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Du breton partout ! devant le tribunal de Rennes !

Prés de 50 personnes s’étaient déplacées pour soutenir Corentin et Yoann natifs de haute-Bretagne lors de leur jugement le 16 août à Rennes pour avoir barbouillés des panneaux dans le secteur. Parmi elles beaucoup de militants de la gauche indépendantiste , du SLB, d’Ai’ta, des membres du PS mais aussi un élu de Redon (Emile Granville) et une élue PC de Thorigné-Fouillard. Nos camarades n’ont pu se défendre en breton alors qu’ils avaient eu droit à un interprète lors de leur garde à vue. Beaucoup d’articles de presse ont été consacrés à cette affaire, d’émissions de radio en Bretagne comme à l’étranger. Une excellente campagne à l’actif de Breizhistance qui a éclairée sur la vulnérabilité du statut juridique de notre langue nationale.

Voici la déclaration de nos deux camarades:

Le Jeudi 16 Août 2012, nous étions appelés à comparaitre devant la justice française pour des faits de barbouillage. Nous avions décidé de comparaitre en langue bretonne lors de cette audience, bien mal nous en a pris, puisque, même si le verdict de ce procès était déjà tombé avant qu’il ne commence, le choix d’utiliser le breton le breton pour nous exprimer a suffit aux juges pour nous soustraire tous moyen d’expression.
Nous avons donc eu le droit de nous taire, d’écouter et entendre le pire des discours jacobin qu’il puisse être. Le procureur de la république avait refusé de mettre à disposition un interprète, et celui-ci de nous le rappeler en nous disant que nous connaissions suffisamment la et l’unique langue nationale en France pour nous exprimer. La présidente a bien sûr suivi la voix de son maître et dès le début pris parti, ouvertement et maladroitement, pour monsieur le procureur de la république française en dénonçant des frais supplémentaire, occasionnés à la société par ce procès en plus des « bêtises » que nous avions déjà pu faire, selon elle, et alors qu’aucun jugement n’était prononcé. Elle nous reprocha aussi le fait que nous ayons appris la langue Bretonne dans un centre d’apprentissage pour adultes et non dans nos propres familles, montrant ainsi son ignorance totale de la situation de notre langue et plus particulièrement en Haute-Bretagne. Il n’aura pas fallu plus de cinq minutes aux trois juges présent à l’audience pour nous condamner aux peines maximum requises par monsieur le procureur : 1500€ et 1000€ d’amende, inscription au bulletin numéro 2 du casier judiciaire. La messe était dite.
Cependant, face à cette situation, nous tenons à remercier l’ensemble des personnes qui se sont déplacés ou qui nous ont adressé leur soutien. En tant que militants, nous entendons ce soutien comme celui qui permettra à la langue bretonne de prendre sa juste place dans notre société. Nous remercions plus particulièrement l’association Skoazell Vreizh sans qui il serait encore plus injuste et encore plus difficile de se défendre face à l’état Français.
Nous avons décidé de quitter la bataille judiciaire face à l’Etat car nous considérons que ce n’est pas là que se gagnera le combat, nous ne ferons donc pas appel. Nous préférons mettre l’ensemble de ces forces ailleurs afin de récolter le fruit d’un travail quotidien, local, autrement plus prolifique.

Amplifions le rapport de force, exigeons la possibilité de s’exprimer en breton partout et y compris dans leurs tribunaux !


Langue bretonne, langue officielle en Bretagne ! Du breton partout et aussi dans vos tribunaux !

Corentin Le monnier, Yoann Colas

Evit kas arc’hant da Skoazell Vreizh , pour envoyer de l’argent à Skoazell Vreizh : Skoazell Vreizh

brezhoneg ofisiel !

Goude prosez Roazhon

Brezhoneg e pep lec’h ! dirak lezvarn Roazhon !

Un hanter-kant den bennak a oa deuet da harpañ Corentin ha Yoann genidik a vreizh-uhel pa oant bet barnet d’ar 16 a viz Eost e Roazhon evit bezañ livet e miz Meurzh panelloù hent kostez Roazhon.
En o zouesk e oa kalz a izili eus Breizhistance, SLB, Ai’ta, izili ar PS met ivez ur  c’huzulier-kêr eus Redon (Emile Granville) ha un dilennadez eus ar PC eus ti-kêr Torigneg-Fouilharzh. N’eus ket bet tu d’hor mignoned en em zifenn e brezhoneg p’o doa gellet kaout ur jubennour pa oant dindan dalc’h ar polis.Kalzig a bennadou a oa bet embannet diwar-benn an afer-se e mediaoù ar vro hag er broioù estren, ur c’houlzad kabaliñ a feson kaset a-benn gant Breizhistance en deus diskouezet pegen goan eo statud lezennel hor yezh vroadel.

