Tag

palestine

Browsing

Malgré un ultime recours en cassation, non suspensif, le militant communiste libanais Georges Ibrahim Abdallah, incarcéré en France depuis 1984 en raison de sa participation à des actions contre l’occupation de la Palestine et du Liban par Israel et contre l’impérialisme devrait rentrer au Liban le 25 juillet.

 

Comme toutes les composantes impliquées dans la campagne pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah les militants de la Gauche Indépendantiste se réjouissent de sa prochaine libération. Une libération obtenue comme le rappelle le principale intéressé grâce à la solidarité tant au Liban, en Palestine que dans l’état français , en Bretagne et ailleurs..
Nous avons depuis 2005 contribué à ces campagnes pour Georges Abdallah aux cotés d’autres forces et sensibilités en Bretagne et dans l’Hexagone. A Rennes, Saint-Herblain, Guingamp, Nantes, Brest, Carhaix nous avons souvent fait campagne pour lui sous différentes formes d’actions. Nous nous sommes attachés à faire connaitre sa situation dans la population mais aussi chez nos camarades en Kanaky, Galice, Irlande, Martinique qui ont eux aussi répondu présents pour Georges. Nous n’avons pas hésité à nous servir de la tribune électorale pour le soutenir en faisant fi de toute quête de respectabilité.

Si Georges aurait bien sur du rentrer chez lui bien plus tôt , obtenir sa libération sans contrepartie de reniement dans le contexte actuel de profonde offensive contre le mouvement de solidarité avec le Peuple Palestinien tant dans le périmètre de la République Française que dans le reste de l’UE et du monde occidental est bel et bien une victoire politique.

 

BREIZH PALESTINA 2014 Rennes-Roazhon !

En 1999 Georges Abdallah , incarcéré lui depuis 1984, et d’autres prisonniers politiques écrivaient dans le cadre de la Plate-forme du 19 juin 1999 signée par des prisonnier(e)s révolutionnaires, communistes, anarchistes, antifascistes et anti-impérialistes : «Au-delà de leurs divergences politiques et idéologiques, ils/elles entendent constituer une communauté de lutte dans et contre la prison impérialiste et ils/elles espèrent que cette initiative rencontrera un écho dans les luttes extérieures à la prison. La solidarité est une arme ! Les signataires constatent que les raisons qui les ont amené(e)s à lutter contre la bourgeoisie impérialiste, ses États, ses alliances, ses fractions nationales, ses compradores, ses forces armées et policières, etc., loin d’avoir disparu, sont plus impératives que jamais. Jamais l’injustice, la misère et l’oppression n’ont régné à ce point en maîtres de l’humanité. Les lois de l’économie de marché plongent chaque jour plus profondément les peuples du monde dans la misère. La négation des droits nationaux de nombreux peuples, le racisme, le sexisme et la dévastation de l’écosystème participent de cet écrasement général de l’humanité au profit d’une poignée de nanti(e)s. On a raison de se révolter ! » Si le contexte a changé, si beaucoup ont été libérés , ces constats restent pertinents.
Ce texte initié par les militants de la Guérilla Anti-impérialiste des années 80 en Europe de l’Ouest avait été cosigné par Georges bien sur, mais aussi des militants anarchistes, communistes, des républicains irlandais et indépendantistes bretons incarcérés.

Le Parti Travailliste Kanak, les militants de l’IRSP et Eric Bainvel élu de la Gauche indépendantiste en 2018  en solidarité avec Georges Ibrahim Abadallah à St Herblain en Bretagne

Plus loin, anticipant le chantage au reniement , au repentir que la justice Française n’a cessé de réclamer (en vain ) de Georges Abdallah , les signataires précisaient : « Au-delà de toutes les divergences possibles de stratégie et de tactique, au-delà de toutes les discussions sur l’opportunité de telle ou telle forme de lutte à tel ou tel moment, les signataires affirment que le recours à la violence est légitime contre l’exploitation et l’oppression, pour la libération sociale et populaire, pour la conquête d’une société juste et fraternelle.
Pas de justice, pas de paix ! Par conséquent, les signataires refusent et dénoncent tout chantage du type « libération contre repentir », « libération contre dissociation », « libération contre collaboration », etc. Les signataires peuvent avoir un regard critique sur leur expérience militante, mais ce regard critique ne concerne et ne doit servir que le mouvement de libération sociale et populaire. Ils refusent donc de faire de cet éventuel regard critique l’objet d’une transaction avec l’appareil bourgeois, dans la mesure où celui-ci ne pourra que s’en servir contre le mouvement de libération sociale et populaire. Ni repentir, ni capitulation ! Les signataires ont tous et toutes bénéficié d’un soutien extérieur, d’une solidarité active avec leurs pays respectifs et parfois au-delà. Ils/elles appellent toutes les forces et toutes les personnes solidaires à prendre acte de la communauté de lutte qu’ils/ elles constituent, à refléter cette communauté de lutte dans leur propre activité de soutien, à développer la coopération et l’unité entre elles. »

Manif en 2014 à Rennes Libérez Georges Ibrahim Abdallah !
@Crédit Bretagne-Info

Dans une période de dépolitisation extrême , de criminalisation de l’expression la plus basique de la solidarité avec le peuple palestinien , relire cet appel , un quart de siècle après , replace les enjeux  fondamentalement politiques de la solidarité avec Georges Abdallah, mais aussi avec les forces qui au Liban et en Palestine, combattent l’impérialisme occidental , notamment français.
Nous saluons ceux et celles avec qui nous avons partagé ces campagnes et initiatives et qui parfois , tel le collectif “Palestine Vaincra” de Toulouse ou d’autres qui ont subit la répression pour leur solidarité avec le mouvement de libération nationale en Palestine.
Nous remercions Georges Abdallah qui a tenu tête à la justice française depuis tant de décennies et qui prouve ainsi que l’on peut résister à l’ordre impérialiste qui ordonne dans la métropole la soumission et la dépolitisation.

Nous affirmons notre solidarité avec les milliers de prisonniers politiques palestiniens, avec tous les détenus de la guérilla communiste et anti-impérialiste encore emprisonnés dans l’État Espagnol, en Italie et plus particulièrement avec Daniela Klette actuellement en procès en Allemagne pour sa participation aux actions de la Fraction Armée Rouge. Cette solidarité politique s’étend aussi aux militants indépendantistes Corses et Basques qui ont été longtemps les camarades de détention de Georges.

