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Nous avons consacré de nombreux articles et communiqués au projet de ferme usine à saumons prés de Guingamp sur la commune de Plouisy.

Le dossier vient de connaitre un rebondissement important. Le 2 février la majorité des élus de l’Agglomération de Guingamp-Paimpol vient de se prononcer contre le projet. Cette même assemblée avait pourtant en juin 2021 accepté de vendre du terrain à la multinationale se cachant derrière le projet. Le conseil d’agglo s’est engagé à émettre un avis défavorable lors de l’enquête publique. Par ailleurs de nombreuses communes de l’agglomération ont voté contre le projet en conseil municipal.

Le collectif Dourioù Gouez souligne avec justesse que la lutte n’est pas finie : “Le collectif Dourioù Gouez ne peut que se réjouir de la décision du conseil de GPA de ne pas soutenir le projet Smart Salmon de Plouisy. Lors du débat du 2 février de nombreux intervenants ont, par la richesse de leur argumentation, balayé les thèses des soutiens de ce projet. Bien qu’elle ne bénéficie plus d’aucun soutien ni dans la société civile ni dans les collectivités, la procédure d’installation de Smart Salmon est toujours en cours. Dourioù Gouez ne cessera ses actions que lorsqu’elle sera définitivement abandonnée.”

 

Les militants indépendantistes de gauche du pays de Guingamp étaient trés investis contre ce projet et ont livré leurs ressentis et analyse après ce vote.

Nous nous réjouissons du vote du conseil d’agglomération démontrant que désormais une large majorité sociale refuse ce projet néfaste pour l’environnement. En juin 2021 nous avions été les premiers lors de la campagne des élections départementales à dénoncer la folie de ce projet. Nous avions le 12 juin 2021 organisé la première réunion publique d’information sur ce thème. Le 28 juin 2021 Gael Roblin conseiller municipal avait le premier élu du territoire à contester le projet lors d’un conseil municipal à Guingamp. Il avait dressé l’inventaire des questions et oppositions qui ne manqueraient pas d’émerger.

 

La mobilisation pédagogique de Douriou Gouez, d’Eau et Rivières de Bretagne , de la Confédération Paysanne ont permis de faire comprendre à la population et aux élus les risques majeurs du projet de Smart Salmond.

Le vote largement majoritaire d’hier soir vient démontrer que les opposants à ce projet dans leur diversité ont su tels des saumons, remonter le courant et porté un coup à la logique de prédation environnementale des desseins de Smart Salmond et Aquamaof, l’entreprise Israelienne partie prenante du projet qui voulait blanchir ici grâce à sa technologie l’argent de l’apartheid que subit le peuple palestinien. C’est une victoire d’étape importante pour les opposants, la Bretagne n’a pas vocation à servir de terre d’expérimentation permanente aux projets délirants du lobby de l’agrobusiness , fussent-ils repeints des couleurs du “Greenwashing” qui veulent nous faire croire que les capitalistes se soucient de l’avenir de la planète.

Les militants de la gauche indépendantiste ( War-Sav ) :  Gael Roblin et Maiwenn Salomon.

 

Sed aze an destenn vrezhonek bet skignet da reiñ arguzennoù da gemer perzh en harz-labour da zifenn al leveoù. Savet eo bet gant stourmerien ha stourmerezed an tu-kleiz dizalc’hour diwar arguzennoù sindikalourien zo.

Goude berzh an devezh stourm hag harz-labour bet dalc’het d’an 19 a viz Genver e vo gortozet an 31 evit an devezh emgann a-stroll.

Leun mat e oa bet straedoù er c’herioù bras, met ivez er c’humunioù etre ( Montroulez, Gwengamp, Pondi, Karaez, Gwitreg, Komborn…) betek enez Groe pe ar Gêrveur.

Ouzhpenn 200 000 o doa manifestet e Breizh, tro 10 % deus hollad ar vanifesterien a oa bet er c ‘hwec’hkorn d’an devezh-se.

Gwelloc’h vo graet d’an 31 a viz Genver ?

 

 

Labourat muioc’h da c’hounit nebeutoc’h ?
Ne raimp ket ! Biken !

Dibabet zo bet gant Emmanuel Macron da lakaat da dremen dre nerzh adreizh al leveoù en desped da ali kontrol an holl sindikadoù ha pep brasañ ar bobl.

Evel m’hor boa graet e 2020, p’hor boa rediet ar gouarnamant da chom a sav gant e raktres leve dre boentoù, ez eomp gouest hiziv da cheñch penn d’ar vazh dre ar stourm a-stroll.

 


Ha tout-se evit stankañ un divigad par da 12 miliard e 2032… Pa vefe tu da arc’hantaouiñ e meur a zoare evit ma c’hellfe an holl mont war e leve d’an oad a 60 vloaz, da skouer :

– Implij mod all ar 157 miliard a euroioù roet dre sikourioù publik d’an embregerezhioù.

– Tapout arc’hant diwar ar ranndalioù ha gounidoù an embregerezhioù. Degas a reomp d’ho soñj ez eo 80 miliard a zo bet roet da gevranneien ar gCAC 40 e 2022, biskoazh kement all !

– Kreskiñ azez ar skodennoù hag embarzhiñ ennañ adc’hoproù ar gargidi, evel ar perzhiañ hag ar c’heitrañ war ar gounidoù.

– Lakaat un termen d’an diforc’h a 28 % zo etre gopr ar baotred hag hini ar merc’hed. Degas a rafe 6 miliard a euroioù er c’hefoù bep bloaz.

