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Divizout e Breizh ! Sed aze a lugan bet choazet gant ar vrogarourien da vont a-stroll d’an dilennadegoù Sened e Departamant Penn-ar-Bed hag e Aodoù-an-Arvor.

Un doare eo da lakaat da vevañ Breizh evel danvez politikel, da c’houlenn ar gwir da verañ hor buhez pemdez evel pobl hon unan. Ne vez ket votet ar bloaz mañ e Liger-Atlantel nag er Morbihan e vit ar Sened. Setu ma vo un digarez brav evit an holl da zont da Naoned d’ar 26 a viz Gwengolo da zibuniñ c’hoazh e straedoù kêrbenn istorel Breizh ha da zegas da soñj o deus ar gwir annezidi al lodenn se deus hor bro da zivizout evel Breizhiz diwar-benn dazont Breizh. 

Un azgoulenn a dalvez evit bro-Naoned met evit Breizh a-bezh kar e ranko ar vretoned lakaat e pleustr o gwir d’en em dermeniñ dre ur referendom deiz-pe-zeiz.

Kement-mañ zo addispleget er video amañ dindan gant Jonathan Guillaume (Kenurzhierezh Demokratel Breizh) ha Tifenn Siret (Unvaniezh Demokratel Breizh). Un atersadenn graet d’ar 7 a viz Gwengolo e Naoned da vare un emvod gouestlet d’ar gwir da zibab e Breizh ha d’an doare da adluskañ koulzadoù e servij frankiz hag unaniezh Breizh.

 

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Une publication partagée par Coordination Démocratique de Bretagne (@coordinationbzh)

 

 

Le rendez-vous se ritualise et les activités se déploient en amont. Dans le Finistère et les Côtes d’Armor les listes “Décider en Bretagne-Divizout e Breizh” pour les sénatoriales ont appelés à soutenir le rassemblement de Nantes. Elles sont soutenues par l’UDB, la Gauche Indépendantiste, et le mouvement de Christian Troadec “Pour la Bretagne”. Les militants du collectif indépendantiste Dispac’h sont de la partie aussi.

Paul Molac ( Député du Morbihan et élu de la Région Bretagne) , Aziliz Gouez Vice-Présidente de la Métropole de Nantes et Conseillère Régionale de Bretagne)

Une réunion publique avec une cinquantaine de participants à eu lieu le 7 septembre dans l’amphithéatre Jacques Demy à Nantes. A la tribune des élus locaux comme Aziliz Gouez adjointe au maire de Nantes et conseillère régionale de Bretagne, Tifenn Siret Porte-Parole de l’UDB élue à Hennebont, Primael Petit élu indépendantiste de gauche à St Herblain mais aussi deux députés Paul Molac du Morbihan et Jean-Claude Raud de la 6eme circonscription de Loire-Atlantique. Mais aussi Margot Medkour figure de la gauche radicale nantaise affiliée aux Verts Populaires et bien sur des adhérents de A la Bretonne et dans la salle des figures de Bretagne Réunie.

 

Margot Medkour (Verts Populaires) et Tifenn Siret (UDB)

Tous et toutes ont rappelés la légitimité de consulter les bretons sur l’évolution institutionnelle de la Bretagne et singulièrement les habitants de Loire-Atlantique. Et l’on sent bien qu’entre la volonté du RN de supprimer les conseils régionaux et les maladresses  et bourdes répétées de LFI sur les écorégions il y a une fenêtre pour rappeler les bretons doivent avoir leur mot à dire sur les questions territoriales. Une autre réunion est prévue à Guingamp le 19 septembre pour faire vivre le débat partout en Bretagne.

Primael Petit
Primael Petit élu à Saint-Herblain et à la Métropole de Nantes, militant de la Gauche Indépendantiste

 

Voici le texte d’appel à la manifestation. Faites le circuler et faites signer votre structure. 

La Coordination démocratique de Bretagne organise, pour la quatrième année, la manifestation pour la réunification et le droit de décider en Bretagne, le samedi 26 septembre 2026 à Nantes.

À quelques mois de l’élection présidentielle, cette manifestation revêt une importance toute particulière. Nous subissons depuis trop longtemps la politique néolibérale d’Emmanuel Macron, qui détruit nos services publics et livre notre territoire aux logiques spéculatives d’un capitalisme toujours plus dérégulé. En tant qu’habitantes et habitants de Loire-Atlantique, nous en subissons même une double peine : aux politiques gouvernementales s’ajoutent celles de la Région Pays de la Loire, qui ne correspondent en rien à nos choix démocratiques et qui est devenue, au fil des mandats, un véritable incubateur de l’extrême droite parlementaire.

Pourtant, à ce jour, aucun des candidat·es déclaré·es à l’élection présidentielle ne s’est exprimé en faveur de la réunification de la Bretagne. La favorite des instituts de sondage, Marine Le Pen, est tout simplement favorable à la suppression de l’échelon régional en tant qu’institution démocratique. Malgré une atomisation des candidatures, aucun représentant du bloc central ne se saisit de la question. Quant à Jean-Luc Mélenchon, s’il est pour l’instant le seul à proposer un redécoupage des régions, son projet ne prend en compte ni le caractère démocratique de notre revendication ni les réalités hydro-écologiques sur lesquelles il est pourtant censé se fonder.

Ces dernières années, tant le Conseil départemental de Loire-Atlantique que le Conseil régional de Bretagne ont adopté des vœux en faveur de la réunification ou de l’organisation, par l’État, d’une consultation citoyenne. Le Conseil régional de Bretagne n’a pas non plus attendu Jean-Luc Mélenchon pour réclamer une autonomie renforcée, notamment en demandant un renforcement de ses compétences en matière de gestion de l’eau et en s’engageant vers un partage de la compétence santé. L’État central fait la sourde oreille.

La Bretagne réunifiée est soutenue depuis de nombreuses années par de larges secteurs de la population. Cette aspiration s’est notamment exprimée à travers une pétition ayant recueilli plus de 10 % du corps électoral, mais aussi par des consultations citoyennes auto-organisées. La Bretagne réunifiée constitue un espace civique, démocratique et politique cohérent, capable de reconstruire la démocratie sur des bases locales, en permettant l’élaboration de politiques publiques adaptées à notre territoire et de mener des politiques publiques favorables à la majorité sociale.

Les Bretonnes et les Bretons, de Brest à Clisson, ont le droit de librement se déterminer pour un autre modèle territorial, social, culturel, linguistique et environnemental, comme tous les peuples qui subissent le centralisme français, facteur d’inégalités flagrantes.