Nous émettons le souhait que les convergences nées en Bretagne dans les campagnes de solidarité avec la Palestine depuis quelques mois qui ont permis d’affirmer haut et fort l’exigence de la libération de Georges Abdallah perdurent. La dénonciation du versement d’argent public à l’industrie de mort à Brest, Etrelles, Nantes, Indret, Saint-Nazaire, Lorient, Lannion, au profit de Thalès, Naval Group, et tous leurs sous-traitants doit être à l’agenda politique du mouvement de la solidarité avec la Palestine en  Bretagne. C’est avec cet argent de différentes collectivités locales , dont le Conseil Régional de Bretagne, que sont fabriqués les engins de mort qui participent au génocide à Gaza perpétré aux yeux de tous par les sionistes.

C’est un objectif important pour la solidarité concrète avec le peuple palestinien et avec tous ceux qui vivent sous les bombes de l’impérialisme notamment au Liban et qui résistent. C’est aussi un objectif important pour démilitariser la Bretagne et la libérer de l’influence néfaste du lobby militaro-industriel qui gangrène notre économie et pollue notre pays, trompe notre jeunesse.

War-Sav, Pour la Gauche Indépendantiste Bretonne.

 

A quelques jours d’une audience cruciale pour Georges Abdallah le 19 décembre prochain, une trentaine d’organisations actives sur le terrain de la solidarité avec la Palestine en Bretagne unissent leurs voix pour réaffirmer l’importance du combat pour Georges, indissociable du combat des peuples Palestinien et Libanais.

Le combat pour la libération de Georges Abdallah est indissociable du combat pour la liberté des peuples ! Il est partie intégrante du combat pour la libération des prisonniers politiques et révolutionnaires !

 

Georges Abdallah est un communiste libanais, engagé pour la libération de la Palestine. Libérable depuis 1999, l’État français refuse de le voir libre, car il continue de porter la voie de la résistance dans la guerre de libération contre l’impérialisme et son expression sioniste. Georges Abdallah est aujourd’hui le plus vieux prisonnier politique d’Europe – après plus de 40 ans d’emprisonnement. Il porte cette année sa 10ème demande de libération conditionnelle.

 

Le 15 novembre dernier, le Tribunal d’Application des Peines de Paris a entendu les 4000 soutiens  réunis à Lannemezan le 26 octobre devant la prison où est détenu Georges Abdallah. Ils ont entendu l’écho de leur détermination sans faille à continuer le combat jusqu’à la libération de ce prisonnier d’exception.

 

Le 15 novembre dernier, le Tribunal d’Application des Peines de Paris a entendu l’amplification de la mobilisation et l’élan populaire pour la libération de Georges Abdallah qui désormais s’étend sur l’ensemble de l’Hexagone et à l’international pour résonner d’une seule voix au cri de « libérez Georges Abdallah » comme ce fut le cas le 14 novembre dernier, dans plus de 35 villes coordonnées dans l’action.

 

Le 15 novembre dernier, le Tribunal d’Application des Peines de Paris a entendu que cet élan solidaire initié il y a plus de 20 ans, n’a fait qu’enfler et se propager, notamment ces derniers mois, pour déferler massivement et imposer que la libération de Georges Abdallah – et avec elle la légitime cause palestinienne – soit à l’ordre du jour de toutes nos luttes et réoccupe le devant de la scène politique.

 

Le 15 novembre dernier, le Tribunal d’Application des Peines de Paris a compris que tout comme « Gaza ne portera jamais le drapeau blanc de la capitulation. Ni les sionistes, ni aucune autre criminelle force ne réussiront jamais à briser la volonté de la résistance à Gaza », de même jamais Georges Abdallah ni ses soutiens ne porteront le drapeau blanc de la capitulation, car Georges Abdallah est de nos luttes et sa libération effective est notre combat pour la victoire ou la victoire.

 

Alors oui, le 15 novembre dernier, une victoire politique et juridique a été remportée, mais le combat continue ! Pour contrer l’appel déposé par le parquet, qui suspend la décision du Tribunal autorisant la libération de Georges Abdallah, nous nous inscrivons dans le nouvel appel de la Campagne Unitaire pour la Libération de Georges Abdallah (CUpLGA), pour que « mille initiatives fleurissent pour sa libération sur le plan local, national et international ».

 

Partout en Bretagne,où les collectivités locales subventionnent grassement Thalès et le lobby militaro-industriel qui tirent profit de l’offensive impérialiste au Liban Palestine,  soyons nombreux à participer ce 6 décembre 2024, à la journée internationale d’actions coordonnée pour la libération de Georges Abdallah. Multiplions les rassemblements, prises de parole, affichages, expositions de banderoles ou expressions artistiques.

 

Le combat de Georges Abdallah est indissociable du combat pour la libération des peuples des peuples palestinien et libanais. Il est aussi partie intégrante du combat pour la libération des prisonniers politiques et révolutionnaires détenus par l’État français, notamment de nos camarades kanaks, basques, ou corses.

Signataires :

-Campagne Unitaire pour la Libération de Georges Abdallah (CUpLGIA)
– War-Sav – Gauche indépendantiste bretonne
– Jeunes Révolutionnaires
– Fédération Syndicale Etudiante (FSE)
– DISPAC’H – Collectif de la gauche indépendantiste bretonne
– Union Juive Française pour la Paix (UJFP) – Bretagne
– Tsedek Breizh !- Collectif juif décolonial
– Coordination pour un Front Révolutionnaire Breton (CFRB)
– UDB Yaouank – Jeunes de l’Union Démocratique Bretonne (UDB)

Côtes d’Armor (22)
– Collectif décolonial 22
– NPA Révolutionnaire 22 – Comité Nathalie Le Mèl
– Collectif Georges Ibrahim Abdallah 22
– AFPS Rennes 22 – Saint Brieuc

Ille-et-Vilaine (35)
– AFPS Rennes
– Horizon Palestine – Rennes
– Comité Palestine Beaulieu
– FSE Rennes
– Solidaires étudiant-e-s (SESL) Rennes
– Young Struggle – Rennes
– Révolution Permanente – Rennes
– Le Poing Levé – Rennes
– NPA L’Anticapitaliste – Rennes
– Jeunesses anticapitalistes – Rennes
– France Insoumise – Rennes
– Jeunes Insoumis – Rennes
– Union Pirate Rennes 1
– Union Pirate Rennes 2

Finistère (29)
– AFPS Centre-Bretagne
– Jeunes Communistes Finistère (MJCF)
– UEC Brest

Loire-Atlantique ( 44)
– NPA L’Anticapitaliste du Finistère Loire-Atlantique (44)
– Jeunes pour la Palestine – Nantes
– Union pour la Reconstruction Communiste (URC) de Loire Atlantique (ANC/RC)

Unité territoriale de la Bretagne, construction d’un pouvoir politique breton, co-officialité de la langue bretonne, antifascisme et solidarité internationaliste étaient les moteurs de la manif du Nantes du 28 septembre.

