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31 jours c’est la durée de la grève de la faim de Patxi Ruiz, détenu politique basque stoppée le 10 juin. Le mouvement était motivé par une série d’agressions verbales, de menaces d’agressions récurrentes émanant de fonctionnaires pénitentiaires. Dans le module 8 de la prison de Murcia, Patxi Ruiz avait participé avec d’autres prisonniers politiques basques à des mouvements revendicatifs aux cotés de prisonniers sociaux pour exiger en pleine crise du Covid :

  • Liberté des prisonniers agés enfermés et de ceux dont la peine est presque accomplie
  • Possibilité d’effectuer les visites
  • Recevoir le matériel pour empêcher la contagion (masques, gants…)
  • Réalisation de tests Covid-19 aux prisonniers et personnels.
  • Enfin, les détenus demandaient également la possibilité d’assister aux obsèques ou de se rendre au funérarium, en cas de décès d’un membre de la famille.

Désigné comme meneur de ce mouvement il avait été transféré, son mouvement de grève de la faim et de la soif visait à retourner dans le module 8 et obtenir satisfaction des revendications et l’arrêt des menaces d’agressions.

De très nombreuses manifestations de soutien à Patxi Ruiz ont eu lieu au nord et au sud du Pays Basque et ce en pleine période de confinement. Plusieurs prisonniers politiques basques ont jeûné ou refusé d’aller en promenade en solidarité avec lui, tout comme des prisonniers communistes ou antifascistes du PCE®-GRAPO. C’est le cas de notamment, deux des quatre prisonnières politiques basques incarcérées à Rennes en Bretagne. Hors du Pays Basque, notamment en Irlande et en Catalogne, plusieurs initiatives de solidarité ont eu lieu.

Cette grève de la faim a été un révélateur de la continuité des pratiques répressives contre les prisonniers politiques basques soumis à l’arbitraire des gardiens de prison ouvertement nostalgiques de Franquisme ou partisans de VOX (parti d’extrême-droite espagnol) alors même que le gouvernement de Madrid est aux mains du PSOE (« Socialistes ») et des amis de Jean-Luc Melanchon : Podemos.

Mais elle a aussi révélé des lignes de fractures entre les défenseurs du processus de désarmement d’ETA, c’est-à-dire le parti indépendantiste de gauche Sortu et son entourage politique, qui y voit l’opportunité de construire un processus souverainiste non armé légaliste et de l’autre côté une sphère plus antagonique refusant les abandons de la ligne historique de cette même gauche Abertzale.

Ce dernier secteur plus orthodoxe idéologiquement et moins influent réclame l’amnistie intégrale pour l’ensemble des prisonniers politiques basques et se regroupe sous ce mot d’ordre. C’est dans cette mouvance que Patxi Ruiz inscrit son combat. Et c’est ce secteur qui a mené l’ensemble des mobilisations de ces dernières semaines dans la rue.

Patxi Ruiz s’exprimera dans les jours qui viennent sur les raisons de rupture du jeûne.

L’été et son lot de festivals en Bretagne ne favorisent pas les mobilisations à caractère militant. La Gauche Indépendantiste a toujours mis un point d’honneur pendant cette période estivale à rappeler que la Bretagne n’est pas une région typique avec son lot d’événements musicaux, culturels et plus ou moins folkloriques en initiant des manifestations de rues, en tenant des stands d’info, en récoltant des fonds, ou en soutenant ce genre d’initiatives si elles émanaient d’autres secteurs.

Cette année nous avons mobilisé en quelques jours plusieurs dizaines de personnes pour défendre le caractère national de la Galice, invitée centrale de l’événement. Nous avons défilé en ville, avec banderole, drapeau nationaux bretons et galiciens au vent, sans rien cacher de notre identité indépendantiste, féministe, antifasciste et en assumant la solidarité avec notamment les prisonniers politiques galiciens. Aux cris de « Galiciens, bretons, nous sommes des nations ! Démocratie, Autodétermination ! » ou de « Ici c’est pas la France ! Vive l’indépendance ! » nous avons refusé concrètement le phénomène de dépolitisation qui touche les manifestations à caractère culturellement breton, et renforcé notre pratique internationaliste. Environ 80 personnes se sont jointe à nous. Voici le texte de la prise de parole que nous avons lue en langue bretonne et en français à la clôture du défilé. La Gauche Indépendantiste, l’Union des Etudiant.e.s Breton·ne·s avait initié cette initiative soutenue en Galice par le BNG et Causa Galiza.