Nous avons le droit de décider en Bretagne. Nous avons besoin d’une Bretagne réunifiée pour faire gagner un projet de société fondé sur la justice sociale, la transformation écologique et les solidarités. Si de nombreux parlementaires de Bretagne (Loire-Atlantique incluse) se prononcent pour l’autonomie de la Corse, leurs formations respectives considèrent-elles que les Bretonnes et les Bretons n’ont pas de légitimité à demander l’unité de la Bretagne et davantage de souveraineté décisionnelle ?

Rejoignez-nous dans cette lutte.
Rejoignez-nous le 26 septembre à 15 h, place Bretagne à Nantes !

La Coordination Démocratique de Bretagne soutenue par Dispac’h, UDB, War-Sav Gauche Indépendantiste, Pour la Bretagne….

https://www.facebook.com/Coordination.Democratique.BZH

https://www.instagram.com/coordinationbzh

https://x.com/CoordinationBZH

 

https://www.tiktok.com/@coordination.bzh/video/7685443937489718560

Gouez d’ur sontadeg bet aozet gant Yes Cymru e c’hellfe 32 % eus voterien ar vro mouezhiañ evit an dizalc’hiezh. Tost da un den diwar tri neuze.

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Pa seller a-dost ouzh ar rummadoù oad eo splannoc’h c’hoazh ar c’hresk :
Evit ar voterien etre 18 vloaz ha 24 bloaz, 59 % anezho a lavarfe ya d’an dizalc’hiezh ma vefe dalc’het ur referendom.
Etre 25 ha 34 bloaz an dregantad zo par da 54 % ha 57 % evit ar re etre 35 ha 44 bloaz.
Ar rummadoù koshañ zo stagoc’h ouzh peurrest ar Rouantelezh-Unanet.
1023 den a oa bet aterset evit ar sontadeg e miz Eost. Dañvez preder evit dazont koulzadoù Yes Cymru neuze, ur vanifestadeg a vo dalc’het e Aberystwyth d’ar 26 a viz Gwengolo da c’houlenn ma vo dalc’het ur referendom diwar-benn an dizalc’hiezh e Kembre.

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D’al Lun 14 a viz Gwengolo e Caerdydd  maodierned Kembre, Skos ha Norzh-Iwerzhon a sino ur c’hendiskleriadur evit ma vo asantet reiñ an aotre da zerc’hel referendomoù e pep broad.

E anv Plaid Cymru e vo Rhun ap Iorwerth, evit SNP e vo John Swinney  ha besprezidantez Sinn Féin Michelle O’Neill ac’h emgavo asambles da c’houlenn doujañs d’ar gwir d’en em dermeniñ en teir broad kelt meneget. En Iwerzhon e vefe ar goulenn kentoc’h diwar-benn unaniezh an enezenn, evel ma oa bet skrivet du war wenn e Emglev ar Gwener Mat e 1998. Evit poent e ra Andy Burnham, maodiern Breizh-Veur, skouarn vouzar da c’houlennoù ar pobloù a c’hellfe kimiadiñ diouzh galloud Londrez.

An Diada, devezh broadel Katalonia, a vez dalc’het d’an 11 a viz Gwengolo. Aozet e vez e koun difennourien Barcelona, lazhet o tifenn kêrbenn ar vro e 1714 a-enep soudarded Roue Bro-Spagn. Un devezh vak an hini eo er Generalitat.

Lidoù, predoù, ambrougadennoù liesseurt a vez aozet gant an holl vrogarourien. Talvoudus eo evit priziañ chal-dichal an nerzhioù broadelour hag o barregezh da lakaat o deiziataer broadel e-kreiz ar jeu politikel.

Ar frammoù brogarour brasañ : ANC hag Omnium, bet aozet ganto ar referendom dalc’het e 2017 a-zivout an dizalc’hiezh, o defe bodet ar bloaz-mañ 100 000 den en darvoud pennañ e manif Barcelona. Muioc’h eget warlene eta pa oa deuet tro 80 0000 da lavarout ne oa ket echu emgann pobl Katalonia evit an dizalc’hiezh. Ma ouzhpenner an darvoudoù bet dalc’het d’an derc’hent e Girona hag all e erruer da 130 000 den o defe kemeret perzh en Diada en ur mod pe un all.

 

 

An tu-kleiz dizalc’hour strollet evit an dilennadoù dindan logo ar c’hCUP Candidatura d’Unitat Popular en defe strollet 8 000 den e Barcelona en abadenn bennañ aozet ganto. Diouzh ar beure e oa deuet miliadoù a dud er straed carrer Ferran e-lec’h ma oa bet lazhet ur paotr yaouank anvet Gustau Muñoz, d’an oad a 16 vloaz e 1978 gant polis Madrid da zevezh an Diada. Bep bloaz e teu e familh ha tud yaouank ar strollad Arran da rentañ enor dezhañ ha da c’houlenn justis, kar n’eo ket morse barnet ar poliser en devoa tennet d’an devezh se. Ar bloaz mañ avat , derc’hent an Diadà en deus roet da c’houzout gouarnamant Madrid, hini ar maodiern kentañ sokialour Pedro Sanchez, e vefe digollet ar familh gant ur sammad a 250 000 euro. Un doare eo da anzav kirrigiezh ar stad e muntr ar c’homunour yaouank.

 

Er straed carrer de Ferran e lec’h ma voe bet lazhet Gustau Munoz e 1978. Unan eus e gamaladed asambles gant tud yaouank Arràn o rentañ enor dezhañ Poltred @Directa.cat.

Ur strollad faskour katalan, estrengasourien Aliança Catalana, en doa klasket d’an 10 a viz Gwengolo mont da lakaat bleunioù war bez stroll difennourien 1714, el lec’h ma echu an dibunadegoù broadelour e lidoù an Diadà war ar blasenn Fossar de les Moreres. Ranket o doa kuitaat al lec’h gwarezet gant ar polis kar e oant kelc’hiet a bep tu gant stourmerien enepfaskour deuet a viliadoù da skarzhañ anezho.

An deiz goude ez eo ar strolladig nazi spagnol Nucleo Nacional gant 70 den zo bet chaseet gant tud yaouank an tu-kleiz radikal. Emgannoù zo bet gant ar polis da heul. 18 den a vije bet tapet ha kaset d’ar c’homiserdi.

Un Diada gant muioc’h a berzhidi, hag a ziskouez nerzh padus ar vrogarourien, met un devezh a ra heklev da zevezhioù teñvaloc’h diktatouriezh Franco. Bonreizh 1978 lakaet e plas goude e varv, a roas ar statud a emrenerezh zo e plas e Katalonia betek bremañ. Tro 8 000 000 a dud zo o chom e Katalonia hiziv. N’eus nemet un 20 % anezho a oa en oad da vouezhiañ da vare ar referendom diwar-benn an emrenerezh e 1978…..

