Tag

rennes

Browsing

La mobilisation du 23 septembre est une réussite, comme le fût celle du 7 septembre, mais aussi comme le fût celle du 24 juin ! De même rappelons les grèves du 27 mai et du 23 mars 2010 qui portaient déjà sur le réforme des retraites… 5 jours de grèves et de manifestations contre un gouvernement qui très clairement ne compte pas céder, et maintenant deux autres journées annoncées par l’intersyndicale parisienne pour le samedi 2 octobre et le jeudi 12 octobre.

Si la mobilisation était comparable entre le 7 septembre et le 23 septembre en France comme en Bretagne, il faut selon nous y ajouter plusieurs éléments.

Depuis déjà plusieurs semaines l’Union Syndicale Solidaires, la CGT-FO, la FSU Loire-Atlantique et la CNT soutiennent la reconduction de la grève. Tout comme l’intersyndicale-Culture (CFTC, CFDT, CGT, FSU, SUD, UNSA), la CGT-services publics, la CGT-organismes sociaux, la CGT- Education, le SNUAS-FSU (assistants sociaux), la CGT-Chimie, CFTC-SNCF, le SNETAP FSU (enseignement agricole). A France-Télévision CGT, FO et CFTC ont déposés le 23 septembre un préavis de grève reconductible… Et sans oublier celui déposé en Loire-Atlantique dés le 13 septembre au niveau de l’éducation nationale.

De plus jeudi dernier ce sont les actions de blocages qui se sont multipliées en Bretagne à Ancenis (RN 23), Nantes (Pont de Pirmil) , Pont de Saint-Nazaire, Lorient (RN 165), et parfois des actions de barbouillage des permanences de députés UMP, comme à Chateaubriant et à Vertou . On notera aussi la mobilisation ce jeudi des habitants de l’île d’Ouessant pour la première fois, sans oublier la population d’autres îles bretonnes comme Groix et Belle-Ile. L’entrée en grève illimitée dans certaines entreprises comme à la raffinerie de Donges. Sans oublier les incidents survenues suite aux manifestations de et Saint-Nazaire, où des affrontements ont été éclatés avec les forces de l’ordre devant la préfecture, qui témoignent évidemment de la colère et du climat social.

Il faut aussi ajouter à ce constat l’exemple des manifestations de Saint-Nazaire ou de Rennes, où la divergence des points de vue sur la forme et le fond de ces mobilisations se sont matérialisées. A Rennes par exemple où un cortège de quelques milliers de personnes et mené par les syndicats CGT-FO, SUD, CNT et SLB, a su se démarquer pour proposer une alternative différente de celle proposée par l’intersyndicale CGT/CFDT/CFTC/FSU/UNSA.

60558_1613275613475_1283825147_31704717_2022808_n Dans les cortèges les mots de « grève générale » et de « retrait total » de la réforme, se sont fait de plus en plus importants. Pourquoi ? Parce qu’il est clair que Sarkozy ne nous laissera jamais récrire les lignes les plus importantes du projet. De même qu’il ne cédera pas sans qu’en soit inquiétées les ressources économiques de ses amis du CAC 40 et son pouvoir politique. Face à l’attitude du gouvernement et au vue de ces éléments nous constatons que le mode d’action doit monter en grade. Il est bien question de la reconduction générale de la grève. Nous redoutons cependant qu’au sein de l’intersyndicale majoritaire certaines centrales s’y opposent par principe. La mise en place de coordinations « régionales » afin de faire émerger de nouvelles dynamiques de lutte permettant de faire faillir le gouvernement s’imposent à nous. De n’importe quel endroit où des victoires peuvent être concrétisées, elles profiteront de toute manière à l’ensemble des travailleurs de l’Hexagone. Ceci nous paraît notamment judicieux à mettre en place en Bretagne (Loire-Atlantique incluse biensûr) où le degrés de mobilisation par rapport à la moyenne hexagonale apparaît important. Nous devons faire remonter ces revendications auprès des représentants des intersyndicales locales et dans certains endroits amener si nécessaire à dépasser le cadre de l’intersyndicale majoritaire. Les exemples de la lutte contre le CPE du LKP et du collectif du 5 février dans les Caraïbes en 2008, qui représentent les dernières victoires sociales obtenues dans le cadre de l’Etat français, sont selon nous à regarder de près. Nous invitons nos camarades à s’investir en priorité pour construire une grève de masse, de classe et populaire autogérée par la base ici en Bretagne.

