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A quelques jours d’une audience cruciale pour Georges Abdallah le 19 décembre prochain, une trentaine d’organisations actives sur le terrain de la solidarité avec la Palestine en Bretagne unissent leurs voix pour réaffirmer l’importance du combat pour Georges, indissociable du combat des peuples Palestinien et Libanais.

Le combat pour la libération de Georges Abdallah est indissociable du combat pour la liberté des peuples ! Il est partie intégrante du combat pour la libération des prisonniers politiques et révolutionnaires !

 

Georges Abdallah est un communiste libanais, engagé pour la libération de la Palestine. Libérable depuis 1999, l’État français refuse de le voir libre, car il continue de porter la voie de la résistance dans la guerre de libération contre l’impérialisme et son expression sioniste. Georges Abdallah est aujourd’hui le plus vieux prisonnier politique d’Europe – après plus de 40 ans d’emprisonnement. Il porte cette année sa 10ème demande de libération conditionnelle.

 

Le 15 novembre dernier, le Tribunal d’Application des Peines de Paris a entendu les 4000 soutiens  réunis à Lannemezan le 26 octobre devant la prison où est détenu Georges Abdallah. Ils ont entendu l’écho de leur détermination sans faille à continuer le combat jusqu’à la libération de ce prisonnier d’exception.

 

Le 15 novembre dernier, le Tribunal d’Application des Peines de Paris a entendu l’amplification de la mobilisation et l’élan populaire pour la libération de Georges Abdallah qui désormais s’étend sur l’ensemble de l’Hexagone et à l’international pour résonner d’une seule voix au cri de « libérez Georges Abdallah » comme ce fut le cas le 14 novembre dernier, dans plus de 35 villes coordonnées dans l’action.

 

Le 15 novembre dernier, le Tribunal d’Application des Peines de Paris a entendu que cet élan solidaire initié il y a plus de 20 ans, n’a fait qu’enfler et se propager, notamment ces derniers mois, pour déferler massivement et imposer que la libération de Georges Abdallah – et avec elle la légitime cause palestinienne – soit à l’ordre du jour de toutes nos luttes et réoccupe le devant de la scène politique.

 

Le 15 novembre dernier, le Tribunal d’Application des Peines de Paris a compris que tout comme « Gaza ne portera jamais le drapeau blanc de la capitulation. Ni les sionistes, ni aucune autre criminelle force ne réussiront jamais à briser la volonté de la résistance à Gaza », de même jamais Georges Abdallah ni ses soutiens ne porteront le drapeau blanc de la capitulation, car Georges Abdallah est de nos luttes et sa libération effective est notre combat pour la victoire ou la victoire.

 

Alors oui, le 15 novembre dernier, une victoire politique et juridique a été remportée, mais le combat continue ! Pour contrer l’appel déposé par le parquet, qui suspend la décision du Tribunal autorisant la libération de Georges Abdallah, nous nous inscrivons dans le nouvel appel de la Campagne Unitaire pour la Libération de Georges Abdallah (CUpLGA), pour que « mille initiatives fleurissent pour sa libération sur le plan local, national et international ».

 

Partout en Bretagne,où les collectivités locales subventionnent grassement Thalès et le lobby militaro-industriel qui tirent profit de l’offensive impérialiste au Liban Palestine,  soyons nombreux à participer ce 6 décembre 2024, à la journée internationale d’actions coordonnée pour la libération de Georges Abdallah. Multiplions les rassemblements, prises de parole, affichages, expositions de banderoles ou expressions artistiques.

 

Le combat de Georges Abdallah est indissociable du combat pour la libération des peuples des peuples palestinien et libanais. Il est aussi partie intégrante du combat pour la libération des prisonniers politiques et révolutionnaires détenus par l’État français, notamment de nos camarades kanaks, basques, ou corses.