Prés de 1500 personnes se sont donc retrouvées dans une ambiance chaleureuse, complice. Une petite foule trés jeune, joyeuse, d’horizons divers a convergé dans un moment d’unité populaire pour affirmer que la Bretagne est un sujet politique et pas romantique, et que nous avons besoin d’un pouvoir politique breton de Brest à Clisson.

Bien sûr, actualité oblige, beaucoup souhaitaient aussi marquer leurs solidarité avec les peuples Kanaks, Palestiniens et Libanais.

On a pu y croiser quelques élus locaux, Primael Petit et Eric Bainvel, militants de la Gauche Indépendantiste élus à Saint-Herblain, Aziliz Gouez, élue à la mairie de Nantes et au Conseil Régional de Bretagne, Lionel Henry, maire de Montreuil le Gast, Anton Burel, élu à Cintré, Gael Roblin élu à Guingamp , Maxime Picard adjoint à Questembert, mais aussi Ségolène Amiot Députée, NFP-LFI à Nantes Ouest.

Les collectifs de la Gauche extraparlementaires qui avaient tissé des alliances en perspective de cet événement ont su élargir à d’autres sensibilités, et pour beaucoup de participant·e·s c’était sans doute une première de s’inscrire dans une manifestation pour la réunification de la Bretagne. Une mobilisation qui a affirmé sans complexe la pertinence d’un projet politique dotant notre pays, la Bretagne, d’un autogouvernement de Brest à Clisson.

L’intuition politique des militants de la gauche indépendantiste diffusée dès le mois de mai était la bonne.

Des dizaines de militants associatifs, d’animateurs de collectifs revendicatifs divers , des membres d’autres organisations politique ont répondu à l’appel, et souhaitent cheminer ensemble pour affirmer le droit du peuple breton à décider d ‘un autre modèle social, institutionnel, environnemental.

Les mobilisations internationalistes en cours pour la Palestine, et le Liban y ont trouvé une large place.

Un espace politique novateur se dessine en Bretagne. C’est encourageant.

Nous reproduisons ci dessous l’intégralité de la prise de parole du collectif organisateur, lue par deux jeunes brittophones avant que ce défilé, sans aucun incident, ne se termine au son de la musique bretonne au pied de la tour Bretagne.

Les propositions de mobilisations communes pour construire la Bretagne en commun sont nombreuses. Le 12 octobre une importante convergence à Carhaix se dessine pour défendre l’hopital public et l’accès aux soins partout en Bretagne.

 

Prise de parole Bretagne en Commun– 28 septembre 2024, Nantes.

Nous sommes venus redire que le pays nantais, c’est la Bretagne, et que nous voulons être consultés par voie référendaire sur le périmètre et les compétences de notre pays, de Brest à Clisson.

Nous sommes venus redire notre colère à l’endroit des stratégies d’austérité déployées par la droite réactionnaire qui préside aux destinées de l’invraisemblable Région des Pays de la Loire, et qui ciblent en particulier les associations œuvrant en Loire Atlantique pour la langue bretonne et le gallo et pour la culture populaire bretonnes.

Ces attaques contre notre culture populaire sous toute ses formes et le patrimoine immatériel sont inadmissibles !

Et elles sont singulièrement préjudiciables au moment où nous avons besoin de moyens renforcés pour développer des fondamentaux culturels et linguistiques qui nous permettent de décliner une vision intégratrice de la Bretagne.

Une vision ouverte à toutes celles et ceux qui viennent vivre et travailler en Bretagne, sans distinction de couleur, de religion ou de genre.

Une vision arrimée à des principes de pluralisme démocratique, de diversité culturelle et d’humanisme que nous saurons défendre face aux tenants d’un nationalisme français xénophobe, autoritaire et ultra-jacobin.

Alors ici à Nantes, dans la ville qui abrite la plus grande école Diwan de Bretagne, nous sommes venus redire que doit cesser l’hostilité institutionnelle vis-à-vis de ceux qui œuvrent pour faire vivre la langue bretonne dans nos écoles et hors leurs murs. L’avenir de notre langue se joue aussi dans les métropoles et l’Est de la Bretagne. Afin de cadrer la politique linguistique en Loire Atlantique, nous avons besoin d’une convention équivalente à celle accordée à la Région Bretagne. Et à 18 mois des élections municipales, nous attendons des engagements en ce sens des élus nantais.

Nous allons devoir nous appuyer sur nos collectivités locales car le pouvoir central est entre des mains hostiles.

Faut-il l’illustrer ? Au sein du gouvernement de droite radicale aujourd’hui en place à Paris, le Ministère de l’intérieur est aux mains de Bruno Retailleau, ancien Président des Pays de la Loire –un homme qui s’est distingué – parmi d’autres combats d’arrière-garde – par son hostilité à la ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires. La nouvelle Ministre de l’Education, Anne Genetet, figure quant à elle parmi les 60 députés signataires du recours constitutionnel contre la loi Molac sur les langues dites « régionales », ayant conduit à une censure partielle de cette loi et donc à une précarisation de l’enseignement immersif en langue bretonne.

Nous pourrions continuer la liste mais nous préférons nous arrêter là et proclamer haut et fort que les lugubres desseins de ces hérauts d’une conception monolithique, verticale et asséchante de la République ne passeront pas en Bretagne !

Et c’est pourquoi aujourd’hui, à Nantes, nous sommes venus – aussi et surtout – parler de démocratie. Car la réunification, la construction d’un pouvoir politique breton sur les cinq départements, sont fondamentalement des enjeux de réappropriation du droit de débattre, de délibérer et de décider de notre avenir collectif.

En ces jours où la frustration démocratique est à son comble suite à la nomination à Paris d’un gouvernement ne reflétant pas le résultat des urnes, nous clamons notre défiance à l’endroit de ce gouvernement et notre volonté de voir les collectivités locales bretonnes – depuis la commune jusqu’à la Région – devenir autant de lieux de résistance à un projet politique qui, sous la bannière du « retour à l’Ordre », s’annonce d’ores et déjà dangereusement réactionnaire, autoritaire, antisocial, anti-écologique, anti-féministe et ultra-centralisateur.

Un projet politique en phase avec l’agenda du Rassemblement National.

