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L’UNESCO vient de publier son nouvel atlas des langues en danger. Le breton y figure au rang de celles comme “sérieusement en danger”, dont la survie est très compromise. L’Etat français est clairement responsable de cette situation, et tant que nous ne pourrons pas disposer en Bretagne des droits culturels et démocratiques nécessaires à sa survie nous ne pourrons inverser réellement la tendance.

́sistances-def - copieA titre de comparaison, sur les trente dernières années le nombre de locuteurs de gallois est passé d’environ 400 000 à 700 00 locuteurs actifs, et il est compris par plus de la moitié des 3 millions de gallois. Sur le même temps, le nombre de brittophones est passé de près de 600 000 à à peine 200 000 locuteurs actifs aujourd’hui. Notre langue meure sous nos yeux. La différence entre les deux, c’est une évolution institutionnelle et démocratique imposée par les luttes et qui aura pu faire s’inverser la tendance. Les premières lois permettant d’utiliser le gallois dans les documents et les administrations, et notamment dans les tribunaux gallois datent de 1967.

Le Mercredi 16 mars 2011, deux militants passaient devant devant la cour d’appel de Rennes pour être accusé de s’être livré à des actes en faveur de la Réunification de la Bretagne. Lorsque ceux-ci et leur témoin ont voulu s’exprimer en Breton le président de chambre de la cour d’appel, Pierre Dillange, les a sèchement renvoyé d’un «votre audience s’arrête là, je ne comprends pas le baragoin».

Breizhistance, mais aussi Ai’ta, 44=BREIZH, les jeunes de l’UDB, ont dénoncés cette attitude insultante et intolérable à l’heure où le breton est soit-disant langue officielle de Bretagne et inscrit dans le patrimoine de la constitution française. Tout comme les associations Bretagne Réunie et Kevre Breizh et les conseillers généraux MBP Christiann Troadec et Christian Derrien. Les militants de BREIZHISTANCE-IS, qui passaient devant le tribunal le 16 mars les remercient particulièrement. Nous attendons toujours les réactions d’organisations déclarées attachées aux droits linguistiques du peuple breton comme le SLB, l’UDB, le Parti Breton, Les Alternatifs,  Ecologie, le NPA, le Modem, etc … Ainsi que celles de certains élus. Il n’est pas trop tard.

Après les histoires de la Poste qui demandait à changer la toponymie d’origine bretonne, celle des chèques libellés en bretons et refusés par les administrations, les militants d’Ai’ta arrêtes par la police, les postes d’enseignants bilingues non pourvus, etc … Nous voyons que les très faibles droits linguistiques dont nous jouissons sont fragiles, il reste encore beaucoup de chemin avant que ne soit traité sur un pied d’égalité breton et français

Nous appelons donc le plus grand nombre a se joindre à nous et manifester en faveur de notre langue :

Le samedi 9 avril à Rennes place de la mairie à 14h pour l’action organisée avec Ai’ta.

Le mercredi 13 avril, 10h à Rennes devant le Parlement pour le délibéré des deux militants nantais jugés le 16 mars dernier, Jonathan Guillaume et Josselin Liotard.

Les 10, 11 et 12 Juin pour la fête nationale de la langue Bretonne à Kawan,

Le samedi 18 Juin à Nantes pour la manifestation «Bretagne en résistance[s]».

Ar brezhoneg en arvar ?

Hervez an UNESCO e vefe ar brezhoneg e-touez ar yezhoù en arvar. Anat eo d’an holl ez eo da gentañ ar stad c’hall a zo kiriek eus diskar ar brezhoneg. Embann kement-mañ na vir ket ouzhomp da embann fraezh ha sklaer ez eo kiriek ar vretoned o-unan eus tonkad o yezh.

Bemdez e rankomp deskiñ, komz, lenn ha difenn anezhi. Pep hini ac’hanomp a c’hell ober un dra bennak evit cheñch penn d’ar vazh. Pep hini ac’hanomp a rankfe bemdez strivañ war an dachenn hiniennel evit ma chomfe ur yezh vev. Ober kement all na c’hell ket mirout ouzhomp da gemer perzh e darvoudoù stroll evit ma vefe doujet ouzh ar brezhoneg er vuhez bublik. Evel m’o doa graet da skouer , stourmerien Breizhistance.IS en ur gemer ar gaoz e brezhoneg dirak lezvarn Roazhon d’ar 16 a viz Meurzh.

Abaoe ma oant bet kaset da sutal en un doare prim ha dismegansus gant Pierre Dillange , barner gall stag ouzh lezvarn engalv Roazhon ez eus bet meur a strollad oc’h embann o skoazell d’ hor stourmerien hag en ur c’houlenn gant ar republik madelezhus cheñch emzalc’h da geñver hor gwirioù yezhel.

Mennegomp neuze ar strollad Ai’ta ha re yaouank an UDB ha 44= Breizh . Ar frammoù anvet “Breizh Unvan/ Bretagne Réunie” evel “Kevre Breizh” o deus skrivet da vaodiern ar justis e Pariz o c’houlenn e vefe doujet ouzh ar brezhoneg, en ur  zisplegañ e oa bet feuket darn eus ar vretoned gant komzoù hag  emzalc’h ar barner hag o c ‘houlenn e kinnigfe, en ur mod pe un all, digarezioù d’ar vretoned. Kement-mañ zo bet graet ivez gant Kristian Troadec ha Kristian Derrien , bet dilennet n’eus ket pell zo e kuzul-meur Penn-ar-Bed evit ar strolladBreizh War-raok/Mouvement Bretagne et Progrès” .

Trugarez vras dezho !