Les manifestants se réunissant avant que les gendarmes ne se mettent en tenu et lancent les premières lacrymo
Les manifestants se réunissant avant que les gendarmes ne se mettent en tenu et lancent les premières lacrymo

BREIZHISTANCE-Indépendance et Socialisme tient à apporter son soutien et l’expression de sa solidarité face à l’arrestation hier au SPACE de deux syndicalistes paysans, Gérard Durand et Dominique Lebreton représentants de la Confédération Paysanne de Loire-Atlantique.

Hier devant le hall 5, où la FNSEA accueillait le ministre de l’agriculture venu annoncer les « mesures » d’aide mesurées du gouvernement face à la crise que subissent les éleveurs, 600 membres de la Coordination Rurale, de l’APLI et de la Confédération Paysanne, manifestaient d’une part pour un réel accord sur les prix face aux grandes industries agroalimentaires et non des aides qui ne règlent pas le problème, et, d’autres part, pour une représentation démocratique des paysans dans les intreprofessions.

En effet après la grave crise du prix du lait qu’ont traversé les producteurs, les accords aux rabais sur le prix du lait signés avec l’Etat l’avaient été exclusivement avec la FNSEA. De plus, au début de l’été le parlement français votait très majoritairement la Loi de Modernisation de l’Agriculture qui confortait la gestion unique d’un système de contractualisation et d’assurance par les interprofessions aux mains de la seule FNSEA. Pourtant l’ensemble des producteurs sont cotisants dans leur interprofession. C’est bien pour dénoncer ce système de représentation injuste que la Confédération Paysanne occupe la maison du Lait à Paris depuis cet été.

 SPACE_2010_024

Les incidents d’hier ne sont que la suite logique de ces décisions accompagnées de consort par l’Etat français et la FNSEA, et ce n’est pas un hasard si ce sont les stands du Ministère de l’Agriculture, du Centre Nationale Interprofessionel de l’Economie Laitière et de la FNSEA qui ont été saccagés par les manifestants. D’autant que le matin les interventions policières violentes avaient chauffés les esprits. C’est dans ce contexte que G. Durand et D. Lebreton ont été violemment arrêté alors qu’ils occupaient pacifiquement le stand du Ministère juchés sur un pylone. Les poursuites dont ils font aujourd’hui l’objet ne visent qu’a discréditer le mouvement paysan et sont injustifiées. C’est l’ensemble de ce mouvement ainsi que toute la population bretonne doivent maintenant les soutenir.

Gérard Durand
Gérard Durand

Il est clair que les FDSEA sont loin d’avoir une majorité évidente dans les chambres d’agricultures bretonnes, et que seul un pouvoir politique et représentation démocratique des paysans Bretons, tout comme de l’ensemble du peuple Breton, nous permettra de défendre ici, en Bretagne, l’agriculture paysanne et une production au service de la société et non de grands groupes privés.

Après la campagne médiatique estivale du gouvernement de Sarkozy sur sa politique anti-Roms, quasiment l’ensemble de la « gauche » française s’est décidée à répondre au discours des Hortefeux et consort par une manifestation le samedi 04 septembre.

Les déclarations de cet été de Sarkozy ou Hortefeux vis à vis des Roms sont une des mesures de la partition xénophobe et raciste que nous joue le gouvernement UMP depuis qu’il est au pouvoir. Entre le « karcher » sarkozyste de 2005 qui « nettoyait » les délinquants « plus blanc que blanc », les rafles « d’étrangers » à proximité des écoles et ces derniers déglutissements haineux, il y a une trame, le ministère de « l’immigration, de l’intégration, du co-dévoloppement et de l’identité nationale ». C’est à dire la mise en lumière d’une politique et d’une communication clairement impérialiste et xénophobe, qui ramasse les voix de l’extrême droite tout en consolidant la fondation de ses valeurs, qui assure la continuité d’une vision nationale de la République française.