– Lakaat ar skodennoù da greskiñ deus 1 poent ar pezh a zegasfe 15 miliard a euroioù gounezet.

 

 

Ret eo hep termal muioc’h :

– Chom a sav gant an adreizh

– E c’hellfe pep hini mont war e leve d’an oad a 60 vloaz gant feurioù leun

– E c’hellfe mont ar re a ra labourioù poanius d’an oad a 55 bloaz pe gounit un trimiziad dre vloavezh labour gant ur vicher rust evir ar c’hopridi da gemer e kont ar boaniusted.

– Suraat ul leve (feur erlec’hiañ) gant ul leve par da nebeutañ ouzh 75 % deus korvoder ar red-micher.

– Kreskiñ al leve betek leve ar GIK (gopr izek kresk) da nebeutañ evit ur red-micher klok.

– Lakaat al leveoù da heuliañ emdroadur ar goproù hag ar prizioù.

– Kemer e kont ar bloavezhioù studi en ur dalvoudekaat ar c’houlz ma kroger da bourchas labour evit ar wezh kentañ dre an enskrivadur e Pol Implij.

– Lakaat e plas ur politikerezh youlek da ingaliñ ar goproù etre ar merc’hed koulz ar baotred, da wellaat retred ar maouezed hag arc’hantouiñ evel-se reolioù al leveoù.

 

Avant d’aller manifester à Roscoff samedi 21 janvier il est intéressant de lire et diffuser les arguments des défenseurs de projet. La réouverture de la ligne est défendue par les militants UDB et PCF depuis de long mois. Les militants de la Gauche Indépendantiste aux cotés d’autres forces sont venus renforcés la dynamique et seront présents pour défendre ce choix logique au regard de l’urgence climatique.

Nous pensons que ce genre de dynamiques locales renforcent l’idée que la Bretagne est un espace cohérent pour construire des politiques publiques notamment en matière environnementale, un espace de mobilisations citoyennes où le peuple donne son avis sur les politiques d’aménagement.

Nous ne cachons toutefois pas nos profondes réserves concernant les arguments déployés autour de la LGV/TGV qui pour nous est un facteur de mise en concurrence des territoires et de la flambée des prix de l’immobilier.

Les militants de la Gauche Indépendantiste du pays de Morlaix.

Voici les arguments du collectif :

 

Nous vivons une période charnière en matière d’écologie et toute décision engageant l’aménagement du territoire ou des choix d’investissements sur l’avenir devrait en tenir compte.

Sur l’axe Morlaix Roscoff, c’est 5 millions de voyages quotidiens à l’année, tout mode de transports confondus. Les transports représentent plus du quart des émissions carbonées et les stations balnéaires, desservies par la route seule, connaissent des problèmes d’embouteillage.

Sur Morlaix/Roscoff, à l’heure du réchauffement climatique et en raison de l’importance du trafic routier (9000 véhicules/jour en basse saison et 13 000 en été selon les données de 2015), pourquoi vouloir renoncer à cette voie ferrée et la supprimer, alors qu’elle nécessiterait quelques millions de travaux que l’on consent facilement pour la route ou pour subventionner des équipements qui ne profitent qu’au transport routier?

3500 personnes vivent à Roscoff à l’année et 3500 y travaillent.

Cette ligne Morlaix-Roscoff a une vraie raison d’être. Au niveau économique: en raison du poids de l’enseignement supérieur à Roscoff, de la station biologique, de Perharidy et de la fondation Ildys, mais aussi des travailleurs et stagiaires de l’AFPA, du GRETA, des lycéens et étudiants qui pourraient se déplacer quotidiennement sur cette ligne, mais aussi du potentiel pour le fret ferroviaire.

Le train dans ce contexte de changement climatique devrait être l’épine dorsale des mobilités sur ce territoire en complémentarité des autres moyens de transport (bus, vélo…).

De notre côté, nous pensons que pour les transports du quotidien, pour les transports réguliers domicile-travail, ou plus occasionnels, le train et les lignes ferroviaires de proximité sont l’avenir.

 

 

En raison de la crise écologique et climatique tout d’abord: les transports qui produisent le moins de CO2, les transports durables, ce sont les transports en commun, et d’abord les trains. Or, la France a plus d’un train de retard dans l’investissement sur les mobilités ferroviaires: on y consacrait en 2021 45 euros par habitant, contre 103 euros par habitant en Italie, 124 euros par habitant en Allemagne, ou 271 euros par habitant en Autriche. Sur 9000 km de voie ferrée, 1200 km sont en Bretagne, mais de nombreuses lignes sont en voie d’être abandonnées au profit du seul TGV ou des lignes les plus rentables.

Or, le train est un transport d’avenir également en raison de la crise sociale, de l’inflation qui touche nos concitoyens, touchant notamment le carburant, mais aussi des inégalités devant la mobilité, qui touchent particulièrement les ruraux, les jeunes, les personnes âgées, les moins fortunés. Un abonnement TER, c’est -25 euros par mois, et les entreprises et employeurs peuvent contribuer, c’est à relier avec le coût d’un plein d’essence ou de gasoil.

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Une véritable réfection de la ligne Morlaix-Roscoff, pour un coût d’environ 50 millions d’euros, nous engagerait sur les 50 ans à venir. En amortissement, cela représente 1 million d’euros par an, c’est vraiment pas grand chose pour un financement croisé entre l’État, la SNCF, la région, voire les collectivités locales de référence.