Lequel Rassemblement National, rappelons-le, propose (entre autres infamies) la suppression des conseils régionaux. Et lequel Rassemblement National a été le seul parti à voter, en session plénière de la Région Bretagne, CONTRE la demande d’autonomie qui y fait formellement consensus.

Nous avons pourtant urgemment besoin d’un cadre d’autogouvernement fiscal et législatif en Bretagne pour porter des politiques publiques transformatrices et équitables en matière de logement et de santé, d’aménagement du territoire et de partage des ressources.

Et parce que nous sommes fiers de notre identité bretonne ; parce que nous sommes forts de notre cohésion sociale et de notre vivacité culturelle, nous rejetons fermement la politique du bouc émissaire et l’exploitation des colères sociales qui constituent le fonds de commerce des nationalo- populistes en France comme ailleurs en Europe :

Ce ne sont ni les réfugiés ni les migrants, quelle que soit leur religion, qui contribuent au dérèglement climatique. Ils en sont souvent les premières victimes.

Ce ne sont ni les réfugiés ni les migrants, quelle que soit leur religion, qui sont la cause de la diminution dramatique de la population agricole et du nombre de fermes à travers la Bretagne. Ils sont nombreux à trimer dans nos serres et dans nos usines agro-alimentaires.

Ce ne sont pas eux non plus qui ont cassé les outils de financement du logement social, qui contribuent à l’envolée des prix des maisons sur le littoral breton, ou qui décident de la fermeture des services publics – hôpitaux, collèges, écoles – essentiels à la prospérité de nos territoires.

Et puisque l’on parle beaucoup de Front Populaire et d’unité ces temps-ci, rappelons que le terme fut utilisé pour la première fois en janvier 1936 à l’occasion d’un scrutin dans l’état espagnol. Ce fut un accord entre toutes les forces de gauche, mais aussi avec toutes les forces des périphéries, les nationalités — catalane, basque, galicienne, andalouse – un accord qui intégrait le respect du droit à l’autodétermination des peuples et une large amnistie pour les prisonniers politiques. On peut espérer que de telles exigences en matière de démocratie et de justice puissent inspirer les animateurs contemporains du Nouveau Front Populaire en France.

Aucune refondation démocratique ne pourra avoir lieu sans rupture avec la mystique du centralisme national-républicain.

Pour notre part, nous tenons à clôturer cette prise de parole par un salut à nos amis ukrainiens et palestiniens, dont les drapeaux flottent ici aux côtés du Gwenn-ha-Du. Et nous adressons un salut chaleureux, par-delà les mers et les murs des pénitenciers, aux insurgés Kanaks emprisonnés et à leurs familles, ainsi qu’à ceux qui — en Martinique et en Guadeloupe — manifestent contre la vie chère ; ils nous montrent l’exemple.

La mobilisation de la société bretonne pour une reconstruction démocratique est en cours. Elle doit se poursuivre et s’amplifier :

Le 1er octobre, les organisations syndicales mobiliseront contre l’austérité ; soyons partout à leurs côtés, dans les villes et dans les bourgs, dans les entreprises et dans les quartiers de Bretagne !

Le 5 octobre, une flottille antifasciste tentera de libérer l’archipel des Glénan de l’emprise de M.Bolloré ; faisons tout pour que cette action soit couronnée de succès et appelons les vents de la Bretagne à gonfler leurs voiles !

Le 12 octobre, à Carhaix, les défenseurs des hôpitaux publics se rassembleront pour défendre l’accès aux soins dans tous les territoires bretons, urbains comme ruraux ; saisissons cette occasion pour réaffirmer que la Bretagne est un espace civique cohérent pour construire des politiques publiques volontaristes au bénéfice du plus grand nombre, à commencer par les plus modestes.

Oui, commençons dès à présent à construire la Bretagne en commun, en forgeant des liens complices, des solidarités assumées, des alliances inédites, pour décider, agir et vivre ici en toute dignité ! Betek an trec’h !

 

Aotrou Prezidant  , Aotrounez, Itronezed kuzulierien ha kuzulierezed Rannvro Breizh

E miz Even 2023 en doa distanket Rannvro Breizh 24 miliard a eurioù evit an diorren ekonomikel, an neveziñ hag an implij.

Er budjed se dilennidi Breizh o doa votet un donezon par da 150 000 euro d’ar strollad gall Thalès, un embregerezh arbennik war teknologiezhioù an armañ, a rann e genwerzh a varo gant Israel. E-mesk produioù Thalès e kaver un dron savet evit evezhiañ ha stourm, kensavet gant teknologiezh ar brasañ embregerezh a ra war dro an teknologiezh milourel  a gaver e Israel «  Elbit Systems ».

Implijet eo bet an dron e Afghanistan, en Irak hag e Gaza.E Gouere 2023 e adprene Thalès an embregerezh Israelad « Imperva » arbennik war ar surentez ar roadennoù evit 3,6 miliard dollards. Perc’henn eo Thales neuze war iskevredadoù staliet war-eeun en Israel. Goude argad a r 7 a viz Here pa groge Israel gant ar gorventenn tan war Gaza e embanne Thales ar c’hresk uhelañ er c’hCAC 40 hervez ar gelaouenn Capital. An embregerezh Thales zo e sell da grouiñ 220 post-labour e Stredell e departamant Il-ha-Gwilen evit sevel kirri-nij brezel. Evit an abeg se e oa bet divizet da reiñ 150 000 euro gant Rannvro Breizh.

Fellout a ra deomp gouzout hag e vo ur skoazell a-seurt se e raktresoù Kuzul Rannvro Breizh e 2024 en desped d’an 30 000 den marvet e Gaza, lazhet evit lod gant teknologiezh Thales bet arc’hantaouet gant ar vretoned ?

Karout a rafemp gouzout hag ez eus bet labouret da reiñ ur yalc’had bennak d’an embregerezh se , ha kement se daoust da ali Lez-varn etrebroadel ar justis a ra anv deus « ur riskl a ouennlazh » e Gaza ?

Emskiant oc’h e c’hellfec’h bezañ kaset dirak al lezvarn evel kendorfedour ?

Fellout a ra deomp gouzout hag e vez graet war-dro goulennoù yalc’had all evit embregerezhioù a ra kenwerzh gant Israel war dachenn ar surentez hag an difenn ? 

E broioù zo e vez arc’hantaouet ar skoazell denel hag ar peoc’h, n’omp ket evit asantiñ e vefe roet gant Breizh peadra da vagañ mekanikoù lazhañ gant arc’hant publik. 

Aliañ a reomp deoc’h reiñ dre un donezon ar sammad se par da 150 000 euro d’an URNWA , ur framm a ra war-dro repuidi Palestin skarzhet deus o douar abaoe 1948.