N’hon eus ket klevet c’hoazh : Strollad Breizh/Parti Breton, UDB, Europa Ekologiezh,an NPA,  un toullad dilennidi…N’eo re ziwezhat.

O c’hortoz o c’hemmenadenn  ne c’hellomp nemet pediñ ac’hanoc’h da gemer perzh niverus en darvoudoù a heul evit plas ar brezhoneg er vuhez foran :

D’ar sadorn 9 a viz Ebrel e Roazhon gant ar strollad Ai’ta  ha Skeudenn Bro Roazhon dirak an ti-kêr da 2 e gm

D’ar Merc’her 13 a viz Ebrel da 10e00, plasenn Breujoù Breizh evit klevet barnidigezh lezvarn Roazhon a-enep d’hon daou ezel hag embann e kendalc’himp gant hor c’houlzad evit ma vefe doujet ouzh ar vrezhonegerien gant an ensavadurioù gall.

-Etre an 10 hag an 12 a viz Even e Kawan evit Gouel broadel ar Brezhoneg !

http://www.gouelbroadelarbrezhoneg.org/

-D’ar sadorn 18 a viz Even e NAONED evit unvaniezh hor bro hag evit hor yezh.

http://44breizh.com/

 


BREIZHISTANCE-IS appelle à participer à la manifestation unitaire du samedi 2 avril pour la défense des services de santé publics.

La mobilisation victorieuse d’il y a deux ans pour le maintien de services hospitaliers en basse-Bretagne et en particulier à Carhaix, ne doit pas nous faire oublier que les problèmes subsistent. Les menaces de fermetures, les franchises médicales, les déremboursements, les dépassements d’honoraires, les privatisations, le démantèlement de la sécurité sociale, la réforme de la dépendance, etc … sont là pour nous montrer que l’accès à des soins de qualité pour tous et sur tout le territoire n’est pas garanti. Les mobilisations de personnels dans plusieurs hopitaux, comme c’est notamment le cas aux urgences de St-Nazaire depuis plusieurs semaines, témoignent de la précarité dans laquelle l’administration hospitalière et le gouvernement plonge les services de santé publique. A Saint-Nazaire, les urgences ont vu les nombres d’admissions augmenter de 40% en dix ans sans aucune augmentation de personnel ! Comme partout on demande aux salariés de travailler plus avec moins de moyens, au détriment de la qualité et de la capité d’accueil dans de bonnes conditions.

La santé ne doit pas être un secteur marchand, il faut garantir l’accès aux soins à tous et de manière harmonieuse. Ceci passe par un financement de l’Assurance Maladie solidaire fondé sur les revenus et le travail, il faut en finir avec les exonérations de cotisations sociales, imposer le maintien des services de santé partout en Bretagne et l’embauche de personnels dans les services surchargés.

Au moment au tout le monde affirme (avec raison) sa solidarité avec les peuples d’Afrique du nord, les peuples Arabes  et les autres qui cherchent à chasser les dictateurs qui oppriment leurs pays les adhérents de Breizhistance IS pays de Rennes vous invitent à une réunion d’info et de soutien à Georges Ibrahim Abadallah incarcéré depuis 1984 en France. Emprisonné pour son combat pour son pays, le Liban,  et pour la Palestine. Venez nombreux samedi 2 avril à 18 heures au “Papier Timbré” rue de Dinan à Rennes.

D’ar c’houlz m’emañ an holl (gant gwir abeg !) oc’h embann o c’hengred gant pobloù Afrika an hanternoz, hag ar pobloù Arab pe ar re all, pa glaskont skarzhañ an diktatourien a wask o bro e fell da izili Breizhistance bro Roazhon pediñ ac’hanoc’h d’un emvod kelaouiñ ha d’ur sonadeg evit souten Georges Ibrahim Abadallah toull-bac’het abaoe 1984 gant bro-C’hall. Toull-bac’het evit e stourm evit frankiz e vro, al Liban, hag hini ar Palestin. Deuit niverus d’ar Sadorn 2 a viz Ebrel da 6 e noz en davarn “Papier Timbré” Straed Dinan e Roazhon.

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Evit gouzout hiroc’h : http://liberonsgeorges.over-blog.com/

Des élections peu motivantes

Cette campagne aura été une campagne difficile a plus d’un titre. D’une part cette élection annoncée comme la dernière, n’aura pas permis de motiver les électeurs, seulement 43% des inscrits se seront déplacés. Dans ce contexte d’abstention sans précédent, l’analyse des scores de ces élections reste sujet à caution et ne peut apporter de vision claire et figée du panorama politique. Parasitées par une certaine médiatisation hâtive des présidentielles, elles n’ont pas laissé la possibilité d’entraîner une prise de conscience des enjeux et des thématiques spécifiques à la Bretagne. D’autant que la possibilité de proposer aux électeurs la construction d’un autre projet institutionnel et démocratique, n’a pas du tout été mis en avant par la très grande majorité des candidates et candidats. L’enjeu restant visiblement les postes et la gestion des instances départementales. En quelque sorte cette élection sonne le glas pour le conseil général comme institution, avec près de 60% des inscrits qui refusent de se déplacer pour son dernier renouvellement et un PS qui aura maintenant plus de mal à défendre le statu quo.