La ligne Morlaix-Roscoff, ce n’est pas qu’un coût, c’est aussi une valeur. Elle a une valeur patrimoniale, financière, touristique, économique, sociale. Elle a coûté de l’argent, beaucoup d’argent. On ne peut pas laisser ce patrimoine se dégrader et être ruiné ou détruit sans réagir parce que l’État ne jouerait plus leur rôle d’aménageur du territoire et d’investissement dans les infrastructures, pour leur entretien et leur modernisation. La SNCF n’a plus d’argent pour investir mais l’État n’utilise pas 10 milliards de taxes qu’il perçoit fléchés sur les infrastructures de transport, mais la SNCF fait 1 milliard de bénéfice cette année, avec son principal actionnaire, l’État.

Cette ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff est abandonnée depuis juin 2018 suite à un éboulement localisé sur la zone de Sainte-Sève. Cette pluie d’orage est tombée à pic puisque SNCF Réseau avait prévu dans le cadre d’une politique de délaissement des lignes secondaires de desserte du territoire au profit du plus rentable l’abandon de la ligne en janvier 2019 . Cet abandon n’est que la suite d’une chronique amorcée par l’épisode de gestion du réseau par RFF qui qualifiait les petites lignes de « sans avenir » et d’une époque où on substituait les besoins de maintenance de la voie par des limitations de vitesse justifiées par la sécurité, mais expliqués réellement par les défauts de maintenance, qui rendaient le transport ferroviaire plus lent et moins attractif.

 

Cette ligne a été inaugurée le 10 juin 1883, à l’issue d’un chantier long de trois ans, construction du viaduc enjambant la Penzé comprise. Jusqu’en 1971, les trains de voyageurs quittaient Morlaix et s’arrêtaient dans les haltes ou gares suivantes : Taulé, Taulé-Henvic, Henvic-Carantec, Plouénan-Kerlaudy, Saint-Pol-de-Léon et Roscoff (et, une fois par an, à l’occasion des courses hippiques de, le train s’arrêtait en face de l’hippodrome saint-politain).

Entre 1957 et 1981, des centaines de wagons, par jour, quittaient la gare de Saint-Pol-de-Léon pendant la saison des primeurs (choux-fleurs, artichauts et oignons) à destination des autres régions de France, mais aussi vers l’Allemagne. Saint-Pol-de-Léon était la première gare légumière de France, voire d’Europe. Dans les années 60-70, la ligne employait une centaine de personnes.

En janvier 1984, la suppression de l’annexe B ter est notifiée (il s’agissait de réductions de l’ordre de 15 à 20 % consenties aux clients fret dans le cadre général d’une politique de désenclavement de la Bretagne).

En septembre 1990, la SNCF annonce la fin du trafic marchandises sur la ligne à partir du 28 janvier 1991 et laisse planer … une forte menace sur l’avenir du trafic voyageurs.

C’est le résultat et le lourd héritage des politiques d’abandon successives, laissant la part belle à la concurrence routière.

L’étude socio-économique de 2018 a révélé un potentiel de 230 000 voyages annuels (quotidien, étudiants, occasionnels et touristiques). A cela s’ajoute que dans les grandes métropoles françaises 1/3 des habitants ne possèdent pas de voiture. Et ce phénomène risque de s’accentuer car il est prévu la fin de la vente des véhicules à carburant fossile d’ici 2040 voire avant pour favoriser l’achat de véhicules électriques. Véhicules électriques chers à l’acquisition et qui de surcroît ne résoudront pas la problématique des encombrements sur la route…

L’attractivité de la voie ferrée Morlaix Roscoff serait forte pour le trafic voyageurs avec la liaison avec la desserte TGV et l’attractivité du littoral léonard, surtout avec une augmentation de la vitesse du train à 80 ou 100 km pour mettre Roscoff à 20-25 mn de Morlaix. Avec une augmentation des cadencements en privilégiant sur certaines heures des arrêts plus fréquents à Taulé, Plouénan, Henvic, PN 24 bis, etc. si on veut privilégier les trajets domicile-travail, les étudiants, les élèves. On peut aussi imaginer des trains spéciaux orientés plus pour le tourisme en haute saison avec des arrêts plus nombreux, une plus faible allure privilégiant les points de vue.

La Gauche Indépendantiste (War-Sav) sera dans l’action avec les salarié·e·s en grève contre la réforme des retraites.
Bien évidemment, nous partageons tous les arguments de certaines organisations syndicales sur la nécessité de revenir à un départ effectif à taux plein dès 60 ans et à 55 ans pour les métiers pénibles.


Tout comme sur l’opportunité d’enfin impulser un rattrapage de la différence inacceptable entre les salaires féminins et masculins, qui abonderait les caisses de retraites par une hausse des salaires.


Si ce combat est à construire dans l’ensemble de l’état français aux cotés de tous les travailleurs sans distinction d’origine, il convient pour nous de rappeler certaines spécificités bretonnes liées au conditions de travail des salarié·e·s en Bretagne :


1- Le revenu médian des salarié·e·s en Bretagne est inférieur à la moyenne française (21.060 € versus 21.110 € — Source : Insee)


2- Dans le centre-Bretagne (Kreiz-Breizh, Mont D’Arrée, Pays de Guingamp, Mené, pays de Loudéac…) on tombe en dessous de 20.110 € de revenu annuel médian, pour descendre parfois jusqu’à 18.800 € ! Ce sont les zones où les métiers les moins qualifiés et les plus pénibles sont surreprésentés, notamment dans l’agro-alimentaire !


