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Gant tristidigezh ha from o deus desket izili an tu-kleiz dizalc’hour – War-Sav eo aet da Anaon Charlie Grall, stourmer e vuhez pad evit frankiz pobl Vreizh. Mont a ra hor soñjoù d’e dud nes er mareoù poanius-se.

Pa’z eo aet e-tro ur bajennad eus istor politikel Breizh a-vremañ. Charlie zo bet unan an eus arouezioù stourmerien Breizh mareoù stourm an FLB hag an ARB eus ar bloavezhioù 1970 betek 2012. Arestet e voe da vare e obererezh kuzh e 1979 goude bezañ kemeret perzh e diskar peul Roc’h Tredudon en FLB e 1974 ha distruj ti Komiser Le Taillanter, chef Servij Polis Justis Roazhon. Barnet ha kondaonet e voe e 1980 e Pariz gant Lez-Varn surentez ar Stad a-raok bezañ distaolet gant Fañch Mitterand, prezidant nevez dilennet e Bro-C’hall e 1981, hag adkavout ar frankiz goude daou vloaz toull-bac’h.

Chom a raio feal d’e vennozhioù dizalc’hour ha d’e stourm evit difenn gwirioù politikel ha yezhel pobl Vreizh oc’h embann en un doare foran e souten da obererezhioù Stourm ar Brezhoneg eus ar bloavezhioù 1980 betek 2010 peotramant o vezañ ezel eus ar strollad politikel dizalc’hour Emgann er bloavezhioù 1990.

Tomm e galon ouzh Euskal Herria gant he stourm evit an dizalc’houriezh hag ar sokialouriezh e voe e-pad un 40 vloaz bennak ha c’hoariet ur rol a-bouez evit ma voe degemeret stourmerien Bro Euskal e Breizh er bloavezhioù 1990. Liammoù kreñv zo bet savet a-drugarez dezhañ, denel ha politikel, etre an div vro. Setu penaos e voe krouet komite gevelliñ Karaez-Oiartzun, oberiant hiziv-an-deiz c’hoazh, ha treuzkaset valeurioù etrevroadel a stourm ha kengred d’ar rummadoù yaouankoc’h.

En e skridoù kazetenniñ, Le Poher pe Breizh-Info, krouet gantañ, en deus roet heklev d’ar mennozhioù stourmoù broadel, sokialour hag etrevroadel. Afer en do adarre gant ar Stad C’hall ha moustrerezh he justis. Tapet ha toull-bac’het adarre e 1999 da vare laeroñsi danvez tarzh e Plevin gant ar strollad euskarad ETA, skoazellet gant an ARB, rebechet dezhañ bezañ kejet ouzh unan eus izili komando ETA, aterset hervezañ evit ur pennad-skrid. Kondaonet da 7 vloaz toull-bac’h e 2005 gant Lez-Varn Ispisial Pariz eo chomet dieub goude ar galv graet kerkent. Er prosez galv e 2012 eo kondaonet da 2 vloaz toull-bac’h goursez.

M’eo cheñchet ar stummoù azgoulennoù evit doujañs da wirioù pobl Vreizh hag he dizalc’houriezh goude mare an ARB e kaso bepred Charlie e skoazell d’ar stourmerien ha stourmerezed nec’het gant ar justis gall. Un toullad prizonidi bolitikel eus Breizh o do bet skoazell brizius Skoazell Vreizh, evel Charlie. Evel-se, evel anaoudegezh ha doujañs evit al labour a-stroll-se, e asant Charlie sammañ karg prezidantelezh ar gevredigezh e 2013. Un tamm mat a brosezioù a dremeno. Menegomp prosezioù stourmerien adunvanidigezh 44=BZH, stourmerien Ai’ta evit difenn ar brezhoneg, stourmerien dizalc’hour ebarzhet er stourm a-enep al lezenn Labour, liseidi Diwan o deus stourmet evit tremen arnodennoù ar bak e brezhoneg, ar stourmerez yaouank o tiskuliañ an eil-tiez pe c’hoazh an aferioù Fañch hag o deus graet trouz. Soñj o do ivez ar prizoniadezed politikel euskarat bac’het e Roazhon eus souten Skoazell Vreizh dindan e brezidantelezh.

Ma oa Charlie Grall ur stourmer dizalc’hour istorel e voe ivez ur skrivagner puilh e brezhoneg hag e galleg. Dre al lennegezh hag e bennadoù er gelaouenn Al Lanv en deus roet tro d’al lennerien beajiñ  er bedoù politikel ha sokial breton hag euskarad. A-drugarez dezhañ e teu miliadoù a dud abaoe 1990 da eskemm e brezhoneg, dizoloiñ oberennoù a-vil-vern ha tabutal da vare Gouel al Levrioù e Karaez. Un oberenn veur en doa krouet, deuet da vezañ un darvoud hep e bar e bed ar sevenadur breton.

Mil drugarez dit Charlie. Ra vo wenn da ved kamarad.

Stourmomp betek an trec’h bepred ! Bevet Breizh dizalc’h ha sokialour !

An obidoù a vo lidet
dimeurzh 3 a viz Meurzh da 2e e krematorium Karaez.

 


 

C’est avec tristesse et émotion que les membres de la Gauche Indépendantiste – War-Sav ont appris la disparition de Charlie Grall, militant tout au long de sa vie pour la liberté du peuple breton. Nos pensées vont à ses proches dans ces moments douloureux.