Cette année, le Festival Interceltique de Lorient met la nation Galicienne à l’honneur. Ce grand rassemblement musical permet de mettre en avant les singularités des peuples celtes et permet de souligner une fois par an le caractère national des différents peuples participants.

Merci aux organisateurs du FIL pour cette opportunité qui s’inscrit dans la durée. Merci et bravo aux bénévoles, musiciens et danseurs.

La Xunta de Galice — c’est à dire le gouvernement local Galicien — a tronqué l’intitulé sous lequel le peuple Galicien était invité à Lorient, c’est à dire est tant que nation, en remplaçant ce terme par « territoire ». Cela n’a pas manqué de faire réagir de nombreux acteurs et actrices culturel·le·s et politiques galicien·ne·s.

Nous partageons en tant que Breton·ne·s leurs indignation. Nous sommes fatigué·e·s des discours institutionnels qui, en Galice comme en Bretagne, nous présentent comme de simples « régions » ou « territoires » des États français ou espagnols. Nous ne sommes pas de simples typiques territoires à fort particularisme musical et artistique. La réalité est tout autre : nous sommes des nations sans État ; la Galice et la Bretagne sont nos pays.

Si nos gouvernements locaux respectifs ne veulent pas en parler ainsi, c’est pour plaire à Madrid ou Paris qui cherchent à nous assimiler et ne veulent surtout pas que l’on évoque notre droit à l’autodétermination, c’est à dire à décider nous-mêmes de quelle forme d’auto-gouvernement nous avons besoin.

S’autogouverner, avec la plus grande souveraineté possible, en toute indépendance est le seul choix possible pour organiser la rupture avec des états centraux qui font perdurer l’exil des jeunes bretons et galiciens, le chômage, l’exploitation capitaliste, les inégalités hommes-femmes, les persécutions linguistique, le pillage des ressources naturelles, le mauvais accès à des logements de qualité, la logique du tout tourisme. Autant de maux dont souffrent les peuples galicien et breton.

Si le Parti Populaire au pouvoir en Galice a choisi de dénigrer le caractère national de la Galice c’est par ce qu’il s’inscrit dans le droit fil des persécutions qu’il fait subir au peuple galicien. En témoigne les procès fait aux activistes du BNG pour de simples banderoles accrochées sur des propriétés appartenant à la famille du dictateur Franco en Galice contre la volonté du peuple galicien, en témoigne la tentative d’interdiction de l’organisation Indépendantiste Causa Galiza par la justice espagnol, en témoigne les peines démesurées et les mesures d’éloignement imposés aux prisonniers politiques galiciens.

44 ans aprés l’exécution de Moncho Reboiras militant communiste et indépendantiste membre de UPG (Union du Peuple Galicien) par la police espagnole la droite espagnole continue de persécuter le peuple Galicien.

En tant qu’internationalistes nous ne pouvons nous taire.

Partout en Europe de la Catalogne à l’Ecosse en passant par le Pays de Galles l’idée du droit à décider pour construire des démocraties de proximité basées sur la justice sociale progresse afin de rompre avec de vieux états centralistes et les politiques d’austérité.

Nous saisissons  l’opportunité offerte par l’erreur de communication lamentable de la Xunta pour lui rappeler, ainsi qu’au Conseil Régional de Bretagne qui se garde bien de prendre position sur ces questions, que nous avons le droit imprescriptible à décider de notre avenir national en Galice comme en Bretagne.

Comme toutes les nations sans État, nous avons le droit de décider de quel degré de souveraineté institutionnelle nous avons besoin, y compris l’indépendance.

