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Le 10 juin dernier le mouvement pour l’amnistie et contre la répression au Pays Basque a informé qu’une des prisonnières politiques basques détenues à Rennes a été transférée à la prison de Nantes. 

Saioa Sanchez, originaire de Berango est enceinte, elle devrait regagner la prison pour femmes de Rennes après son accouchement.

Au moins trois autres prisonnières politiques basques sont détenues à Rennes.

Saioa Sanchez se retrouve à 703 km de son pays en étant à Nantes au lieu de 801 pour celles qui sont à Rennes.

Pour lui écrire : Saioa Sanchez Iturregi Maison d’Arrêt des Femmes de Nantes Rue de la Mainguais 44300 Naoned.

31 jours c’est la durée de la grève de la faim de Patxi Ruiz, détenu politique basque stoppée le 10 juin. Le mouvement était motivé par une série d’agressions verbales, de menaces d’agressions récurrentes émanant de fonctionnaires pénitentiaires. Dans le module 8 de la prison de Murcia, Patxi Ruiz avait participé avec d’autres prisonniers politiques basques à des mouvements revendicatifs aux cotés de prisonniers sociaux pour exiger en pleine crise du Covid :

  • Liberté des prisonniers agés enfermés et de ceux dont la peine est presque accomplie
  • Possibilité d’effectuer les visites
  • Recevoir le matériel pour empêcher la contagion (masques, gants…)
  • Réalisation de tests Covid-19 aux prisonniers et personnels.
  • Enfin, les détenus demandaient également la possibilité d’assister aux obsèques ou de se rendre au funérarium, en cas de décès d’un membre de la famille.

Désigné comme meneur de ce mouvement il avait été transféré, son mouvement de grève de la faim et de la soif visait à retourner dans le module 8 et obtenir satisfaction des revendications et l’arrêt des menaces d’agressions.

De très nombreuses manifestations de soutien à Patxi Ruiz ont eu lieu au nord et au sud du Pays Basque et ce en pleine période de confinement. Plusieurs prisonniers politiques basques ont jeûné ou refusé d’aller en promenade en solidarité avec lui, tout comme des prisonniers communistes ou antifascistes du PCE®-GRAPO. C’est le cas de notamment, deux des quatre prisonnières politiques basques incarcérées à Rennes en Bretagne. Hors du Pays Basque, notamment en Irlande et en Catalogne, plusieurs initiatives de solidarité ont eu lieu.

Cette grève de la faim a été un révélateur de la continuité des pratiques répressives contre les prisonniers politiques basques soumis à l’arbitraire des gardiens de prison ouvertement nostalgiques de Franquisme ou partisans de VOX (parti d’extrême-droite espagnol) alors même que le gouvernement de Madrid est aux mains du PSOE (« Socialistes ») et des amis de Jean-Luc Melanchon : Podemos.

Mais elle a aussi révélé des lignes de fractures entre les défenseurs du processus de désarmement d’ETA, c’est-à-dire le parti indépendantiste de gauche Sortu et son entourage politique, qui y voit l’opportunité de construire un processus souverainiste non armé légaliste et de l’autre côté une sphère plus antagonique refusant les abandons de la ligne historique de cette même gauche Abertzale.

Ce dernier secteur plus orthodoxe idéologiquement et moins influent réclame l’amnistie intégrale pour l’ensemble des prisonniers politiques basques et se regroupe sous ce mot d’ordre. C’est dans cette mouvance que Patxi Ruiz inscrit son combat. Et c’est ce secteur qui a mené l’ensemble des mobilisations de ces dernières semaines dans la rue.

Patxi Ruiz s’exprimera dans les jours qui viennent sur les raisons de rupture du jeûne.

Goude ur sizhunvezh dispell e kred tud zo keñveriañ o buhez pemdeziek gant hini an doullbac’hidi.

Ne ouzer ket c’hoazh pegeit e pado ar c’henfinañ. Peogwir ez eus amzer vak gant kalz ac’hanomp e c’heller kemer amzer da skrivañ, da c’houzout peseurt mod e tremen ar c’henfinañ er prizonioù. Muioc’h eget biskoazh e rankomp chom war evezh da c’houzout penaos emañ kont en tu-all d’ar mogerioù.

Ne vo ket aotreet ar gweladennoù e-pad pell evit familhoù ar re zo er prizon. Pep lizher a vo ur barrad aer fresk.


E Breizh ez eus peder maouez bac’het evit abegou politikel e Roazhon. Euskarezed anezhe, bet kondaonet evit o stourm e ETA. Pell emaint diouzh o bro.

