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Comme vous le savez sans doute l’armée Turque bombarde le nord du Rojava notamment la ville de Kobane depuis samedi 19 novembre. Des bombardements ont eu lieu dans les villes de Kobane, Derik, Tirbespiye et Shehba. Par ailleurs, les avions de chasse turcs ont également pris pour cible les régions de Qandil, Shengal et Sulaymaniyah au Kurdistan irakien (nord de l’Irak). C’est toute la zone ou la Résistance Kurde et ses alliées ont menés la lutte contre l’état islamique mais en impulsant aussi un autre projet de société basé sur le partage des richesses , le droit à l’autodétermination et l’égalité femmes hommes qui subit une offensive majeure d’une des armées composantes de l’OTAN : l’armée Turque. Une armée sous le contrôle d’Erdogan dont la proximité avec DAESH n’est plus à prouver.

Nous nous joignons aux forces syndicales et de gauche, à la communauté Kurde , aux progressistes et communistes Turcs vivant ici en Bretagne pour vous appeler à de participer au vaste mouvement qui en Europe se met en marche pour exiger la fin des bombardements Turcs sur le Kurdistan.

-Arrêt immédiat des bombardements contre le Rojava Démocratique et de l‘offensive Turque contre la résistance Kurde.

-Solidarité avec les femmes Kurdes en lutte en Iran, Irak, Syrie, Turquie et leurs alliées contre l’oppression patriarcale.

-Retrait du Parti des Travailleurs du Kurdistan ( PKK) de la liste des organisations terroristes de l’Union Européenne.

-Libération de Abdullah Ocalan président fondateur du PKK et des milliers de prisonniers politiques Kurdes.

Les prochains rendez-vous auront lieux à :

-Rennes/Roazhon vendredi 2 décembre à 18h30 place de la Mairie

-Saint Brieuc/Sant-Brieg samedi 3 décembre à 15h place Duguesclin

La Gauche Indépendantiste Bretonne War-Sav.

 

 

 

Par ailleurs un de nos militants de la Gauche Indépendantiste , un militant du NPA et de la CGT et un membre de la majorité municipale de Guingamp ont été menacés de poursuites suite au rassemblement de Guingamp de vendredi 19 novembre dans cette même ville contre les bombardements au Kurdistan. En effet les 80 personnes présentes ont décidés de partir en cortege pendant 200 metres jusqu’a la sous-prefecture. Les forces de l’ordre reprochant à nos camarades de ne pas avoir déposé de parcours. Nous vous tiendrons au courant des éventuelles amendes et procédures.

Voici la prise de parole qui a été lue à Guingamp et nous semble ne pas oublier les fondamentaux de la lutte anti-impérialiste.

Dans la nuit du 19 au 20 novembre, les avions de guerre turcs ont commencé à bombarder des hôpitaux, des écoles et d’autres cibles civiles dans la zone frontalière du nord de la Syrie.
Plusieurs villages situés dans la région de Shehba qui abrite de nombreux déplacés d’Afrin, ainsi que dans les régions de Kobanê et de Dêrîk ont été particulièrement ciblés. Les avions de guerre turcs ont également visé un dépôt de blé dans la zone de Dahir al-Arab, près de Zirgan. Parallèlement, l’armée turque a bombardé des zones dans les monts Qandil et Asos au Sud-Kurdistan (nord de l’Irak).
L’attaque terroriste de Taksim, à Istanbul, le 13 novembre, a été planifiée et exécutée par le régime au pouvoir en Turquie pour fournir un prétexte à ces bombardements meurtriers. Avant même d’ouvrir une enquête, le régime turc a imputé cette attaque aux Unités de protection du peuple et des femmes du Rojava (YPG-YPJ) et au Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK). Bien que les Forces démocratiques syriennes (FDS) et le PKK aient vivement condamné l’attentat et démenti toute implication, le ministre turc de l’Intérieur, Süley-man Soylu, connu pour son hostilité féroce envers le peuple kurde, continue de prêcher ce mensonge au nom de l’État turc.
Ces attaques sont annoncées comme un prélude à une invasion terrestre du Rojava démocratique ou la Resistance Kurde et ses alliés tentent après avoir défait DAESH de construire un espace politique basé sur la démocratie, une société égalitaire entre femmes et hommes, la reconnaissance de l’identité Kurde bref tout le contraire du projet politique d’Erdogan.
Cette offensive Turque armée membre de l’OTAN contre le Rojava s’inscrit dans un contexte local de violente répression du régime Iranien contre les femmes, les opposants, la jeunesse mais aussi contre le peuple Kurde dont cet état nie aussi les droits fondamentaux. Notre solidarité ce soir va bien évidemment ce soir vers les Kurdes et les masses populaires Iraniennes singulièrement les femmes qui en Iran luttent contre un régime brutal et autoritaire.
Nous soulignons le double discours des membres de l’OTAN , a commencer par la France qui condamnent à juste titre l’invasion de l’Ukraine mais ne disent rien ou si peu aux attaques d’Erdogan contre le Rojava et les Kurdes de Turquie.
Erdogan n’oserait rien sans l’accord tacite des puissances de l’OTAN qui le soutiennent par leurs silences, et leurs ventes d’armes.
Nous soulignons le double discours des membres de l’OTAN dont la France qui affirment leurs juste solidarité avec le peuple kurde en Iran en lutte contre le fondamentalisme mais ne disent rien ou si peu à leurs alliés Erdogan pourtant si proche de DAESH.
Savez vous que les bombardements turcs au Rojava ont une fois de plus permis la fuite de prisonniers de DAESH sous surveillance Kurde ?
Nous savons que des dizaines de milliers de volontaires Kurdes des YPJ YPG et leurs alliés , ainsi que des dizaines de volontaires internationalistes Turcs, arabes, anglais, bretons, américains , français ont combattu et perdu la vie à leurs coté dans la lutte contre l’état Islamique que la Turquie a tant ménagé et aidé.
Nous exigeons dans un premier temps l’arret immédiat des bombardements turcs au Rojava , l’arrêt de l’utilisation d’armes chimiques au Kurdistan d’Irak,
Nous réaffirmons notre solidarité aux femmes Kurdes en lutte au Rojhelat c’est-à-dire le Kurdistan occupé par l’Iran.
Nous exigeons que les organisations Kurdes comme le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK ) soient retirer de la liste des organisations terroristes de l’UE.
Nous exigeons la libération d’Abdullah Ocalan fondateur du PKK détenu à vie en Turquie et des milliers des prisonniers politiques en Turquie et en Iran.
Enfin nous exigeons que la France interdisent à des entreprises comme AXA (les assurances ) d’investir des millions dans l’économie Turque notamment dans des entreprises appartenant à l’’armée d’Erdogan et nous exigeons l’interdiction de ventes d’armes à la Turquie.

