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A l’inititive de militantEs de la Gauche Independantiste Bretonne (War-Sav) du Trégor et du Leon une journée d’échanges sur l’anti-impérialisme aura lieu à Plougonver le 9 juillet.

Alors que l’occupation et la guerre qui ravage l’Ukraine révèle que deux impérialismes s’affrontent seule la condamnation de l’expansionnisme grand-russe est audible dans les médias dominants comme dans la gauche européenne.
Rien ne saurait justifier l’agression impérialiste de la Russie en Ukraine. Si Poutine et sa clique sont bien les agresseurs, nous ne sommes pas dupes de l’intérêt et de la responsabilité des institutions européennes et des états membres de l’OTAN dans cet épisode de tensions entre deux impérialismes.
Mais la critique de l’OTAN et de l’impérialisme Européen et Français sont inaudibles , la Gauche y compris révolutionnaire se tait et ne cherche pas à mobiliser contre l’impérialisme de sa propre bourgeoisie.

Pour en débattre et défricher des axes de mobilisation et de complicité nous organisons une journée d’échanges autour du thème « Ou est passée la lutte anti-impérialiste ? » le samedi 9 juillet au Dibar à Plougonver.( entre Guingamp et Carhaix ).

Elle se déroulera sous forme de 4 ateliers :

Atelier 1 : « La Bretagne dans le dispositif impérialiste , histoire et actualité du poids du lobby militaro-industriel français dans notre pays » Atelier introductif par des militants du collectif War-Sav (Pour l’Organisation de la Gauche Indépendantiste).

Atelier 2 : « L’implication de l’OTAN contre les luttes anticoloniales dans les années 60 et 70 et sa résonance dans la métropole » autour du livre « NE FAITES PAS CROIRE À DES VICTOIRES FACILES – AMILCAR CABRAL » aux éditions Premiers Matins de Novembre sur la lutte indépendantiste au Cap Vert et en Guinée Bissau avec Jann-Marc Rouillan.

Atelier 3 : « Actualité et criminalisation de la solidarité internationaliste avec la Palestine occupée » . Avec des camarades du « Collectif Palestine Vaincra » de Toulouse , après avoir récemment risqué la dissolution à l’initiative de Darmanin ce collectif a gagné cette bataille juridique et continue ses actions.

Atelier 4 : « Le Rojava et la résistance Kurde à l’heure de l’expansion de l’OTAN » par des internationalistes de retour du Kurdistan qui feront le point sur l’offensive de l’armée Turque composante de l’OTAN contre le Rojava démocratique.

Cette journée est ouverte à tous et toutes. Début des ateliers à 10h.
Table de presse, stands d’infos….
En soirée nous organiserons un événement culturel en cours d’élaboration.

Samedi 05 mars c’est encore plus de 1000 personnes qui ont répondus à l’appel de la “Coordination Santé du Pays de Guingamp” impulsée par des syndicats et le comité de défense de l’hopital public de Guingamp.

 

C’est une bonne mobilisation qui après celle de décembre maintient la pression. L’Agence Régionale de Santé ne travaillant que sur un seul scénario : celui de la réduction de l’offre de soins, de la suppression de la maternité, et d’une moins grande amplitude horaire de la chirurgie.

Les militants indépendantistes de gauche ont bien évidemment participé à la mobilisation. Les femmes ont choisis d’attirer l’attention sur un problème que poserait la réduction de l’offre de soin à Guingamp et notamment de la chirurgie : la remise en cause de l’accès à l’IVG .

Le texte suivant a été diffusé à la presse et sous forme de tracts dans le cortège

: “Nous sommes pour le maintien de la chirurgie H24 à l’hôpital et bien évidemment pour la défense de la maternité. A quelques jours du 8 mars journée internationale de lutte pour les droits des femmes nous voulons rappeler que la fermeture de la chirurgie signifierait aussi la remise en cause de l’accès à l’IVG sur cette partie du Trégor. C’est inacceptable pour les femmes qui ont lutté pour la légalisation de l’avortement. La logique libérale de l’ARS qui devrait être sous compétence régionale, fragilise l’accès à ce droit fondamental. C’est un motif de mobilisation supplémentaire pour la défense du service public de santé partout en Bretagne.

 

 

 

 

Si la coordination et ses composantes peuvent se réjouir du niveau de mobilisation maintenue on peut légitimement s’interroger sur le saut qualitatif que devront faire les opposants à la fermeture des services si ils et elles veulent vraiment construire un rapport de forces victorieux et ne pas laisser le terrain aux seuls élus de l’Agglomération.

Le 21 janvier dernier les manifestants avaient envahi la salle de réunion de l’hopital où Mr Rosseti  expert en restructuration mandaté par l’ARS était venu rencontré la direction de l’hôpital. C’est vers de genre d’actions qu’il faut s’orienter, si on veut gagner…

 

Le 22 novembre le conseil municipal de Guingamp a délibéré une fois de plus alors que des menaces de réorganisations planent sur l’Hôpital Public de Guingamp dont les services de Maternité et de Chirurgie sont menacés par les attaques néo-libérales du gouvernement via l’Agence Régionale de Santé, qui de “régionale” que le nom.

En 2018 la ville et son bassin avaient connues une grande mobilisation pour sauver la maternité.

Voici ce que déclaraient les militants de la gauche indépendantiste lors des derniers rassemblements.

” Les organisations syndicales de l’Hopital de Guingamp ont récemment toutes fait part de leurs craintes concernant l’avenir de l’établissement. A la faveur d’un rapport commandé par l’Agence Régionale de Santé pour faire une analyse globale de l’offre de soins du Groupe hospitalier de territoire (GHT) du Trégor et de l’Armor, on a pu apprendre que des menaces planaient autour du maintien des services maternité et chirurgie.
Les militants de la Gauche Indépendantiste du pays de Guingamp seront présents place du Champ au Roy à l’appel du comité de défense de l’hôpital public du pays de Guingamp.
Rien n’est acté. Il est inadmissible qu’en pleine crise sanitaire on envisage même de faire des économies en rabotant l’offre de proximité. Chacun a pu prendre conscience de l’importance d’un service public de santé de proximité, pour notre bien-être, notre santé , mais aussi pour lutter contre l’obscurantisme, les discours de défiance à l’endroit de la science.
Dans un passé récent les Guingampais et Guingampaises, avec leurs élus et, les personnels de l’hôpital et leurs organisations syndicales ont su faire plié l’ARS et le gouvernement de Paris qui voulait fermer notre maternité au nom de la logique libérale. Soyons prêts à reconstruire dans l’unité un mouvement pour défendre notre hôpital, et l’accès à la santé pour tous et toutes au plus près de nos lieux de vie.
Nous en profitons pour redire combien nous trouverions pertinent que l’ARS soit placé sous contrôle de la Région Bretagne et non sous celle d’un ministère à Paris, pour construire un service public de santé en Bretagne réparti équitablement à commencer dans le département. C’est une alternative crédible aux décisions prises par un pouvoir lointain, froid, méprisant qui réfléchis en terme d’économie d’échelles que subissent usagers et personnels.”