Signataires :

-Campagne Unitaire pour la Libération de Georges Abdallah (CUpLGIA)
– War-Sav – Gauche indépendantiste bretonne
– Jeunes Révolutionnaires
– Fédération Syndicale Etudiante (FSE)
– DISPAC’H – Collectif de la gauche indépendantiste bretonne
– Union Juive Française pour la Paix (UJFP) – Bretagne
– Tsedek Breizh !- Collectif juif décolonial
– Coordination pour un Front Révolutionnaire Breton (CFRB)
– UDB Yaouank – Jeunes de l’Union Démocratique Bretonne (UDB)

Côtes d’Armor (22)
– Collectif décolonial 22
– NPA Révolutionnaire 22 – Comité Nathalie Le Mèl
– Collectif Georges Ibrahim Abdallah 22
– AFPS Rennes 22 – Saint Brieuc

Ille-et-Vilaine (35)
– AFPS Rennes
– Horizon Palestine – Rennes
– Comité Palestine Beaulieu
– FSE Rennes
– Solidaires étudiant-e-s (SESL) Rennes
– Young Struggle – Rennes
– Révolution Permanente – Rennes
– Le Poing Levé – Rennes
– NPA L’Anticapitaliste – Rennes
– Jeunesses anticapitalistes – Rennes
– France Insoumise – Rennes
– Jeunes Insoumis – Rennes
– Union Pirate Rennes 1
– Union Pirate Rennes 2

Finistère (29)
– AFPS Centre-Bretagne
– Jeunes Communistes Finistère (MJCF)
– UEC Brest

Loire-Atlantique ( 44)
– NPA L’Anticapitaliste du Finistère Loire-Atlantique (44)
– Jeunes pour la Palestine – Nantes
– Union pour la Reconstruction Communiste (URC) de Loire Atlantique (ANC/RC)

Pour marquer le 30eme anniversaire de l’incarcération du communiste Libanais Georges Abdallah de nombreux rassemblements auront lieu le 24 et 25 octobre notamment à Bordeaux, Toulouse, Bruxelles et devant la prison de Lannemezan où il est détenu.

À Rennes, plusieurs sensibilités se sont retrouvés pour être dans la rue le 24 octobre dans la  logique “d’une solidarité que nous continuerons à développer à Rennes, dans la dynamique des manifestations de cet été, quand Gaza était détruite par les bombes, que plus de 2100 personnes étaient massacrées, et que messieurs Hollande et Valls assuraient l’État d’Israël de leur amitié indéfectible…”
Nous reproduisons ici leur texte, publié sur le site de l‘UJFP. En Bretagne un autre rassemblement aura lieu à Nantes le samedi 25/10.

 

georgesabdallah

PALESTINE VIVRA !! PALESTINE VAINCRA !!

MANIFESTATION le 24 octobre à 18H place du Parlement à Rennes

Appel au rassemblement :
Association France Palestine Solidarité, Breizhistance, Collectif BDS-Rennes, NPA, PCF-Rennes Métropole, SLB, Union Juive Française pour la Paix

 

Le 24 octobre 2014, cela fera exactement 30 ans que Georges Ibrahim Abdallah est emprisonné en France…

En 1982, l’armée israélienne envahit le Liban… Après une longue série d’assassinats commis partout dans le monde et notamment en France par les services secrets israéliens à l’encontre de dirigeants palestiniens, c’est l’heure du massacre de la résistance palestinienne et de la gauche libanaise… Le siège de Beyrouth, Sabra et Chatila, les camps d’Ansar et de Khiam, terribles centres de torture et de détention…
Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste, proche du FPLP participe à la fondation des Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), qui décident de mener la lutte contre l’agresseur et ses soutiens “partout où ils se trouvent” l’attaché militaire à l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Paris et le responsable du Mossad en France sont exécutés. Georges Ibrahim Abdallah est arrêté et accusé pour ces faits. Le gouvernement de l’époque (Chirac- Pasqua-Pandraud) tente également de lui coller sur le dos tout une série d’attentats aveugles commis à la même époque à Paris, accusations finalement démenties par l’enquête. Il est pourtant condamné à la réclusion à perpétuité en 1987. Israël et les USA, qui ont multiplié les pressions, sont satisfaits…

Georges Ibrahim Abdallah est désormais l’un des plus anciens prisonniers politiques au monde !

