Tag

austérité

Browsing

C’est une petite foule d’un millier de personnes qui a défilé dans Nantes le 27 septembre. La moyenne d’âge était très basse et beaucoup de militants plus aguerris ont apprécié la tenue de ce rendez-vous qui s’est déroulée sans anicroche.

Il semblait important aux organisateurs, regroupés sous le sigle “Coordination Démocratique de Bretagne”, de garder un rendez-vous dans la rue pour socialiser dans l’espace publique une revendication qui ne doit pas être cantonnée aux débats “citoyens” entre Happy-Few ou entre personnalités (plus ou moins qualifiées…) qui s’approprient le débat sur la réunification bretonne.

Les slogans en breton ou en français rappelaient l’importance du recentrage de ce débat dans le combat plus vaste pour un pouvoir politique breton de Brest à Clisson. C’est l’axe central de l’intervention des organisateurs lue en début de manif reproduit plus bas. Ce slogan “Pour un pouvoir politique breton de Brest à Clisson” peut être l’axe central d’une campagne plus large que nous appelons de nos vœux. 

Une petite délégation Kanak conduite par le président du FLNKS Christian Tein, récemment libéré de prison, était présente et fût chaleureusement applaudie.

L’intervention, reproduite ici, replace notre combat au cœur des mobilisations sociales en cours du moment contre l’austérité imposée par Paris.

Déclaration de la manifestation de Nantes
27/09/2025

Les débats feutrés dans les salons et les vœux que personne ne prend en compte ne nous satisfont pas. Pour faire avancer la nécessité d’envisager la Bretagne, toute la Bretagne, comme un espace politique, il faut occuper la rue, à date régulière, pour ritualiser notre agenda politique breton.

Et pour expliquer pourquoi , la construction d’un pouvoir politique breton de Brest à Clisson est un projet réaliste pour améliorer nos conditions de vie que les gouvernements qui se succèdent à Paris veulent encore dégrader avec des budgets d’austérité.

Dans son projet, M. Bayrou envisageait de demander un effort de 5,3 milliards d’euros aux collectivités locales pour l’année 2026 qui devrait en réalité s’élever à 9 milliards, selon le vice-président délégué de l’Association des maires. Si Sébastien Le Cornu reprenait ce budget, cela grèverait de façon inacceptable la capacité des communes et des intercommunalités à renforcer les services publics locaux qui sont sous leurs responsabilités. Cela nous empêcherait de répondre aux exigences légitimes pour un meilleur accès au logement social, à la médecine dans le cadre du service public, aux investissements dans les écoles publiques, à la revalorisation du traitement aux agents de la fonction publique territoriale, à l’accompagnement du riche tissu associatif qui œuvre au quotidien pour l’accès de toutes et tous aux sports, à la culture et aux loisirs.

Il n’était pas question de faire des économies pour doter la région parisienne d’équipements sportifs de prestige pour les Jeux olympiques. Il n’était pas question de faire des économies lorsque la France dépensait des milliards pour mater nos frères et sœurs Kanaks en révolte contre le colonialisme. Il n’était pas question de faire des économies pour arroser d’argent public les entreprises du lobby militaro-industriel qui vendent des armes à Israël pour massacrer les Palestiniens ou pour continuer l’escalade belliciste.

Ici, en Loire-Atlantique, on subit en plus et depuis longtemps la rigueur de la gestion de la Région Pays de la Loire par Christelle de la Morançais qui impacte de larges secteurs de la vie artistique et culturelle et plus particulièrement le tissu culturel et linguistique spécifiquement breton qui puisqu’il est hors Région Bretagne ne peut bénéficier des mêmes aides et conventions notamment pour l’usage et la transmission de la langue bretonne.

Les budgets de rigueur précédents imposés par Paris ont cassé les services publics de santé en Bretagne et privent d’accès aux soins des centaines de milliers de Bretons. L’absence de politique du logement ambitieuse pilotée depuis la Bretagne prive d’accès à un toit des milliers de travailleurs bretons. Nous avons notre mot à dire et le droit de décider ici de la façon dont l’argent des bretons est dépensé par Paris.

La lutte des classes a aussi une dimension territoriale. L’économie capitaliste dans le cadre de l’État français profite au grand patronat, mais aussi quasi exclusivement au centre de la métropole impérialiste parisienne et à quelques grandes métropoles.