On se souvient aussi que la Gauche Indépendantiste à travers son collectif War-Sav avait initié l’an dernier une campagne pour faire la promotion d’un service de santé public géré en Bretagne.

Par la suite d’autres acteurs et actrices de la vie politique locale avaient signée une tribune allant dans le même sens.

Les bonnes idées font visiblement leurs chemins. Tous ceux et toutes celles qui œuvrent pour la Bretagne soit un espace pertinent pour élaborer des politiques publiques au profit du plus grand nombre ne peuvent que saluer la maturité politique du vote du Conseil  Municipal de Guingamp.

Ce voeu porté par la majorité via Tugdual Le Lay de “Générations” a été élaboré avec les minorités municipales dont celle de “Guingamp en Commun-Kumun Gwengamp” animée par Gael Roblin de la Gauche Indepéndantiste mais c’est bien le conseil dans toutes ses sensibilités qui assument le vote.

Le conseil municipal de Guingamp vient donc de voter un vœu à l’unanimité affirmant son attachement à la notion de service public, au maintien des services de maternité et de chirurgie à Guingamp. Mais ce texte affirme aussi :

l’accessibilité et la juste répartition du service public de santé doivent être des priorités politiques portées localement. et plus loin ” ‘les politiques de santé devraient être régionalisées” 

La prochaine manifestation pour l’hopital de Guingamp aura lieu le 11 décembre à 10h30 place du Champ au Roy.

Quelques jours aprés aura lieu la session de fin d’année du Conseil Régional de Bretagne, l’occasion d’y voter une motion de soutien aux personnels de Guingamp qui vivent dans l’angoisse d’une restructuration et de débattre du droit des bretons à gérer leurs affaires sur le plan sanitaire ?

Texte intégrale du voeu:

VŒU CONCERNANT LE MAINTIEN ET LA DEFENSE DES SERVICES HOSPITALIERS A GUINGAMP


Le maintien et la pérennisation des services de soins sur le bassin guingampais sont et demeurent une priorité absolue. Depuis des années, la population s’est régulièrement et massivement
mobilisée en ce sens.
En France, le nombre de femmes en âge de procréer se situant à plus de 45 minutes d’une  maternité à plus que doublé en vingt ans. Parallèlement, le nombre de médecins en activité, dont  la moitié est proche de la retraite, ne cessera de diminuer, au moins jusqu’en 2025. Plus de 10 000 communes se situent en zone sous-dense d’accès à la médecine généraliste. En milieu rural, l’espérance de vie des hommes est inférieure de 2,2 années par rapport à ceux vivant en zones urbaines.
Dans les Côtes d’Armor, la densité de médecins généralistes se situe entre 10 et 25% sous la moyenne nationale, alors qu’elle est entre 25 et 50% en dessous pour les médecins spécialistes. Dans notre bassin de vie enfin, le manque d’offre hospitalière génère une sous consommation de soins de l’ordre de 25%. L’indice de vieillissement y est 63% supérieur à la moyenne nationale, soulignant l’importance de prises en charge en proximité. Dans notre bassin d’emploi, le taux d’accès à une offre de médecine est parmi les plus faibles de Bretagne à 2,9 (moyenne française : 3,5) tout comme la densité d’accès à la médecine, 33% inférieure à la moyenne nationale.

Face à cette situation exceptionnelle, l’hôpital de Guingamp, sa maternité, ses services  d’urgence, sa chirurgie et ses plateaux techniques relèvent d’une importance stratégique vitale pour un large territoire.
Il s’agit non seulement de l’attractivité de notre territoire, mais également de la capacité à y voir naître nos enfants, accueillir, soigner et faire vivre des femmes et des hommes, ainsi que leurs familles. Il s’agit de préserver un accès aux soins pour tous. Ces choix politiques clairs renforceront l’importance de l’hôpital public à Guingamp afin d’y attirer de nouveaux professionnels ; c’est également sur ce point que doit se concentrer notre attention collective. C’est en outre, une question économique, puisque l’Hôpital est le premier employeur d’un bassin de vie déjà lourdement affecté ; et que tout un tissu socio-économique local dépend au moins indirectement de ses activités. Au-delà du maintien d’un service de soins reconnu par bien des aspects dans notre bassin de vie.
Le sauvetage des plateaux techniques, de la chirurgie, et de la présence de spécialistes est essentiel. A ce titre, la construction d’un hôpital labellisé « de proximité » ne répondrait aucunement aux enjeux ; d’autant que tous les besoins du territoire ne sont déjà pas couverts (par ex. en chimiothérapie). Se résoudre à l’abandon de certaines compétences techniques, au départ de personnels hautement qualifiés ou au transfert de plateaux vers d’autres établissements, c’est accentuer une paupérisation du territoire. C’est aussi et surtout éloigner et empêcher l’accès aux soins de notre population déjà à 30 minutes ou plus de notre établissement hospitalier ne sauraient toutes être redéployées. C’est tout simplement mettre certaines personnes à plus d’une heure d’une offre de soin !

LE CONSEIL MUNICIPAL DE GUINGAMP, est invité à délibérer et
À CONSTATER que tous les besoins du territoire ne sont pas couverts par l’offre hospitalière existante.
À CONSIDERER que la question du maintien et de la défense des services publics hospitaliers sur le bassin guingampais est une question politique, économique, sociale et territoriale vitale.
À ESTIMER que les agences de l’Etat responsables, dont les politiques de santé devraient être régionalisées, doivent entendre la préoccupation des élus et en tenir compte, au-delà des logiques comptables et financières. L’accessibilité et la juste répartition du service public de santé afin qu’il soit accessible à toutes et tous doivent être des priorités politiques portées localement.
À SOLLICITER un échange avec les représentants de l’Etat ou ceux agissant pour son compte, dans le cadre des études menées pour organiser l’offre de soin autour d’un véritable projet médical partagé et ambitieux dans le périmètre du Groupement hospitalier territorial (GHT) permettant d’avoir des marges de mutualisation de médecins dans toutes les disciplines plus aisées.
À DEMANDER que tous les efforts soient concentrés sur le maintien, l’attractivité et l’accessibilité des services d’urgence, de maternité et des plateaux techniques et de la chirurgie sur le bassin guingampais, quelque soit le projet retenu dans le cadre du service public.