Avec son départ se tourne une page de l’histoire politique de la Bretagne contemporaine. Charlie a été l’un des symboles des militants bretons des périodes de lutte du FLB et de l’ARB des années 1970 à 2012. Il fut arrêté en 1979 après avoir participé aux plastiquages de l’antenne émettrice de Roc’h Tredudon du FLB en 1974 et de la maison du Commissaire Le Taillanter, chef de la Police Judiciaire de Rennes. Il sera jugé et condamné en 1980 à Paris par la Cour de Sécurité de l’État avant d’être amnistié par Mitterrand, nouveau président élu en France en 1981, et ainsi retrouver la liberté après deux ans de prison. Il restera fidèle à ses idées indépendantistes et à son engagement pour la défense des droits politiques et linguistiques du peuple breton en martelant publiquement son soutien aux actions de Stourm ar Brezhoneg des années 1980 à 2010 ou comme membre du parti politique indépendantiste Emgann dans les années 1990.

Sa proximité avec le Pays Basque et sa lutte pour l’indépendance et le socialisme pendant une quarantaine d’années a joué un rôle important dans sa vie. C’est ainsi que des militants du Pays Basque furent accueillis en Bretagne dans les années 1990. Des liens forts ont été créés grâce à lui, humains et politiques, entre les deux pays. Il a œuvré à la création du comité de jumelage Carhaix-Oiartzun, encore actif aujourd’hui, et transmis des valeurs internationales de lutte et de solidarité aux générations plus jeunes. Par ses écrits de presse, du Poher ou de Breizh-Info, qu’il a créés, il a donné de l’écho aux luttes de libération nationales, socialistes et internationales. Il aura à nouveau affaire avec l’État français, sa répression de sa justice. Arrêté et emprisonné à nouveau en 1999 lors du vol d’explosifs à Plevin par ETA, soutenu par l’ARB, il est accusé d’avoir rencontré un membre du commando ETA, interrogé selon lui pour la rédaction d’un article. Condamné à 7 ans de prison en 2005 par la Cour d’Assises Spéciales de Paris, il est resté libre et fait l’appel. Lors du procès d’appel de 2012, il est condamné à 2 ans de prison de sursis.

Si les formes de revendications pour le respect des droits du peuple breton et son indépendance ont changé à la suite de la fin d’activité de l’ARB, Charlie apportera toujours son soutien aux militantes et militants inquiétés par la justice française. Un certain nombre de prisonniers politiques bretons ont bénéficié de l’aide précieuse de Skoazell Vreizh, comme Charlie. Ainsi, par reconnaissance et respect pour ce travail collectif, Charlie accepte de prendre la responsabilité de la présidence de l’association en 2013. Un bon nombre de procès se dérouleront. Mentionnons les procès des militants de la réunification 44=BZH, des militants d’Ai’ta pour défendre le breton, des militants indépendantistes engagés dans la lutte contre la loi Travail, des lycéens de Diwan qui se sont battus pour passer les examens du bac en breton, la jeune militante luttant contre les résidences secondaires ou encore les affaires Fañch qui ont fait grand bruit. Les prisonnières politiques basques emprisonnées à Rennes se souviendront également du soutien de Skoazell Vreizh sous sa présidence.

Si Charlie Grall était un militant indépendantiste historique, il fut aussi un écrivain en breton comme en français. Grâce ces ouvrages et ses articles dans la revue Al Lanv, il a permis aux lecteurs de voyager dans les mondes politiques et sociaux bretons et basques. Grâce à lui, des milliers de personnes viennent depuis 1990 échanger en breton, découvrir une foule d’œuvres et discuter lors du Salon du Livre à Carhaix. Il a ainsi créé un évènement majeur, devenu incontournable dans le monde de la culture bretonne.

Merci infiniment Charlie. Que la terre de la Bretagne te soit légère camarade.

Vive la Bretagne libre et socialiste ! Luttons jusqu’à la victoire, toujours !

 

Le dossier du Lycée Diwan de Carhaix est revenu sur la table du président de région Loïc Chesnais-Girard le 10 Mars lorsque les lycéen.ne.s ont bloqué leur établissement pour dénoncer les conditions d’accueil fortement dégradées depuis la rentrée en Septembre 2024.

 

Rappelons que suite à des difficultés budgétaires et une baisse d’effectifs depuis la réforme des lycées, un accord “provisoire” a été trouvé avec l’association l’Aile qui gère la DSP ( Délégation de Service Public) pour l’occupation des bätiments et la facturation des services ( entretien, refectoire…).

 

Rappelons aussi qu’avant L’Aile, une autre association, Ti Degemer Kerampuilh, avait en charge cette responsabilité, et ce afin que puisse ouvrir un lycée Diwan sur le site de Kerampuilh. Ce site avait été choisi pour cette mission en 1999 et seulement pour cela, à savoir se doter à l’époque du seule lycée immersif en langue Bretonne en Bretagne. Il n’a jamais été question de partager ce site avec des activités touristiques ou autres durant la période scolaire, à charge pour l’association bénéficiaire de cette DSP de respecter cet engagement non négociable décidé par tous les partenaires à l’époque, Diwan, la Mairie de Carhaix et la Région Bretagne. La vocation première du site de Kerampuilh est un lycée Diwan, immersif en langue bretonne, et non pas une activité commerciale. Un lycée étant un sanctuaire, tout un chacun comprend bien que pour pouvoir evoluer sereinement dans son parcours éducatif, il ne faut pas ëtre déconcentré par l’organisation d’un festival , d’une classe verte ou d’un voyage organisé pour retraités. Or les choses n’ont plus l’air aussi évidentes pour l’Aile qui en quelques mois a transformé la mission du lieu, et ce avec l’aval de la Région, pour en dédier une partie à un centre d’hébergement, et ce au détriment du bien-ëtre des lycéen.ne.s brittophones. Pour exemple l’hébergement le 14 et 15 Mai d’un festival des mini-entreprises, organisé par “Entreprendre pour Apprendre”(sic§) et dont le premier partenaire sur leur site n’est autre que le Mouvement des Entreprises de France-MEDEF, accueillant plus de 2000 collégiens, et ce en mileu de semaine en plein Bac blanc, plus un concert le mercredi soir collé au dortoir du Lycée !