 

Laiao Canigo Mouezh Aotreet Arran , re yaouank an tu-kleiz dizalc’hour Poltred @cup

E Penn-ar-Bed evel en Aodoù-an-Arvor emañ ar vrogarourien skoaz-ouzh-skoaz evit kinnig listennadoù d’an dilennerien veur ha difenn war-un-dro ur galloud politikel e Breizh.

Amañ dindan e adkopiomp skrid brezhonek al listennad savet e Aodoù-an-Arvor. Diwar ar 5 den , 3 anezho a oar brezhoneg. 1 758 den a c’hell mouezhiañ evit dilennadeg ar Sened en departamant-mañ. An holl anezho neuze a zegemero dafar kabaliñ divyezhek.

Harpet eo al listennadoù brogarour gant Unvaniezh Demokratel Breizh, Dizalc’hourien War-Sav, Breizh War-Raok.

an dafar kabaliñ skignet d’an dilennerien veur

 

Kinnig a reomp deoc’h dibab hol listennad evit kas ur gemennadenn splann.

 

Ur gemennadenn a-enep an troc’hoù e dispignoù ar strollegezhioù lec’hel, divizet gant ar Stad-kreiz, evit paeañ un dle ha n’eo ket ar strollegezhioù kiriek anezhañ.

 

Ur gemennadenn evit ma vo savet ur gwir c’halloud politikel e Breizh : ur statud a emrenerezh, diazezet war un darn eus ar galloud-lezenniñ, eus ar galloud-reoliañ hag eus an delladurezh, evel ma vez graet e meur a vro eus Europa.

Dilennet er Sened e strivimp evit treuzfurmiñ ar vuhez politikel ha degas ur galloud gwirion tostoc’h ouzh an dachenn.

Yec’hed

Kinnig a reomp erlec’hiañ Ajañs rannvroel ar yec’hed, un ajañs-Stad anezhi, dibal ha dibriorelezh, gant un Ensavadur publik rannvroel evit ar yec’hed. Sturiet e vo gant dilennidi lec’hel, asambles gant dileuridi eus pleustrerien ar servij hag an dud a-vicher. Lakaet e vo da briorelezhioù dezhañ mirout ha diorren ar servijoù-yec’hed a-dost, ha digeriñ en-dro servijoù-ospital serret er bloavezhioù tremenet.

 

Lojañ

Ur wech dilennet er Sened e kinnigimp diluziañ stignadoù-sterniañ marc’had al lojañ hag ar font, evit o astenn d’an holl diriadoù o defe ezhomm anezho. Kresk an taos-annezañ war an eil-tiez pe war al lojiri vak, endalc’h annez pennañ, sterniañ live ar feurmoù… Dleout a rafe an dilennidi bezañ gouest d’o implijout. Kinnig a reomp ivez arnodiñ  doareoù-reoliañ a gaver e broioù all en Europa endeo.

Sevenadur ha deskadurezh

Fellout a ra deomp implijout an digresk-demografek evit ma vo graet gwelloc’h war-dro ar vugale er skol, gant nebeutoc’h a vugale dre zen gour, kentoc’h eget evit serriñ klasoù. Harpañ a raimp da vat diorren ar c’helenn divyezhek ha dre soubidigezh brezhoneg-galleg, ha kinnig a reomp kemm ar Vonreizh evit ma ne vo ket ur skoilh ken war an dachenn-se. Ar budjedoù publik sevenadurel, berniet en Enez-Frañs betek re, a fell deomp o ingalañ gwelloc’h, da reiñ an dorn d’an oberourien er vro, ha pa labourfent e galleg, e brezhoneg pe e gallaoueg.

Treuzdougen

Stag omp ouzh diorren an treuzdougen a-stroll en Aodoù-an-Arvor, da skouer evit digeriñ al linenn Sant-Brieg-Loudieg en-dro. Aze ivez e fell deomp ma vo ingalet gwelloc’h an dispignoù foran etre Enez-Frañs hag an tiriadoù all. 

Arc’hantaouiñ ha demokratelezh

Dav eo ober un DHM eeunoc’h ha reishoc’h, tostaat eus an ingalded en euroioù dre annezad. Kinnig a raimp ivez distreiñ war aozadur an etrekumunelezhioù bras hor boa savet dre redi, ha cheñch an aozadur-se e kement lec’h ma ne vo ket laouen an dilennidi lec’hel hag ar geodedourien gantañ.

 

 

hag en tu-all !

 

 

Endro

Difenn a reomp un diorren primoc’h eus an energiezhioù-nevezadus hag eus an espern-energiezh, hag ur moned aesoc’h d’ar skoazelloù evit reneveziñ ar savadurioù. Dav e vo degas ur skoazell-arc’hant d’ar c’humunioù a vir douaroù-labour pe naturel, rak sikour a reont kalz da wareziñ an dour, an hin, an emrenerezh war ar bevañs hag ar vevliesseurted.

 

Labour-douar

Ganeomp, lezenn Duplomb ebet ! Mouezhiañ a raimp atav evit ul labour-douar peizant, a c’hopr mat ar broduerien, hag evit un dasparzh ingaloc’h eus ar skoazelloù europat etre al labourerien. Difenn a reomp ur moned reizh evit an holl d’an douar ha d’an dour, gwareziñ an douaroù-labour, hag ar gwir evit Breizh da gemer perzh er marc’hatadennoù europat pe etrevroadel diwar-benn al labour-douar.

 

Hol listennad :

 

1. Danvez-senedour : Nil Caouissin, 35 bloaz, Kawan, kuzulier-rannvro Breizh, kelenner divyezhek war an istor-geografiezh en ur skolaj publik.

 

2. Danvez-senedourez : Christèle Daisey-Mogère, 57 vloaz, Plouha, bet kuzulierez-kêr, skoazellerez er gêr, stourmerez-sindikat.

 

3. Danvez-senedour  : Fabris Tréhorel, 50 vloaz, maer Korle-Uhel, kuzulier-kumuniezh e Kumuniezh Loudieg, merour un embregerezh-kevelouriñ war al labour-douar biologel.

 

4. Erlec’hierez : Nolwenn Morvan, 40 vloaz, kuzulierez-kêr e Koatreven, ijinourez war ar stlenneg.

 

5. Erlec’hier : Gael Roblin, 53 bloaz, kuzulier-kêr Gwengamp, gwazour tiriadel.

Gwir eo e tap ar brezhoneg e blas e kehentiñ kluboù mell-droad Breizh abaoe un nebeud bloavezhioù.