Nous voulons terminer cette intervention en vous remerciant tous et toutes votre présence, en adressant nos salutations aux prisonniers politiques galiciens mais aussi aux prisonnierEs politiques basques incarcéréEs en Bretagne à Rennes, à Theo El Ghomzi militant communiste occitan incarcéré à Nantes en Bretagne pour un graffiti sur la maison d’un ministre et actuellement en grève de la faim.

Rendez-vous vendredi 16 aout à 18h00 Guingamp pour défendre le droit de la jeunesse à faire ses études dans notre langue nationale.

Rendez-vous à Nantes le 28 septembre pour affirmer massivement le respect de l’unité territoriale de la Bretagne et notre droit à décider des compétences que nous devons maitriser en tant que peuple breton.

Bevet Breizh Dieub ha Sokialour ! Viva Galiza Ceive !

Bak e Brezhoneg
05/07/2019

D’an 21 a viz Even e oamp 14 o tremen an arnodenn matematikoù e brezhoneg. Hiziv omp bet 13 o tapout hor bachelouriezh. An notennoù a zo dizingal awalac’h, o tremen deus 1 da 16. Evel ar bloaz paseet, live gwir liseidi-zo n’eo ket bet barnet mat. Ne gomprenomp ket an disoc’hoù-se, hag o dije gellet bezañ kalz justoc’h. Lennet hon eus respont ar rektour da lizher hor gelennerien hag gouzout a reomp e zo trawalc’h a dud evit reizhañ hor c’hopiennoù e brezhoneg.

Goulenn a reomp e vefe anzavet hon gwir tremen an arnodenn matematikoù e brezhoneg.

D’ar 16 a viz Eost e vo aozet ur vanifestadeg hag ur sonadeg evit souten Bak e Brezhoneg e Gwengamp. Gortozet oc’h niverus.

Communiqué de presse

Cette année, à nouveau, 14 lycéen-ne-s ont choisi de passer l’épreuve du baccalauréat de mathématiques en breton, la langue dans laquelle nous leur enseignons au lycée. Nous soutenons avec vigueur ces jeunes qui veulent être reconnus par l’État comme des citoyens francophones et bretonnants à part entière.
Nous sommes inquiets pour l’équité des corrections. Nous espérons que le rectorat a organisé la convocation de professeurs de mathématiques bretonnants pour faire en sorte que l’égalité des corrections soient respectée sur tout le territoire. Les lycéens basques répondent le même jour, aux mêmes sujets en basque, et ce depuis 2012. Pourquoi pas n’est-ce pas possible en Bretagne ? L’évaluation des 15 copies des lycéen-ne-s ayant rédigés en breton a été trop inégale l’année dernière. Nommer des professeurs de mathématiques bretonnants reste le moyen le plus juste pour tenir compte de l’année de travail des lycéen-nes, de leur sérieux et de leurs désirs.
La lutte des lycéen-ne-s pose aussi la question de la place des langues régionales dans le baccalauréat actuel et dans la réforme à venir. Jusqu’à présent les annonces ministérielles ne vont pas dans le bon sens. Trouver un accord sur le baccalauréat dès cette année serait la manière la plus sereine de préparer la réforme du baccalauréat qui débutera dès la rentrée 2019.

Des membres de l’équipe pédagogique du lycée Diwan de Carhaix, le 21 juin 2019.

14 lisead-ez o deus dibabet ar bloaz-mañ en-dro tremen arnodenn vatematikoù ar vachelouriezh e brezhoneg, ar yezh a gelennomp enni el lise. Souten a reomp da vat an dud yaouank-mañ c’hoant ganto bezañ asantet da sitoaian galleger ha brezhoneger gant ar Stad.
Ankeniet omp gant ingalded ar priziañ. Emichañs ez eo bet prientet galv ar gelennerien vatematikoù brezhoneger gant ar rektordi d’ober e seurt e vefe doujet da ingalded ar reizhadennoù war an tiriad. Al liseidi euskarat a respont d’ar memes sujedoù, ar memes devezh en euskareg hag an dra-se abaoe 2012. Perak pas e Breizh ? Re dizingal eo bet priziañ ar c’hopiennoù savet gant 15 lisead-ez e brezhoneg warlene. Lakaat kelennerien vrezhonek war ar matematikoù eo an doare reishañ da gemer e kont bloavezh-labour al liseidi-adezed, o siriusted hag o c’hoant.