Les signataires de l’appel à la manifestation de samedi, plutôt que de s’opposer à la politique de l’Etat envers les « gens du voyages » et « pas de souches », ou plus globalement de condamner l’idéologie nationale du gouvernement, appellent « à un grand rassemblement citoyen à l’occasion du 140e anniversaire de la République, le samedi 4 septembre Place de la République à Paris, à 14h00, et partout en France, pour dire ensemble notre attachement à la liberté, à l’égalité et à la fraternité qui sont et qui resteront notre bien commun. ». Au Sarkozy mis en porte à faux car il drague l’électorat nationaliste français de Jean-Marie Le Pen, les grandes organisations nationales françaises de gauche comptent donc nous appeler à répondre par une grande démonstration nationaliste française.

lepen_meeting432

Pas très étonnant quand le Parti Socialiste Français et ceux avec qui il siège dans les conseils municipaux procèdent déjà à des expulsions de camps roms aux petits matins. Quelques exemples pris en en pays nantais sont significatifs:

– Au mois de février dernier, c’est le maire PSF de Saint-Herblain, Charles Gautier, qui se déplaçait devant les caméras

expulsion de roms dans l'agglomération nantaise
expulsion de roms dans l’agglomération nantaise

 locales pour exprimer son exaspération des « gens du voyage », avant de les faire évacuer par la police », car ils s’étaient installés trop près du neuf et flamboyant Zénith. En attendant les représentants de ces derniers n’auront jamais vu Charles se déplacer jusqu’à eux pour trouver une solution de rechange.

 – En décembre 2008, Nantes Métropole, enfermait une femme et ses quatre enfants sur son terrain avec plusieurs rochers, après qu’elle ait reçu un avis d’expulsion. Alors qu’elle ne pouvait plus partir, Nantes Métropole la condamnait à 30 euros d’astreinte par jour de présence sur le site. Elle était installée sur ce terrain avec sa caravane depuis plus d’un an.

 – En terme de déclarations stigmatisantes on ne peut pas dire non plus que les élus du PSF soient à discriminer face à leurs homologues du camp d’en face. En septembre 2008 le maire de Rezé (44), Gilles Retière, avait parlé « d’invasion » à propos de plusieurs dizaines de familles de Roms venus s’installer (sur une population de 40 000 hab.).

fichage anthropométrique des tziganes sous la IIIe république
fichage anthropométrique des tziganes sous la IIIe république

– Plus récemment c’est le conseiller général PSF, Gérard Allard, qui, excédé par le fait que les gens du voyage de Rezé aient revendiqué une place dans la commune en colorant leurs caravanes lors de la fête des couleurs*, s’était offusqué de cette méthode et écrivait sur son blog à propos de l’installation de Roms sur la commune « arrivée organisée (passeurs ? Réseaux mafieux ?); installation visible et provocante en entrée de ville; comportement asocial parfois dans certains quartiers ». On voudrait criminaliser toute une population qu’on ne s’y prendrait pas mieux.

*(fête organisée par la ville de Rezé où chaque quartier est décorée d’une couleur différente)

Donc, pourquoi ces personnes nous proposent de manifester samedi ? Derrière tout ceci se cache en réalité une stratégie visant à créer « un front républicain » pour 2012. En fait une stratégie de reconquête du pouvoir beaucoup plus qu’une stratégie pour changer la société. En plus, Sarkozy doit être content, il a occupé le terrain tout l’été avec ces déclarations et on n’a pas parlé de la « rentrée sociale », du 7 septembre et de la grève contre la réforme du système des retraites. Et autre bonus pour Sarkozy, la manifestation du 4 septembre célébrera une République, la IIIe, née par le massacre sanguinaire d’un immense mouvement social, la Commune de Paris. Cette anniversaire célèbrera la naissance d’une dictature militaire menée par de vrais criminels, comme Gambetta, qui inventera les premiers camps de concentration, où périre près de 10 000 Bretons en trois mois. On savait le Parti Socialiste Français plus très socialiste, mais là il entraîne dans cette mascarade jusqu’au NPA et aux Verts, en passant inévitablement par le Parti de Gauche, et même l’UDB !

Affiche du PCF (signataire de l'appel) dénonçant à l'époque les colonies de la IIIe répubique
Affiche du PCF (signataire de l’appel) dénonçant à l’époque les colonies de la IIIe répubique

Immigration : C’est sous la IIIe république française que sont créés les premiers « carnets anthropométriques » pour les « gens du voyage », ou le régime spécial de « l’indigène ». C’est aussi sous cette république que se manifeste la première « immigration choisie », selon le terme Sarkozyste. Puisque dans les années 1920 des milliers de polonais sont amenés pour travailler dans les usines avant d’être ramenés de force en Pologne par cette même république en 1935.

