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Le 29 mai la Redadeg arrivera à Guingamp lors d’un événement habituellement festif. Mais la Redadeg est aussi une forme de lutte pour la langue bretonne. C’est pourquoi nous appelons à une manifestation pour la défense de notre langue ce même jour à partir de 14h00 à la gare de Guingamp.

La loi Paul Molac sur les langues dites régionales a été votée par l’ ensemble des députés bretons toutes tendances confondues et majoritairement bien accueillie par les élus locaux. Cela montre que les bretons sont capables de s’unir pour défendre la langue bretonne.

Cette nouvelle loi, si elle n’est pas invalidée par le Conseil Constitutionnel, permettra de renforcer la place de la langue sur les panneaux routiers, à l’état civil et bien sûr de financer de manière plus juste les écoles Diwan et de pratiquer l’éducation immersive dans les écoles publiques comme privées.

 

Pour que la langue vive et qu’elle soit langue de vie quotidienne il faut mettre en place une politique linguistique ambitieuse avec les moyens financiers adéquats, dans chaque collectivité dans toute la Bretagne et dans tous les champs d’action :

– la petite enfance, l’éducation de la maternelle à l’université,

– les médias et l’édition, l’audiovisuel et le numérique,

– la formation des adultes,

– les loisirs pour les plus petits et les adultes,

– les pratiques culturelles amateures et professionnelles,

– l’économie et les services publics.

Tout ceci doit être clairement spécifié dans les objectifs qui seront inscrits dans la convention Etat/Région sur la langue bretonne et son utilisation dans la vie publique et le transfert de compétences à la Bretagne.

Pour une convention Etat/Région ambitieuse, pour refuser les attaques injustes de la part du gouvernement nous vous invitons à venir manifester à Guingamp le 29 mai à l’occasion de l’arrivée de la Redadeg.

Quelques jours avant les élections départementales et régionales, nous défilerons pour montrer notre volonté de voir notre langue bien vivante se développer dans le cadre d’un statut officiel.

Appel signé par les associations: Stumdi, Mervent, Sked, KLT, DAO, Emglev Bro Gwened, Arvorig FM, Bannoù Heol, Ar Redadeg, KBP-APLB, Emglev Bro An Oriant, Ti Douar Alre, KEAV, Ti ar Vro Landerne-Daoulaz, Mignoned ar brezhoneg, Daoulagad Breizh, Ti ar Vro Gwengamp, Telenn – Ti ar Vro Sant-Brieg, Ai’ta!, C’hoariva, Keit Vimp Bev, Roudour….

 

Nos militantEs s’associent à cet appel et y prendrons la parole pour rappeler le cas de Georges Ibrahim Abdallah incarcéré en France depuis 1984 en raison de son combat en tant que communiste Libanais pour la Palestine. Un autre rendez vous est prévu à Morlaix

Stop à l’agression israélienne contre les Palestinien-ne-s de Jérusalem !
Stop au nettoyage ethnique et à la dépossession!
Solidaires de la résistance du peuple palestinien !

Depuis plusieurs semaines l’armée israélienne, les colons, les bandes fascistes et racistes des suprémacistes israéliens, multiplient les agressions à l’encontre des Palestinien.ne.s de Jérusalem : interdiction d’accès à la vieille ville de Jérusalem et aux lieux saints en ce mois de ramadan, provocations et agressions permanentes de la part des colons, appels au meurtre… 

Dans le même temps, des dizaines d’habitant.e.s palestinien.ne.s du quartier de Sheikh Jarrah sont menacé.e.s d’une expulsion imminente de leurs maisons, plusieurs familles du quartier de Silwan ont vu leurs maisons détruites, alors que des centaines d’autres menaces de destruction de maisons pèsent sur les familles palestiniennes de Jérusalem.

Vendredi 7 mai/ lundi 10 Mai, l’armée israélienne a (encore) pénétré sur l’Esplanade de mosquées alors que 70 000 fidèles étaient rassemblé.e.s, provoquant des mouvements de panique. Le Croissant rouge a annoncé que 178 personnes ont été blessées, dont 88 ont dû être hospitalisées, la plupart blessées à la tête par les balles métalliques enrobées de caoutchouc. L’armée d’occupation n’a pas hésité à pénétrer dans une clinique du Croissant rouge et à tirer des gaz lacrymogènes dans les salles de soins.
Ces derniers jours, la police israélienne a violemment attaqué les Palestinien.ne.s de Jérusalem jusque dans la mosquée Al-Aqsa : plus de 500 blessé.e.s ce lundi 10 mai selon le Croissant-Rouge palestinien. 

