzhomp da respont d’an azgoulennoù reizh evit muioc’h a lojeiz sokial, evit ar medisinerezh e framm ar servij publik, evit postañ muioc’h a arc’hant er skolioù publik, evit gwellaat goproù kargidi ar velestradurezh publik tiriadel, evit ambrougañ ar c’hevredigezhioù niverus a labour bemdez evit ma c’hello an holl ober sport, ober anaoudegezh gant ar sevenadur pe un dudi bennak.
Ne oa ket kaoz da arboellañ arc’hant pa oa ret sevel aveadurioù sport koustus tro-dro da bPariz evit ar C’hoarioù Olimpek. Ne oa ket kaoz da arboellañ arc’hant pa veze dispignet miliardoù e Kanaky da skeiñ gant hor breudeur ha c’hoarezed Kanak o doa kredet sevel enep an trevadenniñ. Ne oa ket kaoz da arboellañ arc’hant pa oa ret dourañ en un doare brokus ha gant arc’hant publik an embregerezhioù sevel armoù a werzh anezho da Israel evit lazhañ pobl Palestina pe evit ma kreskfe c’hoazh ar riskl brezel.
Amañ, e Liger-Atlantel, e anduromp ouzhpenn, hag abaoe pell, merañ strizh ha rust Rannvro Broioù al Liger gant Christelle de la Morançais. Un efed drastus zo war bed an arzoù hag ar sevenadur, ha muioc’h c’hoazh war rouedad ar c’hevredigezhioù breizhek a zo en diavaez da Rannvro Breizh ha na c’hellont ket en em harpañ war ar memes sikourioù pe war ar memes emglevioù, da skouer evit treuzkas hag implij ar brezhoneg.
Ar budjedoù strizh omp rediet da c’houzañv diwar urzh Pariz o deus torret ar servijoù publik a-denn d’ar yec’hed, evel e vez miret ouzh miliadoù a vretoned d’ober war-dro o yec’hed. An diouer a bolitikerezh youlek war dachenn al lojañ meret e Breizh, a vir ouzh miliadoù a labourerien e Breizh da vevañ dindan o zoenn. Ar gwir hon eus da lavarout un dra bennak ha da zibab amañ ar mod ma vo dispignet arc’hant ar vretoned gant Pariz.
Enebiezh ar renkadoù sokial en deus un efed ivez, ur ment, kenetre takadoù ar stad. Ekonomiezh ar c’hevala er stad-c’hall zo profitabl da gentañ tout d’an embregerezhioù bras ha d’ar greizenn impalaerour gall e Pariz ha d’un dornad meurgêrioù.
Evit an holl abegoù-se e rankomp unvaniñ Breizh, da sevel ur galloud e servij ar bobl e Breizh, ha pas hepken da reizhañ un diviz nann demokratel a ra fae ouzh istor Breizh. Dav e vo adunaniñ Breizh evit dasparzhañ en un doare reizh ar servijoù publik meret ganeomp, evel ma rankomp merañ hon-unan produ hon tailhoù.
Evel-just e vo ret mouezhiañ e Liger-Atlantel, evel e peurrest Breizh, da dermeniñ hon-unan petore barregezhioù a fell deomp mestroniañ ni, pobl Breizh. Arabat eo lodenniñ neuze ar stourm evit adunvaniñ Breizh ouzh ar stourm evit ur gwir c’halloud politikel, eus Brest da gKlison !
Arabat eo dizertiñ ar straed, na lezel ar straed d’ar faskourien. Trugarez d’an holl dud zo deuet hiziv. Miliadoù e oamp e Roazhon evit lidañ gouel Erwan en ur mod all d’ar 17 a viz Mae tremenet. E 2026 e vo lidet devezh gouel Erwan, devezh broadel Breizh, war hentad ar Redadeg a zegouezho e Naoned d’ar 16 a viz Mae 2026. Greomp tout evit ma tassono, er c’hilometradoù diwezhañ, luganoù evit ar brezhoneg, an demokratelezh, ar gwir da bobl Breizh d’en em dermeniñ.
Arabat eo dizertiñ ar straedoù : emgav d’ar Sadorn 26 a viz Gwengolo amañ war blasenn Breizh e Naoned.
Breizh, Breizh en fezh, zo hor bro,
hag ar gwir zo ganeomp da zibab hon dazont !