Un ober enorus e vefe evitoc’h hag evit Breizh.

Da c’hortoz ho respont , degemerit ni ho ped hor gwellañ soñjoù evit ar peoc’h ha nanndrevandennour.

 

War-Sav, dizalc’hourien ha dizalc’hourezed an tu-kleiz.

 

M. le Président de la Région Bretagne, Messieurs, Mesdames les conseillers régionaux

Au mois de juin 2023, la Région Bretagne débloquait 24 millions d’euros pour le « développement économique, l’innovation et l’emploi » de la région. Dans ce budget, les élus bretons ont voté un don de 150.000 euros au groupe français Thalès, une firme spécialisée dans les technologies de l’armement, qui partage son commerce de mort avec Israël. Parmi les productions de Thalès, un drone destiné à la surveillance et au combat, élaboré conjointement avec la plus grande société de technologie militaire d’Israël « Elbit Systems ». L’engin volant a été utilisé en Afganistan, en Irak et… à Gaza. En juillet 2023, Thalès rachetait l’entreprise israélienne « Imperva » spécialisée dans la sécurité des données pour 3,6 milliards de dollars. Thalès possède donc des succursales directement en Israël. Après l’attaque du 7 octobre et alors qu’Israël déclenchait un déluge de feu sur Gaza, Thalès affichait la plus forte hausse du CAC 40 selon le magazine Capital. La firme va créer 220 emplois à Etrelles en Ille-et-Vilaine pour produire des avions de guerre. C’est à ce titre que la Région Bretagne a décidé d’une aide de 150.000 euros.

Nous souhaiterions savoir si un telle aide est dans les projets 2024 du Conseil Régional de Bretagne, malgré les 30.000 morts de Gaza, dont certains tués par la technologie de Thales financée par l’argent des bretons ?

Nous voulons savoir si en catimini une aide à cette entreprise a été instruite par vos services malgré l’avis de la Cour internationale de justice évoque un «risque de génocide » à Gaza ?

Avez-vous conscience que vous pourriez être poursuivis pour complicité ? Nous voulons savoir si vos services instruisent des demandes de subventions auprès d’autres entreprises commerçant avec Israël, notamment dans le domaine de la sécurité et de la défense ?

Il existe des endroits où les autorités débloquent des fonds pour l’aide humanitaire et la paix, nous n’acceptons pas qu’en Bretagne on finance des machines à tuer avec l’argent public. Nous vous suggérons de verser ces 150.000 euros à l’URNWA, l’agence d’aide aux réfugiés Palestiniens, chassés de leur terre depuis 1948. Ce geste vous honorerait et honorerait la Bretagne.

Dans l’attente d’une réponse, veuillez agréer l’expression de nos salutations anticolonialistes et pacifistes.

La Gauche Indépendantiste Bretonne War-Sav.

Sur le modèle d’autres œuvres connues et détournées, Anne de Bretagne et son Keffieh…

Nous avons consacré de nombreux articles et communiqués au projet de ferme usine à saumons prés de Guingamp sur la commune de Plouisy.

Le dossier vient de connaitre un rebondissement important. Le 2 février la majorité des élus de l’Agglomération de Guingamp-Paimpol vient de se prononcer contre le projet. Cette même assemblée avait pourtant en juin 2021 accepté de vendre du terrain à la multinationale se cachant derrière le projet. Le conseil d’agglo s’est engagé à émettre un avis défavorable lors de l’enquête publique. Par ailleurs de nombreuses communes de l’agglomération ont voté contre le projet en conseil municipal.

Le collectif Dourioù Gouez souligne avec justesse que la lutte n’est pas finie : “Le collectif Dourioù Gouez ne peut que se réjouir de la décision du conseil de GPA de ne pas soutenir le projet Smart Salmon de Plouisy. Lors du débat du 2 février de nombreux intervenants ont, par la richesse de leur argumentation, balayé les thèses des soutiens de ce projet. Bien qu’elle ne bénéficie plus d’aucun soutien ni dans la société civile ni dans les collectivités, la procédure d’installation de Smart Salmon est toujours en cours. Dourioù Gouez ne cessera ses actions que lorsqu’elle sera définitivement abandonnée.”

 

Les militants indépendantistes de gauche du pays de Guingamp étaient trés investis contre ce projet et ont livré leurs ressentis et analyse après ce vote.

Nous nous réjouissons du vote du conseil d’agglomération démontrant que désormais une large majorité sociale refuse ce projet néfaste pour l’environnement. En juin 2021 nous avions été les premiers lors de la campagne des élections départementales à dénoncer la folie de ce projet. Nous avions le 12 juin 2021 organisé la première réunion publique d’information sur ce thème. Le 28 juin 2021 Gael Roblin conseiller municipal avait le premier élu du territoire à contester le projet lors d’un conseil municipal à Guingamp. Il avait dressé l’inventaire des questions et oppositions qui ne manqueraient pas d’émerger.

 

La mobilisation pédagogique de Douriou Gouez, d’Eau et Rivières de Bretagne , de la Confédération Paysanne ont permis de faire comprendre à la population et aux élus les risques majeurs du projet de Smart Salmond.

Le vote largement majoritaire d’hier soir vient démontrer que les opposants à ce projet dans leur diversité ont su tels des saumons, remonter le courant et porté un coup à la logique de prédation environnementale des desseins de Smart Salmond et Aquamaof, l’entreprise Israelienne partie prenante du projet qui voulait blanchir ici grâce à sa technologie l’argent de l’apartheid que subit le peuple palestinien. C’est une victoire d’étape importante pour les opposants, la Bretagne n’a pas vocation à servir de terre d’expérimentation permanente aux projets délirants du lobby de l’agrobusiness , fussent-ils repeints des couleurs du “Greenwashing” qui veulent nous faire croire que les capitalistes se soucient de l’avenir de la planète.

Les militants de la gauche indépendantiste ( War-Sav ) :  Gael Roblin et Maiwenn Salomon.

 

La Gauche Indépendantiste ( War-Sav ) appelle bien entendu à la mobilisation du samedi 10 décembre à Guingamp contre le projet de ferme usine à saumons.

Nous tenons à rappeler que nous avons été la première organisation politique à tirer la sonnette d’alarme sur ce projet irrationnel lors des élections départementales en juin 2021. Lire aussi ici.

Depuis notre adhérent élu à Guingamp , Gael Roblin, a interpellé à de nombreuses reprises le maire de Guingamp ( par ailleurs VP à l’économie du conseil d’agglomération ) sur ce projet qui incarne la folie de la logique de prédation capitaliste des multinationales, en se faisant ainsi conformément à notre ligne politique le cheval de Troie des mouvements sociaux dans les institutions.