 

Enfin rappelons les conditions d’accueil qui ont déclenchées le mouvement de colères des jeunes: des classes surchargées, des chambres aussi avec certaines chambrées de 6 voire 7 jeunes ( difficile de travailler le soir dans ces conditions !) , pas de foyer, pas de cour mais un parking à la place. Les jeunes, privés de foyer, ont donc passé l’hiver les pieds dans la boue quand ils n’investissaient pas la bibliothèque pour avoir un endroit chaud, et donc par la force des choses détourner ce lieu de sa vocation initiale. Ils ont été reçu par le Président de Région afin d’exposer leurs revendications, plus que raisonnables, et ont eu une bonne leçon de “real politique”, des promesses mais toujours rien 3 mois plus tard et une grosse incertitude quand à la rentrée 2025-2026.

Les travaux sur le bâtiment B3 sont terminés après des années de chantier au milieu du Lycée, financés par la Région, donc par l’impöt des bretons pour l’accompagnement de la politique linguistique et de l’éducation en langue bretonne. Et nous apprenons que les salles de classe réalisées ne pourront servir de… salles de classe. Toujours pas de foyer, et maintenant la proposition de l’Aile de changer la destination de la moitié du lycée en hébergement touristique, censé être signée le Vendredi 6 Juin à Quimper, entre L’Aile, la Région et la mairie de Carhaix. Nous savons que Monsieur Christian Troadec, maire de Carhaix, refusera ce crachat à la face des lycéen.ne.s et de l’équipe pédagogique.

Quelle est la volonté de l’Aile ? Grignoter encore plus le lieu afin d’en récupérer la totalité et d’expulser le Lycée Diwan 

Et celle de la Région ? Accompagner voire accélérer le déclin de notre langue  ? 

Le sondage commandé par ses services n’est-il pas assez explicite? La baisse de la moitié des locuteurs n’est pas encore suffisante ? Diwan assure la transmission aux jeunes générations en formant des jeunes bretonnants actifs, ils font le “taf”, et c’est comme ça qu’on les remercie ?

Qu’en dit Madame Kaourintine Hulaud, vice-présidente de Région en charge de la langue bretonne ? Nous aimerions l’entendre apporter tout son soutien au Lycéé Diwan de Carhaix.

Et qu’en dit Monsieur Chesnais-Girard qui s’est fait élire avec le slogan ” plus de Bretagne” ? Mais quelle Bretagne ? Une Bretagne sans langue bretonne ?

 

Les lycéen.ne.s nous ont montrés la voie au Printemps en se mobilisant, nous ne devons pas les décevoir. Affichons haut et fort notre soutien au Lise Diwan Karaez et à la langue bretonne comme nous l’avons fait le 17 Mai dans les rues de Rennes.

 

Nous ne laisserons pas la logique mercantile l’emporter sur la sauvegarde et la transmission de la langue bretonne et le respect de notre jeunesse. Le Lycée Diwan de Carhaix assure une mission de service public, il doit ëtre traité comme n’importe quel autre lycée public. Ce n’est pas aux familles , aux jeunes et aux travailleurs de l’éducation en langue bretonne de supporter l’absence de volonté et de courage politique de la majorité en place à Rennes !

 

Soutien total aux lycéens et lycéennes de Kerampuilh

Soutien total à l’équipe pédagogique

Soutien total au réseau Diwan

 

Bevet ar brezhoneg, bevet Diwan !

 

War-Sav !

 

 

War-sav, la Gauche Indépendantiste Bretonne, tient à apporter tout son soutien aux lycéen·ne·s de Diwan Karaez dans leur mouvement revendicatif pour une éducation en langue bretonne dans des conditions décentes.

Ce mouvement apparaît comme une éclaircie dans une période qui était jusqu’alors chargée de gros et lourds nuages au-dessus de nos têtes : grosses difficultés financières à la rentrée pour le réseau immersif en langue bretonne Diwan, et notamment au lycée de Carhaix avec la diminution de moitié de l’espace dédié aux élèves, des restrictions budgétaires sans précédent pour le monde de la culture et du sport entre autres votées par des collectivités (Conseil régional « Pays de la Loire », CD 35…) qui ont déjà commencé à se faire sentir dans la baisse du soutien aux associations culturelles bretonnes, un sondage qui nous annonce la perte de 50 % des locuteurs de breton en seulement 6 ans, la nomination plus que surprenante d’une vice-présidente en charge de la langue bretonne à la Région qui signait il y a un an de ça une tribune contre le bilinguisme français-breton pour toute la partie Est de la Bretagne…

Nous n’avions comme horizon que cet hiver politique sans fin, nuageux et pluvieux, et enfin l’hirondelle est revenue, là où personne ne l’attendait. Les lycéen·ne·s de Diwan Carhaix, eux qui ont grandi avec le breton dans la tête et sur les lèvres, nous annoncent donc ce printemps de la langue bretonne tant attendu. Ils n’acceptent plus d’être pris comme la variable d’ajustement par l’association l’AILES, qui gère le site de Kerampuilh pour la région, et réclament leurs droits, c’est-à-dire l’égalité avec les autres lycéen·ne·s breton·ne·s. Durant deux années, ils ont subi les nuisances sonores et visuelles d’un chantier de rénovation d’un bâtiment au milieu de leur lycée. Ce nouveau bâtiment est prévu de longue date pour le lycée, financé par la région, donc par l’impôt des bretons, pour pouvoir accompagner les engagements de cette collectivité au titre de la politique linguistique.

À la rentrée, cette même collectivité, avec le concours de l’association l’AILES, leur réduisait de moitié leur espace, plus de foyer, des chambres surchargées, un CDI qui devient un hall de gare, un parking et la boue de l’hiver en guise de cour ! Re Zo Re !