Lundi 10 Mai, l’horreur: plus de vingt palestinien.ne.s ont été assassiné.e.s par l’armée israélienne dans la bande de Gaza dont neuf enfants tandis que l’armée israélienne noyait l’esplanade des mosquées dans les gaz, lançait des grenade explosives dans les salles de prières et tirait tout azimut. Alors que le feu faisait rage sur l’esplanade des mosquées, des dizaines de manifestant-e-s d’extrême-droite israélien-ne-s criaient leur joie et leur haine. 

Ces chiffres atroces ne sont malheureusement pas définitifs et sont ceux que nous connaissons à cette heure.

Dans le même temps l’armée continuait à occuper la porte de Damas, interdisant son accès à la population palestinienne, et le quartier de Sheikh Jarrah était envahi, bouclé par l’armée et livré aux bandes de colons, faisant là aussi plusieurs blessés. De nombreux Palestiniens ont été arrêtés dont certains expulsés de la ville pour deux ou trois semaines sans aucune forme de procès.

Jérusalem est sous occupation militaire depuis 73 ans. Son annexion par Israël est condamnée par toutes les instances internationales, et c’est un plan de colonisation, de dépossession et de nettoyage ethnique qui est à l’œuvre.

– 73 ans d’occupation et de colonisation par l’Etat colonial Israël,
– 73 ans de résistance du peuple palestinien contre les politiques d’apartheid israéliennes, contre le nettoyage ethnique de la Palestine historique de la mer méditerranée au fleuve Jourdain,
– 73 ans de résistance pour le droit au retour sur leurs terres et dans leurs foyers de toutes les personnes réfugiées et expulsées depuis 1948,
– 73 ans de résistance pour le droit à l’autodétermination 
– 73 ans de résistance contre le partage de la Palestine par l’ONU établissant un système colonial et d’apartheid qu’est Israël. 

En ce 15 Mai, jour de commémoration de la Nakba ( processus continu en Palestine), rejoignons nous pour manifester notre solidarité au peuple palestinien!

 
SAMEDI 15 MAI à 11h00 devant la sous préfecture de GUINGAMP.

Des prises de paroles sont prévues. 

Boycott de l’état colonial
Soutien aux résistances populaires palestiniennes 

Signataires: UL CGT, FSU, SOLIDAIRES,APFS, NPA, PCF, GAUCHE INDEPENDANTISTE.

 

 

Depuis Vendredi des événements d’une extrême violence se déroulent à Jérusalem et également à Gaza. Depuis plusieurs semaines l’armée israélienne, les colons, les bandes fascistes et racistes des suprématistes israéliens, multiplient les agressions à l’encontre des Palestiniens de Jérusalem : interdiction d’accès à la vieille ville de Jérusalem et aux lieux saints en ce mois de ramadan, provocations et agressions permanentes de la part des colons sur l’Esplanade des mosquées.

Dans le même temps, des dizaines d’habitants palestiniens du quartier de Sheikh Jarrah sont menacés d’une expulsion imminente de leurs maisons, plusieurs familles du quartier de Silwan ont vu leurs maisons détruites, alors que des centaines d’autres menaces de destruction de maisons pèsent sur les familles palestiniennes de Jérusalem.

Vendredi 7 mai, l’armée israélienne a pénétré sur l’Esplanade de mosquées alors que 70 000 fidèles étaient rassemblés, provoquant des mouvements de panique. Le Croissant rouge a annoncé que 178 personnes ont été blessées dont 88 ont dû être hospitalisées, la plupart blessées à la tête par les balles métalliques enrobées de caoutchouc. L’armée d’occupation n’a pas hésité à pénétrer dans une clinique du Croissant rouge et à tirer des gaz lacrymogènes dans les salles de soins.