Soñjomp er boaz tapet gant Sportva Roazhon da ganañ ar « bVro-gozh », e Klub An Oriant a ra alies gant ar brezhoneg ivez war ar rouedadoù niverel ha dre ar c’han ivez. Arabat eo disoñjal Klub Rugby Gwened a ra gant rochedoù skrivet warno «Me zo ganet e -kreiz ar mor» ha «hep brezhoneg Breizh ebet ».

A-viskoazh eo bet tomm suporterien ha renerien klub mil vrudet Barcelona FC ouzh ar c’hatalaneg. Emañ ar c’hlub oc’h adlakaat yezh ar vro e-kreiz e zoare da gehentiñ gant ur c’houlzad nevez anvet « Parla blaugrana, parla català ». Da lavaret eo : «Komz glas-ruz vouk, komz Katalaneg ». Ruz vouk pe granat zo an doare liv ruz a gaver e-kichen al liv glas e arouezioù ar c’hlub.

Pal ar c’houlzad aozet gant ar c’hlub zo da skignañ, gwareziñ, broudañ implij ar yezh.

En un doare pleustrek eo bet roet lañs d’ar c’houlzad gant ur rummad videoioù war ar rouedadoù sokial. Klevet ha gwelet e vez e c’hoarierien ha c’hoarierezed FC Barcelona oc’h ober gant ar yezh, o tisplegañ o darempred ganti. Dreist-holl ar re zo bet tremenet e kreizenn stummañ ar c’hleub ha genidik deus ar vro, met ivez ar re zo o tont eus lec’h all hag a ra ar striv da berc’hennañ, kalz pe nebeud, yezh ar vro.

Unan eus ar c’hoarierien vrudetañ eus ar mare er stad-Spagn a-bezh, Fermin Lopez, ganet e Andalouzia a lavar : « pouezus-meurbet eo azasaat ouzh ar sevenadur katalan ha soñjal a ra din e rankfe kement hini o tegouezhout er vro ober ar striv da gaozeal ha da zeskiñ ar yezh ».

Kika Nazareth, perzh deus skipailh ar merc’hed hag a orin deus Portugal a zispleg pegen pouezus eo bet dezhi ar c’’hatalaneg evit ebarzhiñ muioc’h er gevredigezh lec’hel.

https://www.youtube.com/watch?v=tMnM0DkIwz8

 

Ha klevet ho peus ur c’hoarier e Breizh o lavar kement all ?

Peseurt klub bras e Breizh gant ur greizenn stummañ en deus soñjet plantañ un nebeud eurioù kelenn ar brezhoneg e programm e akademiezh ?

 

 

 

 

Ar murlivadur bet dispaket e miz Eost e Itsasu war ur savadur kumunel a vo diverket eme an Ao Maer, Mizel Hiribaren. Ar Prefed a oa bet e kounnar kar war ar voger livet e oa bet treset dremm ur stourmer brogarour Txomin Olhagaray lazhet evel e gamalad Ramuntxo Ruiz e-keit ma oant o plantañ ur vombezenn e 1980. Ar prefed en doa roet da c’houzout dre ar c’helaouennoù e kasfe ul lizher erbediñ ofisiel, da heul e oa bet digoret un enklask gant ar prokulor kar e vije bet graet “meulidigezh d’ar sponterezh” gant barroù-livañ er gumun euskarat a gaver el lodenn deus bro ar vasked  zo dindan beli pell Pariz.

Goude bezañ komzet gant breutaer ar gumun en deus divizet ar Maer da ziverkañ dremm ar « gudari » (emganner). Displegañ a ra « Dre ar raktres livadur e felle da dud yaouank ar barrez ha d’an dilennidi, un hanter kantved goude e varv trumm, saludiñ da gentañ tout engouestl Txomin Olhagaray da zifenn dazont hon douar, hor yezh hag hor bro Euskal ». Un doare dellezek ha sonn da zerc’hel penn evel ma c’hell da lakez ar Stad-C’hall.

Ar gevredigezh Goooxoan lusket gant tud yaouank ar gumun, bet perzh deus ar raktres livadur, a ro da c’houzout e talc’ho en ur mod pe un all. Emaint e soñj aozañ ur vanif da enebiñ ouzh diverkadur o istor broadel.

Txomin ar peizant yaouank deus Itsasu marvet asambles gant Ramuntxo Arruiz ar micherour deus Baigorri evit frankiz o bro pa oant oc’h ober labour kuzh evit Ippareretarak na vefont ket ankouaet.

 

Moger sal liesimplij Itsasu

Prim eo bet an aozadur anvet «All Under One Banner–An holl dindan ur banniel» oc’h adkavout ar boaz da vont er straedoù evit goulenn ar gwir da vouezhiañ diwar-benn dizalc’hiezh Skos.

Ne fell ket da c’houarnamant Londrez e vefe aozet ur referendom nevez, daoust m’en deus gouarnamant lec’hel Skos embannet fraezh e oa e soñj d’en ober. Emañ broadelourien SNP (Strollad Broadel Skos) o ren ar vro.

D’ar Sadorn 5 a viz Gwengolo e oa deuet miliadoù a dud da zibuniñ e straedoù Dùn Èideann–Edinburgh, da respont da c’halv AUOB. Pell emañ ar sifroù meneget er c’helaouennoù–etre 3 000 ha 5 000 hervez an traoù–diouzh an engroeziad a oa bet bodet gant ar memes framm e 2019 e Glaschu–Glasgow : 35 000 den hervez ar polis ha 90 000 hervez an aozerien.

N’eo ket dister koulskoude, pa soñjer emeur e penn-kentañ ur c’helc’hiad politikel nevez, digoret gant raklezenn gouarnamant Skos evit aozañ ur referendom all.

Ret eo kemer e kont ivez ez eus lod eus an dizalc’hourien a gav gwelloc’h en em vodañ en ur framm all anvet «Believe in Scotland–Krediñ e Bro-Skos». Tost eo ar framm-se ouzh ar Re C’hlas hag an SNP, hag ouzh pennoù bras zo eus an embregerezhioù meur, evel ar c’hlub embregerien Business for Scotland.

Ur framm all, Radical Independence Campaign, lusket gant an tu-kleiz radikal, a chom bev ivez, met hep follenn-hent ebet evit ar mare.

Kreñvoc’h eo ar vroadelourien er boestoù-votiñ hiziv an deiz eget ma oant e 2012, met gwanoc’h e seblantont bezañ er straedoù. Sed aze an dislavar politikel a ranko an dizalc’hourien dont a-benn da zirouestlañ ma fell dezho lakaat da dalvezout, ur wech ouzhpenn, gwir pobl Skos d’en em dermeniñ.