Jeudi dernier, ils ont donc voté en assemblée générale auto-organisée le blocage de leur lycée à compter de ce lundi et jusqu’à ce que des solutions soient trouvées pour la mise à disposition pérenne de ce nouveau bâtiment ainsi que du foyer lycéen et la reprise du dortoir actuellement vide.

Comme le dit Gilles Servat dans sa chanson, elle est revenue l’hirondelle, blanche au ventre et noire aux ailes, comme les couleurs de la Bretagne, et elle est annonciatrice de jours meilleurs. En cela, nous ne pouvons que saluer et remercier les lycéen·ne·s et ancien·ne·s lycéen·ne·s de Diwan qui nous percent les nuages et nous apportent l’espoir comme seule la jeunesse est capable de le faire. Nous serons toujours à leurs côtés, la langue bretonne a un avenir et ce sont nos jeunes locutrices et locuteurs qui le portent.

Tous les élus qui sont venus se pavaner à la manifestation du 29 mai 2021 à Guingamp pour la défense de l’enseignement immersif alors attaqué par le Conseil constitutionnel doivent savoir que nous ne les trouvons pas à la hauteur des enjeux linguistiques alors que la langue bretonne est acculée, et cela faute de courage politique de leur part pour affronter l’hostilité constitutionnelle française.

Qu’ont-ils fait de notre énergie et de notre belle mobilisation populaire ?

Nous n’avons que faire des justifications pour expliquer les mesures d’austérité décidées à Paris pour couper dans les budgets locaux, notamment dans les domaines linguistiques, culturels, sportifs et éducatifs. Nous savons très bien que ces mêmes collectivités locales soutiennent bien souvent massivement l’industrie de mort de l’armement, y compris le Conseil régional de Bretagne. Nous exigeons :

• Que la Région Bretagne assume les frais d’internat des lycées Diwan, au même titre que dans les lycées publics, Diwan remplissant une mission de service public à travers la gratuité, l’ouverture à toutes et tous et son aspect laïc. De fait, les salaires des animatrices et animateurs doivent être pris en charge par cette collectivité, et ce, afin d’accompagner le seul réseau d’enseignement capable d’éduquer de jeunes brittophones actifs, donc de contrecarrer la chute des locutrices et des locuteurs mis en évidence par le dernier sondage commandité par la région Bretagne.

• L’officialisation de la langue bretonne et son droit non négociable à trouver sa place partout dans la péninsule, y compris dans les aires métropolitaines de l’Est où se joue aussi l’avenir du breton.

• Que la langue et la culture bretonne ne subissent aucune mesure d’austérité économique par une baisse de subventions à celles et ceux qui la font vivre.

• Que les collectivités (métropoles et intercommunalités) bretonnes de Brest à Clisson s’engagent à verser au moins un Euro par habitant dans le mandat 2026-2032 en faveur d’actions d’usage et de transmission de la langue bretonne, elles le peuvent dans le cadre des possibilités offertes par la loi Molac qui les obligent à participer à l’enseignement, la promotion et à la diffusion de la langue bretonne.

• Que la Saint-Yves soit déclarée jour férié par les collectivités territoriales et locales bretonnes.

• Le droit de décider en Bretagne dans tous les domaines à travers un pouvoir politique breton législatif local doté d’une large autonomie, premier pas vers l’indépendance.

Nous annonçons de ce fait une manifestation le 17 mai prochain, dont le lieu reste à déterminer, pour porter les revendications des lycéen·ne·s Diwan et pour construire une mobilisation subversive autour de la Fête de la Bretagne, pour une Saint-Yves revendicative !

Bevet stourm liseadezed ha liseidi Diwan !
Brezhoneg yezh ofisiel, ur gwir statud evit Breizh !

 

 

Skeudennoù / Photos : Sarah Cariou

Unité territoriale de la Bretagne, construction d’un pouvoir politique breton, co-officialité de la langue bretonne, antifascisme et solidarité internationaliste étaient les moteurs de la manif du Nantes du 28 septembre.

Prés de 1500 personnes se sont donc retrouvées dans une ambiance chaleureuse, complice. Une petite foule trés jeune, joyeuse, d’horizons divers a convergé dans un moment d’unité populaire pour affirmer que la Bretagne est un sujet politique et pas romantique, et que nous avons besoin d’un pouvoir politique breton de Brest à Clisson.

Bien sûr, actualité oblige, beaucoup souhaitaient aussi marquer leurs solidarité avec les peuples Kanaks, Palestiniens et Libanais.

On a pu y croiser quelques élus locaux, Primael Petit et Eric Bainvel, militants de la Gauche Indépendantiste élus à Saint-Herblain, Aziliz Gouez, élue à la mairie de Nantes et au Conseil Régional de Bretagne, Lionel Henry, maire de Montreuil le Gast, Anton Burel, élu à Cintré, Gael Roblin élu à Guingamp , Maxime Picard adjoint à Questembert, mais aussi Ségolène Amiot Députée, NFP-LFI à Nantes Ouest.

Les collectifs de la Gauche extraparlementaires qui avaient tissé des alliances en perspective de cet événement ont su élargir à d’autres sensibilités, et pour beaucoup de participant·e·s c’était sans doute une première de s’inscrire dans une manifestation pour la réunification de la Bretagne. Une mobilisation qui a affirmé sans complexe la pertinence d’un projet politique dotant notre pays, la Bretagne, d’un autogouvernement de Brest à Clisson.

L’intuition politique des militants de la gauche indépendantiste diffusée dès le mois de mai était la bonne.

Des dizaines de militants associatifs, d’animateurs de collectifs revendicatifs divers , des membres d’autres organisations politique ont répondu à l’appel, et souhaitent cheminer ensemble pour affirmer le droit du peuple breton à décider d ‘un autre modèle social, institutionnel, environnemental.