Nous avions déjà évoqué à deux reprises le dossier de la gargantuesque usine à Saumons que les élus de Guingamp Paimpol Agglomération souhaitent voir s’implanter à Plouisy.

Les militants de la Gauche Indépendantiste avaient saisie l’occasion des élections départementales pour mettre les pieds dans le plat et souligner combien les élus PS du secteur qui faisaient campagne dans ce scrutin avec le soutien d’EELV étaient impliqué dans cette vente de terres au profit d’une multinationale tout en mettant en danger les ressources en eaux, la faune et la flore pour un projet inutile.

 

Le scrutin des régionales au même moment s’était un peu cristallisé sur la complicité entre LREM et le PS sur le modele agricole. D’ailleurs les élus du groupe ” Breizh A-Gleiz/Bretagne à Gauche” de l’UDB et Ensemble sur nos territoires” avaient interpellé le PS en session régionale sur ce projet contestable et contesté.

 

Le PS via Laurence Fortin dont le groupe à l’assemblée régionale a pour porte-parole Fanny Chappé, maire de Paimpol qui a voté à l’Agglo la vente de ses terres à cette multinationale, avait indiqué ne rien savoir du problème. “LOL” comme on dit…

Le maire de Plouisy, Remy Guillou, qui défend se projet est un fervent partisan de ce projet qu’il défend avec Vincent Le Meaux , membre de la direction nationale du PS et président de l’Agglomération. Localement il est notoirement proche de Yannick Kerlogot, député macroniste zélé.

Un lecteur nous a envoyé une coupure de presse. on y voit Mr Guillou, vice-président à l’eau à GPA,  à son aise dans une réunion de la majorité présidentielle. C’est assumé au moins.

Si quelqu’un interpelle la majorité régionale sur cette convergence pas si étonnante, Fanny Chappé pourra t elle répondre ne rien savoir ?

Les opposantEs au projet eux ne désarment pas et structurent petit à petit la lutte. Un premier rassemblement devant le siege de l’agglo a rassemblé prés de cent personnes, ce week-end encore une diffusion de tracts a eu lieu sur la commune de Plouisy à proximité du site retenu.

Voici leur prose…Pas sur qu’elle plaise au PS et à LREM….N’hésitez pas à les rejoindre….

Comme nous le rappelions dans cet article “Le saumon remontera t il la campagne électorale“, les élections départementales dans le canton de Guingamp avaient permis aux candidats indépendantistes de mettre les pieds dans le plat pour attirer l’attention sur les risques environnementaux qui découleraient de l’implantation d’une ferme usine à saumons à Plouisy. 

L’été n’a pas permis de grande mobilisation mais chacun reste vigilant. Les opposants s’organisent.

Le 27 aout dernier, le président de Région — qui compte dans sa majorité Fanny Chappé, maire de Paimpol qui a voté la cession de terres publiques à l’agglomération de Guingamp-Paimpol pour ce projet dantesque — communiquait sur la tenue d”une rencontre régionale sur les SCOT (Schéma d’Orientations Territoriaux) dont il loue l’importance en les termes suivants :

 

Par ailleurs, Eaux et Rivières de Bretagne soulignait ce même jour combien le dérèglement climatique et le réchauffement contribueraient encore plus à la raréfaction de la ressource en eaux en Bretagne.

 

Des femmes et des hommes politiques responsables  devraient à l’aune de ces constats se positionner contre le projet de ferme usine à saumon qui consommera au moins 600 m3 d’eau par jour. Eau que l’on fera venir d’ailleurs.

Pour refaire le point sur ce dossier qui risque bien de rebondir nous vous publions des extraits de l’intervention de Gael Roblin au Conseil Municipal de Guingamp fin juin après le deuxième tour des élections départementales.

Il avait visiblement épluché le SCOT du pays de Guingamp… À relire… pour certains…. Il est disponible sur le site de l’Agglomération GPA celle qui vend des terres à Smart Salmon

Le président de l’Agglomération GPA Vincent Le Meaux, membre de la direction du PS ne l’a peut-être pas relu pendant l’université d’été du PS à Blois avec sa délégation bretonne. On peut voir Vincent Le Meaux sous le mot d’ordre ” Justice Sociale et Ecologique” devant la gare de Blois ….Ca ne s’invente pas. C’est le mot d’ordre du PS , sa fédération costarmoricaine en a une interprétation bien particulière. 

Les délégués PS breton à l’université d’été du PS à Blois, parmi eux Vincent Le Meaux