Sed aze diskleriadur hon daou gamalad:

D’ar c’hwezek a viz Eost e oamp bet barnet gant justis bro c’hall evit bezañ lakaet livaj war panelloù-hent unyezhek. Dibabet hor boa en em zifenn  e brezhoneg dirak al lez-varn, ar pezh zo bet nac’het deomp gant ar varnerez.  Forzh penaos eo anat e oa bet dibabet peseurt disoc’h a vije bet d’ar prosez en e raok.
Ar gwir hor boa bet  eta da serriñ hor beg, selaou ha klevout ar washañ prezegenn jakobin . Nac’het e oa bet da c’hervel  ur jubenour gant prokuror ar republik abalamour ez eomp gouest da gomz galleg, yezh vroadel bro c’hall hag an hini nemeti. Presidantez al lezvarn he doa heuliet mouezh he mestr e penn-kentañ ar prosez en ur lavarout  e oa bet dispignet re a  arc’hant publik ganeomp en ur zistruj pannelloù, hag en ur zeskiñ brezhoneg en ur greizenn stummañ.. Rebechet e oa deomp bezañ desket brezhoneg er-maez eus hon familhoù. Diskouezet e oa bet ganti pegen dianav e oa eus  stad ar brezhoneg e Breizh-Uhel.
Neubetoc’h a bemp munutenn o doa bet ezhomm ar varnerien evit dibab hag embann ar c’hastiz ar barn , da lavaret eorik ar pezh a oa bet  goulennet gant ar prokuror : 1500€ ha 1000€ kastiz da baeiañ, hag ur menneg  war bilhed niverenn 2 ar roll varn.
Koulskoude hon eus c’hoant da drugarekaat an holl dud a oa tremenet devezh ar prosez hag o doa  soutennet ac’hanomp. Trugarekaat a reomp ar gevredigezh Skoazell Vreizh evit he harp, enepti e vije bet diaesoc’h,  ha direizhoc’h c’hoazh bezañ difennet dirak justis bro c’hall.
Dibabet hon eus kuitaat tachenn brezel-varn peogwir e oaromp n’eo evel-se e vo gounezet traoù evit ar brezhoneg dirak ar stad. Setu ma na  raimp ket galv.
Gwelloc’h eo deomp lakaat hon nerzh asambles en ul lec’h-all evit gounit ar stourm war ar pemdez. N’eo ket echu ar stourm ne ra nemet kregiñ, goulennomp groñs ar gwir da gaozeal e brezhoneg e pep-lec’h.
Brezhoneg yezh ofisiel e Breizh ! Brezhoneg e pep-lec’h, dirak ho lezioù-barn ivez !

Corentin Le monnier, Yoann Colas

Les 15 décembre 2011,3 février et 19 mars 2012, Breizhistance-IS s’associait à l’appel « Démocratie pour la Bretagne » initié par 44=Breizh et proposant un rassemblement devant le conseil régional de Bretagne administrative à Rennes et le conseil général de Loire-Atlantique à Nantes. Les jeunes écologistes et l’UDB jeunes, rejoint plus tard par le Parti Breton, ont répondu à cet appel.

redddddiiae

_Les éléments de cette démarche sont de toute première importance car ils promeuvent un processus démocratique institutionnel pouvant permettre aux bretonnes et aux bretons de construire leur droit à l’autodétermination.

_Le 29 mars prochain, le conseil régional de Bretagne administrative se réunira en session plénière afin d’examiner le plan d’actualisation de la politique linguistique. L’étude de ce dernier a été reporté à pas moins de 4 reprises depuis juin 2011 ! La politique linguistique ne se serait-elle pas considérée comme purement accessoire par le conseil régional ?

_Nous avons besoin d’un cadre de revendications de base afin d’obliger les élus locaux à faire des choses concrètes en Bretagne sans attendre quoique ce soit des dirigeants de Paris ni des promesses électorales. Ces revendications ont été exposées dans appel co-signé par Ai’ta, UDB, SLB et … Kevre Breizh en 2011.

_Ces revendications et propositions permettent à la langue bretonne d’avoir la place qui lui est due dans la vie quotidienne. Elles ne prendront toute leur efficacité que dans un cadre institutionnel permettant au peuple breton des prises de décisions souveraines

_ Nous réaffirmons ainsi que seule une collectivité unique, réunissant l’ensemble des départements (dont la Loire-Atantlique) et la région, dotée de compétences législatives, comme il existe partout en Europe et s’engageant sur la voie d’un vrai parlement local permettra de pallier à ces insuffisances. Seul un parlement breton pourra doter la langue bretonne des outils nécessaires à sa survie et son développement et comblera le manque de démocratie locale dans l’ensemble du territoire breton.