Ce projet concentre toutes les contradictions, limites et horreurs du capitalisme sauvage à l’échelle planétaire, les limites d’un modèle d’exploitation agro-industrielle dont toute une partie de la population en Bretagne ne veut plus car il va briser notre tissu économique local, polluer nos rivières, mettre en danger notre santé, et cliver la population locale qui grâce à la vigilance des opposants se pose des questions légitimes.

Comme beaucoup nous sommes choqués qu’une majorité d’élus de l’Agglo GPA ( Guingamp Paimpol Agglomération ) aient voté une promesse de vente de terres communautaires au profit d’une multinationale Nous devrions réserver la vente de terres appartenant à la collectivité à des projets durables, solidaires et renforçant l’économie relocalisée, protégeant l’environnement. Ce projet là c’est tout le contraire.

A l’heure où les ressources en eaux de la Bretagne sont bien éprouvées par le changement climatique singulièrement dans les Cotes d’Armor s’acharner à défendre un tel projet est irresponsable.

C’est un projet aberrant en terme de solidarité internationale : pour nourrir ces saumons on va avoir recours à d’autres poissons ou plutôt de la farine de poissons. Pour en fabriquer on va pécher et ravager des pays comme la Gambie et c’est  sans doute des entreprises chinoises qui vont l’acheminer.

Cela vient s’ajouter au bilan carbone délirant de ce projet qui consiste à faire venir des œufs d’ailleurs pour les faire éclore en Bretagne et vendre du saumon à l’international…Car jamais le marché breton n’absorbera les quantités prévues en production à Plouisy.

 

De surcroit le recours à la technologie de Aquamaof au bénéfice du projet Smart Salmon entreprise Israelienne pour mener à bien ce projet va forcément donner une autre dimension au mouvement d’opposition.

AQUAMAOF s’est développée dans la région de Beisan/Bet Shean nettoyée ethniquement au moment de la création d’Israël : les Palestiniens ont été chassés ou tués, leurs terres volées ; les habitants ont été remplacés exclusivement par des colons juifs. Les réfugiés exilés palestiniens sont – comme sur tout le territoire d’Israël, privés de leur droit au retour.

Aujourd’hui, les plus grandes associations des Droits Humains comme Human Rights Watch et l’organisation israélienne B’Tselem qualifient le système israélien d’apartheid. Historiquement, en Afrique du Sud, l’apartheid a été combattu par le boycott : il n’y a pas de place pour une entreprise coloniale en Bretagne.

Nous invitons les militants de la gauche extraparlementaire à un cortège sur ces bases à Guingamp à partir de 15h.

Cette raison s’ajoute à celles qui sont avancées par ailleurs : financement opaque, aventurisme technique, énormes consommations de ressources – eau, énergie, pollution et élevage intensif.

Nous ne voulons pas être complices de la politique coloniale et raciste d’Israël.

Nous ne voulons pas de Smart Salmon et d’Aquamaof en Bretagne.

 

Pour la Gauche Indépendantiste-War Sav : Maiwenn Salomon.

Le saumon est un poisson anadrome, c’est à dire qu’il remonte les rivières après avoir quitté l’eau salé pour se reproduire…Enfin ça c’était avant…Avant l’industrialisation à outrance de notre planète et l’exploitation éhontée des ressources naturelles. Il a quasiment disparu de l’océan atlantique.

Une entreprise norvégienne, Smart Salmon veut implanter une ferme usine à saumons à Plouisy prés de Guingamp.

Le conseil d’agglomération de Guingamp Paimpol , dominé par le PS mais cogéré avec un vice président ( maire de Plouisy ) Remy Guillou notoirement proche de la galaxie LREM a acté de vendre des terres à cette entreprise. On notera parmi les promotrices de ce projet, le nom de Fanny Chappé, maire PS de Paimpol et proche de Loig Chesnais Girard au Conseil Régional

Aussitôt les animatrices et animateurs de Eaux et Rivieres de Bretagne ont tiré la sonnette d’alarme :

“Guingamp-Paimpol agglomération se félicite d’accueillir prochainement sur son territoire un élevage hors-sol de saumons. Sur la commune de Plouisy (22), le groupe norvégien Smart Salmon prévoit en effet l’installation d’une ferme de 56 000m² (5,6 ha) sur une parcelle de 10ha de la zone industrielle de Kérizac. Un projet qui suscite l’inquiétude d’Eau & Rivières de Bretagne C’est un symbole cruel : alors que depuis début mars, le Trieux voit ses saumons sauvages mourir les uns après les autres, les élus de Guingamp Paimpol Agglomération (GPA) accueillent à bras ouverts le projet d’implantation à Plouisy d’un élevage industriel de saumon et d’une usine d’abattage et de transformation, pour une production de 10 000 tonnes/an. Ce projet, d’ailleurs instruit dans la plus grande opacité, est porté par la société Smart Salmon. Ce groupe norvégien est, avec d’autres, à l’origine de la pollution organique et médicamenteuse par les fermes aquacoles des estuaires norvégiens, et de la dissémination dans les cours d’eau de parasites (pou du saumon) qui ont progressivement contaminé le cheptel sauvage. Une concentration aussi importante de saumons d’élevages augmente dangereusement les risques sanitaires pour les saumons sauvages. Elle peut impacter de façon irréversible le patrimoine piscicole du Trieux.

 

Credit Photo Smart Salmon

Des rejets supplémentaires sur un territoire déjà saturé?

Alors que GPA est déjà confrontée à l’insuffisance de ses stations d’épuration et rejette fréquemment  des eaux usées non traitées, il n’est pas concevable que des rejets supplémentaires, directs ou indirects, viennent aggraver une situation dégradant la qualité des eaux du Trieux. L’argument d’un élevage fonctionnant en circuit intégralement fermé est un mythe, les rejets organiques et médicamenteux produits devront bien être traités quelque part.

 

Des consommations d’eau dans un territoire déjà en tension?

Le contexte actuel de dérèglement climatique affecte déjà concrètement nos rivières et réduit les débits en période estivale et automnale. Il nous oblige déjà à réduire les consommations d’eau de toutes origines, pour garantir le bon état écologique de nos rivières et garantir l’alimentation en eau potable des populations. Aller chercher de l’eau ailleurs comme le suggère le maire de Plouisy pour approvisionner l’usine, ne peut constituer une solution durable. Puiser l’eau et traiter les déchets ailleurs ne constituent pas une argumentation sérieuse.

