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Une centaine de manifestant.e.s se sont rassemblé.e.s samedi 31 mars à Châteaubriant pour réclamer la création d’une filière bilingue breton-français à l’école.

Une demande d’ouverture avait été refusée par l’inspecteur académique alors que toutes les conditions étaient réunies (et notamment avec la pré inscription d’une quinzaine d’enfants).

La partition de la Bretagne impact le développement de l’enseignement bilingue en Loire-Atlantique où à chaque fois qu’il y a des tentatives de mettre en place des projets bilingues cela s’apparente à un véritable parcours du combattant. À 30km de Châteaubriant, à la la Guerche de Bretagne en Ille-et-Vilaine, une filière a pu voir le jour dans les mêmes conditions l’année dernière, comment expliquer ce refus ?

Les parents d’élèves ont appelé à la mobilisation, seul moyen de faire pression sur l’inspection académique. Dans une ambiance familiale, la manifestation s’est rendue de la mairie aux locaux de l’académie où des représentants des parents d’élèves, Divyezh, Diwan et du syndicat de l’éducation Snuipp ont pris la parole pour défendre le projet d’école bilingue.

Une lettre et des dessins d’enfants ont été déposé dans la boîte aux lettres du rectorat d’académie afin d’obtenir un rendez-vous.

La mobilisation va continuer afin d’obtenir l’ouverture de la filière, on l’espère, en septembre prochain.

POUR LE DROIT A UNE EDUCATION BILINGUE

MANIFESTATION D’ENFANTS ET PARENTS A CHÂTEAUBRIANT SAMEDI 31 MARS

MIZVEZH AR BREZHONEG E KASTELLBRIANT

Cela fait maintenant plusieurs années que l’inspection académique empêche un développement positifs des classes bilingues en Loire-Atlantique. Contrairement aux dispositions avancées par la loi de refondation de l’école et la circulaire du 12 avril 2017 sur l’enseignement en langues régionales, et déclarant notamment que « l’enseignement bilingue doit être favorisé dès la maternelle », l’inspection a refusé plusieurs projets bilingues dans le département, et notamment à Châteaubriant où toutes les conditions sont pourtant réunies pour ouvrir une classe.

L’accord favorable de la municipalité, l’accueil de l’équipe enseignante de l’école, le soutien de plusieurs parlementaires du département, dont le président de l’assemblée nationale et le député de la circonscription, 15 pré-inscriptions avant même le début des inscriptions officielles, … De l’académie de Strasbourg à celle de Bordeaux en passant par Rennes, ces conditions auraient amené à prendre un avis positif sur l’ouverture d’une classe. D’ailleurs à La-Guerche-de-Bretagne (35), à 30km de Châteaubriant, une classe a pu ouvrir en 2017 avec 14 élèves de la petite à la grande section.

Pourquoi la loi ne s’applique pas de la même manière en Loire-Atlantique et notamment à Châteaubriant ?

Deux postes d’enseignant sont ouverts au concours bilingues dans l’académie, plusieurs professeurs des écoles bilingues sont aujourd’hui sans affections. Les ressources en enseignant existent. D’autant que tous les outils permettant leur formation sont sous-utilisés par l’inspection.

La pédagogie bilingue est une chance pour les enfants, toutes les recherches le montrent et c’est bien pour ça qu’elle est recommandée au niveau international et national. Nous parents, refusons que l’avenir et l’éducation de nos enfants soient compromis par la mauvaise volonté de l’inspection académique ou des collectivités locales.

En ce sens, nous profitons de l’organisation du « mois de la langue bretonne » en mars pour appeler le plus grand nombre à manifester le samedi 31 mars à Châteaubriant.

Nous appelons le recteur d’académie, à prendre position sur le sujet.

Nous appelons également les fédérations de parents d’élèves, les syndicats et les enseignant.e.s, les associations, les élu.e.s et organisations politiques à relayer cet appel et à être présent à partir de 15h30 devant la mairie de Châteaubriant.

ACTION : Nous invitons les enfants à réaliser le plus grand nombre de dessins possibles afin d’accompagner la lettre que nous irons remettre à l’inspection académique de Châteaubriant.

Les parents d’élèves de  la future classe bilingue publique de Chateaubriant.

Communiqué de presse (19/12/2017) du collectif DOUAR DIDOULL

715 000 € : joyeux Noël Variscan Mines !