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Des scores BREIZHISTANCE-NPA sur 13 cantons ( de 1,36 à 3,5 % ) plutôt décevants

Nous le savons, un taux d’abstention fort comme celui-ci n’est pas favorable à la mobilisation des électeurs susceptibles de se porter sur nos formations. Après plus d’un mois de campagne dans le cadre des élections cantonales, et contrairement aux candidats qui déclarent trouver leurs scores de 2% ou 3% encourageants, nous ne pouvons nous satisfaire globalement de nos résultats électoraux. Nous estimons en effet les efforts de nos candidat-e-s et militant-e-s, très investis dans leurs cantons, mal récompensés. Les scores des candidatures que nous soutenions conjointement avec le NPA en Ille-et-Vilaine et en Loire-Atlantique s’échelonnent de 1,36 % à 3,51%, pour une moyenne de 2,23% . En 2008, lors du lancement de la plateforme BREIZHISTANCE, nous présentions huit candidates et candidats en Ille-et-Vilaine, Loire-Atlantique et Finistère, dont deux candidatures communes avec la LCR dans le pays de Fougères, pour des scores allant de 2,56% à 9,11%, et une moyenne de 4,75%. Le seul point de comparaison par rapport aux cantonales de 2004, reste Nort/Erdre en Loire-Atlantique, où notre candidat Morvan Coarer présent sous l’étiquette «Breizh Da Zont» totalisait 264 voix et 2,59% des suffrages, pour 196 voix et 2,52% en 2011. Une stagnation qui ne traduit pas l’investissement de BREIZHISTANCE dans ce canton. Le nombre de voix moyen porté sur nos candidats en 2008 était de 309 lorsqu’il est de seulement 116 en 2011. Malgré les différences de cantons entre les deux élections, on observe nettement que le manque de participation affecte plus que d’autres notre score avec une chute de près de 63% du nombre de voix «breizhistantes» quand la participation moyenne entre 2008 et 2011 baisse elle d’environ 38% (moyenne de participation 69,8% sur cantons de 2008 et seulement 42,9% sur les cantons de 2011).

Notons que dans deux cantons (Nort sur Erdre et Rougé) nos candidats sont devant ceux du Front de Gauche. Et que dans trois cantons nos voix se comptent par centaine ( Nort sur Erdre , Liffré et Rennes Sud est) . Ajoutons à cela qu’ a notre connaissance, dans beaucoup de cantons où nous étions présents c’est la toute première fois que des candidats locaux à des élections de proximité, assumaient l’étiquette de la gauche indépendantiste bretonne.

Au deuxième tour nous n’avons pas donné de consigne de vote. Contrairement au NPA.

Nous le voyons bien, les personnes les plus à même à se reconnaître dans notre discours de changement radical de la société sont aussi ceux les moins susceptibles de se dire que ces élections cantonales pouvaient changer la donne sociale et démocratique. Il faut aussi dire que plus de 75% des moins de 25 ans ne se seraient pas déplacés selon certains sondeurs et que la plupart de nos candidats sont très jeunes, ce qui est aussi un point positif pour l’avenir. Nous avons sous estimé nous aussi l’effet et la hauteur de l’abstention. Et nous nous sommes trompés sur le fait que des secteurs combattifs des masses , ayant notamment participé au vaste mouvement de défense des retraites de octobre/novembre puissent se servir de leur bulletin de vote pour affirmer leur défiance à  l’endroit du pouvoir central. Lors de prochaines élections nous devrons trouver le moyen de fidéliser notre électorat.

Ailleurs en Bretagne, là où il se présentait sans BREIZHISTANCE, le NPA réalise des scores relativement modestes dans des cantons jugés a priori favorables (Carhaix 253 voix pour 3,81%, Crozon 269 voix 4,03%, St-Brieuc Ouest 156 voix 3,56%). Nous notons cependant le ressenti positif que certains militants du NPA ont pu avoir sur la convergence initiée en Ille et Vilaine et Loire-Atlantique, et espérons que l’amélioration de nos structurations respectives sur l’ensemble du territoire breton pourra nous amener si cela est possible à d’autres initiatives communes.

Politiquement nous n’avons pas à être déçus de notre participation à ces élections, car le travail de sociabilisation et de politisation a été fait. Sur l’ensemble des 180 000 propositions de foi et tracts que nous avons distribué, nous avons défendu de manière concrête le droit à l’autodétermination du peuple breton («nous affirmons que le peuple  et les travailleurs de Bretagne ont  le droit  de se déterminer librement pour un autre modèle institutionnel»). Cette phrase a été assumé avec beaucoup de loyauté par les candidats NPA. Leurs évolution sémantique sur la question est intéressante et très positive.
Nous avons pu faire campagne en Ille et Vilaine sur l’opposition au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes qui concerne l’aménagement global de la Bretagne. Nous avons amené à poser de manière de plus en plus concrète la gratuité des transports départementaux, la problématique de la gentryfication des centre villes, la revendication d’une politique linguistique cohérente , la solidarité avec les prisonniers politiques, la justesse de la lutte contre la THT et le nucléaire civil ou militaire…

Une campagne multiforme et dynamique !

Sur la forme nous avons, outre les méthodes de travail traditionnelles des militants, organisés des réunions publiques . A Rennes deux d’entre elles ont attirées un nombre significatif de personnes , le 8 mars pour célébrer la journée internationale de la femme prolétaire (30 participantEs) et le 10 mars une petite vingtaine de personnes a participé avec Gilbert Dalgalian (des Alternatifs) à un débat sur l’autogestion. Enfin en plus des tribunes dans la presse, nous avons eu accès aux télés locales (Nantes 7 et TV Rennes 35…) ,  sans oublier la tenue d’une caravane automobile regroupant une vingtaine de véhicules en Ille et Vilaine.

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Prés de 370 personnes sont venues participer à un Fest Noz de clôture à Rennes , salle de la cité. Plus d’une centaine d’entre elles ont écoutés attentivement les interventions de nos candidats ( y compris du pays nantais ) et de ceux du NPA . Cela a été possible grâce au soutien clairement affiché à notre démarche politique  par les  groupes venus jouer ce soir là.