3- Ce constat est connu et ce sont dans les zones du littoral et des métropoles que se concentrent les revenus médians les plus élevés, ceux qui ont moins de problème pour l’accès au logement de qualité, aux services publics d’éducation, de santé.


4- Même l’entreprise « Randstad », spécialisée dans l’intérim, reconnait qu’au premier semestre 2019 c’est en Bretagne qu’un salarié non-cadre touche la rémunération la plus faible dans l’Hexagone, avec en moyenne 1596 euros bruts mensuels. La Bretagne affiche, selon cette étude, une rémunération moyenne inférieure de 40 euros à la moyenne de l’état. Pour les femmes, c’est encore pire ! Notamment les femmes des secteurs les plus âgés de la classe ouvrière, celles qui travaillent à la chaine dans l’agro-alimentaire, dans le commerce. Pour les revenus mensuels moyens et la différence de salaires avec les hommes elle va jusqu’à 20 % de différence dans l’industrie et le commerce !

 


Et, bien sûr, ce sont ces très faibles revenus de misère qui sont pris en compte pour le calcul des pensions de retraites.

Et nous devrions travailler plus longtemps ?


La lutte contre la réforme des retraites est une lutte s’inscrivant dans la suite logique des luttes pour l’augmentation des salaires et pensions, la hausse des minimas sociaux, la hausse des APL et l’accès au logement et contre les inégalités entre les territoires.
L’entrée massive, déterminée et combative des travailleurs de Bretagne dans l’action, au-delà des simples manifestations, peut avoir un impact déterminant dans la victoire du mouvement social. Ceci en raison de notre capacité à bloquer les flux exportant les produits de l’agro-alimentaire qui sont très largement transformés ici. C’est ce blocage de l’économie, par la grève, l’occupation des voies de transports ferroviaires et flux routiers qui ont obligé le gouvernement et la bourgeoisie à reculer dans bien des mobilisations sociales.


Seul le peuple sauve le peuple ! Par une action déterminée multiforme ici sur le terrain, pas par le cirque parlementaire !
Vive la grève ! Vive le blocage de l’économie !
Vive la lutte des travailleurs de Bretagne et d’ailleurs !

Pour la Gauche Indépendantiste (War-Sav) 

10 ans après l’assassinat de Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Shaylemez en plein Paris par un agent des services turcs, le mouvement de libération du Kurdistan est de nouveau frappé par un attentat. Un individu fasciste français a assassiné le 23 décembre trois militants kurdes, et en a blessé trois autres, déclenchant l’émoi et la colère de la communauté kurde, et plus généralement des progressistes et des révolutionnaires d’Europe et du monde.

Arrêtons les circonvolutions, au travers de l’acte perpétré par un individu gavé aux discours d’extrême-droite et s’étant rendu coupable il y a un an d’une attaque sur un camp de migrants, c’est la gauche kurde qui était visée. Avec ou sans l’aide des services Turcs le résultat est le même, il sert leurs intérêts. C’est un acte de terreur typiquement d’extrême-droite, à l’instar de ceux de l’OAS des années 1960 ou du GAL des années 1980.

En Bretagne, deux mobilisations ont eu lieu le lundi 26 décembre à Lorient et à Rennes pour rendre hommage aux trois militants kurdes tombés en martyrs vendredi à Paris.

 

 

Plusieurs centaines de manifestants kurdes et internationalistes ce soir à #Lorient en hommage aux 3 militants #Kurdes assassinés à #Paris10 Sehid Namirin !✌Biji #Kurdistan ! @reseauserhildan @Le_CDKF @war_sav @AmKurBret pic.twitter.com/xoOZKg8LST

La manifestation lorientaise a rassemblé plusieurs centaines de personnes tandis qu’à Rennes ont défilé un millier de personnes sous les mots d’ordres de justice et vérité pour les militants kurdes assassinés. Les militants de la Gauche Indépendantiste étaient bien évidemment présents à ces mobilisations. A Rennes notre camarade Anton Burel a rappelé notre solidarité au mouvement de libération du Kurdistan. 

« La gauche indépendantiste bretonne War-Sav tiens ici à rendre hommage aux 3 militants et militantes kurdes assassinés à Paris Emine Kara, Mîran Perwer et Abdurahman Kizil. 10 ans après l’assassinat de Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Shaylemez resté impuni, les fascistes assassinent à nouveau dans les rues de la capitale française. Face à ces attaques, nous devons nous mobiliser pour que ces actes soient jugés pour ce qu’ils sont : des attentats terroristes. L’État français doit lever le voile et notamment le secret défense pour que toute la lumière soit faite, notamment sur les commanditaires de ces assassinats : les services secrets turcs. L’État français laisse les fascistes assassiner impunément les militants du mouvement de libération du Kurdistan, cette impunité doit cesser immédiatement. 

Bezomp niverus d’ar seizh a viz Genver e Pariz evit ma vo justis ha gwirionez evit hor c’hamaladed merzher. Soyons nombreux et nombreuses à Paris le 7 janvier pour exiger justice et vérité pour nos camarades martyrs. Sehid namirin !