Les mobilisations internationalistes en cours pour la Palestine, et le Liban y ont trouvé une large place.

Un espace politique novateur se dessine en Bretagne. C’est encourageant.

Nous reproduisons ci dessous l’intégralité de la prise de parole du collectif organisateur, lue par deux jeunes brittophones avant que ce défilé, sans aucun incident, ne se termine au son de la musique bretonne au pied de la tour Bretagne.

Les propositions de mobilisations communes pour construire la Bretagne en commun sont nombreuses. Le 12 octobre une importante convergence à Carhaix se dessine pour défendre l’hopital public et l’accès aux soins partout en Bretagne.

 

Prise de parole Bretagne en Commun– 28 septembre 2024, Nantes.

Nous sommes venus redire que le pays nantais, c’est la Bretagne, et que nous voulons être consultés par voie référendaire sur le périmètre et les compétences de notre pays, de Brest à Clisson.

Nous sommes venus redire notre colère à l’endroit des stratégies d’austérité déployées par la droite réactionnaire qui préside aux destinées de l’invraisemblable Région des Pays de la Loire, et qui ciblent en particulier les associations œuvrant en Loire Atlantique pour la langue bretonne et le gallo et pour la culture populaire bretonnes.

Ces attaques contre notre culture populaire sous toute ses formes et le patrimoine immatériel sont inadmissibles !

Et elles sont singulièrement préjudiciables au moment où nous avons besoin de moyens renforcés pour développer des fondamentaux culturels et linguistiques qui nous permettent de décliner une vision intégratrice de la Bretagne.

Une vision ouverte à toutes celles et ceux qui viennent vivre et travailler en Bretagne, sans distinction de couleur, de religion ou de genre.

Une vision arrimée à des principes de pluralisme démocratique, de diversité culturelle et d’humanisme que nous saurons défendre face aux tenants d’un nationalisme français xénophobe, autoritaire et ultra-jacobin.

Alors ici à Nantes, dans la ville qui abrite la plus grande école Diwan de Bretagne, nous sommes venus redire que doit cesser l’hostilité institutionnelle vis-à-vis de ceux qui œuvrent pour faire vivre la langue bretonne dans nos écoles et hors leurs murs. L’avenir de notre langue se joue aussi dans les métropoles et l’Est de la Bretagne. Afin de cadrer la politique linguistique en Loire Atlantique, nous avons besoin d’une convention équivalente à celle accordée à la Région Bretagne. Et à 18 mois des élections municipales, nous attendons des engagements en ce sens des élus nantais.

Nous allons devoir nous appuyer sur nos collectivités locales car le pouvoir central est entre des mains hostiles.

Faut-il l’illustrer ? Au sein du gouvernement de droite radicale aujourd’hui en place à Paris, le Ministère de l’intérieur est aux mains de Bruno Retailleau, ancien Président des Pays de la Loire –un homme qui s’est distingué – parmi d’autres combats d’arrière-garde – par son hostilité à la ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires. La nouvelle Ministre de l’Education, Anne Genetet, figure quant à elle parmi les 60 députés signataires du recours constitutionnel contre la loi Molac sur les langues dites « régionales », ayant conduit à une censure partielle de cette loi et donc à une précarisation de l’enseignement immersif en langue bretonne.

Nous pourrions continuer la liste mais nous préférons nous arrêter là et proclamer haut et fort que les lugubres desseins de ces hérauts d’une conception monolithique, verticale et asséchante de la République ne passeront pas en Bretagne !

Et c’est pourquoi aujourd’hui, à Nantes, nous sommes venus – aussi et surtout – parler de démocratie. Car la réunification, la construction d’un pouvoir politique breton sur les cinq départements, sont fondamentalement des enjeux de réappropriation du droit de débattre, de délibérer et de décider de notre avenir collectif.

En ces jours où la frustration démocratique est à son comble suite à la nomination à Paris d’un gouvernement ne reflétant pas le résultat des urnes, nous clamons notre défiance à l’endroit de ce gouvernement et notre volonté de voir les collectivités locales bretonnes – depuis la commune jusqu’à la Région – devenir autant de lieux de résistance à un projet politique qui, sous la bannière du « retour à l’Ordre », s’annonce d’ores et déjà dangereusement réactionnaire, autoritaire, antisocial, anti-écologique, anti-féministe et ultra-centralisateur.

Un projet politique en phase avec l’agenda du Rassemblement National.

Lequel Rassemblement National, rappelons-le, propose (entre autres infamies) la suppression des conseils régionaux. Et lequel Rassemblement National a été le seul parti à voter, en session plénière de la Région Bretagne, CONTRE la demande d’autonomie qui y fait formellement consensus.

Nous avons pourtant urgemment besoin d’un cadre d’autogouvernement fiscal et législatif en Bretagne pour porter des politiques publiques transformatrices et équitables en matière de logement et de santé, d’aménagement du territoire et de partage des ressources.

Et parce que nous sommes fiers de notre identité bretonne ; parce que nous sommes forts de notre cohésion sociale et de notre vivacité culturelle, nous rejetons fermement la politique du bouc émissaire et l’exploitation des colères sociales qui constituent le fonds de commerce des nationalo- populistes en France comme ailleurs en Europe :

Ce ne sont ni les réfugiés ni les migrants, quelle que soit leur religion, qui contribuent au dérèglement climatique. Ils en sont souvent les premières victimes.

Ce ne sont ni les réfugiés ni les migrants, quelle que soit leur religion, qui sont la cause de la diminution dramatique de la population agricole et du nombre de fermes à travers la Bretagne. Ils sont nombreux à trimer dans nos serres et dans nos usines agro-alimentaires.