Comme nous l’avons dit les élections ne sont qu’un outil pour faire peser nos mobilisations contre la réforme ou pour l’unité territoriale dans le jeu politique, et une tribune pour  soutenir les luttes sociales et écologiques du peuple breton. Et dès maintenant nous nous remobilisons pour appeler à participer aux initiatives  de luttes populaires à venir.

Soulignons que c’est aussi ce que nous avons fait  dans la campagne dynamique menée par nos candidats.Nous avons assurés une présence dans la mobilisation solidaire contre la répression le 16 mars à Rennes pour soutenir nos militants poursuivis pour leur engagement en faveur d’une Bretagne réunifiée, nous avons participé au rassemblement pour une sortie du nucléaire suite à la catastrophe nucléaire au Japon…


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Jeu croisé droite-extrême droite

Peu souligné par les commentateurs, nous observons tout de même que la droite traditionnelle s’est retrouvé divisée dans de nombreux cantons. Entre les candidats de l’alliance centriste, du parti radical valoisien, les villepinistes, du nouveau centre, etc … les candidats sans étiquette, soutenus ou non par l’UMP, ceux de l’UMP se présentant sans étiquette ou ceux choisissant de se présenter sous l’étiquette du groupe départemental, difficile parfois de savoir qui est le candidat officiel de qui. Dans ces conditions faire une moyenne de la droite traditionnelle s’avère tout autant compliqué.  Ce qui est clair c’est que les majorités des conseils généraux ne bougeront pas beaucoup, ou si cela est le cas cela se fera au profit du PS, notamment dans le Morbihan.

L’UMP paye là sa politique de casse sociale. Sur les scores du FN, nous observons une progression qui semble s’être faite avant tout sur l’électorat de l’UMP. En ce sens la majorité présidentielle paye son discours haineux porté par le gouvernement, qui profite donc d’abord «aux propriétaires du copyright». Sur les 400 cantons où le FN se retrouve au second tour dans l’Hexagone, il n’y en seulement trois en Bretagne (pleine Fougères, Rennes le Blosne et Lorient nord), où ils seront opposés au PS avec aucune chance d’être élu. En plus du discours anti immigration de l’UMP, le FN profite surtout de l’abstention. Sur deux des trois cantons où il est reconduit le FN affiche un nombre de voix inférieur aux scores de 2004. Les tergiversations de l’UMP parisien sur la position à adopter au second tour, qui se finissent par un non choix de leur part montre la proximité des deux organisations et de leur électorat. Pour la première fois le Bloc identitaire présentait deux candidats en Bretagne à Rosporden et Fouesnant, dont il faut compter les scores avec ceux du FN, tant il procède de la même dynamique. D’ailleurs à Rosporden où ne figurait aucun autre candidat de droite, la suppléante du candidat Identitaire, Agnes Belbeoc’h, était encore il y a peu une des responsables du FN en Bretagne. Nous le voyons voix de droite et d’extrême droite se mélangent et la lutte contre le racisme et les fascistes se fait sans la droite dîte  «républicaine».

Le PS sans plus

Le Parti Socialiste et ses alliés divers gauche qui les rejoindront dans les majorités départementales, restent majoritaires mais ne progressent pas significativement. Très fort en Bretagne, le PS ne bénéficie donc pas vraiment de la remise en cause du gouvernement UMP, et se contente d’assumer son bilan et la continuité de la gestion. On mesure combien est ridicule et hors du temps leurs discours sur «l’utilité des départements pour lutter contre les injustices sociales» au regard de l’abstention populaire massive.  Alors que la fin du département est annoncé on ne les aura pas du tout entendu sur le futur institutionnel de la Bretagne.

Europe Ecologie plus autonome du PS ?

Mis à part en Côtes d’Armor, EELV n’avait trouvé aucun accord possible avec le PS. Il semble que la choix de l’autonomie vis à vis du PS leur est permis d’accéder à un plus grand nombre de deuxième tour, 8 en Loire-Atlantique plus 3 en Ille et Vilaine opposés à chaque fois à un candidat PS (sauf à Châteaubourg) contre deux en Côtes d’Armor opposés à un candidat de droite. Soutenue par le PS à Perros Guirrec, la candidate est en passe de remporter le canton. Mais dans les deux départements de l’est breton, EELV s’affirme comme une force de poids. La participation à ces élections est trop faible pour déterminer si EELV s’impose durablement comme troisième force politique de Bretagne. En Loire-Atlantique le PS défiera quinze fois la droite et 8 fois EELV. Comme aux régionales on observe un EELV en Bretagne  qui commence à prendre une certaine autonomie vis à vis du PS au niveau électorale, mais continue de siéger avec les majorités des collectivités  (comme dans la région dite  “pays de la Loire”) finançant des projets aussi déstructurant et irresponsable que le projet d’aéroport, ou votant les privatisations des services publics communaux et locaux.
Il parait que l’UDB est une composante de EELV en Bretagne…En Ille et Vilaine, le moins que l’on puisse dire ce que les Verts n’ont pas été tendre avec leur partenaires en leurs laissant quatre cantons…et en oubliant leur logo sur les affiches de campagne.

Et pour mémoire EELV ( verts ET UDB) pays de Rennes a refusé de rencontrer Breizhistance…malgré une demande de rencontre avant les élections.

Le Front de Gauche existe-t-il ?