Intégration : C’est aussi sous cette république que prend corps la grande oeuvre de civilisation républicaine. On pratique dans les écoles de Ferry la pédagogie discriminatoire qui vise à accrocher sabot ou bout de ferraille à tous petits basques ou bretons qui parlera une langue « non civilisée », on mène une politique de francisation des noms de familles et de lieux, de Sétis à Brest et de Nouméa à Bayonne. Pour s’intégrer il faut se plier !

Co-développement : La IIIe république française c’est aussi la création d’un vrai empire colonial ! L’envoi des troupes en Indochine, à Madagascar, en Afrique noire,… Des dizaines de milliers de morts pour sous couvert d’une oeuvre de civilisation française, qui sentait bon le racisme. Mais PSF comme UMP ne peuvent que célébrer cet empire colonial, sans lui il n ‘y aurait pas aujourd’hui cette notion de « co-développement », qui permet aux entreprises françaises et à la république « faire de l’argent » et d’avoir de l’uranium sur le dos des africains.

la IIIe république apportant "paix et la civilisation pour ses 65 millions d'indigènes"
la IIIe république apportant “paix et la civilisation pour ses 65 millions d’indigènes”

L’identité nationale : L’identité nationale c’est ce qui permet aujourd’hui à l’extrême droite, la droite et la gauche française de célébrer une république qui a commis des massacres, mené une politique impérialiste à travers le monde, accompagné le capitalisme à travers les krachs de l’histoire financière en enfermant des syndicalistes, mené une politique ostracisante des peuples entiers. L’identité nationale, c’est ce qui permet d’envoyer des tirailleurs sénégalais se faire massacrer loin de chez eux dans une guerre qui ne les concerne pas et de reconnaître ensuite le « rôle positif » de la colonisation.

 27266953_p

Le rassemblement de samedi se fait donc sur des bases qui ne permettront jamais de remettre en cause le caractère xénophobe et impérialiste de la république française. Loin de poser les bonnes questions il s’enfonce dans la surenchère nationaliste française. Que ce soit sur des questions d’immigration ou autre, la construction d’une vraie alternative sociale et solidaire doit se faire à gauche de tout ceux qui voit quoi ce soit à célébrer dans la république française. La France est un état plurinational, la Bretagne est une ce nation, ce texte d’appel ultrajacobin le nie. Nous ne pouvons nous y associer donc ni comme indépendantistes Bretons ni comme socialistes, car il veut faire l’unité autour du mythe républicain français qui n’a jamais contribuer à garantir une juste répartition des richesses produites, et encore moins comme internationalistes solidaires des peuples qui luttent toujours contre l’impérialisme français. Pour combattre les préjugés, l’assimilation, le racisme  et les discriminations : Bretagne Libre et Solidaire !

RENNES/ROAZHON
Cortège Breizhistance à Rennes

Les manifestations de jeudi dernier contre la réforme des retraites du gouvernement français auront été un succès en terme de mobilisation. Largement supérieur aux mobilisations du 27 mai, cette journée témoigne clairement du ras le bol des salariés, toutes générations confondues. Surtout, elle appelle à aller plus loin et à mettre en place de véritables outils de pression face à un gouvernement français qui méprise les salariés et ne souhaite pas revenir sur cette contre-réforme symbole de son caractère ultra libéral. Les revendications et les modes de luttes doivent s’amplifier, la grève se généraliser et être reconduite, afin de faire plier Sarkozy.


Payé avec l'argent des bretons !
Payé avec l’argent des bretons !

Une opération de promotion d’un quotidien on ne peut plus parisien sous couvert d’un colloque ne profitant qu’aux seuls Rennais et  coutant 350 00 euros , c’est possible grace au PSF et à ses alliés.

Ce week-end on pouvait entendre Jean-François Coppé, le PDG de Danone, Manuel Valls, José Bové, au forum Libération sur le thème “le bonheur une idée neuve”…Moins de 20 000 personnes (on peut s’interroger sur le comptage)  ont assistés à ce raout jet-set people faisant la part belle à la crème de l’intelligenstia parisienne. Vous serez content d’apprendre que les conseillers régionaux de gauche et ceux de Rennes métropole et de la mairie de Rennes ont subventionné cet évènement majeur (dont Coca-cola était partenaire !)  qui accentue la fracture culturelle territoriale en Bretagne. Personne à part Breizhistance.PSB n’a osé dénoncé ce scandale.