Areitio Azpiri, Alaitz

Aramendi Jaunarena, Alaitz

Moreno Martinez, Itziar 

Saioa Sanchez Iturregi

18 bis Rue de Châtillon BP 3107 35.031 Roazhon-Cedex

E Lannemezan emañ Georges Ibrahim Abdallah, “kenfinet” abaoe 1984 evit bezañ bet o kas a-benn oberennoù stourm a-enep da arme Israel ha da hini ar Stadoù-Unanet ha kement se er Stad-C’hall.

A-orin deus Liban eo, evel e familh hag e strollad politikel komunour en deus gouestlet e vuhez d’ar genskoazell gant Palestin. Da c’houzout hiroc’h diwar-benn e donkad e c’heller tremen dre aze.

Georges Ibrahim ABDALLAH
2388/A221 CP de Lannemezan
204 rue des Saligues
BP 70166
65307 LANNEMEZAN

 

La Juge Laurence Levert décorée de diverses breloques de la monarchie franquiste espagnole pour services rendus contre la résistance basque et la procureur Irene Stoller membre d’un syndicat de magistrats d’extrême-droite sont les responsables judiciaires de l’affaire évoquée ci-dessous.

Il y a 29 ans Jean Groix militant de l’UDB mettait fin à ses jours dans un cellule de Fresnes, le jour de son 41 eme anniversaire. Il avait été incarcéré pour avoir hébergé des militants d’ETA chez lui à Rezé dans le sud de la Bretagne. La presse locale s’était livrée à un véritable exercice de propagande la plus crasse en sous entendant que son arrestation avait un rapport avec une affaire de crime de sang dont la victime était une mineure. Il n’en était bien sur rien.

Comme le rappel sa fiche wikipedia ” À l’occasion du procès de Michel Fourniret et de sa compagne, le quotidien français Ouest-France voit en lui « aussi une victime de Michel Fourniret ». Dans le quotidien belge Le Soir, Marc Metdepenningen affirme : « Jean Groix aurait mérité d’être publiquement réhabilité en audience », en déplorant que sa mémoire n’ait pas « été réhabilitée par la cour d’assises des Ardennes. Son nom a été brièvement évoqué.

Il y a bien longtemps un autre détenu rappelait la mémoire de Jean Groix dans une lettre publiée par Skoazell Vreizh. Le mensuel de l’UDB a publié divers articles sur le sujet.

Nous en profitons pour saluer tous et toutes les prisonniers politiques basques encore incarcérées pour les engagement.

Bretagne Info

 

 

 

C’était l’un des nôtres…

Le 29 novembre 1990, Jean Groix était incarcéré, le 29 janvier 1991, il mettait fin à ses jours dans une prison française. Il est donc décédé il y a dix ans. Je ne l’ai pas connu et je sais peu de choses sur lui.
Je sais qu’il habitait Rezé et militait à l’UDB, et qu’à ce titre il avait réalisé des scores électoraux qui feraient encore des envieux. Je sais que ses enfants étaient scolarisés à Diwan. Bref, c’était l’un des nôtres.
Il avait été incarcéré dans le cadre d’une procédure « antiterroriste » pour avoir hébergé des militants basques. L’un d’eux était Peio Mariñelarena, qui décédera, lui aussi, en détention.
Je suis un peu gêné d’avoir à écrire ces lignes, ce triste « anniversaire » aurait dû amener d’autres qui l’ont connu à lui rendre un hommage plus vibrant.
A moins que certaines morts ne soient exploitables politiquement et que d’autres ne nous renvoient à nos échecs et doivent donc être condamnées à sombrer dans un confortable oubli ?
Il y a quelques années, nous nous étions rassemblés autour de sa tombe, par delà nos appartenance partisanes, pour honorer sa mémoire, pour ne pas oublier l’un des nôtres. Peut-être que ma situation actuelle me permet de mieux supputer quel était l’état d’esprit de ce camarade ?
Peut-être que seuls ceux et celles qui ont subi l’humiliation de six « fouilles intimes » en quelques heures peuvent deviner quel désarroi a traversé l’esprit de cet homme ?
Peut-être que seuls ceux et celles qui ont subi une campagne de presse calomnieuse savamment orchestrée par des médias complices de certains services juridico-policiers peuvent partager a posteriori une infime partie de son désespoir ?
Je n’ai qu’une certitude, il faut évoquer aussi cet échec tragique, ce moment de notre histoire collective où notre solidarité a fait défaut. Et ce, pour ne pas oublier que ceux et celles qui ont provoqué sa mort, en requérant et en ordonnant son placement en détention, n’ont pas eu de comptes à rendre, pas plus que ceux qui ont jugé son état de santé compatible avec la détention. Pas plus que ceux, d’ailleurs, qui sont responsable du décès en milieu carcéral de Peio Mariñelarena.
Ceux-là sont toujours en poste.

