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Nous diffusons ci-dessous un communiqué de Douar Didoull annonçant l’organisation d’une conférence-débat sur l’extractivisme qui se tiendra à Lok-Envel le 1er avril.

La rédaction de Bretagne-Info.org.

 

Le collectif Douar Didoull « Pour la préservation de notre terre et contre le projet minier » dit de « Lok-Envel », organise le vendredi 1 avril 2016, à 20h30, à la salle des fêtes de Lok-Envel, une conférence-débat sur le thème de l’extractivisme.
« Extra-quoi ? » Le terme « extractivisme » déroute. Il manque d’élégance, exige un effort de prononciation. Pourtant, ce vocable circule de plus en plus, car l’exploitation industrielle de la nature, à laquelle il renvoie, s’intensifie partout sur la planète.

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Anna Bednik

Cette conférence sera animée par Anna Bednik. Diplômée en économie (ESSEC) et en géopolitique (Sorbonne/ENS), Anna Bednik est journaliste indépendante (Le Monde diplomatique…), engagée dans plusieurs mouvements et réseaux anti-extractivistes nationaux et internationaux, parmi lesquels le collectif ALDEAH (Alternatives au développement extractiviste et anthropocentré : www.aldeah.org) et le mouvement des collectifs anti gaz et pétrole de schiste.

Son travail sur l’extractivisme, qui se nourrit aussi d’une connaissance directe d’un grand nombre d’expériences de lutte en Amérique latine, a donné lieu à des contributions à des ouvrages collectifs (Amériques latines. Émancipations en construction, Syllepse, 2013 /  Creuser jusqu’où ? Les limites de la croissance, Ecosociété, Montréal, 2015, avec le collectif ALDEAH) et à des publications dans des revues (Entropia, Pandora, Mouvements…).

Cette rencontre sera l’occasion également de présenter son dernier livre : « Extractivisme. Exploitation industrielle de la nature : logiques, conséquences, résistances », paru aux éditions Le passager clandestin.

Pour plus d’infos :
http://lepassagerclandestin.fr/catalogue/essais/extractivisme.html
http://www.aldeah.org/

Les membres de Bretagne en luttes / Breizh o stourm, appellent le plus grand nombre à venir participer à la réunion publique « Quel avenir pour la salle de l’Avenir ? », à l’initiative du collectif pas d’avenir sans AVENIR, qui se déroulera le mercredi 27 janvier 2016 à 20h30 à l’Ecole Guérin de Brest.

Cette rencontre entre habitants et élus de Brest permettra de rappeler l’importance de cette salle associative promise par la municipalité en 2006, pour faire de la place Guérin un lieu de diffusion culturelle et de rencontres intergénérationnelles, mais aussi pour soutenir les nombreux commerces de proximité présents dans le quartier de Saint-Martin. Pourtant en 2015 l’équipe municipale prétend privatiser l’espace public pour la construction de 31 logements en lieu et place de la salle de l’Avenir.

En tant qu’anticapitaliste et indépendantistes bretons, nous dénonçons ce projet immobilier LAMOTTE, et plus largement le phénomène de gentrification, processus urbain d’embourgeoisement, de plus en plus présent dans les grandes villes et notamment sur Brest. C’est par de tels projets immobiliers, qui profitent surtout aux promoteurs, que des habitants plus aisés s’approprient un espace initialement occupé par des habitants ou usagers moins favorisés, transformant ainsi le profil économique et social de quartiers populaires comme Saint-Martin, au profit exclusif d’une couche sociale supérieure.

Ensemble, refusons ce projet immobilier, pour une salle de quartier !

Pour plus d’infos veuillez contacter le collectif pas d’avenir sans AVENIR par mail à l’adresse suivante : avenir@riseup.net

Notre liste reconnaît avoir récolté moins de suffrages que ce que nous espérions au regard d’une campagne dynamique, originale et au service des luttes.
Nous avons surestimé la volonté des électeurs de se servir de leur droit de vote pour protester contre la politique du conseil régional sortant et du gouvernement. Beaucoup ont préféré s’abstenir. L’application de l’état d’urgence suite aux attentats de Paris et le discours ultra-tricolore et chauvin du PS comme son refus de faire campagne ont profité au FN en Bretagne également.
Toutefois, notre score est en progression par rapport aux européennes de 2014 comparé à celui de la liste NPA/Breizhistance sur les quatre départements de la Bretagne administrative (6461 voix contre 7465 cette année). Ceci ouvre des perspectives intéressantes pour restructurer une organisation indépendantiste, anticapitaliste, et féministe sur l’ensemble de la Bretagne historique.
Nous refusons de prendre position entre ce qui s’avère être trois listes de droite au second tour en Bretagne administrative. Seule la lutte de masse, radicale, dans la rue, fera reculer les promoteurs des projets inutiles et imposés, permettra de construire une démocratie de proximité en Bretagne et de lutter contre le capitalisme. Nous invitons donc les abstentionnistes et nos électeurs à continuer la lutte dès cette semaine en se joignant le plus largement possible aux mobilisations contre le fascisme, l’état d’urgence et les projets spéculatifs.

