Tag

Omnium Cultural

Browsing

An Diada, devezh broadel Katalonia, a vez dalc’het d’an 11 a viz Gwengolo. Aozet e vez e koun difennourien Barcelona, lazhet o tifenn kêrbenn ar vro e 1714 a-enep soudarded Roue Bro-Spagn. Un devezh vak an hini eo er Generalitat.

Lidoù, predoù, ambrougadennoù liesseurt a vez aozet gant an holl vrogarourien. Talvoudus eo evit priziañ chal-dichal an nerzhioù broadelour hag o barregezh da lakaat o deiziataer broadel e-kreiz ar jeu politikel.

Ar frammoù brogarour brasañ : ANC hag Omnium, bet aozet ganto ar referendom dalc’het e 2017 a-zivout an dizalc’hiezh, o defe bodet ar bloaz-mañ 100 000 den en darvoud pennañ e manif Barcelona. Muioc’h eget warlene eta pa oa deuet tro 80 0000 da lavarout ne oa ket echu emgann pobl Katalonia evit an dizalc’hiezh. Ma ouzhpenner an darvoudoù bet dalc’het d’an derc’hent e Girona hag all e erruer da 130 000 den o defe kemeret perzh en Diada en ur mod pe un all.

 

 

An tu-kleiz dizalc’hour strollet evit an dilennadoù dindan logo ar c’hCUP Candidatura d’Unitat Popular en defe strollet 8 000 den e Barcelona en abadenn bennañ aozet ganto. Diouzh ar beure e oa deuet miliadoù a dud er straed carrer Ferran e-lec’h ma oa bet lazhet ur paotr yaouank anvet Gustau Muñoz, d’an oad a 16 vloaz e 1978 gant polis Madrid da zevezh an Diada. Bep bloaz e teu e familh ha tud yaouank ar strollad Arran da rentañ enor dezhañ ha da c’houlenn justis, kar n’eo ket morse barnet ar poliser en devoa tennet d’an devezh se. Ar bloaz mañ avat , derc’hent an Diadà en deus roet da c’houzout gouarnamant Madrid, hini ar maodiern kentañ sokialour Pedro Sanchez, e vefe digollet ar familh gant ur sammad a 250 000 euro. Un doare eo da anzav kirrigiezh ar stad e muntr ar c’homunour yaouank.

 

Er straed carrer de Ferran e lec’h ma voe bet lazhet Gustau Munoz e 1978. Unan eus e gamaladed asambles gant tud yaouank Arràn o rentañ enor dezhañ Poltred @Directa.cat.

Ur strollad faskour katalan, estrengasourien Aliança Catalana, en doa klasket d’an 10 a viz Gwengolo mont da lakaat bleunioù war bez stroll difennourien 1714, el lec’h ma echu an dibunadegoù broadelour e lidoù an Diadà war ar blasenn Fossar de les Moreres. Ranket o doa kuitaat al lec’h gwarezet gant ar polis kar e oant kelc’hiet a bep tu gant stourmerien enepfaskour deuet a viliadoù da skarzhañ anezho.

An deiz goude ez eo ar strolladig nazi spagnol Nucleo Nacional gant 70 den zo bet chaseet gant tud yaouank an tu-kleiz radikal. Emgannoù zo bet gant ar polis da heul. 18 den a vije bet tapet ha kaset d’ar c’homiserdi.

Un Diada gant muioc’h a berzhidi, hag a ziskouez nerzh padus ar vrogarourien, met un devezh a ra heklev da zevezhioù teñvaloc’h diktatouriezh Franco. Bonreizh 1978 lakaet e plas goude e varv, a roas ar statud a emrenerezh zo e plas e Katalonia betek bremañ. Tro 8 000 000 a dud zo o chom e Katalonia hiziv. N’eus nemet un 20 % anezho a oa en oad da vouezhiañ da vare ar referendom diwar-benn an emrenerezh e 1978…..

 

Laiao Canigo Mouezh Aotreet Arran , re yaouank an tu-kleiz dizalc’hour Poltred @cup

Le bimensuel Suisse “SolidaritéS” qui se définit comme socialiste, féministe, écologiste a interviewé Anna Gabriel Sabaté militante féministe et indépendantiste catalane exilée en Confédération Helvétique en raison du risque de poursuite par l’Espagne pour l’organisation du référendum d’indépendance en Catalogne. En ce moment de nombreux dirigeants indépendantistes catalans sont jugés et risquent de lourdes peines à Madrid pour ce faits. Nous reproduisons ici cet interview d’actualité.

