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Le texte qui suit est une contribution écrite par Eric Bainvel, militant de longue date de la Gauche Indépendantiste, ex élu municipal à St Herblain , syndicaliste impliqué dans l’enseignement bilingue en pays Nantais. L’annonce faite par LFI sur les Eco-Régions , quand bien même nous la critiquons, permet de mettre le sujet de l’unité de la Bretagne sur la table dans le cadre des débats politiques liés à la présidentielle.

 

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Cette position sur les Eco-Regions de LFI a suscité en Bretagne d’autres réactions critiques. Citons entre autres , en plus de celle de Jonathan Guillaume de la Coordination Démocratique de Bretagne ,  celle de Yves des Géographes de Bretagne sur le  site Geobreizh et celle du collectif indépendantiste Dispac’h .   Sans oublier celle Mickael Bodlore Penlae su site GeoBreizh. A l’intérieur même des rangs de LFI en Bretagne elle jette aussi un certain trouble. Ainsi les élus LFI de Loire-Atlantique ont renoncés à participer au débat de la Coordination Démocratique de Bretagne du lundi 7 septembre à Nantes alors qu’ils y étaient conviés.

Bretagne info.

Les contradictions de la France Insoumise sur les “Ecorégions”

Par Eric Bainvel militant de la Gauche Indépendantiste

Le 2 juillet dernier, Jean-Luc Mélenchon présentait la proposition de la France Insoumise, les écorégions.

Ces écorégions remplaceraient les régions actuelles et seraient organisées autour des bassins versants, avec des compétences fortes quant à la transition écologique et d’adaptation au changement climatique dans le cadre d’une « République écologique ».

On doit reconnaître que au sein des grandes formations politique françaises classées à gauche, la FI et le parti les Ecologistes, sont les seuls à s’emparer réellement des questions écologiques et climatiques en les mettant en avant et à faire des propositions qui ne soient pas des mesures cosmétiques.

Aussi cette proposition de la création d’écorégions apparaît en premier lieu comme une rupture avec la pensée d’aménagement fondée uniquement sur la course à la croissance, puisqu’elle se veut « faire face à la crise écologique globale ». Mais qu’en est-il réellement ?

 

Eric Bainvel en 2023 dans une manif à Nantes pour l’unité de la Bretagne

Ce concept d’écologie politique a commencé à être théorisé à la fin des années 1960 / début 1970 aux Etats-Unis, dans le bouillonnement politique de la contre-culture californienne. Ses principaux penseurs états-uniens sont Peter Berg,  Raymond Dasmann et Kirckpatrick Sale.

L’affirmation de réorganisation par bassin versant et la carte qui l’accompagne sont complètement en contradiction avec ce qui est écrit dans le programme de la FI pour les élections de 2027, puisqu’il y est écrit qu’il sera « Organiser le débat démocratique et le processus de planification à l’échelle du pays à travers la participation de tou·tes les citoyen·nes dès l’élaboration du plan par l’organisation de débats publics pouvant déboucher sur des Référendums d’initiative citoyenne (RIC), afin d’aboutir à un projet considéré comme réaliste et légitime par la population. » Quel débat démocratique pourrait avoir lieu si tout est déjà décidé par l’État central ?

 

Contradiction aussi au sujet des RIC, lorsque J-L Mélenchon le 14 juillet en meeting à Paimpont affirme qu’il ne veut pas de réunification, alors que plus de 105 000 électrices et électeurs de Loire-Atlantique, soit plus de 10 % du corps électoral départemental, ont signé une pétition, normalement prévue par la loi, pour demander une consultation sur la réunification. Et que les déput.é.e.s Insoumis.e.s de Loire-Atlantique, Ségolène Amiot et Andy Kerbrat, ont iels-mêmes cosigné en 2023 la proposition de loi de Paul Molac relative à la consultation des habitants d’un département sur le choix de leur région d’appartenance. Mais qu’en est-il aujourd’hui de leur part depuis les déclaration de leur leader ?

Comment s’étonner alors des déclarations totalement confuses et truffées d’inexactitudes géographiques, pour ne pas dire d’une nullité crasse, de Cécile Beaudouin, tête de liste de la FI aux élections municipales de Brest en 2027 et élue au Conseil Municipal, au micro de radio Breizh le 19 août dernier, tentant de justifier l’injustifiable pour une citoyenne élue en Bretagne.

Celle-ci affirme que « le pays nantais est lié à la Loire, ce qui n’est pas le cas pour le pays rennais et le pays vannetais. Ceux-ci sont liés à la Vilaine, la Rance, l’Elorn, l’Aulne… Pour l’eau et les rivière, la Bretagne est un pays un peu différent (sic) ». La réalité géographique et hydrographique qu’elle décrit est profondément fausse et uniquement motivée pour essayer de justifier leur projet.

Comme le signalait Jonathan Guillaume dans un texte publié le 16 juillet dernier sur ce même site, « en Bretagne, Jean-Luc Mélenchon refuse de discuter de la réunification alors même que près de 45 % du réseau hydrographique de la Loire-Atlantique ne relève pas du bassin versant de la Loire, tandis que les enjeux environnementaux de l’estuaire dépendent directement des politiques maritimes de la péninsule bretonne. » De même les géographes de Bretagne rappellent ce qu’est la réalité de la géographique physique en Bretagne en terme hydrographique : « Car en Bretagne, péninsule s’avançant dans l’océan, ce qui prime d’abord en matière hydrologique, c’est d’abord l’état de la mer, directement dépendant de nos actions à terre, impacté par de nombreuses pollutions et impliquant de gérer la ressource en eau , de la mer en remontant vers la source. Et retenir cette option proposée, ne résoudrait pas tout le problème. Car la Bretagne est un territoire complexe sur le plan hydrographique, n’offrant guère de réserves hydriques dans ses sols granitiques. Ici, 80% de pluies tombées rejoignent en moins de 3 jours la mer. Ici, peu de grands fleuves, hormis la Loire qui l’effleure mais impacte profondément son littoral sud. Le réseau hydrographique breton se distingue par l’existence de 4 autres systèmes bien distincts avec leurs caractéristiques propres selon les secteurs géographiques. L’essentiel de la ressource en eau provient de la zone centrale plus élevée (Monts d’Arrée et Montagne Noire) pour ensuite s’écouler à la mer dans des bassins bien différents de nature. La côte Nord-Ouest se caractérise par de petits fleuves côtiers rapides aux bassins limités qui coïncident à peu de chose près aux Pays, aux Communautés d’agglomération et aux nombreux Schémas de cohérence (SCoTs) des villes ports s’égrenant sur la côte. Ici la notion d’éco région peut prendre tout son sens, localement, mais son origine est tout autant historique que physique. Mais pour le reste du territoire, c’est moins le cas. Au Nord-Est, cette belle cohérence s’estompe, les fleuves côtiers en provenance des rebords nord du synclinorium médian s’avèrent moins nombreux, plus courts et plus lents, irriguant des bassins plus disparates et moins en adéquation avec l’organisation humaine sauf dans le cas de la Rance. Sur la côte Sud, le problème est plus complexe encore car les fleuves côtiers (Aulne, Elorn, Scorff et Ellé, Blavet) ont un parcours plus long, couvrant des bassins étendus n’offrant pas la même cohérence d’organisation humaine et surtout alimentant la plaine côtière littorale très densément peuplée (1/3 de la population bretonne y réside). Celle-ci devient alors plus complexe, couvrant plusieurs Pays. Quant au grand bassin de la Vilaine, le seul sédimentaire, il dépend pour son approvisionnement des reliefs du Mené et de ceux situés aux confins de la Mayenne. »