Bretagne en Luttes/Breizh O Stourm

Comme d’autres, nous nous associons à cette mobilisation urgente.
Merci de diffuser !
(La Gauche Indépendantiste)

CONTRE L’ÉTAT D’URGENCE, SOUTENONS LES ASSIGNÉS À RÉSIDENCE RENNAIS !
MERCREDI 9 DÉCEMBRE, 18H30, PLACE DE BRETAGNE

Le jeudi 26 novembre au matin, 5 militants rennais ont vu une quinzaine d’agents de police en tenue d’intervention, munis de fusils à pompe, débarquer à leurs domiciles respectifs. Ils sont menottés et maintenus au sol pendant que les agents fouillent les bibliothèques, les penderies et copient les disque durs : « On cherche des armes ou des explosifs » déclarera en souriant l’un d’entre eux. Certains devront attendre plus d’une demie-heure avant qu’on accepte de leur expliquer ce qui est en train de se passer : leur domicile est perquisitionné, et ils se voient remettre une assignation à résidence pour toute la durée de la COP 21 (qui se tient du 29 novembre au 12 décembre à Paris). Ils devront pointer 3 fois par jour (à 9h, 14h, et 19h) au commissariat central de Rennes et rester chez eux de 20h à 6h du matin.

Le motif invoqué sur ces assignations est que ces personnes représenteraient un danger pour l’ordre public, dans le contexte de la COP21. Les faits qui permettraient d’établir cette dangerosité : de simples participations présumées à des manifestations, aucunement étayés et pour lesquels personne n’a été condamné. De fait, il n’est pas nécessaire aux forces de l’ordre de prouver quoique ce soit, puisque ces perquisitions et ces assignations sont administratives, c’est-à-dire qu’elles ne passent pas par le contrôle d’un juge, mais sont le fruit des caprices du ministre de l’intérieur, du préfet et des forces de police.

Parmi ces personnes, certaines travaillent, d’autre suivent des études, et 2 d’entre elles sont parents d’une petite fille de 4 ans. C’est en mettant ces situations en avant qu’elles ont décidés de saisir le tribunal administratif de Rennes en référé-liberté le lundi 30 novembre. Conclusion du juge : C’est aux personnes d’aménager leur emploi du temps avec leur employeur, de laisser leur fille à la garderie le temps du pointage, et de sécher les cours, qui ne sont pas obligatoires à l’université.

Depuis le 13 novembre, plus de 2500 perquisitions administratives ont été menés sous couvert d’antiterrorisme contre des personnes n’ayant le plus de bavures (personnes perquisitionnées sur dénonciation de leur voisin, des dizaines de mauvaises adresses, de nombreux cas de violences et d’humiliations de la part des forces de l’ordre, etc). Jamais depuis la guerre d’Algérie la police n’a disposé d’une telle carte blanche.

Mais que l’état décide de prétexter de l’état d’urgence pour neutraliser des militants contestataires, cela ouvre la porte a une logique particulièrement inquiétante. A quoi ressembleront les conflits sociaux de demain, si toute personne peut se voir enfermer chez elle pour avoir trop pris la parole publiquement, ou pour avoir été « vue » dans diverses manifestations ? La puissance d’une telle arme se mesure aussi au nombre de personne qui n’oseront pas dire ou faire ce qui leur semble juste de peur de recevoir ce traitement.

Cela fera bientôt un mois que nous vivons sous l’état d’urgence. Le nombre des perquisitions et des assignations arbitraires continue de croître chaque jour. Comme s’il fallait pour le gouvernement tenir un rythme, pour se justifier de faire quelque chose : mieux vaut une réponse forte et à côté que pas de réponse du tout. Cette fuite en avant, alimentée par le faux débat populiste qui s’installe avec l’opposition de droite, amène à la multiplication des déclarations et des mesures fascisantes : fermeture des frontières, allongement de la durée de l’état d’urgence, interdictions de manifester, etc.