 

D’ar Sul 8 a viz Gwengolo e oa galvet voterien ar Sasks-Anhalt da vouezhiañ da zivizout piv a gemero penn ar gouarnamant « rannvroel » el « land » se. 1,7 milion a dud a oa pedet da gemer perzh en dilennadeg.

E Saks-Anhalt, ul Land  a zo lec’hiet en ul lodenn deus ar pezh a oa Alamagn ar Reter gwechall, en deus ar  strollad AFD enep an divroañ, ha kentoc’h a-du gant Rusia ha Trump, tapet 44,5 % eus  ar mouezhioù, hervez rakpriziadurioù ar media publik ARD, da lavaret eo  26 poent muioc’h eget ar virourien (CDU) a oa e penn an takad betek bremañ hag abaoe 2002. Tro-dro da 8,5 pe 9 % emañ ar  sokial-demokrated (SPD), an tu-kleiz Die Linke hag ar Re C’hlas. Mankout a ra ur gador pe ziv d’an AFD evit bezañ gouest da ren ar vro gant ar muiañ-niver. Setu ma ranko marc’hata gant ar strolladoù all da sevel ur gouarnamant. D’ar mare ma skrivomp ne ouzer ket c’hoazh hag e tremeno ar strollad BSW en tu-all da 5 % evit gellet mont e-barzh kuzul ar Saks-Anhalt ha marteze a-walc’h sevel un talbenn gouarnamant asambles gant an AFD. Ar strollad se renet gant Sarah Wagenknecht ha deuet diwar un disrann eus Die Linke war an dachenn vroadel en deus roet da c’houzout e vefe kontant en em glevout gant an AFD da lakaat un termen da ren padus ar CDU.

 

an disc’hoù hervez ar chadenn skinwel ZDF. Gellet a reont cheñch c’hoazh.

Ankeniet eo an holl kar e embann digemplez an AFD bezañ gant ar c’hoant da « advroañ » an estrañjourien. War dachenn ar skol e fell d’ar strollad AFD diorren an deskadurezh er gêr ha  lakaat un termen diouzhtu da enbarzhiñ ar vugale nammet er c’hlasoù ordinal ha da greñvaat ar skolioù arbennik. 
 Fellout a ra d’an AFD lakaat bugale ar c’houlennerien bod hag ar repuidi e klasoù ispisial dispartiet, gant ur programm deskadurezh diazezet war reizhiad-skol o bro orin kentoc’h eget war o enframmañ padus en Alamagn. 

Evel-just e fell dezho ivez reiñ ton d’ar santimant broadelour alaman ha kanañ meuleudioù d’an impalaerezh Prusian e program ar skolioù. Evel ma fell dezho e vefe lakaet un termen d’ar politikerezhioù a lakafe hervezo an Alamanted d’en em santout kablus eus ar renad Nazi.

War dachenn ar yalc’hadoù e c’hellfent lemel ar skoaziadoù rannvroel roet d’an aozadurioù a stourm a-enep ar ouennelouriezh hag an tu-dehou pellañ koulz ha d’ar d’ar c’hevredigezhioù benelour pe LGBT.

Harzoù lezennel a viro moarvat ouzh an AFD da lakaat e pleustr kement tra o defe c’hoant. Bonreizh an Alamagn a ro ar galloud d’ar gouarnamantoù lec’hel da c’houlenn kemmoù er skridou diazez pe kinnig lezennoù kar e kasont dileuridi er Bundesrat, ar Sened.

N’eo ket echu ar prantad marc’hata a vo etre ar strolladoù evit gouzout piv a asanto kemer perzh en ur gouarnamant lec’hel lusket gant an AFD.

Logo istorel ar strolladoù enepfaskour en Alamagn
Logo istorel ar strolladoù enepfaskour en Alamagn

E lec’h all ivez

El lec’hioù an Alamagn e tap tachenn ivez ar mennozhioù faskour. E Brandenburg ez eus bet kemmet al lezenn war ar skolioù evit berzañ an arouezioù ha dafar propaganda an aozadurioù lakaet da «  enepbonreizhel ». Hervez ministrerezh an Deskadurezh e c’hellfe an  diviz-se tennañ dreist-holl d’an arouezioù Antifa, ar Rote Hilfe (Skoazell Ruz), an  DKP (Strollad Komunour Alamagn)  hag an MLPD (Strollad Marksour Leninour an Alamagn) , koulz ha d’ar falz hag ar morzhol ha, marteze, d’an « A  » anarkour.

Stourmerien ha Stourmerezed der Vereinigung der Verfolgten des Naziregimes 

Melestradurezh an tailhoù e Berlin he deus digoret un argerzh gwiriañ dreistordinal a-enep ar VVN-BdA (Kevredigezh an dud bet heskinet gant ar  renad nazi), aozadur enepfaskour koshañ Alamagn. Hervezi e vefe « un  obererezh politikel diaotreet » kemer perzh gant ar gevredigezh e  luskadoù a-enep an AFD.

Votet e vo d’an 20 a viz Gwengolo e Berlin koulz hag e Mecklenburg-Pomerania ar C’hornaoueg evit o farlamantoù lec’hel ivez, al Land se a c’hellfe bezañ ivez un dachenn arnodiñ evit an AFD da vuzuliañ ha kreskiñ a ra ken uhel e pep korn ar vro.

 

 

 
 
 
 
 
 

Le texte qui suit est une contribution écrite par Eric Bainvel, militant de longue date de la Gauche Indépendantiste, ex élu municipal à St Herblain , syndicaliste impliqué dans l’enseignement bilingue en pays Nantais. L’annonce faite par LFI sur les Eco-Régions , quand bien même nous la critiquons, permet de mettre le sujet de l’unité de la Bretagne sur la table dans le cadre des débats politiques liés à la présidentielle.

 

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Cette position sur les Eco-Regions de LFI a suscité en Bretagne d’autres réactions critiques. Citons entre autres , en plus de celle de Jonathan Guillaume de la Coordination Démocratique de Bretagne ,  celle de des Géographes de Bretagne sur le  site Geobreizh et celle du collectif indépendantiste Dispac’h .   Sans oublier celle Mickael Bodlore Penlae su site GeoBreizh. A l’intérieur même des rangs de LFI en Bretagne elle jette aussi un certain trouble. Ainsi les élus LFI de Loire-Atlantique ont renoncés à participer au débat de la Coordination Démocratique de Bretagne du lundi 7 septembre à Nantes alors qu’ils y étaient conviés.

Bretagne info.