Depuis Lundi, la situation ne cesse d’empirer : de nouvelles agressions de la police d’occupation ont fait, à nouveau, plus d’une centaine de blessés. En représailles à des tirs de roquettes, l’armée israélienne a procédé à des bombardements sauvages et aveugles à Gaza causant la mort de 26 palestiniens dont 9 enfants.

Les États ont l’obligation d’empêcher ces crimes ; il faut en finir avec l’impunité d’Israël.
Ce sont les victimes qu’il faut protéger ; les criminels doivent être dénoncés. La France doit cesser de renvoyer dos à dos l’oppresseur et l’opprimé, elle doit, enfin, s’exprimer de manière claire et nette et poser des actes sanctionnant les crimes de l’occupant.

Pour dénoncer ces nouveaux crimes d’Israël qui trouvent leur origine dans la politique d’apartheid et de colonisation et pour exiger que le gouvernement de la France agisse, enfin, nous invitons tous les citoyens sensibles à la cause de la Paix et de la justice, à se rassembler SAMEDI 15 MAI à 10H 30 Square de la Résistance à MORLAIX.

Port du masque obligatoire.

 

L’AFPS pays de Morlaix – Amnesty International – Association Morlaix/Wavel – PCF – le PS – EELV – GENERATION.S – UDB – NPA – Ensemble – La Gauche indépendantiste – UL CGT.

La journée d’action contre la réforme de l’assurance chômage émanant des lieux culturels occupés par notamment des intermittents et précaires en lutte a rassemblé ce 23 avril des manifestants dans des proportions honorables à Lannion , Guingamp , Saint-Brieuc, Rennes ,Nantes ,Quimper, Brest, Vannes…

Les organisateurs majoritairement issus des milieux artistiques syndiqués et politisés un peu à la manière du mouvement « Nuit Debout » ont réussis à maintenir un cycle de mobilisation visible dans la durée puisque ces occupations durent depuis plus d’un mois pour certaines.

Bien sur le mouvement est traversé de contradictions et les limites de son volontarisme à être le mouvement de tous les précaires sont évidentes. Mais il est clair que les artistes et techniciens habitués à s’organiser ces dernières années contre les attaques du système de l’intermittence ont fait preuve d’une capacité certaine d’auto-organisation et ils disent avec raison être la partie émergée de l’iceberg de la misère et de la précarité qui s’abat sur tous sur fond de crise économique liée au Covid, prétexte pour attaquer les droits sociaux.

En Bretagne on croise parmi les animateurs de ce mouvement beaucoup de musiciens et chanteurs des scènes de musiques populaires bretonnes ( Fest-Noz), d’acteurs et actrices bilingues…On a vu fleurir ici et là des banderoles en breton , des affichettes dans cette langue…

Fin mars une initiative est passé un peu inaperçue, celle portée par le Collectif des Théâtres en Langues Autochtones. Cette structure regroupe des troupes de théâtres pro ou amateurs de Bretagne, Pays Basque, Corse , Occitanie, Alsace, Catalogne Nord depuis 2019.

Investis dans le mouvement d’occupations des lieux de spectacles ses animateurs et animatrices ont des revendications spécifiques aux langues dites « régionales » avec lesquelles ils et elles créent et travaillent.

Ces revendications qui leurs sont propres méritent d’être connues et popularisées car elles contribuent à la transmission de la langue bretonne.

Nous avons publié la version bretonne de ce texte ici.

 

 

 

Communiqué du C.T.L.AUTOCHTONES

Le Collectif des Théâtres en Langues Autochtones, solidaire de l’ensemble des luttes en cours, rappelle ses vœux généraux pour l’ensemble de la filière des théâtres en langues autochtones dites aussi « régionales », « minoritaires » ou « minorisées » du territoire national :

  • Avoir l’accès aux réseaux institutionnels de diffusion (Centres Dramatiques Nationaux, Scènes Nationales, Scènes Conventionnées…) et être programmés régulièrement et de façon officielle dans le cadre de leurs saisons culturelles.

  • Avoir les moyens humains et financiers pour développer des formations artistiques professionnelles spécifiques à nos langues et nos cultures.

  • Être soutenus dans nos moyens de production, de création, de diffusion et d’édition.