Pour comparaison le budget d’une radio associative en langue bretonne émettant 365 jours par an, écoutable sur le net et salariant quelque personnes se situe en dessous de 150 000 euros. On pourrait multiplié les exemples d’équipements culturels qui en Bretagne pourraient avoir besoin d’une somme bien plus modeste  et dont l’activité bénéficie à un nombre très important de bretons

La section Rennaise de notre parti a adressé une lettre ouverte aux élus Rennais ayant collaboré au financement de cette petite sauterie entre amis.

Malgré une forte présence policière (dont la présence pas discrète des RG locaux) un dizaine de nos militants ont diffusés prés de 1000 tracts reprenant la lettre ouverte devant l’entrée du colloque  boulevard Saint Hélier et sur le marché des Lices.

Pour l’instant aucune réponses de nos élus….Par contre de nombreux encouragements de syndicalistes et de tout type de Rennais  excédés par les fermetures d’écoles et d’équipements culturels sur la ville.

Voici le texte de la lettre ouverte. Il est évident que le débat doit aussi être porter au conseil régional. Nous en reparlerons.

Lettre ouverte aux élus de gauche de la ville de Rennes, mais en restent ils ?

La politique de la ville de Rennes en matière d’accès aux équipements collectifs a des conséquences dans les domaines sociaux et culturels depuis de longs mois. Il est temps que les mécontentements débouchent sur l’action politique collective et unitaire de ceux et celles qui pensent que Rennes doit rester une ville populaire. C’est le seul objet de cette contribution écrite, en aucun cas nous ne revendiquons le leadership de la contestation de cette politique, nous nous permettons simplement d’y faire figurer, outre un cours rappel historique, quelques propositions alternatives pour construire l’unité populaire.

1) Depuis de longs mois le collectif de soutien aux personnes sans papiers de la ville de Rennes et le comité rennais “Droit au Logement” organisent des actions de solidarité concrètes avec les sans papiers et les demandeurs d’asile. Cela les amène fréquemment à occuper des lieux soit pour entamer un rapport de force politique, soit simplement pour assurer l’hébergement en plein hiver de ceux qui se trouvent les plus démunis. Nous pensons que la mairie de Rennes peut faire mieux que de céder de temps à autre à des nuits d’hôtels pour les demandeurs d’asile et de critiquer la politique répressive de l’état. L’action du DAL et du comité de solidarité des personnes sans-papiers de Rennes s’inscrit en droite ligne dans l’action des bourses du travail unitaire du début du 20ème siècle. C’est dans ces endroits que s’organisait la solidarité avec les travailleurs les plus démunis sur le plan social (repas, hébergement. travail…) et culturel (alphabétisation, auto éducation, hygiène, activités artistiques, galas et meeting de soutien…) au début du siècle précédent en Bretagne.

La nécessite d’une bourse du travail unitaire se fait ressentir pour l’activité de ceux et celles qui se battent pour et avec les travailleurs sans-papiers mais aussi parmi ceux qui œuvrent à la construction d’un syndicalisme de combat et de proximité. Qui peut dire qu’à Rennes on peut continuer à faire fi de l’évolution du mode d’auto organisation des travailleurs et des précaires ? Des orgas syndicales comme SOLIDAIRES 35 rassemblant plus de 1000 salariés sur le département et actifs dans de nombreux mouvements sociaux doivent se contenter de 30 m2 !

Lors de la manifestation régionale des chômeurs et précaires en décembre dernier, les manifestants n’ont pu se réunir comme prévu à la maison des associations du Champ de mars. Les forces de l’ordre ont pu leur tendre un guet-apens qui a eu des conséquences médicales et judiciaires.

Une mairie se prétendant de gauche, où siègent des élus se revendiquant du socialisme et du communisme et qui portent des projets de centre des congrès d’affaires au couvent des jacobins et qui renoncent à trouver une solution durable permettant l’auto organisation des travailleurs (avec ou sans papier) des précaires qu’apporterait la mise en place d’une Bourse du Travail unitaire, est une mairie de droite.