Stourmomp asambles evit ma vo trec’h stourmerien ha stourmerezed ar PKK hag evit ma vo Kurdistan dieub unvan ha sokialour ! »

Si lors des prises de paroles à la fin de la manifestation de Lorient, notre camarade Fabris Cadou a lui assuré nos camarades kurdes de la solidarité internationaliste et révolutionnaire de la gauche indépendantiste, nous avons rappelé le droit des peuples à disposer d’eux-même, la revendication partagée que le PKK soit retiré de la liste des organisations terroristes, notre soutien aux combattants des YPG-YPJ avant de conclure en rendant hommage à notre camarade Kendal Breizh assassiné par l’armée turque en février 2018 à Afrin lors de la bataille contre l’Etat Islamique.

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Comme l’ont affirmé nos camarades kurdes lors des prises de paroles à Rennes et Lorient, nous ne croyons pas un instant à la thèse qui accrédite un acte perpétré par un individu isolé. Le lieu choisi ne doit rien au hasard, c’est au centre culturel kurde de Paris qu’allait se tenir une réunion de préparation sur la commémoration du 10e anniversaire des attentats de Paris. Le choix des cibles ne doit rien au hasard lui non plus. Emine Kara était la responsable du Mouvement des femmes kurdes en France et est intervenue lors d’une réunion à Rennes il y a peu, Abdurahman Kizil était réfugié depuis le Kurdistan du Nord et  Mîran Perwer, un chanteur bien connu dans la communauté originaire de Muş-Varto au Bakur (Kurdistan du Nord), s’était produit en concert le 17 décembre à Saint Aubin du Cormier en Bretagne pour l’anniversaire du PKK il y quelques jours.. 

La mobilisation continuera en Bretagne, nous vous tiendrons informer des dates de manifestation à venir. Nous appelons d’ores et déjà nos militant.e.s, nos sympathisant.e.s et l’ensemble des progressistes et révolutionnaires de Bretagne à se rendre le 7 janvier à Paris pour exiger justice et vérité pour les kurdes assassinés dans la capitale française et à participer aux activités de solidarité avec le peuple Kurde qui pourraient émerger en Bretagne .  

 

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Suite aux intempéries de juin 2018, la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff en passant par les gares de Taulé, Plouenan et St-Pol-de-Léon a été fermée devançant ainsi les projets de la SNCF de quelques mois. La fermeture avait en effet été annoncée pour 2019.

Si cet état de fait semble acté par la SNCF comme en témoigne le bitumage de passages à niveau, le démontage de barrières de signalement ou l’enfrichement des voies, ce n’est pas de l’avis de plusieurs acteurs léonards et trégorrois. Des habitants des pays de Morlaix et du Léon se sont mobilisés pour créer l’association pour la ligne Morlaix-Roscoff, l’APMR, qui regroupe en son sein nombre de cheminots et syndicalistes. Il y a un an, en janvier 2022,  une mobilisation populaire relayée par de multiples organisations politiques et syndicales avait rassemblé plus de 200 personnes devant la gare de Roscoff. La mobilisation ne faiblit pas puisque le collectif pour la ligne Morlaix-Roscoff a vu le jour fin 2022. Il regroupe des élus locaux, des adhérents de l’APMR, des militantes et militants politiques et syndicalistes locaux. Le contexte environnemental est favorable à la réouverture des petites lignes de train. L’urgente transition écologique qui doit mettre fin au concept du tout routier place le train comme un transport d’avenir aussi bien pour les flux passagers que le fret.

Le collectif pour la ligne Morlaix-Roscoff a décidé de passer la vitesse supérieure puisqu’une manifestation se déroulera le samedi 21 janvier 2023 à 14h30 depuis la gare de Roscoff. Durant ce mois de campagne sur le terrain, les militants de la Gauche Indépendantiste, partie prenante du collectif, prendront leur part de travail au côté des membres du collectif en allant à la rencontre de la population et faire de cette manifestation un succès déterminant pour la réouverture de la ligne ferroviaire. 

L’urgence écologique et les crises économiques et sociales nécessitent des changements profonds de notre rapport au monde :
– relocalisation de l’économie
– nouveaux modes de déplacement respectueux de l’environnement
– développement des territoires, de leur activité, au service des citoyens

Jusqu’en 2018, l’axe Morlaix-Roscoff disposait d’une infrastructure qui avait tout pour répondre à ces problématiques : une ligne de chemin de fer.
Transport le moins émetteur de CO2, loin devant le car, la voiture, le camion, le plus sûr aussi pour le transport des personnes, cette ligne n’assurait plus que le transport de voyageurs alors qu’elle fut également longtemps le principal vecteurs des exportations de produits locaux.

Le 21 janvier, mobilisons nous pour que l’évidence du retour au transport ferroviaire, voyageurs et fret se décline dans le pays de Morlaix par la réhabilitation et le développement de la ligne Morlaix – Roscoff.

Mettons l’avenir sur les rails !

Alors que la Bretagne a connu ces derniers mois de nombreuses mobilisations en faveur d’un meilleur accès au logement (manifestations, débats, articles de presse à profusion…) l’année se termine par cette déconcertante nouvelle : le conseil de Paris a voté le 12 décembre dernier son budget 2023  qui augmente de 50% la taxe d’habitation sur les résidences secondaires !

Il y a 131 000 résidences secondaires à Paris soit 55 000 de plus qu’en 1999.

Les 308 millions de recettes de la taxe sur les résidences secondaires vont permettre d’augmenter le budget du compte foncier logement et de soutenir la création de logement social.

 

Cette taxe a été créée en 2014 suite à une proposition de  Ian Brossat ( PCF ) .