Ce ne sont pas eux non plus qui ont cassé les outils de financement du logement social, qui contribuent à l’envolée des prix des maisons sur le littoral breton, ou qui décident de la fermeture des services publics – hôpitaux, collèges, écoles – essentiels à la prospérité de nos territoires.

Et puisque l’on parle beaucoup de Front Populaire et d’unité ces temps-ci, rappelons que le terme fut utilisé pour la première fois en janvier 1936 à l’occasion d’un scrutin dans l’état espagnol. Ce fut un accord entre toutes les forces de gauche, mais aussi avec toutes les forces des périphéries, les nationalités — catalane, basque, galicienne, andalouse – un accord qui intégrait le respect du droit à l’autodétermination des peuples et une large amnistie pour les prisonniers politiques. On peut espérer que de telles exigences en matière de démocratie et de justice puissent inspirer les animateurs contemporains du Nouveau Front Populaire en France.

Aucune refondation démocratique ne pourra avoir lieu sans rupture avec la mystique du centralisme national-républicain.

Pour notre part, nous tenons à clôturer cette prise de parole par un salut à nos amis ukrainiens et palestiniens, dont les drapeaux flottent ici aux côtés du Gwenn-ha-Du. Et nous adressons un salut chaleureux, par-delà les mers et les murs des pénitenciers, aux insurgés Kanaks emprisonnés et à leurs familles, ainsi qu’à ceux qui — en Martinique et en Guadeloupe — manifestent contre la vie chère ; ils nous montrent l’exemple.

La mobilisation de la société bretonne pour une reconstruction démocratique est en cours. Elle doit se poursuivre et s’amplifier :

Le 1er octobre, les organisations syndicales mobiliseront contre l’austérité ; soyons partout à leurs côtés, dans les villes et dans les bourgs, dans les entreprises et dans les quartiers de Bretagne !

Le 5 octobre, une flottille antifasciste tentera de libérer l’archipel des Glénan de l’emprise de M.Bolloré ; faisons tout pour que cette action soit couronnée de succès et appelons les vents de la Bretagne à gonfler leurs voiles !

Le 12 octobre, à Carhaix, les défenseurs des hôpitaux publics se rassembleront pour défendre l’accès aux soins dans tous les territoires bretons, urbains comme ruraux ; saisissons cette occasion pour réaffirmer que la Bretagne est un espace civique cohérent pour construire des politiques publiques volontaristes au bénéfice du plus grand nombre, à commencer par les plus modestes.

Oui, commençons dès à présent à construire la Bretagne en commun, en forgeant des liens complices, des solidarités assumées, des alliances inédites, pour décider, agir et vivre ici en toute dignité ! Betek an trec’h !

 

La Gauche Indépendantiste Bretonne (War-Sav) a pris connaissance des procédures en cours contre des habitant.e.s de Carhaix investi.e.s dans la défense de l’hôpital public. Ces mises en causes pour une prétendue séquestration d’une responsable du CHUR sont ridicules, elles doivent être abandonnées et ces habitant.e.s du Poher laissé.e.s en paix.

Nous exigeons l’abandon des poursuites. Ceux qui devraient être jugés au tribunal sont ceux et celles qui cassent le service public hospitalier méthodiquement et privent ainsi les habitants du Kreiz-Breizh de l’accès aux soins prés de chez eux. Les habitants de Redon, Pontivy, Guingamp, Lannion connaissent bien eux aussi cette situation inadmissible.

Aucune alternative ne leurs ai proposé par ceux qui détruisent l’hôpital public. Lorsque des protocoles issus du rapport de forces que construisent les habitants délaissés comme à Carhaix sont signés , le gouvernement et les services de l’État sont incapables de les mettre en oeuvre. Cette manoeuvre délétère contre les défenseurs de l’hôpital de Carhaix renforcera la combativité de tous ceux et celles qui dans les zones d’exclusions sanitaires qui grandissent en Bretagne luttent pour l’égalité d’accès aux soins et la défense du service public.

La Gauche Indépendantiste Bretonne (War-Sav)

PS : Seront entendues à partir du 14 mai sous le régime de la garde à vue 9 personnes présentes dans les locaux de l’ARS à Quimper, le 14 septembre 2023  pour avoir séquestration et prétendues faits de violences en réunion lors d’une manifestation de défense de l’hôpital public de Carhaix.

Plusieurs organisations politiques de gauche impliquées dans les luttes pour la défense du système de santé publique et la défense des hopitaux menacés à Guingamp , Carhaix, Landerneau appellent conjointement à se joindre à la manif du 17 juin à Guingamp contre les fermetures de services d’urgences, de maternité, de chirurgies.

Elles font aussi cause commune pour dire ensemble que l’idée de déployer des médecins et soignants cubains en Bretagne est une option à étudier de prés. Un conseiller municipal de Guingamp avait déja obtenu un engagement positif de l’ambassade de Cuba. Une idée mise en pratique ailleurs en Europe notamment en Calabre.  

Et qui semble faire son chemin comme alternative concrète à la situation qui pourrait perdurer à Guingamp et ailleurs…

Les organisations signataires s’associent aux mobilisations en cours en vue notamment de la manifestation du 17 juin à Guingamp pour la défense de l’hôpital public, l’égalité d’accès aux soins et contre les nombreuses fermetures de services hospitaliers en Bretagne.

Nous exigeons de concert avec les organisations syndicales et les collectifs de défense une politique de recrutement adéquat pour répondre aux problèmes d’effectifs de personnels et des engagements écrits clairs du ministre de la santé pour le maintien de l’offre de soins à Guingamp, Carhaix et ailleurs.

Par ailleurs nous trouvons pertinente l’idée d’un renfort momentané de personnel médical Cubain comme cela se fait ailleurs en Europe en ce moment grâce à la générosité du gouvernement de Cuba et à sa politique sanitaire solidaire dont nul ne conteste l’efficacité.