Je souhaite profiter de ce moment d’échange sur l’actualité communautaire pour vous faire part de ma sidération sur le projet de ferme usines à saumons que le Conseil d’Agglomération soutient.
Et j’ai bien sur quelques questions.
Je suis sidéré que le conseil d’agglomération ait validé la vente de terres appartenant à la population à une multinationale portant un projet aussi contestable.
Ce projet ne fera pas consensus et sera la cause de profondes oppositions dans la population locale, c’est un projet néfaste pour l’environnement mais aussi pour le vivre ensemble et l’attractivité du Pays de Guingamp.
Comment les élus de GPA ont-ils pu croire qu’un projet industriel de cette taille n’allait pas rencontrer de contestation ?
Ce projet est une aberration sur le plan environnemental comme le rappel Eaux et Rivieres de Bretagne, association qui a bénéficié du soutien de l’Agglo et dont il serait bon que les élus lisent les communiqués. Voici ce que dit Eaux et Rivieres de Bretagne :
Alors que depuis début mars, le Trieux voit ses saumons sauvages mourir les uns après les autres, les élus de Guingamp Paimpol Agglomération (GPA) accueillent à bras ouverts le projet d’implantation à Plouisy d’un élevage industriel de saumon et d’une usine d’abattage et de transformation, pour une production de 10 000 tonnes/an. Ce projet, d’ailleurs instruit dans la plus grande opacité, est porté par la société Smart Salmon. Ce groupe norvégien est, avec d’autres, à l’origine de la pollution organique et médicamenteuse par les fermes aquacoles des estuaires norvégiens, et de la dissémination dans les cours d’eau de parasites (pou du saumon) qui ont progressivement contaminé le cheptel sauvage. Une concentration aussi importante de saumons d’élevages augmente dangereusement les risques sanitaires pour les saumons sauvages. Elle peut impacter de façon irréversible le patrimoine piscicole du Trieux.
En effet pour nourrir ces poissons élevés en batterie on aura recours à d’autres poissons venant d’autres régions du monde et l’utilisation d’antibiotiques sera inévitable au regard de la concentration hallucinante de saumons dans les bacs sans considération aucune pour le bien être animal
Dans la presse (Télégramme du 18 juin) les promoteurs de ce projet avouent qu’ils veulent à terme la construction d’une station d’épuration (l’eau pourrait ensuite être rejetée dans le Trieux), mais aussi des forages pour capter les eaux souterraines. Nous ne sommes donc pas dans le merveilleux et vertueux circuit fermé que l’on nous a vendu.
Ce projet est une aberration sur le plan de la création d’emploi : en effet les légumes produits sous serres en utilisant les nutriments des eaux usées rentreront en concurrence directe avec ceux des producteurs locaux .
La logique de la concurrence capitaliste veut que ce genre d’entreprise ait pour logique de prendre des parts de marchés et liquider ses concurrents, plus petits et moins compétitifs, qu’ils soient en Bretagne ou ailleurs ce géant Smart Salmon va liquider d’autres emplois en inondant le marché du saumon. C’est la dure loi du capitalisme.
Nous n’avons pas en tant que collectivité à prendre part à ce genre de projets qui ne s’inscrivent que dans une logique de féroce compétition capitaliste. Nous devrions
réserver la vente de terres appartenant à la collectivité à des projets durables, solidaires et renforçant l’économie relocalisée, protégeant l’environnement. Ce projet là c’est tout le contraire.
J’invite chacun à se faire une idée des conditions de travail des salariés travaillant en Norvège dans des fermes à saumons, qui distribuent des farines animales harnachés comme des décontaminateurs de Tchernobyl. Je dis ceci au cas où les drames s’étant déroulés à Plouisy dans des entreprises d’agro-alimentaires n’avaient pas été retenus. Les premières victimes des conditions de productions de ce type d’alimentation de mauvaise qualité se sont souvent les membres de la classe ouvrière. Et leurs vies valent plus que les profits de Smart Salmon
C’est un projet aberrant en terme de solidarité internationale : pour nourrir ces saumons on va avoir recours à d’autres poissons ou plutôt de la farine de poissons. Pour en fabriquer on va pécher et ravager des pays comme la Gambie et c’est des entreprises chinoises qui vont l’acheminer.
Cela vient s’ajouter au bilan carbone délirant de ce projet qui consiste à faire venir des œufs d’Ecosse pour les faire éclore en Bretagne et vendre du saumon à l’internationale… Car jamais le marché breton n’absorbera les quantités prévues en production à Plouisy.
De surcroit le recours à la technologie de Aquamaof entreprise Israelienne pour mener à bien ce projet va forcément donner une autre dimension au mouvement d’opposition . Puisque voici ce que dit la CIMADE (Comité inter-mouvements auprès des évacués, un mouvement chrétien membre de la fédération protestante de France ) à propos d’Israel : Le mot apartheid n’est pas seulement une description de ce qui s’est passé en Afrique du Sud.
Le crime d’apartheid est qualifié par le Statut de Rome (1998), instituant la Cour Pénale Internationale, comme un crime contre l’humanité ; cette qualification fut initialement opérée par différentes résolutions du Conseil de Sécurité (1984) et de l’Assemblée Générale (1966) des Nations-Unies relatives à l’Afrique du Sud. La Convention pour l’Élimination et la Répression du crime d’Apartheid de 1973 le définit comme « un régime institutionnalisé d’oppression systématique et de domination d’un groupe racial sur tout autre groupe racial ou tous autres groupes raciaux et dans l’intention de maintenir ce régime ».
La situation d’oppression qu’impose l’État d’Israël aux Palestiniens, au sein de son territoire national comme dans les territoires occupés répond à cette définition juridique. En effet en Israël un million et demi de Palestiniens sont victimes de discrimination (en ce qui concerne la nationalité, le mariage, l’accès au travail, au permis de construire etc.) ; dans les territoires occupés l’armée israélienne contrôle l’eau de Cisjordanie ; aucun droit ne régit le travail des Palestiniens (ni salaire minimum, ni âge minimum, ni maxima horaires). Les Palestiniens vivent sous l’arbitraire de la juridiction militaire à l’intérieur de « Bantoustans » isolés entre lesquels il n’est pas possible de circuler sans autorisation israélienne. Enfin un million et demi de Palestiniens dans la bande de Gaza vivent un cas extrême d’oppression systématique : blocus, privation des produits de première nécessité, bombardements fréquents
Fin mai 2021, Jean-Yves Le Drian lui même qui n’est vraiment pas un dangereux islamo gauchiste a mis en garde contre “un risque fort d’apartheid” en Israël.
Il y a beaucoup de partisans du boycott systématique des entreprises israeliennes tant que perdurera ce régime d’Apartheid à l’encontre du peuple palestinien. Et j’en fais partie.

C’est un projet aberrant en terme de cohérence politique : nous vivons sur les communes de GPA ou la consommation d’eau, la qualité de l’eau, sa distribution par des multinationales suscitent interrogations et inquiétudes.
Voila ce qui figure dans le SCOT du pays de Guingamp dans le tableau de synthèse et enjeux et qui est disponible sur le site de GPA :

Enjeux et Orientations pour l’ Hydrographie et les eaux de surface : 

  • « Prendre en compte la « faiblesse » de la ressource en eau et les faibles potentialités de développement dans l’aménagement ; prioriser les actions de sobriété ou envisager des solutions alternatives (récupération d’eau de pluie par exemple)
  • Au global, s’appuyer sur et prendre en compte les caractéristiques physiques du territoire (relief, géologie, hydrogéologie…) pour valoriser les atouts du territoire (attractivité touristique) sans les compromettre..