Les contradictions de la France Insoumise sur les “Ecorégions”

Par Eric Bainvel militant de la Gauche Indépendantiste

Le 2 juillet dernier, Jean-Luc Mélenchon présentait la proposition de la France Insoumise, les écorégions.

Ces écorégions remplaceraient les régions actuelles et seraient organisées autour des bassins versants, avec des compétences fortes quant à la transition écologique et d’adaptation au changement climatique dans le cadre d’une « République écologique ».

On doit reconnaître que au sein des grandes formations politique françaises classées à gauche, la FI et le parti les Ecologistes, sont les seuls à s’emparer réellement des questions écologiques et climatiques en les mettant en avant et à faire des propositions qui ne soient pas des mesures cosmétiques.

Aussi cette proposition de la création d’écorégions apparaît en premier lieu comme une rupture avec la pensée d’aménagement fondée uniquement sur la course à la croissance, puisqu’elle se veut « faire face à la crise écologique globale ». Mais qu’en est-il réellement ?

 

Eric Bainvel en 2023 dans une manif à Nantes pour l’unité de la Bretagne

Ce concept d’écologie politique a commencé à être théorisé à la fin des années 1960 / début 1970 aux Etats-Unis, dans le bouillonnement politique de la contre-culture californienne. Ses principaux penseurs états-uniens sont Peter Berg,  Raymond Dasmann et Kirckpatrick Sale.

L’affirmation de réorganisation par bassin versant et la carte qui l’accompagne sont complètement en contradiction avec ce qui est écrit dans le programme de la FI pour les élections de 2027, puisqu’il y est écrit qu’il sera « Organiser le débat démocratique et le processus de planification à l’échelle du pays à travers la participation de tou·tes les citoyen·nes dès l’élaboration du plan par l’organisation de débats publics pouvant déboucher sur des Référendums d’initiative citoyenne (RIC), afin d’aboutir à un projet considéré comme réaliste et légitime par la population. » Quel débat démocratique pourrait avoir lieu si tout est déjà décidé par l’État central ?

 

Contradiction aussi au sujet des RIC, lorsque J-L Mélenchon le 14 juillet en meeting à Paimpont affirme qu’il ne veut pas de réunification, alors que plus de 105 000 électrices et électeurs de Loire-Atlantique, soit plus de 10 % du corps électoral départemental, ont signé une pétition, normalement prévue par la loi, pour demander une consultation sur la réunification. Et que les déput.é.e.s Insoumis.e.s de Loire-Atlantique, Ségolène Amiot et Andy Kerbrat, ont iels-mêmes cosigné en 2023 la proposition de loi de Paul Molac relative à la consultation des habitants d’un département sur le choix de leur région d’appartenance. Mais qu’en est-il aujourd’hui de leur part depuis les déclaration de leur leader ?

Comment s’étonner alors des déclarations totalement confuses et truffées d’inexactitudes géographiques, pour ne pas dire d’une nullité crasse, de Cécile Beaudouin, tête de liste de la FI aux élections municipales de Brest en 2027 et élue au Conseil Municipal, au micro de radio Breizh le 19 août dernier, tentant de justifier l’injustifiable pour une citoyenne élue en Bretagne.

Celle-ci affirme que « le pays nantais est lié à la Loire, ce qui n’est pas le cas pour le pays rennais et le pays vannetais. Ceux-ci sont liés à la Vilaine, la Rance, l’Elorn, l’Aulne… Pour l’eau et les rivière, la Bretagne est un pays un peu différent (sic) ». La réalité géographique et hydrographique qu’elle décrit est profondément fausse et uniquement motivée pour essayer de justifier leur projet.

Comme le signalait Jonathan Guillaume dans un texte publié le 16 juillet dernier sur ce même site, « en Bretagne, Jean-Luc Mélenchon refuse de discuter de la réunification alors même que près de 45 % du réseau hydrographique de la Loire-Atlantique ne relève pas du bassin versant de la Loire, tandis que les enjeux environnementaux de l’estuaire dépendent directement des politiques maritimes de la péninsule bretonne. » De même les géographes de Bretagne rappellent ce qu’est la réalité de la géographique physique en Bretagne en terme hydrographique : « Car en Bretagne, péninsule s’avançant dans l’océan, ce qui prime d’abord en matière hydrologique, c’est d’abord l’état de la mer, directement dépendant de nos actions à terre, impacté par de nombreuses pollutions et impliquant de gérer la ressource en eau , de la mer en remontant vers la source. Et retenir cette option proposée, ne résoudrait pas tout le problème. Car la Bretagne est un territoire complexe sur le plan hydrographique, n’offrant guère de réserves hydriques dans ses sols granitiques. Ici, 80% de pluies tombées rejoignent en moins de 3 jours la mer. Ici, peu de grands fleuves, hormis la Loire qui l’effleure mais impacte profondément son littoral sud. Le réseau hydrographique breton se distingue par l’existence de 4 autres systèmes bien distincts avec leurs caractéristiques propres selon les secteurs géographiques. L’essentiel de la ressource en eau provient de la zone centrale plus élevée (Monts d’Arrée et Montagne Noire) pour ensuite s’écouler à la mer dans des bassins bien différents de nature. La côte Nord-Ouest se caractérise par de petits fleuves côtiers rapides aux bassins limités qui coïncident à peu de chose près aux Pays, aux Communautés d’agglomération et aux nombreux Schémas de cohérence (SCoTs) des villes ports s’égrenant sur la côte. Ici la notion d’éco région peut prendre tout son sens, localement, mais son origine est tout autant historique que physique. Mais pour le reste du territoire, c’est moins le cas. Au Nord-Est, cette belle cohérence s’estompe, les fleuves côtiers en provenance des rebords nord du synclinorium médian s’avèrent moins nombreux, plus courts et plus lents, irriguant des bassins plus disparates et moins en adéquation avec l’organisation humaine sauf dans le cas de la Rance. Sur la côte Sud, le problème est plus complexe encore car les fleuves côtiers (Aulne, Elorn, Scorff et Ellé, Blavet) ont un parcours plus long, couvrant des bassins étendus n’offrant pas la même cohérence d’organisation humaine et surtout alimentant la plaine côtière littorale très densément peuplée (1/3 de la population bretonne y réside). Celle-ci devient alors plus complexe, couvrant plusieurs Pays. Quant au grand bassin de la Vilaine, le seul sédimentaire, il dépend pour son approvisionnement des reliefs du Mené et de ceux situés aux confins de la Mayenne. »