Quant aux effets délétères de la crise sanitaire, aggravant de fait :

  • L’état de « survivance » de la filière professionnelle des théâtres en langues autochtones,

  • Le maintien des personnels salariés et l’emploi des intermittents des secteurs artistique, culturel et associatif, dont nous nous portons solidaires,

  • La précarité des structures sans véritable reconnaissance officielle, dont nous nous portons solidaires,

Nous, C.T.L.Autochtones, souhaitons :

  • Une attention particulière envers la filière des Théâtres en Langues Autochtones de la part de l’ensemble des pouvoirs publics ayant la maîtrise de la chaîne artistique, culturelle et associative.

  • La création d’un statut officiel « Structure Empêchée » et la mise en place de moyens financiers qui permettront de garantir les loyers, les charges… les salaires à taux plein de l’ensemble des personnels intermittents (le paiement des répétitions etc…) et le maintien du personnel salarié.

  • Dès lors que la reprise du spectacle vivant sera possible : la garantie de programmations régulières de spectacles professionnels en langues autochtones en l’inscrivant au cahier des charges de l’ensemble des circuits de diffusion bénéficiant des fonds publics conséquents de l’Etat, des collectivités territoriales et locales.

  • Concernant toujours l’ensemble des lieux de diffusion subventionnés (scènes conventionnées, théâtres municipaux, nationaux…) : l’accueil en résidence de création et une aide financière de coproduction pour les compagnies de théâtre en langues autochtones.

  • Par région, la mise en place d’une aide spécifique pour la création de spectacles jeune public en langues autochtones, accompagné d’un circuit de diffusion destiné à l’ensemble des établissements scolaires associatifs, privés et publics de la maternelle au secondaire qui dispensent une langue régionale (en immersion et bilingues).

  • Pour les organisateurs occasionnels de spectacle : le développement, l’extension et la pérennisation d’un dispositif dédié à la diffusion de spectacles professionnels en langues autochtones à l’exemple de la Bretagne avec le GIP Cafés Cultures (qui prendra fin au 31/06/2021)

Le C.T.L.Autochtones, le 22 mars 2021

An ali goulennet digant Kuzul ar vonreizh gant tri-ugent kannad perzh deus LREM da heul vot al lezenn diwar-benn ar yezhoù reer rannvroel anezho a addegas da soñj an holl ez eo ar strollad-se ha da gentañ tout JM Blanquer, enebour liesseurted ar yezhoù.

Peogwir n’eo ket bet kadarnaet al lezenn dindan pemzektez gant ar prezidant o deus gellet ar gannaded ober seziz evel ma vije bet raktreset en a-raok.

N’eo ket reizh e 2021 e vefe dibabet dazont ar brezhoneg hag ar yezhoù all, dalc’het penn gante dirak ar Stad-C’hall distrujus e-pad ken pell, diouzh ali ur c’huzul nann dilennet war ur vonreizh votet e 1958.

E Breizh e c’hellomp en em glevet evit treuzkas hor yezh, gellet mestroniañ dre ensavadurioù dizalc’h ur politikerezh yezh adperc’hennañ ledan a ra diouer deomp.

Mat eo deomp bepred mont skoaz-ouzh-skoaz er straed adarre gant an holl vretoned kar-o-yezh evit ma vo doujet d’hor gwirioù broadel.

Dizalc’hourezed ha Dizalchourien an tu-kleiz/War-Sav 

Le recours devant le conseil constitutionnel d’une soixantaine de députés LREM contre l’adoption de la loi sur les langues dites régionales vient rappeler l’hostilité profonde de cette formation et singulièrement de JM Blanquer à la diversité linguistique. C’est aussi la non promulgation de la loi dans les 15 jours par le président de la République française qui aura permis cette saisine du conseil constitutionnel, comme si la stratégie était réglée à l’avance.

En 2021 il n’est pas normal que l’avenir de la langue bretonne et des autres langues ayant résisté au rouleau compresseur français dépende de l’avis d’un Conseil non élu sur une constitution datant de 1958.

En Bretagne la transmission de notre langue fait consensus ce qui nous fait défaut ce sont des institutions bretonnes spécifiques pour pouvoir prendre prendre nos décisions en toute indépendance notamment pour impulser une politique de réappropriation linguistique ambitieuse.

Nous restons disponibles pour réoccuper la rue et entamer un bras de fer avec Paris pour être respecté en tant que peuple breton.