Le 1/4 Nord de la Loire-Atlantique en fait parti. Ainsi qu’une petite partie du Maine et Loire. « C’est le seul à posséder des réserves aquifères mais il doit supporter actuellement le poids de la métropole rennaise qui les pompe. Quant à la portion de la Loire irriguant de sud de la Bretagne, elle n’est en fait que l’estuaire d’un fleuve qui, après un long cours à travers le centre du pays s’englue dans ses sables et un lit majeur très large, s’évanouit en grand partie en arrivant en Bretagne, Son cours en aval de St Florent le Vieil n’est en fait qu’un estuaire soumis à la marée mais qui rejette les pollutions du grand bassin de la Loire. Aussi cette agence de gestion hydrographique Loire-Bretagne n’a guère de pertinence dans la gestion des eaux bretonnes, hormis sur la question des eaux maritimes bordières du littoral sud, fortement impactées par les rejets de ce fleuve. » Si Mélenchon veut donc aller au bout de son raisonnement et suivre les bassins versants,  il faudrait donc modifier aussi les frontières départementales, voir les supprimer pour être en cohérence avec son projet. Mais peu de chance car le département, création technocratique de la révolution française, est un totem « républicain » pour lui. Il pourrait aller plus loin aussi pour être totalement logique, en rattachant l’Alsace au Bade-Wurtemberg puisqu’iels dépendent du bassin versant du Rhin. Mais aussi de réunifier le Pays Basque Nord avec le sud en raison du bassin versant de la Bidassoa.

Mais la réalité a peu d’importance dans la proposition des écorégions faite par la FI. Le but n’est pas la réalité et la vérité mais l’imposition d’une réalité alternative répondant aux fantasmes idéologiques nationalistes non ethnicistes et impérialistes français de gauche, dont J-L Mélenchon en bon disciple lambertiste inscrit sa pensée.

 

Dans la suite de l’interview, le journaliste lui fait remarquer l’importance de la culture, de l’histoire etc… pour les régions et pays et d’autant plus en terme écologique, et qu’avec cette carte ces points sont supprimés, elle répond : « je ne pense pas que c’est une bonne chose de lier le pays nantais avec la Bretagne (resic) car le pays nantais va aspirer les gens et les activités économiques. Ce sera fini pour le pays rennais, ce ne sera pas super pour le Finistère car nous sommes plus loin de Nantes que de Rennes. » Faut-il rappeler à Cécile Baudoin que Rennes est beaucoup plus près de Nantes que de Brest et que les distances entre Brest et Rennes et Brest et Nantes sont très proches. Si elles sont compliquées en terme de déplacement ferroviaire c’est uniquement en raison de choix politiques visant à favoriser le transport routier, au système centraliste français tourné vers Paris au détriment des territoires et de leurs populations, et de la volonté de détacher la Loire-Atlantique de la Bretagne afin de poursuivre l’oeuvre lancée par Pétain Darlan Laval à laquelle la FI semble aussi s’atteler. D’ailleurs les limites géographiques de la région proposée par la FI englobant la Loire-Atlantique correspond à celle créée par Vichy en 1941. Serait-ce en souvenir de François Mitterrand, dont J-L Mélenchon est un fervent admirateur, et de son passé collaborationniste vichyste ?

Quand au fait que « le pays nantais va aspirer les gens et les activités économiques » et que « ce sera fini pour le pays rennais », on tombe dans la méconnaissance, voulue ou non, des réalités. D’une part l’influence de l’économie du pays nantais, rattachement ou non, sur le reste de la Bretagne n’est pas récente. Elle date du moyen-âge, époque où le siège du pouvoir était Nantes. D’autre part Rennes n’est pas aspiré par Nantes et ne le sera pas.

La question en Bretagne ne se joue pas là, mais dans la fracture Est-Ouest, que la Délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale (DATAR) définissait en 1992 : « Tout ce qui est à l’ouest de la ligne Rennes/Nantes/-Saint-Nazaire est un finistère, c’est à dire un territoire sans intérêt économique ». Et c’est ce territoire, dans le cadre de la politique de métropolisation et de concurrence territoriale, qui aspire depuis 40 ans les gens et les activités économiques de l’Ouest de la Bretagne, comme le montre leur dynamisme économique et démographique, au détriment du reste de la Bretagne, et en particulier des Côtes d’Armor et du centre Bretagne, de Pontivy à Carhaix. Cette volonté de résistance et de refus à cette politique délétère fut un des motifs de la lutte au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. Enfin cela signifie donc pour Cécile Baudoin, et on peut l’imaginer pour d’autres élu.e.s breton.ne.s de la FI, qu’elle ne remet pas en cause cet état de fait néolibérale de concurrence des territoires, puisqu’elle ne plaide pas pour une remise en cause de cette politique, mais au contraire l’assume comme inévitable.  

 

Biorégions contre écorégions : Démocratie locale contre centralisme étatique

 

Le choix du terme écorégions et non biorégions par la direction de la FI et donc Jean-luc Mélenchon n’est pas fortuite. En effet l’écorégion, à l’inverse de la biorégion, n’inclue pas la dimension humaine, culturelle et historique. Exit donc la question des différents peuples et de leurs cultures et langues qui composent le territoire français continental européen que la République française n’a cessé et ne cesse de chercher à détruire. Tout en dénonçant l’impérialisme de la langue anglaise au non de la diversité.

Le concept de biorégion est bien plus large que celui d’écorégion car il prend en compte de nombreux autres critères dont la réalité humaine, culturelle et historique.

Comme l’écrivent en 1977 Peter Berg et Raymond Dasmann, le terme de « biorégion » est utilisé pour « faire référence au contexte géographique autant qu’au contexte cognitif – à savoir aussi bien à un lieu qu’aux idées qui ont été développées à propos des manières de vivre en ce lieu ». « Au sein d’une biorégion, on trouve une uniformité de conditions d’influence du vivant ; conditions qui à leur tour influencent l’occupation humaine. » Et plus loin : « Une biorégion peut initialement être déterminée par le biais de la climatologie, de la géomorphologie, de la géographie animale et végétale, de l’histoire naturelle et d’autres sciences naturelles encore. Cependant, ce sont les gens qui y vivent, avec leur capacité à reconnaître les réalités du vivre in situ qui s’y pratique, qui peuvent le mieux définir les limites d’une biorégion. »

 

Pour l’auteur américain Kirckpatrick Sale, le biorégionalisme implique nécessairement des modes d’organisation décentralisés de la société. Selon lui, la biorégion est «un lieu défini non pas par des diktats humains, mais par des formes de vie, la topographie, son biotope ; une région gouvernée non par la législature, mais par la nature […]. Le biorégionalisme exprime ses idées essentielles que je crois nécessaires à la survie de l’humanité sur la terre : la compréhension écologique, la conscience régionale et communautaire, la possibilité de développer un ensemble de sagesses et de spiritualité basée sur la nature, la sensibilité bio centrée, l’organisation sociale décentralisée, l’entraide, et l’humilité des groupes humains. » A l’inverse donc du projet des fantasmes des technocrates centralisateurs de la France Insoumise ne connaissant pas les réalités locales et niant la réalité humaine, culturelle et historique.

 

 

La Bretagne : une bio région

Selon Serge Latouche, professeur émérite d’économie à l’université d’Orsay, surnommé « le pape de la décroissance », une biorégion correspond à « une entité spatiale cohérente traduisant une réalité géographique, sociale et historique ».