Le 1/4 Nord de la Loire-Atlantique en fait parti. Ainsi qu’une petite partie du Maine et Loire. « C’est le seul à posséder des réserves aquifères mais il doit supporter actuellement le poids de la métropole rennaise qui les pompe. Quant à la portion de la Loire irriguant de sud de la Bretagne, elle n’est en fait que l’estuaire d’un fleuve qui, après un long cours à travers le centre du pays s’englue dans ses sables et un lit majeur très large, s’évanouit en grand partie en arrivant en Bretagne, Son cours en aval de St Florent le Vieil n’est en fait qu’un estuaire soumis à la marée mais qui rejette les pollutions du grand bassin de la Loire. Aussi cette agence de gestion hydrographique Loire-Bretagne n’a guère de pertinence dans la gestion des eaux bretonnes, hormis sur la question des eaux maritimes bordières du littoral sud, fortement impactées par les rejets de ce fleuve. »

Si Mélenchon veut donc aller au bout de son raisonnement et suivre les bassins versants,  il faudrait donc modifier aussi les frontières départementales, voir les supprimer pour être en cohérence avec son projet. Mais peu de chance car le département, création technocratique de la révolution française, est un totem « républicain » pour lui. Il pourrait aller plus loin aussi pour être totalement logique, en rattachant l’Alsace au Bade-Wurtemberg puisqu’iels dépendent du bassin versant du Rhin. Mais aussi de réunifier le Pays Basque Nord avec le sud en raison du bassin versant de la Bidassoa.

Mais la réalité a peu d’importance dans la proposition des écorégions faite par la FI. Le but n’est pas la réalité et la vérité mais l’imposition d’une réalité alternative répondant aux fantasmes idéologiques nationalistes non ethnicistes et impérialistes français de gauche, dont J-L Mélenchon en bon disciple lambertiste inscrit sa pensée.

 

Dans la suite de l’interview, le journaliste lui fait remarquer l’importance de la culture, de l’histoire etc… pour les régions et pays et d’autant plus en terme écologique, et qu’avec cette carte ces points sont supprimés, elle répond : « je ne pense pas que c’est une bonne chose de lier le pays nantais avec la Bretagne (resic) car le pays nantais va aspirer les gens et les activités économiques. Ce sera fini pour le pays rennais, ce ne sera pas super pour le Finistère car nous sommes plus loin de Nantes que de Rennes. » Faut-il rappeler à Cécile Baudoin que Rennes est beaucoup plus près de Nantes que de Brest et que les distances entre Brest et Rennes et Brest et Nantes sont très proches. Si elles sont compliquées en terme de déplacement ferroviaire c’est uniquement en raison de choix politiques visant à favoriser le transport routier, au système centraliste français tourné vers Paris au détriment des territoires et de leurs populations, et de la volonté de détacher la Loire-Atlantique de la Bretagne afin de poursuivre l’oeuvre lancée par Pétain Darlan Laval à laquelle la FI semble aussi s’atteler. D’ailleurs les limites géographiques de la région proposée par la FI englobant la Loire-Atlantique correspond à celle créée par Vichy en 1941. Serait-ce en souvenir de François Mitterrand, dont J-L Mélenchon est un fervent admirateur, et de son passé collaborationniste vichyste ?

Quand au fait que « le pays nantais va aspirer les gens et les activités économiques » et que « ce sera fini pour le pays rennais », on tombe dans la méconnaissance, voulue ou non, des réalités. D’une part l’influence de l’économie du pays nantais, rattachement ou non, sur le reste de la Bretagne n’est pas récente. Elle date du moyen-âge, époque où le siège du pouvoir était Nantes. D’autre part Rennes n’est pas aspiré par Nantes et ne le sera pas.

La question en Bretagne ne se joue pas là, mais dans la fracture Est-Ouest, que la Délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale (DATAR) définissait en 1992 : « Tout ce qui est à l’ouest de la ligne Rennes/Nantes/-Saint-Nazaire est un finistère, c’est à dire un territoire sans intérêt économique ». Et c’est ce territoire, dans le cadre de la politique de métropolisation et de concurrence territoriale, qui aspire depuis 40 ans les gens et les activités économiques de l’Ouest de la Bretagne, comme le montre leur dynamisme économique et démographique, au détriment du reste de la Bretagne, et en particulier des Côtes d’Armor et du centre Bretagne, de Pontivy à Carhaix. Cette volonté de résistance et de refus à cette politique délétère fut un des motifs de la lutte au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. Enfin cela signifie donc pour Cécile Beaudoin, et on peut l’imaginer pour d’autres élu.e.s breton.ne.s de la FI, qu’elle ne remet pas en cause cet état de fait néolibérale de concurrence des territoires, puisqu’elle ne plaide pas pour une remise en cause de cette politique, mais au contraire l’assume comme inévitable.  

 

Biorégions contre écorégions : Démocratie locale contre centralisme étatique

 

Le choix du terme écorégions et non biorégions par la direction de la FI et donc Jean-luc Mélenchon n’est pas fortuite. En effet l’écorégion, à l’inverse de la biorégion, n’inclue pas la dimension humaine, culturelle et historique. Exit donc la question des différents peuples et de leurs cultures et langues qui composent le territoire français continental européen que la République française n’a cessé et ne cesse de chercher à détruire. Tout en dénonçant l’impérialisme de la langue anglaise au non de la diversité.

Le concept de biorégion est bien plus large que celui d’écorégion car il prend en compte de nombreux autres critères dont la réalité humaine, culturelle et historique.

Comme l’écrivent en 1977 Peter Berg et Raymond Dasmann, le terme de « biorégion » est utilisé pour « faire référence au contexte géographique autant qu’au contexte cognitif – à savoir aussi bien à un lieu qu’aux idées qui ont été développées à propos des manières de vivre en ce lieu ». « Au sein d’une biorégion, on trouve une uniformité de conditions d’influence du vivant ; conditions qui à leur tour influencent l’occupation humaine. » Et plus loin : « Une biorégion peut initialement être déterminée par le biais de la climatologie, de la géomorphologie, de la géographie animale et végétale, de l’histoire naturelle et d’autres sciences naturelles encore. Cependant, ce sont les gens qui y vivent, avec leur capacité à reconnaître les réalités du vivre in situ qui s’y pratique, qui peuvent le mieux définir les limites d’une biorégion. »

 

Pour l’auteur américain Kirckpatrick Sale, le biorégionalisme implique nécessairement des modes d’organisation décentralisés de la société. Selon lui, la biorégion est «un lieu défini non pas par des diktats humains, mais par des formes de vie, la topographie, son biotope ; une région gouvernée non par la législature, mais par la nature […]. Le biorégionalisme exprime ses idées essentielles que je crois nécessaires à la survie de l’humanité sur la terre : la compréhension écologique, la conscience régionale et communautaire, la possibilité de développer un ensemble de sagesses et de spiritualité basée sur la nature, la sensibilité bio centrée, l’organisation sociale décentralisée, l’entraide, et l’humilité des groupes humains. » A l’inverse donc du projet des fantasmes des technocrates centralisateurs de la France Insoumise ne connaissant pas les réalités locales et niant la réalité humaine, culturelle et historique.