2) En matière d’équipement culturel garantissant l’accès de la jeunesse et des couches populaires aux loisirs et à la musique la ville de Rennes nous semble en retard de plusieurs métros.

Tout le monde s’accorde à le dire l’”étage” salle du liberté ne convient pas au regard des tarifs aux besoins des petites assos (1300 à 2300 euros pour un soirée. !).

La politique visant à la rénovation du vieux-centre s’apparente pour beaucoup à une tentative de gentryfication pour attirer toujours plus de gens aisés à Rennes grâce à la LGV et à des programmes de mises en place de lieux de prestige. Bien que cherchant à englober le tout dans un discours hypocrite sur l’attractivité, la sécurité, cela masque mal le désir de virer petites gens et autres fêtards et marginaux du centre-ville.

Cette attitude est liberticide car elle légitime toutes les répressions comme ce fut le cas en décembre dernier où des dizaines de policiers sur-armés sont venus expulser le squatt de la rue de Paris qui était vide….et ce sur demande de la mairie de Rennes.Nous ne pouvons nous livrer à un historique du mouvement squatteur à Rennes, mais sa persistance du squatt de la rue des Trentes en 1990 jusqu’à nos jours montre bien qu’aucune forme de répression ne viendra à bout de ce phénomène.

C’est par ce qu’il n’existe aucun endroit alternatif pour construire des moments non basées sur la rentabilité que certains font le choix de faire vivre des lieux occupés.

Dans de nombreuses villes d’Europe (Bern, Strasbourg, en Italie, dans les Pays Catalans, au Pays Basque…) il existe des lieux permettant à la jeunesse urbaine de s’auto-organiser sur le plan culturel dans un cadre non marchand. Ces lieux sont autogérés par leurs utilisateurs et non réprimés, voir soutenus par les institutions municipales.

Dans ces lieux l’accès est garanti aux petites associations de par des tarifs bas et la politique des prix d’accès public est volontairement très bon marché.

Cela est il encore possible à Rennes ? C’est en tout cas nécessaire. Il faudra bien le rappeler. Surtout quand une municipalité participe avec d’autres (conseil général “socialiste” et conseil régional “de gauche”, et Rennes Métropole “de gauche”…) à des opérations comme les colloques “LIBERATION”. Dont le premier il y a un an a couté 500 000 euros…Continuer à draguer les laudateurs de la LGV qui se pâment dans ce genre de colloques (interdits à certains militants) où des intellectuels parisiens et autres ministres viennent nous expliquer la vie , semblent être une des priorités de la municipalité “socialiste” rennaise.

Cette année le colloque “LIBERATION” donne lieu une fois de plus à une débauche de dispositifs sécuritaires. Il a couté seulement 350 000 euros… Il est encore une fois financé par la ville de Rennes, Rennes Métropole et la région « Bretagne » !

Avec de telles sommes, n’aurait on pas pu satisfaire la demande sociale en matière d’équipements collectifs tels que nous les avons évoqué plus haut ?

Nous ne sommes sans doute pas les seuls à le penser. Aux dernières élections municipales une liste appelée “Rennes à gauche” avait rassemblé près de 3000 voix sur un programme assumant clairement ces deux revendications. Nous souhaitons simplement par cette lettre souligner que ceux qui gèrent cette ville n’ont pas les priorités qui incombent à une mairie se revendiquant de la gauche.

Nous avons pour seule ambition d’initier un débat populaire. C’est pourquoi pour commencer nous adresserons ces réflexions à tous les conseillers municipaux de Rennes se revendiquant de la gauche. Nous pensons que certaines des questions et idées portées ici méritent réponse.
A moins bien sur qu’il n’y ait aucun élu de gauche à la mairie de Rennes ?

Alors il y a quelqu’un ?

Breizhistance/Parti Socialiste de Bretagne . Section Rennaise


Suite à notre appel à se rassembler ce soir à Rennes devant la permanence de campagne UMP des régionales après  les propos de Bernadette Malgorne candidate UMP et représentante de Sarkozy en région Bretagne, son équipe de campagne nous a fait parvenir une mise au point.

Nous en reproduisons de larges extraits :

" Equipe de campagne


Bonjour,

Nous faisons suite à l'appel au rassemblement pacifique devant la permanence de campagne de Bernadette Malgorn.

Nous souhaitions dans un premier temps rectifier certaines de vos déclarations mais aussi, vous apporter quelques éléments de fond.....