C’est exactement ainsi que l’on peut définir la Bretagne. Ce que l’on appelle l’identité bretonne, ou le peuple breton, correspond à cette entité. Il existe en effet une réalité géographique, sociale et historique, bien antérieure à ce que l’on appelle la France. Cette dernière commence véritablement à exister à partir du 13e siècle avec Louis 9, dit Saint Louis, qui abandonne le titre de roi des Francs au profit de celui de roi de France. La Bretagne, au début nommée Petite Bretagne (pour ne pas la confondre avec la Grande Bretagne) apparaît dans des textes dès le 6e siècle. Puis la noblesse bretonne s’émancipe totalement des carolingiens avec Nominoe en 845 en tant que royaume. Elle se transforme en duché en 945 avec Nantes comme capitale. Ses frontières n’ont quasiment pas bougées pendant 1000 ans jusqu’au découpage administratif de l’Etat Français pétainiste puis de l’Etat Français de la très monarchique et centraliste 5e République en 1972 avec la création de la région administrative dite des Pays De Loire (PDL qui sont aussi les initiales des 3 grands démocrates français qui en 1941 ont signé le 1er décret amputant la Bretagne d’1/5e de son territoire, à savoir Pétain Darlan Laval). Mais ce découpage purement administratif et technocratique fait que le pays nantais (en gros la Loire-Atlantique moins la partie morbihanaise située au sud de La Vilaine) est détaché administrativement de la Bretagne (sauf dans le domaine judiciaire) et rattaché à une région totalement artificielle qui elle est l’inverse même d’une entité spatiale cohérente traduisant une réalité géographique, sociale et historique. Lors de son dernier discours au palais de région (là encore la nostalgie monarchique contre la démocratie) de la région dite des Pays de Loire, un de ses créateurs et 1er président, Olivier Guichard affirma que cette  région administrative était obsolète.

Serge Latouche rajoute dans cette définition qu’une biorégion « peut-être plus ou moins rurale ou urbaine. […] Constituée d’un ensemble complexe de systèmes territoriaux locaux, dotée d’une forte capacité d’autosoutenabilité écologique ». Ce qui là aussi correspond au territoire breton historique. Même si celui-ci a été très abîmé par l’agriculture pétro-chimique, à l’image des marées vertes ; Que la pêche artisanale a été très affaiblie et sacrifiée par les dirigeant.e.s de l’Etat français au profit de la pêche industrielles et de celle d’autres Etats européens ; qu’un déséquilibre important a été créé par les politiques d’aménagement en faveur de l’axe Rennes, Nantes, Saint-Nazaire, la Bretagne est encore doté d’un maillage de petites ou moyennes communes, d’une agriculture qui se tourne de plus en plus vers l’avenir en se convertissant au bio (6e rang français pour la région administrative et 5e département de France pour la Loire Atlantique) et qui ne cesse de progresser en nombre, d’une pêche artisanale encore présente. Sa jeunesse est la plus diplômée et formée de l’hexagone. Et enfin et surtout une vitalité culturelle et un attachement important au territoire qui s’exprime régulièrement depuis la fin des années 1960 et en particulier depuis la lutte contre le projet de centrale nucléaire à Plogoff.  Suivra la lutte contre le projet de centrale nucléaire au Pellerin puis au Carnet. L’antinucléaire peut être considéré comme un sentiment national breton. Et évidement la lutte contre le projet d’aréroport à Notre Dame des Landes. La Bretagne  est donc « dotée d’une forte capacité d’autosoutenabilité écologique » si les choix politiques sont pris en ce sens afin de viser, comme le définit Serge Latouche, « à la réduction des dés économies externes et de la consommation d’énergie » 

 

Conclusion :

Les élection de 2027 et le péril fasciste, qu’il soit des candidat.e.s authentiquement d’extrême droite, comme de ceux ou celles qui en épousent les idées à droite, ne laisseront que peu de choix. Mais il n’y aura pas de chèque en blanc comme en 1981. Fini les lendemains qui déchantent.

Il en va du projet des écorégions présenté par J-L Mélenchon, en contradiction avec ce que son programme présente en terme de démocratie. Et en totale contradiction avec la pensée de l’écologie politique en général qui est basée sur la décentralisation des pouvoirs et l’autonomie démocratique, le respect des peuples, des cultures et des langues, et opposée donc à toute forme de centralisme et d’impérialisme. Il est donc nécessaire que celui-ci soit rediscuté. C’est ça la démocratie, n’en déplaise à Mélenchon et son rapport ambigu hérité du lambertisme à cette idée qu’il ne cesse d’invoquer. A moins qu’il ne veuille perde des voix, alors que le résultat du premier tour sera comme en 2022 très serré pour se qualifier au second tour.

Mais les déclarations de J-L Mélenchon souligne aussi la faiblesse historique du mouvement politique breton démocratique et l’incapacité des responsables du mouvement culturel et linguistique de comprendre que le problème est politique. Beaucoup dénonce ce que les corses ou basques du nord obtiennent. Mais c’est simplement à travers un rapport de force politique qu’iels sont construit.e.s dans leur territoire que les dirigeant.e.s de l’État français leur accorde plus d’autonomie. La FI d’ailleurs le reconnaît implicitement à travers ses déclarations sur l’autonomie de la Corse qu’elle considère comme légitime en raison des scores électoraux des mouvements autonomistes et indépendantistes corses.

Comme le déclarait officieusement, en décembre 1999, un ancien président socialiste du département de Loire-Atlantique : « tant que vous ne ferez pas au moins 5 % on en aura rien à foutre ! Et tant que certains accepteront des miettes, on leur donnera des miettes ! »

On peut se réjouir que les listes unitaires UDB/War-Sav/Pour la Bretagne aux sénatoriales dans les Finistère et dans les Côtes D’armor assument cette revendication et fasse cette offre politique basée sur le droit de décider en Bretagne. 

Le prochain rendez-vous pour rappeler que cette revendication reste vivante en Loire-Atlantique aura lieu le 26 septembre à Nantes à 15h place de Bretagne.

Eric Bainvel (début septembre 2026)

 

 

 

Embannet en deus Gouarnamant Bro-Skos ur raktres-lezenn nevez diwar-benn an dizalc’hiezh evit ma vo dalc’het ur referendom , daoust ma oa bet lavaret gant Kentañ Ministr ar Rouantelezh Unanet Andy Burnham (Labour Party)  e nac’hfe e vefe dalc’het unan.

E-doug ur bellgomzadenn gant Maodiern Skos, John Swinney (SNP-Broadelour), e miz Gouere e vije bet adlavaret e savboent gant ar C’hentañ Ministr nevez. C’hoarvezet e oa ar gaozeadenn-se goude ma oa bet dilennet gant ar voterien, e dilennadegoù miz Mae, ur muianiver a izili eus Parlamant Bro-Skos a-du gant an dizalc’hiezh.

129 kannad zo e parlamant Skos. 58 anezho zo perzh eus SNP – Strollad Broadel Skos ha 15 perzh eus ar Re C’hlas. E Skos e sav an Ekologourien a-du gant an dizalc’hiezh abaoe pell amzer. Setu m’emañ muiañ niver e Dael Skos akord gant dizalc’hiezh ar vro.

17 kador az a gant Strollad al Labour, 12 gant ar virourien, 10 gant ar Frankizourien-Demokrat (Lib-Dem), 17 gant Reform UK (tu-dehoù pellañ) . An holl re se zo kontrol o soñjoù d’an dizalc’hiezh.