Embannet e 2021 gant Syllepse, Skrivañ a reomp deoc’h diwar an dispac’h zo bet savet gant un daouzek maouez bennak bet er Rojava (lodenn ar C’hurdistan e Norzh Siria), lod evit un nebeut deizioù, lod all e-pad meur a vloaz. Reoù zo o doa labouret en aozadurioù sivil, reoù all e-barzh an aozadurioù emzifenn. A-bep seurt oad int, hag a-orin eus Breizh, Okitania, Katalonia, Flandrez ha broioù all dindan ar Stad C’hall evit al lodenn vrasañ anezhe. « Stourmerezed, kazetennerezed, mammoù… » sed aze penaos en em ginnigont o-unan e digoradur al levr. E Breizh e oa deuet teir anezhe e miz genver 2022 da ginnig al levr, da gelaouiñ an dud war stad an traoù er Rojava ha da stummañ maouezed war ar Jîneolojî, peotramant « skiantoù ar maouezed » er C’hurdistan. Tremenet e oant dre Roazhon, Gwengamp, Plougonveur, Brest, Douarnenez, An Oriant, Naoned…

 

 

 

Skrivañ a reomp deoc’h diwar an dispac’h…

Diouzhtu e vezer sachet gant an titl, ha gant ar skeudenn, a zo divoutin a-walc’h. War golo al levr e vez gwelet maouezed war an oad, gwisket gant saeoù hir ha mouchet o fenn. Met n’eo ket aze emañ an dalc’h. E-barzh ar fuzuilhoù etre daouarn lod anezhe, ne lâran ket. Ral eo skeudennaouiñ merc’hed prest da vrezeliñ, pe ‘vefe er Rojava pe e lec’h all, ha raloc’h c’hoazh klevet komz eus Etrebroadelourezed, ken stag eo skeudenn ar stourm etrebroadel ouzh patrom ur paotr yaouank gwenn, en e 20 pe 30 vloaz, deuet eus broioù Europa ar C’hornog. Ha koulskoude zo estroc’h evit paotred hag a glask mont d’ar Rojava da skoazellañ an dispac’h kroget e 2012, muioc’h-mui a vaouezed az a ivez.

An dra gentañ o doa lakaet en o soñj ar skridaozerezed pa ‘oa bet kaoz eus sevel ul levr a oa treuszkas ar pezh o doa gwelet ha bevet du-hont evel just met ivez stardañ al liammoù a genskoazell etre Europa hag an dispac’h. Lakaat war wel ha talvoudekaat ar skiant a c’hallomp prenañ digant ar Gurded hag ar C’hurdezed en o stourm evit ur vro diazezet war an ekologiezh, an demokratelezh, ar benelouriezh, an ingalded hag an doujañs etre ar pobloù, rak ouzhpenn Kurded a zo o chom er Rojava, pe e « Aozadur emren Siria an Norzh hag ar Reter », evel a rankfer lâret bremañ.

E penn-kentañ al levr e vo kavet daou bennad istorel : an eil diwar-benn istor ar C’hurdistan, hag egile diwar-benn istor Siria hag ar Rojava. Gant an daou bennad-mañ e c’haller kompren gwelloc’h istor an dispac’h er Rojava hag ar stourmoù a-enep Daech ha Turkia du-hont.