Nous appellons le plus grand nombre à un rassemblement devant le conseil régional, à l’Hôtel de Courcy, rue Martenot à Rennes, le jeudi 29 mars à 18h.

Brezhoneg, yezh vroadel, yezh ofisiel !

Démocratie pour la Bretagne !

Le 24 mars, une grande manifestation contre l’aéroport de notre-Dame-des-Landes aura lieu à Nantes

-Alors qu’en Bretagne des luttes s’organisent contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les lignes THT, les centrales à gaz, les porcheries industrielles, qu’ailleurs, en Italie, au Pays Basque des luttes importantes ont lieu contre les lignes LGV, il n’y a pas de débat prégnant sur le projet de TGV reliant Rennes à Paris ni le plan Bretagne Grande Vitesse.

-Le projet est déjà acté pour tous ceux qui comptent : les élus locaux, le gouvernement central et leurs laquais , Ouest-France…

Les élus n’ont bien sur pas proposé de débat:

Ce projet tous et toutes devraient l’approuver sous prétexte d’écologie (le train pollue moins que l’avion), de désenclavement de la Bretagne (Rennes ne sera plus qu’à une 1heure 30 de Paris, de développement économique (les touristes viendront en masse et les cadres et ingénieurs d’Ile-de-France pourront habiter dans l’est de la Bretagne et être à l’heure à la Défense).

Pour nous le projet de ligne à grande vitesse aura d’autres conséquences pour les Bretons

-Accentuation de la gentrification: par l’augmentation des loyers dans le centre-ville de Rennes (phénomène constaté à Strasbourg après l’arrivé du TGV)

-Augmentation des disparités territoriales (Rennes sera plus près de Paris que de Quimper ou Brest)

-Perte de terres agricoles (avec la construction de nouvelles lignes) ralentissement du développement du TER (les 703 millions d’euros de la part des collectivités bretonnes sauront autant de moins pour les lignes TE

Se poser la question de la LGV et de l’aéroport de notre-Dame-des-Landes c’est se poser la question de la démocratie en Bretagne, le peuple et les travailleurs de Bretagne doivent pouvoir décider des projets qui vont influer sur leur vie.

Pour participer au débat sur la question de la LGV, Breizhistance Pays de Rennes proposera une fois par mois une discussion/débat sur le thème de la LGV en invitant des interlocuteurs de différents horizons.

L’objectif de ces débats est de développer de la liaison entre ceux qui luttent contre la gentrification, contre les grands projets destructeurs de l’environnement, contre le mythe de la ré-industrialisation et de la croissance verte, pour la terre, pour des transports véritablement écologiques au service des usagers, pour le vivre et travailler au pays, pour une véritable démocratie en Bretagne.

Aéroport, LGV la même lutte

Le 24 mars une grande manifestation contre l’aéroport aura lieu à Nantes.

La mobilisation contre l’aéroport ne faiblit pas alors que dans le même temps il n’existe pas encore de lutte contre la ligne grande vitesse, Rennes-Le Mans

Ces 2 projets destructeurs de l’environnement partagent pourtant beaucoup de similitude, projets pour une minorité, construits par des multinationales du béton: vinci/ eiffage pour défendre le culte de la vitesse…

Le 7 mars Breizhistance Rennes propose une discussion débat pour :

-discuter et populariser la manifestation du 24 mars

-comprendre quelles seront les conséquences de l’aéroport dans la vie des habitants de Rennes, les conséquences en terme de métropolisation et de gentrification et de destruction de terres agricoles ?

-Quelles conséquences pour l’équilibre territoriale en Bretagne ( concentration des pouvoirs et des équipements sur la façade est de la péninsule) ?

-faire le lien entre les 2 chantiers et leurs projets satellites: dans la métropole rennaise comme le quartier d’affaires euro-rennes, centre des congrès d’affaires au couvent des jacobins…

-attaquer l’argument que la construction de la LGV permettrait d’éviter l’aéroport

Pour en savoir plus sur cette mobilisation :

http://24marsnantes.noblogs.org/

Aéroport / Ligne grande vitesse : la même lutte

Mercredi 7 mars 19h salle du Champ de Mars RENNES

Avec des opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

De la prison ferme pour avoir défendu le service public de santé ?