Pa oa o komz en Iwerzhon an Hanternoz, en deus Burnham lavaret ivez ne vije ket kenebeut « war an daol » ur boblvouezhiadeg diwar-benn adunvanidigezh Iwerzhon. Hervezañ o deus diskouezet ar referendomoù diwar-benn Bro-Skos hag ar Brexit e vez ezhomm eus kalz amzer evit pareañ diouzh « ar gloazioù degaset gant seurt degouezhioù ».

 

John Swinney Maodiern Skos ha broadelour

Met Gouarnamant an SNP, distroet e penn ar vro, en doa roet da c’houzout e kinnigfe ur raktres-lezenn nevez diwar-benn ar referendom a-raok fin e gant devezhiad kentañ er galloud.

Embannet eo bet ar raktres-lezenn bremañ. Miret eo bet ennañ ar memes goulenn hag an hini bet savet ouzh ar voterien e 2014 :

« Hag ur vro dizalc’h e rank Bro-Skos bezañ ? Ya pe nann. »

Aprouet e oa bet ar goulenn-se gant ar Bodad-dilenn, Embannet eo bet ar raktres-lezenn a-raok Program ar Gouarnamant.

Disklêriet en deus John Swinney e oa « splann hag anat » ar goulenn bet dibabet.

Lavaret en deus :

« Muioc’h am bo da lavarout diwar-benn dazont bonreizhel Bro-Skos er sizhunvezhioù a zeu. Den ne vo gouest da gemer divizoù gwelloc’h evit dazont Bro-Skos eget an dud a zo o chom amañ. Dazont pobl Bro-Skos eo — ha da zen all ebet. »

Ouzhpenn termeniñ ar goulenn, e resisa ar raktres-lezenn piv en do ar gwir da vouezhiañ. N’eus bet lakaet deiziad ebet c’hoazh evit ur referendom nevez avat.

Lavaret en deus ar gouarnamant e vo « lakaet un deiziad er raktres pa vo kinniget ent-ofisiel ».

Disklêriet en deus Swinney :

« Cheñchet eo bet ar bed da vat abaoe 2014. Cheñchet eo bet ar Rouantelezh-Unanet ivez, ha Bro-Skos kement-all.

E-pad ma c’houzañv an dud er Rouantelezh-Unanet ur galloud-prenañ o chom a-sav hag an distrujoù ekonomikel degaset gant ar Brexit, ez eus broioù en-dro deomp o kenderc’hel gant ur c’halite buhez gwelloc’h hag o kaout muioc’h a binvidigezh da lakaat en o servijoù publik — daoust n’o deus ket, alies, na zoken ul lodenn vihan eus ar mammennoù fonnus hag eus ar perzhioù ekonomikel kreñv a zo gant Bro-Skos.

E miz Mae en deus ar brasañ niver a izili eus Parlamant Bro-Skos a-du gant an dizalc’hiezh bet dilennet biskoazh votet evit ma vo treuzkaset d’ar Parlamant skosat ar galloudoù ret da aozañ ur referendom diwar-benn dizalc’hiezh Bro-Skos.

Ret eo bremañ da C’houarnamant ar Rouantelezh-Unanet doujañ da vouezh pobl ha Parlamant Bro-Skos ha treuzkas dezho ar galloudoù ret.

Prest eo Bro-Skos. Prest eo pobl Bro-Skos. Poent eo da C’houarnamant ar Rouantelezh-Unanet ober e lod. »

E miz Gouere en doa unan bennak a fell dezhañ chom dianav e-barzh ar gouarnamant lavaret d’ar Press Association e oa bet reut Burnham e keñver Swinney en e enebiezh ouzh ur votadeg nevez :

« Pa oa bet kaoz eus an dizalc’hiezh en doa ar C’hentañ Ministr lavaret sklaer-tre e rankjent asantiñ ne oant ket a-du an eil gant egile. N’eo ket un dañvez a zo e kreiz e brederiadennoù ha n’eo ket ur gaozeadenn en deus c’hoant da genderc’hel ganti. »

N’eo ket echu eta ar c’heñver-nerzh etre Londrez hag Edinburgh. Moarvat e vo un heklev trouzus e straedoù ar vro a-raok pell ma chom sonn ha dibleg an Ao. Burnham , bac’het m’emañ gant e emzalc’h pennek.

La direction confédérale de la CGT vient de lancer un appel aux agents publics pour une grande journée de  grève le 29 septembre, à l’heure où le gouvernement prépare le budget 2027. Mais les syndicats du secteur de la santé n’ont pas attendus son top départ pour mobiliser contre l’austérité et le futur budget de la sécurité sociale, le PLFFSS, la loie de finances qui vont agiter les débats politiques de l’automne. 

L’UD CGT des Côtes D’Armor précise à ses adhérents : “Depuis deux mois, la CGT communique sur l’appel du 15 septembre. Issu du secteur de la santé, cet appel à la grève et au rassemblement sur les capitales régionales est rejoint par plusieurs fédérations qui se sentent concernées, à juste titre, par la menace de notre système de protection social. Les services publics, la Chimie, les organismes sociaux et l’éducation ont rejoint l’appel.

Comme tous les ans, les parlementaires vont débattre et voter le PLFSS (Projet de Loi de finance de la Sécurité Sociale ) et le PLF (Projet de Loi de finances de l’Etat) et comme tous les ans le débat sera orienté autour des “économies” qu’il faudrait faire au prétexte de la dette.

La sécurité sociale et les services publics ne doivent plus être vus comme des dépenses mais comme des investissements pour l’avenir !

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Tout au long de l’été les adhérents des syndicats de la Santé (USD CGT) ont collés des affiches, distribués des tracts dans les Centres Hospitaliers.  Depuis les Côtes d’Armor une bonne campagne numérique a été déployé sur tous les supports y compris tik-tok.

La campagne a été rondement menée par la base.Il y a encore des places dans les cars qui démarreront de plusieurs communes. N’hésitez pas à  écrire à l’adresse mail : communication@usdcgt22.fr ou en cliquant sur le lien suivant :https://forms.gle/wGPFbnTabcTG6tG87

Cette campagne menée par la seule CGT qui avance aussi des revendications pour l’amélioration des conditions de travail des personnels trouve un écho certains dans les territoires délaissés de la Bretagne intérieure. Comme pour donner raison aux syndicalistes en mouvement l’ hôpital de Landerneau fermait son temporairement son service d’urgence fin aout pendant 48h  en raison d’un manque d’effectif médical aux urgences. A Carhaix le comité de vigilance dénonçait dans la presse le 1er septembre la  non-application du protocole de sortie de crise signé de la main de l’État qui prévoit réouverture des urgence 24/24h et 7j/7,  et l’ acharnement judiciaire sur les défenseurs de l’hôpital qui devront répondre de faits démentis par le préfet lui-même, la suppression du droit de vote du maire de Carhaix au conseil de surveillance du CH de Brest dont dépend Carhaix. A Guingamp on apprenait la suppression de 30 lits à l’EHPAD de l’Hopital Public ce 2 septembre.

Le rendez-vous est fixé à 11h devant la CPAM métro Charles de Gaulle à Rennes. 

 

 

 

Ur goulenn ofisiel zo bet graet evit ma vo aotreet implij ar c’herneveureg war ar panelloù a weler war hentoù Kerne-Veur. Soñjal a ra da Guzul Kerne-Veur — Konsel Kernow — e vefe talvoudus evit brudañ ar yezh ha reiñ lorc’h d’ar boblañs.