Un dispac’h maouezed

Unan eus palioù al levr eo kinnig perzh luskad ar C’hurdezed en dispac’h hag er brezel, hag o mod d’en em aozañ o-unan e-keñver an difenn, an deskadurezh, al labour, treuzkas ar c’hurdeg en-dro, an ekologiezh hag an demokratelezh diazez. Dindan 10 vloaz zo bet savet gant maouezed a bep seurt kumuniezhioù aozadurioù emren war gement tachenn zo. Gant ar mod m’ eo aozet ar vuhez politikel e Aozadur Emren Siria an Norzh hag ar Reter e kaver maouezed e pep live divizout. Kemer a reont perzh en emgannoù ivez, pa vez kaoz d’en em difenn ouzh Daech pe ouzh an arme turk. Stummet hag aozet en ur rann distag int, met kas a reont da benn tre ar memes kefridioù hag ar wazed war dachenn ar brezel.

 

Ar stourm etrebroadel

Degas a ra ar skridaozerezed da soñj dimp pegen pouezus eo ar stourm etrebroadel a-benn talañ ouzh « sistem bedel mestroniañ ha korvoiñ an dud hag an natur » emeze. Dave a reont d’ar Brigadennoù etrebroadel e Spagn, d’an FTP-MOI e Frañs ha da skoazelloù etrebroadel all e-kerzh brezelioù. Er Rojava zo bet savet ur « Gumun etrebroadel » a-benn stummañ an dud deuet eus diavaez-bro. Goude ar prantadoù stummañ e c’hallont labourat en aozadurioù lec’hel, er mediaoù, evit aozadurioù ar maouezed, war dachenn ar yec’hed ha kement zo. Gallet a reont kemer perzh ivez e raktresoù ekologel a-seurt gant al luskad « Make Rojava Green Again », a zo e bal lakaat e pleustr ur gevredigezh ekologel, stummañ hag aozañ ar genskoazell etrebroadel. Ha gallet e reont ivez bezañ kaset d’an talbenn ha kemer perzh en emzifenn dindan banniel ar YPG1/YPJ2

Abaoe penn-kentañ an dispac’h zo bet lazhet ouzhpenn 11 000 stourmer ha stourmerez er Rojava. En o zouez Etrebroadelourien hag Etrebroadelourezed. E fin al levr e vo kavet ur roll anezhe. Un doare da derc’hel soñj eus Kendal Breizh (Olivier Le Clainche) marvet e 2018 ha eus an holl re all o deus roet o buhez evit an dispac’h, evel :

Ivana Hoffmann-Avaşin Tekoşin Güneş Bet lazhet e Tell Tamer e 2016 d’an oad a 19 vloaz

 

pe  Anna Campbell-Hêlîn Qereçox, Bet lazhet en Afrin e 2018,  d’an oad a 26 vloaz.

 

Un oberenn gaer

Ar pezh zo plijus-tre ha fromus da lenn eo e vez kavet a-bep-seurt testennoù el levr: skridoù evit magañ ar preder, barzhonegoù, kontadennoù, kanaouennoù, lizheroù, atersadennoù, pennadoù tennet eus un deizlevr bennak… Meur a vouezh, meur a vaouez a vez roet da glevet, ha meur a neudenn az a d’ober gwiadenn ar c’haer a levr-mañ. Personel-tre ha kizidik eo o doare-skrivañ. Ezteurel a reont brav o soñjoù, o santadurioù, penaos int cheñchet e-kerzh o chomadenn du-hont. Ha pegen start eo boazañ en-dro ouzh ar vuhez e Frañs.

Soutil eo sell ar skridaozerezed war ar vro. Klask a reont en em dizober eus raksoñjoù kalz a dud er C’hornog hag a gav dezhe int barrekoc’h ha speredekoc’h evit tud ar Reter, ha techet da genteliañ ar re all en o bro-int. Strivañ a ra ar skridaozerezed evit chom uvel, ha deskiñ digant ar C’hurdezed, ha n’eo ket ober skol dezhe, na tennañ diwar-wel o flas kentañ er stourm, evel e oa bet graet gant Etrebroadelourien zo, a roe da grediñ e oa bet gwarezet an dispac’h er Rojava gras dezhe. Damsantet e vez ar goulennoù niverus a savont oute o-unan, hag ouzh an dud o deus bet tro da genvevañ gante. Tristidigezh a vez a-wechoù ivez, pa glevont komz eus marv unan eus o c’hamaradezed, peotramant pa rankont kuitaat ar vro.

Meur a bennad anvet «etrec’hoari» a zo el levr. Seurt divizoù adsavet a-ratozh evit al levr int met awenet gant gwir gaozeadennoù o doa bet an Etrebroadelourezed gant Kurdezed. Enne e vezont klevet o tabutal diwar-benn o modoù bevañ disheñvel, en Europa hag er Rojava, diwar-benn ar frankiz, an uvelded, ar raksoñjoù, selloù an eil re war ar re all, ar ouennelouriezh. Da lod eus an Etrebroadelourezed e oa ar wech kentañ en em santet estren en ul lec’h bennak, ha gouzañv selloù kurius pe disfizius oute. Dedennus-bras eo ivez ar mod ma keñveriont al luskad benelour en Europa hag ar Jîneolojî. Ne glot ket tre an eil gant egile. Daoust ma anavez mat ar C’hurdezed diazezoù ar stourmoù benelour er C’hornog ha ma « enkorfont » ar mennozhioù-se er Jînelojî, e seblant pinvidikoc’h ha ledanoc’h tachenn « skiantoù ar maouezed » e meur a geñver.