 

Il y a 257 800 résidences secondaires en Région Bretagne. Nous ne pouvons les surtaxer ! Il est aisé d’imaginer ce que l’on pourrait faire si nous pouvions à l’instar du Conseil de Paris gérer cette collecte de surtaxe en faveur logement social public ou contre l’habitat indigne ici en Bretagne.

 

Au moment où le Conseil Régional de Bretagne se réunit pour sa dernière session de l’année nous constatons avec regret que la majorité ne tape pas du poing sur la table pour exiger que l’intégralité de la Région Bretagne soit classée en Zone Tendue afin de notamment pouvoir surtaxer les résidences secondaires et en gérer les recettes nous-même.

 

Nous pourrions ainsi renforcer notre fiscalité locale et répartir un peu plus équitablement les richesses, cet objectif pragmatique fait défaut à l’actuelle majorité pour rendre crédible et désirable son projet de statut d’autonomie et pour rendre crédible ses velléités d’amélioration d’accès au logement pour tous..

 

 

La Gauche Indépendantiste War-Sav

La Gauche Indépendantiste ( War-Sav ) appelle bien entendu à la mobilisation du samedi 10 décembre à Guingamp contre le projet de ferme usine à saumons.

Nous tenons à rappeler que nous avons été la première organisation politique à tirer la sonnette d’alarme sur ce projet irrationnel lors des élections départementales en juin 2021. Lire aussi ici.

Depuis notre adhérent élu à Guingamp , Gael Roblin, a interpellé à de nombreuses reprises le maire de Guingamp ( par ailleurs VP à l’économie du conseil d’agglomération ) sur ce projet qui incarne la folie de la logique de prédation capitaliste des multinationales, en se faisant ainsi conformément à notre ligne politique le cheval de Troie des mouvements sociaux dans les institutions.

Ce projet concentre toutes les contradictions, limites et horreurs du capitalisme sauvage à l’échelle planétaire, les limites d’un modèle d’exploitation agro-industrielle dont toute une partie de la population en Bretagne ne veut plus car il va briser notre tissu économique local, polluer nos rivières, mettre en danger notre santé, et cliver la population locale qui grâce à la vigilance des opposants se pose des questions légitimes.

Comme beaucoup nous sommes choqués qu’une majorité d’élus de l’Agglo GPA ( Guingamp Paimpol Agglomération ) aient voté une promesse de vente de terres communautaires au profit d’une multinationale Nous devrions réserver la vente de terres appartenant à la collectivité à des projets durables, solidaires et renforçant l’économie relocalisée, protégeant l’environnement. Ce projet là c’est tout le contraire.

A l’heure où les ressources en eaux de la Bretagne sont bien éprouvées par le changement climatique singulièrement dans les Cotes d’Armor s’acharner à défendre un tel projet est irresponsable.

C’est un projet aberrant en terme de solidarité internationale : pour nourrir ces saumons on va avoir recours à d’autres poissons ou plutôt de la farine de poissons. Pour en fabriquer on va pécher et ravager des pays comme la Gambie et c’est  sans doute des entreprises chinoises qui vont l’acheminer.

Cela vient s’ajouter au bilan carbone délirant de ce projet qui consiste à faire venir des œufs d’ailleurs pour les faire éclore en Bretagne et vendre du saumon à l’international…Car jamais le marché breton n’absorbera les quantités prévues en production à Plouisy.

 

De surcroit le recours à la technologie de Aquamaof au bénéfice du projet Smart Salmon entreprise Israelienne pour mener à bien ce projet va forcément donner une autre dimension au mouvement d’opposition.

AQUAMAOF s’est développée dans la région de Beisan/Bet Shean nettoyée ethniquement au moment de la création d’Israël : les Palestiniens ont été chassés ou tués, leurs terres volées ; les habitants ont été remplacés exclusivement par des colons juifs. Les réfugiés exilés palestiniens sont – comme sur tout le territoire d’Israël, privés de leur droit au retour.

Aujourd’hui, les plus grandes associations des Droits Humains comme Human Rights Watch et l’organisation israélienne B’Tselem qualifient le système israélien d’apartheid. Historiquement, en Afrique du Sud, l’apartheid a été combattu par le boycott : il n’y a pas de place pour une entreprise coloniale en Bretagne.

Nous invitons les militants de la gauche extraparlementaire à un cortège sur ces bases à Guingamp à partir de 15h.

Cette raison s’ajoute à celles qui sont avancées par ailleurs : financement opaque, aventurisme technique, énormes consommations de ressources – eau, énergie, pollution et élevage intensif.

Nous ne voulons pas être complices de la politique coloniale et raciste d’Israël.

Nous ne voulons pas de Smart Salmon et d’Aquamaof en Bretagne.

 

Pour la Gauche Indépendantiste-War Sav : Maiwenn Salomon.

Comme vous le savez sans doute l’armée Turque bombarde le nord du Rojava notamment la ville de Kobane depuis samedi 19 novembre. Des bombardements ont eu lieu dans les villes de Kobane, Derik, Tirbespiye et Shehba. Par ailleurs, les avions de chasse turcs ont également pris pour cible les régions de Qandil, Shengal et Sulaymaniyah au Kurdistan irakien (nord de l’Irak). C’est toute la zone ou la Résistance Kurde et ses alliées ont menés la lutte contre l’état islamique mais en impulsant aussi un autre projet de société basé sur le partage des richesses , le droit à l’autodétermination et l’égalité femmes hommes qui subit une offensive majeure d’une des armées composantes de l’OTAN : l’armée Turque. Une armée sous le contrôle d’Erdogan dont la proximité avec DAESH n’est plus à prouver.