Evit poent n’en deus ket ar galloud d’en ober. Setu m’en deus skrivet da c’houarnamant Londrez evit goulenn ar gwir-se, evel ma c’haller ober e Kembre hag e Bro-Skos.

Ministrerezh an Treuzdougen er Rouantelezh-Unanet en deus roet da c’houzout e oa tonket da harpañ ar c’herneveureg. Meneget en deus memes tra ar reolennoù strizh a zo da heuliañ evit ar panelloù-hent, abalamour da surentez an dud.

Dan Rogerson, kuzulier liberal-demokrat atebeg an treuzdougen e Kuzul Kerne-Veur, en deus lavaret :

« Implij a reomp dija ar c’herneveureg evit plakennoù anvioù ar straedoù… Ar pezh am eus goulennet em lizher eo gallout implij ar yezh gerneveurek war ar panelloù all.

Anavezet eo bet ar c’herneveureg ha roet ez eus bet dezhañ, er Rouantelezh-Unanet, ur statud par da hini ar c’hembraeg pe da hini gouezeleg Bro-Skos. Ret eo d’an anaoudegezh-se kaout heuliadoù pleustrek.

M’emañ ar c’hembraeg war ar panelloù-hent ha ma vez implijet gouezeleg Bro-Skos war ar panelloù e lod eus ar Rouantelezh-Unanet, e rank ar c’herneveureg kavout e blas ivez. A-hend-all ne vo ket lakaet da dalvezout ar youl embannet da sevel un ingalded etre ar yezhoù. »

Pouezet en deus Dan Rogerson war ar fed ne goustfe ket keroc’h da Guzul Kerne-Veur ober kement-se, rak ne vefe lakaet an div yezh war ar panelloù nemet pa vefe poent dezho bezañ erlec’hiet.

« N’eus ket anv da dennañ an holl banelloù zo e-plas hiziv. Met, tamm-ha-tamm, pa vint erlec’hiet e c’hallimp tapout an digarez da vroudañ muioc’h ar c’herneveureg dre ar panelloù-se. »

Displeget en deus en doa respontet ar gouarnamant dezhañ e oa bet roet da Gembre ha da Vro-Skos galloudoù a ro tro dezho da implij o yezhoù. Ret e vefe eta kemm al lezenn evit ma vo roet ar memes gwirioù d’ar c’herneveureg.

« Setu ar pezh a respontin : ha gallout a rafemp kenlabourat evit degas ar c’hemm ret el lezenn ? Prest eo Kuzul Kerne-Veur da genlabourat gant ar gouarnamant evit ma c’hallo ar c’herneveureg bezañ implijet er memes mod. »

Abaoe un nebeud bloavezhioù o doa meur a gevredigezh engouestlet evit yezh Kerne-Veur goulennet ar gwir-se evit ar c’herneveureg.

Kredapl bras e vo ewelusoc’h yezh Kerne-Veur en dazont, a-drugarez da youl he difennerien. War-dro 500 den zo gouest da ober gant ar yezh en un doare mat. Hervez kont e vefe etre 2 000 ha 5 000 den all zo gouest d’he implij, en un doare pe en un all.

 

Hengoun ar chase zo kreñv e Korsika. War an enezenn ez eus 12 000 a dud o deus un aotre chaseal, da lavaret eo muioc’h eget an daougement eus ar geidenn e peurrest tiriad ar Republik. Plijout a ra an armoù d’ar Gorsiz ivez, n’eus nemet sellet ouzh ar sifroù : 150 arm evit 1 000 annezad e Frañs, pa vez tro 350 arm evit 1 000 annezad e Korsika.

Evit chom war dachenn ar chase, e vefe tro 1,4 % eus poblañs Frañs o chaseal, tra ma sav an dregantad-se da ouzhpenn 4 % eus poblañs Korsika.

E-mesk ar vroadelourien ez eus, evel-just, tud plijet gant ar chase. Met ar re a zo bet en toull-bac’h evit abegoù politikel a vez difennet outo bremañ, ent emgefre, kaout un aotre chaseal. Petra zo kaoz ? Kalz eus an dud bet er prizon evit bezañ bet ezel eus un FLNC bennak a oa bet lakaet o anv en ur fichennaoueg anvet Fichennaoueg Justis Emgefre Oberourien Torradurioù Sponterezh — ar FIJAIT, da lavaret eo Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions terroristes e galleg.

Abaoe 2015 e veze lakaet en ur mod otomatek er fichennaoueg-se ar vroadelourien kaset dirak ar justis c’hall, evel ma veze graet gant an islamourien. Dre forzh ober trouz e oa deuet a-benn ar vroadelourien bodet e-barzh Patriotti in Lotta — Brogarourien er stourm — ar strollad a ra war-dro an ez-prizonidi bolitikel, da lakaat tennañ kuit anvioù ar Gorsiz eus ar fichennaoueg-se.

Siwazh dezho, ez eus ur fichennaoueg all : Fichennaoueg Vroadel an Dud Difennet outo Prenañ pe Derc’hel Armoù, ar FINIADA — Fichier national des personnes interdites d’acquisition et de détention d’armes e galleg flour. Setu perak , hag en un doare reut-tre kar sistematek,  e vir ouzh an dud bet en toull-bac’h pe bet dirak ar justis abalamour d’o stourm evit ur Gorsika dieub da gaout un aotre jiboesaat ! Setu fuzuilh ebet evit ar chaseourien vroadelour bet o tremen vakañsoù hir pe hiroc’h er Santé, e Villepinte pe e Fleury, en desped dezho !

N’eus ket pell zo e oa en em vodet Patriotti in Lotta dirak sez Kevread Chaseourien Korsika ar Su evit goulenn groñs ma vo echuet gant an droukziforc’h-se ! Goulennet o deus ivez digant an holl nerzhioù brogarour dilennet e Parlamant Korsika reiñ skoazell dezho.

 

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Nous avions déjà évoqué ici la possible confrontation politique entre les pacifistes gallois et le gouvernement Plaid Cymru du parlement Gallois sur la question du soutien à l’industrie militaire. Le site de Undod, un regroupement sur la gauche de Plaid Cymru qui se revendique de l’indépendantisme publie une nouvelle contribution à ce sujet . Une partie de la base électorale des nationalistes du centre gauche du Plaid Cymru semble bien motivée à continuer la mobilisation dont les manifestations massives pour la Palestine ne sont que les derniers épisodes les plus récents. D’autres secteurs de la société galloise , plus à gauche que nationalistes comme les communistes de Welsh Communists sont sur la même ligne. En voici une traduction : 

Il a été annoncé qu’une foire aux armements, intitulée « Defence Security Resilience Cymru » (« Défense, sécurité et résilience du pays de Galles »), se tiendrait au Centre international de conférences du pays de Galles, à Newport, les 3 et 4 septembre 2026.

Cymdeithas y Cymod — le Mouvement international de la Réconciliation au pays de Galles — s’oppose totalement à cet événement et déplore que le pays de Galles accueille une manifestation faisant la promotion de la capacité à tuer à une échelle industrielle. Cette abomination doit être annulée immédiatement. Nous pensons que tel est le souhait de l’ensemble du mouvement pacifiste gallois.

Le pays de Galles se trouve incontestablement à un carrefour moral et économique.