Variscan Mines, société détenant les permis miniers de Loc-Envel, Merleac et Silfiac, vient d’annoncer à ses actionnaires qu’elle a perçue une somme de 715 00 euros de la part de l’Etat français (dont 260 000 € pour les années 2014 et 2015). Elle se félicite même de profiter d’un régime fiscal avantageux en France : en effet, un crédit d’impôt et de recherche (CIR) lui a été octroyé pour ses activités depuis 2011. Et, une demande est en cours pour l’année 2016.

Variscan Mines a déjà utilisé gratuitement les recherches faites antérieurement par le BRGM (organisme public) dans le sous-sol breton et comme l’Etat français lui reverse des sommes, en fait les contribuables français paieraient donc deux fois les recherches de Variscan ? Les projets miniers portent aussi atteinte à la quantité et la qualité de l’eau potable disponible sur le territoire, dont le traitement est également répercuté sur la facture du consommateur.

Pour le moment, aucun forage d’exploration n’a été effectué en Bretagne grâce au travail d’explication et de mobilisation des collectifs opposés aux projets ; les permis miniers sont contestés en justice ; de nombreux élus, la région Bretagne, le département des Côtes d’Armor et dernièrement la commission locale de l’eau de la baie de Lannion s’opposent à ces projets néfastes.

Le collectif Douar Didoull, « pour la préservation de notre terre et contre les projets miniers », s’indigne que l’argent des contribuables va dans ce cas servir à rémunérer les actionnaires de Variscan Mines et exige que la somme de 715 000 € soit remboursée ! Plus que jamais, en 2018, exigeons l’abrogation de tous les permis miniers : non aux
mines, ni ici ni ailleurs !

Le collectif Douar Didoull organise pour la deuxième année consécutive le « Festival des luttes / Gouelioù ar stourmoù ».

Les projets miniers ici et ailleurs ne sont plus que jamais au cœur de l’actualité devant le refus du nouveau gouvernement d’abroger à ce jour les différents permis.

Pendant 3 jours, les 21-22-23 juillet 2017, des collectifs / associations opposés aux projets miniers et à d’autres projets inutiles imposés se retrouveront sur le site du Dibar à Plougonver (22) pour un riche programme alliant conférences, débats, concerts, fest-noz.

Restauration et camping durant les 3 jours.

Voir le programme complet en cliquant ici.

 

 

 

La PQR ne passe pas une journée sans publier un article des plus laudateur sur les bienfaits de la LGV et de son arrivée en Bretagne. Pourtant des voix dissonantes existent et tentent depuis plusieurs années d’alerter sur les effets de la LGV. Hausse des loyers baisse de fréquence des TER…

Nous avions déja relayé les points de vue de Sud Rail et la Gauche Indépendantiste à toujours défendu un point de vue critique sur la Ligne Grande Vitesse. Avouons-le nous prêchions un peu dans le désert. Voici ce que nous écrivions en 2012 :

Le projet de la B.G.V/LGV a fait, pour ainsi dire, l’unanimité au sein des partis politiques français qu’il soit de gauche ou de droite. Personne, à priori, ne s’est posé la question d’une ré-orientation des financements publics vers le TER et le Fret en Bretagne. Pourtant seule une très petite minorité de la population utilise régulièrement le TGV (généralement dans les classes moyennes/supérieures) alors que la fréquentation des TER a largement augmenté. Les 3,4 milliards d’euros de la BGV ne seraient-ils pas plus utiles en étant investis dès maintenant dans le transport quotidien des Bretons ? La Bretagne se caractérise par un réseau dense de villes moyennes  qui assurent l’attractivité et le maintien de la vitalité de ses territoires. Ne serait-il pas plus pertinent de développer un véritable service public breton de transport, gratuit pour les précaires, qui permettrait de réels échanges internes ?”

Pour mémoire voici quels étaient nos arguments de l’époque.

Aujourd’hui les premiers effets néfastes de la LGV commencent à se faire ressentir sur les lignes TER qui patissent de la fréquence imposée par Paris des TGV. Sud rail Bretagne monte une fois de plus au créneau. Voici leur communiqué annonçant une action  :

Pour SUD-Rail / SOLIDAIRES, la priorité n’est pas de gagner une demi-heure pour aller à Paris.