Unan eus ar skridaozerezed he deus savet ur pennad diwar-benn ur vaouez bet o stourm evit Daech, he doa bet tro d’en em gavet ganti en ur c’hamp-bac’h. Klask a ra ar skridaozerez kompren, ha n’eo ket barn. Kompren penaos e c’hall maouezed zo kemer ur perzh bras e-barzh stourmoù hag ideologiezhioù a lako anezhe da vezañ gwasket muioc’h c’hoazh, pe e vefe dindan Daech pe dindan forzh peseurt luskad faskour ha gouennelour.

Danvez preder, boued spered e-leizh a zo el levr-mañ. Tresadennoù brav a zo ivez. Renket eo ar pennadoù dindan temoù : « Degouezh », « Maouezed », « Daech », « Brezel », « Mammoù », « Distro ». Moaien zo da lenn ar pennadoù en urzh a garer avat.

Ur c’heriaoueg hag ul levrlennadur a zo er fin. Klok eo al levr, ha n’eus ket ezhomm da vezañ desket bras war an darvoudoù istorel tremenet du-hont evit bezañ desachet ha fromet. Ha n’eus ket ezhomm kenebeut da vezañ ur mailh war an douarbolitikerezh evit kompren ha bezañ dedennet. Ar c’hontrefed eo, pedagogel-kenañ eo al levr, aes ha plijus da lenn.

Anne Koadig

 

Evit prenañ al levr

1YPG (Yekîneyen Parastina Gel) : Strolladoù Difenn ar Bobl. Degemer a reont tud a bep lec’h.

2YPJ (Yekîneyen Parastina Jin) : Strolladoù Difenn ar Maouezed. Emren, enne nemet maouezed. Perzh eus kenurzierezh ar YPG.

 

Différentes organisations internationalistes appellent à globaliser la résistance avec le peuple Kurde le 18 et 19 juillet prochain.

En effet comme elles le soulignent : “Le 15 juin la Turquie a bombardé Maxmur et Sengal ( Kurdistan situé en Irak ) . Quelques jours après une offensive terrestre Turque à impacté le Basûr ( cette partie Sud du Kurdistan) où les bombardements sont depuis quotidien. Le 23 juin c’est le Rojava quia été touché, prés de Kobané c’est trois féministes du Kongra Star ( Organisation des Femmes ) qui ont été assassiné par un drone turc. Le 25 un autre drone a tué 8 civils prés de Suleymaniya. Dans les montagnes la guerre continue.”

Face à cela les Kurdes de Bretagne ne sont pas restés inactifs, le 3 juillet pour le deuxième fois en Quinze jours ils ont occupés les rues de Rennes.

 

Le 20 juin certains de nos camarades les avaient rejoint. Gageons que le 18 et 19 juillet prochains la solidarité avec le peuple kurde résonnera une fois de plus dans les rues en Bretagne et ailleurs .

Les Amitiés Kurdes de Bretagne informent qu’il y aura samedi 20 juin à Rennes une manifestation contre les bombardements turcs sur le Kurdistan Sud.

Rdv 14h30 dalle du Colombier. A l’appel du CDKR et de Zin35. Venez nombreux-ses !

La Gauche Indépendantiste invite ses militants et tous les démocrates, féministes, révolutionnaires de Bretagne à prendre part au mouvement de solidarité avec le peuple Kurde et le Rojava démocratique qui subissent une brutale attaque des forces militaires Turques.

En tant que défenseurs du droit à l’autogouvernement pour tous les peuples, et en tant que compagnons de Kendal Breizh, volontaire internationaliste breton mort sous les bombes turques à Afrin, nous faisons notre la déclaration de la commune internationaliste du Rojavac’est une révolution internationaliste, parce que beaucoup d’internationalistes ont rejoint cette révolution, en première ligne contre l’État islamique et le fascisme turc, nous avons aidé dans les hôpitaux, planté des arbres et travaillé pour construire une société démocratique et écologique, basée sur la libération des femmes.

De notre mobilisation à tous et toutes dépend la vie de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants au Rojava mais aussi la survivance de ce projet révolutionnaire née au sein de la résistance Kurde, ce qui le rend insupportable pour le régime d’Erdogan, en guerre avec les Kurdes du Rojava, mais aussi dans les territoires Kurdes d’Irak et de Turquie.

N’oublions pas dans nos mobilisations de dénoncer l’implication du lobby militaro-industriel français très présent en Bretagne et impliqué dans le commerce de mort avec la Turquie à qui il fournit armes et bombes. En effet, parmi les grandes entreprises françaises qui fournissent des systèmes d’armements, de la formation ou du maintien en condition opérationnelle à la Turquie figureraient notamment : Thales, Airbus Group (ex-EADS), MBDA, DCI, Dassault Systems.