 

C’est peu dire que ce projet suscite de fortes inquiétudes pour notre association qui demande publiquement aux élus de GPA d’indiquer précisément quelles sont les garanties qui ont été demandées pour éviter toute dégradation supplémentaire de notre environnement local et de la biodiversité.”

 

Campagne électorale…

Mais ce n’est pas tout les militants de la Gauche Independantiste en ont fait un thème de campagne pendant le scrutin des départementales dans le canton de Guingamp. On notera qu’en plus d’un score très honorable de 8,3 % des suffrages c’est dans la commune de Plouisy qu’ils obtiennent leur meilleur score : 14 %.

Et c’est ainsi qu’ils ont fait part de leurs non consignes pour le deuxième tour.

Le score de notre candidature est un motif de satisfaction. Plus de 8 % des suffrages pour une liste de candidats assumant pleinement leur identité politique indépendantiste, écologiste et anticapitaliste ;revendiquant sa solidarité active avec les réfugiés est loin d’être anodin.

La perte de voix du RN sur le canton est aussi significative , tout comme le retard de la liste de droite proche du député Macroniste Yannick Kerlogot menée par Guilda Guillaumin et Thierry Buhé sur leurs adversaires PS pour le deuxieme tour, ainsi que la très faible prestation de Madame Garcia.
Pour autant nous avons été les seuls candidats à s’inquiéter du dantesque projet de ferme usine à saumons à Plouisy qui est un chantier inutile et dangereux pour l’environnement et qui est porté et promu par la famille politique d’Anne-Marie Pasquiet et de Guillaume Louis, c’est à dire le Parti Socialiste.
Les suffrages qui se sont portés sur nos noms ne nous appartiennent pas et ceux qui voudraient en bénéficier se doivent de s’expliquer dans l’entre deux tours sur ce projet qui va gravement nuire à la qualité de l’eau , sans oublier de prendre des engagements contre l’habitat indigne en taxant les logements vacants et pour la co-officalisation de la langue bretonne. Maiwenn Salomon, Gael Roblin, Anna Kerrain, Mickael Sauvage.

Gael Roblin , conseiller municipal a renchéri dans le cadre de sa tribune transmise pour parution dans le bulletin municipal :

Le Conseil d’Agglomération de Guingamp-Paimpol a acté la vente de terres pour construire une ferme usine à saumon. Les délégués de la ville de Guingamp ont voté cette délibération au bénéfice d’entreprises Norvégienne et Israélienne impliquée pour cette dernière dans la situation d’apartheid que subit le peuple palestinien.

Les membres du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat tirent la sonnette d’alarme sur notre modèle économique et ses conséquences sur l’environnement et la planète mais nos élus bradent le foncier au profit des capitalistes.

Le projet consiste à faire venir des œufs de saumons depuis l’Écosse pour éclore dans une ferme usine en Bretagne sur la zone de Kerizac à Plouisy et bien sur exporter la production loin d’ici.

Les promesses en terme d’emplois sont invérifiables et n’évoquent pas les emplois détruits dans les entreprises existantes déjà dans le même secteur qui seront en concurrence avec ce projet dantesque.

La communication pour nous vendre ce projet est bien cafouilleuse, puisque l’on nous parle dans un premier temps d’un circuit fermé sans rejet dans la nappe phréatique alors qu’il s’agit de produire 5 millions de saumons en batterie nourris avec du poissons et des médicaments. Heureusement la presse locale a vite découvert que le projet consistait à construire des forages souterrains pour prélever de l’eau mais aussi à rejeter après filtrage des eaux usagées. Alors que le pays de Guingamp connaît de nombreuses polémiques sur la qualité de l’eau et que les ressources en eau baissent dramatiquement est ce bien le rôle de la puissance publique que de céder à des capitalistes avides de profit des terres appartenant aux 57 communes de GPA et à ses habitants ?

L’implication d’une entreprise ( Aquamaof )  liée à l’état colonial Israélien en Palestine risque de donner un autre relief à ce dossier, une entreprise déjà impliquée dans un autre projet du même type à Boulogne et cela a suscité des interpellations diverses.

Par ailleurs le site ReporTerre a souligné combien était nocives les fermes usines pour les poissons en raison des densités de peuplement  insensées liés à la concentration industrielle de ce type d’exploitation.

Enfin sur les substrats filtrés l’entreprise Smart Salmon envisage de cultiver des légumes sous serres qui entreront en concurrence directe avec ceux déjà produits en Bretagne.

Chacun a en mémoire que c’est à Plouisy que l’entreprise Nutrea/Triskalia/Eureden spécialisée dans la nourriture animale a été condamnée pour avoir empoisonnés des salariés avec des pesticides. Une entreprise dont la Région Bretagne est actionnaire. A ceux et celles qui nous parleront des emplois induits par le projet nous conseillons vivement d’observer avec attention comment sont habillés les ouvriers chargés de nourrir des saumons en Norvege dans une ferme usine dans ce film.

Et surtout qu’ils nous expliquent alors que Aquamaof se vante d’automatiser au maximum la production où se trouveront les emplois ?

La liste des opposants potentiels s’élargit de jour en jour et déjà sur le terrain plusieurs sensibilités politiques et associatives ont fait connaitre leurs disponibilités pour opposer à un projet qui illustre le fossé entre les déclarations du PS Breton à la Région sur sa compréhension des question climatiques et environnementales et sa propension à défendre un projet qui saccage la Bretagne et la planète au profit d’une minorité.

Dans un secteur où les mobilisations contre les projets miniers avaient connu un niveau assez élevé qui avait conduit à l’abandon du projet, la motivation reste importante, la fin de la campagne des Régionales va-t-elle permettre de mettre sous les yeux de l’ensemble des bretons ce projet stupéfiant ?

Il y a une vie politique entre les scrutins plus trépidante que le cirque électoral, et un potentiel pour une ZAD qui cristallisera à Plouisy les oppositions à l’agro-business…Les élus locaux y ont ils seulement pensé ?

Des militants de la Gauche Indépendantiste du Pays de Guingamp.

 

 

Nos militantEs s’associent à cet appel et y prendrons la parole pour rappeler le cas de Georges Ibrahim Abdallah incarcéré en France depuis 1984 en raison de son combat en tant que communiste Libanais pour la Palestine. Un autre rendez vous est prévu à Morlaix

Stop à l’agression israélienne contre les Palestinien-ne-s de Jérusalem !
Stop au nettoyage ethnique et à la dépossession!
Solidaires de la résistance du peuple palestinien !