Les investissements pour le TER et le transport de marchandises sont insuffisants. Des lignes secondaires sont fermées parce qu’elles n’ont pas été rénovées à temps. Il faudrait développer encore plus l’offre TER pour permettre à la population de se passer de la voiture et éviter la pollution et les risques routiers. Cela veut dire d’investir encore plus dans les matériels, les infrastructures et les personnels.

Le 2 juillet prochain, la nouvelle ligne TGV fera gagner une demi-heure entre Rennes et Paris. C’est 3,4 MILLIARDS d’argent public qui sont dépensés pour ce projet.

L’arrivée de la LGV et la mise en place du cadencement entraîne de gros changement dans les horaires, les TER sont mis en lien avec le TGV sans tenir compte des besoins des travailleurs utilisant ces trains du quotidien.

De nombreux usagers font remonter des problèmes :

Des arrêts auparavant desservis ou des trains d’extrême matinée ou de milieu de journée sont supprimés. Ces nouveaux horaires ne permettent plus d’arriver à l’heure au travail et poussent des usagers à reprendre leur voiture.

Des temps de parcours sont allongés, Il sera aussi rapide d’aller de Rennes à Paris qu’à Chateaubriand ou St-Brieuc en Bretagne.

La LGV ne répond pas aux besoins de la population mais à ceux d’une minorité.

Nous appelons les usagers et cheminots à venir exposer tous les problèmes rencontrés et à participer à un rassemblement le 1er juillet 2017 près de la gare de Rennes (jour de l’inauguration) pour exiger que les intérêts de la population passe avant la LGV et son monde.

Rassemblement au 6 bis rue Pierre Martin (Rennes) à 17h00

Un préavis permet aux cheminots du GPF de se mettre en grève du mercredi 28 juin à 20h00 au lundi 3 juillet 2017 à 8h00

Syndicat SUD-Rail Bretagne 6 bis rue Pierre Martin – 35000 Rennes
courriel : sudrail.bretagne@gmail.com Tel : 09 50 92 76 57

Le 13 juin en soirée, Olivier Allain — candidat Macroniste aux législatives et représentant du lobby productiviste agricole au Conseil Régional de Bretagne — annonçait une suspension de la prospection minière par la société Variscan en Bretagne qui elle dément. Nous en prenons bonne note. Toutefois, la prudence reste de mise et comme le souligne les collectifs d’opposants seule l’abrogation pure et simple de tous les permis de recherche ou de simples carottages accordés à Variscan sur l’ensemble de la Bretagne historique (il existe un projet aux alentours d’Abbaretz en Loire-Atlantique) ou d’autres sociétés comme SudMines ou SGS France SAS dans le secteur de Lopérec (29) pour la recherche d’or,  sera pour tous les opposants le signe d’une victoire définitive.

Malgré tout, l’annonce de Olivier Allain marque une inflexion du pouvoir face à la mobilisation multiforme des opposants  contre les PERM de Loc-Envel, de Merleac ou de Silfiac. Nous en tirons trois conclusions à rappeler en cette période électorale :

  • C’est bien la mobilisation des opposants hors du calendrier électoral qui a permis d’informer la population et de mobiliser contre ces projets nocifs. C’est la participation active des associations et collectifs d’opposants qui à permis cette inflexion et en aucun cas elle ne saurait être attribuée à un quelconque ministre parisien ou à candidat à la députation. La volonté assumée de certains à s’opposer physiquement aux éventuels travaux de forages a été déterminante. Nous les remercions chaleureusement pour leur action qui semble porter ses fruit en bloquant un projet inutile à la majorité et aux services d’une minorité de capitalistes !
  • C’est bien le recours à des pratiques bousculant la légalité par les communes concernées qui ont eu recours sur la zone de Loc-Envel à des arrêtés municipaux pour interdire le survol de leur communes par des hélicoptères de Variscan qui a souligné l’absence de souveraineté décisionnelle des populations concernées pourtant majoritairement opposées au projet.
  • Le président de Région Loig Chesnais-Girard rappelle que c’est l’état qui a la compétence de l’abrogation, sur ce point il a raison, et cela souligne clairement le profond déficit démocratique français ultra-centraliste qui prive les bretons du droit de décider de ce qui se passe en Bretagne. Cela prouve bien que les luttes contre les nombreux projets portant atteinte à notre environnement en Bretagne ne trouveront pas de débouchés politiques durables sans poser la question du droit à l’autodétermination du peuple breton.