Rassemblements à venir dans les jours qui viennent en Bretagne pour protester contre l’agression Turque au Rojava :

  • Jeudi 10 octobre à 17h30, devant le magasin Fnac du centre-ville de Lorient
  • Vendredi 11 octobre à Rennes à 17h place de la République
  • Samedi 12 octobre à Morlaix au kiosque à 12h
  • Samedi 12 octobre à 16h à Nantes place du commerce (Regroupement des composantes de la Gauche Indépendantiste derrière la banderole “Biji berxwedana Rojava, bevet Stourm Rojava”) 
  • Mercredi 16 Octobre à Guingamp à 18h place de l’échiquier/Champ au Roy.

La Gauche Indépendantiste Bretonne. 

Le collectif Kengred organise le samedi 15 juin une journée de solidarité avec les réfugié.e.s. à la salle des fêtes de Plouaret.

A partir de 15h, projection de 2 films :

  • « Colis Suspect » Documentaire de Sofia Català Vidal et Rosa Pérez Masdeu. « Colis Suspect » est un projet initié par des jeunes journalistes et cinéastes de Barcelone. Il a été récompensé par le Prix de la Première Réalisation au Festival International de Cinéma Méditerranéen de Tétouan (Maroc) et explore les politiques migratoires de l’Union Européenne, qui se nourrissent du discours xénophobe et alimentent le business de la sécurité.
  • « L’intime rencontre, l’inconnu », documentaire présenté par la CAJMA 22 sur le quotidien de familles hébergeant dans la région de Saint-Brieuc.

A partir de 19h : FEST-NOZ de solidarité avec les réfugié·e·s. avec de nombreux chanteurs, sonneurs et groupes de renom.

Possibilité de se restaurer sur place. Le prix est libre.

L’objectif du collectif est de développer le réseau d’aide aux réfugié.e.s dans le pays de Belle-Isle – Bourbriac – Plouaret, de rendre plus visible la lutte pour les réfugié.e.s en Bretagne et d’aider les familles hébergeantes (que ce soit au niveau financier, dans les démarches administratives, juridiques…).

Rejoignez-nous le 15 juin à Plouaret !

Merci de faire passer l’info autour de vous.

Le samedi 1er juin à partir de 20h30, à la salle polyvalente du Cloître St-Thégonnec , aura lieu le 2e fest-noz de soutien à l’école alternative des Monts d’Arrée : le fest-noz kengred (solidarité en langue bretonne). Une restauration sur place sera proposée: un plat traditionnel africain cuisiné par les réfugiés, le fameux poulet yassa. 

Cette seconde initiative, après le succès de la première l’an passé, est l’oeuvre principale de professeurs bénévoles de l’école alternative des Monts d’Arrée. Des bénévoles investis dans le reseau de l’école alternative hébergeant et scolarisant des réfugiés ayant fui leur pays ravagé par la guerre et les dictatures, ravagé par les fascistes de Daesh bien souvent. Notre démarche s’inscrit dans la tradition de terre d’accueil et de solidarité qui existe en Bretagne. Nous oeuvrons à travers la scolarisation des réfugiés à leur intégration dans la société bretonne et à la construction d’un avenir plus serein pour eux. Si notre démarche est résolument humanitaire et emplie de solidarité elle est aussi internationaliste et antifasciste.

Aux côtés des militants de la Gauche Indépendantiste, de Dispac’h (collectif de la jeunesse indépendantiste bretonne) connus en particulier pour leur lutte contre la spéculation immobilière, qui sont investis dans la préparation de cet évènement festif et revendicatif, nous tenons à annoncer que ce rendez-vous du 1er juin lance le début d’une campagne en Bretagne pour l’accueil des migrants et la solidarité au-delà des frontières, en ces temps où le populisme empli de racisme a le vent en poupe en Europe.

Cette campagne se prolongera entre autre par un travail d’information sur le terrain, de réunions publiques et un autre fest-noz à Plouaret le 15 juin. Les profits de ce fest-noz seront reversés à l’école alternative des Monts d’Arrés ainsi qu’au Secours Rouge International, qui contribue au soutien des combattants internationalistes défenseurs de la révolution du Rojava et luttant contre Daesh en fournissant des pansements hémostatiques et à Dispac’h.

Voici le texte cosigné par deux des composantes de l’indépendantisme de Gauche en Bretagne à propos du scrutin Européen du 26 mai prochain. Elles avaient également signé avec d’autres organisations indépendantistes et anticapitalistes Européennes un texte internationaliste sur ce sujet : “Pour la souveraineté des peuples, non à l’Union Européenne”. 

Elections Européennes en Bretagne: non à la participation.

Le scrutin européen approche et entant que militantEs Indépendantistes de Gauche pour une Bretagne libre, réunifiée , brittophone, socialiste, féministe, antipatriarcale nous tenons a faire connaitre notre position.

 

En tant que BretonNEs, nous constatons que la Bretagne qui était au dernier scrutin noyée dans une circonscription Grand Ouest sans âme est définitivement absente de cette élection par la mise en place de la liste unique qui est un dispositif de plus pour nier le caractère plurinational de cet état. Nous ne pouvons donc nous exprimer en tant que peuple distinct dans cette élection.

L’UE ne nous à pas garantie l’égalité linguistique car en ne reconnaissant de façon officielle que les langues et cultures des états dominants l’UE nie la diversité linguistique et culturelle. Elle ne garantit en rien les droits linguistiques et culturels de millions de citoyens européens et singulièrement des Bretons.