Il est important aujourd’hui de ne pas céder à la rhétorique simpliste qui voudrait que les dimensions du drame du 13 novembre impliquent et justifient la mise entre parenthèse (et pour combien de temps ?) de nos libertés. Ce n’est pas soutenir le terrorisme que de ne pas accepter d’être réveillé à 6 heures du matin le canon d’une arme pointé vers soi, ce n’est pas soutenir le terrorisme que de ne pas accepter de voir sa journée rythmée par les passages au commissariat et les humiliations qu’ils entraînent.

Nous appelons toutes les personnes désirant manifester leur soutien aux assignés rennais à un rassemblement mercredi 9 décembre à 18h30, place de Bretagne, pour les accompagner jusqu’au commissariat central et ne pas les laisser isolés face à cette mesure absurde.

Comité de soutien aux assignés Rennais.

Ça y est, la campagne des élections régionales 2015 pour la région administrative Bretagne est cette fois vraiment lancée !

Après le dévoilement des 91 noms qui figurent sur notre liste et la publication de notre programme d’urgence sociale, environnementale, culturelle et démocratique, voici maintenant venu le moment de faire appel à vous pour une collecte d’argent afin de nous aider à payer une partie de la campagne électorale. Vous pouvez également choisir de faire un don mensuel.

Cliquez sur le lien ci-dessous afin de faire un don.
Merci beaucoup / Trugarez vras !

 

Afin de soutenir financièrement la liste “Bretagne en luttes / Breizh o stourm” nous vous proposons également l’achat en ligne du livre “Le ZHBécédaire : lexique politique radical de Bretagne” écrit par Gael ROBLIN (tête de liste régionale) et édité chez Goater Éditions. Ce petit livre vous permettra de mieux comprendre certains mots, concepts ou sigles parfois mal maîtrisés ou ostracisés (Autodétermination, Autonomie, Constitution, Indépendance, Nation, Régionalisme, etc.) et qui prennent tout leur sens à quelques jours du scrutin régional…

Cliquez sur le bouton ci-dessous pour acheter le ZHBécédaire au prix de 12 € (frais de port compris pour l’hexagone) :

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Le refus du Sénat de ratifier la Charte Européenne des Langues Minoritaires est un coup dur surtout pour Marc Le Fur et ses alliés régionalistes, mais aussi pour tous ceux qui pensent que l’avenir de la langue bretonne se jouera à Paris. Encore une fois, le très conservateur Sénat français nous prouve que la lutte pour que la langue bretonne ait un statut co-officiel en Bretagne est indissociable de la lutte pour la construction d’un pouvoir politique breton indépendant.

Il faut aussi que le mouvement culturel breton rompe avec ses pratiques de lobbying auprès des partis de Paris, qu’il soit du PS ou des Républicains, et retrouve le chemin de la lutte.

A court terme, seule la lutte collective et radicale nous permettra d’obtenir les outils nécessaires pour que la langue bretonne s’épanouisse dans la vie publique, dans l’éducation, la formation, les médias, les actes de la vie administratives, tout en prenant en compte la diversité linguistique (gallo et langues issues de l’immigration). La construction d’un tel rapport de force aboutira à la renégociation de la convention spécifique sur les langues de Bretagne entre l’État et la région Bretagne qui vient d’être signée et ne contient rien ou presque en raison de du manque de cohérence de la majorité régionale PS-PC-UDB et de la dépolitisation des revendications linguistiques par le mouvement culturel breton.

Pour la Liste Bretagne en Luttes / Breizh o Stourm,
Gael Roblin

“Bretagne en Luttes ! Breizh o stourm !” c’est donc le nom de la liste impulsée par la Gauche Indépendantiste pour les élections régionales 2015 en Bretagne administrative.

Les premières têtes de liste départementales sont maintenant connues et seront : Alan Le Cloarec (23 ans) pour le Morbihan, Charlotte Bleunvenn (21 ans) pour le Finistère, Yoann Colas (27 ans) pour les Côtes d’ Armor et Gael Roblin (43 ans) pour la tête de liste régionale. La tête de liste en Ille-et-Vilaine sera dévoilée début novembre.

Bretagne_En_Luttes

Lors de la conférence de presse, ils ont tous tenu à rappeler leurs présence dans les mobilisations de jours qui viennent contre les projets miniers, pour le désarmement de la police, contre la centrale à gaz de Landivisiau, pour la langue bretonne à Karaez.