Le 5 janvier dernier deux habitants de Carhaix Yann Manac’h et Bertrand Grimault étaient rejugés à Rennes pour leurs participation à l’une des très nombreuses manifestations de  défense de l’hôpital de Carhaix en 2008. Au cours de l’une d’entre elles des pneus avaient été brulés devant la sous-préfecture de Châteaulin occasionnant quelques centaines d’euros de dégâts.

Alors qu’ils n’avaient écopés que de 150 euros d’amende en première instance devant le tribunal de Quimper le parquet a fait appel. Et le procureur de la cour d’appel de Rennes  a requis six mois de prison avec sursis contre l’un et quatre mois fermes contre l’autre !

Le 28 janvier dernier des centaines de personnes défilaient dans Carhaix contre ces réquisitions délirantes à l’appel de nombreuses organisations et de la municipalité.  Un compte rendu vidéo bilingue et sous-titré est visible ici.

Nous vous proposons de faire savoir dans vos réseaux que le mardi 14 février à 20 h nous organisons une diffusion du film « Bombardes et Lacrymo » au bar « Le Papier Timbré » (4 rue de Dinan métro Saint Anne) en présence du camarade qui risque 4 mois fermes.

Bombarde

Ce film réalisé par Eric Lelan du collectif Brestois « Canal Ti-Zef » donne la parole aux acteurs de la lutte populaire, unitaire et  victorieuse des habitants du centre-Bretagne en faveur du maintien du service de maternité et de chirurgie à l’hôpital de Carhaix. Des extraits du film sont visibles ici.

Cela sera un moyen de soutenir  Yann et Bertrand face à l’injustice et réaffirmer la justesse de la lutte dans laquelle s’inscrit leur prétendu délit : celle du droit à l’accès à la santé pour tous partout en Bretagne.

Nous vous invitons à y venir, nous souhaitons que ce moment d’échange  serve a construire la mobilisation nécessaire  pour le verdict qui sera rendu  le 16  février en début d’après-midi.

Un rassemblement aura lieu devant la cour d’appel  (place du parlement de Bretagne) à l’initiative des soutiens Carhaisiens à midi. Nous appelons également à y participer.

Breizhistance Indépendance et Socialisme.

Breizhistance Indépendance et Socialisme appelle à venir en nombre soutenir deux défenseurs  de l’hôpital de Carhaix qui seront rejugés en appel demain, jeudi 5 janvier, à Rennes.

Près de 4 ans après la victoire exemplaire de la population carhaisienne en lutte pour le maintien de l’accès aux soins et à un hôpital de proximité pour tous en défendant la pérennité de la maternité et de la chirurgie, nous dénonçons ce qui apparait comme un véritable acharnement judiciaire. La justice de l’Etat Français s’illustre une fois de plus par la répression et l’oppression pour répondre au juste combat social de citoyens bretons dans la défense de services publics de proximité.

Nous réaffirmons à cette occasion que la construction d’une société solidaire en Bretagne passe par un changement de cadre institutionnel : un parlement breton.

Tous demain à Rennes, place du Parlement de Bretagne à 16h

Un 70 a oa en em vodet dirak toull-bac’h ar merc’hed e Roazhon disadorn e-pad nozvezh kalanna.

A-bep seurt tud a oa deuet : sindikalisted, hiniennoù emsav ar bodadegoù, izili an tu-kleiz dizalc’hour…IMG_0023

C’hoant o doa da adembann o c’hasoni evit an urzh sokial ha politikel a wask an dud vunut dindan pouez divent ar bloavezhioù toull pa vez dieub da vont al laeron a-bep seurt a denn gounit eus lezenn kriz ar c’hevala.

Evit kamaraded komite «Euskal Herriaren Lagunak, Roazhon-Breizh» ( skourr Roazhon mignoned Euskal Herria e Breizh ) e oa ivez un digarez da adembann o c’henskoazell gant ar peder flac’h toull-bac’het e Breizh abalamour m’o deus kemeret perzh e oberennou ar strollad kuzh Euskarad «ETA» evit dieubidigezh sokial ha broadel bro-Euskal.

  

Forzhig a vannieloù evit goulenn ma vo adkaset ar prizoniadezed betek o bro a oa o strakal e teñvalijenn nozvezh kalanna, hep ankouaat bannieloù Breizh, Euskal Herri ha Broioù Katalan (unan eus ar 4 flach zo eus ar broiou Katalan).

A-drugarez d’ur sono galloudus an dud o doa gellet huchal luganioù zo tremenet dreist mogerioù uhel ar prizon. Kement-mañ en ur aergelc’h plijus a denne kalz da hini ur sportva da vare ur c’hrogad mell-droad. Meur a ganaouenn dizalc’hour zo bet klevet !