Nous nous joignons aux forces syndicales et de gauche, à la communauté Kurde , aux progressistes et communistes Turcs vivant ici en Bretagne pour vous appeler à de participer au vaste mouvement qui en Europe se met en marche pour exiger la fin des bombardements Turcs sur le Kurdistan.

-Arrêt immédiat des bombardements contre le Rojava Démocratique et de l‘offensive Turque contre la résistance Kurde.

-Solidarité avec les femmes Kurdes en lutte en Iran, Irak, Syrie, Turquie et leurs alliées contre l’oppression patriarcale.

-Retrait du Parti des Travailleurs du Kurdistan ( PKK) de la liste des organisations terroristes de l’Union Européenne.

-Libération de Abdullah Ocalan président fondateur du PKK et des milliers de prisonniers politiques Kurdes.

Les prochains rendez-vous auront lieux à :

-Rennes/Roazhon vendredi 2 décembre à 18h30 place de la Mairie

-Saint Brieuc/Sant-Brieg samedi 3 décembre à 15h place Duguesclin

La Gauche Indépendantiste Bretonne War-Sav.

 

 

 

Par ailleurs un de nos militants de la Gauche Indépendantiste , un militant du NPA et de la CGT et un membre de la majorité municipale de Guingamp ont été menacés de poursuites suite au rassemblement de Guingamp de vendredi 19 novembre dans cette même ville contre les bombardements au Kurdistan. En effet les 80 personnes présentes ont décidés de partir en cortege pendant 200 metres jusqu’a la sous-prefecture. Les forces de l’ordre reprochant à nos camarades de ne pas avoir déposé de parcours. Nous vous tiendrons au courant des éventuelles amendes et procédures.

Voici la prise de parole qui a été lue à Guingamp et nous semble ne pas oublier les fondamentaux de la lutte anti-impérialiste.

Dans la nuit du 19 au 20 novembre, les avions de guerre turcs ont commencé à bombarder des hôpitaux, des écoles et d’autres cibles civiles dans la zone frontalière du nord de la Syrie.
Plusieurs villages situés dans la région de Shehba qui abrite de nombreux déplacés d’Afrin, ainsi que dans les régions de Kobanê et de Dêrîk ont été particulièrement ciblés. Les avions de guerre turcs ont également visé un dépôt de blé dans la zone de Dahir al-Arab, près de Zirgan. Parallèlement, l’armée turque a bombardé des zones dans les monts Qandil et Asos au Sud-Kurdistan (nord de l’Irak).
L’attaque terroriste de Taksim, à Istanbul, le 13 novembre, a été planifiée et exécutée par le régime au pouvoir en Turquie pour fournir un prétexte à ces bombardements meurtriers. Avant même d’ouvrir une enquête, le régime turc a imputé cette attaque aux Unités de protection du peuple et des femmes du Rojava (YPG-YPJ) et au Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK). Bien que les Forces démocratiques syriennes (FDS) et le PKK aient vivement condamné l’attentat et démenti toute implication, le ministre turc de l’Intérieur, Süley-man Soylu, connu pour son hostilité féroce envers le peuple kurde, continue de prêcher ce mensonge au nom de l’État turc.
Ces attaques sont annoncées comme un prélude à une invasion terrestre du Rojava démocratique ou la Resistance Kurde et ses alliés tentent après avoir défait DAESH de construire un espace politique basé sur la démocratie, une société égalitaire entre femmes et hommes, la reconnaissance de l’identité Kurde bref tout le contraire du projet politique d’Erdogan.
Cette offensive Turque armée membre de l’OTAN contre le Rojava s’inscrit dans un contexte local de violente répression du régime Iranien contre les femmes, les opposants, la jeunesse mais aussi contre le peuple Kurde dont cet état nie aussi les droits fondamentaux. Notre solidarité ce soir va bien évidemment ce soir vers les Kurdes et les masses populaires Iraniennes singulièrement les femmes qui en Iran luttent contre un régime brutal et autoritaire.
Nous soulignons le double discours des membres de l’OTAN , a commencer par la France qui condamnent à juste titre l’invasion de l’Ukraine mais ne disent rien ou si peu aux attaques d’Erdogan contre le Rojava et les Kurdes de Turquie.
Erdogan n’oserait rien sans l’accord tacite des puissances de l’OTAN qui le soutiennent par leurs silences, et leurs ventes d’armes.
Nous soulignons le double discours des membres de l’OTAN dont la France qui affirment leurs juste solidarité avec le peuple kurde en Iran en lutte contre le fondamentalisme mais ne disent rien ou si peu à leurs alliés Erdogan pourtant si proche de DAESH.
Savez vous que les bombardements turcs au Rojava ont une fois de plus permis la fuite de prisonniers de DAESH sous surveillance Kurde ?
Nous savons que des dizaines de milliers de volontaires Kurdes des YPJ YPG et leurs alliés , ainsi que des dizaines de volontaires internationalistes Turcs, arabes, anglais, bretons, américains , français ont combattu et perdu la vie à leurs coté dans la lutte contre l’état Islamique que la Turquie a tant ménagé et aidé.
Nous exigeons dans un premier temps l’arret immédiat des bombardements turcs au Rojava , l’arrêt de l’utilisation d’armes chimiques au Kurdistan d’Irak,
Nous réaffirmons notre solidarité aux femmes Kurdes en lutte au Rojhelat c’est-à-dire le Kurdistan occupé par l’Iran.
Nous exigeons que les organisations Kurdes comme le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK ) soient retirer de la liste des organisations terroristes de l’UE.
Nous exigeons la libération d’Abdullah Ocalan fondateur du PKK détenu à vie en Turquie et des milliers des prisonniers politiques en Turquie et en Iran.
Enfin nous exigeons que la France interdisent à des entreprises comme AXA (les assurances ) d’investir des millions dans l’économie Turque notamment dans des entreprises appartenant à l’’armée d’Erdogan et nous exigeons l’interdiction de ventes d’armes à la Turquie.