Le samedi 27 septembre prochain à 15h00 aura lieu la Manifestation « Divizomp e Breizh / Construisons un pouvoir politique breton » à Naoned / Nantes, place de Bretagne, à l’initiative de la Coordination Démocratique de Bretagne.
Le texte ci-dessous a été diffusé pour appeler à participer à cette initiative pour l’unité de la Bretagne, le droit de décider au pays, la justice sociale et environnementale, la langue bretonne. Diffusez cet appel et le visuel sur les réseaux sociaux, et venez en famille manifester le samedi 27 septembre prochain à Nantes ! Stourmomp betek an trec’h !
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Ceux qui pensent que la revendication pour le retour de la Loire-Atlantique au sein d’une Bretagne dont la population disposerait enfin d’un droit de décision sur son avenir n’est plus d’actualité se trompent lourdement.
Face au désengagement de l’État central, qui abandonne de nombreuses missions et conduit des politiques publiques dont les effets sont l’accroissement des inégalités sociales, l’accélération de la destruction écologique et du dérèglement climatique, les bretonnes et les bretons ont le droit de décider de l’avenir de leur pays, de la réunification et des compétences qui y sont liées.
Nous étions des milliers dans les rues de Rennes, le 17 mai, pour refuser l’austérité imposée par Paris aux collectivités locales bretonnes, une austérité qui frappe durement le tissu associatif œuvrant pour la langue et la culture bretonne.
Des collectivités se revendiquant « de gauche », au lieu de résister, appliquent elles-mêmes des mesures d’austérité, au détriment des plus vulnérables, de l’écologie et de la culture. La langue bretonne, déjà en danger, et la culture bretonne paient un prix très lourd en raison de ces coupes budgétaires, tandis qu’en Loire-Atlantique s’exprime une hostilité institutionnelle manifeste de la présidente du Conseil régional dit des « Pays de la Loire », la trumpiste sarthoise Christelle Morançais.
La Bretagne, pays nantais compris, doit devenir un lieu de résistance face au projet politique de M. Retailleau et du Rassemblement national : raciste, réactionnaire, autoritaire, antisocial, anti-écologique, anti-féministe et ultra-centralisateur.
Face à la crise globale du capitalisme, la seule réponse des dirigeant·es pour conserver prérogatives et privilèges passe par l’autoritarisme et la remise en cause des libertés individuelles et collectives conquises par les luttes, tout en détournant la réalité de leurs responsabilités sur des populations dites « étrangères ».
D’où leur soutien, à l’image de Bolloré, aux mouvements fascistes et néo-nazis, dernière ressource de leur projet. La Bretagne est pour eux une terre de mission.
Où sont passées les promesses de ceux qui dirigent aujourd’hui le Conseil régional de Bretagne, qui affirmaient dans leurs programmes vouloir « plus de Bretagne » et agir pour la réunification ?
Un projet que la gauche parisienne et ses relais en Bretagne sont incapables de combattre efficacement, parce qu’ils refusent d’admettre ce constat : en Bretagne, nous avons besoin d’un véritable cadre d’autogouvernement fiscal et législatif, pour porter des politiques publiques ambitieuses en matière de logement, de santé, d’aménagement du territoire, de partage des ressources, de politique linguistique et culturelle au service du peuple.
Construisons la Bretagne en commun, en forgeant des liens complices, des solidarités assumées, des alliances inédites, pour décider, agir et vivre ici, en toute dignité, quelles que soient nos origines ! Stourmomp betek an trec’h !
Le 28 septembre, près de 1500 personnes défilaient à notre initiative, sans aucun incident, dans Nantes, en défendant une vision de la Bretagne arrimée à des principes de pluralisme démocratique, de diversité culturelle et d’humanisme face aux tenants d’un nationalisme français xénophobe, autoritaire et ultra-jacobin. Il s’agissait aussi de réaffirmer que la Bretagne, de Brest à Clisson, est un espace civique cohérent pour construire des politiques publiques volontaristes au bénéfice du plus grand nombre, à commencer par les plus modestes. Dans une ambiance chaleureuse, complice, une petite foule très jeune, joyeuse, de divers horizons avait donc convergé pour affirmer le droit du peuple breton à décider d’un autre modèle social, institutionnel, environnemental.