En tant que militantEs investiEs dans de nombreuses luttes sociales nous ne pouvons que constater que depuis la loi travail la répression policière et judiciaire des mouvements de contestations sociaux sont la norme dans cet état. A l’heure où la justice et la police déchainées cognent durement sur les révoltés des ronds-points, les émeutiers de toutes sortes , où les Gilets Jaunes et assimilés sont éborgnés par les armes de guerre de la police en toute impunité il nous parait impossible de prendre part à cette élection en faisant croire ainsi à l’existence d’une quelconque culture démocratique française.

La limitation des libertés est chaque jour confirmée par les interdictions de manifester, les arrestations de journalistes, le fichage de masse…Voter dans ce contexte comme si de rien n’était revient à être complice.

L’Union Européenne comme le FMI et la banque mondiale ont depuis le début des années 2000 dans l’état français et ailleurs en Europe, par des demandes d’ajustements budgétaires dégradés nos conditions de vie de travailleurs, de membres des classes les plus populaires en comprimant les dépenses de santé, d’éducation, en dérégulant le droit du travail. Ce sont ces mesures d’austérité que les plus pauvres, les femmes, les jeunes, les migrants sont les premiers à subir de plein fouet particulièrement hors des métropoles.

 

En tant qu’alliés des luttes LGBTQI nous constatons que  les forces  racistes et xénophobes en Europe mettent en avant un projet de société rétrograde ultra patriarcal, s’attaquant aux droits des femmes et des personnes LGBTQI. Les institutions européennes ne sont pas garantes de ces droits, la lutte collective et une meilleure visibilité des pratiques et revendications antipatriarcales et féministes dans nos luttes si.

En tant qu’anticolonialistes nous affirmons notre solidarité avec les peuples sous domination coloniale française en Kanaky, Polynésie, Gaudeloupe, Martinique, Guyane, Réunion dont ce droit fondamental à se déterminer librement est nié et à qui l’ont ose présenter la participation aux élections du parlement Européen comme un exercice démocratique

En tant qu’internationalistes nous constatons que l’Union Européenne a soutenu le dictateur Erdogan contre les peuples de Turquie dont les Kurdes et légitimé les agressions impérialistes au Moyen Orient. Le Parti des Travailleurs du Kurdistan, le PKK figure toujours sur la liste des organisations terroristes de l’UE alors que c’est la résistance Kurde qui s’est battue contre DAESH.

Elle reste un soutien de poids à la politique Israélienne de soumission et de spoliation du peuple Palestinien et de sa résistance.

La faillite de l’Union Européenne est totale tant elle est restée silencieusement complice de la monarchie espagnole qui a violemment réprimé le peuple Catalan et ses dirigeants qui a osé voter son indépendance.

De même cette UE a prouvé son inefficience pour garantir aux Gallois, Ecossais, Irlandais une alternative qui leur soient spécifiques au chaos du Brexit en respectant leur droit à l’autodétermination.

Toute institution n’incorporant pas le droit à l’autodétermination des peuples, condamne les nations sans état à la disparition ou à l’assimilation. Ainsi l’UE nie la diversité des peuples qui la constituent et transforme l’Europe en une prison pour les peuples qui ne disposent pas d’état propre.

De plus L’UE et la France sont déjà en train d’appliquer des politiques migratoires inspirés par l’extrême-droite comme le prouve le grand cimetière méditerranéen. Face au repli sur soi bleu blanc rouge et suprémaciste blanc nous réaffirmons notre attachement à une Bretagne terre d’asile pour les réfugiéEs.

Sur le plan de la Défense de l’environnement les luttes victorieuses récentes en Bretagne contre le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes, les projets d’extraction minières prouvent que les mobilisations populaires multiformes bousculant la légalité des capitalistes et non des institutions sur lesquelles nous n’avons aucune prise permettent de gagner grâce aux luttes collectives et à la défense des communs.

iI n’est pas possible de réformer l’Union européenne afin qu’elle réponde aux intérêts des peuples et des classes populaires. La Troïka, la Commission européenne, l’OTAN, EUROPOL… sont des structures totalement antidémocratiques et le Parlement européen est un organisme inopérant et parasitaire au service des élites et des multinationales.

 

Pour toutes ces raisons nous invitons nos militantEs et sympathisantEs à boycotter le scrutin du 26 mai, à le perturber en ne participant pas de façon normalisée à cette mascarade partout en Bretagne.

Toute alternative à la démocratisation passera par la déconstruction de l’Union Européenne et la construction d’un modèle d’intégration, qui, au-delà de l’espace géographique actuel, sera basé sur la solidarité et la souveraineté des peuples et singulièrement du droit à l’autodétermination du peuple breton dans le cadre d’un agenda politique qui lui soit propre.

Signataires :

La Gauche Indépendantiste ( Breizhistance)

Collectif Dispac’h

 

Evel Kendal Breizh warlene eo marvet ur stourmer etrebroadelour YPG Italian d’an 18 a via Meurzh e-kichen Baghouz, tost da zDeir Ezzor el lodenn deus ar c’hurdistan a zo e Siria. Lazhet eo bet gant izili DAESH. 33 bloaz e oa hag er Rojava evit skoazell an dispac’h ha stourm ar gurded abaoe 18 miz, perzh e oa eus ur strollad anarkour Tekoşîna Anarşîst. Stourm a rae er batailhon etrebroadel gant stourmerien ha stourmerezed TIKKO (Arme Dieubidigezh  ar Beizanted hag ar Vicherourien) dindan atebegezh hag urzhioù ar YPG/YPJ.