C’est pourquoi nous demandons au gouvernement français de signer immédiatement un décret permettant le déploiement de personnel médical de Cuba en Bretagne comme cela avait été fait lors de la pandémie de Covid en Guadeloupe et Martinique.

Cet apport salutaire empêcherait concrètement des fermetures de services dont le maintien semble crucial à tous et toutes celles et ceux qui ont pour souci l’accès au service public de santé partout y compris dans les territoires ruraux.

Signataires : Gauche Indépendantiste Bretonne ( War-Sav )  PCF Section de   Guingamp et  Fédération PCF 29, MJCF 22  ( Mouvement des Jeunes Communistes  des Côtes d’Armor ) ,  Comités NPA ( Nouveau parti Anticapitaliste ) de Brest et Guingamp-Lannion-Paimpol.

 

 

Le texte de l’appel de la Coordination :

Embann a reomp amañ stumm brezhonek kemmenadenn ar gelaouenn Poher Hebdo bet kaset deomp. Kement-mañ da gelaouiñ hol lennerien deus doareoù feulst ar faskourien e Breizh met ivez da ziskouez omp skoaz-ouzh-skoaz gant skipailh kelaouennerien ar Poher Hebdo. Abaoe ma oa bet skignet an destenn se ez eus bet ur bellgomzadenn e sez ar gelaouenn da adspontañ ar skipailh o prometiñ e vefe lakaet ur volotenn  e penn Erwan Chartier.

Bretagne Info.

Ar «Poc’hêr hebdo », savet e 1996, a zo ur gelaouenn a ro keleier hollek war dachenn kreiz Breizh. En abeg d’an dra-se hon eus savet pennadoù diwar-benn an darvoudoù, ar reuz hag ar manifestadegoù a zo bet en-dro d’an degemer repuidi e Kallag (Aodoù-an-Arvor). Daoust d’an aergelc’h stenn, hon eus rentet kont eus ar c’heleier-se hag aterset tud eus ar vro ha dilennidi war ar raktres-se. Hon soñj ne oa ket sevel a-du pe get gant ar raktres, na da reiñ hor soñj war ar reizhwir a zo d’e zifenn pe da gavout abeg ennañ, met, dav eo el lavarout en-dro, rentañ kont nemetken.

Graet hon eus hon labour kazetennerien. Hon labour kazetennerien eus ar vro hag a anavez mat an dachenn ma labouromp warni bemdez.

D’ar Meurzh 31 a viz Genver, hon eus degemeret ur postel war voest-lizher ar gelaouenn, ur postel gouennelour ha gourdrouzus-tre e zoare, titlet : « Chartier on  va te crever ». Douget ez eus bet klemm evit gourdrouz a varv raktal, an hevelep deiz, e archerdi Karaez.

Ne c’heller ket asantiñ gwelout kazetennerien bezañ kunujennet, gourdrouzet, setu perak hon eus douget klemm dirak ar Justis. Lezel a ran anezhi ober he labour. Evit pezh a sell eus skipailh «Ar Poc’hêr », ne c’houlenn nemet kenderc’hel d’ober e labour kazetennerezh, seder ha rentañ kont eus ar c’heleier hep an disterañ bec’h warnañ eus forzh pelec’h e teufe.

Erwan Chartier-Le Floc’h

Penngazetenner

 

 

Matthieu Guillemot, ses proches et ses camarades du NPA Kreiz-Breizh sont bien connus pour leurs engagements divers en faveur des plus démunis, des travailleurs licenciés par les patrons de l’agro-alimentaire, des services publics notamment hospitaliers,des prisonniers politiques bretons.

Pendant 12 ans dans le cadre de son mandat municipal, il a continué à défendre ces engagements.

Désormais commerçant de son état il a naturellement pris des initiatives visant à attirer l’attention sur les difficultés auxquelles doivent faire face les professions des commerces fermés en temps de pandémie.

Dans ce cadre il a interpellé à plusieurs reprises le préfet, le sous préfet et le président de l’assemblée nationale et député Macroniste Richard Ferrand avec ténacité, humour et franc parler.

Au lendemain d’un accueil revendicatif en musique d’une délégation préfectorale en Mairie de Carhaix pour rappeler les demandes des intermittents en lutte, action au cours de laquelle Mathieu a dressé un faux PV au préfet dont la délégation était composée de plus de 6 personnes, il a été convoqué à la gendarmerie.

Il doit être entendu le 7 avril dans le cadre de l’enquête sur les dégradations intervenues sur le domicile de Mr Richard Ferrand à Mottreff pendant le mouvement de Gilets Jaunes et ce en tant que témoin,action dans laquelle il n’a évidemment rien à voir.

Face à cette nouvelle tentative d’intimidation d’un militant connu pour son irrévérence et son impertinence à l’endroit des puissants nous tenons à adresser un salut fraternel à Matthieu , ses proches et camarades. Un salut du type de ceux que les Communards s’adressaient il y a 150 ans quand ils devaient faire face aux Versaillais de Thiers dont Mr Ferrand est l’héritier politique tant son engagement incarnant un pouvoir lointain, incompétent et autoritaire au service des plus riches est de plus en plus flagrant.

La poursuite des pressions exercées sur Matthieu entraînera les mobilisations nécessaires au-delà des limites du Poher.

Pour l’Organisation de la Gauche Indépendantiste ( War-Sav ) : Gael Roblin

 

( Illustration Mr Guillemot et Ph. Poutou ) 

Setu amañ un destenn c’halv bet skrivet gant labourerien ha labourerezed Diwan Bro-Naoned evit harz-labour ar 5 a viz Kerzu. A-enep adreizh al leveoù eo evel just, met ivez evit ar brezhoneg gant ar pal kas ul lusk nevez, gant ur sav-poent lec’hel koulz ha war Vreizh a-bezh :

Ar fulor a sav !