Depuis plusieurs semaines l’armée israélienne, les colons, les bandes fascistes et racistes des suprémacistes israéliens, multiplient les agressions à l’encontre des Palestinien.ne.s de Jérusalem : interdiction d’accès à la vieille ville de Jérusalem et aux lieux saints en ce mois de ramadan, provocations et agressions permanentes de la part des colons, appels au meurtre… 

Dans le même temps, des dizaines d’habitant.e.s palestinien.ne.s du quartier de Sheikh Jarrah sont menacé.e.s d’une expulsion imminente de leurs maisons, plusieurs familles du quartier de Silwan ont vu leurs maisons détruites, alors que des centaines d’autres menaces de destruction de maisons pèsent sur les familles palestiniennes de Jérusalem.

Vendredi 7 mai/ lundi 10 Mai, l’armée israélienne a (encore) pénétré sur l’Esplanade de mosquées alors que 70 000 fidèles étaient rassemblé.e.s, provoquant des mouvements de panique. Le Croissant rouge a annoncé que 178 personnes ont été blessées, dont 88 ont dû être hospitalisées, la plupart blessées à la tête par les balles métalliques enrobées de caoutchouc. L’armée d’occupation n’a pas hésité à pénétrer dans une clinique du Croissant rouge et à tirer des gaz lacrymogènes dans les salles de soins.
Ces derniers jours, la police israélienne a violemment attaqué les Palestinien.ne.s de Jérusalem jusque dans la mosquée Al-Aqsa : plus de 500 blessé.e.s ce lundi 10 mai selon le Croissant-Rouge palestinien. 

Lundi 10 Mai, l’horreur: plus de vingt palestinien.ne.s ont été assassiné.e.s par l’armée israélienne dans la bande de Gaza dont neuf enfants tandis que l’armée israélienne noyait l’esplanade des mosquées dans les gaz, lançait des grenade explosives dans les salles de prières et tirait tout azimut. Alors que le feu faisait rage sur l’esplanade des mosquées, des dizaines de manifestant-e-s d’extrême-droite israélien-ne-s criaient leur joie et leur haine. 

Ces chiffres atroces ne sont malheureusement pas définitifs et sont ceux que nous connaissons à cette heure.

Dans le même temps l’armée continuait à occuper la porte de Damas, interdisant son accès à la population palestinienne, et le quartier de Sheikh Jarrah était envahi, bouclé par l’armée et livré aux bandes de colons, faisant là aussi plusieurs blessés. De nombreux Palestiniens ont été arrêtés dont certains expulsés de la ville pour deux ou trois semaines sans aucune forme de procès.

Jérusalem est sous occupation militaire depuis 73 ans. Son annexion par Israël est condamnée par toutes les instances internationales, et c’est un plan de colonisation, de dépossession et de nettoyage ethnique qui est à l’œuvre.

– 73 ans d’occupation et de colonisation par l’Etat colonial Israël,
– 73 ans de résistance du peuple palestinien contre les politiques d’apartheid israéliennes, contre le nettoyage ethnique de la Palestine historique de la mer méditerranée au fleuve Jourdain,
– 73 ans de résistance pour le droit au retour sur leurs terres et dans leurs foyers de toutes les personnes réfugiées et expulsées depuis 1948,
– 73 ans de résistance pour le droit à l’autodétermination 
– 73 ans de résistance contre le partage de la Palestine par l’ONU établissant un système colonial et d’apartheid qu’est Israël. 

En ce 15 Mai, jour de commémoration de la Nakba ( processus continu en Palestine), rejoignons nous pour manifester notre solidarité au peuple palestinien!

 
SAMEDI 15 MAI à 11h00 devant la sous préfecture de GUINGAMP.

Des prises de paroles sont prévues. 

Boycott de l’état colonial
Soutien aux résistances populaires palestiniennes 

Signataires: UL CGT, FSU, SOLIDAIRES,APFS, NPA, PCF, GAUCHE INDEPENDANTISTE.

 

 

Depuis Vendredi des événements d’une extrême violence se déroulent à Jérusalem et également à Gaza. Depuis plusieurs semaines l’armée israélienne, les colons, les bandes fascistes et racistes des suprématistes israéliens, multiplient les agressions à l’encontre des Palestiniens de Jérusalem : interdiction d’accès à la vieille ville de Jérusalem et aux lieux saints en ce mois de ramadan, provocations et agressions permanentes de la part des colons sur l’Esplanade des mosquées.

Dans le même temps, des dizaines d’habitants palestiniens du quartier de Sheikh Jarrah sont menacés d’une expulsion imminente de leurs maisons, plusieurs familles du quartier de Silwan ont vu leurs maisons détruites, alors que des centaines d’autres menaces de destruction de maisons pèsent sur les familles palestiniennes de Jérusalem.

Vendredi 7 mai, l’armée israélienne a pénétré sur l’Esplanade de mosquées alors que 70 000 fidèles étaient rassemblés, provoquant des mouvements de panique. Le Croissant rouge a annoncé que 178 personnes ont été blessées dont 88 ont dû être hospitalisées, la plupart blessées à la tête par les balles métalliques enrobées de caoutchouc. L’armée d’occupation n’a pas hésité à pénétrer dans une clinique du Croissant rouge et à tirer des gaz lacrymogènes dans les salles de soins.

Depuis Lundi, la situation ne cesse d’empirer : de nouvelles agressions de la police d’occupation ont fait, à nouveau, plus d’une centaine de blessés. En représailles à des tirs de roquettes, l’armée israélienne a procédé à des bombardements sauvages et aveugles à Gaza causant la mort de 26 palestiniens dont 9 enfants.

Les États ont l’obligation d’empêcher ces crimes ; il faut en finir avec l’impunité d’Israël.
Ce sont les victimes qu’il faut protéger ; les criminels doivent être dénoncés. La France doit cesser de renvoyer dos à dos l’oppresseur et l’opprimé, elle doit, enfin, s’exprimer de manière claire et nette et poser des actes sanctionnant les crimes de l’occupant.

Pour dénoncer ces nouveaux crimes d’Israël qui trouvent leur origine dans la politique d’apartheid et de colonisation et pour exiger que le gouvernement de la France agisse, enfin, nous invitons tous les citoyens sensibles à la cause de la Paix et de la justice, à se rassembler SAMEDI 15 MAI à 10H 30 Square de la Résistance à MORLAIX.

Port du masque obligatoire.

 

L’AFPS pays de Morlaix – Amnesty International – Association Morlaix/Wavel – PCF – le PS – EELV – GENERATION.S – UDB – NPA – Ensemble – La Gauche indépendantiste – UL CGT.