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Le samedi 27 septembre prochain à 15h00 aura lieu la Manifestation « Divizomp e Breizh / Construisons un pouvoir politique breton » à Naoned / Nantes, place de Bretagne, à l’initiative de la Coordination Démocratique de Bretagne.

Le texte ci-dessous a été diffusé pour appeler à participer à cette initiative pour l’unité de la Bretagne, le droit de décider au pays, la justice sociale et environnementale, la langue bretonne. Diffusez cet appel et le visuel sur les réseaux sociaux, et venez en famille manifester le samedi 27 septembre prochain à Nantes ! Stourmomp betek an trec’h !

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Ceux qui pensent que la revendication pour le retour de la Loire-Atlantique au sein d’une Bretagne dont la population disposerait enfin d’un droit de décision sur son avenir n’est plus d’actualité se trompent lourdement.

Face au désengagement de l’État central, qui abandonne de nombreuses missions et conduit des politiques publiques dont les effets sont l’accroissement des inégalités sociales, l’accélération de la destruction écologique et du dérèglement climatique, les bretonnes et les bretons ont le droit de décider de l’avenir de leur pays, de la réunification et des compétences qui y sont liées.

Nous étions des milliers dans les rues de Rennes, le 17 mai, pour refuser l’austérité imposée par Paris aux collectivités locales bretonnes, une austérité qui frappe durement le tissu associatif œuvrant pour la langue et la culture bretonne.

Des collectivités se revendiquant « de gauche », au lieu de résister, appliquent elles-mêmes des mesures d’austérité, au détriment des plus vulnérables, de l’écologie et de la culture. La langue bretonne, déjà en danger, et la culture bretonne paient un prix très lourd en raison de ces coupes budgétaires, tandis qu’en Loire-Atlantique s’exprime une hostilité institutionnelle manifeste de la présidente du Conseil régional dit des « Pays de la Loire », la trumpiste sarthoise Christelle Morançais.

La Bretagne, pays nantais compris, doit devenir un lieu de résistance face au projet politique de M. Retailleau et du Rassemblement national : raciste, réactionnaire, autoritaire, antisocial, anti-écologique, anti-féministe et ultra-centralisateur.

Face à la crise globale du capitalisme, la seule réponse des dirigeant·es pour conserver prérogatives et privilèges passe par l’autoritarisme et la remise en cause des libertés individuelles et collectives conquises par les luttes, tout en détournant la réalité de leurs responsabilités sur des populations dites « étrangères ».
D’où leur soutien, à l’image de Bolloré, aux mouvements fascistes et néo-nazis, dernière ressource de leur projet. La Bretagne est pour eux une terre de mission.

Où sont passées les promesses de ceux qui dirigent aujourd’hui le Conseil régional de Bretagne, qui affirmaient dans leurs programmes vouloir « plus de Bretagne » et agir pour la réunification ?

Un projet que la gauche parisienne et ses relais en Bretagne sont incapables de combattre efficacement, parce qu’ils refusent d’admettre ce constat : en Bretagne, nous avons besoin d’un véritable cadre d’autogouvernement fiscal et législatif, pour porter des politiques publiques ambitieuses en matière de logement, de santé, d’aménagement du territoire, de partage des ressources, de politique linguistique et culturelle au service du peuple.

Construisons la Bretagne en commun, en forgeant des liens complices, des solidarités assumées, des alliances inédites, pour décider, agir et vivre ici, en toute dignité, quelles que soient nos origines ! Stourmomp betek an trec’h !

 

Le dossier du Lycée Diwan de Carhaix est revenu sur la table du président de région Loïc Chesnais-Girard le 10 Mars lorsque les lycéen.ne.s ont bloqué leur établissement pour dénoncer les conditions d’accueil fortement dégradées depuis la rentrée en Septembre 2024.

 

Rappelons que suite à des difficultés budgétaires et une baisse d’effectifs depuis la réforme des lycées, un accord “provisoire” a été trouvé avec l’association l’Aile qui gère la DSP ( Délégation de Service Public) pour l’occupation des bätiments et la facturation des services ( entretien, refectoire…).

 

Rappelons aussi qu’avant L’Aile, une autre association, Ti Degemer Kerampuilh, avait en charge cette responsabilité, et ce afin que puisse ouvrir un lycée Diwan sur le site de Kerampuilh. Ce site avait été choisi pour cette mission en 1999 et seulement pour cela, à savoir se doter à l’époque du seule lycée immersif en langue Bretonne en Bretagne. Il n’a jamais été question de partager ce site avec des activités touristiques ou autres durant la période scolaire, à charge pour l’association bénéficiaire de cette DSP de respecter cet engagement non négociable décidé par tous les partenaires à l’époque, Diwan, la Mairie de Carhaix et la Région Bretagne. La vocation première du site de Kerampuilh est un lycée Diwan, immersif en langue bretonne, et non pas une activité commerciale. Un lycée étant un sanctuaire, tout un chacun comprend bien que pour pouvoir evoluer sereinement dans son parcours éducatif, il ne faut pas ëtre déconcentré par l’organisation d’un festival , d’une classe verte ou d’un voyage organisé pour retraités. Or les choses n’ont plus l’air aussi évidentes pour l’Aile qui en quelques mois a transformé la mission du lieu, et ce avec l’aval de la Région, pour en dédier une partie à un centre d’hébergement, et ce au détriment du bien-ëtre des lycéen.ne.s brittophones. Pour exemple l’hébergement le 14 et 15 Mai d’un festival des mini-entreprises, organisé par “Entreprendre pour Apprendre”(sic§) et dont le premier partenaire sur leur site n’est autre que le Mouvement des Entreprises de France-MEDEF, accueillant plus de 2000 collégiens, et ce en mileu de semaine en plein Bac blanc, plus un concert le mercredi soir collé au dortoir du Lycée !