Peio Mariñelarena militant indépendantiste et socialiste basque mort en détention

Il nous faut nous souvenir des nôtres, car il ne faut attendre ni excuses, ni regrets des « démocrates français » de service, ceux-là, par leurs silences complices cautionnent l’existence d’une juridiction qui protège leur République à grands coups d’isolement carcéral, de maltraitances diverses, de destruction psychique, d’éloignement, de désespoir et de dizaines d’années d’enfermement.
C’était l’un des nôtres. Bien que dans la lutte pour la liberté, il n’y ait ni héros ni martyrs… juste des camarades, moi, je m’en souviens.

Gaël Roblin
Prisonnier politique breton
La Santé, 22.03.01
(texte publié dans le Kannadig du premier trimestre 2001 de Skoazell Vreizh)

N’he deus ket anavezet kalz traoù deus hor bro, war-bouez mogerioù louet toull-bac’h ar merc’hed e kalon Roazhon. Marina Bernadó he deus kuitaet toull-bac’h Roazhon evit mont en dro d’he bro : Katalonia. Ar stourmerez gatalan he doa graet he soñj sikour stourm euskariz ETA,  hent ar stourm kuzh he doa tapet  er bloavezh 2001 . Tapet e oa bet e 2006 ha toulbac’het abaoe er stad-c’hall. Kalz deus ar bloavezhioù se he doa kaset betek fin ar sizhun dremenet e toull-bac’h Roazhon . Kadarnaet e oa bet d’an 3 a viz Even gant RESCAT (skoazell d’ar brizonidi Katalan bac’het evit ETA ) e  oa bet lezet da vont dieub goude bezañ tremenet dirak justis bro Spagn ha tremenet un nozvezh e  prizon Soto de Real hepken.

Degemer mat Marina !

An deiz war-lec’h e oa bet degemeret mat Marina gant kamaraded stourm dirak an toull-bac’h hag ur c’hant bennak a dud o doa saludet he distro e Gracià, unan deus karterioù Barcelona, gant forzhig a vannieloù katalan, euskarat , ruz ha mouk. RESCAT bet oberiant evit ar gatalaniz toulbac’het pe heskinet evit o c’hensokazell d’an Euskariz a zegas da soñj e chom Dolores “Lola” López Resina en toull-bac’h c’hoazh er stad-spagn.

En desped d’an arsav-brezel bet diskleriet gant ETA e chom c’hoazh 200 stourmer Euskarad e prizonioù ar stadoù Gall ha Spagn.

Maria Osório zo deuet maez deus toullbac’h Mansilla de las Mulas e rannvro al Leon d’ar gwener 07 a viz Gwengolo goude bezañ tremenet 7 vloaz e prizoniou stad-spagn.

Kondaonet e oa bet da 10 vloaz e penn-kentañ evit bezañ sikouret da embann paperiou faos evit izili all ” Resistenza Galega” ur strollad armet dizalc’hour ha sokialour galizad  , digresket e oa bet ar c’hastiz da 7 vloaz ha 9 miz goude.

Tri ezel all eus “Resistência Gallega” a chom c’hoazh en toullbac’h gouez d’an aozadur Ceivar a ra war o zro. An tri stourmer politikel evit Galiza dizalc’h ha sokialour zo bac’het pell deus o bro en desped da lezennou Europa.

Evit skrivañ dezhe :

Roberto Rodríguez Fialhega

Centro Penitenciario La Moraleja
Ctra. Local P-120
34210 Dueñas (Palencia)

Eduardo Vigo Dominguez

Centro  Penitenciario Ocaña 1
Mártires de Ocaña, 4
45300 – Ocaña (Toledo)

Raul Agulheiro Cartoy

Centro Penitenciario Villabona (Asturias)
Finca Tabladiello
33422 Villabona-Llanera (Asturias)

Ur vanif aozet evit prizonidi politikel Galiza

Prest Gaude ! 