Stourm al lisedi-adezed a sav ivez goulenn plas ar yezhoù rannvroel er vachelouriezh a-vremañ ha gant ar reform a zeu. Betek bremañ ez a an traoù war treutaat. Kavout un emglev ar bloaz-mañ a c’hallfe bezañ ur mod da brientiñ seder ar vachelouriezh nevez he stumm hag a grogo a-benn an distro-skol 2019.

Izili skipailh pedagogel lise Diwan Karaez, d’an 21 a viz Even.

La Gauche Indépendantiste (Breizhistance) appelle à soutenir les écoles DIWAN pour que ces écoles laïques, gratuites et associatives et immersives en langue bretonne puissent bénéficier du forfait scolaire dans le projet de loi Blanquer.
Le premier ministre de la France Édouard Philippe s’y était engagé devant M. Loig Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne, lui-même soutenu dans cette démarche par la conférence territoriale des maires de Bretagne administrative.
C’est donc la parole du chef du gouvernement qui est en jeu, à 96 heures d’un scrutin, parole donnée à l’ensemble des citoyens de Bretagne et pas seulement aux parents et salariés de Diwan qui depuis 42 ans font vivre ces écoles en donnant beaucoup d’eux mêmes, dans l’ensemble de la Bretagne historique.
Jamais dans l’histoire récente de Bretagne un tel consensus social en faveur de la reconnaissance du caractère de service public de Diwan n’avait été assumée par autant d’élus locaux.
Il convient donc de faire front ici en Bretagne contre Paris, pour rappeler à Édouard Philippe de tenir ses promesses, et pour dire à M. Blanquer qu’il doit cesser d’insulter notre langue, notre pays la Bretagne, et nos enfants en doutant de leurs capacités cognitives et de leurs maitrise du français ou d’autres langues.
En conséquence nous appelons l’ensemble de nos sympathisants à participer massivement aux initiatives qui pourraient émerger dans les prochaines heures partout en Bretagne.
Maiwenn Salomon pour la Gauche Indépendantiste

Tro 250 den zo deuet da vanifestiñ e Gwengamp hiziv d’ar 4 a viz Gouere diwar galv skolioù Emglev Plijidi.

O fal a oa adlâret :  “N’eus bet araokadenn splann ebet abaoe m’eo bet kroget stourm Diwan e miz Gwengolo 2017. Emañ fin ar bloavezh-skol o tostaat. Poent eo deomp aozañ an distro-skol a zeu“.

Manif Diwan Gwengamp 1. Début de la Manif Diwan à Guingamp

Publiée par Bretagne-Info.org sur Mercredi 4 juillet 2018

Skolajidi ha liseidi tremenet danvezioù zo brezhoneg gante nevez zo a oa aze, kemeret o deus ar gaoz. Evel m’o deus graet merc’hed an ti-gwilioudiñ en arvar da serriñ !

Emgavioù all a vo en deizioù :

  • E Roazhon e Klub ar gelaouennerien da 2e GM d’ar Gwener 6 a viz Gouere.
  • E Kemper d’ar sadorn 7 a viz Gouere da 11e dirak ar prefeti.
  • E Karaez dirak ar sal”Glenmor” da greisteiz d’ar Sadorn 7 a viz Gouere.

Deuit niverus, ar stourm ne ra nemet kregiñ !

 

 

Sed aze prezegenn Guillaume Bricaud e anv dizalc’hourien an tu-kleiz e-pad ar vanif :

Demat deoc’h holl ha trugarez deoc’h da vezañ deuet da difenn Diwan.

Abaoe 40 n’eus ket bet tamm a-raokadenn ebet koulz lâret, chom a ra bresk tre ar rouedad Diwan daoust dezhañ skoliata tost da 5000 den eus ar skol-vamm betek ar vachelouriezh.Ha petra a vez rebechet ouzh Diwan ? Ar yezh an hini eo ha n’eo ket mann ebet all. Un torfed eo war-a-seblant kelenn e brezhoneg, e euskareg, katalaneg hag all e bro an unyezhegezh c’halleg.