Frankizouriezh.

Goude ur bloavezh stourm e jiletennoù melen e-keñver priz ar vuhez eo deuet a-benn ar gouarnamant da adlañsañ an emsav sokial gant e adreizh sistem al leveoù. A-dreñv ar c’heriaoueg digomprenus, « âge pivot », « système universel », « retraites à point », eo sklaer pal ar gouarnamant : digreskiñ al leveoù, dre m’eo bet embannet sklaer ne vo ket lakaet muioc’h a arc’hant enno ken (14% eus ar PDK) pa gresk niver ar retreidi, met ivez lakaat ac’hanomp da labourat pelloc’h evit tizhout ul leve leun, ha neuze kas al labourerezed/ien a c’hell da espern arc’hant a-hed o buhez. Dizingalderioù brasoc’h c’hoazh ! Ur giladenn sokial ouzhpenn ! Ha gevier adarre pa vez lavaret deomp ne chom ket arc’hant ken goude bezañ tennet an ISF pe pa vez lakaet arc’hant forzh pegement er polis pe en arme.

Taget omp a bep tu !

Hag ar fulor a sav ivez en hor skolioù brezhonek a-enep d’an aotrou Blanquer hag e dagadennoù a-enep hor yezhoù. Gevier a vez livet gantañ ingal. Arnodenn ebet ken e brezhoneg pa c’houlenne liseidi diwan kaout muioc’h, emglevioù Stad-rannvro n’int ket doujet dreist-holl amañ e Liger-Atlantel e-keñver kevratiñ ar c’hlasadoù pe digeriñ skolioù divyezhek, diskleriadennoù a-enep d’an deskadurezh dre soubidigezh, nac’het d’hor bugale kaout anvioù brezhonek abalamour d’un Ñ… Ar memes sell frankizour zo a-dreñv o c’homzoù hag o adreizhoù : ar brezhoneg ne glot ket gant ar « startup nation », bec’h d’ar brezhoneg ha bevet ar saozneg. Ne glot ket kennebeut ar brezhoneg gant sell broadelour ar gouarnamant hag e vinistr an deskadurezh : triliv e pep lec’h, ar marseillaise, kartenn bro frañs er salioù klas, ha bec’h d’ar brezhoneg. En em vodet eo bet difennerien yezhoù ar Stad c’hall er c’henstroll en deus manifestet d’an 30 a viz Du dirak ministrerezh an deskadurezh. N’eo ket trawalc’h ha dav vo deomp stourm amañ ivez evit lakat ar Stad da blegañ :

– Ur statud publik lec’hel evit Diwan

– An holl arnodennoù (bacho, breved) e brezhoneg

– Hentennoù divyezhek digoret diouzhtu pa vez savet ar goulenn

– 3 eurvezh brezhoneg kinniget d’an holl skolidi

– Ur steuñv stummañ evit dont a-benn da dizhout ar pal-mañ

– Muioc’h a bostoù er genstrivadeg, ur C’HAPES e brezhoneg nemetken

Kenliammañ ar stourmoù.

Un harz-labour hollek evel ne oa ket bet abaoe pell zo bet galvet neuze d’ar 5 a viz Kerzu, gant sindikadoù Pariz. Ma ne gredomp ket en o strategiezh un devezh harz labour bep daou viz a-benn cheñch penn d’ar vazh e seblant pouezus deomp lakaat hon azgoulennoù da vezañ klevet ha gwelet. O liammañ ar fulor a sav en ospitalioù, e-touez ar cheminaou.ez.ed, er skolioù, gant ur jiletenn melenn pe glas, pe evit ar brezhoneg e vimp kreñvoc’h, ma teuomp a benn d’en em aozañ etrezomp. Dav eo deomp kas ur preder war-raok diouzhtu war an doareoù hon eus c’hoant lakaat e pleustr evit ma vefe padus ha kas ar stourm da benn.

A-enep adreizh al leveoù e rankomp mont da vanifestiñ d’ar Yaou 5 a viz Kerzu da 10e30 er melezour dour en Naoned, met ivez e rankomp kemer perzh e emvod-meur an deskadurezh hag en emvod-meur etremicherel a vo dalc’het goude ar vanifestadeg. Evit ar brezhoneg eo ret deomp en em aozañ gant hor c’henlabourerezed.ien en hor skolioù evit en em aozañ ha sevel strolladoù stourm lec’hel evit ar brezhoneg.

En harz-labour d’ar 5/12 ha da heul.

Betek an trec’h !

25 points de mobilisation en Bretagne, autant de rendez-vous pour des rassemblements, regroupements ou manifestation motivés par la volonté de faire reculer le gouvernement de Paris sur son projet du droit à la Retraite.

Cet openagenda est un outil simple pour permettre au plus grand nombre de participer au plus prés de son lieu de travail ou de son domicile. Vous pouvez y contribuer.

On notera qu’a Lorient ou Guingamp par exemple, les syndicats, notamment la CGT, assument la perspective d’actions visant à ralentir ou bloquer l’économie.

Mais bien sûr c’est la reconduction du mouvement et ses déclinaisons locales permettant au plus grand nom de s’impliquer et s’approprier la grève qui seront déterminantes dans la bataille qui s’annonce.

La Gauche Indépendantiste invite à rejoindre l’action dans cette perspective, celle du blocage multiforme de l’économie partout où c’est possible tout en favorisant les initiatives interprofessionnelles à la base, en refusant le centralisme des modes d’actions ou la lutte par délégation, en construisant des outils d’autodéfense solidaires pour faire face à la répression qui s’annonce brutale.

Faisons reculer ce pouvoir qui dégrade nos conditions de vie ! 

De Brest à Fougères, de Nantes à Quimper :  construisons la lutte et le pouvoir populaire !

La Gauche Indépendantiste Bretonne.