C’est cette manifestation que Bretagne Réunie et ses alliés avaient choisi de concurrencer par une initiative le 12 octobre dernier.
Nous avons été surpris que certains acteurs de la vie démocratique Nantaise que nous estimons ne sachent pas saisir l’opportunité du 28 septembre pour une Bretagne démocratique.
L’initiative du 12 octobre — qui a fini dans la confusion et des échanges de coups — est la conséquence de la présence d’un groupe nostalgique du 3ᵉ Reich, puisque que Bretagne Réunie n’a pas su les tenir à distance en ayant un message clairement antiraciste.
Plutôt que de se livrer à une autocritique, Bretagne Réunie préfère aujourd’hui mettre sur le même plan les néofascistes et ceux qui les combattent et refusent leur présence. C’est pour nous inacceptable. Cela oblitère de manière définitive et irrémédiable la possibilité pour Bretagne Réunie d’incarner un quelconque combat démocratique breton et de défiler dans les rues de Nantes.
Nous donnons d’ors et déjà rendez-vous à celles et ceux qui défendent l’idée d’un pouvoir politique breton sur les cinq départements et le refus du fascisme, à manifester le samedi 27 septembre 2025 dans les rues de Nantes.
D’ici là, nous proposerons d’autres rendez-vous de mobilisations communes sur lesquels nous communiquerons.
Réseau Asambles : Coordination pour Un Front Révolutionnaire Breton, Dispac’h, Ensemble Sur Nos Territoires, Ingalañ, UDB Yaouank, War-Sav-Gauche Indépendantiste, …
Bonus Bretagne Info sur les dérives anciennes de Bretagne Réunie
et sa capacité à tolérer l’intolérable :
Unité territoriale de la Bretagne, construction d’un pouvoir politique breton, co-officialité de la langue bretonne, antifascisme et solidarité internationaliste étaient les moteurs de la manif du Nantes du 28 septembre.
Prés de 1500 personnes se sont donc retrouvées dans une ambiance chaleureuse, complice. Une petite foule trés jeune, joyeuse, d’horizons divers a convergé dans un moment d’unité populaire pour affirmer que la Bretagne est un sujet politique et pas romantique, et que nous avons besoin d’un pouvoir politique breton de Brest à Clisson.
Bien sûr, actualité oblige, beaucoup souhaitaient aussi marquer leurs solidarité avec les peuples Kanaks, Palestiniens et Libanais.
On a pu y croiser quelques élus locaux, Primael Petit et Eric Bainvel, militants de la Gauche Indépendantiste élus à Saint-Herblain, Aziliz Gouez, élue à la mairie de Nantes et au Conseil Régional de Bretagne, Lionel Henry, maire de Montreuil le Gast, Anton Burel, élu à Cintré, Gael Roblin élu à Guingamp , Maxime Picard adjoint à Questembert, mais aussi Ségolène Amiot Députée, NFP-LFI à Nantes Ouest.
Les collectifs de la Gauche extraparlementaires qui avaient tissé des alliances en perspective de cet événement ont su élargir à d’autres sensibilités, et pour beaucoup de participant·e·s c’était sans doute une première de s’inscrire dans une manifestation pour la réunification de la Bretagne. Une mobilisation qui a affirmé sans complexe la pertinence d’un projet politique dotant notre pays, la Bretagne, d’un autogouvernement de Brest à Clisson.
Des dizaines de militants associatifs, d’animateurs de collectifs revendicatifs divers , des membres d’autres organisations politique ont répondu à l’appel, et souhaitent cheminer ensemble pour affirmer le droit du peuple breton à décider d ‘un autre modèle social, institutionnel, environnemental.
Les mobilisations internationalistes en cours pour la Palestine, et le Liban y ont trouvé une large place.
Un espace politique novateur se dessine en Bretagne. C’est encourageant.
Nous reproduisons ci dessous l’intégralité de la prise de parole du collectif organisateur, lue par deux jeunes brittophones avant que ce défilé, sans aucun incident, ne se termine au son de la musique bretonne au pied de la tour Bretagne.
Les propositions de mobilisations communes pour construire la Bretagne en commun sont nombreuses. Le 12 octobre une importante convergence à Carhaix se dessine pour défendre l’hopital public et l’accès aux soins partout en Bretagne.
Prise de parole Bretagne en Commun– 28 septembre 2024, Nantes.