Perak ? Peogwir n’int ket deuet a-benn da renkañ ar yezhoù-se, hag ar brezhoneg evit pezh a sell diouzhomp, ‘ba levrioù istor ar grenn-amzer, daoust d’ar strivoù o deus graet en ugentvet kantvet betek hirie evit lazhañ an holl barlantoù disheñvel, istor o fobloù ha o doareoù da vevañ. C’hwitet an taol siwazh dezhe, ar vretoned a fell dezhe miret o yezh koulz hag o bro !

Macron ne ra ket foutr kaer deus hor yezh, deus hor bro ha deus hon fobl. Deuet eo da Vreizh da gaozeal deus ekonomiezh, an aerborzhioù, an hentoù hag all. Ar brezhoneg ? ur gerig metken ha mat pell’zo. Kenavo ha yec’hed mat !

N’en deus ket komprenet hon doa c’hoant ni reiñ ur statud d’hor yezh, kaout ar gwir da vezañ skoliataet en hor yezh, da skoliata hor bugale didrabas ‘ba hon yezh, bevañ digemplez ‘ba hon c’hantved e brezhoneg, digor d’ar bed. Ha n’eo ket e dilennidi hag  a servijo deomp, ken feal int ouzh o mestr. Randonet e vez deomp alies hag e rankomp kaout fiziañs, gortoz, emaint o selaou hag oc’h ober o seizh gwellañ evit mad ar bobl. Kaoc’h gante !

Dre chañs e chom tud yaouank mennet o deus komprenet mat ha ne oa nemet un doare d’ober evit difenn hon gwirioù: an disujidigezh an hini eo ha n’eo ket goulenn an aluzenn digant an aotroù prezidant peotramant an aotroù Ferrand pe An Drian. Henn graet o deus. Tremenet ‘neunt o arnodenn skiantoù e brezhoneg hep an aotre, ar matematik evit al liseidi hag an SVD evit ar vreved. ‘Neunt ket gortozet e vefe lâret ya dehz, henn graet neunt.

Ha petra eo bet respont Bro-C’hall ? Nac’hañ ha kas ensellerien da viret ouzh ar gelennerien gouest ha prest d’henn ober da difaziañ o c’hopiennoù.

Reutiñ a ra Bro-C’hall. Deomp ni eo bremañ da dremen ar pont ha da vont pelloc’h. N’eus ket met un doare da vont war-raok, kaout ur statud ofisiel evit hor yezh. Ha ret e vo stourm evit-se kar ne vo ket roet deomp, tapet e vo ganeomp ha setu tout. Ar c’hallaoued o devez ar gwir da arnodiñ ‘ba o yezh desket dezhe ‘ba skol? Ar memes gwirioù e rankomp kaout ! Hag evit an holl dañvezioù. Soutenomp ar re yaouank kalonnek o deus kredet henn ober. Kemeromp hon gwirioù ni-hon-unan ha n’eo ket goulenn digant Bro-C’hall ar bruzhunoù o doa roet d’an euskariz. Bezomp disuj ni ivez. Ar re yaouank o deus digoret un erv, deomp-ni eo da heuliañ o skouer ha da ambrougañ anezho betek an trec’h. Tremenomp an holl ac’hanomp gouest d’henn ober ar bacho pe ar vreved e brezhoneg ar bloaz o tont.

N’eus ket mann ebet da c’hortoz digant ar Stad C’hall, e-giz ma lâre Youn Bras, les droits qu’on a ça se demande pas, les droits qu’on a on les prendra.

Trugarez d’ar re yaouank, tennomp gounid eus o emzalc’h kalonek ha kendalc’homp ar stourm evit hor gwirioù.

BREZHONEG YEZH OFISIEL EUS EUSA DA GLISON !

Manif Diwan Gwengamp 2

Prezegennou e Manif Diwan Gwengamp. Discours de la manif des écoles DIWAN.