 

Enfin rappelons les conditions d’accueil qui ont déclenchées le mouvement de colères des jeunes: des classes surchargées, des chambres aussi avec certaines chambrées de 6 voire 7 jeunes ( difficile de travailler le soir dans ces conditions !) , pas de foyer, pas de cour mais un parking à la place. Les jeunes, privés de foyer, ont donc passé l’hiver les pieds dans la boue quand ils n’investissaient pas la bibliothèque pour avoir un endroit chaud, et donc par la force des choses détourner ce lieu de sa vocation initiale. Ils ont été reçu par le Président de Région afin d’exposer leurs revendications, plus que raisonnables, et ont eu une bonne leçon de “real politique”, des promesses mais toujours rien 3 mois plus tard et une grosse incertitude quand à la rentrée 2025-2026.

Les travaux sur le bâtiment B3 sont terminés après des années de chantier au milieu du Lycée, financés par la Région, donc par l’impöt des bretons pour l’accompagnement de la politique linguistique et de l’éducation en langue bretonne. Et nous apprenons que les salles de classe réalisées ne pourront servir de… salles de classe. Toujours pas de foyer, et maintenant la proposition de l’Aile de changer la destination de la moitié du lycée en hébergement touristique, censé être signée le Vendredi 6 Juin à Quimper, entre L’Aile, la Région et la mairie de Carhaix. Nous savons que Monsieur Christian Troadec, maire de Carhaix, refusera ce crachat à la face des lycéen.ne.s et de l’équipe pédagogique.

Quelle est la volonté de l’Aile ? Grignoter encore plus le lieu afin d’en récupérer la totalité et d’expulser le Lycée Diwan 

Et celle de la Région ? Accompagner voire accélérer le déclin de notre langue  ? 

Le sondage commandé par ses services n’est-il pas assez explicite? La baisse de la moitié des locuteurs n’est pas encore suffisante ? Diwan assure la transmission aux jeunes générations en formant des jeunes bretonnants actifs, ils font le “taf”, et c’est comme ça qu’on les remercie ?

Qu’en dit Madame Kaourintine Hulaud, vice-présidente de Région en charge de la langue bretonne ? Nous aimerions l’entendre apporter tout son soutien au Lycéé Diwan de Carhaix.

Et qu’en dit Monsieur Chesnais-Girard qui s’est fait élire avec le slogan ” plus de Bretagne” ? Mais quelle Bretagne ? Une Bretagne sans langue bretonne ?

 

Les lycéen.ne.s nous ont montrés la voie au Printemps en se mobilisant, nous ne devons pas les décevoir. Affichons haut et fort notre soutien au Lise Diwan Karaez et à la langue bretonne comme nous l’avons fait le 17 Mai dans les rues de Rennes.

 

Nous ne laisserons pas la logique mercantile l’emporter sur la sauvegarde et la transmission de la langue bretonne et le respect de notre jeunesse. Le Lycée Diwan de Carhaix assure une mission de service public, il doit ëtre traité comme n’importe quel autre lycée public. Ce n’est pas aux familles , aux jeunes et aux travailleurs de l’éducation en langue bretonne de supporter l’absence de volonté et de courage politique de la majorité en place à Rennes !

 

Soutien total aux lycéens et lycéennes de Kerampuilh

Soutien total à l’équipe pédagogique

Soutien total au réseau Diwan

 

Bevet ar brezhoneg, bevet Diwan !

 

War-Sav !

 

 

War-sav, la Gauche Indépendantiste Bretonne, tient à apporter tout son soutien aux lycéen·ne·s de Diwan Karaez dans leur mouvement revendicatif pour une éducation en langue bretonne dans des conditions décentes.

Ce mouvement apparaît comme une éclaircie dans une période qui était jusqu’alors chargée de gros et lourds nuages au-dessus de nos têtes : grosses difficultés financières à la rentrée pour le réseau immersif en langue bretonne Diwan, et notamment au lycée de Carhaix avec la diminution de moitié de l’espace dédié aux élèves, des restrictions budgétaires sans précédent pour le monde de la culture et du sport entre autres votées par des collectivités (Conseil régional « Pays de la Loire », CD 35…) qui ont déjà commencé à se faire sentir dans la baisse du soutien aux associations culturelles bretonnes, un sondage qui nous annonce la perte de 50 % des locuteurs de breton en seulement 6 ans, la nomination plus que surprenante d’une vice-présidente en charge de la langue bretonne à la Région qui signait il y a un an de ça une tribune contre le bilinguisme français-breton pour toute la partie Est de la Bretagne…

Nous n’avions comme horizon que cet hiver politique sans fin, nuageux et pluvieux, et enfin l’hirondelle est revenue, là où personne ne l’attendait. Les lycéen·ne·s de Diwan Carhaix, eux qui ont grandi avec le breton dans la tête et sur les lèvres, nous annoncent donc ce printemps de la langue bretonne tant attendu. Ils n’acceptent plus d’être pris comme la variable d’ajustement par l’association l’AILES, qui gère le site de Kerampuilh pour la région, et réclament leurs droits, c’est-à-dire l’égalité avec les autres lycéen·ne·s breton·ne·s. Durant deux années, ils ont subi les nuisances sonores et visuelles d’un chantier de rénovation d’un bâtiment au milieu de leur lycée. Ce nouveau bâtiment est prévu de longue date pour le lycée, financé par la région, donc par l’impôt des bretons, pour pouvoir accompagner les engagements de cette collectivité au titre de la politique linguistique.