Mais aussi dans la liste des points faibles listés par le SCOT :

Des ressources en eaux souterraines et de surfaces fragiles au niveau de la qualité et de la quantité posant des problèmes pour l’alimentation en eau potable et la préservation de la biodiversité en période d’étiage

• Une agriculture (élevage) pouvant poser des problèmes de qualité des eaux. A noter toutefois une dynamique positive avec une tendance à l’amélioration de la qualité des eaux sur le territoire

• La présence de très nombreux obstacles à l’écoulement avec un ouvrage minimum par cours d’eau et, sur les cours d’eau principaux (Trieux, Leff…), une succession d’ouvrages contraignant la libre circulation des espèces et des sédiments…

• La qualité des eaux souterraines pour la période 2008-2013 : Bonne pour Baie de Lannion Aulne et Blavet, mais médiocre pour Argoat-Tregor-Goëlo et Saint-Brieuc ; en cause une concentration trop importante en nitrates.
Mais aussi plus loin dans les recommandations :

• Articuler et mettre en compatibilité le SCoT avec l’ensemble des actions (opérationnelles ou réglementaires) déjà engagées (SAGE ; syndicat de bassin…)
• Sensibiliser les élus, acteurs et habitants à la question de la préservation de l’eau, notamment au niveau des impacts de l’agriculture pour éviter les conflits d’usage
• Encourager le développement d’une agriculture raisonnée.
Et encore :
• Préserver l’activité agricole et développer les circuits de valorisation locale.
• Privilégiez la reprise de petites exploitations avec des chefs d’exploitation jeunes pouvant donner une dynamique forte au territoire.
• Sensibiliser sur une agriculture raisonnée pour le plus grand nombre d’exploitations dans une démarche de valorisation environnementale.
• Développer l’agriculture biologique et mise en place des circuits courts : source de développement local en particulier dans les communes rurales.
• Maintenir la Surface Agricole Utile et notamment porter une attention particulière aux terres agricoles de qualité
• Œuvrer localement et au travers des leviers offerts par le SCoT pour limiter les consommations d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre .
Donc voici ma première question : Ne pensez vous pas que le projet de Smart Salmon est en totale contradiction avec les prétentions d’engagement de l’Agglomération en faveur de l’environnement et avec le SCOT ?

 

Ma derniere question : les membres du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat tirent la sonnette d’alarme sur notre modèle économique et ses conséquences sur l’environnement et la planète allez-vous au niveau du conseil d’Agglo persister dans ce projet aberrant et clivant ?
Un large pannel de la population, d’horizons très divers peut se mettre en mouvement et faire de Plouisy une commune aussi connue que Plogoff ou Notre-Dame-Des-Landes.
Ce projet concentre toutes les contradictions, limites et horreurs du capitalisme sauvage à l’échelle planétaire, les limites d’un modèle d’exploitation agro-industrielle dont toute une partie de la population en Bretagne ne veut plus car il va briser notre tissu économique local, polluer nos rivières, mettre en danger notre santé, et cliver notre société alors qu’il faut nous rassembler et garantir la distribution de nos terres à des projets locaux, durables, soutenables, respectueux du vivant, et du monde paysan ici et ailleurs.

La Gauche Indépendantiste se joint à l’appel lancé par Div Yezh Breizh et les syndicats SNES-FSU et SNUipp-FSU 29 pour défendre l’enseignement bilingue public en Bretagne. En effet, le rectorat d’Académie a depuis une semaine pris une série de décisions de fermetures et non-ouvertures de classes sur l’ensemble de la Bretagne. Ces attaques inacceptables s’inscrivent  dans  la continuité des positions du ministre Blanquer et de la décision du Conseil Constitutionnel de retoquer une partie de la loi Molac. La Gauche Indépendantiste était présente lors de la manifestation historique à Guingamp en mai dernier, elle sera présente aux côtés des élèves, parents d’élèves, enseignant.es, syndicats et du réseau Div Yezh en lutte.

RDV devant le lycée Tristan Corbière à Morlaix le lundi 19 juillet à 18h.

Luttons et nous vaincrons !

Brezhoneg ofisiel !  Betek an trec’h !

Ci-dessous le communiqué commun de Div Yezh et des syndicats SNES-FSU et SNUipp-FSU 29 :

Div Yezh Breizh, association des parents d’élèves bilingues scolarisés dans les établissements publics, le SNES-FSU et le SNUipp-FSU29, syndicats majoritaires de la fonction publique dans le second et le premier degré s’opposent fermement aux décisions du rectorat affectant l’enseignement bilingue public breton français dans le pays de Morlaix, de Guingamp, St-Brieuc et Lorient.
Bien que l’ouverture d’une filière bilingue au lycée Tristan Corbière de Morlaix, ainsi qu’au lycée Pavie de Guingamp, ait été actée dans la carte des pôles bilingues publics 2020-2021, le rectorat de l’Académie de Rennes a refusé l’ouverture du groupe classe de seconde bilingue pour les premiers élèves ayant eu une scolarité bilingue dans les collèges du secteur. Cette décision contraint les élèves inscrits en filière bilingue depuis la maternelle, à cesser leurs apprentissages du et en breton. A cette décision intolérable, créant une rupture pédagogique, vient s’ajouter le refus d’ouverture d’un groupe classe de 6e au sein de la filière bilingue du collège de Lanmeur, filière existante depuis 5 ans. La même situation s’était produite l’an passé pour la sixième de Plounéour Ménez. L’ouverture de la filière bilingue au collège de Lanmeur a été actée en 2017 avec le même nombre d’élèves que le nombre d’élèves inscrits en 6e pour la rentrée prochaine.
Alors que les services de l’Education Nationale invoquent le trop faible nombre d’élèves inscrits pour justifier leur décision, nos organisations rappellent que chaque rupture de l’enseignement bilingue conduit à des pertes d’élèves futures par le jeu des fratries et la perte de confiance et de visibilité. Aussi, cette décision renforcera paradoxalement les causes qui conduisent le rectorat à ne pas ouvrir en lycée dès cette année, car nous perdrons des élèves et des familles à ne pas respecter les engagements.
Il y a pourtant urgence. Si la sauvegarde et le développement de nos langues régionales est un réel enjeu politique et une demande sociale forte, alors, le service public se doit d’y répondre. Ce sont en effet 55% des élèves scolarisés en filières bretonnantes qui le sont dans le public.
Ces décisions manquent de constance et sont le révélateur du manque d’investissement pâtant dans l’éducation, en comparaison des pays aux ressources équivalentes au nôtre. Nous demandons au rectorat de revoir sa copie urgemment pour rassurer les élèves, les familles et les enseignant.e.s concerné.e.s et leur permettre de continuer une filière qui est un véritable projet de vie.
La situation morlaisienne se retrouve sur les secteurs de Guingamp (lycée Pavie et collèges de Callac et Plouha), de St Brieuc (4 inscrits au collège Jean Macé) et sur le secteur de Lorient.
Lundi 19 juillet, des élus locaux, départementaux et régionaux rejoindront la mobilisation des familles et des enseignants concernés sur toute l’académie à 18h00, en convergeant sur Morlaix devant le lycée Tristan Corbière.