 

 

La Bretagne : une bio région

Selon Serge Latouche, professeur émérite d’économie à l’université d’Orsay, surnommé « le pape de la décroissance », une biorégion correspond à « une entité spatiale cohérente traduisant une réalité géographique, sociale et historique ».

C’est exactement ainsi que l’on peut définir la Bretagne. Ce que l’on appelle l’identité bretonne, ou le peuple breton, correspond à cette entité. Il existe en effet une réalité géographique, sociale et historique, bien antérieure à ce que l’on appelle la France. Cette dernière commence véritablement à exister à partir du 13e siècle avec Louis 9, dit Saint Louis, qui abandonne le titre de roi des Francs au profit de celui de roi de France. La Bretagne, au début nommée Petite Bretagne (pour ne pas la confondre avec la Grande Bretagne) apparaît dans des textes dès le 6e siècle. Puis la noblesse bretonne s’émancipe totalement des carolingiens avec Nominoe en 845 en tant que royaume. Elle se transforme en duché en 945 avec Nantes comme capitale. Ses frontières n’ont quasiment pas bougées pendant 1000 ans jusqu’au découpage administratif de l’Etat Français pétainiste puis de l’Etat Français de la très monarchique et centraliste 5e République en 1972 avec la création de la région administrative dite des Pays De Loire (PDL qui sont aussi les initiales des 3 grands démocrates français qui en 1941 ont signé le 1er décret amputant la Bretagne d’1/5e de son territoire, à savoir Pétain Darlan Laval). Mais ce découpage purement administratif et technocratique fait que le pays nantais (en gros la Loire-Atlantique moins la partie morbihanaise située au sud de La Vilaine) est détaché administrativement de la Bretagne (sauf dans le domaine judiciaire) et rattaché à une région totalement artificielle qui elle est l’inverse même d’une entité spatiale cohérente traduisant une réalité géographique, sociale et historique. Lors de son dernier discours au palais de région (là encore la nostalgie monarchique contre la démocratie) de la région dite des Pays de Loire, un de ses créateurs et 1er président, Olivier Guichard affirma que cette  région administrative était obsolète.

Serge Latouche rajoute dans cette définition qu’une biorégion « peut-être plus ou moins rurale ou urbaine. […] Constituée d’un ensemble complexe de systèmes territoriaux locaux, dotée d’une forte capacité d’autosoutenabilité écologique ». Ce qui là aussi correspond au territoire breton historique. Même si celui-ci a été très abîmé par l’agriculture pétro-chimique, à l’image des marées vertes ; Que la pêche artisanale a été très affaiblie et sacrifiée par les dirigeant.e.s de l’Etat français au profit de la pêche industrielles et de celle d’autres Etats européens ; qu’un déséquilibre important a été créé par les politiques d’aménagement en faveur de l’axe Rennes, Nantes, Saint-Nazaire, la Bretagne est encore doté d’un maillage de petites ou moyennes communes, d’une agriculture qui se tourne de plus en plus vers l’avenir en se convertissant au bio (6e rang français pour la région administrative et 5e département de France pour la Loire Atlantique) et qui ne cesse de progresser en nombre, d’une pêche artisanale encore présente. Sa jeunesse est la plus diplômée et formée de l’hexagone. Et enfin et surtout une vitalité culturelle et un attachement important au territoire qui s’exprime régulièrement depuis la fin des années 1960 et en particulier depuis la lutte contre le projet de centrale nucléaire à Plogoff.  Suivra la lutte contre le projet de centrale nucléaire au Pellerin puis au Carnet. L’antinucléaire peut être considéré comme un sentiment national breton. Et évidement la lutte contre le projet d’aréroport à Notre Dame des Landes. La Bretagne  est donc « dotée d’une forte capacité d’autosoutenabilité écologique » si les choix politiques sont pris en ce sens afin de viser, comme le définit Serge Latouche, « à la réduction des dés économies externes et de la consommation d’énergie » 

 

Conclusion :

Les élection de 2027 et le péril fasciste, qu’il soit des candidat.e.s authentiquement d’extrême droite, comme de ceux ou celles qui en épousent les idées à droite, ne laisseront que peu de choix. Mais il n’y aura pas de chèque en blanc comme en 1981. Fini les lendemains qui déchantent.

Il en va du projet des écorégions présenté par J-L Mélenchon, en contradiction avec ce que son programme présente en terme de démocratie. Et en totale contradiction avec la pensée de l’écologie politique en général qui est basée sur la décentralisation des pouvoirs et l’autonomie démocratique, le respect des peuples, des cultures et des langues, et opposée donc à toute forme de centralisme et d’impérialisme. Il est donc nécessaire que celui-ci soit rediscuté. C’est ça la démocratie, n’en déplaise à Mélenchon et son rapport ambigu hérité du lambertisme à cette idée qu’il ne cesse d’invoquer. A moins qu’il ne veuille perde des voix, alors que le résultat du premier tour sera comme en 2022 très serré pour se qualifier au second tour.

Mais les déclarations de J-L Mélenchon souligne aussi la faiblesse historique du mouvement politique breton démocratique et l’incapacité des responsables du mouvement culturel et linguistique de comprendre que le problème est politique. Beaucoup dénonce ce que les corses ou basques du nord obtiennent. Mais c’est simplement à travers un rapport de force politique qu’iels sont construit.e.s dans leur territoire que les dirigeant.e.s de l’État français leur accorde plus d’autonomie. La FI d’ailleurs le reconnaît implicitement à travers ses déclarations sur l’autonomie de la Corse qu’elle considère comme légitime en raison des scores électoraux des mouvements autonomistes et indépendantistes corses.

Comme le déclarait officieusement, en décembre 1999, un ancien président socialiste du département de Loire-Atlantique : « tant que vous ne ferez pas au moins 5 % on en aura rien à foutre ! Et tant que certains accepteront des miettes, on leur donnera des miettes ! »

On peut se réjouir que les listes unitaires UDB/War-Sav/Pour la Bretagne aux sénatoriales dans les Finistère et dans les Côtes D’Armor assument cette revendication et fasse cette offre politique basée sur le droit de décider en Bretagne. 

Le prochain rendez-vous pour rappeler que cette revendication reste vivante en Loire-Atlantique aura lieu le 26 septembre à Nantes à 15h place de Bretagne.

Eric Bainvel (début septembre 2026)