IMG_0033Luganioù oa bet skrivet ouzh ar mogerioù ken ma strake ar fuzeennoù.

Displijet bras e oa bet chas ar galloud gant kement a zisujidigezh dic’hortoz e kalon Roazhon, setu m’o doa tapet daou gamalad pa oant war hent an distro ..goude bezañ tremenet nozvezh kalanna en toull e oant bet laosket da vont goude bezañ bet tamallet hep prouenn evit bezañ livet murioù loued ha plantet tan en ur boubelenn. Barnet e vefont e miz Meurzh.

Dav e vo chom kengred gante. Ho kervel a reomp d’en ober. Evel m’oc’h kouviet da skrivañ da brizoniadezed ETA.

MA Rennes, 56 Bvd Jacques Cartier – BP 3106 35031 Roazhon Cedex Alberdi Zubirrementeria, Ane Miren   6994 Perurena Pascual, Argi 6411 Somoza Chamizo, Loren 7142 Lopez Resina Maria Dolores 7075

Le collectif 44=Breizh avait appellé à participer devant le siège du conseil régional de «Bretagne» ce soir (15/12) «à un rassemblement le plus large possible réclamant un grand débat des collectivités et de la société civile mettant en place les dispositions préalables à l’obtention d’un statut particulier intégrant un droit à l’expérimentation et des compétences législatives et permettant de réunifier la Bretagne : bref, UN PARLEMENT.»

Breizhistance IS avait invité à s’associer aux militants de la Bretagne unie pour soutenir cette revendication démocratique qui inclue le droit du peuple breton à l’autodétermination.

Nous pensons que nous devons être capables d’initier un campagne large dans l’ensemble de la Bretagne pour influencer la société pour faire progresser au sein du peuple breton des idées démocratiques pour qu’en Bretagne comme dans d’autres pays nous ayons un cadre politique institutionel spécifique.

Pour y parvenir nous devons affirmer que nous n’avons rien à attendre de cadres institutionels  sans pouvoir et non démocratiques comme la région «Bretagne».

Obtenir le droit à l’autodétermination comme peuple nous donnera le droit de choisir ce qui nous convient le mieux sur le terrain de l’environement, de l’économie, des droits sociaux mais nous pourrons aussi déterminer en tant que nation le type de relations que nous souhaitons avoir avec l’état français mais aussi avec les autres états du monde.

Aprés les douces paroles du président de région Jean-Yves Le Drian qui disait regarder avec envie les pouvoirs de l’assemblée galloise, aprés le vote du conseil général du Morbihan pour la réunification de la Bretagne il était temps de montrer qu’il y a des bretons prêts à faire campagne pour gagner leurs droits.

Une cinquantaine de personnes ont répondus à l’appel (malgré la pluie ! ), soutenu par Breizhistance IS, le Parti Breton, les jeunes de l’UDB et ceux d’Europe Ecologie les Verts. Mentionons que trois conseillers régionaux d’Europe Ecologie nous ont rejoints derrière nos banderolles aux slogans clairs.

Plusieurs médias (OF, France 3, Radio Breizh) nous ont interviewés.

La campagne pour un parlement démocratique en Bretagne de Brest à Clisson aurait-elle commencée ?

Et si nous donnions rendez-vous aux bretons favorables à la démocratie devant le conseil régional à chaque session pléniere ?

Il y en a une chaque trimestre, cela serait une façon efficace d’intégrer de nombreuses personnes.

Et sans doute existe il beaucoup de gens prêts à donner du temps, de l’énergie pour cette cause plutot que pour des élections présidentielles d’un état qui nous ne nous apporte rien et se moque de nous.

 

Ur parlamant evit Breizh !

Ar strollad 44= Breizh en doa galvet an dud da vont dirak sez rannvro «Breizh» fenoz ( 15/12) e Roazhon «da c’houlenn ur breud bras er strollegezhioù hag ar gevredigezh sivil da lakaat e plas an diferadurioù kent gounit ur statud dibar ennañ ar gwir arnodiñ, barregezhioù lezenniñ hag a aotrenfe adunaniñ Breizh : en berr, UR PARLAMANT.»

Breizhistance IS en doa galvet da vont a-gevred gant stourmerien Breizh unvan evit skoazell un azgoulenn demokratel hollek-se a zouj ouzh gwir pobl breizh d’en em dermeniñ.