C’est pour toutes ces raisons que la Bretagne doit être réunifiée, pour construire un pouvoir populaire breton, pas seulement pour rectifier une décision antidémocratique qui nie l’histoire de Bretagne. Il faut réunifier la Bretagne pour garantir à tous et toutes l’accès aux services publics sous gouvernance locale et gérer nous même notre fiscalité.

Alors oui il faudra voter en Loire-Atlantique comme dans le reste de la Bretagne pour librement déterminer des compétences que nous voulons maîtriser en tant que peuple breton, mais il ne faut donc pas dissocier le combat pour la réunification du combat breton plus large pour la construction d’un pouvoir politique breton de Brest à Clisson !

Il ne faut pas déserter la rue bretonne, ni la laisser aux fascistes. Merci à celles et ceux qui sont venus aujourd’hui. Nous étions des milliers pour une Saint-Yves revendicative le 17 mai dernier à Rennes. En 2026, la Saint-Yves revendicative aura lieu sur le parcours de la Redadeg qui finira le 16 mai 2026 à Nantes. Que les derniers kilomètres soient une clameur populaire pour la langue bretonne, la démocratie et le droit à l’autodétermination du peuple breton.

Ne désertons pas la rue, rendez-vous le samedi 26 septembre 2026 ici, place de Bretagne à Nantes.

La Bretagne, toute la Bretagne, est notre pays,
nous avons le droit de décider de son avenir !

Suite à la dynamique grève des lycéen·nes de Diwan et à l’heure où de nombreuses collectivités locales de Bretagne votent ou s’apprêtent à voter des budgets marqués par l’austérité, les actrices et les acteurs du monde associatif impliqué·es dans l’action linguistique et culturelle bretonne, les artistes et les musicien·nes s’inquiètent des conséquences en termes d’emploi et de capacité de développement pour continuer à faire vivre et partager ce qui rend la Bretagne si originale.

Cette inquiétude pour les emplois, mais aussi l’éducation populaire, la transmission des fondamentaux d’une culture et d’une identité plurielle que nous voulons partager avec tous ceux qui viennent vivre dans notre pays, la Bretagne, est accentuée par la disparition de structures de diffusion éditoriales, de lieux de pratiques musicales et sportives, par les difficultés à faire appliquer les textes pour garantir une transmission de la langue bretonne.

Nous n’avons que faire des justifications pour expliquer les mesures d’austérité décidées à Paris pour couper dans les budgets locaux, notamment dans les domaines linguistiques, culturels, sportifs et éducatifs. Nous savons très bien que ces mêmes collectivités locales soutiennent bien souvent massivement l’industrie de l’armement, secteur qui, lui, ne connait que rarement l’austérité… Nous exigeons :

• Que la Région Bretagne assume les frais d’internat des lycées Diwan, au même titre que dans les lycées publics, Diwan remplissant une mission de service public à travers la gratuité, l’ouverture à toutes et tous et son aspect laïc. De fait, les salaires des animatrices et des animateurs doivent être pris en charge par cette collectivité, et ce, afin d’accompagner le seul réseau d’enseignement capable d’éduquer de jeunes brittophones actifs, donc de contrecarrer la chute des locutrices et des locuteurs mis en évidence par le dernier sondage commandité par la région Bretagne.

• L’officialisation de la langue bretonne et son droit non négociable à trouver sa place partout dans la péninsule, y compris dans les aires métropolitaines de l’Est, où se joue aussi l’avenir du breton.

• Que la langue et la culture bretonne ne subissent aucune mesure d’austérité économique par une baisse de subventions à celles et ceux qui la font vivre et soutiennent, encore plus les scènes locales, les lieux et structures associatives de transmissions des pratiques musicales bretonnes (chantées, sonnées ou dansées), mais aussi les structures liées à l’édition.

• Que les collectivités (métropoles et intercommunalités) bretonnes de Brest à Clisson s’engagent à verser au moins un Euro par habitant dans le mandat 2026-2032 en faveur d’actions d’usage et de transmission de la langue bretonne : elles le peuvent dans le cadre des possibilités offertes par la Loi Molac, qui les obligent à participer à l’enseignement, la promotion et à la diffusion de la langue bretonne.

• Que la Saint-Yves soit déclarée jour férié par les collectivités territoriales et locales bretonnes.

• Le droit de décider en Bretagne dans tous les domaines à travers un pouvoir politique breton législatif local doté d’une large autonomie.