Pour la Gauche Indépendantiste Bretonne : Gael Roblin

Nous avons reçu le communiqué de Radio Kerne (ci-dessous) qui organise une réunion publique mercredi 14 juin à Saint-Herblain (44) pour présenter son projet pour postuler à l’ouverture de nouvelles fréquences radios sur Nantes.

L’installation d’une radio qui émettra 100% de ses programmes en langue bretonne est une opportunité pour le développement de notre langue dans le pays nantais et pour sa normalisation dans le paysage médiatique breton. Le découpage territorial actuel avec la région des “Pays de Loire” et ses médias locaux calqués dessus (France 3, Ouest-France, …) nous fait subir une fracture médiatique qui empêche la diffusion des programmes ou articles en langue bretonne en Loire-Atlantique.

L’opportunité d’ouvrir une radio 100% bretonnante à Nantes est donc historique, soyons au rendez-vous !

 

Réunion publique le mercredi 14 juin 2017

au centre Yezhoù ha Sevenadur

à Saint-Herblain à 19 heures

Un média 100 % en breton à Nantes

L’Office Public de la Langue Bretonne et Radio Kerne sont heureux de vous inviter à la réunion publique qui se tiendra à partir de 19 heures le mercredi 14 juin 2017 à Saint- Herblain, dans les locaux de Yezhoù ha Sevenadur.

Fin 2017, le CSA lancera un appel à fréquences RNT (radio numérique terrestre) sur le territoire nantais. Radio Kerne souhaite postuler à cet appel pour ouvrir une antenne à Nantes.
Pour se voir attribuer une fréquence, le dossier doit être soutenu par les institutions, le monde associatif mais aussi les habitants de la zone de diffusion.

C’est une possibilité technique incroyable qui s’ouvre à nous, une opportunité historique d’ouvrir un média en langue bretonne à l’est du pays.
Une radio associative est un outil de terrain très efficace. On peut l’écouter et bien sûr y participer.

Seront présent(e)s, Lena Louarn, vice-présidente de la Région Bretagne, Visant Roue de l’OPLB, Pierre Boucar en charge du dossier RNT au SNRL (Syndicat national des radios libres), Loik Jade, président de Radio Kerne et Lou Millour, directrice de Radio Kerne.

Nous aurons le plaisir de boire un verre avec vous à l’issue de la réunion.

 

Prenant prétexte des manifestations antifascistes survenues lors de sa venue à Nantes récemment, Marine Le Pen, qui pensait sans doute aussi aux zadistes, a déclaré au journal “national catholique” (pétainiste…) “Présent” : « Là on sait très bien à qui on a affaire. À des milices d’extrême gauche, utilisées par le gouvernement et utilisées notamment pendant la loi El Khomri pour discréditer le mouvement populaire de rejet de cette loi. Des milices qui régulièrement cassent les centres-villes de Paris, de Nantes, de Rennes, dans le cadre d’une impunité absolument totale » et s’est donc engagée à dissoudre dés son arrivée au pouvoir les groupes antifas actifs “notamment à Rennes et Nantes…“. Elle semble avoir oublié les milliers de personnes violentées par la police et la justice en raison de leur engagements contre la loi travail. Pas nous.

Nous nous n’avons pas oublié non plus que cette proposition (peu réaliste) de dissolution juridique des collectifs antifascistes est l’idée, entre autres, de Marc Le Fur, “leader” de la droite républicaine à la région Bretagne.

Comme nous le rappelions dés décembre 2015, celui-ci a déposé un projet de loi à Paris avec l’arrière banc de la droite la plus extrême allant dans le même sens. Et ce comme nous l’écrivions “dans un contexte pour le moins trouble et funeste qui intervenait après l’assassinat à Paris par des fascistes d’un jeune brestois libertaire et antifasciste nommé Clément Méric, ce qui avait abouti à la dissolution de deux groupes de l’extrême-droite la plus radicale”.

Une convergence de vues qui en dit long sur le cordon sanitaire républicain face au Front National chez certains élus bretons, auxquels certains “régionalistes” avaient trouvé bien des qualités…

Photo : Marc Le Fur, à droite, aux côtés de Jean-François Le Bihan à gauche (président de Bretagne Réunie et n°11 dans les Côtes d’Armor sur la liste de Marc Le Fur aux élections régionales 2015).