DES MESURES D’EXCEPTION INTOLÉRABLES…

Georges Ibrahim Abdallah est libérable depuis 2003. Une première décision de justice est prise en ce sens, cette année-là. Perben, ministre de la justice de Chirac, fait casser cette décision. Le 20 décembre 2007, une nouvelle demande de libération conditionnelle est examinée en appel. L’audience est fixée le 31 janvier 2008, puis reportée au 17 avril, puis au 4 septembre, puis au 8 janvier 2009, et pour finir, au 26 mars 2009 !!! La cour va se baser sur un avis de la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté de Paris rendu le 22 janvier 2009 concernant Georges Ibrahim Abdallah : “Il revendique ses actes et les justifie par son engagement politique ; il se présente comme un « résistant » qui, à l’époque, luttait par la violence contre l’occupation du Liban par Israël, avec la complicité des États-Unis. (…) La commission constate que Georges Ibrahim ABDALLAH n’a aucunement renoncé à la lutte armée et à l’action terroriste, y compris en France. Sa dangerosité est démontré par son indifférence pour le sort des victimes et la force intacte de ses convictions qui peuvent à nouveau, si le contexte politique s’y prêtait, le pousser à se comporter en activiste résolu et implacable. La commission émet un avis défavorable à la demande de libération conditionnelle de Georges Ibrahim Abdallah.

En février 2012, l’État Libanais, demande officiellement la libération de celui qu’il considère à juste titre comme un prisonnier politique : sans succès… Puis en 2013, après une nouvelle décision de justice, Manuel Valls, ministre de l’intérieur, obéissant aux injonctions israéliennes et états-uniennes, refuse à nouveau de signer son ordre d’expulsion au seul motif de sa “non-repentance”, notion totalement étrangère au droit français… Au total, ce ne sont pas moins de huit demandes de libération qui sont ainsi repoussées !

L’AVEU DES GRANDS VALETS

“Nous n’avons aucune preuve contre Georges Ibrahim Abdallah. La seule chose dont nous pouvons l’accuser, c’est d’être en possession d’un faux- passeport.” (J.Attali)
Ce qui s’est passé était “une conspiration illégale du Renseignement’ …/… “Nous nous sommes vraiment comportés comme des criminels dans cette affaire…” (Y. Bonnet)

L’ACHARNEMENT DE L’ÉTAT…

… Qui ne doivent rien au hasard : elles sont à l’image de la politique de la France, systématiquement complice de l’État colonial israélien, en raison d’intérêts géopolitiques, économiques et militaires communs.
La France est ainsi le seul pays au monde où l’ordre a été donné aux procureurs de poursuivre les militants qui appellent au boycott de l’État sioniste (circulaire Alliot- Marie). Messieurs Hollande et Valls, en maintenant cette circulaire, ont affirmé la continuité de leur politique avec celle de leurs prédécesseurs.
La France a été le seul pays à interdire des manifestations de solidarité avec les victimes de l’agression de Gaza en juillet et août 2014. Plusieurs personnes interpellées à Paris dans ces manifestations sont encore emprisonnées, et des organisateurs sont poursuivis.
Mais la France laisse les mains libres aux colons et aux volontaires de nationalité française qui s’engagent dans les rangs de l’armée israélienne ! Elle encourage la coopération d’entreprises et d’universités françaises avec Israël, elle contribue même financièrement à travers les investissements de la Caisse des Dépôts et Consignations à développer la colonisation !

LIBERTÉ POUR GEORGES IBRAHIM ABDALLAH ET POUR TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES PALESTINIENS !

Avec Georges Ibrahim Abadallah, nous sommes solidaires du peuple palestinien et des quelques 7000 prisonniers politiques détenus dans les geôles sionistes. Parmi eux plus de 200 enfants !
Notre rassemblement s’inscrit dans le cadre plus global de la solidarité avec le peuple palestinien et sa résistance. Une solidarité que nous continuerons à développer à Rennes, dans la dynamique des manifestations de cet été, quand Gaza était détruite par les bombes, que plus de 2100 personnes étaient massacrées, et que messieurs Hollande et Valls assuraient l’État d’Israël de leur amitié indéfectible…