À la rentrée, cette même collectivité, avec le concours de l’association l’AILES, leur réduisait de moitié leur espace, plus de foyer, des chambres surchargées, un CDI qui devient un hall de gare, un parking et la boue de l’hiver en guise de cour ! Re Zo Re !

Jeudi dernier, ils ont donc voté en assemblée générale auto-organisée le blocage de leur lycée à compter de ce lundi et jusqu’à ce que des solutions soient trouvées pour la mise à disposition pérenne de ce nouveau bâtiment ainsi que du foyer lycéen et la reprise du dortoir actuellement vide.

Comme le dit Gilles Servat dans sa chanson, elle est revenue l’hirondelle, blanche au ventre et noire aux ailes, comme les couleurs de la Bretagne, et elle est annonciatrice de jours meilleurs. En cela, nous ne pouvons que saluer et remercier les lycéen·ne·s et ancien·ne·s lycéen·ne·s de Diwan qui nous percent les nuages et nous apportent l’espoir comme seule la jeunesse est capable de le faire. Nous serons toujours à leurs côtés, la langue bretonne a un avenir et ce sont nos jeunes locutrices et locuteurs qui le portent.

Tous les élus qui sont venus se pavaner à la manifestation du 29 mai 2021 à Guingamp pour la défense de l’enseignement immersif alors attaqué par le Conseil constitutionnel doivent savoir que nous ne les trouvons pas à la hauteur des enjeux linguistiques alors que la langue bretonne est acculée, et cela faute de courage politique de leur part pour affronter l’hostilité constitutionnelle française.

Qu’ont-ils fait de notre énergie et de notre belle mobilisation populaire ?

Nous n’avons que faire des justifications pour expliquer les mesures d’austérité décidées à Paris pour couper dans les budgets locaux, notamment dans les domaines linguistiques, culturels, sportifs et éducatifs. Nous savons très bien que ces mêmes collectivités locales soutiennent bien souvent massivement l’industrie de mort de l’armement, y compris le Conseil régional de Bretagne. Nous exigeons :

• Que la Région Bretagne assume les frais d’internat des lycées Diwan, au même titre que dans les lycées publics, Diwan remplissant une mission de service public à travers la gratuité, l’ouverture à toutes et tous et son aspect laïc. De fait, les salaires des animatrices et animateurs doivent être pris en charge par cette collectivité, et ce, afin d’accompagner le seul réseau d’enseignement capable d’éduquer de jeunes brittophones actifs, donc de contrecarrer la chute des locutrices et des locuteurs mis en évidence par le dernier sondage commandité par la région Bretagne.

• L’officialisation de la langue bretonne et son droit non négociable à trouver sa place partout dans la péninsule, y compris dans les aires métropolitaines de l’Est où se joue aussi l’avenir du breton.

• Que la langue et la culture bretonne ne subissent aucune mesure d’austérité économique par une baisse de subventions à celles et ceux qui la font vivre.

• Que les collectivités (métropoles et intercommunalités) bretonnes de Brest à Clisson s’engagent à verser au moins un Euro par habitant dans le mandat 2026-2032 en faveur d’actions d’usage et de transmission de la langue bretonne, elles le peuvent dans le cadre des possibilités offertes par la loi Molac qui les obligent à participer à l’enseignement, la promotion et à la diffusion de la langue bretonne.

• Que la Saint-Yves soit déclarée jour férié par les collectivités territoriales et locales bretonnes.

• Le droit de décider en Bretagne dans tous les domaines à travers un pouvoir politique breton législatif local doté d’une large autonomie, premier pas vers l’indépendance.

Nous annonçons de ce fait une manifestation le 17 mai prochain, dont le lieu reste à déterminer, pour porter les revendications des lycéen·ne·s Diwan et pour construire une mobilisation subversive autour de la Fête de la Bretagne, pour une Saint-Yves revendicative !

Bevet stourm liseadezed ha liseidi Diwan !
Brezhoneg yezh ofisiel, ur gwir statud evit Breizh !

 

 

Skeudennoù / Photos : Sarah Cariou

Nous publions ici l’appel écrit par des élus de la Gauche Indépendantiste issus des listes et expériences municipalistes. Cette liste va s’élargir dans les jours qui viennent.

Le tract est déja diffusé en breton et en français dans de nombreux lieux associatifs, en masse lors de l’arrivée de la Redadeg. de très nombreux militants sont ravis de l’initiative qui sera la première à remettre la Bretagne comme sujet politique suite à la langue séquence électorale d’où elle a été absente. Un rendez-vous à ne pas louper !

 

La Bretagne en commun ! La Bretagne c’est politique !