Le ministre de la défense français et président de la région Bretagne s’est rendu à Beyrouth capitale du Liban ce 06 mars. Sa venue n’a pas manqué de susciter une manifestation de nombreux Libanais en faveur de la libération de Georges Ibrahim Abdallah. Ce communiste Libanais est incarcéré en France depuis 1984 pour avoir soutenu la résistance Palestinienne et Libanaise à l’occupation Israélienne, il est libérable depuis 2007 et maintenu en détention sur ordres des Etats-Unis et d’Israel.

M. Le Drian a déclaré, d’après le journal Libanais L’orient le Jour : “La France est extrêmement attachée à l’intégrité et à la souveraineté du Liban. Cela passe (…) par l’existence de forces armées libanaises structurées et solides”, à l’issue d’un entretien avec son homologue libanais Yaacoub Sarraf.

Sur la pancarte centrale : "Georges Abdallah est un résistant, et la résistance n'oublie pas ses prisonniers chez les geoliers" Sur celle de gauche : "la liberté, la souveraineté, l'indépendance perdent leurs valeurs quand les combattants restent en prison
Sur la pancarte centrale : “Georges Abdallah est un résistant, et la résistance n’oublie pas ses prisonniers chez les geoliers”
Sur celle de gauche : “la liberté, la souveraineté, l’indépendance perdent leurs valeurs quand les combattants restent en prison.

Une affirmation pour le moins hypocrite tant la France semble méprisée impérialement la volonté de nombreux Libanais pour le retour de Georges Abdallah dans son propre pays et l’accord du gouvernement de cet état souverain pour l’accueillir. C’est ce que sont venus dénoncer des nombreux manifestants, notamment communistes, devant les grilles de l’ambassade de France. Vous pouvez consulter sur la page Facebook de son comité de soutien les vidéos du rassemblement.

En Bretagne la Gauche Indépendantiste s’est mobilisée avec d’autres pour la libération immédiate de Georges Abadllah qui se refuse à renier sa fidélité à son engagement révolutionnaire, anti-impérialiste et antisioniste.

Les actions internationales en sa faveur sont nombreuses et relayées ici.

 

Le Front de Gauche (FdG) et une de ses principales composantes le Parti de Gauche (PG) se sont souvent illustrés par une frilosité certaine à l’endroit des revendications linguistiques ou territoriales, et ce, singulièrement en Bretagne.

Tout étant justifié par le bréviaire républicain qui interdirait d’affirmer, de penser que la France est un état plurinational. Le sujet politique c’est le peuple français, un point c’est tout. La république a tout de même inventé les droits de l’homme et les a exportées notamment lors des guerres coloniales ! Impossible pour beaucoup d’adhérents de ces deux formations de penser dans un autre cadre. Le peuple Breton ça n’existe pas ! Surtout ne lui donnons pas la parole par ce qu’il n’existe pas… Les langues de l’hexagone sont mal en point mais continuent d’exister alors n’accordons aucun droit à leurs locuteurs… et combattons main dans la main avec le Front National l’éventuelle et très symbolique ratification de la Charte Européenne des langues minoritaires.

C’est ce que l’on peut comprendre de la dernière déclaration du brittophobe obsessionel Jean-Luc Mélenchon porte parole du Front de Gauche et secrétaire du PG à lire ici et à comparer avec celle du militant d’extrème-droite Florian Phillipot.

Jusque là le FdG et le PG en Bretagne , déjà bien isolés et ayant bien du mal à faire croire que leur attelage fonctionne, le PCF (principale composante du FdG) collaborant avec le PS dans tous les exécutifs en Bretagne, se faisait plutôt taiseux sur tous ces sujets, histoire de ne pas se mettre tous le monde à dos.

Il y a quelques mois la section Finistérienne du PG s’était lancée dans une épique et aussi ridicule qu’inefficace campagne pour débarrasser les mairies du Finistère des Gwenn-ha-du au prétexte que ce drapeau serait un drapeau « fasciste »… Ils n’ont pas dû voir ce magnifique film du PCF datant du Front Populaire intitulé « Breiz Nevez » ( Bretagne Nouvelle ) où l’on entend le « bro gozh ma zadoù » ( l’hymne national breton ) joué à une fête du PCF à Pont-Labbé et ils ne doivent pas savoir que que le Gwenn-ha-du fût adopté par le PCF dés 1925 via son association «  Les Bretons émancipés » qui regroupait les communistes bretons en région parisienne.