Nous sommes venus redire que le pays nantais, c’est la Bretagne, et que nous voulons être consultés par voie référendaire sur le périmètre et les compétences de notre pays, de Brest à Clisson.
Nous sommes venus redire notre colère à l’endroit des stratégies d’austérité déployées par la droite réactionnaire qui préside aux destinées de l’invraisemblable Région des Pays de la Loire, et qui ciblent en particulier les associations œuvrant en Loire Atlantique pour la langue bretonne et le gallo et pour la culture populaire bretonnes.
Ces attaques contre notre culture populaire sous toute ses formes et le patrimoine immatériel sont inadmissibles !
Et elles sont singulièrement préjudiciables au moment où nous avons besoin de moyens renforcés pour développer des fondamentaux culturels et linguistiques qui nous permettent de décliner une vision intégratrice de la Bretagne.
Une vision ouverte à toutes celles et ceux qui viennent vivre et travailler en Bretagne, sans distinction de couleur, de religion ou de genre.
Une vision arrimée à des principes de pluralisme démocratique, de diversité culturelle et d’humanisme que nous saurons défendre face aux tenants d’un nationalisme français xénophobe, autoritaire et ultra-jacobin.
Alors ici à Nantes, dans la ville qui abrite la plus grande école Diwan de Bretagne, nous sommes venus redire que doit cesser l’hostilité institutionnelle vis-à-vis de ceux qui œuvrent pour faire vivre la langue bretonne dans nos écoles et hors leurs murs. L’avenir de notre langue se joue aussi dans les métropoles et l’Est de la Bretagne. Afin de cadrer la politique linguistique en Loire Atlantique, nous avons besoin d’une convention équivalente à celle accordée à la Région Bretagne. Et à 18 mois des élections municipales, nous attendons des engagements en ce sens des élus nantais.
Nous allons devoir nous appuyer sur nos collectivités locales car le pouvoir central est entre des mains hostiles.
Faut-il l’illustrer ? Au sein du gouvernement de droite radicale aujourd’hui en place à Paris, le Ministère de l’intérieur est aux mains de Bruno Retailleau, ancien Président des Pays de la Loire –un homme qui s’est distingué – parmi d’autres combats d’arrière-garde – par son hostilité à la ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires. La nouvelle Ministre de l’Education, Anne Genetet, figure quant à elle parmi les 60 députés signataires du recours constitutionnel contre la loi Molac sur les langues dites « régionales », ayant conduit à une censure partielle de cette loi et donc à une précarisation de l’enseignement immersif en langue bretonne.
Nous pourrions continuer la liste mais nous préférons nous arrêter là et proclamer haut et fort que les lugubres desseins de ces hérauts d’une conception monolithique, verticale et asséchante de la République ne passeront pas en Bretagne !
Et c’est pourquoi aujourd’hui, à Nantes, nous sommes venus – aussi et surtout – parler de démocratie. Car la réunification, la construction d’un pouvoir politique breton sur les cinq départements, sont fondamentalement des enjeux de réappropriation du droit de débattre, de délibérer et de décider de notre avenir collectif.
En ces jours où la frustration démocratique est à son comble suite à la nomination à Paris d’un gouvernement ne reflétant pas le résultat des urnes, nous clamons notre défiance à l’endroit de ce gouvernement et notre volonté de voir les collectivités locales bretonnes – depuis la commune jusqu’à la Région – devenir autant de lieux de résistance à un projet politique qui, sous la bannière du « retour à l’Ordre », s’annonce d’ores et déjà dangereusement réactionnaire, autoritaire, antisocial, anti-écologique, anti-féministe et ultra-centralisateur.
Un projet politique en phase avec l’agenda du Rassemblement National.
Lequel Rassemblement National, rappelons-le, propose (entre autres infamies) la suppression des conseils régionaux. Et lequel Rassemblement National a été le seul parti à voter, en session plénière de la Région Bretagne, CONTRE la demande d’autonomie qui y fait formellement consensus.
Nous avons pourtant urgemment besoin d’un cadre d’autogouvernement fiscal et législatif en Bretagne pour porter des politiques publiques transformatrices et équitables en matière de logement et de santé, d’aménagement du territoire et de partage des ressources.