Suivant les départements ou à l’intérieur d’un même département, les deux principales composantes du Front de Gauche (PG/PCF) suivaient des stratégies différentes. A priori ce type d’élection semblait favorable aux candidats du PCF qui bénéficient d’un électorat plutôt agé et fidèle lors de ce genre de rendez-vous. En Finistère et Morbihan le PCF se présentait seul, en Côtes d’Armor, trois candidats PCF était soutenus par le PG dans le cadre du Front de Gauche, alors qu’une parti de la fédération avait elle négocié avec le PS un poste à St-Nicolas-du-Pelem, où le PCF fait son meilleur score en Bretagne avec 55%. En Ille et Vilaine, là où le Front de Gauche semble le plus aboutit avec des candidats dans tous les cantons, les scores sont compris entre 1,5% et 8%.  Dans ce cas il apparaît très compliqué de calculer son score et surtout de définir une stratégie. En Loire-Atlantique une partie du PCF avait négocié une candidature sur le canton de Riaillé avec le PS, alors qu’une autre partie avait fait le choix de présenter des candidats PCF-Front de Gauche, notamment contre des candidats PG-Front de Gauche à Nantes et Saint-Nazaire. Les scores du PG tournent tous autour de 5%, et devancent à Nantes ceux du PCF, avec un meilleur score en Loire-Atlantique de 5,3% pour Guy Croupy (adhérent de Bretagne Réunie) à Nantes 9. Les scores du PCF sont quant à eux plus disparates allant de 1,6% (Rougé) à 10,9% (Derval). Alors que les médias relaient une moyenne  hexagonale de plus de 9% pour le Front de Gauche, nous observons que l’enregistrement des candidatures permettant de comptabiliser les scores du PCF ou du PG comme Front de Gauche indifféremment à la diveristé des situations, ne correspond pas à une réalité politique sur le terrain.
Les prétentions grotesques d’autonomie politique du Front de Gauche vis à vis du PS ont pu se mesurer dés le lundi 21 mars ..lorsque ce «front» a appelé à voter PS….sans rien négocier…contrairement à ce qu’ils prétendaient dans leurs campagne. La seule chose que le Front de Gauche visait c’était de négocier des places éligibles pour les territoriales et municipales de 2014 sur les listes..PS ! Nul doute que ces bons larbins qui cogèrent déjà la région «bretagne» et celle des pays de la loire avec le PS seront remerciés.

Hormis à Hédé, où le candidat du POI profite de l’absence de candidat de droite ou d’extrême droite (4,38%), les scores des autres candidatures dîtes d’extrême gauche  du POI ou mouvement «Communistes» (orthodoxes nostalgiques du PCF année 60 ) sont insignifiantes.

De fait la seule tentative cohérente de rassemblement ayant eu lieu à la gauche de la gauche institutionnelle en Bretagne semble être celle voulue par le NPA et BREIZHISTANCE en Loire-Atlantique et Ille et Vilaine. Notons aussi que les «Alternatifs» avaient appelés à soutenir nos candidatures à Rougé et Saint Herblain Est,  c’est un début de convergences intéressants. Nous savons que d’autres adhérents de ce mouvement notamment dans le Morbihan, ont trouvés ce rapprochement digne d’intérêt.

Natios et régios pas dans le même bateau

Le sentiment breton connu pour être fort dans notre pays a toujours du mal à s’imposer politiquement. Les scores des candidats nationalistes et régionalistes restent faibles dans l’ensemble, et c’est encore plus vrai quand ceux-ci tentent «l’union nationale» comme cela a été le cas lors de ces élections à Vannes. Les deux candidats soutenus communément par l’UDB, le PB et le Mouvement Bretagne et Progrès, rassemblent respectivement 139 voix et 1,93% et 292 voix et 2,8% sur Vannes Centre et Vannes Ouest.

L’UDB se présentait alliée avec Europe Ecologie dans une trentaine de cantons en Bretagne administrative. Là où ils sont avec Europe Ecologie leurs scores oscillent entre 4% et 18% (à Rosporden). Seuls à Arzano, Pont-Croix, Vertou, Ancenis, Saint-Nazaire Est et Ancenis, les candidats UDB ne réalisent qu’entre 2,49% et 3,42%. En Loire-Atlantique où l’UDB présentait un conseiller municipal anciennement PS à Savenay (3,3%), et à Plouagat où le PS et Europe Ecologie soutenaient la candidature UDB (17%), les déceptions doivent être grandes de ne pouvoir accéder pour la première fois à un second tour de cantonale. Encore une fois la partition administrative de la Bretagne semble clairement jouer sur la stratégie électorale de l’UDB. En Loire-Atlantique la défense publique du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes empêche toute alliance avec Europe Ecologie Les Verts, et rend caduque le discours sur l’aménagement et le développement global de la Bretagne assumé dans la région administrative par les candidats UDB et EELV.

Le Parti Breton présentait dix candidats sur l’ensemble de la Bretagne. Les scores restent faibles entre 1,3% et 3%, hormis pour Reun L’Hostis à Ploudalmezeau et Jacky Flippot à Blain qui passent tous les deux la barre des 5%. En alliance avec ou soutenus par le Modem et l’Alliance Ecologiste Indépendante ces scores sont difficilement interprétables au delà d’un vote «breton». D’autant que le programme politique du PB diverge selon les endroits, d’une part Gérard Guillemot  porte-parole du PB dénonce en Ille-et-Vilaine la «gabegie» de la majorité PS qui gère le CG comme un «simple guichet social tourné vers l’assistanat», un autre comme Sébastien Girard qui n’a jamais du bosser à l’usine, peste contre les 35 h qui plomberait la productivité de «Peugeot Citroen».( les grévistes de cette usine en lutte contre la hausse des cadences et pou les embauches ont du trouvé intéressant ce discours…) .. et de l’autre des candidats comme Pierre Leroux déclare sur la suppression de la taxe professionnelle que : «le Conseil Général doit continuer à remplir ses missions dont une des plus fondamentales est l’action sociale». De même le Parti Breton se déclare clairement nationaliste et vouloir doter la Bretagne de la même indépendance que n’importe quel Etat d’Europe, lorsque Letoffe candidat à Saint-Malo dit être «réformateur, mais pas indépendantiste». Les écarts sont grands et entre les slogans, «vivre et décider en Bretagne» et «un vrai changement pour un véritable avenir», et dans le programme des candidats PB, pas sûr qu’on nous puissions un jour savoir où se situent réellement le PB dans son action politique.