Un nouveau gouvernement, dirigé par Plaid Cymru, est désormais en place au Senedd. Il a la possibilité de changer de cap et de passer d’une économie de guerre à une économie durable. Cet événement, initialement soutenu par le gouvernement travailliste gallois, laisse entendre que notre pays souhaite continuer à se comporter en petit serviteur docile de l’industrie de la mort. Il ne s’agit pas d’une industrie de défense, mais d’une industrie de l’agression.

Voulons-nous réellement construire une nation de paix ? Ou voulons-nous continuer à soutenir le complexe militaro-industriel, comme l’a fait le précédent gouvernement gallois ? Ce que nous savons jusqu’à présent ne laisse guère présager un changement de cap majeur de la part du nouveau gouvernement.

Le gouvernement gallois et l’ensemble des membres de Plaid Cymru sont confrontés à des questions absolument fondamentales concernant le type de pays de Galles qu’ils veulent construire. L’héritage de Gwynfor Evans ( NDLR : militant historique du Plaid Cymru, de la Ligue Celtique , de la langue galloise et objecteur de conscience, député….) , l’un des grands artisans gallois de la paix, doit-il être oublié ? N’est-il pas hypocrite de condamner volontiers les guerres menées à l’étranger tout en faisant la promotion des moyens qui permettent de les mener ?

Cymdeithas y Cymod et de nombreuses autres organisations s’étaient opposées à la foire aux armements organisée à Cardiff en 2018. À l’époque, cette foire avait été condamnée par Leanne Wood, alors dirigeante de Plaid Cymru. Depuis lors, plusieurs membres de Plaid Cymru siégeant au Senedd ont également condamné des événements de ce type.

Nous déplorons que notre gouvernement figure parmi les parrains de cette foire aux armements. Selon certaines informations, Adam Price, ministre chargé des entreprises, des réseaux et de l’énergie, devait prendre la parole au cours de l’événement. Nous comprenons désormais que cette information était erronée et qu’il a décliné l’invitation qui lui avait été adressée.

Cependant, suffisamment de temps s’est écoulé depuis les élections pour que le gouvernement décide de faire tout ce qui est en son pouvoir afin de mettre fin à son soutien à cette foire aux armements. Après tout, l’un des organisateurs, aux côtés du gouvernement, est General Dynamics Land Systems. Cette société est une filiale de General Dynamics, entreprise associée au carnage commis à Gaza que Plaid Cymru a pourtant condamné.

 

Un autre coorganisateur est ADS Group, organisme professionnel représentant les entreprises de l’armement. Le troisième est Business in Focus, dont le directeur général affirme se réjouir de pouvoir participer à cet effort « national » — mais de quelle « nation » parle-t-il exactement ? — et notamment au développement des débouchés commerciaux du pôle gallois de la défense et de la sécurité.

Il n’est pas davantage rassurant d’apprendre qu’Adam Price s’est récemment rendu au salon aéronautique de Farnborough, organisé par une entreprise appartenant à ADS Group. Nous comprenons que M. Price s’y est entretenu avec Lee Bruce, l’un des hauts responsables d’ADS Group.

Selon M. Bruce, Adam Price et lui ont évoqué « la poursuite de la collaboration entre le gouvernement gallois, l’industrie et ADS », notamment dans le cadre du Defence Growth Deal for Wales, le plan de développement du secteur de la défense au pays de Galles, doté de 50 millions de livres sterling. Ce programme vise à développer l’industrie de l’armement au pays de Galles, notamment la production de drones, et à permettre aux petites entreprises de profiter des débouchés offerts par cette industrie.

La présence, parmi les exposants du salon, d’entreprises d’armement israéliennes — Elbit Systems, Rafael Advanced Defense Systems et Israel Aerospace Industries — rend celle de M. Price encore moins acceptable.

Interrogé sur la présence de M. Price à Farnborough, un porte-parole du gouvernement a répondu :

« Nous continuerons à dialoguer avec les secteurs de l’aérospatiale, de la défense, de la sécurité et de la résilience nationale afin de soutenir les milliers d’emplois gallois hautement qualifiés, bien rémunérés et liés aux technologies de pointe, tout en promouvant le respect des droits humains et du droit international. Un cadre éthique applicable au secteur de la défense est en cours d’élaboration. Il s’appuie notamment sur des discussions avec nos homologues du gouvernement écossais et de l’exécutif d’Irlande du Nord et guidera nos relations futures avec ce secteur. »

Il est difficile de croire que l’on puisse attendre de nous que nous acceptions une telle déclaration, qui revient en réalité à dire :

« Les emplois dans l’industrie de l’armement comptent davantage que toute autre considération. Nous pouvons nous abriter derrière les droits humains et le droit international, bien que l’un comme l’autre aient désormais perdu une grande partie de leur signification. »

Ne serait-il pas préférable que le gouvernement gallois recherche de meilleurs moyens de créer des emplois que le développement de l’industrie de la mort ? Ne devrions-nous pas chercher à démilitariser le pays de Galles, plutôt que d’accepter la présence d’une cinquantaine de sites du ministère de la Défense sur notre territoire ?

Ne devrions-nous pas nous demander pourquoi la confiscation des terres d’Epynt continue de laisser une cicatrice dans notre pays ? Pourquoi Aberporth et Llanbedr sont devenus des centres d’expérimentation de drones militaires ? Pourquoi les pilotes de la Royal Air Force sont formés à Valley par Elbit Systems ? Et pourquoi la dépendance économique envers cette industrie meurtrière crée un climat belliciste, ainsi que la peur de prendre publiquement la parole pour s’y opposer ?

Pourquoi n’organisons-nous pas un véritable débat autour des excellentes propositions de CND Cymru, réunies dans le document intitulé « Au-delà de l’économie de guerre », qui met en lumière les autres possibilités qui s’offrent à nous ?

Les compétences des travailleurs de l’industrie de l’armement peuvent être employées à des fins utiles, tout en permettant naturellement la création de nouveaux emplois. Pensons aux industries écologiques, à la protection des milieux naturels et, par conséquent, à la prévention des inondations et à la réduction des risques d’incendie.

Après tout, quelle est la plus grande menace à laquelle nous sommes confrontés, sinon le changement climatique ? Les guerres engendrent d’importantes émissions de carbone, sans même parler des destructions environnementales.

Considérons également leur coût économique : par exemple, les dizaines de milliers d’emplois qui risquent d’être supprimés en Grande-Bretagne — le sud du pays de Galles figurant parmi les régions les plus durement touchées — en raison de l’augmentation des prix de l’énergie provoquée par la guerre en Iran.

Ne devrions-nous pas considérer que la création d’une économie de guerre constitue une politique délibérée de l’État britannique, qui ne profite qu’à une petite minorité privilégiée ? La création d’une économie de paix devrait constituer, elle aussi, une politique délibérée du gouvernement gallois. De nombreux éléments démontrent que chaque livre d’argent public investie dans le secteur militaire crée moins d’emplois que si elle était investie dans d’autres secteurs.

Les actes du gouvernement gallois nous montreront quelles personnes et quels intérêts il entend véritablement privilégier.

Fondamentalement, continuer à soutenir et à promouvoir l’industrie de l’armement et le militarisme montrerait que le gouvernement gallois ne souhaite pas réellement tracer son propre sillon. Il a aujourd’hui la possibilité de montrer que notre pays de Galles rejette le système qui nous a conduits au bord de l’anéantissement.