Et parce que nous sommes fiers de notre identité bretonne ; parce que nous sommes forts de notre cohésion sociale et de notre vivacité culturelle, nous rejetons fermement la politique du bouc émissaire et l’exploitation des colères sociales qui constituent le fonds de commerce des nationalo- populistes en France comme ailleurs en Europe :
Ce ne sont ni les réfugiés ni les migrants, quelle que soit leur religion, qui contribuent au dérèglement climatique. Ils en sont souvent les premières victimes.
Ce ne sont ni les réfugiés ni les migrants, quelle que soit leur religion, qui sont la cause de la diminution dramatique de la population agricole et du nombre de fermes à travers la Bretagne. Ils sont nombreux à trimer dans nos serres et dans nos usines agro-alimentaires.
Ce ne sont pas eux non plus qui ont cassé les outils de financement du logement social, qui contribuent à l’envolée des prix des maisons sur le littoral breton, ou qui décident de la fermeture des services publics – hôpitaux, collèges, écoles – essentiels à la prospérité de nos territoires.
Et puisque l’on parle beaucoup de Front Populaire et d’unité ces temps-ci, rappelons que le terme fut utilisé pour la première fois en janvier 1936 à l’occasion d’un scrutin dans l’état espagnol. Ce fut un accord entre toutes les forces de gauche, mais aussi avec toutes les forces des périphéries, les nationalités — catalane, basque, galicienne, andalouse – un accord qui intégrait le respect du droit à l’autodétermination des peuples et une large amnistie pour les prisonniers politiques. On peut espérer que de telles exigences en matière de démocratie et de justice puissent inspirer les animateurs contemporains du Nouveau Front Populaire en France.
Aucune refondation démocratique ne pourra avoir lieu sans rupture avec la mystique du centralisme national-républicain.
Pour notre part, nous tenons à clôturer cette prise de parole par un salut à nos amis ukrainiens et palestiniens, dont les drapeaux flottent ici aux côtés du Gwenn-ha-Du. Et nous adressons un salut chaleureux, par-delà les mers et les murs des pénitenciers, aux insurgés Kanaks emprisonnés et à leurs familles, ainsi qu’à ceux qui — en Martinique et en Guadeloupe — manifestent contre la vie chère ; ils nous montrent l’exemple.
La mobilisation de la société bretonne pour une reconstruction démocratique est en cours. Elle doit se poursuivre et s’amplifier :
Le 1er octobre, les organisations syndicales mobiliseront contre l’austérité ; soyons partout à leurs côtés, dans les villes et dans les bourgs, dans les entreprises et dans les quartiers de Bretagne !
Le 5 octobre, une flottille antifasciste tentera de libérer l’archipel des Glénan de l’emprise de M.Bolloré ; faisons tout pour que cette action soit couronnée de succès et appelons les vents de la Bretagne à gonfler leurs voiles !
Le 12 octobre, à Carhaix, les défenseurs des hôpitaux publics se rassembleront pour défendre l’accès aux soins dans tous les territoires bretons, urbains comme ruraux ; saisissons cette occasion pour réaffirmer que la Bretagne est un espace civique cohérent pour construire des politiques publiques volontaristes au bénéfice du plus grand nombre, à commencer par les plus modestes.
Oui, commençons dès à présent à construire la Bretagne en commun, en forgeant des liens complices, des solidarités assumées, des alliances inédites, pour décider, agir et vivre ici en toute dignité ! Betek an trec’h !
Un ugent strollad ha kevredigezh bennak o doa galvet da zibuniñ en Naoned disadorn. Deuet eo brav gante, tost da 1500 den a oa deuet da heul ar galv. A bep seurt tud, izel ar geidenn oad memes tra, o doa dibunet gant nerzh ha lañs e straedoù kêrbenn Breizh.
Daou vrezhoneger yaouank o doa kemeret ar gaoz en dibenn e brezhoneg hag e galleg, e anv an aozerien. Sed aze ar pezh o doa lennet :
Deuet omp da lâret endro emañ Bro-Naoned e Breizh, fellout a ra deomp reiñ hor soñj diwar-benn ment ha galloudoù hor bro dre referendom, ha kement-se deus Brest betek Klison.
Deuet omp da lâret endro pegen fuloret omp gant ar strategiezh a rusterioù lakaet e plas gant an tu-dehou kilstourmel hag a zo e penn Rannvro broioù al liger, ur rannvro na c’heller ket krediñ enni. Ar c’hevredigezhioù zo war an dachenn e Liger-Atlantel evit lakaat da vevañ ar gallo hag ar brezhoneg a c’houzañv kalz diwar se.