E miz Kerzu e oa aet tost da 10 000 Euskarad betek Pariz da c’houlenn groñs digant ar Frans ma vije kemeret e kont an aergerzh peoc’h a zo deuzoutañ e Bro-Euskal abaoe arsav-brezel ETA krog e 2011.

Goulennet o doa e vije paouezet gant ar reolennoù surentez strizh a rank anduriñ ar brizonidi politikel e prizonioù ar Stad-C’hall, laosket da vont dieub ar re glañv ha didostaet deus o bro ar re all. 62 stourmer ha stourmerez zo bac’het er c’hwec’hkorn evit bezañ bet perzh eus ETA. Pemp anezhe , maouezed holl, zo e toull-bac’h ar merc’hed e Roazhon.

Disul ez eo tost da 100 000 den zo bet e straedoù Bilbo , e kreisteiz Euskal Herria o c’houlenn kement all evit ar re zo bac’het e Bro-Spagn. Ur mor a dud neuze , tolpet da heul galv kevredigezhioù familhoù an doullbac’hidi. Pouezet o doa kalz war vallusted stad ar re glañv renablet gante hag embannet o c’hoant e vije paouezet gant ur politikerezh toullbac’hañ hag a zo ur c’hastiz evit ar familhoù dreist-holl. Kalz a dud disheñvel o soñjoù politikel o doa kemeret perzh e manif Bilbo dindan al lugan ” Prest Gaude” da lâret eo : Prest Omp !. Prest evit kenderc’hel gant ar peoc’h gant ma vo graet strivoù deus an daou du. evit poent e ra Stad-Spagn skouarn vouzar d’ar re a c’houlenn e vije didostet ar brizonidi deus o bro ha paouezet gant ar c’hastizoù hir ha didermen. E dibenn an dibunadeg hir ha dellezek o doa roet da c’houzout izili ar gevredigezh BAGOAZ a ra war dro ar brizonidi er stad-c’hall e vije kaset da brizonioù Lannemezan ha Mont de Marsan Euskariz bac’het er Frans evit bezañ tostoc’h deus o bro. N’eus nemet er mizioù da zont e ouvezimp hag ez a war ar memes tu gouarnamant Madrid.

Ur vanif all

E dibenn an dibunadeg dalc’het dindan ar glav pil un nebeud miliadoù a vanifesterien o doa dibunet c’hoazh dindan evezh bras ar polis dindan ar ger-stur istorel “Amnistia” ( Distaoliadeg ) . Ar vanif-se avat a oa bet aozet gant ar re radikalañ deus an dizalc’hourien a chom bihan o niver hag o levezon c’hoazh met hag a zo dre vras dipitet gant ar strivoù bet graet deus un tu hepken betek bremañ, an dizarmañ, hag ar c’hiladennoù ideologel niverus n’int ket evit lonkañ.

Lola kaset da vro Spagn….

Gouvezet hon eus d’al lun 15 a viz Geñver e vo kaset dindan nebeud unan eus prizoniadezed Roazhon, Lola Lopez, da echuiñ ur c’hastiz hir er stad-spagn goude bezañ tremenet 18 vloaz e toulloù-bac’h ar Frans. Lola zo a a orin eus Granollers er broioù Katalan, emgouestlet eo el luskad komounour ha dizalc’hour e Katalonia abaoe kreiz ar bloavezhioù 70, daoust dezhi bezañ graet ar choazh evel darn all e Katalonia da emezeliñ da ETA gant ar soñj da lakaat e pleustr e soñjoù etrebroadelour. Ouzhpenn d’an amzer trement e prizonioù ar c’hwec’h-korn eo bet kondaonet 200 vloaz gant justis Madrid. Gwelet e vo neuze ha bac’het e vo en un toull-bac’h tost deus he familh ha deus he bro orin evel an 271 ezel eus ETA bac’het en tu all d’ar pireneoù.