Pour l’Organisation de la Gauche Indépendantiste (War-Sav)

D’ar gwener 23 a viz Ebrel e vo manifestet un tamm e pep lec’h er vro da reiñ da glevet mouezh ac’huberien hag ac’huberezed al lec’hioù sevenadurel.

Goulenn groñs a reont ma vefe roet un astenn d’ar bloavezh gwenn d’al labourerien a reer astalerien/astalerezed anezho. Arabat eo ankouaat ez eus azgoulennoù all gante hag a denn d’an holl c’hopridi evel o c’hoant da stankañ adreizh gwirioù an dilabour a lakao diaes an holl.

Abaoe 2019 ez eus bet savet ur c’henstroll etre ar c’hompagnunezhioù c’hoariva a ra gant yezhoù bro e Breizh, Elzas,  Katalonia an Hanternoz, Okitania, Korsika hag Euskadi evit difenn plas o yezhoù war al leurennoù.

Darn deuzouto zo evel-just o kemer perzh e ac’hubadegoù al lec’hioù arvest. Setu ar pezh o doa embannet miz zo bremañ hag a vo adlaret moarvat e manifestadegoù zo.

Kemennadenn a-berzh KENSTROLLAD AN ARZOÙ LEURENN E YEZHOÙ-BRO

A-gengred eo Kenstollad an Arzoù Leurenn e Yezhoù Bro gant an holl stourmoù o vezañ.

Unanet e vezimp kreñvoc’h

Sed amañ hetoù ar C’HALYB evit ar c’hoariva e yezhoù hor broioù (pe vefe amatour pe vefe a vicher), ne vern pe anv ‘vefe roet dezho, pe « rannvroel », « bihan niverel », « minorel » pe « minorelaet » er Frañs :

  • Gellout bezañ degemeret er rouedadoù hag en ensavadurioù ofisiel (C’Hoarivaoù Broadel, Leurennoù Broadel, Leurennoù dindan kendiviz…), ha bezañ lakaet ingal hag en un doare ofisiel bep bloaz war roll o abadennoù.

  • Kaout an dud, an dafar hag an arc’hant evit diorren stummadurioù arzel micherel stag ouzh hon sevenadur hag en hor yezh.

  • Bezañ skoazellet evit kaout peadra da broduiñ, da grouiñ, da skignañ ha da embann.

O c’houzout eo diaesoc’h c’hoazh pep tra gant an enkadenn yec’hedel :

  • E stad a dreuzvevañs emañ ar c’hoariva en hor yezhoù.

  • En arvar emañ an implijidi, ha Spanaerien an Arvestoù dreist-holl, er gennadoù arzel, sevenadurel ha kevredigezhel.

  • Bresk ha diasur eo an aozadurioù hep anaoudegezh ofisiel.

Ni, Kenstollad an Arzoù Leurenn e Yezhoù Bro, a c’houlenn :

  • E vefe doujet d’ar c’hoariva e yezhoù bro gant ar galloudoù publik e karg eus an arzoù, ar sevenadur hag ar c’hevredigezhioù.

  • Pa vo posupl da gaout arvestoù bev en-dro : bezañ sur e vo lakaet ingal war roll an abadennoù arvestoù a-vicher e yezhoù hor bro, da heul ur c’haier kargoù evit an holl rouedadoù skignañ o vont en-dro gant arc’hant publik, pe e vefe a-berzh stad, rannvroioù pe ar c’herioù.

  • E-keñver al lec’hioù-skignañ skoaziadennet c’hoazh (Leurennoù broadel, dindan kendiviz, c’hoarivaoù kêr…) : Degemer chomadennoù krouiñ ha reiñ yalc’hadoù kenbroduiñ d’ar strolladoù en hor yezhoù.

  • Da bep rannvro lakaat e plas ur skoaziad ispisial evit krouiñ abadennoù evit an arvesterien yaouank en hor yezhoù, gant un droiad skignañ evit tizhout an holl skolioù, kevredigezhel, publik pe brevez, eus ar skol-vamm betek ar skolaj, o kaout un hentenn e yezhoù ar vro (divyezhek pe dre soubidigezh).