Trawalc’h gant an tagadennoù enep d’ar brezhoneg, d’ar gallo ha d’ar glad digenvezel !
Gwall nec’hus int d’ar c’houlz ma vez ken nebeud a sikourioù kadarnaet a-benn diorren diazezoù sevenadurel ha yezh hor bro, a-benn lakaat e pleustr hor mod enbarzhus da sellet ouzh hon identelezh.
Ur sell digor war an dud a erru e Breizh a-benn bevañ, labourat er vro, ne vern o liv, o relijion pe o jener.
Un doare da sellet ouzh hor bro zo diazezet war al liesseurted politikel, ar binvidigezh sevenadurel, an denegezh a zifennimp a-benn talañ ouzh ar vroadelouriezh c’hall, estrengas, aotrouniek ha jakobin-meurbet.
Amañ e Naoned, e-lec’h m’emañ ar vrasañ skol Diwan e Breizh, ez omp deuet da lâret e rank enebiezh an ensavadurioù chom a-sav, da geñver an dud oberiant evit ar brezhoneg er skolioù pe en diavaez. Dazont hor yezh a vo ivez er meurgêrioù hag e reter hor bro. A-benn sterniañ ar politikerezh yezh e Liger-Atlantel hon eus ezhomm deus un emglev par d’an hini zo e Rannvro Breizh. 18 miz a-raok an dilennadegoù kêr e fell deomp klevet promesaoù dilennidi Naoned war an dachenn-se.
Ret e vo deomp en em harpañ war strollegezhioù lec’hel p’emañ ar galloud kreiz etre daouarn hon enebourien.
Hag ezhomm zo displegañ ? Er gouarnamant deus an tu-dehou pellañ a gaver e Pariz, maodiernezh an diabarzh zo mestroniet gant Bruno Retailleau, bet prezidant Rannvro Broioù al liger –un den brudet evit e oberennoù kilstourmel, ec’h enebiezh da garta Europa ar yezhoù bro pe minorel.
Ministrez nevez an deskadurezh, Anne Genetet zo bet e-mesk an 60 kannad o doa goulennet digant ar c’huzul bonreizhel lakaat un harz d’al lezenn Molac war ar yezhoù bro, dre se eo bet breskaet c’hoazh statud ar skolioù brezhonek dre soubidigezh.
Gellout a rafemp hiraat al listennad met kavout a reomp gwelloc’h chom a-sav hag embann fraezh ha sklaer ne blegimp ket e Breizh dirak ar mod kriz, reut ha rust o deus da dermeniñ ar Republik.
Setu perak omp deuet hiziv da Naoned evit komz dreist-holl deus demokratelezh. Unaniñ hor bro ha sevel ur galloud politikel Breizhad war ar pemp departamant zo ar pep retañ da adperc’hennañ ar gwir da dabutal, divizout ha dibab petra a vo hon dazont.
D’ur c’houlz m’eo fallgontant an dud gant ar gouarnamant zo e Pariz, ur gouarnamant na glot ket gant disoc’h ar votadegoù e embannomp hon disfiz bras outañ hag hor c’hoant da welet ar strollegezhioù e Breizh da zont da vezañ, deus ar gumun betek ar Rannvro, lec’hioù da enebiñ ouzh ur raktres politikel zo dindan banniel distro an urzh, ur raktres kilstourmel hag arvarus, enep-sokial, enep an ekologiezh, enep-benelour, ha kreizennour tre.
Ur raktres politikel a zo hini ar Rassemblement National e gwirionez.
Degas a reomp d’ho soñj e kinnig ar strollad-se lakaat un termen d’ar c’huzulioù-rannvro. E Rannvro Breizh dilennidi ar strollad-se zo bet ar re nemeto o doa votet enep ar goulenn a emrenerezh douget gant ar brasañ niver.
Ezhomm zo en un doare mallus deus un emc’houarnamant e Breizh gant barregezhioù da sevel tailhoù ha da ober lezennoù, da zougen politikerezhioù publik reizh war dachenn al lojeiz, ar yec’hed, an doare da aozañ ar vro, hag ar mod da rannañ ar pinvidigezhioù.