Nous annonçons de ce fait une manifestation le 17 mai prochain à Rennes, pour porter ces revendications et une mobilisation subversive, pacifique, populaire autour de la Fête de la Bretagne, pour une Saint-Yves revendicative !

Faisons-en une journée inoubliable qui marque dans la joie et le partage, l’ouverture et le rejet de la xénophobie, notre volonté d’exister en tant que communauté, en tant que peuple qui comme tous les peuples doit pouvoir avoir les moyens de faire vivre, partager et transmettre ce qui fait son originalité.

Lycéens et Lycéennes de l’enseignement immersif et bilingue, étudiant·es et apprenants en langue bretonne, intermittent·es, sonneuses et sonneurs, parents d’élèves, danseuses et danseurs, lutteuses et lutteurs, travailleuses et travailleurs de la culture et de l’enseignement breton : faites signer cet appel et venez en famille manifester le samedi 17 mai prochain à 14h à Rennes sur le Mail Mitterrand !

 

Da-heul harz-labour liseadezed ha liseidi Diwan ha d’ar c’houlz ma voto kalz strollegezhioù e Breizh budjedoù reut a-walc’h a-benn dispign nebeutoc’h, e fell d’an dud oberiant engouestlet er stourm evit ar yezh hag an obererezhioù sevenadurel, d’an arzourien, sonerien hag all… reiñ da c’houzout int chalet gant an efed negativel war ar postoù-labour hag hor barregezh da ziorren evit ma kendalc’himp da lakaat da vevañ ha da dreuzkas ar pezh a laka Breizh da vezañ dibar.

An anken evit ar postoù-labour, an deskadurezh pobl, evit ar pezh a denn d’an treuzkas e-keñver diazezoù sevenadur hag un identelezh liesseurt a fell deomp profañ d’an holl dud zo o tont da vevañ en hor bro, az a war gresk c’hoazh abalamour d’an diaesterioù zo gant frammoù liammet ouzh an embann, al lec’hioù gouestlet d’ar sonerezh ha d’ar sport, d’an diaezamantoù evit lakaat da dalvezout ar skridoù lezennel a denn da dreuzkas ar brezhoneg.

Ne reomp ket forzh gant an abegoù roet deomp evit displegañ e rankomp arboellañ arc’hant er budjedoù lec’hel, dreist-holl evit ar yezh, ar sevenadur, ar sport, an deskadurezh abalamour da zibaboù graet e Pariz. Gouzout a reomp a-walc’h e vez arc’hantaouet gant ar memes strollegezhioù lec’hel industriezh an armoù, hag aze ne vez ket kaoz alies eus ruster war ar budjedoù… Setu ma c’houlennomp groñs :

  • Ma vo ur statud ofisiel gant ar brezhoneg ha gwir evit hor yezh da gavout he flas e kement korn ar vro, ha kement-se e meurgêrioù ar Reter e-lec’h m’emañ dazont ar brezhoneg ivez.
  • Ne vo ket gouzañvet gant yezh ha sevenadur Breizh un digresk eus ar yalc’hadoù d’ar re a laka anezho da vevañ hag e vefe sikouret muioc’h al leurennoù lec’hel, al lec’hioù hag ar frammoù kevredigezhel oberiant war dachenn sonerezh Breizh (kanet, sonet, dañset) pe war dachenn an embann ivez.
  • Ar strollegezhioù e Breizh (meurgêrioù hag etrekumuniezhioù) eus Brest betek Klison a ranko dispign un euro dre annezad e resped 2026-2032 evit obererezhioù a denn da implij ha treuzkas ar brezhoneg. Ret eo dezho en ober diouzh al lezenn Molac, ma lavarer e rankont kemer perzh evit kelenn, brudañ, skignañ ar brezhoneg.
  • Rannvro Breizh a rank paeañ mizoù lojañ liseoù Diwan evel ma ra gant al liseoù publik, dre m’eo Diwan ur servij publik digoust, digor d’an holl ha lik. Dre-se, goproù ar vuhezourien ha buhezourezed a rank bezañ kemeret e kont gant ar strollegezh-se, a-benn ambrougañ ar rouedad deskadurezh nemeti gouest da stummañ brezhonegerien oberiant ha da dalañ evel-se ouzh digresk an niver a vrezhonegerien lakaet war wel nevez zo gant ur sontadeg.
  • Devezh Sant-Erwan a rank bezañ lakaet da zevezh vak gant ar strollegezhioù lec’hel e Breizh.
  • Breizh a rank bezañ gouest da zibab war gement tachenn zo dre ur galloud politikel breton, gouest da lezenniñ gant un emrenerezh ledan.