Le saumon est un poisson anadrome, c’est à dire qu’il remonte les rivières après avoir quitté l’eau salé pour se reproduire…Enfin ça c’était avant…Avant l’industrialisation à outrance de notre planète et l’exploitation éhontée des ressources naturelles. Il a quasiment disparu de l’océan atlantique.

Une entreprise norvégienne, Smart Salmon veut implanter une ferme usine à saumons à Plouisy prés de Guingamp.

Le conseil d’agglomération de Guingamp Paimpol , dominé par le PS mais cogéré avec un vice président ( maire de Plouisy ) Remy Guillou notoirement proche de la galaxie LREM a acté de vendre des terres à cette entreprise. On notera parmi les promotrices de ce projet, le nom de Fanny Chappé, maire PS de Paimpol et proche de Loig Chesnais Girard au Conseil Régional

Aussitôt les animatrices et animateurs de Eaux et Rivieres de Bretagne ont tiré la sonnette d’alarme :

“Guingamp-Paimpol agglomération se félicite d’accueillir prochainement sur son territoire un élevage hors-sol de saumons. Sur la commune de Plouisy (22), le groupe norvégien Smart Salmon prévoit en effet l’installation d’une ferme de 56 000m² (5,6 ha) sur une parcelle de 10ha de la zone industrielle de Kérizac. Un projet qui suscite l’inquiétude d’Eau & Rivières de Bretagne C’est un symbole cruel : alors que depuis début mars, le Trieux voit ses saumons sauvages mourir les uns après les autres, les élus de Guingamp Paimpol Agglomération (GPA) accueillent à bras ouverts le projet d’implantation à Plouisy d’un élevage industriel de saumon et d’une usine d’abattage et de transformation, pour une production de 10 000 tonnes/an. Ce projet, d’ailleurs instruit dans la plus grande opacité, est porté par la société Smart Salmon. Ce groupe norvégien est, avec d’autres, à l’origine de la pollution organique et médicamenteuse par les fermes aquacoles des estuaires norvégiens, et de la dissémination dans les cours d’eau de parasites (pou du saumon) qui ont progressivement contaminé le cheptel sauvage. Une concentration aussi importante de saumons d’élevages augmente dangereusement les risques sanitaires pour les saumons sauvages. Elle peut impacter de façon irréversible le patrimoine piscicole du Trieux.

 

Credit Photo Smart Salmon

Des rejets supplémentaires sur un territoire déjà saturé?

Alors que GPA est déjà confrontée à l’insuffisance de ses stations d’épuration et rejette fréquemment  des eaux usées non traitées, il n’est pas concevable que des rejets supplémentaires, directs ou indirects, viennent aggraver une situation dégradant la qualité des eaux du Trieux. L’argument d’un élevage fonctionnant en circuit intégralement fermé est un mythe, les rejets organiques et médicamenteux produits devront bien être traités quelque part.

 

Des consommations d’eau dans un territoire déjà en tension?

Le contexte actuel de dérèglement climatique affecte déjà concrètement nos rivières et réduit les débits en période estivale et automnale. Il nous oblige déjà à réduire les consommations d’eau de toutes origines, pour garantir le bon état écologique de nos rivières et garantir l’alimentation en eau potable des populations. Aller chercher de l’eau ailleurs comme le suggère le maire de Plouisy pour approvisionner l’usine, ne peut constituer une solution durable. Puiser l’eau et traiter les déchets ailleurs ne constituent pas une argumentation sérieuse.

 

C’est peu dire que ce projet suscite de fortes inquiétudes pour notre association qui demande publiquement aux élus de GPA d’indiquer précisément quelles sont les garanties qui ont été demandées pour éviter toute dégradation supplémentaire de notre environnement local et de la biodiversité.”

 

Campagne électorale…

Mais ce n’est pas tout les militants de la Gauche Independantiste en ont fait un thème de campagne pendant le scrutin des départementales dans le canton de Guingamp. On notera qu’en plus d’un score très honorable de 8,3 % des suffrages c’est dans la commune de Plouisy qu’ils obtiennent leur meilleur score : 14 %.

Et c’est ainsi qu’ils ont fait part de leurs non consignes pour le deuxième tour.

Le score de notre candidature est un motif de satisfaction. Plus de 8 % des suffrages pour une liste de candidats assumant pleinement leur identité politique indépendantiste, écologiste et anticapitaliste ;revendiquant sa solidarité active avec les réfugiés est loin d’être anodin.

La perte de voix du RN sur le canton est aussi significative , tout comme le retard de la liste de droite proche du député Macroniste Yannick Kerlogot menée par Guilda Guillaumin et Thierry Buhé sur leurs adversaires PS pour le deuxieme tour, ainsi que la très faible prestation de Madame Garcia.
Pour autant nous avons été les seuls candidats à s’inquiéter du dantesque projet de ferme usine à saumons à Plouisy qui est un chantier inutile et dangereux pour l’environnement et qui est porté et promu par la famille politique d’Anne-Marie Pasquiet et de Guillaume Louis, c’est à dire le Parti Socialiste.
Les suffrages qui se sont portés sur nos noms ne nous appartiennent pas et ceux qui voudraient en bénéficier se doivent de s’expliquer dans l’entre deux tours sur ce projet qui va gravement nuire à la qualité de l’eau , sans oublier de prendre des engagements contre l’habitat indigne en taxant les logements vacants et pour la co-officalisation de la langue bretonne. Maiwenn Salomon, Gael Roblin, Anna Kerrain, Mickael Sauvage.

Gael Roblin , conseiller municipal a renchéri dans le cadre de sa tribune transmise pour parution dans le bulletin municipal :

Le Conseil d’Agglomération de Guingamp-Paimpol a acté la vente de terres pour construire une ferme usine à saumon. Les délégués de la ville de Guingamp ont voté cette délibération au bénéfice d’entreprises Norvégienne et Israélienne impliquée pour cette dernière dans la situation d’apartheid que subit le peuple palestinien.