LIZHER DIGOR GANT STC DESKADUREZH DA VINISTR AN DESKADUREZH-STAD

Troidigezh dafar kabaliñ STC deskadurezh  evit ar vouezhiadeg Poellgor Kuzuliañ ar Vinistrerezh gant Mistri ar Skolioù Prevez (PKMMSP). Un nebeud kelennerien Diwan o deus lakaet o anv war al listennad se.

 

 

LIZHER DIGOR GANT STC DESKADUREZH DA VINISTR AN DESKADUREZH-STAD

EVIT MA VO ANAVEZET DA VAT AR C’HELENN DRE SOUBIDIGEZH

Aotrou Ministr,

N’eo ket anavezet ar c’helenn dre soubidigezh e Frañs gant ar Vonreizh. Hag ur wech spazhet al lezenn Molac gant ar C’huzul Bonreizh, ar c’helenn-se, koulz er skol bublik hag er skol brevez dindan gevrat, zo bet kaset war un «dachenn eneplezenn damzegemeret»

Abaoe 1969, gant krouidigezh an ikastola kentañ en Ipparalde evit Euskariz, ar bressola kentañ evit Katalaniz e 1976, ar skol Diwan kentañ e 1977 evit Breizhiz, kentañ calandreta e 1979 evit Okitaniz, ar c’hentañ klas dre soubañ en Elzas gant ABCM e 2017, ha da achuiñ e Korsika gant Scola Corsa e 2021 , ec’h eo ur rouedad a-bezh a skolioù kevredigezhel o deus merket dindan un hanter gantved savidigezh istor ar c’helenn dre soubidigezh.

Meur a vil bugel a ra bremañ o mad eus an deskadurezh-se hag an disoc’hoù mat degaset ganti a zo anavezet mat ken ec’h int. E Korsika, dindan 2 vloaz he deus digoret Scola Corsa he 3 skol-vamm kentañ dre soubidigezh. Ha Sindicatu di i Travagliadori Corsi a harp Scola Corsa penn da benn, da vont gant he hent.


E Korsika, n’hon eus, evit ar mare, kelenner ebet dindan gevrat, ha war-bouez he harzoù e sav Scola Corsa he c’hresk, gant efedusted ha gant skoazell pobl Korsika. Strollegezh Korsika a gas ur skoazell arc’hant divrall hag a-live gant uhelbal he folitikerezh yezh, pa nac’h ar Stad, diouzh he zu, asantiñ, evit ar poent, da gement goulenn kevratiñ.


An ezhomm da zont e-maez eus an disurentez lezennel-se.

Ha pa ne vefe c’hoazh e Korsika kelenner ebet dindan gevrat en deskadurezh dre soubidigezh, en deus divizet an STC Deskadurezh bukañ e zibab strategel, dre ar vouezhiadeg Poellgor Kuzuliañ ar Vinistrerezh gant Mistri ar Skolioù Prevez (PKMMSP), war ul listenn hag a lak en a-raok kelennerien an deskadurezh dre soubidigezh, e skolioù kentañ derez, skolajoù ha liseoù. Enni zo ivez kelennerien eus Korsika hag a zegas o skoazell d’an holl re-se hag o deus digoret hent an dizalc’hidigezh yezhel abaoe 50 vloaz.


Hiziv eo ret ha mallus ober ma vo diouzh ar reizh ar pezh a zo ar gwirvoud : netra ne c’hall herzel keodediz hag a zo bet ken mennet, hag o deus lakaet kement a galon en o stourm, evit soñjal, aozañ ha lakaat e pleustr ur steuñv deskadurezh ken nevezus ha ma c’h eo hini ar c’helenn dre soubidigezh.

Poent ha reizh eo e vefe anavezet ul labour hag a gas war-raok unan eus pinvidigezhioù hor glad, hag a zo merket er Vonreizh : ar yezhoù graet rannvroel anezhe gant lod. Perzh int eus hor sistem deskadurezh, hag e rankont bezañ unan eus binvioù un deskadurezh c’hwek, hag ur skoazell d’ar vugale da vezañ en o bleud. Ret mat eo neuze prientiñ an hent a gaso d’an adwel bonreizhel (ha da hini he mellad 2, evel-just) ma tegaso surentez lezennel, ha ma tigoro hentoù an normalaat evit ar c’helenn dre soubidigezh en hor sistem deskadurezh.


Jean-Pierre Luciani
Sekretour Broadel an STC Deskadurezh

Etre ar 1añ hag an 8 a viz Kerzu, kelennerien skolioù ha kelennerien skolajoù ha liseoù an deskadurezh prevez

Votit ha lakait votiñ evit anaoudegezh ar c’helenn dre soubidigezh