Le Département de la Loire-Atlantique a refusé d’inscrire à l’ordre du jour des débats la question de la réunification de la Bretagne, en dépit d’une pétition ayant recueilli 105.000 signatures et récemment la justice lui a donné raison. Cela renforce un sentiment de frustration démocratique. Ceux qui pensent que cela fera taire les revendications pour le retour de la Loire-Atlantique au sein de la Bretagne se trompent. Il est temps de réoccuper la rue. Les bretons et les bretonnes ont le droit de décider de l’avenir de leur pays, de sa taille, et ses compétences. La Région Bretagne a elle voté ( sans les voix des fascistes du RN qui est pour la suppression des Conseils Régionaux ) un vœu à une très large majorité pour l’autonomie, et donc pour construire un pouvoir politique breton. Mais comme sur le terrain de la réunification de la Bretagne les forces politiques présentes au Conseil Régional peinent à aller plus loin que des déclarations d’intentions et à donner un contenu sociale et populaire à cette démarche. A l’heure où l’état central se désengage de nombreuses missions pour conduire des politiques publiques bénéficiant à la majorité sociale alors que les inégalités sociales vont croissantes et obligent les collectivités à des mesures d’austérité, il est temps de réaffirmer la nécessité d’un pouvoir politique breton de Brest à Clisson, doté de compétences permettant :

-Une juste répartition des richesses et des équipements entre les métropoles et le reste de la Bretagne.

-L’accès équitable aux service publics de santé ou de transports

-Le logement à l’année pour ceux qui habitent et travaillent ici.

Les débats politiques français sont saturés par une surenchère identitaire excluante il nous paraît vitale de dire que la Bretagne est un espace civique et politique cohérent pour construire des politiques publiques favorables au plus grand nombre , et singulièrement aux plus modestes. C’est dans cet espace cohérent que chacun doit pouvoir s’exprimer pour que le peuple et les travailleurs de Bretagne puissent librement se déterminer en faveur d’un autre modèle démocratique,économique ,social et environnemental qui soit une réponse de proximité à la crise sociale et climatique.

 

 

Sur le terrain culturel et linguistique ceux qui œuvrent en Loire-Atlantique pour une culture bretonne populaire et pour faire vivre la langue bretonne dans et hors des écoles sont confrontés à une hostilité institutionnelle manifeste. Le Conseil Régional des Pays de la Loire a décidé de ne plus subventionner des associations œuvrant autour de Nantes pour la langue et la culture bretonne.

Contrairement au reste de la Bretagne les locuteurs de breton dans le département de Loire-Atlantique ne bénéficient pas d’une convention entre une collectivité locale et l ‘état favorisant l’usage des ces langues. Cela nous est dommageable alors que nous avons besoin de moyens pour développer des fondamentaux culturels et linguistiques permettant de décliner une vision intégratrice de la Bretagne que l’on puisse partager avec ceux et celles qui viennent vivre en Bretagne, sans distinction de couleurs, religions ou de genres. Pour affirmer le droit de décider du peuple breton à travers un processus référendaire de Brest à Clisson il faut reprendre la rue ! Pour que la culture et la langue bretonne puissent bénéficier des mêmes soutiens en Loire-Atlantique qu’en Région Bretagne il faut reprendre la rue !

Venez manifester avec nous le samedi 28 septembre 2024 à 15h au miroir d’eau à Nantes. Nous invitons toutes les forces politiques et culturelles bretonnes partageant les constats de ce texte à travailler avec nous à la mobilisation avant et après pour affirmer que la Bretagne c’est politique et que cela nous regarde !  Si vous vous voulez signer au nom de votre parti, association, collectif faites le nous savoir via l’adresse électronique de la Coordination Democratique de Bretagne

Erig Bainvel Conseiller Municipal St Herblain en Commun, Primael Petit Conseiller Municipal et conseiller Communautaire St Herblain en Commun, Anton Burel Conseiller Municipal Cintré en Commun, Gael Roblin Conseiller Municipal Guingamp en Commun-Kumun Gwengamp…

M. le Président de la Région Bretagne, Messieurs, Mesdames les conseillers régionaux

Au mois de juin 2023, la Région Bretagne débloquait 24 millions d’euros pour le « développement économique, l’innovation et l’emploi » de la région. Dans ce budget, les élus bretons ont voté un don de 150.000 euros au groupe français Thalès, une firme spécialisée dans les technologies de l’armement, qui partage son commerce de mort avec Israël. Parmi les productions de Thalès, un drone destiné à la surveillance et au combat, élaboré conjointement avec la plus grande société de technologie militaire d’Israël « Elbit Systems ». L’engin volant a été utilisé en Afganistan, en Irak et… à Gaza. En juillet 2023, Thalès rachetait l’entreprise israélienne « Imperva » spécialisée dans la sécurité des données pour 3,6 milliards de dollars. Thalès possède donc des succursales directement en Israël. Après l’attaque du 7 octobre et alors qu’Israël déclenchait un déluge de feu sur Gaza, Thalès affichait la plus forte hausse du CAC 40 selon le magazine Capital. La firme va créer 220 emplois à Etrelles en Ille-et-Vilaine pour produire des avions de guerre. C’est à ce titre que la Région Bretagne a décidé d’une aide de 150.000 euros.

Nous souhaiterions savoir si un telle aide est dans les projets 2024 du Conseil Régional de Bretagne, malgré les 30.000 morts de Gaza, dont certains tués par la technologie de Thales financée par l’argent des bretons ?

Nous voulons savoir si en catimini une aide à cette entreprise a été instruite par vos services malgré l’avis de la Cour internationale de justice évoque un «risque de génocide » à Gaza ?