  • E vefe krouet ur statud ofisiel a « Frammad Harzet » da c’hellout kavout peadra da baeañ ar feurmoù, ar c’hargoù… ar goproù e feur leun evit an holl re zo gant ar sistem labour/dilabour (paeañ ar pleustradegoù ha kement zo…), ha derc’hel ar c’hopridi war o labour.

  • E vefe gopret tout an dud penn da benn evit o labour ha d’ar re a zo yalc’hadet goprañ an dud en ur mod reizh.

  • Kas pelloc’h gwirioù ar re a zo krog-diskrog goude an 31 a viz Eost 2021.

  • Evit ar re a aoz abadennoù ur wech dre vare, diorren ha lakaat e plas da vat ur stignad evit kinnig arvestoù a-vicher e yezhoù bro diwar skouer ar GIP Cafés Cultures e Breizh (hag a echuo d’an 31/06/2021).

A-berzh ar C’HALYB, d’an 22 a viz Meurzh

La présence de plus de 200 personnes hier 15 avril à Landaul, commune du pays vannetais, pour soutenir Eugène Riguidel est un succès. La gauche indépendantiste était présente aux côtés d’Eugène, de son comité de soutien, de militants politiques de gauche (NPA,UDB, EELV, CNT, Extinction Rebellion…), de militants associatifs oeuvrant pour l’environnement ou le commerce équitable (comme Ingalañ) et d’élus du pays d’Auray.

Eugène, 80 ans, est en grève de la faim depuis le lundi 12 avril contre le projet d’installation d’une antenne 5G par l’opérateur Orange sur la commune de Landaul, où il réside. Eugène se bat depuis des décennies pour les générations à venir et pour un monde juste dans lequel chaque peuple a le droit de s’épanouir librement. C’est à ce titre qu’il a participé aux manifestations en faveur des prisonniers politiques bretons dans les années 2000. La lutte contre l’installation d’une antenne 5G comme chaque combat écologiste rejoint ces principes de liberté. Si l’impact écologique d’un tel déploiement doit être dénoncé fermement en raison de son coût énergétique et au nom du principe de précaution, sur les potentiels risques sanitaires liés au niveau d’émission d’ondes, cette affaire révèle un profond problème démocratique. Les élus locaux, comme l’a rappellé la maire de Landaul aux côtés d’Eugène, ne peuvent en effet pas interdire le déploiement de la 5G. Seules les autorités de l’Etat désignées par la loi – ministre chargé des communications électroniques, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et l’ANFR – peuvent réglementer l’implantation des antennes relais de téléphonie mobile.

C’est au peuple et non à Paris que doit revenir le droit à décider, ici en Bretagne, des mesures impactant notre quotidien !

War-Sav pour l’organisation de la Gauche Indépendantiste

Anzav a ra dizalc’hourien ha dizalc’hourezed a-gleiz bezañ bet souezhet war an tu-mat gant ar vot e parlamant Pariz diwar-benn ar yezhoù a reer « Rannvro » anezho.

En ostant d’ an hentoù proseziñ evit kas dirak ar c’huzul bonreizhel al lezenn nevez gant kevredigezhioù gouestlet da zifenn al likelezh en ur mod strizh e fell deomp ezteurel ar pezh a heul :

Dont a ra ar vot mañ da suraat an deskadurezh dre soubidigezh ha digeriñ a ra hentoù nevez en deskadurezh publik.

Da gentañ ez eo trec’h an dud bet oberiant da adperc’hennañ hor yezh hag o c’henseurted er broioù all n’o doa ket gortozet a lezenn-mañ evit mont war hent an oberoù pleustrek da dreuzkas ar yezh.

Fellout a ra deomp e rofe diouzhtu maered Breizh a zo dleet en ober an treziad skol d’ar skolioù Diwan kenkaz n’o defe ket graet kement-se c’hoazh hep gortoz dekred arverañ al lezenn

Karout a rafemp e chomfe an holl war evezh evit ma vo lakaet e pleustr perzhioù al lezenn nevez e Liger-Atlantel ivez, kar el lodenn se deus hor bro servijoù an deskadurezh-stad a vez aliez a feiz fall a-benn lakaat e pleustr ar polikerezhioù publik gouestlet d’ar brezhoneg.

Ouzhpenn d’ar c’helenn al lezenn a ro gwirioù evit ar panellerezh er strollegezhioù foran ha war an hentoù koulz ha d’an arouezennoù diakritek.