Publiée par Bretagne-Info.org sur Mercredi 4 juillet 2018

Gant ar rektordi ez eus bet kaset ensellerien da vare an difaziadennoù war ar skiantoù. D’an 29 a viz Even e oa bet embannet war un ton bras e oa bet 80 skolajiad·ez o tremen an danvez-se e brezhoneg. An ensellerien a zo bet kaset neuze evit gwiriañ ne vefe reizhet kopienn ebet a vefe bet skrivet e brezhoneg !

Difaziadennoù ar vreved a oa hiziv. Evel bep bloaz e vez aozet bodadoù disheñvel evit pep danvez : matematikoù, istor-douaroniezh, skiantoù, etc. Ar bloaz-mañ avat ez eus bet kaset ensellerien gant ar rektordi evit gwiriañ un danvez hepken : ar skiantoù.

N’eo ket dre zegouezh eo bet dibabet evezhiañ an danvez-se, rak d’an 29 a viz Even o doa embannet skolajidi o doa tremenet arnodenn ar skiantoù e brezhoneg. Tro-dro da 80 skolajiad·ez eus meur a skolaj Diwan o doa disentet ha graet evel kamaladed Bro-Euskadi e 2017. Kopiennoù an euskariz a oa bet reizhet just a-walc’h evel ma oa displeget e pennad Mediabask.

An ensellerien kaset gant ar rektordi a zo bet kaset da evezhiañ evel ar polis evit mirout ma vefe reizhet ar c’hopiennoù e brezhoneg. Koulskoude e ouier ez eus brezhonegerien e-touez ar re galvet da reizhañ !

Skolajiadezed ha skolajidi o paouez tremen arnodenn ar skiantoù e brezhoneg d’an 29 a viz Even e Gwened.

Brezhonegerien miret outo da reizhañ kopiennoù e brezhoneg !

E-touez ar skipailh a rank reizhañ ar skiantoù ez eus reoù gouest d’en ober evit ar 80 o deus respontet e brezhoneg. Met ar rektordi a nac’h ma vefe graet : setu perak o deus kaset ensellerien da evezhiañ ! Miret e vez neuze d’ar gelennerien en un doare sklaer ma vefe reizhet kopiennoù e brezhoneg…

Perak ne vefe ket posubl ober e Breizh ar pezh a oa bet graet warlene e Bro-Euskadi ? Poent eo d’ar rektordi respont d’ar goulenn-se.

“Gouel d’ar rektordi !”

Stourm al liseidi hag ar skolajidi na ra nemet kregiñ evit ma vefe gounezet ar gwir da dremen ar vachelouriezh hag ar vreved e brezhoneg. Ar sinadeg evit ar “bak e brezhoneg” a zo just a-walc’h o paouez tremen a-us d’an 10.000 sinadur dindan 10 devezh !

War an dachenn e krog ar stourm ivez ha 2 emgav a vo dija ar sizhun-mañ :

  • Manifestadeg e Gwengamp d’ar Merc’her 4 a viz Gouere : emgav da 10e00 dirak an is-prefeti evit kaout un dazont padus evit rouedad skolioù Diwan.
  • Bodadeg “Bak e brezhoneg” e Karaez d’ar Sadorn 7 a viz Gouere : da vare lid 40 vloaz Diwan e vo aozet ivez un darvoud da 12e00 gant liseidi evit ober “Gouel d’ar rektordi” !

Bezomp kengred gant ar yaouankiz a stourm evit gounit gwirioù ! Harpomp al liseidi hag ar skolajidi er straedoù evit diskouez hor gwir da zivizout e peseurt yezh e fell deomp studiañ e Breizh eus ar skol-vamm d’ar skol-veur !

Le rectorat a envoyé des inspecteurs pour vérifier spécifiquement la correction des épreuves de sciences. Rappelons que vendredi 29 juin dernier, environ 80 élèves de plusieurs collèges Diwan avaient décidé de passer cette épreuve en langue bretonne. Les inspecteurs sont donc envoyés pour vérifier que tout ce qui sera écrit en breton ne sera pas corrigé !