Grande manifestation à Bilbo : un Rendez-vous important pour Euskal Herria. Samedi 13 janvier aura lieu à Bilbao au Pays Basque la grande manifestation pour les prisonnier.e.s politiques basque. Cet événement est devenu un RDV annuel depuis que la société basque est entrée dans un processus de paix suite à l’arrêt de la lutte armée de ETA. Rassemblant jusqu’à 130 000 personnes, cette année plus que jamais la mobilisation devrait être forte. La réussite de la mobilisation de Paris le 9 décembre dernier qui à réuni plus de 10 000 manifestant.e.s laisse entrevoir de possibles avancés du côté de l’Etat français, tout en restant prudent.e.s. La question du rapprochement des prisonnier.e.s et la libération des prisonnier.e.s malades est au centre de la revendication de la société civile basque. Nous rejoignons l’appel de solidarité d’Askapena et de tous les comités de solidarité avec le peuple basque ci-dessous : « Vivent les luttes des peuples! Notre solidarité va avec les prisonnier.e.s politiques, les deporté.e.s et exilié.e.s basques ! Cela fait longtemps que nous travaillons pour les droits de nos camarades basques oppressé.e.s. Cela fait longtemps que nous portons notre solidarité à la lutte qui se mène en Euskal Herria pour sa libération nationale et sociale. Dans cette lutte pour la liberté et la résistance face au capital et aux États, la répression a été systématique et nous avons toujours ressenti très profondément le besoin de montrer notre solidarité internationaliste. Les états continuent de réprimer la dissidence basque et, ni les conséquences ni les causes du conflit politique ne sont aujourd’hui résolues. Le droit à l’autodétermination du peuple basque est nié, la liste des procès devant l’audience nationale continue d’augmenter et de nouveaux et nouvelles prisonnier.e.s politiques continuent de remplir les prisons espagnoles : Altsasu, Orereta, Amurrio… rien de nouveau. Dans l’état français 62 prisonnier.e.s politiques sont toujours derrière les barreaux. C’est pour cela que nous soutenons toujours le peuple basque, et tant qu’il luttera nous le soutiendrons. Camarades basques, si vous continuez de lutter pour la libération nationale et sociale de votre peuple vous ne serez pas seul.e.s. Vous aurez toujours des camarades dans tous les lieux du monde. Nous avons toujours compris que votre triomphe sera aussi le nôtre. Puisque si le projet indépendantiste et socialiste basque avance, nous avançons aussi. Si la lutte pour l’amnistie et les droits de vos prisonnier.e.s, deporté.e.s et exilié.e.s avance, avancera alors aussi la lutte pour les droits des nôtres, la lutte de peuples. Euskal Herria ne marche pas seule ! Gora Euskal Preso político, deportatu eta exiliatuak! Gora Euskal Herria sozialista! »

Les comités bretons de solidarité avec le peuple Basque/ Euskal Herriko Lagunak Breizh

5 prisonnières politiques Basques et Catalanes condamnées pour leur engagement au sein d’ETA purgent leur peines à Rennes.

Vous pouvez leur écrire :

  • Marina Bernado Bonada 8613
  • Lola Lopez Resina Maria Dolores 7075
  • Areitio Azpiri Alaitz 7992
  • Aranalde Ijurko Maite 8740
  • Sanchez iturregi, Saioa 8899

18 bis, Rue de Châtillon B.P. 3.107 35.031 Rennes/Roazhon Cédex

A l’initiative des militants de la Gauche Indépendantiste du pays de Rennes, c’est prés de 30 personnes qui ont pris part à la soirée de solidarité avec les prisonnierEs politiques Basques et Catalanes détenues dans cette ville.

Rennes étant avec Bapaume, dans le nord de la France, un des deux seuls centres de détentions pour les femmes condamnées à des longues peines, il y a en permanence 4 ou 5 détenues du collectif des prisonniers politiques basques dans cet établissement. Ils et elles sont 73 dans l’état français et plusieurs centaines dans l’état espagnol.

La solidarité avec les prisonniers politiques est un des axes fondamentaux de la pratique politique de la Gauche Indépendantiste Bretonne.

Le prétexte de cette soirée était de remettre 300 euros collectés en faveur de Marina Bernado militante Catalane condamnée pour ses actions au sein d’ETA et incarcérée à Rennes. Un appel avait été lancé pour subvenir à ses soins dentaires par le collectif Rescat qui en Catalogne assume la solidarité depuis 15 ans avec les indépendantistes catalans incarcérés pour leur combat au sein d’ETA.

Une délégation de catalans notamment des militants de Rescat étaient venus à Rennes fin août pour visiter Marina et Lola Lopez, autre catalane dans la même situation. Dans le cadre accueillant du bar le Papier Timbré, une trentaine de militants ont échangés sur la situation des détenus politiques basques et catalans, le cas de Marina, le processus indépendantiste en Catalogne, l’actualité au Pays Basque et bien sûr des attentats à Barcelone. L’argent collecté a été remis en mains propres aux militants de Rescat.