Nous pensons que Mererid Hopwood parlait en notre nom, en tant que Gallois, lorsqu’elle a déclaré depuis  l’Eisteddfod  ( NDLR : RdV annuel en faveur de la langue galloise )  :

« Partout, on nous parle du manque d’argent pour sortir les enfants de la pauvreté, prendre soin des personnes âgées, assurer l’éducation, donner à chacune et chacun la possibilité de découvrir les arts, ou encore soutenir le secteur du livre et de la musique. Partout, le petit soulier serre, serre toujours davantage.

« Et pourtant, il y a de l’argent pour nourrir le système militaire. Car voilà ce qu’on nous présente comme du bon sens : nous armer jusqu’à nous appauvrir, prétendument pour assurer notre sécurité.

« Que voulons-nous défendre ? Nourrir la machine militaire, ou renforcer la beauté d’un pays où la terre et les êtres humains coexistent pacifiquement ? Je ne fais que poser la question. »

Robat Idris.

 

An dud deuet mennet da zeskiñ gouezeleg Enez Vanav a c’hell, ouzhpennn d’ar c’hentelioù, mont da heuliañ ur staj hir en hañvezh, evel ma c’heller ober amañ e Breizh gant staj KEAV da skouer.

Scoill Souree’ a dalvez «  Skol Hañv » a oa bet lakaet e plas gant Culture Vannin e 2023 gant daou live ha 20 studier. Hevlene avat ez eus bet kinniget 8 live heuliet gant 75 den. Ur c’hresk ha n’eo ket dister.

An div drederenn eus studierien ar bloaz-mañ zo o chom war an enezenn, al lodenn ziwezhañ a oa deuet eus Iwerzhon, Bro-Saoz, Kembre, Skos hag ar Stadoù-Unanet.

Dre ma ‘z eus bet er memes koulz deus Yn Chruinnaght (an Emvod) ur c’helchiad abadennou tro-dro d’an dañs ha d’ar sonerezh kelt, o doa gellet perzhidi ar staj war ar yezh kemer perzh ivez en darvoud mañ.

2 223 annezad eus an Enezenn a lavar bezañ gouest da lenn, komz pe skrivañ ar yezh e niveradeg 2021.

En distro-skol e 2023 64 skoliad kentañ derez a oa e Bunscoill Ghaelgagh. Darn eus an dañvezioù studiet a c’hellont heulian en eil derez e Manaveg. Ur mil skoliad all a dap kentelioù tañva d’ar Gaelg Vanninagh er skolioù all.

E 1974 e varvas Ned Maddrell ar gouezeleger a-vihanik diwezhañ. Abaoe e talc’h brogarourien an enezenn da dreuzkas ar yezh e doare pe zoare.

Ma fell deoc’h klevet gouezeleg Manav komzet e c’hellit tremen dre al lec’hienn mañ a ginnig podkastou bep sizhun.

Simon Fetet zo bet lakaet da brefed Departamant ar Pireneou-Atlantel d’ar 25 a viz Eost. Un departamant zo div lodenn ennañ : unan Euskarat hag unan Bearnad.
Abaoe ar 1añ a viz Genver 2017 ar 158 kumun eus Iparralde (lodenn norzh Bro-Euskal) zo en em strollet evit mont da ober kumuniezh tolpad-kêrioù Bro-Euskadi. An ensavadur politikel kentañ gant anv o bro e tiriad ar Republik Gall.
Kerkent ha degouezhet an Ao. Fetet en deus kaset un erbedadenn da di-kêr Itsasu . E gwirionez ton ar gemennadenn zo bet savet gant an aotrouniezh a zere d’ur Prefed gall pa fell dezhañ degas da soñj ez eo annezidi un tiriad dindan beli ar Frañs madelezhus sujidi feal d’ar galloud kreiz.
Un nebeud deizoù a-raok e oa bet lakaet war ur savadur zo d’an ti-kêr, ha da geodederien Itsasu neuze, ur murlivadur.

Un dremm dianv a weler gant luganioù e Euskareg. Txomin Olhagaray, bet perzh eus ar strollad armet Iparretarrak (IK er stumm berr , Re an Henternoz e Euskareg) eo a weler ouzh ar voger. Tro-dro da benn ar stourmer marvet e lenner « Lur huntan landatu dugu hitza, herri libre baten promesa” a pezh a dalvez « ar gaoz hadet war an douar-mañ, diougan ur vro dieub» e yezh ar vro.

D’ar 26 a viz Meurzh 1980 daou stourmer eus IK a varvas e-keit ma oant o klask plantañ ur vombezenn e karr-tan gwreg ar Prefed…Dominique « Txomin » Olhagaray ha Raymond « Ramuntxo » Arruiz a oa anv an daou stourmer yaouank. An hini kentañ a voe a orin eus Itsasu. Al livadur zo bet graet diwar intrudu ar gevredigezh Gooxoan war talbenn sal liesimplij ar gumun.

En e lizher e ra Simon Fetet anv eus al lid a oa bet un nebeud deizioù kent. Un nebeud perzhidi eus IK a vije bet gwelet en darvoudig. Goulenn a ra digant an ti-kêr diverkañ an oberenn. Embann a ra e ranker en ober evit ma « chomfe neutrel war an dachenn bolitikel evel m’eo dleet war ar savadurioù ofisiel hag an aveadurioù publik ». Kelaouet eo bet servijoù ar justis gall gant an Ao Prefed.
Evit poent e chom dilennidi Itsasu sonn en o botoù, setu o arguzenn : « ul lec’h koun an hini eo, evel lec’hioù all er barrez a denn d’an istor lec’hel » E Itsasu e oa bet lidet evit ar wezh kentañ an Aberri Eguna e hanternoz bro Euskal e 1963 gant ar strollad Enbata.

 

Ar 6 stourmer eus IK lazhet er stourm. Ar voger se zo e Baigori

Iparretarrak zo bet oberiant etre 1973 ha 2003. N’eo ket bet divodet en un doare ofisiel. 6 deus izili IK zo marvet en emgann. Freskennoù all zo er vro da rentañ enor dezho. N’emaint ket avat war savadurioù ofisiel.

An aberztaleed (brogarourien) zo levezon ganto en o bro…Muioc’h eget gwezhall. Sioul meurbet eo ar vro a-fed doareoù stourm, abaoe m’eo bet dilezet an armou gant ETA e 2012.

Ar Prefed a oa e karg eus an departamant just a-raok na errufe an Ao Fetet en doa kaset e miz Even kêrioù Baiona ha Sara dirak al lezvarn kar o devoa anzavet en un divizadeg-kêr ez eo an Euskareg hag ar Gaskoneg Oksitan yezhoù eus an tiriad. Nulet eta an divizadegoù gant lezvarn melestradurel Pau.

Peadra zo d’en em c’houlenn ha n’emañ ar brefeted o c’hwezhañ war glaou-bev ur stourm en deus bet cheñchet stumm, ur stourm padus memes tra…

Hag en ur mod , marteze a-walc’h o deus bet adlakaet keuneud, hep gouzout dezhe, en oaled a zalc’h gant tan emskiant vroadel an euskariz en daou du deus ar Pirineoù.

Kerkent ha gouvezet e oa aet Sliman Mansour d’ar bed all eo krog da vleuniañ kalz deus e oberennoù war ar genrouedad.

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Al livour palestinian brudet, kizeller war-un-dro, a oa ganet e 1947, bloaz a-raok an Nakhba, en ur familh kristen, e Bir Zeit.

Graet en doe studioù war an arzoù-kaer e Jeruzalem. Aet e voe da gelenner e Kreizenn an arzoù pobl Al-Jalil ha goude-se e Ramallah. Krouet en doe meur a framm arzel gant Palestiniz all, ur mirdi ha kevredigezh arzourien ar Palestin. Meur a levr a skrivas ivez diwar-benn dilhad hengounel e vro hag ar broderezh.