Enfin, Bernadette Malgorn l'a rappelé tout aussi souvent que l'occasion lui en a été donnée que la demande de réunification est un sentiment fort chez les bretons et que cette question du rattachement de la Loire—Atlantique à la Bretagne se doit d’être traitée de la manière la plus sérieuse qui soit et que cette réunification devait se faire au bénéfice de toute la Bretagne.

Ainsi, Bernadette Malgorn propose clairement que ce dossier soit suivi par deux élus favorables au à ce projet (un de l’Est et l’autre de l’Ouest breton). Ils disposeront ainsi d’une feuille de route claire pour multiplier les coopérations entre les deux régions tant en transport ferroviaire, qu’en terme de désenclavement du Centre Bretagne, qu’en recherche, en hôpitaux, en universités… Enfin, une commission inter-régionale pour la culture bretonne sera également mise en place.

Seuls le dialogue, la décision et l’action peuvent faire avancer ce dossier.

Vous pouvez ainsi mesurer pleinement le réel attachement à ce dossier, qui doit être traité dans toutes ses dimensions économiques, sociales et culturelles, mesuré par les faits et non traité par de simples paroles.

L'équipe de campagne"

C’est sans aucune malice que nous remercions l’équipe de campagne de la candidate UMP qui a quelques heures du scrutin du second tour nous montre que l’unité de la Bretagne est devenu un sujet de débat politique.

Cette mise au point souligne l’hypocrisie de l’UMP sur ce sujet et celui de la réforme des collectivités territoriales. Sujets sur lesquelles Jean-Yves LeDrian ne s’exprime plus beaucoup.

En effet comment peut on défendre l’idée de combattre le déséquilibre est-ouest en Bretagne tout en défendant une réforme qui va donner plus de poids aux grandes agglomérations et renforcer de par la même le poids politique de Nantes et Rennes au détriment de l’ouest de la péninsule ?

Coment peut on se dire attacher à la démocratie et envisager de remettre entre les mains de deux élus au sein d’une commission les initiatives éventuelles pour une “coopération interrégionale” qui renforce de fait la partition ?

Et ce après s’être abstenu de nous demander notre avis sur la réforme des collectivités territoriales….

Enfin quelle rigolade que de faire semblant de se soucier de l’accès des bretons à la santé où à l’éducation alors que le gouvernement central fait tout pour casser ces services ! En témoignent les réductions drastiques d’effectifs dans ces doamines et les fermetures nombreuses d’établissements.

La réunification de la Bretagne doit se faire dans le cadre d ‘une évolution institutionnelle globale de la Bretagne permettant au peuple breton de prendre en main son destin national !

Et  aussi pour construire de nouvelles solidarités afin de s’opposer ici à la  dégradation de nos conditions de vie quotidiennes suite à la politique libérale de Sarkozy.

C’est le sens du rassemblement de ce soir. Cela servira aussi d’avertissement à la future assemblée régionale afin de prendre en compte cette exigence populaire.

Rendez-vous 18 heures entre le boulevard Saint Helier et le boulevard Laennec.

Breizhistance.PSB

Aujourd’hui les militants rennais de BREIZHISTANCE-PSB se sont rendus au local de l’UMP à Rennes, pour rappeler au conseiller régional et candidat De Legge que la lutte pour l’unité territoriale de la Bretagne dépassait l’effet d’annonce purement électoraliste. En effet il y a quelques jours le sénateur De Legge déposait une proposition d’amendement au Sénat présentée par l’UMP comme rendant désormais possible la Réunification de la Bretagne. Lire la position de BREIZHISTANCE-PSB ci joint :  http://www.breizhistance.tv/2010/02/07/que-de-leggeule/

Encore une fois l’UMP a voulu tromper les militants de la Réunification avec un amendement qui empêche l’expression démocratique du peuple Breton sur la question. Plutôt que d’attendre d’éventuels actes des élus PSF ou UMP en faveur de la Réunification, nous considérons aujourd’hui que c’est par la mobilisation et la pression de la société civile en Bretagne que nous construirons l’unité territoriale. C’est ce que nous sommes venu faire entendre devant le local de l’UMP en appelant à participer à la fresque humaine organisée par BRETAGNE Réunie et 44=BREIZH le samedi 27 février à Nantes.

affichefresquehumaineweb