Quant à Bretagne et Progrès, leurs cinq candidats présentés uniquement dans le Finistère font des scores de 7,2% à Pleyben à 50,6% sur le canton de Gourin. Auto centré autour de la personnalité de Christian Troadec, le «MBP» là où il présentait des candidats, représente surtout une entente plus ou moins notabiliste, dont on a bien du mal à voir le projet politique pour l’instant, il continue au mieux à traduire les velléités plus ou moins nationalistes d’une fraction de la petite bourgeoisie notable bretonne.

Après les élections la lutte continue

Lors des réactions de second tour, les candidates et candidats de BREIZHISTANCE IS et du NPA ont rappelé que leur engagement électoral s’appuyait sur la nécessité des mobilisations populaires sur le terrain tout au long de l’année. La plupart des représentants du NPA et de BREIZHISTANCE IS laissent libre les électrices et électeurs de leurs votes, pour eux le plus important se trouve maintenant dans les solidarités à construire pour mener à bien les luttes en court et à venir.

  • Dès le lundi 28 mars à 13h devant le Parlement de Bretagne à Rennes pour soutenir Christian et Rodolphe, paysans opposés à l’aéroport de NDL, qui seront jugés en appel pour vol de terre et refus de prélèvement ADN.
  • Le samedi 2 avril pour la défense d’un service public de santé .
  • Le samedi 9 avril à Rennes au cotés d’Aita pour défendre la langue bretonne dans la vie publique.
  • Le mercredi 13 avril, au parlement à Rennes pour le délibéré du procès en appel de Jonathan et Josselin.
  • Le samedi 18 juin à Nantes pour la manifestation en faveur de la démocratie en Bretagne et de l’unité territoriale.
  • Les 8 et 9 juillet à notre-Dame-des-Landes pour la grande mobilisation contre l’aéroport.

Les prochaines élections locales seront municipales et territoriales. Ce sera un nouveau mode de scrutin dont nous ignorons presque tout pour des collectivités qui évolueront dans une certaine mesure. Il est possible de penser que le nouveau mode de scrutin et un nouveau fonctionnement institutionnel serait susceptible de pouvoir changer les représentations politiques en Bretagne, elles le seront d’autant plus que  l’intensité des luttes en cours pour plus de démocratie et de justice sociale , dans les combats sur l’énergie et  pour l’environnement, sera forte et  victorieuse !

Breizhistance Indépendance et Socialisme le 25 mars 2010.

Une quarantaine de personnes se sont rassemblées pour soutenir Jonathan Guillaume, porte parole de Breizhistance, et Josselin Liotard, lui aussi militant de Breizhistance, qui passaient en appel de leur procès du 16 juin 2010. Accusés sans preuves réellement tangibles d’avoir inscrit un «44=BZH» à la bombe de peinture sur un panneau Pays de la Loire à Nozay.

Après avoir défendu ce mode d’action tout en remettant en cause leur implication dans cette action précise, ceux-ci ont dénoncé devant le parquet le caractère anti-démocratique de la partition administrative de la Bretagne. En effet ni les représentants des collectivités, ni l’Etat, comme le rappelait la semaine dernière Nicolas Sarkozy à Josselin, ne souhaitent avancer sur la résolution de la partition de la Bretagne.

Le plus surprenant et révoltant dans ce procès aura sans doute été le caractère injurieux des propos du juge Pierre Dillange renvoyant le témoin des prévenus, Gael Roblin, s’exprimant en breton par un « votre déposition s’arrête là, je n’entends point votre baragoin ». Une attitude digne d’un tribunal colonial ! Alors que le Breton est enseigné de la maternelle au doctorat à Rennes, que de nombreuses revues et publications en breton sont éditées chaque jour en Bretagne, ne pas reconnaître l’existence propre de cette langue et la traiter de cette manière n’est pas tolérable. De nombreux élus dans l’Hexagone s’offusquent légitimement des discriminations des tribunaux turcs à l’encontre des kurdophones, nous attendons qu’ils fassent de même dans cette affaire.

Dans ces conditions, et au delà du soutien évident à Jonathan et Josselin, nous appelons à faire du mercredi 13 avril, date du délibéré, une journée d’action et de mobilisation contre les propos injurieux de l’administartion judiciaire française à l’encontre de la langue bretonne.

Tous ensemble devant le Parlement le 13 avril pour défendre notre langue !

Ur « baragouin » zo eus ar brezhoneg hervez ar barner Pierre Dillange

Un daou-ugent den bennak a oa bodet evit skoazell Jonathan Guillaume, mouezh-aotreet Breizhistance, ha Josselin Liotard, ur stourmer eus Breizhistance eñ-ivez, pa oant galvet dirak lez-varn galv Roazhon da c’houde ur prosez kentañ bet d’ar 16 a viz Even 2010. Tamallet e oa dezho, hep prouenn, bezañ bet skrivet «44=BZH» gant ur bombezenn livaj ouzh ur panell Broioù al Liger e Nozieg.

Goude bezañ difennet an doare-mañ d’ober ha lâret ne oant ket kablus ar wezh-mañ o deus freuzet lodennadur melestradurel Breizh dirak ar parked, dezhañ perzhioù enep-demokratel. Evit gwir, evel m’en embanne Sarkozy e Josilin ar sizhun dremenet, na dileuridi ar strollegezhioù, na re ar Stad n’o deus c’hoant diskoulmañ kudenn lodennadur Breizh.