He peogwir omp fier deus hon identelezh breizhad omp kreñv ivez deus hon birvilh sevenadurel, deus hor c’henunaniezh sokial, hag e nac’homp groñs an doare m’o deus ar bopulisted da dennañ gounit deus ar fulorioù sokial o tiskouez ingal ar memes re a vefe pennoù boucʼhed ar pecʼhedoù. An doare d’ober vil-se zo boutin d’an holl vroadelourien ha populisted er Frañs evel e lec’h all en Europa.
N’eo ket ar repuidi nag an harluidi , ne vern o relijion, zo penn kaoz tommadur an hin. Ar re gentañ int o c’houzañv deus an emdroadur-se.
N’eo ket ar repuidi nag an harluidi, ne vern o relijion, zo penn kaoz an digresk drastus a labourerien-douar, a venajoù e Breizh. Ha gwall niverus int o kiañ er parkeier pe en uzinoù gounezvouederezh.
N’eo ket gante kennebeut eo torret an doareoù da arc’hantaouiñ al lojeiz sokial, n’eo ket ar re-se a laka da greskiñ betek re priz an tiez war aodoù Breizh, n’eo ket gante e vez dibabet da serriñ ar servijoù publik-ospitalioù, skolajoù pe skolioù mil bouezus evit ma c’hellfemp bevañ mat en hor bro.
Ha peogwir e vez kaozeet kalz deus an unaniezh ha deus talbenn ar bobl er mare-mañ, e tegasomp d’ho soñj e oa bet implijet an termen-se evit ar wezh kentañ e miz Genver 1936 da vare votadegoù er stad spagn. Un emglev e oa bet etre nerzhioù an tu-kleiz, reoù ar broadoù hep stad : Katalan, Euskal Herria, Galiza pe Andalouzia, un emglev a zifenne ar gwir d’en em dermeniñ evel pobl hag un distaoliadeg ledan evit ar brizonidi politikel. Emichañs e vo tapet awen diwar an istor-se gant luskerien Talbenn ar Bobl hiziv an deiz er Frañs.
Ne vo ket nevesaet an demokratelezh ma ne lakaer ket un termen da vojenn ar c’hreizennadur broadelour republikan.
Deus hon tu, a-raok klozañ ar brezegenn e saludomp hor c’hamaraded stourm e Palestina pe Ukraina, gwelet e vez o bannieloù o strakal tro-dro deomp, e-kichen ar Gwenn-ha-Du. Ur salud tomm a gasomp , dreist d’ar mor ha da vogerioù an toulloù-bac’h da emsavidi Kanaky, pe da bobl Martinik ha Gwadeloup a ren ur stourm enep da goust ar vuhez pemdez. Ur skouer int evidomp.
Emañ ar bobl e Breizh war an dachenn evit reneveziñ ar vuhez demokratel. Ret eo kenderc’hel ha mont pelloc’h !
D’ar c’hentañ a viz Here e vo ar sindikadoù er straed evit ar goproù : bezomp asambles gante, er c’hêrioù koulz hag er bourkioù, en uzinoù hag e karterioù Breizh !
D’ar 5 a viz Here e klasko ur bagad bigi dieubiñ an inizi Glenan zo dindan krabanoù Bolloré : harpomp anezho evit ma rafent berzh, ra c’hwezo kreñv avelioù Breizh en o gouelioù.
D’an 12 a viz Here, difennourien an ospitalioù publik a vo asambles er straedoù e Karaez evit ma c’hellfe an holl Breizh, er c’hêrioù bras pe diwar ar maez ober war-dro o yec’hed. Bezomp gante da embann fraezh ez eo Breizh un egorenn bolitikel a-zoare d’ober war-dro politikerezhioù publik youlek e servij ar brasañ niver ha da gentañ tout ar re vunud.
Ya, krogomp da sevel Breizh asambles, da skoulmañ kenskoazelloù dic’hortoz evit bevañ, labourat ha divizout e Breizh ! Betek an trec’h !