Avez-vous conscience que vous pourriez être poursuivis pour complicité ? Nous voulons savoir si vos services instruisent des demandes de subventions auprès d’autres entreprises commerçant avec Israël, notamment dans le domaine de la sécurité et de la défense ?

Il existe des endroits où les autorités débloquent des fonds pour l’aide humanitaire et la paix, nous n’acceptons pas qu’en Bretagne on finance des machines à tuer avec l’argent public. Nous vous suggérons de verser ces 150.000 euros à l’URNWA, l’agence d’aide aux réfugiés Palestiniens, chassés de leur terre depuis 1948. Ce geste vous honorerait et honorerait la Bretagne.

Dans l’attente d’une réponse, veuillez agréer l’expression de nos salutations anticolonialistes et pacifistes.

La Gauche Indépendantiste Bretonne War-Sav.

Sur le modèle d’autres œuvres connues et détournées, Anne de Bretagne et son Keffieh…

Alors que la Bretagne a connu ces derniers mois de nombreuses mobilisations en faveur d’un meilleur accès au logement (manifestations, débats, articles de presse à profusion…) l’année se termine par cette déconcertante nouvelle : le conseil de Paris a voté le 12 décembre dernier son budget 2023  qui augmente de 50% la taxe d’habitation sur les résidences secondaires !

Il y a 131 000 résidences secondaires à Paris soit 55 000 de plus qu’en 1999.

Les 308 millions de recettes de la taxe sur les résidences secondaires vont permettre d’augmenter le budget du compte foncier logement et de soutenir la création de logement social.

 

Cette taxe a été créée en 2014 suite à une proposition de  Ian Brossat ( PCF ) .

 

Il y a 257 800 résidences secondaires en Région Bretagne. Nous ne pouvons les surtaxer ! Il est aisé d’imaginer ce que l’on pourrait faire si nous pouvions à l’instar du Conseil de Paris gérer cette collecte de surtaxe en faveur logement social public ou contre l’habitat indigne ici en Bretagne.

 

Au moment où le Conseil Régional de Bretagne se réunit pour sa dernière session de l’année nous constatons avec regret que la majorité ne tape pas du poing sur la table pour exiger que l’intégralité de la Région Bretagne soit classée en Zone Tendue afin de notamment pouvoir surtaxer les résidences secondaires et en gérer les recettes nous-même.

 

Nous pourrions ainsi renforcer notre fiscalité locale et répartir un peu plus équitablement les richesses, cet objectif pragmatique fait défaut à l’actuelle majorité pour rendre crédible et désirable son projet de statut d’autonomie et pour rendre crédible ses velléités d’amélioration d’accès au logement pour tous..

 

 

La Gauche Indépendantiste War-Sav

Nous avions déjà évoqué à deux reprises le dossier de la gargantuesque usine à Saumons que les élus de Guingamp Paimpol Agglomération souhaitent voir s’implanter à Plouisy.

Les militants de la Gauche Indépendantiste avaient saisie l’occasion des élections départementales pour mettre les pieds dans le plat et souligner combien les élus PS du secteur qui faisaient campagne dans ce scrutin avec le soutien d’EELV étaient impliqué dans cette vente de terres au profit d’une multinationale tout en mettant en danger les ressources en eaux, la faune et la flore pour un projet inutile.

 

Le scrutin des régionales au même moment s’était un peu cristallisé sur la complicité entre LREM et le PS sur le modele agricole. D’ailleurs les élus du groupe ” Breizh A-Gleiz/Bretagne à Gauche” de l’UDB et Ensemble sur nos territoires” avaient interpellé le PS en session régionale sur ce projet contestable et contesté.

 

Le PS via Laurence Fortin dont le groupe à l’assemblée régionale a pour porte-parole Fanny Chappé, maire de Paimpol qui a voté à l’Agglo la vente de ses terres à cette multinationale, avait indiqué ne rien savoir du problème. “LOL” comme on dit…

Le maire de Plouisy, Remy Guillou, qui défend se projet est un fervent partisan de ce projet qu’il défend avec Vincent Le Meaux , membre de la direction nationale du PS et président de l’Agglomération. Localement il est notoirement proche de Yannick Kerlogot, député macroniste zélé.

Un lecteur nous a envoyé une coupure de presse. on y voit Mr Guillou, vice-président à l’eau à GPA,  à son aise dans une réunion de la majorité présidentielle. C’est assumé au moins.

Si quelqu’un interpelle la majorité régionale sur cette convergence pas si étonnante, Fanny Chappé pourra t elle répondre ne rien savoir ?

Les opposantEs au projet eux ne désarment pas et structurent petit à petit la lutte. Un premier rassemblement devant le siege de l’agglo a rassemblé prés de cent personnes, ce week-end encore une diffusion de tracts a eu lieu sur la commune de Plouisy à proximité du site retenu.

Voici leur prose…Pas sur qu’elle plaise au PS et à LREM….N’hésitez pas à les rejoindre….

Comme nous le rappelions dans cet article “Le saumon remontera t il la campagne électorale“, les élections départementales dans le canton de Guingamp avaient permis aux candidats indépendantistes de mettre les pieds dans le plat pour attirer l’attention sur les risques environnementaux qui découleraient de l’implantation d’une ferme usine à saumons à Plouisy. 

L’été n’a pas permis de grande mobilisation mais chacun reste vigilant. Les opposants s’organisent.