Manifestomp d’ar 17 a viz Mae e Roazhon da zougen an azgoulennoù-se dre ur stourmadeg disuj, peoc’hek, poblek tro-dro da ouel Breizh evit ma teufe Sant-Erwan da vezañ un devezh stourm. Greomp pep tra evit ma vo un devezh hor bo soñj dioutañ, merket gant al levenez hag ar vrokusted, an digoradur koulz hag hor c’hoant splann da nac’hañ ar prezegennoù estrengas, hor c’hoant da vevañ evel kumuniezh dibar, evel ur bobl hag a rank evel an holl bobloù bezañ gouest da gaout peadra da lakaat da vevañ, lodennañ ha treuzkas ar pezh zo dibar enni.

Liseadezed ha liseidi an deskadurezh dre soubidigezh ha divyezhek, studierezed ha studierien ar brezhoneg, sonerezed ha sonerien, gourenerezed ha gourenerien, skrivagnerezed ha skrivagnerien, labourerezed ha labourerien ar sevenadur hag an deskadurezh vrezhonek, sinit ha lakait da sinañ ar galv ha deuit gant ho familh d’ar 17 a viz Mae da 2e GM e Roazhon war ar mailh Mitterrand !

Premier·es signataires — Sinerezed/Sinerien gentañ :

Loeiza Beauvir (arzour / artiste), Klet Beyer (arzour / artiste), Perynn Bleunvenn (arzour / artiste), Typhaine Corre (komedianez ha kanerez / comédienne et chanteuse), Anna Duval-Guennoc (arzour / artiste), Yann-Ildut Galiou (kelenner e Diwan / professeur à Diwan), Brieg Guerveno (arzour / artiste), Gwennyn (kanerez / chanteuse), Kadvael Jolived-Leforestier (kaner / chanteur), Fabris Kadou (kelenner en hentad divyezhek / professeur en filière bilingue), Riwal Kermarrec (komedian / comédien), Fanny Le Bigot (skolaerez e Diwan / professeure des écoles à Diwan), Gilles Le Bigot (soner / musicien), Tangi Le Gall Carré (soner  / musicien), Mélaine Looten (rener / directeur Radio Kerne-Naoned), Lena Louarn (bez-prezidantez a enor eus Kuzul Rannvro Breizh / vice-présidente honoraire du Conseil Régional de Bretagne), Manu Mehu (kazetenner / journaliste), Thelo Mell (animatour skinwel ha soner / animateur TV et sonneur), Ronan Menardeau (kelenner e Diwan / professeur à Diwan), Tifenn Merien (skolaerez e Diwan / professeure des écoles à Diwan), Kevin Merien (penngasour e Diwan / conseiller principal d’éducation à Diwan), Tangi Merien (komedian / comédien), Yann-Fañch Millet (rener lise Diwan Karaez / directeur du lycée Diwan de Carhaix), Erwan Moal (arzour / artiste), Anna Morvan (aktourez, kenurzhierez hag animatourez / actrice, coordinatrice et animatrice), Jil Penneg (aktour / acteur), Ronan Quintin (kelenner en hentad divyezhek / professeur en filière bilingue), Kevin Ruellan (soner kelenner / musicien enseignant), Maiwenn Salomon (gourdonerez Gouren / entraineuse de Gouren)…

 

Cette info a été reprise sur le site du CDR Paris qui œuvre en solidarité pour l’indépendance Catalane depuis Paris. C’est une reproduction d’un article paru sur l’Indépendant de Perpignan. Nous le rediffusons pour créer des débats et initiatives dans les organisations syndicales en Bretagne, bien silencieuses sur la situation en Catalogne sud. Plusieurs semaines après la parution de cette info la situation répressive en Catalogne s’est aggravée par le maintien en détention de certains dirigeants indépendantistes, des menaces de poursuites contre d’autres militants de différentes sensibilités.

L’Occitanie ici évoquée correspond à la région française administrative du même nom, pas au territoire revendiqué par les occitanistes. (NDLR)

Des  syndiqués CGT militants à la Gauche Indépendantiste Bretonne.