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Puis le FdG avait organisé un « Tro Breizh de Podemos » , la nouvelle formation politique Espagnole dont les médias raffolent. J’avoue avoir souris en voyant les bouffeurs de curés du FdG utiliser le terme « Tro Breizh » (Tour de Bretagne) qui est un terme désignant un pèlerinage célébrant les 7 saints fondateurs de la Bretagne… J’avais souris deux fois en remarquant que « Breizh » était orthographié comme ça avec un « H » c’est à dire avec la norme orthographique bretonne moderne que Jean-Luc Mélenchon conchie  (Oui, il a un avis là dessus….). Et, une troisième fois, en me rendant compte que le FdG excluait de ce « Tro Breizh » le pays nantais restant fidèle en cela à l’esprit du pèlerinage… qui n’ a pas d’étape obligatoire en « Loire-Atlantique » ( mais peut y passer ).

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Car décidément au FdG on est tellement respectueux du cadre administratif français que l’on ne peut imaginer passer outre, ou même, contester les découpages administratifs comme en témoigne la Bretagne moignon que le FdG « Bretagne » impose en visuel à ses adhérents pour promouvoir sa campagne « citoyenne » d’élaboration de liste pour les régionales de décembre. (C’est l’horreur qui sert d’illustration à cette article).

Au FdG on est citoyen et pour la démocratie mais pas trop… quand même… car ce matin le FdG de « Auray-Port Louis » s’est fendu d’un texte invitant les habitants de Riantec à ne pas participer à la votation organisé par DIBAB sur l’avenir institutionnel de la Bretagne et le retour de la Loire-Atlantique dans le giron breton. Je vous laisse prendre vous même connaissance de degré de nullité crasse de ce texte.

“Dans un communiqué, le collectif du Front de Gauche des pays d’Auray et Port-Louis exprime son opposition à cette consultation. Pour lui, « la question de la réunification, déjà ancienne, a été tranchée l’année passée avec l’adoption de la réforme territoriale qui a redessiné la carte des régions », même si cela s’est fait, regrette le collectif, « sans consultation des citoyens ». Il dénonce par ailleurs que ce « projet éminemment politique » soit présenté par « une association qui annonce ” une initiative sans enjeux politiciens “. Quel intérêt pour les citoyens d’aller voter dimanche (NDLR : aujourd’hui) sur un projet déjà rejeté dans les urnes en 2012 – la réforme territoriale a été pensée par l’ancien président de la république Nicolas Sarkozy – si ce n’est d’apporter un soutien indirect à cette réforme ? Les électeurs qui se déplaceront dimanche de toute bonne foi ne doivent pas se laisser abuser par cette manoeuvre qui ne vise, une fois de plus, qu’à brouiller davantage les pistes de réflexion et les repères ».

© Le Télégramme – Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/morbihan/riantec/le-front-de-gauche-contre-cette-votation-07-06-2015-10656759.php

Bah oui quoi ! Donner la parole au peuple breton… Pardon, aux citoyens de Bretagne, y compris aux étrangers résidants dans la commune issus de la l’union européenne ou non , c’est suspect ! C’est pas « citoyen » ! S’auto-organiser pour mettre en pratique le droit à l’autodétermination c’est mal pour le FdG d’Auray-Port Louis. Penser , réfléchir, s’organiser, critiquer le gouvernement, donner la parole au peuple alors qu’il ne l’a jamais… Ca va trop loin !

Le FdG c’est la gauche coloniale…

Ce que je sais, c’est qu’a Riantec comme dans les 6 autres communes de Bretagne (Loire-Atlantique incluse) où auront lieu les votations aujourd’hui (07 juin ), il y aura plus de participants à prendre part au vote qu’aux rassemblement citoyens du FdG pour les régionales qui a pour ambition (défense d’hurler de rire  ! ) : d’élaborer avec tous : “demain, une autre politique citoyenne, écologique, sociale et solidaire est possible dans notre région Bretagne.”

C’est une certitude.

Allez, bon dimanche….

Salutations Communistes et Indépendantistes.

Gael Roblin.

PS : en écrivant ces lignes j’ai eu une pensée émue pour les adhérents d’Ensemble (ex LCR ou Alternatifs) que je connais et qui ont rejoint le FdG  et qui fût un temps défendaient sincèrement le droit des peuples à disposer d’eux même avant d’aller patauger dans ce brouet nationaliste jacobin tricolore infâme qu’est le FdG.

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