Soñjal a ra deomp e rankomp bezañ gouest da seveniñ ur c’houlzad kabaliñ ledan e Breizh a-bezh evit levezoniñ kevredigezh Breizh evit kas war-raok, e-touesk pobl hor bro, mennozhioù demokratel evit ma vo e Breizh evel ma vez en broioù all , ur framm ensavadurel politikel. Evit en ober ez eo ret deomp embann n’eus netra da c’hortoz digant frammoù ensavadurel dic’halloud ha nann demokratel evel rannvro Breizh.

Kaout ar gwir d’en dermeniñ evel pobl a roio an tro deomp da zibab pezh zo mat deomp war dachenn an en dro, an ekonomiezh, ar gwirioù sokial met bez e c’hellimp dibab a-benn ar fin peseurt darempred hon eus c’hoant da gaout evel broad gant stad c’hall ha stadoù all ar bed.

Goude komzoù flour Jean-Yves Le Drian a embanne n’eus ket pell zo e selle gant avi ouzh galloudoù parlamant Kembre, votadeg unvouezh kuzul-meur ar Morbihan evit Breizh unvan e oa poent lakaat war wel e oa bretoned kat da gabaliñ evit gounit o gwirioù.

Un 50 den bennak o deus respontet d’ar galv  ( ha daoust d’ar glav ! ), harpet gant Breizhistance, Strollad Breizh , Re Yaouank an UDB ha reoù ar re c’hlas. Mennegomp e oa deuet ganeomp tri c’huzulier rannvro ezel eus Europa Ekologiezh a-dreñv d’hor gitonioù livet gant luganioù sklaer.

Meur a vedia (OF, France 3, Radio Breizh) a oa deuet da atersiñ ac’hanomp.

Ha krog e vefe ar c’houlzad evit ma vo ur parlamant demokratel e Breizh eus Brest betek Klison ?

Ha ma rofemp emgav d’ar vretoned a gar an demokratelezh dirak ar rannvro bep tro ma vez un dalc’h hollek gant ar framm-se  ?

Bep tri miz e vez unan, un doare efedus e vefe da embarzhiñ un toullad mat a dud . Ha sur a-walc’h zo kalz anezho er vro kontant da reiñ nerzh ha kalon hag amzer evit se kentoc’h evit dilennadegoù prezidant ur stad na zegas mann ebet deomp hag a ra fae ouzhimp.

Ar strollad 44= Breizh en doa galvet an dud da vont dirak sez rannvro «Breizh» fenoz ( 15/12) e Roazhon «da c’houlenn ur breud bras er strollegezhioù hag ar gevredigezh sivil da lakaat e plas an diferadurioù kent gounit ur statud dibar ennañ ar gwir arnodiñ, barregezhioù lezenniñ hag a aotrenfe adunaniñ Breizh : en berr, UR PARLAMANT.»

Breizhistance IS en doa galvet da vont a-gevred gant stourmerien Breizh unvan evit skoazell un azgoulenn demokratel hollek-se a zouj ouzh gwir pobl breizh d’en em dermeniñ.

Soñjal a ra deomp e rankomp bezañ gouest da seveniñ ur c’houlzad kabaliñ ledan e Breizh a-bezh evit levezoniñ kevredigezh Breizh evit kas war-raok, e-touesk pobl hor bro, mennozhioù demokratel evit ma vo e Breizh evel ma vez en broioù all , ur framm ensavadurel politikel. Evit en ober ez eo ret deomp embann n’eus netra da c’hortoz digant frammoù ensavadurel dic’halloud ha nann demokratel evel rannvro Breizh.

Kaout ar gwir d’en dermeniñ evel pobl a roio an tro deomp da zibab pezh zo mat deomp war dachenn an en dro, an ekonomiezh, ar gwirioù sokial met bez e c’hellimp dibab a-benn ar fin peseurt darempred hon eus c’hoant da gaout evel broad gant stad c’hall ha stadoù all ar bed.

Goude komzoù flour Jean-Yves Le Drian a embanne n’eus ket pell zo e selle gant avi ouzh galloudoù parlamant Kembre, votadeg unvouezh kuzul-meur ar Morbihan evit Breizh unvan e oa poent lakaat war wel e oa bretoned kat da gabaliñ evit gounit o gwirioù. IMG_1701

Un 50 den bennak o deus respontet d’ar galv  ( ha daoust d’ar glav ! ), harpet gant Breizhistance, Strollad Breizh , Re Yaouank an UDB ha reoù ar re c’hlas. Mennegomp e oa deuet ganeomp tri c’huzulier rannvro ezel eus Europa Ekologiezh a-dreñv d’hor gitonioù livet gant luganioù sklaer.