Les corrections du brevet ont lieu en ce moment. Comme tous les ans, différents pôles de correction sont organisés pour corriger les différentes matières : mathématiques, histoire-géographie, sciences, etc. Mais cette année, des inspecteurs ont été envoyés par le rectorat pour vérifier une seule de ces matières : les sciences.

Ce n’est pas un hasard, il s’agit de punir les collégien·ne·s qui ont fait savoir le 29 juin qu’ils avaient passé l’épreuve de sciences en breton. Environ 80 élèves des différents collèges Diwan ont en effet désobéis et ont fait comme leurs camarades basques en 2017. Les copies des basques avaient d’ailleurs été corrigées comme nous le rappelle cet article de Mediabask.

Les inspecteurs envoyés par le rectorat sont donc là pour faire la police et empêcher les copies en langue bretonne d’être corrigées. Pourtant certains parlent breton parmi les correcteurs et pourraient donc très bien les corriger !

Des correcteurs bretonnants à qui on interdit de corriger en breton !

Parmi les enseignant·e·s du pôle dédié aux sciences, certain·e·s sont capables de corriger les épreuves des 80 élèves ayant décidés de répondre en breton. Mais le rectorat le refuse et c’est pourquoi ils ont envoyé des inspecteurs faire la police ! Les correcteurs ont donc clairement l’interdiction de corriger les copies en breton…

Pourquoi ce qui avait été possible l’année dernière au Pays Basque n’est pas possible cette année en Bretagne ? Il est temps que le rectorat réponde clairement à cette question.

“Faire la fête au rectorat !”

La mobilisation des collégien·ne·s et des lycéen·ne·s pour le brevet et le bac en breton ne fait que commencer. La pétition pour le bac en breton est d’ailleurs en passe de dépasser les 10.000 signatures en l’espace de 10 jours !

La mobilisation sur le terrain est aussi en train de s’organiser puisque 2 rendez-vous auront lieu cette semaine :

  • Manifestation à Guingamp mercredi 4 juillet : rendez-vous à 10h30 devant la sous-préfecture pour demander une solution durable pour le réseau des écoles Diwan.
  • Rassemblement “Bak e brezhoneg” à Carhaix samedi 7 juillet : à l’occasion des 40 ans de Diwan, un rassemblement de lycéen·ne·s est prévu à 12h00 pour “faire la fête au rectorat” !

Montrons notre solidarité avec la jeunesse qui nous montre la voie de la désobéissance pour gagner nos droits ! Soutenons la dans la rue pour affirmer notre droit à décider dans quelle langue nous voulons pouvoir faire nos études de la maternelle à l’université en Bretagne !

Après les lycéen·ne·s de Diwan qui ont passé le 22 juin l’épreuve de mathématiques en breton au baccalauréat, voilà qu’on apprends qu’un groupe important de collégien·ne·s de plusieurs collèges Diwan ont passé aujourd’hui une épreuve de sciences en langue bretonne, malgré l’interdiction !

Tout comme la semaine dernière avec les lycéennes et lycéens du Lycée Diwan à Carhaix, nous avons reçu une invitation à une conférence de presse pour nous informer qu’un groupe de collégien·ne·s venait de passer une épreuve du brevet en langue bretonne, malgré l’interdiction ! La désobéissance des lycéen·ne·s et le soutien populaire rapide et important qu’ils ont reçu ont donc fait de l’effet et renforcent la motivation de la jeunesse pour que l’on respecte leurs droits.

L’exemple du bac pour les élèves des collèges Diwan

Les collégiens et collégiennes de Diwan ont pu prendre exemple sur les élèves du Lycée Diwan à Carhaix. La campagne menée par les lycéennes et les lycéens a pu les rassurer dans leur démarche : ils trouveront du soutien auprès de la société en ce qui concerne leurs revendications.

Car aujourd’hui le brevet ne peut pas se passer entièrement en breton. Seules les épreuves de mathématiques et d’histoire-géographie peuvent se passer en langue bretonne. Pour les sciences… il faut passer l’épreuve en français malgré des cours par immersion en breton depuis l’école.