Les membres du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat tirent la sonnette d’alarme sur notre modèle économique et ses conséquences sur l’environnement et la planète mais nos élus bradent le foncier au profit des capitalistes.

Le projet consiste à faire venir des œufs de saumons depuis l’Écosse pour éclore dans une ferme usine en Bretagne sur la zone de Kerizac à Plouisy et bien sur exporter la production loin d’ici.

Les promesses en terme d’emplois sont invérifiables et n’évoquent pas les emplois détruits dans les entreprises existantes déjà dans le même secteur qui seront en concurrence avec ce projet dantesque.

La communication pour nous vendre ce projet est bien cafouilleuse, puisque l’on nous parle dans un premier temps d’un circuit fermé sans rejet dans la nappe phréatique alors qu’il s’agit de produire 5 millions de saumons en batterie nourris avec du poissons et des médicaments. Heureusement la presse locale a vite découvert que le projet consistait à construire des forages souterrains pour prélever de l’eau mais aussi à rejeter après filtrage des eaux usagées. Alors que le pays de Guingamp connaît de nombreuses polémiques sur la qualité de l’eau et que les ressources en eau baissent dramatiquement est ce bien le rôle de la puissance publique que de céder à des capitalistes avides de profit des terres appartenant aux 57 communes de GPA et à ses habitants ?

L’implication d’une entreprise ( Aquamaof )  liée à l’état colonial Israélien en Palestine risque de donner un autre relief à ce dossier, une entreprise déjà impliquée dans un autre projet du même type à Boulogne et cela a suscité des interpellations diverses.

Par ailleurs le site ReporTerre a souligné combien était nocives les fermes usines pour les poissons en raison des densités de peuplement  insensées liés à la concentration industrielle de ce type d’exploitation.

Enfin sur les substrats filtrés l’entreprise Smart Salmon envisage de cultiver des légumes sous serres qui entreront en concurrence directe avec ceux déjà produits en Bretagne.

Chacun a en mémoire que c’est à Plouisy que l’entreprise Nutrea/Triskalia/Eureden spécialisée dans la nourriture animale a été condamnée pour avoir empoisonnés des salariés avec des pesticides. Une entreprise dont la Région Bretagne est actionnaire. A ceux et celles qui nous parleront des emplois induits par le projet nous conseillons vivement d’observer avec attention comment sont habillés les ouvriers chargés de nourrir des saumons en Norvege dans une ferme usine dans ce film.

Et surtout qu’ils nous expliquent alors que Aquamaof se vante d’automatiser au maximum la production où se trouveront les emplois ?

La liste des opposants potentiels s’élargit de jour en jour et déjà sur le terrain plusieurs sensibilités politiques et associatives ont fait connaitre leurs disponibilités pour opposer à un projet qui illustre le fossé entre les déclarations du PS Breton à la Région sur sa compréhension des question climatiques et environnementales et sa propension à défendre un projet qui saccage la Bretagne et la planète au profit d’une minorité.

Dans un secteur où les mobilisations contre les projets miniers avaient connu un niveau assez élevé qui avait conduit à l’abandon du projet, la motivation reste importante, la fin de la campagne des Régionales va-t-elle permettre de mettre sous les yeux de l’ensemble des bretons ce projet stupéfiant ?

Il y a une vie politique entre les scrutins plus trépidante que le cirque électoral, et un potentiel pour une ZAD qui cristallisera à Plouisy les oppositions à l’agro-business…Les élus locaux y ont ils seulement pensé ?

Des militants de la Gauche Indépendantiste du Pays de Guingamp.

 

 

Le Conseil Constitutionnel vient de censurer 2 articles fondamentaux de la loi Molac. Cet organe garant de la Constitution Française ne pouvait en effet remettre en question l’article 2 de la Constitution qu’elle préserve. Un peu de sérieux si on se met dans la peau des Sages. L’article 2 pose la langue française comme langue de la République. Donc l’enseignement en immersion en breton, basque, catalan, corse, alsacien ou occitan dans l’enseignement public est anticonstitutionnel. Une fois encore logique si on se met dans la peau des mêmes Sages. Et puis le français, langue de la République, ne peut reconnaître les signes diacritiques des langues n’étant pas la sienne. La boucle est bouclée. Dans un précédent communiqué, nous faisions part de nos craintes quant aux suites données à la loi Molac. Nous ne nous sommes malheureusement pas trompés. Mais jusqu’à quand le Peuple Breton fera t-il l’aumône envers Paris ? Jusqu’à quand le Peuple Breton croira t-il en l’utilisation des institutions françaises pour qu’enfin ses droits les plus élémentaires soient reconnus et appliqués ? Nous avons, une fois encore, la fois de trop espérons-le, la preuve que cette stratégie ne marche pas et ne marchera jamais. Nous appelons donc à la construction d’un pouvoir propre en Bretagne muni de compétences législatives dans les domaines linguistiques, éducatifs, économiques, sanitaires et environnementaux. Cette construction ne semble pas être à l’agenda des diverses listes voulant toutes « plus de Bretagne » à l’occasion des prochaines élections régionales. Si nous oeuvrerons à la construction cette justice sociale nous seront également dans la rue aux côtés de celles et ceux qui lutterons pour parvenir à cet objectif. A commencer par le samedi 29 mai à Guingamp à 13h30, place de la Gare, pour la grande manifestation pour l’officialisation de la langue bretonne, à l’occasion de l’arrivée de la Redadeg 2021.

Pour l’organisation de la Gauche Indépendantiste, War-Sav.

Le 29 mai la Redadeg arrivera à Guingamp lors d’un événement habituellement festif. Mais la Redadeg est aussi une forme de lutte pour la langue bretonne. C’est pourquoi nous appelons à une manifestation pour la défense de notre langue ce même jour à partir de 14h00 à la gare de Guingamp.

La loi Paul Molac sur les langues dites régionales a été votée par l’ ensemble des députés bretons toutes tendances confondues et majoritairement bien accueillie par les élus locaux. Cela montre que les bretons sont capables de s’unir pour défendre la langue bretonne.

Cette nouvelle loi, si elle n’est pas invalidée par le Conseil Constitutionnel, permettra de renforcer la place de la langue sur les panneaux routiers, à l’état civil et bien sûr de financer de manière plus juste les écoles Diwan et de pratiquer l’éducation immersive dans les écoles publiques comme privées.