Réunie les 5 et 6 décembre à Carcassonne pour sa première conférence régionale, la CGT Occitanie fraîchement créée, issue de la fusion des comités régionaux Languedoc-Roussillon et Midi Pyrénées a voté jeudi une motion de soutien « aux travailleuses et travailleurs de Catalogne et leurs organisations syndicales représentatives ».

230 Cgtistes, leur nouveau bureau et le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez condamnent la « répression policière » : « En envoyant la police réprimer l’organisation du référendum et en emprisonnant ses opposants politiques, le gouvernement Rajoy a délibérément fourni des arguments à ceux qui voulaient une déclaration unilatérale d’indépendance. Avec nos camarades des syndicats de Catalogne, nous exigeons l’arrêt immédiat des détentions et actions policières au sein des institutions catalanes. »

« Fidèle a ses principes fondateurs, la CGT exige le respect et la garantie des droits fondamentaux, dont le droit du peuple à choisir son avenir, partout dans le monde (…) Incarcérer des membres de l’ex-gouvernement catalan alors que des élections régionales sont convoquées revient à vider le débat démocratique de sens. On ne saurait régler une question politique par la voie judiciaire et invoquer les formes de l’Etat de droit pour mieux en ignorer l’esprit »… En fin de motion, le syndicat « appelle le gouvernement français à sortir de sa position bienveillante vis à vis des violences policières et violations des libertés. Le gouvernement français et l’Union Européenne doivent oeuvrer pour une sortie de crise qui soit respectueuse de l’expression de la diversité des opinions qui existent en Espagne et en Catalogne ».

Pour la CGT, « les premières victimes des conflits sont toujours les travailleurs-euses », affirmation développée dans le dernier paragraphe de la motion :

« Le grand capital qui capte autoritairement les richesses que nous produisons reste toujours la principale cause des conflits. En Catalogne, en Espagne comme en France, les cures d’austérité, les attaques coordonnées contre les droits sociaux et du travail génèrent l’appauvrissement des travailleurs-euses par la captation des richesses. le capital, sur tous nos territoires, et ses soutiens zélés que sont les gouvernements actuels espagnols et français portent une lourde responsabilité dans ces situations » affirme encore la CGT Occitanie dans sa motion de soutien.

500 à Lorient, 300 à Vannes, 4500 Nantes, 1500 à St Brieuc et Brest, un peu plus de 2500 à Rennes, très peu à St Malo… la journée d’action et de grève du 09 avril contre la loi Macron et l’austérité ne restera pas dans les mémoires en termes de mobilisations.

A l’appel de Solidaires, FSU, CGT et FO c’est donc moins de 10 000 personnes qui auront battus le pavé breton. C’est moins catastrophique que ce que certains redoutaient , ce qui dénote d’un potentiel certain si le travail de popularisation avait été fait autrement  en amont.

 

Aller manifester à Paris une bonne idée ?
Aller manifester à Paris une bonne idée ?

Enfin le choix de la CGT d’envoyer beaucoup de ses adhérents à Paris faire masse n’est pas une pratique susceptible de mobiliser au delà d’un certains cercles de militants chevronnés voir spécialisés.

La relative unité syndicale n’a pas tenu partout, ainsi à Lorient c’est deux cortèges aux slogans identiques qui ont sillonnés les rues de la ville ( FO et Solidaires d’un coté , CGT et FSU de l’autre ).

A Rennes cette culture de l’entre soi syndical a amené à une situation simplement consternante quand des dizaines de salariés des messageries Mory Global ( un transporteurs qui a licencié en masse ) venus manifester , ce qui faisait d’eux les quasi seuls représentants visibles du privé en lutte (malgré le salutaire débrayage de CGT à Citroen qui a perturbé la production de la Janais ) , mais qui se sont retrouvés en toute fin de cortège ! Et ce au prétexte de l’insuffisance d’implantation syndicale dans leur entreprise ! Pourtant de cette partie du cortège ( un peu colorée ! ) on entendait beaucoup de slogans hostiles au gouvernement !

A Rennes, Nantes, Brest les militants anticapitalistes ont défilés ensembles faisant entendre des voix plus radicales, parlant de grève générale reconductible, d’occupations. Mais ils semblaient bien seuls …Comme si les autres ne croyaient pas trop à la perspective de l’abrogation de la loi Macron…

A-t-on jamais vu un mouvement social de fond se construire sur la base de quelques promenades squelettiques ne regroupant que des militants spécialisés et dont l’attraction culminante est la «  montée » à Paris ?