Pire encore, les collègien·ne·s de Saint-Herblain en Loire-Atlantique ne peuvent passer aucune matière en breton…

L’année dernière et cette année au Pays Basque le même problème a eu lieu et l’association Seaska a également fait campagne pour obtenir le droit de passer toutes les épreuves en basque. Notons que Mediabask indique dans son édition du jour que la fédération Seaska (l’équivalent des écoles Diwan au nord du Pays Basque) réclame que “les 167 élèves de 3ème scolarisés dans les collèges Larzabal, Xalbador et Manex Erdozaintzi Etxart, ainsi que les douze élèves de 3ème professionnelle du lycée Bernat Etxepare puissent présenter les épreuves de sciences en langue basque“.

Les lycéen·ne·s à la sortie de la conférence de presse à Carhaix

Une pétition signée par plus de 6000 personnes pour le bac

La campagne de désobéissance initiée le 22 juin par des élèves du Lycée Diwan fonctionne très bien et donne de l’espoir pour le brevet également : la pétition lancée pour que les copies du baccalauréat soient corrigées par des bretonnant·e·s a déjà recueillie plus de 6000 signatures en 3 jours et quelques, et ce n’est pas fini ! Plusieurs élu·e·s ont également signalés leurs soutiens sans que cela n’ait pour l’instant un effet concret, puisqu’il n’y a eu aucune annonce rassurante de la part du rectorat, bien au contraire…

Les lycéens brittophones et leur soutiens ont donc décidés d’interpeller le défenseur des droits.

Rappelons qu’au Pays Basque les lycéen·ne·s peuvent déjà passer l’épreuve de mathématiques en basque. Pourquoi cela n’est-il pas possible en Bretagne ? L’égalité des territoires tant prônée par l’État français est donc belle et bien une farce…

“Toutes les réponses en breton ne seront pas prises en compte”

Depuis une semaine, c’était l’incertitude pour la correction des copies de l’épreuve de mathématiques. Le rectorat a indiqué jeudi 28 juin que les copies allaient être corrigées mais n’a pas précisé qu’elles allaient l’être par des bretonnant·e·s ! Autant dire que les élèves du Lycée Diwan risquent clairement d’avoir la note “zéro” et d’échouer au baccalauréat !

La campagne pour faire pression sur le rectorat continue donc et un numéro du cabinet du rectorat a même été diffusé sur les réseaux sociaux pour leur demander des comptes. Bretagne-Info a appelé le numéro, mais aucune information supplémentaire ne filtre : l’accueil téléphonique du rectorat indique aussitôt qu’il faut envoyer un mail… mais l’embarras suscité par l’affaire “Bak e brezhoneg” est bien perceptible ! Y aura t’il une nouvelle affaire “Breved e brezhoneg” ?

Le numéro du cabinet du rectorat affiché sur les réseaux sociaux pour demander des renseignements concernant la correction des copies en breton.

Un vrai statut pour la langue bretonne

En moins de dix jours, on aura vu la jeunesse se mobiliser par deux fois pour obtenir des droits qui semblent pourtant logiques en 2018 ! Comment peut-on demander à des élèves qui ont fait toutes leurs études en breton de passer les épreuves du bac ou du brevet dans une autre langue ? Tout cela n’est pas sérieux…

La vraie question soulevée par ces deux mobilisations c’est de savoir quand est-ce que nous pourrons décider en Bretagne du statut que doit avoir la langue bretonne ? Car si ces jeunes élèves doivent désobéir et prendre le risque de rater une partie de leurs études pour que leurs droits soient respectés, c’est bien qu’il y a un problème… Si les lois ne correspondent pas à la réalité de la Bretagne il faudra les changer pour avoir un statut d’officialité en Bretagne, de Brest à Clisson.

En attendant pour notre part nous sommes complètement sidérés du silence total observé par les syndicats enseignants en Bretagne sur ces revendications…

Félicitons donc la jeunesse qui nous montre la voie de la désobéissance pour gagner nos droits ! Et apprêtons nous à descendre dans la rue à ses cotés pour affirmer notre droit à décider dans quelle langue nous voulons pouvoir faire nos études de la maternelle à l’université en Bretagne !