 

Pour que la langue vive et qu’elle soit langue de vie quotidienne il faut mettre en place une politique linguistique ambitieuse avec les moyens financiers adéquats, dans chaque collectivité dans toute la Bretagne et dans tous les champs d’action :

– la petite enfance, l’éducation de la maternelle à l’université,

– les médias et l’édition, l’audiovisuel et le numérique,

– la formation des adultes,

– les loisirs pour les plus petits et les adultes,

– les pratiques culturelles amateures et professionnelles,

– l’économie et les services publics.

Tout ceci doit être clairement spécifié dans les objectifs qui seront inscrits dans la convention Etat/Région sur la langue bretonne et son utilisation dans la vie publique et le transfert de compétences à la Bretagne.

Pour une convention Etat/Région ambitieuse, pour refuser les attaques injustes de la part du gouvernement nous vous invitons à venir manifester à Guingamp le 29 mai à l’occasion de l’arrivée de la Redadeg.

Quelques jours avant les élections départementales et régionales, nous défilerons pour montrer notre volonté de voir notre langue bien vivante se développer dans le cadre d’un statut officiel.

Appel signé par les associations: Stumdi, Mervent, Sked, KLT, DAO, Emglev Bro Gwened, Arvorig FM, Bannoù Heol, Ar Redadeg, KBP-APLB, Emglev Bro An Oriant, Ti Douar Alre, KEAV, Ti ar Vro Landerne-Daoulaz, Mignoned ar brezhoneg, Daoulagad Breizh, Ti ar Vro Gwengamp, Telenn – Ti ar Vro Sant-Brieg, Ai’ta!, C’hoariva, Keit Vimp Bev, Roudour….

 

La journée d’action contre la réforme de l’assurance chômage émanant des lieux culturels occupés par notamment des intermittents et précaires en lutte a rassemblé ce 23 avril des manifestants dans des proportions honorables à Lannion , Guingamp , Saint-Brieuc, Rennes ,Nantes ,Quimper, Brest, Vannes…

Les organisateurs majoritairement issus des milieux artistiques syndiqués et politisés un peu à la manière du mouvement « Nuit Debout » ont réussis à maintenir un cycle de mobilisation visible dans la durée puisque ces occupations durent depuis plus d’un mois pour certaines.

Bien sur le mouvement est traversé de contradictions et les limites de son volontarisme à être le mouvement de tous les précaires sont évidentes. Mais il est clair que les artistes et techniciens habitués à s’organiser ces dernières années contre les attaques du système de l’intermittence ont fait preuve d’une capacité certaine d’auto-organisation et ils disent avec raison être la partie émergée de l’iceberg de la misère et de la précarité qui s’abat sur tous sur fond de crise économique liée au Covid, prétexte pour attaquer les droits sociaux.

En Bretagne on croise parmi les animateurs de ce mouvement beaucoup de musiciens et chanteurs des scènes de musiques populaires bretonnes ( Fest-Noz), d’acteurs et actrices bilingues…On a vu fleurir ici et là des banderoles en breton , des affichettes dans cette langue…

Fin mars une initiative est passé un peu inaperçue, celle portée par le Collectif des Théâtres en Langues Autochtones. Cette structure regroupe des troupes de théâtres pro ou amateurs de Bretagne, Pays Basque, Corse , Occitanie, Alsace, Catalogne Nord depuis 2019.

Investis dans le mouvement d’occupations des lieux de spectacles ses animateurs et animatrices ont des revendications spécifiques aux langues dites « régionales » avec lesquelles ils et elles créent et travaillent.

Ces revendications qui leurs sont propres méritent d’être connues et popularisées car elles contribuent à la transmission de la langue bretonne.

Nous avons publié la version bretonne de ce texte ici.

 

 

 

Communiqué du C.T.L.AUTOCHTONES

Le Collectif des Théâtres en Langues Autochtones, solidaire de l’ensemble des luttes en cours, rappelle ses vœux généraux pour l’ensemble de la filière des théâtres en langues autochtones dites aussi « régionales », « minoritaires » ou « minorisées » du territoire national :

  • Avoir l’accès aux réseaux institutionnels de diffusion (Centres Dramatiques Nationaux, Scènes Nationales, Scènes Conventionnées…) et être programmés régulièrement et de façon officielle dans le cadre de leurs saisons culturelles.

  • Avoir les moyens humains et financiers pour développer des formations artistiques professionnelles spécifiques à nos langues et nos cultures.

  • Être soutenus dans nos moyens de production, de création, de diffusion et d’édition.

Quant aux effets délétères de la crise sanitaire, aggravant de fait :

  • L’état de « survivance » de la filière professionnelle des théâtres en langues autochtones,

  • Le maintien des personnels salariés et l’emploi des intermittents des secteurs artistique, culturel et associatif, dont nous nous portons solidaires,

  • La précarité des structures sans véritable reconnaissance officielle, dont nous nous portons solidaires,

Nous, C.T.L.Autochtones, souhaitons :

  • Une attention particulière envers la filière des Théâtres en Langues Autochtones de la part de l’ensemble des pouvoirs publics ayant la maîtrise de la chaîne artistique, culturelle et associative.

  • La création d’un statut officiel « Structure Empêchée » et la mise en place de moyens financiers qui permettront de garantir les loyers, les charges… les salaires à taux plein de l’ensemble des personnels intermittents (le paiement des répétitions etc…) et le maintien du personnel salarié.

  • Dès lors que la reprise du spectacle vivant sera possible : la garantie de programmations régulières de spectacles professionnels en langues autochtones en l’inscrivant au cahier des charges de l’ensemble des circuits de diffusion bénéficiant des fonds publics conséquents de l’Etat, des collectivités territoriales et locales.

  • Concernant toujours l’ensemble des lieux de diffusion subventionnés (scènes conventionnées, théâtres municipaux, nationaux…) : l’accueil en résidence de création et une aide financière de coproduction pour les compagnies de théâtre en langues autochtones.

  • Par région, la mise en place d’une aide spécifique pour la création de spectacles jeune public en langues autochtones, accompagné d’un circuit de diffusion destiné à l’ensemble des établissements scolaires associatifs, privés et publics de la maternelle au secondaire qui dispensent une langue régionale (en immersion et bilingues).

  • Pour les organisateurs occasionnels de spectacle : le développement, l’extension et la pérennisation d’un dispositif dédié à la diffusion de spectacles professionnels en langues autochtones à l’exemple de la Bretagne avec le GIP Cafés Cultures (qui prendra fin au 31/06/2021)

Le C.T.L.Autochtones, le 22 mars 2021