Bretagne Info.

Anna Gabriel à Nantes en Bretagne il y a quelques années.

Notre rédaction s’est entretenue avec Anna Gabriel, ancienne députée de la Candidature d’unité populaire (CUP) au Parlement de Catalogne, au sujet des procès qui se sont ouverts contre les représentant·e·s institutionnel·le·s du gouvernement Catalan pour sédition.

Dix représentant·e·s du gouvernement Catalan et deux porte-paroles des mouvements sociaux (Assemblée Nationale Catalane et Omnium Cultural), en prison depuis une année, sont appelé·e·s à comparaître depuis le 12 février. Pourquoi ce procès ?

Le Procureur général de l’État espagnol a déposé une plainte pénale à l’encontre du gouvernement et de l’ensemble du Bureau du Parlement de Catalogne. Ils·elles sont accus·é·s de rébellion et de sédition. Les deux Présidents de l’ANC et d’Omnium Cultural, associations qui comptent 160 000 membres, sont emprisonnés depuis le 16 octobre dernier au motif qu’ils auraient pu inviter la population à une mobilisation ; un appel jugé criminel par le Procureur de l’État espagnol.

Le parti d’extrême droite Vox, récemment élu au sein du Parlement andalou fait partie de l’accusation. Placé aux côtés des avocats de l’État, il demande 74 ans de prison pour les prisonniers·ères politiques. Vox, fort de son récent succès, a été invité cette semaine au Parlement européen par le parti « Loi et Justice » de Hongrie qui soutient littéralement que «l’immigration peut amener en Europe des pandémies» ou encore que la loi contre les violences de genre doit être abrogée.

Ce procès signifie la défaite de la société civile. Il est la conséquence de l’irresponsabilité de nombreux·euses dirigeant·e·s politiques de l’État espagnol, qui déclarent depuis des décennies que l’unité de l’Espagne ne peut pas être remise en cause. Donc, ce procès est un non-sens. C’est pourquoi certain·e·s défenseurs·euses, certain·e·s accusé·e·s, ont clairement déclaré vouloir accuser l’État de violations des droits fondamentaux perpétrées au nom de l’unité de l’Espagne.

Et maintenant, que faire ?

Il faut continuer à défendre la lutte pour les droits économiques, sociaux, culturels, civils et politiques, car elle en vaut plus que jamais la peine. Continuer à nous battre, car pour l’instant aucun argument raisonnable n’a été avancé qui indique qu’un référendum n’est pas un bon moyen de connaître le véritable appui de la population à l’indépendance de la Catalogne ; une confrontation indispensable avec l’État espagnol que la CUP articule avec la nécessité de proposer des alternatives économiques au système actuel.

Dans le cadre de la monarchie parlementaire, de par la genèse-même de l’État espagnol – et cela nécessiterait une analyse approfondie – il y a peu d’options pour la création d’un système économique plus juste et générant moins d’inégalités. Les partis de gauche ont trop souvent relégué la question de l’indépendance à un addendum de leur lutte politique et sociale. Notre alliance avec eux passe par la reconnaissance de l’exigence de fonder la république, qui est le meilleur moyen de démocratiser l’État.

Certain·e·s pourraient penser qu’il faut oublier tout ce qui s’est passé et attendre de voir si, un jour prochain, les deux tiers du Congrès espagnol décident de modifier la Constitution espagnole de 1978, notamment l’article stipulant que l’unité de l’État espagnol est indissoluble. Notre réponse est simple : nous ne luttons pas pour établir un nouveau cadre territorial. Nous voulons contribuer à un monde plus juste, nous voulons mettre la vie au centre et nous désirons établir des normes juridiques et politiques qui répondent aux besoins de la majorité de la population et non des élites. Rien de tout cela n’est possible dans le cadre de l’État espagnol, malheureusement, car la tendance à l’autoritarisme est encore trop présente.

Ainsi, je ne sais pas si la République catalane sera féministe, mais je sais qu’il sera possible, au moins, d’avoir un processus permettant de définir des bases constitutionnelles dans une perspective de genre. C’est déjà beaucoup plus que ce que nous avons et c’est quelque chose que nous ne pouvons ni ne devons abandonner.

Propos recueillis par Juan Tortosa

Traduction : Delphine Rumpczyk