Ar pep souezhusañ ha direishañ er prosez-mañ zo bet ar gunujenn n’eus lâret ar barner Pierre Dillange ouzh ar brezhoneg, p’en deus digouviet Gael Roblin, den-test an enkablidi, a oa kroget da gomz e brezhoneg : «Echu eo gant ho testeni, n’on ket evit kompren ho paragouin». Gwir emzalc’h ul lez-varn trevadennel ! Pa vez kelennet ar brezhoneg eus ar skol-vamm d’an doktorelezh e Roazhon, pa vez kelaouennoù hag embannadurioù e brezhoneg, n’haller ket gouzañv seurt doareoù hag ar fed ne vije ket anavezet bezañs hor yezh. Kalz a gannaded gall a vroueza ruz rak an disparzhioù el lezioù-barn turkat diwar-goust ar Gurded. Emaomp o c’hortoz un ersav a-seurt-se evit ar brezhoneg.

M’emañ kont ar c’hiz-se, ha dreist d’ar skoazell ar roomp da Jonathan ha Josselin, e galvomp d’en em vodañ d’ar Merc’her 13 a viz Ebrel, deiziad an diviz, a-benn ober eus an devezh-se un devezh oberennoù da dalañ ouzh lavaroù kunujus ar velestradurezh justis gall ouzh ar brezhoneg.

Holl a-gevret dirak ar Parlamant d’an 13 a viz Ebrel evit difenn hor yezh !

Alors que le PS aux commandes dans les principales villes et collectivités bretonnes octroient depuis plusieurs années des délégations de service public au grand groupe privé Véolia (les services de l’eau à Quimper ou à Rennes, le traitement des déchets à Brest ou Nantes, ou les transports dans les régions Bretagne et PdL et les départements, … ), nous constatons que les édiles du Parti Socialiste français n’ont pas besoin de l’UMP pour privatiser en Bretagne. Pourquoi ?

Michèle Alliot-Marie part en vacances avec le jet d’un homme d’affaire proche du dictateur Ben Ali, Sarkozy bronze sur les yachts de Bolloré, … et il semblerait que le PS prennent lui ses vacances sur des bateaux achetés par ceux à qui il octroie certains services en Bretagne, Véolia. C’est en tout cas sur des soupçons de malversations et d’abus de bien sociaux que les sièges de Véolia Eau à Rennes/Roazhon et Saint-Malo/Sant-Maloù ont été perquisitionnés sur ordre du parquet. Ceci faisant suite à des documents portés en 2009 à la connaissance de la Justice par des syndicalistes de l’entreprise, où l’on apprenait notamment que certains fonctionnaires hauts placés se seraient vus offrir un bateau contre certaines délégations de service public.

Illégal ou non, les transferts d’argents publics à certains groupes privés en Bretagne ne nous permettre plus de croire à un PS qui serait encore de gauche. Rappelons par exemple que c’est plus de 120 millions d’euro d’argent public que Nantes Métropole, le Conseil Général de Loire-Atlantique, les régions Bretagne et Pays de la Loire, viennent de décider d’octroyer à Vinci pour la construction et la gestion 100% privée du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. A force de se compromettre, il arrive même que le PS se fasse doubler sur sa gauche, par l’UMP ! Le choix de la majorité de droite à Saint-Malo de remunicipaliser certains services autrefois gérés par Véolia l’illustre bien.

Si le désir orgueilleux de marquer physiquement le territoire de sa présence au pouvoir pouvait permettre de comprendre les choix mégalomaniaques d’un Jean-Marc Ayrault, avec cette affaire de perquisition, il se pourrait que l’avidité puisse être un autre motif de l’accointance entre élus PS et groupes privés. Il est donc clair que lorsque les candidats et candidates soutenus par BREIZHISTANCE lors des élections des 20 et 27 mars prochain, affirmerons qu’il faut battre la droite il faudra comprendre que le PSF en Bretagne en fait parti !

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A l’occasion du 8 mars 2011, BREIZHISTANCE organisera une projection-débat du film “Quand les femmes ont pris la colère”., à Rennes au comptoir Basque, place Sainte-Anne, à partir de 20 h 30. Tournée en 1976 à Couëron en pays nantais, le film suit l’histoire des douze femmes jugées pour leur action de solidarité avec les grévistes de Tréfimetaux. A travers les images prises par Soazig Chapdelaine et Réné Vautier transparait l’image d’une conscience collective féministe et ouvrière. 35 ans après, que peut nous apprendre ce combat emblématique de l’histoire ouvrière en Bretagne ?

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D’AN 18 A VIZ MEURZH, SAL AR CITE e ROAZHON

LE 18 MARS, SALLE DE LA CITE à RENNES

Aozet gant Breizhistance.
Deuit da gejiñ ganeomp, da zañsal, da riboulat ! Deuit niverus tudoù !
Startijenn, Digresk, John le Barzhek (souezhadenn !!!), Duos Lebreton/Le Bozec ha Girard/Le Bozec
a vo war al leurenn etre 8e hag 1e.
Prezegenn Breizhistance adalek 7e30.
Dorioù digor adalek 7e.
6 euros.

Boued war al lec’h

Organisé par Breizhistance.
Venez nous rencontrer, danser et faire la fête ! Venez nombreux !
Startijenn, Digresk, John le Barzhek (surprise !!!), Duos Lebreton/Le Bozec ha Girard/Le Bozec
sur scène à partir de 20H.
Intervention Breizhistance à partir de 19h30.
Ouverture des portes à 19h.
6 euros.
Restauration sur place.