Le 27 aout dernier, le président de Région — qui compte dans sa majorité Fanny Chappé, maire de Paimpol qui a voté la cession de terres publiques à l’agglomération de Guingamp-Paimpol pour ce projet dantesque — communiquait sur la tenue d”une rencontre régionale sur les SCOT (Schéma d’Orientations Territoriaux) dont il loue l’importance en les termes suivants :

 

Par ailleurs, Eaux et Rivières de Bretagne soulignait ce même jour combien le dérèglement climatique et le réchauffement contribueraient encore plus à la raréfaction de la ressource en eaux en Bretagne.

 

Des femmes et des hommes politiques responsables  devraient à l’aune de ces constats se positionner contre le projet de ferme usine à saumon qui consommera au moins 600 m3 d’eau par jour. Eau que l’on fera venir d’ailleurs.

Pour refaire le point sur ce dossier qui risque bien de rebondir nous vous publions des extraits de l’intervention de Gael Roblin au Conseil Municipal de Guingamp fin juin après le deuxième tour des élections départementales.

Il avait visiblement épluché le SCOT du pays de Guingamp… À relire… pour certains…. Il est disponible sur le site de l’Agglomération GPA celle qui vend des terres à Smart Salmon

Le président de l’Agglomération GPA Vincent Le Meaux, membre de la direction du PS ne l’a peut-être pas relu pendant l’université d’été du PS à Blois avec sa délégation bretonne. On peut voir Vincent Le Meaux sous le mot d’ordre ” Justice Sociale et Ecologique” devant la gare de Blois ….Ca ne s’invente pas. C’est le mot d’ordre du PS , sa fédération costarmoricaine en a une interprétation bien particulière. 

Les délégués PS breton à l’université d’été du PS à Blois, parmi eux Vincent Le Meaux

Je souhaite profiter de ce moment d’échange sur l’actualité communautaire pour vous faire part de ma sidération sur le projet de ferme usines à saumons que le Conseil d’Agglomération soutient.
Et j’ai bien sur quelques questions.
Je suis sidéré que le conseil d’agglomération ait validé la vente de terres appartenant à la population à une multinationale portant un projet aussi contestable.
Ce projet ne fera pas consensus et sera la cause de profondes oppositions dans la population locale, c’est un projet néfaste pour l’environnement mais aussi pour le vivre ensemble et l’attractivité du Pays de Guingamp.
Comment les élus de GPA ont-ils pu croire qu’un projet industriel de cette taille n’allait pas rencontrer de contestation ?
Ce projet est une aberration sur le plan environnemental comme le rappel Eaux et Rivieres de Bretagne, association qui a bénéficié du soutien de l’Agglo et dont il serait bon que les élus lisent les communiqués. Voici ce que dit Eaux et Rivieres de Bretagne :
Alors que depuis début mars, le Trieux voit ses saumons sauvages mourir les uns après les autres, les élus de Guingamp Paimpol Agglomération (GPA) accueillent à bras ouverts le projet d’implantation à Plouisy d’un élevage industriel de saumon et d’une usine d’abattage et de transformation, pour une production de 10 000 tonnes/an. Ce projet, d’ailleurs instruit dans la plus grande opacité, est porté par la société Smart Salmon. Ce groupe norvégien est, avec d’autres, à l’origine de la pollution organique et médicamenteuse par les fermes aquacoles des estuaires norvégiens, et de la dissémination dans les cours d’eau de parasites (pou du saumon) qui ont progressivement contaminé le cheptel sauvage. Une concentration aussi importante de saumons d’élevages augmente dangereusement les risques sanitaires pour les saumons sauvages. Elle peut impacter de façon irréversible le patrimoine piscicole du Trieux.
En effet pour nourrir ces poissons élevés en batterie on aura recours à d’autres poissons venant d’autres régions du monde et l’utilisation d’antibiotiques sera inévitable au regard de la concentration hallucinante de saumons dans les bacs sans considération aucune pour le bien être animal
Dans la presse (Télégramme du 18 juin) les promoteurs de ce projet avouent qu’ils veulent à terme la construction d’une station d’épuration (l’eau pourrait ensuite être rejetée dans le Trieux), mais aussi des forages pour capter les eaux souterraines. Nous ne sommes donc pas dans le merveilleux et vertueux circuit fermé que l’on nous a vendu.
Ce projet est une aberration sur le plan de la création d’emploi : en effet les légumes produits sous serres en utilisant les nutriments des eaux usées rentreront en concurrence directe avec ceux des producteurs locaux .
La logique de la concurrence capitaliste veut que ce genre d’entreprise ait pour logique de prendre des parts de marchés et liquider ses concurrents, plus petits et moins compétitifs, qu’ils soient en Bretagne ou ailleurs ce géant Smart Salmon va liquider d’autres emplois en inondant le marché du saumon. C’est la dure loi du capitalisme.
Nous n’avons pas en tant que collectivité à prendre part à ce genre de projets qui ne s’inscrivent que dans une logique de féroce compétition capitaliste. Nous devrions
réserver la vente de terres appartenant à la collectivité à des projets durables, solidaires et renforçant l’économie relocalisée, protégeant l’environnement. Ce projet là c’est tout le contraire.
J’invite chacun à se faire une idée des conditions de travail des salariés travaillant en Norvège dans des fermes à saumons, qui distribuent des farines animales harnachés comme des décontaminateurs de Tchernobyl. Je dis ceci au cas où les drames s’étant déroulés à Plouisy dans des entreprises d’agro-alimentaires n’avaient pas été retenus. Les premières victimes des conditions de productions de ce type d’alimentation de mauvaise qualité se sont souvent les membres de la classe ouvrière. Et leurs vies valent plus que les profits de Smart Salmon
C’est un projet aberrant en terme de solidarité internationale : pour nourrir ces saumons on va avoir recours à d’autres poissons ou plutôt de la farine de poissons. Pour en fabriquer on va pécher et ravager des pays comme la Gambie et c’est des entreprises chinoises qui vont l’acheminer.
Cela vient s’ajouter au bilan carbone délirant de ce projet qui consiste à faire venir des œufs d’Ecosse pour les faire éclore en Bretagne et vendre du saumon à l’internationale… Car jamais le marché breton n’absorbera les quantités prévues en production à Plouisy.
De surcroit le recours à la technologie de Aquamaof entreprise Israelienne pour mener à bien ce projet va forcément donner une autre dimension au mouvement d’opposition . Puisque voici ce que dit la CIMADE (Comité inter-mouvements auprès des évacués, un mouvement chrétien membre de la fédération protestante de France ) à propos d’Israel : Le mot apartheid n’est pas seulement une description de ce qui s’est passé en Afrique du Sud.
Le crime d’apartheid est qualifié par le Statut de Rome (1998), instituant la Cour Pénale Internationale, comme un crime contre l’humanité ; cette qualification fut initialement opérée par différentes résolutions du Conseil de Sécurité (1984) et de l’Assemblée Générale (1966) des Nations-Unies relatives à l’Afrique du Sud. La Convention pour l’Élimination et la Répression du crime d’Apartheid de 1973 le définit comme « un régime institutionnalisé d’oppression systématique et de domination d’un groupe racial sur tout autre groupe racial ou tous autres groupes raciaux et dans l’intention de maintenir ce régime ».
La situation d’oppression qu’impose l’État d’Israël aux Palestiniens, au sein de son territoire national comme dans les territoires occupés répond à cette définition juridique. En effet en Israël un million et demi de Palestiniens sont victimes de discrimination (en ce qui concerne la nationalité, le mariage, l’accès au travail, au permis de construire etc.) ; dans les territoires occupés l’armée israélienne contrôle l’eau de Cisjordanie ; aucun droit ne régit le travail des Palestiniens (ni salaire minimum, ni âge minimum, ni maxima horaires). Les Palestiniens vivent sous l’arbitraire de la juridiction militaire à l’intérieur de « Bantoustans » isolés entre lesquels il n’est pas possible de circuler sans autorisation israélienne. Enfin un million et demi de Palestiniens dans la bande de Gaza vivent un cas extrême d’oppression systématique : blocus, privation des produits de première nécessité, bombardements fréquents
Fin mai 2021, Jean-Yves Le Drian lui même qui n’est vraiment pas un dangereux islamo gauchiste a mis en garde contre “un risque fort d’apartheid” en Israël.
Il y a beaucoup de partisans du boycott systématique des entreprises israeliennes tant que perdurera ce régime d’Apartheid à l’encontre du peuple palestinien. Et j’en fais partie.