09AVRILRENNES

Pourtant à Rennes dans le cortège anticapitaliste impulsé par le Collectif Antifasciste et le Collectif Chomeurs Précaires Etudiants en Lutte, qui fût le seul à populariser des slogans contre l’unité nationale, on pouvait lire dans un quatre pages intitulé LABOUR qui y était diffusé  :

«Ainsi donc se déroule enfin une journée d’action interprofessionelle doublée d’un mot d’ordre de grève contre la loi Macron et l’austérité. Ne boudons pas notre plaisir devant une telle initiative. Voilà qui tranche avec les appels à l’« unité nationale » qui prévalent depuis trop longtemps avec pour seul justification d’exploiter la légitime révulsion que nous impose des massacres et le seul but de nous faire oublier qu’ici comme ailleurs deux classes aux intérêts divergents s’affrontent.
Pour autant le déroulement de cette journée d’action et de grève ne nous satisfait pas. Pourquoi certains ont ils privilégié l’organisation d’une « montée » à Paris plutôt que l’organisation d’assemblées générales interprofessionelles ?
En Guadeloupe depuis mars dernier dans la perspective de reconduire le mouvement de 2009 qui avait aboutit à de nombreuses concessions de l’état et du patronat sur les salaires, les prix des matières premières, l’unité syndicale prévaut dans le cadre d’un calendrier revendicatif local non basé sur les critères des médias de Paris. Le 22/03 des milliers de manifestants scandant des slogans faisant référence à tous les problèmes qu’ils dénoncent : accès difficile à l’eau, l’essence, la terre et la violence sociale liée au chômage, aux licenciements, à la précarité, aux bas salaires, aux conditions de travail… se sont rassemblés à l’appel de quasiment tout le panorama syndical.
Reprendre notre autonomie de classe, en construisant notre calendrier revendicatif, hors du cadre médiatique et institutionnel en Bretagne comme en Guadeloupe, hors du cadre électoral. Voilà une façon de faire qui trancherait avec des pratiques parisiano-centrées qui ne déboucheront sur aucune dynamique et ce malgré la soif de combativité de ceux et celles qui n’ont que faire de « l’unité nationale » et n’ont aucun espoir de changement émanant de la « gauche » parlementaire et de ses avatars «radicaux”.


Construisons notre quartier général et notre   autonomie de classe en organisant l’unité populaire là où nous vivons et produisons !  ”

 

Nous n’aurions pas dit mieux !

Bien sur qu’il faut mobiliser et remobiliser , de nombreux conflits locaux pour les salaires se multiplient … Mais il faudra bien parler à un moment où un autre de la manière de s’organiser , au plus près du cadre de vie et de production de chacun et pas seulement entre (trop peu nombreux ) syndiqués….

Bretagne-info.

Un vote breton et 7636 voix (0,52%), c’est le nombre de suffrage qui se sont portés sur la liste NPA/Breizhistance en Bretagne :

  • Côtes D’Armor (22) : 1 097 voix (0,53%)
  •  Finistère (29) : 1639 voix (0,55%)
  •  Ille-et-Vilaine (35) : 1382 voix (0,46%)
  •  Loire-Atlantique (44) : 1951 voix (0,47%)
  •  Morbihan (56) : 1567 voix (0,63%)

C’est en dessous de l’objectif de 10 000 suffrages que nous nous étions fixés. Le manque d’intérêt flagrant des médias officiels pour cette campagne et notamment pour notre liste ne nous aurons pas permis d’avoir un meilleur résultat. D’un autre côté, la brièveté de cette campagne aura contrarié la mobilisation de nos militants et militantes, pris le plus souvent par leurs obligations professionnelles, et pour beaucoup déjà fatigués par la campagne des élections municipales. Enfin, notre incapacité financière à imprimer des professions de foi livrées à domicile, nous aura empêcher de faire connaître nos propositions au plus grand nombre. Nous devrons être mieux préparés pour les prochaines échéances.

A ces résultats en Bretagne doivent s’ajouter les résultats obtenus en région Poitou Charente (2 315 voix et 0,42%) et dans les autres départements des « Pays de la Loire » (2682 voix et 0,38%).

Pour autant nous ne regrettons pas d’avoir afficher sans nous cacher notre identité politique et nos combats communs avec nos camarades du NPA : pour les prisonniers politiques, contre l’austérité et les licenciements, contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, pour le droit à l’autodétermination, pour la langue bretonne, pour l’internationalisme et la solidarité avec les réfugiés.