Les adhérents du comité Breizhistance (Indépendance et Socialisme) de Rennes ont été sollicités par une syndicaliste de Solidaires Transport en but à la direction de Keolys Rennes qui dénonce au tribunal la représentativité de l’Union Solidaire des transports. Dans ce cadre et tout en respectant  l’indépendance syndicale nous tenons à affirmer notre totale solidarité avec ceux et celles qui tentent au sein de cette entreprise de monter des sections syndicales combatives. Comme ce syndicat le rappelle 99% du bénéfice annuel de Keolys est reversé aux actionnaires, on comprend mieux pourquoi la direction s’oppose à l’apparition d’un syndicat revendicatif au sein de cette entreprise. Quelque soit les choix d’affiliation syndicale de chacun le dévellopement de Solidaires est acté à nos yeux de part la participation de ses adhérents aux luttes syndicales , mais aussi par les institutions puisque le CESER (Conseil Economique et Sociale Et Environnemental Régional) est obligé d’accueillir Solidaires en son sein suite à un jugement du conseil d’état le jugeant représentatif.

C’est pourquoi nous invitons nos adhérents à se solidariser avec Solidaires Transports Rennes  notamment lors du passage en justice de Solidaires Transports le vendredi 3 décembre prochain à 14 heures à la cité judiciaire.

Pour Breizhistance-IS Rennes/Roazhon. Gael Roblin

ci joint le communiqué de Solidaires : SUD

Nous avons appris que la maison de la grève (créée suite à la mobilisation contre la réforme des retraites) a été expulsée par les forces de police sur demande de la mairie socialiste ce matin à 6 heures. Les prétendus socialistes et leurs alliés UDB PC PRG qui disent avoir suppliés les occupants de quitter ce lieu ont agit en vérité comme de véritables élus de la droite la plus extrême.

A aucun moment elle n’a tenté de dialoguer avec les occupants et l’assemblée générale interprofessionnelle qui désirait poursuivre le mouvement de lutte contre la réforme des retraites. Elle préfère jeter à la rue par grand froid des militants politiques, dont certains ont été frappés et emmenés au commissariat….disons le franchement l’ex préfète Malgorn n’aurait pas fait mieux ! Par ce que nous en avons marre de voir notre ville livrer aux spéculateurs, aux hôteliers de luxe aux multinationales par des gens qui salissent les idéaux de gauche en répondant par la répression à ceux qui ont construit dans l’ouverture un projet collectif s’inscrivant dans la tradition des bourses du travail, nous invitons chacun et chacune à participer au rassemblement de solidarité avec la maison de la grève à 17 heures place de la mairie ce soir, ainsi qu’aux éventuelles autres initiatives de solidarité.

ROAZHON/RENNES le 02 décembre 2010, rassemblement devant la mairie 17h !

Pour BREIZHISTANCE – Indépendance et Socialisme,

Gael Roblin

Ci-suit : Communiqué de l’assemblée générale interprofessionnelle de Rennes

Ce matin à six heures un imposant dispositif policier (gendarmerie mobile, police nationale, GIPN…) s’est déployé rue de la Barbotière. La police est entrée par effraction dans la Maison de la Grève où une dizaine de personne passait la nuit, elles devaient passer le reste de la matinée au commissariat. Dans la précipitation, une quarantaine de membres de la Maison de la Grève se sont rassemblés devant le lieu. Ils n’ont pu que constater les faits. Les forces de l’ordre avaient déjà embarqué nos camarades tout en nous empêchant de récupérer le matériel et nos effets personnels. A l’heure qu’il est, sous la neige, la Ville de Rennes fait murer ce lieu qui nous réunissait à plusieurs centaines tous les jours.

La Maison de la Grève avait été ouverte fin octobre, dans le cadre du mouvement social et à l’initiative de l’Assemblée Générale Interprofessionnelle (AGI). Depuis un mois, s’y organisaient une cantine (au moins 70 couverts quatre fois par semaine), plusieurs ateliers (vélo, informatique, sérigraphie…), de nombreux concerts, des permanences d’organisations (MCPL, Sud Rail…), des discussions, des actions… Ce sont des centaines de personnes de tous âges, de tous horizons, qui tout au long de ce mois ont fait vivre une autre idée de la grève, et qui se retrouvent aujourd’hui spoliées de leur capacité d’organisation. Précisons que de nombreuses demandes avaient été faites auprès de la Mairie pour qu’elle clarifie sa position et que nous puissions entamer un dialogue en vue de pérenniser l’existence de ce lieu. Contre toute attente, celle-ci a préféré nous opposer un projet ad hoc d’accueil des plus démunis, sans hésiter, pour le mener à bien, à nous chasser dans le froid et la neige. Encore une fois le mépris, la violence et l’abus d’autorité sont les seules réponses d’une majorité prétendument de gauche, qui soutenait la mobilisation contre la réforme des retraites, et qui préfère pourtant tuer toute forme d’initiative politique qui n’abonde pas dans sons sens.

Qu’adviendra-t-il de la Caisse de Grève (1500 euros), restée sur place, de la vingtaine de vélos en réparation de l’atelier vélo, du matériel informatique, de bricolage, de cantine… ? C’est bien à plusieurs milliers d’euros que s’évaluent les dommages matériels et le préjudice financier de cette opération scélérate menée contre la Maison de la Grève. Cette attaque ne restera pas sans réponse.

Forts de nos nombreux soutiens (syndicats, associations, collectifs, partis politiques, institutions culturelles…) nous appelons à un rassemblement ce soir à 17 heures place de la Mairie pour faire part de notre colère et exiger une réponse immédiate.

Venez tous et toutes.          La Maison de la Grève vivra.         contact : agi-rennes@riseup.net