C’est un projet aberrant en terme de cohérence politique : nous vivons sur les communes de GPA ou la consommation d’eau, la qualité de l’eau, sa distribution par des multinationales suscitent interrogations et inquiétudes.
Voila ce qui figure dans le SCOT du pays de Guingamp dans le tableau de synthèse et enjeux et qui est disponible sur le site de GPA :

Enjeux et Orientations pour l’ Hydrographie et les eaux de surface : 

  • « Prendre en compte la « faiblesse » de la ressource en eau et les faibles potentialités de développement dans l’aménagement ; prioriser les actions de sobriété ou envisager des solutions alternatives (récupération d’eau de pluie par exemple)
  • Au global, s’appuyer sur et prendre en compte les caractéristiques physiques du territoire (relief, géologie, hydrogéologie…) pour valoriser les atouts du territoire (attractivité touristique) sans les compromettre..

Mais aussi dans la liste des points faibles listés par le SCOT :

Des ressources en eaux souterraines et de surfaces fragiles au niveau de la qualité et de la quantité posant des problèmes pour l’alimentation en eau potable et la préservation de la biodiversité en période d’étiage

• Une agriculture (élevage) pouvant poser des problèmes de qualité des eaux. A noter toutefois une dynamique positive avec une tendance à l’amélioration de la qualité des eaux sur le territoire

• La présence de très nombreux obstacles à l’écoulement avec un ouvrage minimum par cours d’eau et, sur les cours d’eau principaux (Trieux, Leff…), une succession d’ouvrages contraignant la libre circulation des espèces et des sédiments…

• La qualité des eaux souterraines pour la période 2008-2013 : Bonne pour Baie de Lannion Aulne et Blavet, mais médiocre pour Argoat-Tregor-Goëlo et Saint-Brieuc ; en cause une concentration trop importante en nitrates.
Mais aussi plus loin dans les recommandations :

• Articuler et mettre en compatibilité le SCoT avec l’ensemble des actions (opérationnelles ou réglementaires) déjà engagées (SAGE ; syndicat de bassin…)
• Sensibiliser les élus, acteurs et habitants à la question de la préservation de l’eau, notamment au niveau des impacts de l’agriculture pour éviter les conflits d’usage
• Encourager le développement d’une agriculture raisonnée.
Et encore :
• Préserver l’activité agricole et développer les circuits de valorisation locale.
• Privilégiez la reprise de petites exploitations avec des chefs d’exploitation jeunes pouvant donner une dynamique forte au territoire.
• Sensibiliser sur une agriculture raisonnée pour le plus grand nombre d’exploitations dans une démarche de valorisation environnementale.
• Développer l’agriculture biologique et mise en place des circuits courts : source de développement local en particulier dans les communes rurales.
• Maintenir la Surface Agricole Utile et notamment porter une attention particulière aux terres agricoles de qualité
• Œuvrer localement et au travers des leviers offerts par le SCoT pour limiter les consommations d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre .
Donc voici ma première question : Ne pensez vous pas que le projet de Smart Salmon est en totale contradiction avec les prétentions d’engagement de l’Agglomération en faveur de l’environnement et avec le SCOT ?