Le vote Front National progresse en Bretagne (de 3% en 2009 à 16,91% aujourd’hui), même si cette dernière permet de contenir son importance dans la circonscription électorale. En effet, celui-ci est en tête dans la région Poitou-Charente (23,18%), mais aussi dans les autres départements des Pays de la Loire (21,32%).

Ce fait politique est notamment à prendre en compte avec d’autres faits spécifiques à la Bretagne. Ainsi la présence et les scores de plusieurs listes réclamant une forme de pouvoir politique décisionnel en Bretagne. La liste de l’autonomiste Christian Troadec avec plus de 80 000 voix et 5,55% est au-dessus du Front de Gauche et réalise une bonne performance pour une liste ne disposant pourtant pas du même accès aux médias. Il améliore son score des élections régionales où il avait récolté autour de 58 000 voix. Malgré nos divergences politiques, l’offre électorale proposée par Christian Troadec a sans doute permis de détourner pas mal d’électrices et d’électeurs du vote FN. Pour la seconde fois en 60 ans, l’UDB concourait seule et récolte 27 118 voix et 1,85%.

Ailleurs en Europe, de nombreuses formations défendant le droit à l’autodétermination et/ou l’indépendance de nations sans États ont su séduire un nombre important d’électeurs et d’électrices. C’est d’ailleurs dans ces territoires d’Europe de l’Ouest qu’on observe une percée moins importante qu’ailleurs de l’extrême droite où la vague frontiste observée ici n’a pas forcément d’équivalent. C’est vrai dans l’état Espagnol, en Irlande, en Écosse. La gauche « radicale » dans toutes ses composantes a aussi fait de très bon score en Belgique, en Grèce, dans l’État Espagnol et en Irlande. Dans tous ces cas de figures, la crise financière et sociale y a sans doute eu des conséquences plus cruelles et plus perceptibles par les masses populaires que dans l’État français.

Le gouvernement français défend aujourd’hui une politique d’austérité qui va impacter les conditions de vie des plus défavorisés et accentuer la mise en concurrence des territoires et des travailleurs. Par conséquent, nul doute que demain les forces défendant une perspective anticapitaliste et le droit des peuples à disposer d’eux même trouveront un autre écho en Bretagne. Avec nos camarades du NPA et d’autres, travaillons dés aujourd’hui dans cette perspective et défendons dans la rue, au quotidien, ce qui nous tient à cœur. Amplifions les mobilisations populaires de masses et radicales seules à même de changer le cour des choses.

Dans le cadre des élections européennes 2014, la liste “Pour une Europe des peuples et des travailleurs” soutenue par le NPA et la Gauche Indépendantiste (Breizhistance), tiendra un meeting le mercredi 21 mai à 20h à Rennes au LAK, 11, rue des Flandres, salle 0.8 (accès Métro Villejan-Université et Kennedy).

A l’occasion de ce meeting, nous rappellerons les axes principaux de notre candidature :
– Pour une Europe des peuples et des travailleurs.
– Pour une Europe de la transition écologique
– Pour une Europe de l’urgence sociale
– Pour une Europe qui refuse la spéculation et les privatisations
– Pour une Europe de l’égalité des droits
– Pour une Europe qui refuse le repli national
– Pour une Europe de la solidarité avec les autre peuples du monde

Notre liste constituée uniquement de travailleurs est une liste d’union entre deux formations politiques mobilisées de longue date,ensemble, sur différentes luttes sociales (CPE en 2006, retraites en 2010, Notre-Dame-des-landes actuellement, et aujourd’hui la lutte contre l’austérité). Une liste au sein de laquelle le NPA comme la Gauche Indépendantiste défendent de longue date le droit à l’autodétermination des peuples.
Une liste sur laquelle figure aussi un prisonnier politique, militant contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, Enguerrand Delanous, incarcéré à Nantes suite à la manifestation du 22 février dernier.

Interviendront à la tribune, Pierre le Ménahès, tête de liste, Sandra Cormier, n°2 (NPA 44), Gael Roblin (Gauche Indépendantiste, n°3), Léa Soulard (NPA Jeunes, n°10) et un représentant de la coordination bretonne des intermittents en lutte pour la défense de leur statut.