Meur a vedia (OF, France 3, Radio Breizh) a oa deuet da atersiñ ac’hanomp.

Ha krog e vefe ar c’houlzad evit ma vo ur parlamant demokratel e Breizh eus Brest betek Klison ?

Ha ma rofemp emgav d’ar vretoned a gar an demokratelezh dirak ar rannvro bep tro ma vez un dalc’h hollek gant ar framm-se  ?

Bep tri miz e vez unan, un doare efedus e vefe da embarzhiñ un toullad mat a dud . Ha sur a-walc’h zo kalz anezho er vro kontant da reiñ nerzh ha kalon hag amzer evit se kentoc’h evit dilennadegoù prezidant ur stad na zegas mann ebet deomp hag a ra fae ouzhimp.

Depuis l’année 2008 un pesticide du nom de Cruiser défrait la chronique du monde de l’apiculture. Cet insecticide systémique* produit par la firme Syngenta est utilisé en enrobage des semences de mais pour le « protéger » contre les attaques de la pyrale du mais. L’AMM (Autorisation de mise sur la marché) a été délivrée par le ministère de l’agriculture plusieurs années de suite et à chaque fois annulée par le Conseil d’Etat qui juge celle-ci illégale. En effet le ministère de l’agriculture français cède comme chaque fois au très puissant lobby de l’agrochimie (Syngenta Agro,Bayer…) et nous montre le manque d’indépendance totale des études de toxicologies sur les abeilles quand ce sont les firmes productrices des dits pesticides elles mêmes qui rendent les conclusions de ces études. Cerise sur le gâteau empoisonné, en juin dernier, Syngenta bénéficiait d’une énième AMM pour un insecticide dangereux pour les abeilles : le Cruiser OSR en enrobage des semences de Colza. Cette culture (très mellifère) conduite encore aujourd’hui à grande échelle permet une bonne sortie d’hivernage aux abeilles mais elle permet surtout aux abeilles et donc aux apiculteurs de réaliser un récolte conséquente au printemps. Cette autorisation de mise sur le marché du Cruiser OSR sur Colza signifierait la mort de milliers de colonies d’abeilles pour l’année 2012 avec pour conséquences directes l’abandon de l’activité par de nombreux apiculteurs. Surtout cela rajouterait un poison mortel de plus dans le cocktail de pesticides déversés depuis des décennies dans les campagnes de l’hexagone pour soutenir un modèle agricole dépassé, productiviste à outrance et anéantisseur de biodiversité.

Pourtant les solutions existent, plusieurs pays européens qui avaient autorisé le Cruiser pour le maïs l’ont depuis retiré du marché du fait d’une surmortalité des colonies d’abeilles. Ainsi en Italie avant l’interdiction du Cruiser la mortalité des abeilles s’élevait à 37,5 pour cent(2007-2008). Suite à l’interdiction du Cruiser la mortalité est tombé à 15 pour cent ! Ces chiffres se passent de commentaires…

Ces situations nous confortent dans l’idée que nous ne devons rien attendre de la part du gouvernement français en matière d’agriculture et dans bien d’autres domaines. C’est bien en construisant une Bretagne indépendante et dotée d’un parlement que nous pourrons privilégié un agriculture respectueuse de l’environnement et de l’humain.

Afin de répondre à ces provocations le Syndicat des Apiculteurs de Bretagne organise un rassemblement le 10 décembre à Rennes. Cette action intitulée “Apiculteurs Indignés” aura lieu Place de l’hôtel de ville à 9h.

Pour Breizhistance, Thomas Baudoux.

*insecticides systémiques : utilisé comme enrobage des semences, les molécules du produit libèrent leur principes actifs au fur et à mesure de la croissance de la plante, pour la protéger des ravageurs. Les molécules se retrouvent aussi dans le nectar et le pollen de la fleur entraînant la mort des butineurs. (Source : le Grand-Tétras n°8)

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Censure politique et « omerta » à l’institut d’études politiques ( IEP ) de Rennes.

Ou le retour de Morvan Françoise

« Y a-t-il deux cultures bretonnes ? »

Tel est le thème du débat organisé à l’occasion de la sortie du supplément spécial Rennes des Inrockuptibles, le jeudi 1er décembre à 18h à l’Institut d’Études Politiques de Rennes.

Voici la liste des intervenants  d’après les organisateurs…..

  • Jean Marc Huitorel

Commissaire d’exposition, critique d’art à Art Press et membre du comité de suivi de La Criée, centre d’art contemporain à Rennes.