D’ar stad eo da lakaat e pleustr al lezenn nevez er servij publik a zeskadurezh. A-benn reiñ ur ster d’an arakadennoù e vo ret stummañ ar gelennerien ha digeriñ muioc’h a bostoù er c’honkourioù. Kenkaz ne vefe ket graet kement all e vefe reizh deomp lakaat ar stad dirak he c’hirriegezhioù da heul al lezenn votet gant he dilennidi.

Padal ma na vestroniomp ket amañ e Breizh ar binviji ensavadurel evit mont war an hent mat e vo start lakaat e pleustr ar pezh zo bet gounezet.

Hep barregezh lec’hel nevez, evel hini ar c’helenn hag ur youl bolitikel splann gant ar c’humunioù, an departamantoù, an tolpad-kerioù, ar Rannvro n’ez aimp ket gwall bell.

Evit treuzkas ur yezh ha lakaat anezhi da vevañ hon eus ezhomm doareoù ambrougiñ war dachenn an dudi, an obererezhioù sevenadurel, ar sportoù, ar mediaoù, ar stummadur, ar vuhez ekonomikel hag a zo war dachenn barregezhioù lec’hel termenet gant an Emglev Stad-Rannvro evit yezhoù Breizh hag o implij er vuhez foran.

Ezhomm hon eus un emsav pobl ledan evit lakaat ar Rannvro da c‘houlenn groñs digant ar gouarnamant kreiz un emglev youlek evit mont da vat war hent ofisialisadur hor yezh vroadel.

War-Sav.

 

La Gauche Indépendantiste s’avoue agréablement surprise par le vote au parlement sur les langues régionales. Nonobstant les éventuels recours d’associations ultra-laïcardes devant le conseil constitutionnel nous faisons les constats suivants.

  • Ce vote vient sécuriser des pratiques d’enseignement immersif et ouvrir de nouvelles perspectives dans l’enseignement public.
  • C’est d’abord une victoire des acteurs du mouvement de réappropriation linguistique bretons et de leurs alter-égos qui n’ont pas attendus cette loi pour s’engager dans des pratiques assurant la transmission linguistique.
  • Nous souhaitons que les maires bretons ne versant pas le forfait scolaire à Diwan n’attendent pas les décrets d’application de cette loi et payent immédiatement les sommes et les arriérés dues aux établissements concernés.
  • Nous invitons à la plus grande vigilance pour que cette loi s’applique de manière effective y compris en Loire-Atlantique, partie de la Bretagne où les services de l’Education nationale traînent toujours des pieds pour appliquer les politiques publiques en faveur de la langue bretonne.
  • Hormis l’enseignement ce dispositif légifère sur les signes diacritiques, la signalétique dans les collectivités territoriales et la signalétique routière. La responsabilité de la mise en oeuvre de la loi en matière d’enseignement dans le service public est dorénavant du ressort de l’Etat. Afin de donner sens aux avancées permises dans l’enseignement public, il faudra que la formation des enseignants et le  nombre de postes ouverts aux concours suive. Si ce n’est pas le cas nous aurons l’entière légitimité de mettre l’Etat face à ses responsabilités au regard de la loi votée par ses propres représentants.

Néanmoins, si nous n’avons pas ici en Bretagne les outils institutionnels pour transformer l’essai, la partie s’annonce compliquée. Sans compétences locales nouvelles comme le transfert de compétence à la Région Bretagne en matière d’enseignement et une volonté politique forte des communes, départements, EPCI et Région nous n’irons sans doute pas bien loin dans l’application de cette loi.

Une langue pour se transmettre et vivre à besoin de mesures d’accompagnement dans le champ des loisirs, des pratiques culturelles et sportives, des médias, de la formation, de la vie économique qui sont autant de domaines relevant de compétences locales cadrées par la Convention Etat-Région sur la transmissions des langues de Bretagne et leur usage dans la vie publique. C’est un vaste mouvement populaire qui doit maintenant se manifester dans cette perspective pour que la Région Bretagne exige du gouvernement central une convention ambitieuse dans les domaines précités pour s’engager définitivement dans un processus d’officialisation de notre langue nationale.

War-Sav Pour l’Organisation de la Gauche Indépendantiste.