Setu troidigezh vrezhonek e lizher kimiadiñ  :

Demat,

Ma vez lennet ar gemennadenn-se ganeoc’h e talvez n’on ket deus ar bed-mañ ken. Mat, arabat eo deoc’h bezañ re drist, mat eo din evel-se, n’em eus ket kerse, marvet on en ur ober ar pezh a soñje din bezañ ar reizhañ en ur zifenn ar re wannañ hag en ur chom feal d’am mennozhioù  justis, ingalded ha frankiz.   Daoust, neuze, bezañ aet diwar wel re abred ez eo bet un trec’h ma buhez. N’em bije ket gellet gedal gwelloc’h  ha me zo kazi sur bezañ aet kuit gant ur mousc’hoarzh ouzh ma muzelloù. Hetiñ a ran ar pep gwellañ deoc’h, emichañs e tibabfet c’hwi ivez un deiz bennak (ma n’eo ket bet graet c’hoazh) da reiñ ho puhez evit ho nesañ, kar n’eus nemet evel-se e lakaer ar bed da cheñch. 

N’eus nemet en ur drec’hiñ an hiniennelouriezh hag en em garantez ennomp e c’hellfomp ober an diforc’h. Diaes eo an amzerioù, gouzout a ran, met na asantit biken ar gouzañvidigezh, na gollit biken ar spi, biken !

Pa seblant kollet pep tra ha pa soñj deoc’h ne vo ket tu tremen dreist ar poanioù anduret gant an den hag an douar, klaskit an nerzh ennoc’h ha treuzkasit anezhañ d’ho kamaraded. Er mareoù teñvalañ eo e vo talvoudus ho sklerijenn just a-awalc’h. Ha dalc’hit soñj « Pep tourmant a grog gant un dakenn ». Klaskit bezañ an dakenn-se.

Ho karout a ran holl, emichañs e vo talvoudus deoc’h ma c’homzoù. 

Betek an trec’h ! 

Orso Tekoser Lorenzo 

 

Ce dimanche 3 mars, prés de 130 personnes ont participé à la journée de solidarité avec le Kurdistan en hommage à Kendal Breizh volontaire breton des YPG Kurdes mort au combat à Afrin (Kurdistan de Syrie) face à l’armée turque et à ses alliés de DAESH. D’autres hommages avaient eu lieu à l’initiative du Secours Rouge à Bruxelles et de la communauté Kurde de Paris le mois dernier.

Des vidéos de volontaires internationalistes italienne et étasunien présents à Afrin ont été diffusés et suscités débats et questions du public sur le projet démocratique du Rojava, auxquels les intervenants des Amitiés Kurdes de Bretagne et Raphael Lebrujah (auteur de “Comprendre le Rojava dans la guerre civile syrienne“, Éditions du Croquant, octobre 2018, 208 p., 15 €) ont pu répondre.

Ils ont ainsi animé un véritable cours d’éducation populaire sur la situation au Rojava mais aussi dans la partie du Kurdistan occupée par la Turquie. Bien sûr la grève de la faim de plus de 230 prisonniers politiques Kurdes et Turcs pour l’amélioration des conditions de détention d’Ocalan a été largement abordée.

Comme le rappelle le Secours Rouge ce même jour :

La grève de la faim menée dans et hors des prisons de Turquie pour obtenir la fin de l’isolement d’Abdullah Ocalan et des prisonniers politiques se poursuit. Les autorité turques répriment cette grève et tout mouvement de solidarité : six membres du HDP ( parti de gauche pro Kurde Turquie ) avaient annoncé commencer la grève de la faim à Amed (Dyarbakir), ils ont été aussitôt arrêtés.

Leyla Güven, députée de ce parti ayant initié ce mouvement de grève jusqu’à la mort, a dépassé les 120 jours sans alimentation et continue malgré sa remise en liberté.

La communauté Kurde de Lorient et Nantes était largement représentée et c’est dans une atmosphère chaleureuse et déterminée, et malgré la pluie et le vent, que plus de 130 personnes ont arpenté les rues de Karaez. C’est aux cris de “Erdogan Assassin, Le Drian complice” qu’ils et elles se sont rendus jusqu’à la désormais célèbre fresque dans le quartier de le gare qui rappelle l’engagement du breton Olivier Le Clainche aux cotés des YPG/YPJ.

Les nombreux amis, militants anarchistes et indépendantistes présents ont évoqués avec ceux et celles qui en 2018 avaient tant battu le pavé des rues de Bretagne pour le Kurdistan, la suite de la campagne de solidarité avec la résistance kurde que nous devons poursuivre.

Des dons ont été recueillis pour acheter du matériel hémostatique pour les combattants et combattantes YPJ et internationalistes.

Après qu’un sonneur ait fait retentir le “Kan Bale an ARB” le chant de marche de l’Armée Révolutionnaire Bretonne, certains amis et camardes d’Olier ont lu en gallo, français et breton le texte suivant. Il délimite politiquement le sens de notre présence aux cotés de la résistance Kurde.