 

Ma derniere question : les membres du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat tirent la sonnette d’alarme sur notre modèle économique et ses conséquences sur l’environnement et la planète allez-vous au niveau du conseil d’Agglo persister dans ce projet aberrant et clivant ?
Un large pannel de la population, d’horizons très divers peut se mettre en mouvement et faire de Plouisy une commune aussi connue que Plogoff ou Notre-Dame-Des-Landes.
Ce projet concentre toutes les contradictions, limites et horreurs du capitalisme sauvage à l’échelle planétaire, les limites d’un modèle d’exploitation agro-industrielle dont toute une partie de la population en Bretagne ne veut plus car il va briser notre tissu économique local, polluer nos rivières, mettre en danger notre santé, et cliver notre société alors qu’il faut nous rassembler et garantir la distribution de nos terres à des projets locaux, durables, soutenables, respectueux du vivant, et du monde paysan ici et ailleurs.

La Gauche Indépendantiste s’avoue agréablement surprise par le vote au parlement sur les langues régionales. Nonobstant les éventuels recours d’associations ultra-laïcardes devant le conseil constitutionnel nous faisons les constats suivants.

  • Ce vote vient sécuriser des pratiques d’enseignement immersif et ouvrir de nouvelles perspectives dans l’enseignement public.
  • C’est d’abord une victoire des acteurs du mouvement de réappropriation linguistique bretons et de leurs alter-égos qui n’ont pas attendus cette loi pour s’engager dans des pratiques assurant la transmission linguistique.
  • Nous souhaitons que les maires bretons ne versant pas le forfait scolaire à Diwan n’attendent pas les décrets d’application de cette loi et payent immédiatement les sommes et les arriérés dues aux établissements concernés.
  • Nous invitons à la plus grande vigilance pour que cette loi s’applique de manière effective y compris en Loire-Atlantique, partie de la Bretagne où les services de l’Education nationale traînent toujours des pieds pour appliquer les politiques publiques en faveur de la langue bretonne.
  • Hormis l’enseignement ce dispositif légifère sur les signes diacritiques, la signalétique dans les collectivités territoriales et la signalétique routière. La responsabilité de la mise en oeuvre de la loi en matière d’enseignement dans le service public est dorénavant du ressort de l’Etat. Afin de donner sens aux avancées permises dans l’enseignement public, il faudra que la formation des enseignants et le  nombre de postes ouverts aux concours suive. Si ce n’est pas le cas nous aurons l’entière légitimité de mettre l’Etat face à ses responsabilités au regard de la loi votée par ses propres représentants.

Néanmoins, si nous n’avons pas ici en Bretagne les outils institutionnels pour transformer l’essai, la partie s’annonce compliquée. Sans compétences locales nouvelles comme le transfert de compétence à la Région Bretagne en matière d’enseignement et une volonté politique forte des communes, départements, EPCI et Région nous n’irons sans doute pas bien loin dans l’application de cette loi.

Une langue pour se transmettre et vivre à besoin de mesures d’accompagnement dans le champ des loisirs, des pratiques culturelles et sportives, des médias, de la formation, de la vie économique qui sont autant de domaines relevant de compétences locales cadrées par la Convention Etat-Région sur la transmissions des langues de Bretagne et leur usage dans la vie publique. C’est un vaste mouvement populaire qui doit maintenant se manifester dans cette perspective pour que la Région Bretagne exige du gouvernement central une convention ambitieuse dans les domaines précités pour s’engager définitivement dans un processus d’officialisation de notre langue nationale.

War-Sav Pour l’Organisation de la Gauche Indépendantiste.

Communiqué de solidarité avec Morgan Large, RKB et la journaliste allemande agressée.

Pour imaginer ensemble un autre avenir à l’agriculture en Bretagne, qui respecte les paysans leur santé, leur somme de travail,et l’environnement les bretons doivent être informés sur les bienfaits et les méfaits des différents modes de productions.

Pour qu’ils le soient et qu’ils puissent se faire une opinion les journalistes comme Morgane Large et sa consœur Allemande agressées cette semaine doivent pouvoir travailler dans la sérénité sans que leurs vies ne soient mises en danger.

Nous serions curieux d’entendre le point de vue de tous les acteurs de la vie économique locale sur ce qui aurait pu finir tragiquement. Nous souhaitons que les majorités de gestion de Région et du Département manifestent un soutien politique et financier à RKB qui manifestement dérange.

Nous saluons la combativité des salarié.es des radios en langue bretonne qui ont choisis de faire grève ce mardi 6 avril, comme eux nous serons présents à Rostrenen à midi pour montrer notre solidarité avec Morgan Large.

Pour l’Organisation de la Gauche Indépendantiste/War-Sav

La version bretonne de ce texte est ici.