En étant la seule liste ouvertement indépendantiste et anticapitaliste, liant luttes sociales et environnementales à celle pour l’indépendance de la Bretagne, cette démarche se veut être capable d’être force de propositions en obligeant les autres candidats à se positionner sur les revendications dont elle se fera l’écho.

Ce qui est déjà notable c’est que la liste est presque bouclée et que sa moyenne d’age, qui s’annonce très jeune, tranchera avec le style des autres listes qui sont là pour recycler du personnel politique. Elle traduira ainsi le renouvellement générationnel de l’indépendantisme révolutionnaire. Il est aussi à noter que près d’une dizaine de militants issu du NPA ont choisis de rejoindre la démarche en tant qu’activistes anticapitalistes indépendants.

C’est la première fois dans l’histoire politique de Bretagne que la Gauche Indépendantiste se donne les moyens de proposer une alternative démocratique et sociale à cette échelle.

C’est une démarche dynamique et enthousiasmante qui reste ouverte aux militant-e-s féministes, syndicalistes, antiracistes, antimilitaristes qui veulent construire ici en Bretagne l’unité populaire en faveur de la démocratie et de la justice sociale.

Le reste de l’agenda de la liste qui s’annonce chargé sera communiqué dans les jours qui viennent.

Pour rester informé et prendre part, vous pouvez nous contacter et nous suivre via nos comptes Twitter et Facebook.

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La candidature officielle de Jean-Yves Le Drian, actuel ministre de la guerre du gouvernement Valls, dans le cadre des régionales en « Bretagne » (quatre départements) démontre plus que jamais la nécessité d’une liste bretonne radicalement anticapitaliste et totalement indépendante du PS au premier comme au second tour. C’est la seule alternative crédible à gauche pour faire entendre la voix de ceux et celles qui s’opposent à la politique antisociale de ce gouvernement, qui travaille ouvertement en faveur des plus riches comme en témoignent les provocations incessantes du ministre Macron.

Un gouvernement qui a souverainement méprisé l’avis des bretons lors de la réforme territoriale en refusant de les consulter sur l’évolution institutionnelle et la réunification de la Bretagne.

L’implication de Jean-Yves Le Drian le marchand de canons dans les guerres de rapines impérialistes au Moyen-Orient ou en Afrique ne trouve pas plus grâce à nos yeux. Bien au contraire, il faut faire entendre depuis la Bretagne une voix internationaliste affirmant sa solidarité avec le peuple Kurde, exigeant que le gouvernement français rompe ses relations avec le régime autoritaire de Erdogan qui laisse massacrer les révolutionnaires et les progressistes et que les résistants du PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan) ne figurent plus sur la liste des organisations terroristes interdites en Europe.

Pour la Gauche Indépendantiste (Breizhistance).

Gael Roblin

Comme beaucoup nous sommes atterrés par le double discours du Parti Socialiste en général et de la mairie de Rennes en particulier vis à vis des réfugiés fuyant la guerre et la barbarie.

Nathalie Appéré et son équipe l’ont clairement montré en assignant en justice et en demandant une amende contre une dizaine de demandeurs d’asile Somaliens qui campent au parc des Gayeulles où ils ne sont pas à l’abri d’agressions venant de l’extrême droite comme celle qui a eu lieu cet été tout en déclarant le même jour vouloir participer aux initiatives de soutien aux migrants.

Au delà de la polémique on est bien loin de l’attitude volontariste de la mairie de Barcelone en Catalogne qui a mit, sans attendre, autour de la table associations, collectifs de soutiens aux migrants, habitants, et institutions locales dés le début de la crise en se déclarant ville refuge. Initiative qui a été imitée par Pampelune/Irunea gérée par la gauche Indépendantiste Basque et par de nombreuses villes de l’état espagnol.

Il est temps que la mairie de Rennes ville et Rennes métropole assument l’exemplarité que leurs confère leurs rôle de capitale administrative de la Bretagne en impulsant de concert avec Nantes et les autres villes bretonnes d’une certaine importance et le conseil régional la création d’un réseau de villes refuges à l’image de l’initiative barcelonaise, et ce sans attendre le feu vert des instances du PS parisien ou de la préfecture.

Une telle démarche redonnerait un peu de crédit au discours du PS qui en a bien besoin sur ce terrain comme sur d’autres et permettrait à tout un chacun de s’impliquer au mieux via les associations de solidarité avec les migrants pour auto-organiser en Bretagne une politique migratoire généreuse et solidaire avec ceux qui fuient les guerres impérialistes et la misère.

Pour la Gauche Indépendantiste (Breizhistance) : Gael Roblin

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