Le voici :

Si nous sommes réunis sous le portait de Olier Kendal Breizh ce n’est pas pour pleurer mais pour honorer sa mémoire et celle de tous celles et ceux qui sont tombés au Kurdistan, au Rojava, pour un monde meilleur. Un monde basé sur le droit des peuples à prendre en main leur destin, à parler leur langue, à faire respecter leur identité, à construire un autre modèle de société basé sur des rapports femmes/hommes radicalement différents, sur d’autres notions que la rentabilité.

Un an après la bataille d’Afrin que l’armée Turque, membre de l’OTAN, et ses supplétifs de DAESH ont envahis grâce au silence complice de l’Europe et de la France, la résistance des Kurdes et de leurs alliés continue.

Le Rojava est une aubaine et un projet plein d’espoirs dans une période où les mouvements fascistes se renforcent alors que la gauche révolutionnaire européenne est marginalisée. Le mouvement de libération Kurde a libéré un espace au milieu de l’horreur de la guerre syrienne où un bouleversement radical s’est créé. Des structures démocratiques multiethniques ont été mises en place et les condition patriarcales ont été renversées.

Maintenant la Turquie liée à la France par de nombreux accords commerciaux et militaires envisage ouvertement de conquérir les autres cantons du Rojava. 

Nous vivons dans le centre de l’impérialisme, nous avons le devoir d’agir car le mouvement de libération nationale Kurde agit dans des conditions liés aux conditions globales d’exploitations. Les états européens tirent profit de cette guerre et soutiennent économiquement et politiquement le régime turc. 

Il faut comprendre que la libération est un projet aussi global, nous ne devons pas attendre qu’un projet révolutionnaire parfait tombe du ciel. C’est cette leçon que nous devons apprendre ici en Bretagne, nous devons intervenir dans les luttes actuelles en mettant en avant le droit à l’autodétermination des nations sans état, la lutte anticapitaliste radicale, le féminisme, la diversité linguistique, la défense de l’environnement, la solidarité internationaliste. Cette approche permet de faire tomber les barrières entre tous les mouvements en Europe et permettra de développer des perspectives communes.

Les martyrs sont immortels dit la fresque. Les idéaux d’Olier sont immortels. Aujourd’hui il se serait mobilisé volontiers contre la répression policière et judiciaire contre les mouvements sociaux, les armes mutilantes de la police, le projet de central à Gaz à Landivisiau, les projets miniers en Bretagne et ailleurs, pour les prisonniers politiques catalans coupables d’avoir organisé un référendum pour l’indépendance, les conséquences de la loi travail et des politiques d’austérité, la montée de la xénophobie, la place de la langue bretonne dans la vie publique, le refus de voir assimiler critique de l’état d’Israël en Palestine occupée et antisémitisme… Mais sans doute aurait-il trouvé le temps de nous signaler que Leyla Güven, députée Kurde au parlement de Turquie, est en grève de la faim depuis 120 jours. Depuis le début de sa grève de la faim pour la libération d’Ocalan, plus de 230 prisonniers politiques en Turquie ont également entamé une grève de la faim ainsi que des militants et représentants politique kurdes en Europe. Un grand nombre de grévistes de la faim sont dans un état critique dont certains restent maintenus en isolement en prison.

Continuons ces luttes ici jusqu’à la victoire ! 

Continuons la solidarité avec le peuple Kurde ! 

Liberté pour Ocalan ! Victoire pour les grévistes de la faim en Turquie !

Biji YPG/YPJ ! Biji PKK !

Biji Kurdistan ! Biji Berxewena Rojava !

Bevet Breizh dieub ha sokialour ! 

Salut à tous les combattants internationalistes au Kurdistan ! Salut à tous les travailleurs de Turquie en lutte contre Erdogan ! 

Une version plus courte a été lue en gallo, langue à laquelle Olier tenait :

Si je sons d’ensemble ané, n’est point pour braire mais pour aloser Olvier et tous les siens-là qhi sont cheï au Kurdistan, au Rojava, pour parlever le dret des peuples à crocher dans lour avenir, à caoser dans lour parlement, à mettre su bout une société plus juste ent’ les coéffes et l’s hommes.

On ne oué pu hardi parler mention de l’armée des turcs qhi s’est égaillée dans le haou de la Syrie dépé un an, mè les kurdes erchignent cor.

Est un biao projet d’même, au Rojava, que je devons parlever quand j’veyons les fascistes par cé nous être au pu haou. Est bien d’avaï des exemples de doumé d’entraïde, en plein mitan de la ghère en Syrie.

Astoure il faut avaï pou que la Turqhie mène cor pu leïn son armée et que la France et les aotes païs clovent des yeux et les prennent par biao vu qhi sont leiés entr’ieux pour des istouères d’marchands.

Astoure i faut sieudre le chemin tracé par les kurdes, les aïder, lutter contre les hardi- pernants et léier les luttes entre ielles.

Olvier je pensons dans taï ané car si t’étais cor là t’aurais vantié croché dans les hucheries d’astoure.

A la rvérie Olvier.