Skritell_Affiche_Europa_Europeennes_2014_NPA_Breizhistance

Le 25 mai prochain, votez pour la liste “Pour une Europe des peuples et des travailleurs” soutenue par le NPA et la Gauche Indépendantiste bretonne (Breizhistance).

Meeting en présence de Sandra Cormier (NPA), Gael Roblin (Gauche Indépendantiste bretonne) et la tête de liste Pierre le Ménahès.

1

 

Comment s’y rendre ?

Métro Villejean Université ou J.F. Kennedy.
Bus ligne 4 ou 30 (arrêt Villejean Université).
11, rue des Flandres.

4 bonnes raisons d’envoyer valser l’austérité et le gouvernement le 25 mai dans les urnes avec la liste NPA/ Gauche Indépendantiste Bretonne (Breizhistance).

skritell

Une liste militante

Sur la liste NPA/Gauche Indépendantiste Bretonne (Breizhistance), pas de place pour les professionnels de la politique. Ouvrier, fonctionnaire, retraité, salarié du privé, intermittent… La politique doit appartenir à celles et ceux qui produisent les richesses et ne jamais être un métier. Nous défendons ainsi la limitation des mandats et la représentation proportionelle à chaque élection. La liste NPA/Breizhistance est composée par des gens qui se battent au quotidien pour changer la société !

Une liste porte-voix des luttes

Avec un ancien ouvrier délégué CGT comme tête de liste, un intermittent et un manifestant incarcéré pour avoir manifesté contre l’aéroport de Notre Dame des Landes, la liste NPA/Gauche Indépendantiste Bretonne (Breizhistance) se veut un porte-voix des luttes. C’est notre conception de la politique où il n’y a pas d’un côté celles et ceux qui se battent et de l’autre celles et ceux qui représentent. Le NPA et Breizhistance savent que c’est par l’action massive de toutes et tous que l’on pourra changer le système, notre liste en est le reflet !

Une liste anti-aéroport NDDL

Le NPA et la Gauche Indépendantiste Bretonne (Breizhistance) sont engagés depuis le début dans la bataille contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Dans cette campagne nous sommes les seuls à être à la fois présent sur le terrain pour empêcher la destruction de terres agricoles et la mauvaise utilisation de fonds publics et à faire le lien avec la politique globale du gouvernement qui méprise la population et nous demande de nous serrer de plus en plus la ceinture ! Contre l’ayrautport, parce qu’il ne peut y avoir de capitalisme vert, la liste du NPA et dela Gauche Indépendantiste Bretonne (Breizhistance) est la seule liste vraiment écologiste !

Une liste qui défend vraiment les peuples

Face à cette Europe forteresse, le NPA et la Gauche Indépendantiste Bretonne (Breizhistance) défendent la liberté de circulation et d’installation. Quand les capitaux peuvent circuler librement sans aucun contrôle de la population, des milliers de migrants meurent dans les barbelés de Ceuta et Melila ou en pleine mer au large de nos côtes. Cette Europe qui par contre ne donne pas de droits aux peuples qui veulent se déterminer librement, qu’ils soient Catalans, Basques, Corse ou Breton ! La liste NPA/Gauche Indépendantiste Bretonne (Breizhistance) existe pour faire entendre le droit des peuples, de tous les peuples !

A l’appel de la CGT environ 4000 personnes ont défilés dans Rennes pour “l’emploi industriel durable”. Les manifestants venaient de toute la Bretagne historique et dans une moindre mesure de l’Anjou.

Pour marquer notre soutien aux travailleurs licenciés de Doux et PSA  et saluer cette initiative syndicale décentralisée Breizhistance-IS avait décidé de se joindre à l’initiative.Peu de syndicats hormis ceux de la CGT et de Solidaires Industries étaient présents.

Nous y avons tenu un piquet d’information diffusant notre point de vue sur la façon de construire localement et à la base les ripostes à la crise du capital.

Un quatre pages a été diffusé à plus de 1000 exemplaires par la Gauche Indépendantiste, ils ont été commentés et appréciés par bon nombre de manifestants.

Nous avons entamés des discussions avec des syndicalistes et des camarades d’autres organisations politiques présageant de possibles convergences.

Notre banderole , assument comme notre texte , un point de vue ouvertement indépendantiste à été largement photographiée. Par ailleurs nous avons répondu aux sollicitations de la presse.

Pour riposter aux politiques de rigueurs nous continuerons à être présents dans les mobilisations à venir, sans rien cacher de notre identité politique en faveur de l’indépendance et du socialisme.