E Ramallah e voe berzet unan deus e ziskouezadegoù kar e oa en e daolennoù livioù glas, ruz ha du banniel ar Palestin.

Asambles gant arzourien all e krouas e 1987 ar strollad « Selloù nevez » a roas lañs d’ur skol arzel e servij an Intifada kentañ. 

 

ar familh santel

En e holl oberennoù e vez treuzkaset e garantez evit e bobl hag e vro. Merket eo e labour grafek gant ar relijion kristen hag e skeudennoù mitologel. Alies e ra heklev d’ar familh santel , d’an tec’h betek an Ejipt, da Jezuz Krist ha d’ar verzherien.

Enskrivañ a ra evel-se ur skeudennerezh kristen en danevell arzel broadel Palestinad , levezonet kalz gant hengoun an Islam.

Ur plas ledan a roas d’ar maouezed en e labour, da ziskouez o flas ledan en emsav a-zieubidigezh vroadel e Palestin. D’ar gouerien, d’ar repuidi, d’ar verzherien dianav ha niverus e roas buhez ivez en e livadurioù stank.

Evel-se e roas ur skeudenn all eus stourm ar Palestin, un doare all a zo bet diwar ar mare se da sellet ouzh ar vroad gwallgaset dre un arz a roe traou all da welet eget “Fedayined” armoù ganto. 

Jamal al Mahamil 

 

Jamal al Mahami (douger ar fardelladoù pe kañval ar fardelladoù) eo anv al livadur a reas e vrud dre ar bed holl. Livet e voe e 1975 ha skignet gant ar gomunourien  goude dre o rouedadoù er c’hampou repuidi. Da heul ez eo an OLP ( Aozadur Dieubidigezh ar Palestin ) an aozadur renet gant Yasser Arafat a vrudas kalz al livadur se dre o c’helaouenn. Dre ar skeudenn e tiskouez ez eo ur bobl a-bezh zo gwasket gant pouez an aloubadeg. An den kozh war ar skeudenn pleget dindan gwask pounner Israel a zalc’h da gerzhet awenet gant spered broadel ar “soumoud” hep lakaat Jerusalem da gouezhañ diwar e chouk.

Taolenniñ a reas en un doare splann dre an arz ar “soumoud”. Gant e zoare leun a wirionded , skeudennus, eztaolus da reiñ dellezegezh d’ar bobl gwasket dindan beli ar galloud estren.

Ar « soumoud » zo un termen arabeg a ra anv eus harpusted stroll pobl ar Palestin hag eus he barregezh da badout gant he emgann broadel, war-zu an dieubidigezh en desped d’an harlu, d’ar marv ha d’ar prizon.

Ur sell hollek a c’heller teurel war e labour ramzel , awenet gant tonkad reut e bobl dre amañ.

Ne oa ket perzh eus strollad politikel resis ebet, perzh e oa eus an emsav a zieubidigezh vroadel, tra ken.

Ur brogarour a voe , mestr al livioù hag ar skeud, a roas buhez da dudennoù uvel e bobl a dalc’h penn d’ar marc’homer, ha kement se dre ampartiz e varr-livañ hag e emskiant vroadel.

Mervel a reas Sliman Mansour d’an oad  a 79 vloaz e Jeruzalem d’ar 25 a viz Eost 2026.

 

Maodiernezh ar Yec’hed el Liban he deus embannet nevez zo un toullad sifroù. Abaoe an 8 a viz Here 2023 ez eus bet lazhet 8 915 den gant tagadennoù Israel. En o zouez e oa 1 700 maouez ha bugel. Ouzhpenn 30 543 den zo bet gloazet.

E kreisteiz ar vro ez eus bet 205 kêriadenn bombezennet gant Israel, kalz pe nebeut. Etre 46 ha 54 anezho zo bet distrujet evit ul lodenn, ha 24 all penn-da-benn.

War-dro 90 000 annez zo bet distrujet pe gwallzarbet.

26 skol zo bet distrujet penn-da-benn ha 352 all zo bet damziskaret. 125 000 bugel a oa skoliataet enno.

Ur milion ha daou c’hant mil a dud o deus ranket kuitaat o ziez d’ur mare bennak, da lavaret eo tost da bempvedenn poblañs Liban en he fezh. En o zouez e oa 350 000 bugel.

Kirri-nij ha kanolioù Tsahal o deus bombardet tiriad Liban ouzhpenn 15 000 gwezh abaoe 2023.

Ouzhpenn 16 000 hektar o deus devet e Liban abaoe miz Here 2023 . Ar braz deus ar gwalltanioù zo bet a oa bet plantet gant arme Israel, ul lu drastusoc’h evit an endro eget ar sec’hor ha cheñchamant an hin.

Sifroù na vezont klevet morse er mediaoù gall.

D’ar 17 a viz Gouere en deus an arme sionour distrujet ha diverket ar pezh a chome eus toull-bac’h Khiam, er memes takad. Deuet e oa da vezañ ul lec’h-koun goude ar bloavezh 2000, pa oa bet rediet soudarded Tsahal da guitaat an tamm douar-mañ gant taolioù ar rezistañs.

 

Etre 1985 ha 2000 e oa bet bac’het ha jahinet miliadoù a dud e Khiam gant kenlabourerien Israel, Arme Liban ar Su (ALS). Hep bezañ barnet e c’helle an dud bezañ dalc’het etre mogerioù kriz Khiam. Gwazed, maouezed, met ivez krennarded etre 12 ha 16 vloaz, a oa bet bac’het eno.

Boaz e oant da jahinañ ar brizonidi gant tredan ha da serriñ anezho e kelligoù na oant nemet 1,80 metr hed ha 80 santimetr led.

Ret e oa bet d’ar Groaz-Ruz etrebroadel gortoz betek 1995 a-raok bezañ aotreet da vont da weladenniñ prizoniaded ha prizoniadezed Khiam.

 

Brastres toull-bac’h Khiam

Soha Bechara, ur stourmerez gomunour ha brogarourez, he doa tremenet dek vloaz e Khiam. Jahinet e oa bet dirak he mamm. Kaset e oa bet gant talbenn Jammoul, a vode ar rezistañs vroadel armet, da lazhañ ar jeneral Antoine Lahad, penn kenlabourerien an ALS. Tost da 5 000 den o dije gouzañvet feulster an aloubadeg sionour e karc’harioù Khiam.

Gwelloc’h eo gant Israel klask diverkañ ar roudoù gwadek he deus laosket war douar Liban  ur c’hard kantved zo. Ar prouennoù a chome e Khiam o dije gallet talvezout en un devezh da vare ur prosez.

Hiziv an deiz ez eo dreist-holl Hezbollah hag un dornad stourmerien eus ar Jihad Islamek Palestiniat el Liban a zo war dalbenn ar Su.

E-barzh Saraya al-Muqawama al-Lubnaniya — Brigadennoù Libanat ar Rezistañs — ez eus ivez stourmerien n’ int ket chiit, lakaet dindan atebegezh vilourel Hezbollah. Moarvat eo er framm-se e stourm hiniennoù brogarour eus an tu-kleiz istorel.

Brezel lous ar sionourien zo gwarezet gant mediaoù meur ar C’hornôg impalaerour. Tevel a reont pa vez nijerezioù-brezel Israel o lazhañ Libaniz hag o tismantrañ o bro.