Par ailleurs ont été évoqués :

– L’initiative en faveur de la libération des prisonniers politiques basques le 09 décembre à Paris car leur situation a peu évolué depuis l’arrêt des activités. Le contexte plus global de ces initiatives reste marqué par le décès de Kepa del Hoyo, miltant d’ETA mort en détention à Badajoz en Espagne après plus de 20 ans de détention loin de son pays : “la responsabilité de la mort de Kepa del Hoyo repose entièrement sur la politique pénitentiaire d’exception maintenue dans les États espagnols et français, ensemble de mesures basées sur une soif de vengeance et qui ont mené à la mort ce prisonnier de Galdakao” rappelle l’association Etxerat qui regroupe les proches des détenus basques.

– La tenue à Rennes d’une manifestation/rassemblement le 2 décembre à Rennes sur le même thème.

– La situation spécifique de la Nekane Txapartegi, militante d’ETA incarcérée en Suisse. Elle doit être extradée vers l’Espagne pour purger une peine de 3 ans pour ses activités au sein de la Gauche Indépendantiste Basque. Nekane a été torturée et violée par la police espagnole et une grande campagne de solidarité existe en Suisse pour refuser cette décision de remise aux mains des tortionnaires. Le 30 septembre aura lieu une manifestation à Zurich. Les militants de la Gauche Indépendantiste vous donnent rendez-vous le 30 septembre devant le consulat suisse de Nantes pour une mobilisation solidaire. Rendez vous : 14 Rue de l’Héronnière, 44100 Nantes à 12h00.  Qui peut accepter que la décision d’extradition fasse suite à une condamnation pénale basée sur des aveux extraits sous la torture ?

Le lendemain de l’initiative solidaire, le collectif des prisonniers politiques basques (EPPK) faisait connaitre sa préoccupation face à l’immobilisme des états français et  surtout espagnol en matière de politique pénitentiaire et revendiquait la libération rapide des prisonniers malades et longues peines et signalait sa volonté de mener des actions de protestation en détention.

C’est une initiative solidaire réussie que cette soirée de solidarité et nous garderons en mémoire la chaleur des échanges et des sourires. Rescat tient à remercier tous les donateurs et donatrices. 

Vous pouvez écrire aux quatre détenues Basques et Catalanes de Rennes membres du collectif des prisonniers politiques basques :

Marina Bernado Bonada 8613

Lola Lopez Resina Maria Dolores 7075

Areitio Azpiri Alaitz 7992

Aranalde Ijurko Maite 8740

18 bis, Rue de Châtillon B.P. 3.107 35.031 Rennes/Roazhon Cédex

Marina Bernado est une prisonnière politique catalane membre du collectif des prisonnierEs politiques basques. Comme sa compatriote Lola Lopez, elle purge sa peine loin de son pays au centre de détention pour femmes de Rennes en Bretagne, en raison de son engagement au sein d’ETA.

Dans les Pays Catalans c’est le collectif RESCAT lié à la Gauche Indépendantiste Catalane qui mène les campagnes de solidarité avec ces deux camarades.

Dernièrement, RESCAT a appelé à soutenir financièrement Marina en collectant 2000 euro pour des soins dentaires et buccodentaires non pris en charge par la sécurité sociale.

Au Pays Basque comme dans les Pays Catalans, des bons de soutien de 10, 20, 50 euro sont à mis à disposition de ceux et celles qui veulent soutenir Marina. En tant que Gauche Indépendantiste Bretonne nous invitons les internationalistes, ceux et celles qui ont connus la répression française en raison de leur engagement pour la Bretagne, les féministes, les animateurs et animatrices des mouvements de protestations sociales à se joindre à nous en faisant un don (même minime) sur notre compte Paypal pour participer à la campagne pour Marina. Nous ferons parvenir cette somme à RESCAT par la suite.

Cliquez sur les montants pour être dirigés vers le compte Paypal :

10 € | 20 € | 50 € | Montant libre

C’est un acte de solidarité humaine avec une camarade dont nous partageons les idéaux politiques.

C’est un acte qui fera savoir à Marina et ses camarades que la Bretagne ce n’est pas que des murs gris qui les privent des leurs et auxquels vous ne faites pas trop attention en passant derrière la gare de Rennes.

Un révolutionnaire sandiniste du Nicaragua à dit un jour : “La solidarité c’est la tendresse des peuples“, soyez donc tendres et faites chauffer votre carte bleue.

Nous comptons sur vous, elle aussi.

La Gauche Indépendantiste Bretonne.

Pour écrire à Marina Bernado et Lola Lopez Resina :

18 bis, Rue de Châtillon B.P. 3.107
35.031 Rennes/Roazhon Cédex