Construisons la Bretagne en commun Une manifestation pour l’unité de la Bretagne aura lieu à Nantes ce samedi 28 septembre. Mise à l’agenda par une vingtaine d’organisations culturelles et politiques bretonnes, elle tombe à pic ! Ce rassemblement est le premier jalon d’une série de mobilisations portées par la société bretonne. Elle se veut le creuset de convergences entre une demande démocratique non satisfaite en faveur de la consultation de la population sur l’unité et l’évolution institutionnelle de la Bretagne, des exigences linguistiques, culturelles et sociales fondamentales, et le refus de l’extrême-droite et de la xénophobie. En ces jours où la frustration démocratique est à son comble suite à la nomination d’un gouvernement contraire au résultat des urnes, nous invitons l’ensemble des forces politiques humanistes à saisir cette opportunité de manifester dans l’unité notre défiance à l’endroit du gouvernement et notre volonté de voir les collectivités locales bretonnes, depuis la commune jusqu’à la Région, devenir autant de lieux de résistance à une politique qui – sous la bannière du “retour à l’Ordre” – s’annonce dangereusement réactionnaire, autoritaire, anti-écologique, anti-féministe et ultra-centralisatrice.
La manifestation partira du Miroir d’Eau à 15h et se clôturera par un concert-fest noz et une offre de restauration
Communiqué co-signé par Ensemble Sur Nos Territoires, l’Union Démocratique Bretonne et War Sav
Premiers signataires de l’appel du 28 septembre 2024 (par ordre alphabétique) : La Coordination pour un Front Révolutionaire breton CFRB, Dispac’h, Diwan, Ensemble Sur Nos Territoires, la Fédération de Gouren, Ingalañ, Gwened Antifa, la Maison des Citoyens du Monde, la Marche des Solidarités, le Mouvement des Jeunes Kanaks en France, Radio Kerne, Radio Naoned, Ti ar Vro Gwengamp, Ti ar Vro Landerne, Union Démocratique Bretonne, Volya-solidarité Ukraine, War Sav-La Gauche Indépendantiste..
Ar re a soñj dezho ne vo kaoz ken eus distro Liger-Atlantel e Breizh, ur vro a rank tapout galloudoù ledanoc’h, a zo o faziañ.
Breizhiz ha Breizhadezed o deus ar gwir da zibab petra a vo dazont o bro, he ment hag he barregezhioù.
Ne ra ket ken ar stad-greiz war-dro he c’hefridi da gas a-benn politikerezhioù publik p’az a war-gresk an dizingalderioù sokial ha pa rank ar strollegezhioù kemer e kont ar rusterioù. Erru eo poent adlavarout ez eus ezhomm ur galloud politikel Breizhad, eus Brest betek Klison, gant barregezhioù evit : • Un dasparzh reizh deus ar pinvidigezhioù hag an aveadurioù etre ar meurgêrioù ha peurrest Breizh. • Ma vo tu d’an holl daremprediñ servijoù publik ar yec’hed, an treuzdougen hag evit ma vo ul lojeiz a-hed ar bloaz evit an dud zo o chom hag o labourat amañ.
Ar vuhez politikel gall zo saotreet gant tabutoù flaerius diwar-benn an identelezh estrengas : pouezus eo deomp lavarout ez eo Breizh un egor keodedel a-feson a-benn seveniñ politikerezhioù publik talvoudus d’ar muiañ niver, dreist-holl d’ar re vunud.
An dud zo oberiant e Liger-Atlantel evit sevenadur ar vro e-mesk ar bobl, koulz hag evit lakaat da vevañ ar brezhoneg er skolioù ha tro-dro zo o taliñ ouzh un enebiezh ensavadurel splann. Kuzul Rannvro Broioù al Liger a nac’h yalc’hadiñ ar c’hevredigezhioù oberiant tro-dro da Naoned war dachenn yezh ha sevenadur Breizh.
E Liger-Atlantel ne c’hell ket ar vrezhonegerien en em harpañ war un emglev etre ar stad hag ur strollegezh lec’hel, evel ma vez graet e Rannvro Breizh, evit aesaat implij ha treuzkas ar yezh. Ezhomm hon eus da gaout peadra da rannañ diazezoù hor sevenadur hag hor yezh en un doare embarzhus gant an dud a ra an dibab d’ober annez amañ.
• Pobl Breizh zo ar gwir ganti da zibab he dazont eus Brest betek Klison ! • Evit ma c’hello yezh ha sevenadur Breizh bezañ harpet e Liger-Atlantel evel e Rannvro Breizh.
Diskennomp er straedoù ! Emgav d’an 28 a viz Gwengolo dirak ar Melezour Dour e Naoned da 3 e GM !
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