  • Françoise Morvan et André Markowicz

Écrivains et traducteurs. Françoise Morvan a dénoncé le nationalisme breton et ses dérives identitaires dans son ouvrage “le Monde comme si” (chez Actes Sud) qui a suscité de vives réactions.

  • Alain Dreyfus

Journaliste au “Inrockuptibles“, rédacteur en chef du supplément Rennes.
 

Ne cherchez pas les contradicteurs, il n’y en aura pas.

Est-il besoin de présenter Françoise Morvan et André Markowicz ? En quelques mots, ces personnes se plaignent de l’emprise des « nationalistes bretons » sur la culture en Bretagne. Des “nationalistes bretons” qui pour le couple sont tous des  collabos. C’est leur sujet de prédilection et ils noircissent beaucoup de papier à ce sujet depuis quelques années.

 

Leur ‘brillante’ démonstration est simplissime  :

Des nationalistes bretons ont collaborés pendant la deuxième guerre mondiale DONC tous ceux et celles qui défendent la langue bretonne comme langue d’une communauté ayant le droit de prendre son destin en main, en clair tous les gens œuvrant de près ou de loin à l’évolution institutionnelle de la Bretagne, sont des héritiers de collabos manipulés par le grand patronat breton.

A force de le répéter ça a fini par lasser. Et peu de médias locaux se font encore l’écho des élucubrations insultantes et des raccourcis de Morvan et de son Groupe Information Bretagne. Le “péril ethniciste breton” aurait donc fait son temps. Elle peut encore toutefois compter sur le soutien de Mélenchon, du Parti des Travailleurs, d’une partie de Force Ouvrière donc, et de leur annexe la libre-pensée, ainsi que d’une partie de la Fédération Anarchiste.

D’après elle Madame Morvan serait victime d’une « OMERTA », car ses « thèses » dérangeraient. Après que madame Morvan ait été conviée à participer au débat sur la culture bretonne à l’IEP, certains se sont dit que ça aurait pu valoir le coup d’inviter un ou deux contradicteurs compétant en la matière.

Le directeur de l’IEP, Patrick le Floc’h, n’a visiblement pas vraiment œuvré pour en trouver un. Il n’a pas pensé à contacter, par exemple, à inviter le vice-président chargé de la politique culturelle au conseil régional Jean-Michel Le Boulanger , ou encore ses homologues à la ville de Rennes. Ni, par exemple,  Tudi Kernaleguen , ex étudiant de L’IEP de Rennes et auteur entres autres, de nombreux ouvrages remontant à la source de la rencontre entre idées de gauche et identité bretonne.

Alain Dreyfus des « inrockuptibles » a donc contacté,  Gael Roblin,  rennais, militant de la gauche indépendantiste, ancien élu au Conseil d’Administration de Rennes 2 et membre du Conseil Culturel de Bretagne, troisième chambre du conseil régional.

Notre camarade, contrairement à d’autres, a volontiers accepté le débat.

Alain Dreyfus témoigne : « J’ai eu une longue conversation téléphonique avec lui. Il a témoigné d’un grand respect pour la personne de Françoise Morvan, et d’un profond désaccord pour les thèses qu’elle défend sur la langue bretonne et son enseignement. Cette conversation m’a donné l’impression que l’on pouvait, dans ces conditions, organiser un débat de bonne qualité, sans anathèmes ni invectives »

Il aurait sans doute été délicat pour Françoise Morvan de tenter de le présenter comme un nostalgique du troisième Reich ou pour un laquais du patronat, fût-il « breton ».  Les nombreuses menaces dont il fait l’objet de de la part de divers groupes d’extrême-droite (y compris locale) en sont la preuve.

Nous ne savons pas si Françoise Morvan fait pression sur l’IEP. Mais Patrick le Floch, le directeur de l’IEP, s’est formellement opposé à la présence de Gael Roblin à la tribune de ce « débat ». Arguant des raisons de sécurité rendant sa venue impossible car« il avait trop de problèmes avec l’extrême-gauche à Rennes… »

Paradoxalement voilà bien une preuve supplémentaire que certains raccourcis énoncés comme des vérités par le procureur Morvan Françoise sont bien ridicules. Patrick le Floch le directeur de l’IEP a donc  interdit la tribune à la gauche indépendantiste bretonne. Démontrant ainsi une conception particulière de sa mission, un parti-pris évident et une nostalgie certaine pour la censure politique.

Certains parlent de « république des idées »….Toutes les idées ? Ou seulement celles visant à caricaturer, ostraciser le combat pour une vraie démocratie en Bretagne ?

Qu’en pensent les étudiants et les enseignants de l’IEP ? Nous nous restons ouverts au débat.